« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Le dernier Weber II [OS]

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Tristan T. Weber
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MessageSujet: Le dernier Weber II [OS]   Lun 17 Fév - 4:17



Le dernier Weber


Partie II

Tristan Théo Weber



Plongé dans le noir, il ne voit rien. Cela fait quelques heures qu'il a fermé les yeux, mais aucun rêve n'est venu le hanter; et c'est tant mieux. Entre faire des cauchemars et rester dans l'obscurité, il ne prend pas longtemps pour choisir. Tristan a peur de voir à nouveau. Il a peur de recouvrer la vue et de voir qu'il était toujours en cellule, ou dans ces montagnes, en train d'agoniser. La dernière chose qu'il a aperçu juste avant de se laisser flotter dans les abysses, ce fut deux éclats dorés qui le fixaient, et un visage angélique qui semblait l'appeler au loin alors qu'il était déjà en train de partir dans un autre monde. Il s'est cru mort. Il a sourit à ce garçon car il se croyait perdu mais a quand même voulu offrir à son sauveur un dernière expression proche de la joie avant de rejoindre Angela.
Mais il est vivant. Il le sait, il le sent. Il ne voit rien, mais ses doigts esquissent des mouvements sur quelque chose de mou et confortable.

Alors, il ouvre les yeux; doucement mais sûrement. S'il distingue des formes floues au début, sa vision s’accommode et il entrevoit enfin l'endroit où il se trouve. Il fait chaud, il fait bon. Pour la première fois depuis cinq ans, il se sent bien. Le brun analyse le support sur lequel il est posé. Il croit halluciner lorsqu'il se rend compte qu'il est allongé sur un lit. Un lit, un vrai lit; avec un matelas, un oreiller et une couverture. Cela n'a rien à voir avec ceux de la prison, qui ne comportaient rien, mis à part des barres de fers qui provoquaient d'horribles douleurs au dos et empêchaient les "pensionnaires" de dormir. Là, non; c'est douillet et moelleux à souhait. S'il avait été un chat, il n'aurait pas hésité à ronronner. Il scrute un peu son environnement. Il fait nuit dehors, mais à l'intérieur, cela ressemble fort à une chambre, avec un bureau, une fenêtre et des meubles. Mais c'est une chambre agréable, où il fait bon vivre. Il y a de nombreux posters au mur et des jeux un peu éparpillés au sol, mais aucun pour gêner le passage. On dirait le dortoir d'un enfant. Un dresseur, sans doute.
Puis, il se rend compte qu'on a panser ses blessures. Les bandages sont posés un peu maladroitement, mais au moins, il ne saigne plus. Le soigneur ne comprend pas. Où est-il ?...

- Hé, tu es réveillé !

Tristan sursaute. Il essaye de se redresser, mais la souffrance a raison de lui et il grimace avant de se recoucher. Ce n'est pas comme s'il avait vraiment envie de quitter ce tendre petit nid, mais cette voix l'interpelle. Le Weber tourne sa tête en direction du nouvel arrivant et pose tant bien que mal ses coudes sur la couette pour relever son torse et ainsi ne pas paraître complètement affalé.
Tout à coup, ses yeux brillent soudainement lorsqu'il reconnaît l'adolescent qui l'a sauvé d'une mort certaine. Des cheveux lisses et châtains lui arrivant jusqu'aux épaules, des pupilles d'une belle couleur or, un teint clair mais sans être pâle, et une voix enfantine qui ravit ses tympans. C'est lui, c'est bien lui. Celui à qui il doit la vie.

- Tu... tu te sens mieux ?... Tu n'as plus froid ?...

L'éleveur ne dit pas un mot, et se contente de secouer la tête pour rassurer son hôte. Ce dernier semble soulager et apporte avec lui un plateau sur lequel est posé un bol avec de la soupe et des couverts, ainsi qu'un verre d'eau et des anti-douleurs. Le compétiteur pose le tout sur la petite table à côté du lit et s'agenouille pour contempler le plus âgé de ces grandes mirettes.

- Je... j'ai pensé que tu aurais peut-être faim... Alors... j'ai... euh...

Le gamin a l'air confus, gêné. Il passe sa main derrière sa nuque, et se tourne vers le plat qu'il a apporté.
Tristan fait de même, mais hésite. Les gargouillements de son estomac le ramènent néanmoins à la réalité et il déglutit avant de s'emparer du bol. De la tomate. C'est bon. Le breuvage chaud lui fait un bien fou. Il n'a jamais rien manger d'aussi délicieux depuis cinq longues années. Une soupe, c'est banal, certes; mais pour lui, c'est un véritable festin. Il commence par prendre de petites gorgées avant de finir le mets d'une seule traite. Tristan se sent revivre.

- Merci, finit-il enfin par dire.

Il aurait pu se montrer méfiant, envers le jeune garçon. Peut-être cache-t-il en lