« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

Partagez | .
 

 Help me rise |PV Faust|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Help me rise |PV Faust|   Ven 7 Fév - 20:30


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Les jours passent. Ils me font l’effet des feuilles colorées mourant contre la chaussée humide pendant l’automne. L’automne de mon pays. L’automne canadien. Mes jours y ressemblent. Souvenirs ternes de jours meilleurs sombrant dans l’oubli, roulant sous la chaussure d’une vie indifférente. L’automne ici n’en a rien à voir. La pluie battante se disputant le ciel avec le soleil éclatant. Le soleil. Je ne l’ai pas vu depuis le début de l’année. Je l’ai oublié. Même s’il caresse ma peau nue, en ce moment. Près de l’arbre où je me suis étendue, je souris avec ironie en y pensant. Encore une fois, je suis déchirée entre deux îles, Montréal et Enola, entre deux mondes. Il faudra que je me rende à l’évidence. Je n’ai pas encore trouvé la foi de me battre pour moi-même. Je n’ai pas trouvé la force. Je ne fais qu’obéir, obéir à des attentes qui m’écrasent. Personne ne voit? Personne n’a remarqué le poids des remords sur ma conscience fragile? Serrant ma poitrine avec force, je m’énumère mentalement les lettres de l’alphabet. A, B, C, D… Les lettres prennent tout leur sens pour moi. Je les comprends, elles me comprennent aussi. Les passer l’une après l’autre calme un peu mon anxiété. Vers la lettre M, j’ai réussi à remettre de l’ordre dans mes idées assez pour les chasser dans un petit coin bien tranquille. Plus d’images, plus de sons. Juste le vide.

Le vide me maintient en vie.
Car sans lui, je ne suis plus rien qu’une victime de mon propre esprit tourmenté. Le vide seul me donne la force encore d’obéir à ma supposée «destinée». Sérieusement, ma «destinée», je l’envoie chier. Va chier. Va chier Kinu qui me garde ici. Prisonnière de mon Pokémon, de ma promesse, prisonnière de Weston et de son affection, prisonnière du bon sens de Solène, de mon contrat aussi. J’ai envie qu’on me laisse tranquille. Qu’on me laisse crever en paix. Ç’aurait été plus facile que de vivre dans l’incertitude. Cet après-midi, je rencontre Noctis, mon principal informateur sur cette île. Ce mec, je l’adore. Il est mystérieux et tout, mais moi, on dirait que je vois simplement le mec en dessous, un simple humain, qui tente de s’en sortir. Comme moi, au final. Habituellement, je déborde d’enthousiasme à l’idée de le voir et de quêter auprès de lui les secrets d’Enola. Aujourd’hui, je l’attends dans les montagnes du Nord, sans grande conviction, serrant dans mon carnet imaginaire les questions que je compte lui poser pour alimenter mes articles. Voilà le troisième que je prépare depuis ma sortie et je sens que je dois donner un peu plus de jus à mes lecteurs. À vrai dire, je ne sais même pas si ce que j’ai écrit aux autres fait vraiment du sens, même si Solène m’a assuré du contraire.

Aujourd’hui, Noctis découvrira une jeune femme blessée, brisée, au regard éteint. Plus vraiment aussi jolie, plus du tout énergique. Sans sourire, dépourvue d’humour, vidée de toute vie. Frissonnant dans sa veste trop grande piquée à Weston. Un triste spectacle. Seul Teigon, le petit Zorua qu’il m’a lui-même offert, vient ajouter un peu de couleur autour de moi, poursuivant quelque papillon qui a osé s’approcher de lui. Bon chasseur qu’il est, il s’est mis en tête de l’attraper, sans toutefois y parvenir. A, B, C, D, E, F… Lorsque la lettre Z passe, je recommence. Je n’aime pas être seule très longtemps. J’espère qu’il se dépêchera. J’enfouis ma tête dans mes bras, recroquevillée contre le tronc, appuyée sur mes genoux. Ainsi, j’ai l’impression que le monde ne cherchera pas à me détruire en charpies. Ou du moins pas autant. Un bruit de pas sur le chemin attire mon attention. Si Kinu, qui garde le chemin pour moi un peu plus loin, a laissé passé l’intrus, c’est qu’il s’agit bel et bien de lui. Il s’approche, son casque sur sa tête et je réalise à quel point… Il m’est familier. Trop familier. Sa voix, cette démarche, cette silhouette. Me relevant péniblement, je m’approche de lui, complètement abasourdie, touchant son bras comme pour m’en assurer. Puis un sourire étire mon visage. Un vrai.

«Bienvenue, Noctis. Ou devrais-je dire Faust.»

Parce qu’en effet, je viens d’atterrir. Mon visage est un mélange entre soulagement et peine. Le soulagement de trouver un ami dans ces montagnes fait paraître un mince sourire sur mes lèvres. Mais la peine dans mon regard? Immense.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 8 Fév - 1:21



Help me rise

Feat Merceded L. Blanchett

On a tendance à dire aux gens qui viennent de subir un traumatisme qu'il faut « qu'ils s'en sortent », « qu'ils se battent », « qu'ils fassent avec ». Des phrases toutes faites, répétées plus de mille fois dans une vie, mais qui n'ont plus de sens tant elles sont usées ; des mots que l'on prononce car on les  a entendu et parce que, en vérité, on est tout aussi perdu que la victime. Parce qu'on se rend compte que l'on est tout aussi faible, que l'on est même plus terrorisé, que l'on voit le monde quelqu'un s'écrouler et que l'on ne peut rien faire d'autre que leur dire des mots sans véritable intention derrière. En un sens, c'en est presque amusant de voir tous ces gens perdus tenter de s'épauler en se targuant d'une sagesse particulière dans le domaine de la douleur, mais ce n'est rien d'autre qu'un immense spectacle. Qu'y-a-t-il de mieux qu'un mensonge pour apaiser la peine ? Après tout, il n'y a rien de plus facile que de détourner le regard et d’espérer que les cicatrices ne seront jamais rouvertes, et Faust était loin d'être assez arrogant pour se dire qu'il ne participait non plus à ce mensonge. C'est plus facile que de dire que la douleur ne disparaîtra jamais complètement, après tout. Combien de fois avait-il dit à Sam que tout irait bien ? Combien de fois avait-il promis à Isaac qu'il n'aurait plus jamais à subir la douleur qui avait été sienne au bloc ?
Pour être parfaitement honnête, le conseiller n'avait pas la tête à rencontrer Azmitia, enfin Victoria mais ça il n'était pas supposé le savoir, mais il ne pouvait pas laisser les émotions qui le troublaient le contrôler. Il avait un 'job' à faire malgré le fait qu'il aurait préféré rester auprès de ses proches, rien que pour sentir leur présence et les savoir vivants, et il ne pouvait pas se permettre un pareil égoïsme. Et puis, d'un côté... Il avait besoin de la voir un peu aussi, rien que pour s'assurer qu'elle allait « bien ». Encore une fois, « aller bien » était une idée avant d'être un véritable état. Il s’inquiétait pour elle, parce que après avoir témoigné et observé les blessures des anciens prisonniers qu'il connaissait, il savait pertinemment ce qu'il risquait de voir.

Aujourd'hui, il était venu sur le dos de Hadès le Corboss. L'oiseau avait bravé le vent glacé pour amener son maître à destination, et Faust s'était promis de le récompenser en s'occupant de ses ailes dès qu'ils seraient rentrés. Il remercia son vieil ami de son effort et le ramena vite dans sa pokéball, sachant très bien que cet oiseau de malheur détestait les températures froides, ce qui était compréhensible même lorsque l'on ne considérait pas son type. Il libéra Dalhia de sa sphère bicolore et l'observa s'étira longuement. Sous ses pas, la neige fondait un peu et un petit sourire amusé vint étirer les lèvres du châtain lorsque celui-ci se rendit compte que la chienne s'amusait à planter ses pattes dans la neige pour la voir fondre. Bien entendu, cela laisserait des traces, mais sincèrement, il s'en foutait un peu. Il ferait son parano une autre fois.
Malgré le manteau, l'écharpe et les bottes fourrées qu'il portait, le froid arrivait encore à rougir ses joues et bleuir ses lèvres. Foutu hiver de merde.

Il en avait vu, des anciens prisonniers. Bon sang, entre cet affreux mois de janvier et l'opération d'octobre, il avait eu l'occasion d'en apercevoir plus d'un. L'état de Victoria n'aurait pas dû le faire ainsi grimacer sous son casque. La fatigue et la douleur dans le creux de ses iris n'auraient pas dû lui baisser les yeux pendant une seconde ou deux. La fragilité et la lassitude qu'elle affichait n'auraient pas dû être aussi difficiles à observer sans qu'un horrible sensation d’inquiétude ne vienne lui tordre l'estomac.
Parfois, il avait du mal à se dire que cet événement ne deviendrait rien de plus qu'un paragraphe dans l'histoire de l'île. Cela lui donnait presque la nausée.
Pour tout dire, Faust l'aimait bien. Elle était relativement sympa, ne se prenait pas trop la tête, savait déconner sans tomber dans la lourdeur, avait une joie de vivre qui n'avait jamais cessé de l’impressionner tant cela devenait rare avec le Régime en place. C'était une qualité qui se faisait exceptionnelle ces temps-ci, vraiment. Ils s'étaient connus par le biais de Solène, et avaient formé un lien amical.
Il s'apprêtait à dire quelque chose pour la saluer, mais la jeune femme aux cheveux roses se releva soudainement et Faust fronça les sourcils, confus. Elle s'approcha soudainement, et le conseiller faillit faire un mouvement de recul ; oui, il avait une définition de l'espace personnel plus large en tant que Noctis, même s'il appréciait grandement son interlocutrice. Lorsqu'elle toucha son bras, son expression derrière son casque aurait pu être qualifiée par l'adjectif très poétique « derpique ». Là, il était paumé.
….
Elle avait compris.

Putain. Ça, c'était un point sur lequel il détestait perdre le contrôle ; son identité était quelque chose qu'il se devait de protéger vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En effet, quand on vit avec quatre noms tous les jours, il faut vite apprendre à ce que l'un ne soit pas assimilé à un autre, sous peine de conséquences plus ou moins dramatiques. Il ne savait pas vraiment quand et comment elle avait fait le lien, mais il savait pertinemment qu'il aurait été stupide de sa part de tenter de la convaincre du contraire maintenant qu'elle était persuadée de connaître la vérité, à juste titre d'ailleurs.
En un sens, il se serait presque senti honteux de tenir autant à son identité alors que, alors qu'elle...  Non.
Rien ne viendrait de ses pensées noires. Absolument rien.

« … Je suppose que je n'ai plus besoin de ça, alors. Bonjour à toi aussi, Vic'. »
répondit-il dans un soupir exaspéré.

Lentement, il apporta une de ses mains derrière sa nuque et avec délicatesse, appuya sur la fermeture de son casque et le laissa glisser doucement. Dès qu'il eut fini de le retirer, il secoua un peu sa tête pour que ses cheveux puissent reprendre toute la place qui leur étaient dus.  Il poussa un soupir et offrit un maigre sourire à Victoria, sourire qui se voulait amusé mais qui ne l'était pas vraiment malgré toute l'intention que Faust y mettait.
Que devait-il faire, maintenant ? Devait-il aborder un sujet complètement décalé pour détendre un peu l'atmosphère ? Devait-il partir directement sur les questions que la jeune femme voulait lui poser ? Devait-il parler du bloc ? Non. Ça, il ne devait pas. Ce n'était pas son rôle et il refusait de mettre du sel sur la plaie indélébile qui resterait sûrement plus que longtemps avec Victoria.
… Que pouvait-il dire, dans tout ça ?

« … Ça ira ? »

C'était une question très brève, courte et accompagnée d'un léger froncement de sourcils. Parce qu'il ne peut pas se permettre de faire plus, parce qu'il doit être fort.
Il ne pouvait pas dire trop, mais il ne pouvait pas oublier. Ils étaient tous prisonniers, au final, que ce soit de leurs démons ou de leurs douleurs toutes plus affreuses les unes que les autres.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura


Dernière édition par Faust M. Donovan le Mer 12 Fév - 20:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 8 Fév - 2:11


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Je sens le malaise. Je sens la distance. Quelque chose est différent aujourd’hui. Nous n’avons pas envie. Ce doit être plutôt évident dans mon cas. Tremblante, amaigrie, tenant les pans de ma veste bien serrés autour de mon cou pour mieux me réchauffer alors que le soleil me baigne pourtant de ses rayons dorés. Le regard fuyant, qui témoigne de ma concentration difficile. Lui? Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu’il a vécu, mais il m’apparaît plutôt clairement qu’il n’a pas été pris. Peut-être s’est-il battu. Sûrement. C’est un Résistant après tout. Je ne veux pas y penser. Ne pas penser à Amanil. Amanil, la ville de la mort. Du coup, je pense à lui. Mes yeux observateurs le scrutent à la recherche de blessures, d’indices de mauvais traitements à la suite des événements. Je ne l’ai pas vu là-bas, ce jour-là, mais il y était probablement. Je ne trouve rien de très convainquant en dehors de son air fatigué, qui m’attriste dans un sens. Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de sourire en voyant sa chevelure folle s’élever vers le ciel, et l’envie d’y plonger les mains me saisit une nouvelle fois. Je m’abstiens évidemment car l’envie de jouer m’est passée et ne reviendra pas. Je scrute plutôt son visage enfantin, durci, sombre. Pour me faire pardonner de divulguer ainsi son identité, je lui offre un sourire désolé assez peu convainquant.

Il faut me pardonner, j’ai perdu l’habitude. Même le mignon petit Teigon peine à me faire rire avec sa jeunesse et ses jeux. D’ailleurs, le bébé Zorua s’approche de Faust, complètement absorbé, en admiration totale devant lui. Peut-être sent-il quelque part qu’il est l’expert de son type Ténèbres ici, à Enola. Ou encore que c’est lui, dans la peau de Noctis, qui me l’a offert alors qu’il était toujours dans l’œuf? Peu importe. Il est maintenant en train de se perdre dans mes jambes, trop timide pour vraiment approcher le Conseiller, mais trop curieux pour s’en détacher du regard. Avec un petit soupir, je me penche pour le prendre dans mes bras. Teigon est un allié de taille, mais plus encore à présent, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une pression de la Résistance. Je me demande encore pourquoi on me l’a offert alors qu’il est assez évident que ma présence sur cette île ne pose que d’avantages de problèmes. Je me fous de ce que pense Solène. Elle est perdue dans ses histoires du passé et cela la regarde. Mais moi je sais. Je sais que si je n’avais pas écrit ces articles, les choses ne se seraient pas passées ainsi. A, B, C, D, E… Respire Mercy, respire. Mais il est trop tard. Les images sont revenues, malgré la présence d’une autre personne à mes côtés. Peut-être que sa propre peine m’est contagieuse? Lorsqu’il pose cette question à laquelle j’ai l’habitude à présent, je me crois assez forte pour répondre.

«Oh, oui… oui bien sû…»

Ma voix se brise. De façon tellement évidente que je dois faire volte-face précipitamment pour éviter de lui exposer mes larmes. Je les chasse en vitesse mais plus je frotte mes yeux déjà rougis et douloureux, plus elles se plaisent à couler. Très professionnel, franchement Mercedes. Bravo. Je me retourne vers lui, mine de rien, forçant un sourire qui ne pourrait paraître plus faux. J’ai toujours été douée pourtant pour mentir. Mais pas cette fois. Teigon, dans mes bras, n’arrange rien du tout en me léchant convulsivement le visage pour en chasser les larmes. Je me mets à rire, dans une tentative veine de faire ressortir la Victoria qu’il connaît. Mais elles reviennent, les vilaines. Cette fois je n’ai pas été assez rapide pour les retenir. Je tente de m’expliquer, mais ma voix n’est plus qu’un filet gorgé de douleur.

«Je n’ai plus mal, en tout cas. Plus à l’extérieur, du moins… Désolée de t’embêter avec ceci, j’ai encore du mal… Je dois être dans ma semaine prémenstruelle, tu nous connaîs, nous les filles!»

Un ton détaché qui manque encore une fois de conviction. Vous vous le demandiez? Bien sûr que je me sais trop fière.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 8 Fév - 17:58



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

Faust n'était pas spécialement doué pour reconnaître les mensonges quand il en entendait, et il ne se targuait pas d'avoir un don particulier en la matière ; il avait été incapable de comprendre que Clive faisait partie du régime, après tout. Il aurait même dû dire qu'il avait tendance à avoir du sable dans les yeux lorsqu'il s'agissait de détecter qu'un de ses proches lui mentait. Mais là, il n'était pas assez sot pour croire que Victoria lui disait la vérité, autant parce qu'il savait très bien que la prison du Régime n'était pas le paradis que parce que l'état de la jeune femme en disait bien assez. Un micro-sourire étira les lèvres du conseiller lorsqu'il se rendit enfin compte de la présence du petit Zorua ; c'était vraiment étrange de le voir ainsi alors qu'il se souvenait l'avoir tenu dans ses bras lorsqu'il était encore un petit œuf. En tous cas, la petite créature semblait heureuse, ce dont il n'avait nullement eu le doute, d'un côté. Mais voilà, dans tout ça, la chose qui attirait son attention en premier était les yeux rougis par les larmes de Victoria. Elle pouvait mentir et tenter de rire autant qu'elle le voulait, mais il n'était pas aveugle et il ne pouvait pas se permettre de lui faire croire qu'il pouvait passer à côté du désespoir qui émanait de son interlocutrice.
Et sa voix, Arceus, sa voix. Comment pouvait-il croire à son mensonge alors qu'elle paraissait prête à se briser au moindre geste ? Comment pouvait-il même penser à passer à côté de sa douleur alors que la personne en face de lui lui paraissait être le fantôme de ce qu'elle avait été ? Son cœur se serra et une vague de honte s'empara de lui lorsqu'il se rappela que, depuis le moment où elle était revenue, il n'était pas parti la voir au moins une fois. Il avait eu tellement de choses à gérer qu'il avait supposé que Solène pourrait s'occuper de la réconforter ; ce n'était pas son rôle, et il savait pertinemment que voir Noctis ne l'aurait pas rassuré, ou du moins il le croyait. Parce que oui, il avait un peu appréhendé cette rencontre ; que pouvait-il lui dire, maintenant ? Pouvait-il encore clamer à Victoria l'importance de son action alors que les souffrances qu'elle avait dû subir dépassait même son imagination sordide ?
Non, bien sûr que non. Il pouvait essayer, mais il était lui-même perdu dans ce qui était bon et ce qui était mauvais.

«  Je... »

Ah. Où étaient ses mots, maintenant ? Envolés, perdus, disparus au loin dans les méandres de ses grandes ambitions.

« Victoria, écoute, je ne connais pas grand chose aux filles, et je suis probablement l'un des mecs les plus longs à la détente de cette foutue île, mais ne me mens pas, s'il te plaît. »

Il en a assez, des mensonges. Ceux de Clive, ceux d'Isaac qui continuent de dire que tout va bien, ceux de Kat' qui promet qu'elle n'a pas peur, ceux qu'il vit tous les jours parce que sa vie est un putain de mensonge gigantesque. Il passa une main dans ses cheveux et poussa un long soupir fatigué. Fatigué, encore et toujours. Il est épuisé. Les événements de janvier ont chamboulé tellement de choses et ont amené tellement d'épreuves qu'il est un peu perdu. Noctis ne cesse d'agir, parce que la Résistance a besoin de tous les bras nécessaires et qu'il n'y a pas de mur sans pierres.  
Comment dire à Victoria ce qu'il pense sans la blesser ? Comment lui parler sans la chambouler ? Comment tenter de l'aider sans réveiller ses propres démons par la même occasion ?

« Je ne veux pas te dire ce qu'on t'a déjà dit, mais... »

Sans un mot de plus, il s'approcha de la jeune femme et l'enlaça doucement. Du haut de son mètre soixante-six, il était un peu plus petit qu'elle, il essayait de ne pas écraser le petit Zorua que tenait la jeune femme. Bien sûr, c'était peut-être un peu invasif de sa part, mais il n'était pas doué avec les mots. Il écrivait des bouquins, certes, mais c'était plus facile d'écrire des paroles sensées après une longue réflexion que de les prononcer dans la vie réelle.

« … Je suis désolé de ne pas avoir été là pour t'aider, et je... Merci, Victoria. Pour tout ce que tu as fait. Prends soin de toi, s'il te plaît. »

Parce qu'elle ne méritait aucunement ce qui lui était arrivé. Parce que grâce à elle, ils avancent contre le régime. Parce qu'ils lui doivent tellement de choses.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 22 Fév - 23:57


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Une silhouette fine, fragile, secouée par le vent du Nord. Adroite malgré les tremblements de mes jambes, malgré les soubresauts de mon être. Ma poitrine? Une étendue béante de peine, de rage, d’incompréhension. Un océan de craintes refoulées et de ressentiments à moitié mâchés, à moitié assumés. Lui mentir? Je ne réalise pas que mes mots ont pu lui faire du mal. Je ne veux pas lui faire du mal, ni à lui, ni à personne. Voilà pourquoi je reste muette. Voilà pourquoi j’aspire, encore et encore, jusqu’à me sentir sur le point de craquer, tous mes muscles tendus. Mais le pire, c’est dans la poitrine. Un coup spirituel porté contre le centre même de ma vie, une blessure béante et invisible si sensible que je peux en sentir les contours, là où on a arraché une partie de qui je suis. Je respire avec peine, cherchant à retenir ces larmes qui me piquent la gorge, qui envahissent mes prunelles d’un bleu bouleversant, qui le scrutent dans un appel à l’aide. À l’aide. À qui parler alors que tous ressentent la même douleur? Alors qu’un peuple entier s’afflige? Qui suis-je moi pour quêter son aide alors que lui-même peine à garder contenance dans de telles circonstances? Je détourne les yeux, incapable de lui faire comprendre, incapable d’ouvrir la bouche, de produire un son. Je le regarde, perdue et tremblante, produisant des bruits impossibles alors que ma gorge se serre pour ne pas laisser les sanglots l’emporter.

Une douleur sans nom se propage dans mon corps. Je résiste, encore et encore, ne communiquant plus que par le regard tout ce que je ne peux exprimer. À quel point je suis désemparée. À quel point j’ai mal. À quel point la solitude m’écrase. Que la douleur dans le regard de Weston, je ne peux plus la voir. Que je crains de revoir Solène, de voir la peine envahir son doux visage. Qu’à chaque détour, j’ai l’impression qu’on m’épie, qu’on me souffle ces mots que les tortionnaires susurraient à mon oreille au plus sombre de la nuit. «Que mes proches, tous autant qu’ils sont, souffriraient.». Parler. Parler. Parle ou crève. Crever? Je ne veux pas mourir. Mais je ne veux plus souffrir. Pourtant, j’ai l’impression d’avoir un pied dans ces deux mondes. Un pied dans la douleur, un pied dans la mort. Le résultat doit se situer quelque part à mi-chemin, produisant un être douloureusement dysfonctionnel et incapable de se battre pour s’en sortir. J’ai perdu espoir, j’ai perdu l’énergie. Je ne veux plus être seule, car la solitude m’envahit de doutes, de remords. Ses bras… Ses bras se referment sur mon corps frêle et je m’y abandonne.

Mes jambes cèdent à moitié sur mon poids alors qu’il me blottit contre lui. Chaleur. Puissance. Sincérité. Je puise en lui tout ce que je ne peux plus produire par moi-même. Il me manque de la force, encore de la force. Où est-elle passée? Où est passée ma volonté? Ainsi entourée de sa présence, devenue intemporelle et diffuse à mesure que mes paupières se ferment contre son épaule, je tremble moins. Je me sens soutenue. Ainsi j’aime les choses. Il l’a senti. Je ne peux pas lui cacher. Mais il ne m’oblige pas à ouvrir la conversation qui nous mettra par terre tous les deux. Sa voix retentit à nouveau et je mets un temps à réaliser le sens de ses mots. Il n’a pas pu être là? Qu’aurait-il pu faire? J’étais seule. C’est ainsi. Ce n’est ni sa faute, ni celle de Solène et encore moins de Kinu. C’est la mienne après tout. J’ai pris des risques et je me suis crue invincible. J’ai payé. Mais lui… Il me remercie pour ma contribution. Mais pourquoi? Pourquoi doit-il dire cela? J’ai envie de hurler. J’ai précipité à la mort ces centaines de personnes. Peu importe ce qu’ils diront. Je sais que c’est la vérité.

«Je t’en prie, Faust, ne me remercie pas… S’il te plaît… Ce n’est pas ta faute, Faust, ce n’est pas ta faute puis tu n’as pas à me protéger»

Personne n’a à me protéger. Pas même Solène avec qui j’ai été si faible. Posant sur ses épaules ce qu’elle ne peut me garantir. Ce que personne ne peut m’assurer au final. Parce qu’ils n’arrêteront à rien, pas tant que je serai hors d’état de nuire.

«Je veux prendre soin de moi. Mais je ne sais pas comment. Je suis juste…»

Perdue.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Dim 23 Fév - 3:56



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

Elle tremble. C'est tout son corps qui paraît la cible de frissonnements de douleur et de fatigue, tout son être qui paraît sur le point de s'écrouler. Faust a fini par en avoir l'habitude ; ce contact lui rappelle celui qu'il a eu avec Sam en le retrouvant, ou même le câlin qu'Isaac avait fini par lui donner dès qu'il était redevenu lui-même et sorti de ses songes. Il n'est pas médecin, il a raté ses études en psychologie d'ailleurs, mais il peut au moins essayer de l'aider un peu, ne serait-ce que pour arrêter les tremblements qui agitent son corps frêle et fatigué. Il ne parle pas, la laissant se détendre contre lui alors qu'il essaye lui-même de calmer son rythme cardiaque ; il a eu peur. Il a eu peur pour tous, et il a tant redouté l'état dans lequel il la retrouverait que ce moment lui permet d'apaiser ses propres angoisses. Et ses yeux, Arceus. Ils en disent bien plus que tout ce qu'elle aurait pu dire, et Faust est désarçonné devant tant de douleur. Il en a vu, des prisonniers, mais le fait que ce soit elle, cette jeune femme qu'il a tant admiré pour sa force et sa vitalité, qui le déboussole le plus.
Elle ne veut pas de remerciements. En un sens, Faust la comprend, et dans l'autre, cela ne lui donne qu'envie de lui en refaire. Il est mitigé, n'osant pas la contredire sous peine de réveiller encore plus de malheur, mais en même temps, il sent qu'il doit aller contre ce que dit la jeune femme car elle s'enfonce d'elle-même. Combien de fois est-ce qu'Isaac était revenu à la maison, l'air maussade, refusant de parler car un de ses patients qui avait pourtant l'air en bon état s'était suicidé ? Il n'avait pas envie d'avoir une mauvaise surprise, non. C'était peut-être égoïste de sa part, mais il ne voulait pas la voir mourir ; il ne voulait voir personne mourir. Le Régime n'avait pas le droit de faire des victimes même lorsqu'il les relâchait, non. Il se refusait de rester simple spectateur et victime : il refusait de laisser les innocents se donner la mort.
Pour Faust, peu importe qu'il n'avait pas à protéger les gens ; s'il les connaissait et les appréciait, alors ils étaient des personnes qu'il devait défendre bec et ongles, avec sa vie s'il le fallait. Il n'était pas devenu résistant pour rien : si il pouvait atténuer la souffrance des autres, alors qu'il en soit ainsi.

Elle ne sait pas quoi faire, et un petit sourire triste étire ses lèvres rendues quelque peu bleutées par le froid. Hésitant, il se les mord, ne sachant pas quoi dire. La vérité, c'est qu'il était tout aussi perdu. Les premiers jours, il avait erré comme un cadavre ambulant dans son appartement et dans les rues, recherchant désespérément, prêt à tout pour trouver ne serait-ce qu'un rien au sujet des prisonniers. Même après les avoir retrouvé, il lui avait fallu puiser sa force dans le sourire des autres, dans la vie qui s'échappait d'Enola malgré tous les malheurs qui s'abattait sur elle. L'île, même blessée, semblait déterminée à combattre ce Régime arrogant qui croyait la dominer. Ses habitants paraissaient vivre de cette même force, et Faust, bien qu'il n'était pas né ici, avait espéré pouvoir faire de même. Oh, il avait pleuré, il avait crié, mais Arceus, il refusait de se laisser abattre. S'il y avait encore quelqu'un à qui sourire, alors il vivrait. Il vivrait et au diable la douleur.

« Je sais. » répond-t-il finalement, de la voix la plus douce et paisible qu'il peut offrir.

Il déglutit un peu, et prend une petite inspiration avant de continuer à parler.

« Je ne peux pas te dire que tout ira mieux, mais je peux au moins te promettre que je, non, que nous ferons tout en notre pouvoir pour t'aider. »

Il ne parle pas forcément de la résistance, ici. Il fait référence à Solène, et à tous ces autres habitants qui la soutiennent, même en silence.

« Je n'ai pas de réponse toute faite à te donner, Vic'. Mais tu sais, si je peux te dire quelque chose, c'est que je suis là. Si tu as besoin d'aide, si tu ne sais plus quoi faire, ou même si tu as envie de... »

Il se tut. L'hypothèse qu'il avait formé dans son cerveau ne lui plaisait pas, mais il fallait qu'il le dise. Il fallait qu'il aborde le sujet.

« … Si tu veux partir, je le comprendrai et t'aiderai. Néanmoins... Je veux que tu saches que tu n'as absolument rien à te reprocher. Rien. Ne fais pas l'erreur que j'ai faite ; il y a tant de gens qui te supportent et t'aiment que je peux t'assurer que tu mérites de prendre soin de toi. »

Et ces paroles, il les pense.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Lun 3 Mar - 2:18


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Cette sensation qui naît en moi est à la fois grisante et totalement effrayante. La chaleur qui se dégage de lui, de ses paroles, de son intention pure qui m’entoure les épaules pour me soutenir malgré sa propre fragilité… Sa présence à lui qui est un homme. Oh, je ne suis pas sexiste. J’aime les hommes. J’aime me jouer des hommes. J’aime fuir les hommes. J’aime entretenir des relations courtoises, amicales, lointaines. Comme avec Maxwell que je taquine, ou comme lui que j’aime agacer aussi. Mais voilà que je me trouve bousculée par sa sincérité, qui prend racine en moi, qui s’ancre dans mon cœur humide dans une protection inespérée. Pourquoi dois-je rechercher sa protection? Pourquoi ne suis-je pas capable de me battre pour moi-même, encore une fois? Pourquoi dois-je laisser Weston et Faust me soutenir alors que je préférais mieux rester loin, très loin d’eux? La vérité est qu’il me fait tout aussi peur que tous les autres, mais qu’à présent, je suis compromise avec lui aussi. Il vient de franchir un pas invisible que je n’autorise jamais. Ai-je changé à ce point? Suis-je devenue si permissive de laisser entrer ainsi des hommes dans ma vie? Oh, pour lui c’est bien différent qu’avec le Champion d’Anula. Il n’y a rien de sexuel, de charnel entre nous. J’ai plus l’impression de me trouver en compagnie de mon petit frère près de lui. Mais c’est trop douloureux de penser à la maison alors les sanglots me reprennent, amers.

Oui parce qu’il me fait peur de lui faire confiance. De le laisser me voir ainsi, vulnérable. Il me faire peur de me sentir ainsi, à la merci du monde entier, réduite à l’état de cendre par le feu destructeur du Régime. Je me demande comment j’ai pu me laisser atteindre. Comment j’ai abandonné mes barrières face à lui. Nous n’avons jamais été ainsi pourtant il me parle comme à une amie, une véritable amie qui prend tout son sens. Ma main glisse le long de son bras, vient cueillir la sienne. Une chaleur s’empare de moi, doux contact qui m’effraie autant que me soulève. Mes yeux parlent d’eux-mêmes. J’aimerais bien résister à ce qu’il propose. D’être présent pour moi, de poser un pied dans ma vie pour être omniprésent, pour m’imposer sa confiance et son affection. Tout ce dont je souhaite au final. Mais c’est difficile par que chaque garçon, indéniablement, me rappelle de lui, lui qui m’a tout arraché. Je ne laisse personne voir mes émotions et pourtant lui… Lui sait tout à présent. Il lit la culpabilité dans mon regard avec une facilité déconcertante et j’aimerais être cette fille forte, libre et insouciante à nouveau, juste l’espace d’un instant… Chasser mes pleurs et en rire comme si de rien n’était. Mais il est trop tard. Moi, lui, nous avons scellé notre destinée et nous sommes à présents des amis, des alliés. J’ignore s’il le comprend ainsi, mais au plus profond de moi, je nous sens liés.

«J’aimerais que tu ne dises pas ça. Mais j’ai besoin que tu le dises. J’aimerais qu’aucun de vous ne soit là. J’aimerais être seule parce qu’être seule est bien plus facile. Parfois, je vous hais d’être là à m’aider, à me voir souffrir.»

Ces mots sont d’une sincérité troublante. Je ne peux pas lui évoquer mon passé, mais il comprendra rapidement que la solitude me sied bien mieux que ce genre de vie. Solène, Weston, Yumi, Faust. Pourquoi? Pourquoi eux? Pourquoi me suis-je attachée à ces personnes alors j’aurais préféré me battre seule, sans conséquence pour personne d’autre que moi-même?

«Puis je me souviens que je ne suis rien sans Solène, sans les autres. Ça me rend encore plus misérable. Que vous me supportiez et vous m’aimez me sauve. Mais c’est aussi ma malédiction. Parce qu’à chaque fois qu’on s’en prend à vous, je suis responsable. Je suis responsable parce que je n’aurais pas su vous sauver, pas su honorer votre amour. Voilà ce qui me hante Faust, voilà pourquoi ça me torture, le premier janvier. Voilà pourquoi je m’imagine ces visages de ceux qui me soutiennent et qui ont péri cette journée-là. J’ai l’impression de les avoir trahis. Que cette confiance en moi leur a valu la vie.»

Je lève un regard dur vers lui. Je sais que c’est insensé. Mais c’est ainsi. C’est ainsi que je fonctionne. C’est pourquoi je mettrai du temps à guérir.

«Partir me tente. Mais partir n’est pas envisageable… Je ne sais pas… Je ne sais plus. J’ai toujours su ce que je voulais puis maintenant, je suis perdue. Je réalise cependant que je suis paumée depuis bien plus longtemps le premier janvier.»

Ai-je déjà été aussi sincère de toute ma vie? J’en doute. Je serre sa main avec force, mais je le regarde droit dans les yeux, une part de défi et de doute toujours ancrée en moi. Une sorte défi, oui, à cette relation d’amitié naissante qui s’esquisse. S’il doit en être ainsi, il doit savoir à qui il a affaire.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Mar 4 Mar - 17:48



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

Ce n'est pas que Faust ne comprend pas, vraiment.
Il connaît les affres de la culpabilité comme il connaît ses propres frères ; pendant les vingt-trois, bientôt vingt-quatre, longues années qui constituent sa vie, Faust a eu le temps de connaître les nombreuses douleurs de ce sentiment. En se faisant martyr de la souffrance de ses proches, il s'est aussi condamné à la douloureuse sensation qui accompagne l'échec de sa protection. Le pire dans tout ça, c'était qu'il était le seul à se mettre dans une pareille misère ; rare sont ceux qui demandent véritablement de l'aide sans que l'on ne fasse naître l'envie dans leur cœur. Il n'a jamais vraiment connu autre chose que ça, parce que le destin a ses manières qui font que ceux qui cherchent à aider les autres et qui se donnent le rôle de protecteurs sont les premiers à souffrir ; après tout, lorsqu'un château était pris dans les temps anciens, les gardes n'étaient-ils pas les premiers à mourir ?
Ainsi, bien sûr qu'il peut comprendre les émotions contradictoires qui parcourent son interlocutrice, parce que ce sont les mêmes qui ont empoisonné son cœur pendant des semaines entières. Bien sûr qu'il peut comprendre cette envie de s'isoler et de disparaître de la surface de la terre, parce que c'est la même qu'il a ressenti lorsqu'il n'entendait plus le rire d'Isaac, lorsqu'il ne voyait plus les yeux de Kat' s'illuminer, lorsqu'il se demandait s'il retrouverait les prisonniers vivants, en morceaux ou s'il était condamné à rester dans l'ignorance à jamais. Pour l'amour d'Arceus, il avait fait disparaître tous les miroirs de son appartement parce que la seule chose qu'il désirait, c'était de les briser avec ses propres mains. Parce que Faust est lâche face à sa honte, et que regarder ses proches dans les yeux lui était devenu impossible : comment pouvait-il même soutenir leurs regards alors qu'il avait échoué ? Comment pouvait-il avoir l'audace de se penser protecteur alors qu'il échouait encore et encore ? Isaac avait bien tenté de le faire parler, que ce soit avec la diplomatie ou avec un ou deux coups au cours d'un entraînement, mais il s'était refermé sur lui-même comme, ironiquement, un hérisson. Il avait eu honte et Arceus, il a encore honte. Il a haï Isaac de lui sourire alors que Faust ne désirait que sa colère et sa haine.
Des questions, encore des questions à ajouter à la longue liste d'énigmes irrésolues de sa courte vie.
Ce n'est pas qu'il ne comprend pas ; c'est qu'il ne connaît pas de réponse. Il n'a pas de formules toutes préparées et réchauffées à ressortir, et il est un peu perdu parce qu'il a l'impression de s'entendre parler.

La chaleur de la main de Victoria contre la sienne lui apparaît comme un message ; quand ont-ils passé le moment où ils s'autorisent un contact si simple mais qui voulait pourtant dire autant ? Ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde, et le voilà pourtant qui se jurait de la traiter comme une alliée, une alliée de Faust, et non de Noctis. Parce que Noctis est la frontière qui le sépare du monde, le mur qui le protège des dangers, le reflet froid de son âme qui se connaît et qui, en conséquence, ne veut plus se lier de peur d'être blessé. Faust suppose qu'en quelque sorte, la peine de la jeune femme a fait résonner en lui celle qu'il tentait naïvement d'oublier, tel l'idiot qu'il était.

Et il est un peu perdu. Perdu parce qu'il aimerait la rassurer, parce qu'il aimerait lui sourire pour lui prouver que remonter la pente n'est pas si dur que ça, mais peut-il vraiment se permettre une telle hypocrisie ? Il n'est pas le plus honnête des hommes, mais il hait le mensonge comme un kleptomane haïssant le vol ; c'est une attirance et un dégoût incompréhensible.
Devant tous ces mots, il n'a que son honnêteté et Arceus, c'est comme marcher en équilibre sur une corde à cinq cent mètres du sol ; autant dire que le moindre mauvais geste ou mot lui ferait l'effet d'une chute aux conséquences quelque peu désastreuses.
Il ne peut pas dire qu'il n'a jamais pensé à partir ; la pensée lui passe par l'esprit quatre ou cinq fois par jour, et la peur qui lui vrombit l'estomac n'est pas étrangère à cette envie. Pourtant, il ne peut pas se permettre de partir ; aussi facile que cela serait de partir avec Isaac et Katya en Suède pour y disparaître et y vivre une vie facile, il ne le fait pas. Parce qu'il a encore des gens qu'il aime ici ; il a des frères, des amis, des personnes qu'il ne peut pas se permette d'abandonner.
Parce qu'il y a Clive, même s'il préfère ne pas le penser et s'il mentirait comme un arracheur de dents si on le lui demandait.

Ses yeux rencontrent les siens et l'étincelle de défi qu'il trouve dans le regard de la jeune femme le perturbe un peu, mais ne l'étonne pas tant que ça, en réalité. Il l'attend. Il aurait été surpris de ne pas la voir, en fait, et cela le rassure un peu de voir qu'il reste encore et toujours cette petite lueur défiante, que la personne qu'il a devant les yeux n'est pas seulement un reste de ce qui a été.
A-t-il une réponse ? Non, mais il veut bien essayer, parce que c'est tout ce qui lui reste.

« Tu sais... En fait, non. »

Il prit une grande inspiration et passa sa main libre dans ses cheveux, les mettant dans un état encore plus sauvage que d'habitude, si c'était possible.

« Quelque part, peut-être qu'on pense tous un peu ça. On a tous peur que les autres soient blessés par notre faute, et... Plus je te parle, et plus je réalise qu'en fait, j'ai pas de réponse à te donner. Je pense qu'au fond, on est tous dans la même merde et que ce premier janvier, ça nous a tous un peu ramené à la réalité, qu'on le veuille ou non. En fait, je sais pas quoi dire ou penser non plus, pour être parfaitement honnête. »

Un maigre sourire amer étira ses lèvres.

« S'il y a bien une chose que je sais, néanmoins, c'est que ce n'est pas de ta faute. Je sais que tu ne m'écouteras pas, mais crois-moi, la cruauté du Régime ne s'arrête pas à tes actions. Sans toi, qui sait ce qu'il serait advenu des prisonniers du bloc R ? Peut-être ont-ils attaqués en te prenant comme cible, mais en réalité, si ce n'avait pas été toi, cela aurait été quelqu'un d'autre. Le Régime n'en est pas à son coup d'essai, et Arceus, crois-moi, Baguin s'en souvient encore. »

Il n'est pas condescendant ici, attention, c'est simplement qu'il essaie de tirer la force de la douleur d'avant pour ne pas lui aussi se noyer.

« Peut-être que c'est de l'égoïsme, en un sens, mais imagine-toi que nous aussi, on souffre. C'est sûrement minuscule par rapport à ce que vous avez enduré, mais... Quand j'en ai vu rentrer, j'ai presque eu envie de sauter d'un pont. C'est stupide, mais je me suis senti complètement inutile, et j'ai eu l'impression que j'aurais dû être emmené à votre place pour ne pas avoir réussi à vous aider. Je ne sais pas si c'est la même chose que tu ressens, mais... J'sais pas, Vic'. Je veux t'aider, mais seulement si tu le veux. Je comprendrai que tu le refuses. »

Pause légère. Il inspira un peu.

« Toutefois... Fais attention à toi, s'il te plaît. Ne les laisse pas gagner. »

Parce qu'il en a tellement vu, qu'il refuse d'avoir un jour à lire le nom de la jeune femme dans un journal sous la catégorie des suicidés.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura


Dernière édition par Faust M. Donovan le Ven 7 Mar - 0:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Jeu 6 Mar - 2:41


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Je le comprends, finalement. Je le vois, je veux dire, je le vois enfin. Je vois sa souffrance, un océan de doutes et de souffrance. Si vif, si intense, que je peine à réaliser que j’ai pu passer à côté, avant de réaliser que ses propres émotions prenaient écho en moi et qu’en ressentant les mêmes, j’ai fini par le pas les voir. Je me suis concentrée sur moi, mais en fait, c’est dur, très dur pour lui aussi. Lui aussi a le sentiment d’avoir échoué. Beaucoup de personnes sont sous sa protection. Peut-être a-t-il perdu des amis, des proches. C’est ce que je semble deviner au travers ses prunelles enfantines. Je réalise que ce qu’il a dit plus tôt, au sujet de devoir me protéger… Il le pensait vraiment. Il se sent probablement responsable de ce que j’ai vécu, parce que… de son statut de Résistant il a la responsabilité de tenir les honnêtes gens sains et saufs? Oh, mais il sait pourtant mieux que quiconque que je ne suis pas si innocente. Je n’ai jamais frappé ou tiré sur quelqu’un ou poignardé une personne, même un ennemi. Je ne possède pas le don de la violence. Pourtant, j’ai du sang plein les mains, car les mots sont parfois les meilleures armes qui soient. Comment peut-il vouloir me protéger? Seule l’idée qu’il s’en veut probablement pour bien d’autre chose m’empêche d’hurler.

Mais il éveille autre chose en moi. Lorsqu’il parle de ceux qui n’ont pas vécu, de ceux qui ont du assister, impuissants, à la perdition de leurs amis, de leurs familles… Ceux qui ont vu la souffrance, sans pouvoir la toucher, sans pouvoir la saisir et s’y habituer. Au final, qu’est-ce qui est pire? De souffrir soi-même ou de regarder d’autres s’éteindre sans même pouvoir esquisser un geste pour les aider? J’essaie de m’imaginer dans la situation inverse et au final, je préfère presque être celle qui a été en prison, même si au fond de moi une fibre égoïste aimerait qu’un autre y soit allé à ma place. Je me retourne vers lui, les yeux finalement sec et je ne dis rien un long moment, ruminant et analysant tout ce qu’il vient de dire. Au final, je me retrouve dans la situation opposée, à me mettre à sa place et à espérer qu’il aille mieux. Quelle bande de pauvres paumés sur une île de merde nous sommes. Le bien-fondé de la Résistance me parvient alors. Le Régime est une entité inadmissible. Ce gouvernement défie l’humanité même qui se trouve en chaque personne. Je pense au Visage du Régime, Sydney Adams, je pense à tous ces officiers. Je pense au pauvre type qui a battu et torturé Damien pendant des années, à ce même type qui a enlevé une fillette de quatre ans à sa mère. Rien de tout cela ne fait du sens.

Mais je me retrouve, moi, devant le dilemme de mon existence, sans même pleinement m’en rendre compte. D’une part, je caresse du bout des doigts le rêve d’une existence, celui qui m’a toujours bercée étant petite. D’une autre, je ne suis plus ce que j’étais. J’ai des besoins différents, des besoins confus que je n’arrive plus à interpréter correctement. Je me cherche, mais je sais que ma voie se trouve dans les mots. Que le journalisme c’est toute ma vie et que sans mon métier, je ne suis plus rien d’autre qu’une fillette aux grands yeux bouleversés. Aujourd’hui, cette fillette a envie de se battre pour ceux qui souffrent, et ceux qui souffrent de voir les autres souffrir. Mais je ne sais pas me servir d’un couteau. Je ne sais pas faire la violence. Je ne sais même pas me défendre. Je ne sais pas ce que je veux. Suis-je en train d’envisager de… Non. C’est impensable. C’est interdit et dangereux. Je ne veux plus revivre la guerre. Je veux la paix. Simplement pour un moment. Parce que maintenant signifie aussi angoisse et doutes pour moi.

«Je crois… que j’ai compris Faust. Qu’au fond, toi et moi on n’est pas si différents. Je comprends aussi… Que j’ai tort. Et je comprends qu’au fond, j’ai peur. Que la culpabilité ne partira pas d’aussitôt. Je comprends que nous sommes impuissants, et que nous avons pourtant un pouvoir immense entre nos mains.»

Je me recule de quelques pas. Quelque chose a changé dans mon regard. Je laisse Teigon rejoindre le sol et fouiller les environs alors que je vais fouiller dans mon sac, où je retire la Poké Ball de Peach, ma Fouinar. Celle-ci apparaît, un carnet dans les mains. Elle me le tend et je me retourne vers Faust.

«Je comprends aussi que je ne dois pas arrêter même si c’est dur et même si… Je suis terrorisée Faust.»

Je tourne les pages. Je n’utilise pratiquement jamais mon carnet, comme me l’a conseillé Solène, mais cette fois, je ne tiens à rien manquer de ce qu’il pourra me dire.

«Noctis, dites-moi. Comment va Amanil depuis le premier janvier?»

Une première question parmi tant d’autres que je lui pose pour les quarante-cinq minutes qui suivent. À la fin, je rends carnet à Peach, qui le tient contre elle comme si sa vie en dépendait.

«Je vais continuer mes articles jusqu’à la fin de l’année. Après, je serai riche. Et totalement paumée. Mais au moins, tu m’as donné la force de continuer.»
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Ven 7 Mar - 2:48



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

Il observe et écoute, spectateur muet qui ne sait plus vraiment s'il est passé acteur un jour. Dalhia s'approche un peu et se met à ses côtés, lui partageant sa chaleur pour lui donner un peu de courage en cette journée des plus particulières et il passe une main distraite sur le crâne de la chienne pour la caresser. La Démolosse poussa un petit bruit de contentement, heureuse de voir que son abruti d'humain n'avait pas encore perdu la vision de ce qui était important et ne comatait pas comme il l'avait fait le mois dernier ; le pauvre bougre qui peinait même à regarder les autres dans les yeux est bien loin, et elle ne peut que s'en réjouir. Elle le voit, qu'il remonte la pente petit à petit, et Arceus qu'elle est fière.


C'est étrange d'entendre son nom de résistant être prononcé ainsi alors qu'il est à visage découvert, et il doit contrôler son instinct pour ne pas reculer dans l'immédiat. Il n'aime pas entendre le nom de Noctis avec cette apparence, et il jette par ailleurs un coup d’œil à son casque, hésitant à le remettre. Néanmoins, vu l'état de la journaliste, le conseiller se dit qu'il valait mieux qu'elle puisse au moins voir un visage connu au lieu du mur de glace qu'était le casque sombre du résistant.
Comment va Amanil ? Ah. La question l'aurait presque fait rire si la réponse n'était pas aussi amère à prononcer. Il poussa un long soupir fatigué, ne manquant pas par ailleurs de remarquer qu'elle avait recommencé à le vouvoyer, et décida de ne pas chercher à analyser ce fait plus que ça. Il avait un peu la flemme de faire le contraire en fait.

Le châtain baissa un peu les yeux avant de soupirer, fatigué. Ce n'était pas qu'il ne comprenait pas ce que voulait dire Victoria, mais il avait un peu du mal à se retenir de ne pas dire qu'il n'était vraiment pas le genre de type recommandable pour puiser de la force ; il arrivait à peine à se relever tout seul, alors vraiment... Toutefois, la partie de son cerveau qui disposait encore de logique gifla son pessimisme, l'attacha par les pieds et le noya dans l'océan de sa raison ;  cela ne servait à rien de s'apitoyer sur son sort et il était temps qu'il remonte un peu la pente, aussi ardu qu'elle soit. Il avait des choses à faire et il serait damné s'il se laissait pourrir dans l'immobiliser à cause de son esprit trop faible.
Un maigre rictus amusé, un peu mélancolique, étira ses lèvres en entendant les mots de la jeune femme. Dans toute cette histoire, faisait-elle vraiment ça pour l'argent, maintenant ? La torture avait tendance à faire oublier le matérialisme, mais Faust se retint d'exprimer ses doutes quant à ses motivations à haute voix : ce n'était pas son rôle et très sincèrement, il n'avait pas envie de partir dans des longs débats philosophiques qui ne les avanceraient pas plus que ça. Ça, il les gardait pour ses bouquins ; ici néanmoins, pas de dramatisme exagéré ni de laïus penchant vers le pathétisme. Il n'y avait que la cruelle vérité qui les giflait à chaque fois qu'ils n'y attendaient pas et Faust n'était pas assez idiot pour croire que le premier janvier serait un cas isolé. Comme il l'avait dit avant, Baguin était la preuve que le Régime ne serait pas soudainement pris d'une crise de miséricorde.

« Mal. Les gens sont terrorisés. Terrorisés et indignés, mais pas forcément envers les mêmes personnes. Beaucoup ont perdu le peu de confiance qu'ils avaient dans le Régime, d'autres ont définitivement oublié la moindre envie de se rebeller ; je pense que c'est la peur qui fait le plus de mal. Certains refusent même de sortir, ou alors ne le font que pour le strict minimum : tous les habitants craignent une nouvelle attaque, ou ont peur que Amanil devienne la nouvelle Baguin. »

Il prit une légère inspiration et, pour se calmer un peu, passa ses doigts sur les deux cornes de Dalhia. La Démolosse, si elle avait été un félin, aurait sûrement ronronné.

« Les délations se portent bien, par contre. La peur et les recherches intensives n'arrangent rien à la situation et très sincèrement, c'est une catastrophe. La peur est partout, et le Régime est encore plus cruel et impitoyable que d'ordinaire. On ne voit plus d'enfants qui jouent dehors, et nombreux ont les habitants qui ont perdu espoir. Il y a même une sorte de... D'animosité envers les pays étrangers qui refusent d'agir. »

Bien évidemment, il gardait des informations qu'il ne comptait pas révéler ; les troubles dans la résistance, c'était une toute autre histoire.

« Je serai d'incapable d'expliquer cela avec des mots, mais autant le dire honnêtement : Amanil est dans un sale état, et marquée pour un bon bout de temps. Les habitants sont traumatisés et attendent presque une suite. »

Il poussa un long soupir fatigué.

« C'est... C'est affreux, tout simplement. »

Il n'avait pas de mots. Qu'était-il supposé dire, hein ? 'Coucou, la ville est dans une belle merde et le Régime est constitué de connards cruels et aussi dignes que des clébards qui se lèchent l'organe génital' ? Non. Il espérait avoir été un tant soit peu clair.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Ven 7 Mar - 18:08


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Ce sera difficile. Je le sais déjà. Je ne passe pas un instant sans me préoccuper des autres autour de moi. Si on me regarde, si on m’épie, si on me veut du mal. Je vis avec ce souci constant. J’ai peur, très peur même. À chaque pas, j’ai l’impression qu’on cherche à me détruire un peu plus, qu’on complote contre moi. Parfois, j’ai du mal à me regarder dans la glace tellement mon reflet m’effraie, comment la violence dans chacune de mes blessures me fige le cœur d’effroi. Je sais que ce ne sera pas facile alors que tout mon être tend vers un besoin de sécurité que je n’ai jamais ressenti auparavant, qui efface toute trace de raison en moi. Alors que je me tiens non loin de lui, prenant des notes avec une rapidité étonnante, j’écoute avec attention, tentant de saisir le sens de ses paroles. Je devrai vérifier chacun de ses dires, je devrai aller moi-même à Amanil, si je peux un jour, mais tout de même, il m’apporte des précisions fort pertinentes. À mesure que l’entrevue passe, mes questions se font plus pointues, plus précises. Ce que je cherche ce sont des faits et non des opinions. Je n’ai pas le droit de servir d’éditorial à la voix de la Résistance, qu’il représente malgré tout un peu, mais je sais ses paroles teintées d’une vérité que je ressens moi aussi.

La population est terrorisée. Encore plus qu’avant, je veux dire. Indignée que les vidéos pris du premier janvier ne servent qu’à distraire leurs voisins du monde plutôt qu’à animer leur désir d’aider. Je sais que nos pays se campent derrière leurs murs, qu’ils prononcent de beaux discours au nom de la démocratie, mais que rien ne les fera bouger réellement. Du moins… Pas pour le moment. Viendront-ils un jour prêter main forte aux Enolians? Malgré mon envie irrépressible de serrer le jeune homme dans mes bras et de m’excuser pour les torts de mon pays d’origine, je ne le fais pas. Si j’ai recommencé à le vouvoyer et à utiliser son nom de Résistant, c’est parce que je suis en mode «professionnel», une attitude distante et froide que je conserve jusqu’à la toute fin de l’entrevue. Le carnet maintenant en sécurité dans les bras de Peach, je lui caresse la tête et prend un mince sourire. C’est déjà un début acceptable compte tenu de mon état avant. Je remarque pour la première fois que Kinu, qui surveillait le chemin pour nous, nous a rejoints, appuyé contre un gros rocher pour nous écouter discuter. Il reste bien loin, dans un respect de nos confidences, et j’hoche la tête en sa direction dans un salut respectueux et affectueux.

«Merci Faust pour les informations. Mon article devrait paraître d’ici la fin de la semaine.»

Je tends un bras et Peach s’y hisse sans problème, malgré la présence du carnet dans ses pattes. Ses longs poils soyeux me rassurent et m’apaisent alors que je me mets à penser aux conséquences qu’auront probablement mon article. Comme celui-ci se fait un peu attendre depuis ma sortie, j’ai décidé de faire une véritable enquête au sujet des événements d’Amanil. Je compte retourner à Anula cet après-midi et trouver qui sont les responsables. Mes informateurs là-bas sont puissants et bien informés.

«J’espère que mes articles ouvriront les yeux, Faust… Parfois, je regarde la mer et j’attends que les navires arrivent… C’est idiot, mais je continue d’espérer que mes écrits changeront le monde…»

Je ris un peu de ma propre bêtise. Il en a toujours été mon rêve, de faire bouger les choses, de régler des conflits par mes articles. Un rêve naïf sans doute.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 8 Mar - 16:17



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

La notion du temps était pour Faust, ces temps-ci, quelque peu perturbée. Après tout, il était déjà passé un certain temps depuis janvier, mais il avait encore bien du mal à admettre que des semaines entières s'étaient écoulées depuis ce funeste accident. Il avait encore le goût amer de la colère et de l'impuissance en bouche, mais Faust avait appris à faire avec ; le crétin qu'il avait été pendant cette période avait été poliment viré à coup de pieds au postérieur pour laisser place à quelqu'un de plus calme et réfléchi. Non, parce que la violence, ça ne l'avait pas fait avancer tant que cela. Toutefois, il gardait encore une certaine satisfaction d'avoir frappé Legrand. Appelez cela de la bêtise si vous le voulez, c'en est d'ailleurs, mais il n'avait plus de temps à perdre en stupides effusions de violence ; il aurait simplement souhaité le comprendre plus tôt.
Il arrivait à peine à se souvenir du jour qu'il était, alors situer la semaine prochaine... Bon, d'accord, il ferait un effort pour retenir la date de temps en temps. Et puis de toute façon, la réaction suite à la publication d'un article d'Azmitia après les événements d'Amanil serait suffisamment grande pour qu'il en soit informé rapidement. De toute façon, vu qu'il allait devoir préparer le déménagement, il fallait qu'il se mette à bouger un peu au lieu de comater comme un gosse de cinq ans. Enfin bref.
Les mots de la jeune femme firent se former un sourire mi-doux mi-amer sur ses lèvres. Bien sûr, qu'il comprenait. Il avait beau être un romancier médiocre, il avait toujours cet espoir de changer quelque chose en ses lecteurs ; qu'ils s'ouvrent un peu plus au monde, que leur esprit soit un peu  plus tolérant, qu'ils découvrent ne serait-ce qu'un concept ou un paysage. Pourtant, malgré tous ses efforts, il n'était jamais satisfait de ce qu'il faisait ; même lorsqu'il observait un travail terminé avec une certaine fierté, il ne voyait que les mots qui perturbaient le rythme de ses phrases, ceux qui par leur nature même faisaient perdre à ses textes leur contenance et leur nature même. Alors bien évidemment qu'il comprenait ce désir de l'autre de changer le monde à sa façon. Il aurait été hypocrite et monstrueusement stupide de dire le contraire.

« Ne dis pas ça. Sans espoir, rien ne serait accompli. »
répondit-il d'une voix un peu rêveuse.

Il avait peut-être tendance à considérer les utopistes et les optimistes avec un certain dédain, bien qu'il se soignait, mais cela ne voulait pas non plus dire qu'il bannissait l'espoir de son esprit. Si c'était le cas, il n'aurait jamais rejoint la résistance. Il se contredisait, et venant de lui, c'était presque habituel.
Il prit une grande inspiration, respirant encore un peu l'air glacé de la montagne pour s'en emplir les narines. Il jetta un coup d’œil à l'Aligatueur qu'il avait un peu oublié à cause de toute cette conversation, et ses yeux se portèrent quelques secondes sur les environs de la montagne. Une idée simple lui vint en tête et il libéra son Dimoret de sa pokéball ; la créature pouvait bien profiter un peu de la neige, pour une fois ! Dalhia resta à ses côtés, même si elle était tentée d'aller jouer avec lui. La Démolosse était plus affectueuse et collante que d'habitude, mais le conseiller se doutait que les derniers événements étaient loin d'être étrangers à ce léger changement.
Il fredonna un peu pour se donner du courage et se retourna enfin vers la jeune femme, souriant, le visage déjà plus lumineux que tout à l'heure ; peut-être que cette conversation lui avait fait beaucoup de bien.

« Je vois ce que tu veux dire, Vic'. C'est un peu la même chose pour moi, enfin, j'veux dire, pas que j'en sache plus que ça mais...  Ça fait du bien, d'écrire. Même des trucs horribles, aussi bête que ça paraisse. »

Et peut-être qu'il en disait un peu trop, là. Son job de romancier, c'était son petit secret qu'il gardait dans l'ombre pour que personne ne lise ses bouquins ; il en aurait eu honte. En tous cas, il se fichait pas mal des mots qui s'échappaient de sa bouche à l'instant : parler lui faisait un bien fou.

« Dis, quand est-ce que tu as su que tu voulais devenir journaliste ? Désolé de la banalité de la question et de ma curiosité, mais enfin... Voilà. »

Ben ouais, autant détendre un peu l'atmosphère avec un sujet de conversation normal pour une fois.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Mar 11 Mar - 0:03


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
Je me sais naïve. Je me sais plus fragile que je le prétends. Je suis forte et extrêmement vulnérable tout à la fois. Je possède une force de continuer que peu détiennent et pourtant, il me suffit d’un coup de vent pour détruire tout ce que je suis et ce que j’ai pu être. Ce rêve que je viens d’exposer à Faust me répugne et m’allume tout à la fois. Il sait à présent ce qui me pousse de l’avant, une information que seule Solène connaît hormis lui. Mon journalisme, mon métier, mon art, a tendance à n’intéresser personne d’autre que moi. On me sait naïve voilà, et quand j’ose prononcer ces mots, j’en fais sourciller plus d’un. Changer le monde de mes écrits. Seuls les écrivains, les véritables écrivains comprennent cette énergie, ce désir profond qui m’habite depuis ma plus tendre jeunesse. Moi qui suis pourtant si égoïste, il se trouve en moi un désir profond de changer le monde dans lequel nous nous trouvons, de construire un avenir sain et stable pour les générations futures. Je ne sais pas me battre. Je ne sais pas être violente. Mais j’ai mes mots et si mes mots savent inviter ceux qui détiennent le pouvoir alors j’aurai un peu moins l’impression d’être totalement impuissante devant des événements qui me dépassent. Au final, il me fait du bien qu’il ne juge pas mon mode de pensée, lui qui aurait très bien pu me mépriser pour des paroles comme celles-ci, après avoir autant souffert.

Au final, ce qu’il fait est plutôt de me rassurer. La voix qu’il prend se teinte de rêve et à cet instant, je me sens comme très proche de lui, comme si nous partagions exactement le même désir. Nous nous battons du même côté au final, mais quel est mon côté, justement? Voilà une question que j’évite soigneusement depuis l’épisode qui a vu Damien sortir de prison. Je préfère ne pas y penser, tout simplement. Je me contente d’écrire mes articles pour le moment. Insouciance égoïste en est venu à me qualifier après toutes ces années. Faire aujourd’hui, penser demain. Voilà comment je fonctionne et voilà comment je survis. J’adresse donc un sourire à Faust, un vrai, en portant mon regard vers l’Est, vers mon pays, vers ces renforts que je continue d’espérer. Éternels rêveurs, peut-être, mais au moins c’est ce qui nous tient, ce qui nous permet de continuer à parler tout cela sans craquer alors que la douleur nous berce. Je sursaute carrément lorsqu’il parle d’écriture. Ainsi lui aussi écrit? Je recule d’un pas, une expression charmée sur le visage. Enfin quelqu’un qui comprend! J’ignorais totalement pour la passion cachée du Conseiller, mais je ne peux pas dire que je m’en plains. J’ai enfin trouvé une personne qui partage la mienne sur cette île quoi, bien que je me doute qu’il ne s’agisse pas exactement de la même chose.

Je me recule contre encore pour poser mes fesses contre un rocher. Peach en profite aussitôt pour grimper sur mes genoux tandis que le jeune homme libère un Dimoret. L’envie me prend de lui présenter le mien, mais comme il ne se trouve pas avec moi et que la compagnie des autres membres de son espèce le rebute… Voilà quoi. Je soupire plutôt, avec un petit sourire alors qu’il m’interroge sur ma passion. Mes yeux se mettent certainement à briller et mes mains parcourent mes jambes pour se retenir de s’agiter dans tous les sens.

«Je devais avoir… sept ans? J’ai toujours su, je pense Faust. C’est dans mon sang, c’est dans mes tripes… Dans mon ADN! J’ai toujours voulu être journaliste et non princesse ou enseignante comme les autres fillettes.»

Un sourire amusé passe sur mes lèvres.

«Il n’y a pas vraiment eu d’élément déclencheur quoi. Mais ne t’inquiètes pas, ça me fait plaisir d’en parler. J’aime mieux parler de ma véritable passion que de faire semblant que je suis une dresseuse quoi!»

Je souris encore avant de m’étirer en grand. Je fais surtout mine de ne pas remarquer le regard noir que m’adresse Kinu, de derrière Faust.

«Mais toi… tu écris? Tu écris quoiii?»

La curiosité, une curiosité dévorante s’est pointée dans mon regard et je me mordille la lèvre, avide d’en connaître plus.
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Mer 12 Mar - 19:28



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

L'expression que Faust pu lire sur le visage de la jeune fille lui aurait presque fait levé un sourcil d'interrogation. Néanmoins, sa bonne humeur retrouvée amena un sourire sur les lèvres du conseiller qui se contenta de glousser, profitant de l'occasion pour récupérer un peu de la conversation qu'ils avaient eu il y a seulement quelques minutes. Ah, si seulement elle avait su, elle n'aurait pas été si enthousiaste que cela ; il était loin d'être le meilleur auteur de cette île. Après tout, il avait commencé avec comme seule motivation l'argent, parce que lorsqu'il s'était retrouvé à la rue, c'était ça ou vivre sous les ponts vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En même temps, sa réflexion ne tenait plus debout depuis qu'il était devenu conseiller ; c'est vrai quoi, le salaire était largement suffisant pour qu'il puisse vivre et se faire plaisir sans bouger le petit doigt de son canapé. Pourtant, il continuait, même si il lui arrivait de râler à cinq heures du mat' parce que l'inspiration refusait de le laisser dormir en paix. Ou alors cette fameuse fois où il s'était dit « juste deux ou trois pages avant d'aller dormir » et où le chant des oiseaux six heures après lui avait finalement fait réaliser qu'il avait fait un peu près dix fois ce nombre. Oups.
L'écriture n'était pas quelque chose qu'il aurait cru être son 'truc', en fait. Il n'avait jamais su ce qu'il aimait vraiment en tant qu'adolescent, passant plutôt son temps à s'occuper de ses petits frères et de la maison que penser à ses aspirations et à ses passions. Pour tout dire, il n'avait découvert son amour pour le dressage de pokémon que lorsqu'il s'était retrouvé sur les routes ; les combats qu'il avait mené contre les champions d'arènes avaient été d'un tout autre calibre que ceux qu'il avait eu avec Clive en étant plus jeune. En fait, il avait commencé à apprécier l'écriture lorsque les fins de mois se firent moins rudes ; il pouvait alors traîner un peu plus sur une phrase, sur un paragraphe, recommencer des pages entières sans regarder la date limite d'envoi du manuscrit sur son calendrier avec angoisse. Peut-être que le temps qu'il avait passé dans la nature avait également sculpté cette envie de retransmettre ce qu'il voyait, qui sait.
Enfin bref, trêve de blabla ; la narratrice s'excuse par ailleurs de ce gros truc qui n'a rien fait avancer dans le rp et ira se flageller plus tard.

Les mots de Victoria le firent sourire, sûrement parce qu'ils partageaient, en quelque sorte, le même enthousiasme en matière d'écriture. Parce que oui, même s'il regardait son propre travail avec dédain, il n'y avait rien de plus jouissif que se perdre dans les méandres de son imagination et d'en voir les fruits s'inscrire sur une page auparavant blanche.
« Faire semblant d'être dresseuse  » ? Faust fronça les sourcils, intrigué. Ah non hein, pas de dévalorisation en matière de combat ici ! D'ailleurs, il savait qu'elle avait au moins un badge, chose qu'il avait découvert au cours d'une discussion banale. Il était quasiment impossible pour un parfait débutant d'obtenir un badge, alors il doutait fortement de ses propos. S'il avait été de meilleure humeur, il l'aurait défié en combat, mais là il n'en avait aucunement l'envie et de toute façon... Enfin bref, il lui dirait directement, ce serait plus marrant et la narratrice n'a pas envie de spoiler les dialogues. Oui parce que crotte.
Il s'apprêtait à parler, mais la question de la jeune femme le coupa net dans ses pensées. « Et toi, tu écris quoi ? » ; elle aurait pu tout aussi bien dire « tu penses que les Doudouvets font caca des nuages ? » que cela aurait eu le même effet paralysant sur son cerveau. Bon, il ne pouvait plus reculer sur ce qu'il avait dit maintenant que sa tête montrait très clairement qu'il était réticent à en parler. Il ressemblait à un cerf devant les phares d'une voiture allant à cent-dix kilomètres à l'heure.
Trouver une excuse, vite ! « Je ne suis pas édité » n'aurait pas fonctionné vu qu'il était en train de rougir comme un gosse de six ans. Il ne rougissait quasiment jamais (disons qu'il avait une grande résistance à la gêne), mais là, c'était au sujet de ses bouquins et Arceus que cela le dérangeait d'en parler. C'était d'ailleurs le point de chantage favori d'Isaac qui ne se gênait pas pour menacer d'en parler à une de ses connaissances si il ne faisait pas ce que l'autre voulait.
Bon, réfléxion, réflexion...

« Euh, ben, eum... »
bredouilla-t-il.

… Faust Michael Donovan, espèce de sombre abruti. C'est sûr qu'en balbutiant, tu vas réussir à caser ton mensonge hein. Ahem, désolé.

« C-c'est pas grand chose hein, juste des... Des trucs et des... Des bidules voilà. » balbutia-t-il en détournant le regard.

Arceus on est mal barré. "TROUVER UN TRUC RAPIDO PRESTO !" était ce qui passait en boucle dans son cerveau, et il se rappela rapidement de ce qu'il avait voulu dire avant que l'autre ne prononce cette maudite question.

« Hey, y a pas de 'vrai' dresseur déjà, et je suis persuadé que tu finiras par venir me voir en combat officiel, alors hein, chut ! »

Changement de sujet à peine discret, check. Difficile de croire qu'il s'agissait bien de Noctis alors qu'il tentait d'éviter le problème aussi discrètement qu'un Mammochon dans un magasin de flûtes de verres. Ajoutez un sourire qui se veut taquin mais qui est tout simplement bancal parce que Faust n'a pas eu le temps de calmer sa gêne et vous avez l'équation parfaite pour la réaction la moins crédible au monde.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
Administratrice Fondatrice
avatar
Féminin Age : 25
Messages : 807
Date d'inscription : 01/07/2013

Âge du personnage : 26 ans
Métier / Études : Journaliste, mannequin en tant que couverture
Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

Niveau : 80
Team active :

Kinu, Aligatueur ♂, Rigide, Torrent


Shadaya, Luxray ♀, Joviale, Intimidation


Hercules, Minotaupe ♂, Gentil, Baigne Sable

 
Nemeroff, Drattak ♂, Naïf, Intimidation @Drattakite

 
Silver, Dimoret ♂, Mauvais, Attention


Jeda, Steelix ♀, Brave, Tête de Roc



MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Jeu 13 Mar - 16:56


♦ HELP ME RISE ♦feat. Faust M. Donovan
On me le reproche si souvent que j’ai cessé d’y faire véritablement attention. Les gens qui s’en offusquent n’ont qu’à aller voir ailleurs. La curiosité n’est pas un défaut à mes yeux! Je n’ai rien à cacher moi, alors j’attends la même chose des autres. J’ai perdu de nombreux amis pour cette raison, car «je ne sais pas où m’arrêter». Bon, il est vrai que parfois, je suis carrément indiscrète, mais la plupart du temps, les gens se révoltent parce que j’ai plutôt la question à laquelle ils savent pertinemment répondre, mais qui est souvent trop douloureuse ou trop gênante pour vraiment formuler les mots pour y réagir. Au final, l’embarras des autres m’amuse particulièrement, même si je ne cherche pas à gêner au départ. Voilà que Faust me sert un bel exemple en se mettant à balbutier comme un imbécile. Oh non! Pas un écrivain de ce genre! Moi, lorsque j’écris, je n’ai aucun mal à communiquer et à exposer ce que j’ai fait. Après tout, c’est ainsi qu’on s’améliore. La critique fait toujours mal, mais lorsqu’on a les reins assez solides pour bien les accueillir, ils forment une bonne façon d’aller de l’avant. Mon cher ami manque-t-il donc tant de confiance en lui? Pourquoi est-ce si secret? Peut-être écrit-il des écrits érotiques et il est plutôt gêné? Oh si c’est le cas, je veux lire encore plus! Mais… Il n’a pas seize ans lui? C’est plutôt jeune pour écrire ce genre de trucs…

Après tout, je ne suis pas là pour juger, il devrait le savoir. Il devrait aussi savoir que jamais je ne le laisserai filer sans avoir obtenu une explication de sa part! Ignore-t-il à quel point je suis triste de ne pas croiser beaucoup de gens qui partagent ma passion pour les mots sur cette île? J’ai enfin la chance de trouver quelqu’un qui comprend, et lui il bafouille à la recherche d’une issue à cette question qui, visiblement, l’incommode. «Des bidules». Voilà qui est très informateur. J’hausse un sourcil avant de sentir un sourire envahir mes lèvres. Il me donne l’occasion de me moquer de lui en plus? Vraiment, il fait en sorte que ce soit plus facile pour moi, même en faisant tout pour se désister. Alors qu’il change de sujet de façon très peu subtile, je croise les bras sur ma poitrine, le visage illuminé d’amusement. Si le Conseiller n’a pas senti que je suis on ne peut moins convaincue, alors il est vraiment un triple idiot doublé d’un aveugle.

«Faust Donovan! Tu dois me montrer ce que tu as écrit! Tu lis bien mes articles moi, ce ne serait que justice!»

Je lui offre un clin d’œil enfantin tandis que Kinu, derrière moi, secoue la tête. Entre-temps, je considère quand même ce que Faust vient de dire au sujet de mon parcours de dresseuse. Vrai que j’ai déjà trois Badges et que je me prépare lentement aux deux derniers. Vrai qu’ensuite, ce sera lui que je rencontrerai, car je n’ai pas l’intention de laisser tomber ma couverture de sitôt, surtout que celle-ci me sécurise énormément alors que le monde entier m’effraie.

«J’ai une idée. Si j’en viens à toi, dans notre match du Conseil. Si j’en viens à te battre –ce dont je doute vraiment-, tu me montreras tes écrits!»

Une sorte de pacte pour nous encourager tous deux à continuer sur notre voie, lui dans celle de l’écriture où il doute de ses capacités, et moi du dressage qui ne m’est pas du tout naturelle. Puis il s’agit aussi d’une façon de m’assurer que je pourrai lire… Ou enfin… Même si je reste peu rassurée à l’idée d’un combat contre lui. À ce moment, mon téléphone sonne et j’entends la voix d’un de mes informateurs. Une situation particulière se déroule à Amanil et il m’invite à m’y rendre le plus tôt possible. Je raccroche, déçue, avec un soupir las.

«Eh bien, le devoir m’appelle, tu me pardonneras Faust, je dois m’envoler pour Amanil.»
(c)Golden

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Faust M. Donovan
Modératrice en Chef
avatar
Féminin Age : 21
Messages : 731
Date d'inscription : 27/09/2013

Âge du personnage : 27 ans
Métier / Études : Bac ES, (mauvais) romancier de temps à autre.
Pseudonyme(s) : .
Noctis (Résistance)
~> Voleur, espion.
Peter Davidson (nom d'auteur)
Méphisto (Conseiller)
~> Type ténèbres

Niveau : 80
Team active : .

♂ - Notte
Synchro - Relax
# Représailles

♀ - Sasha
Impudence - Rigide
# Lame de Roc

♂ - Konrad
Armurbaston - Brave
# Séisme

♂ - Kristoff
Intimidation - Relax
# Surpuissance

♀ - Wiwi
Échauffement - Maligne
# Cage-Éclair - Aéropique - Demi-Tour

♀ - Myra
Illusion - Solo
# Lance-Flammes

Team spécifique : .
()
♀ - Dalhia
Matinal - Modeste ; Démolossite
# Vibroscur - Bomb Beurk

♀ - Démeter
Sable Volant - Rigide
# Hydroqueue
()
♀ - Fae
Chanceux - Rigide ; Absolite
# Surpuissance - Lame de Roc

♂ - Hadès
Chanceux - Jovial ; Lentilscope
# Canicule - Vol

♂ - Nero
Pression - Malin ; Lentilscope
# Poing-Glace - Direct Toxik

♀ - Izumi
Torrent - Pressée
# Laser Glace


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   Sam 15 Mar - 0:20



Help me rise

Feat Mercedes L. Blanchett

Victoria n'est pas stupide et ça, Faust le sait ; néanmoins, il avait désespérément espéré qu'elle laisserait tomber le sujet, bien qu'il était persuadé que cela ne serait pas le cas. Okay, elle était en train de se moquer de lui et il aurait menti s'il avait dit qu'il ne s'attendait pas à cela. Néanmoins, têtu comme il était, il refusait catégoriquement de céder à la requête de la journaliste. Hors de question ; il serait mort de honte si elle découvrait les torchons et il avait assez d'Isaac pour l’embarrasser dès qu'il en avait l'occasion à ce sujet. Il n'y avait que peu de sujets où il arrivait vraiment à être gêné (beaucoup étaient d'ailleurs étonnés de le voir à peine sourciller sur des sujets très crus que je n'aborderai pas ici sous peine de me faire taper sur la CB une fois cette réponse postée), et ce sujet, c'était un peu le sujet tabou par excellence. Elle pouvait bien protester autant qu'elle le voulait, il resterait de marbre. Il était même prêt à jouer au jeu du « nan ! - si ! - nan ! - si ! ». Oui, il aurait fallu rajouter les adjectifs « puéril » et « stupide » à « têtu comme une mule ».
Lui, montrer ses écrits ? Il ne les avait jamais présenté à sa mère ou à son jumeau (il serait mort de honte et aurait probablement tenté de s'ensevelir vivant) Le fait qu'elle l'ait également appelé par son nom de famille le fit détourner un peu le regard. Bon, ça va, ce n'était pas son nom complet ; d'habitude, quand on énonçait son nom entier, c'était généralement pour l'insulter après ou lui promettre mille souffrances.

Voilà qu'elle lui proposait un défi, amenant un sourire désabusé sur ses lèvres. Un pari, plutôt, qui ne lui profiterait nullement s'il gagnait le match qu'elle, il en était intimement persuadé, finirait par gagner de toute façon. Cela toutefois, il ne le dit pas. Il considéra l'offre, et heureusement que la jeune femme reçut un appel, car il aurait été bien incapable de donner sa réponse dans la seconde. Alors qu'il réfléchissait, il jaugeait les deux options avec calme et raison, se disant que d'une façon, cela donnerait sûrement une motivation supplémentaire à la jeune femme pour ce fameux combat qu'il attendait avec impatience. A ses côtés, Dalhia le pressa d'accepter en poussant légèrement son museau contre lui, accompagné en plus d'un regard équivoque. Bien sûr que Dalhia mourrait d'envie de l'affronter, bien que Faust ne savait pas qui combattrait réellement ce jour-là. De toute façon, il avait encore quelques techniques à mettre à jour et des préparations à faire, mais il risquait de sautiller comme une puce le jour où il saurait qu'elle viendrait. Enfin bref. D'un autre côté, il allait sûrement devoir lui révéler son nom d'auteur, mais cela lui donnerait une motivation supplémentaire pour ne PAS perdre.
Faust et les décisions est une équation qui équivaut au moins à quarante-deux.

Apparemment, elle devait partir rapidement pour Amanil. Bon, il devait répondre avant qu'elle ne se soit envolée vers sa destination.

« Prends soin de toi, Vic'. Ah, et sinon... »

Il offrit un sourire impertinent à la jeune femme.

« Je t'attends, pour le match. J'espère que t'es motivée ! »

Cela aurait été quelqu'un d'autre, il aurait été un peu plus moqueur et impertinent, mais vu que la journaliste doutait déjà de son taux de réussite, il n'allait pas mettre du sel sur la plaie.
Et puis de toute façon, il avait également des trucs à faire après. Comme par exemple aller dans l'agence immobilière de Nuva Eja pour trouver un coin où déménager à cause de la claustrophobie nouvellement développée d'Isaac. Oui, c'était déjà moins classe que rencontrer "Azmitia" en tant que "Noctis" pour échanger des informations.

____________________________________________

=> DC de Mikael J. Evans, Winter L. Kenway, Clive G. Donovan & Natsume Shimomura
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Help me rise |PV Faust|   

Revenir en haut Aller en bas
 

Help me rise |PV Faust|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» qu'est ce qui caractérise le comportement du poulain?
» cherche testeurs pour tsp rise/barri-up et agrit
» rise des cintres
» [A VENDRE] Cintre Easton EA 70 hi rise
» Veste hearty rise

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! » :: L'Île d'Enola :: RÉGION DU NORD :: Montagnes du Nord-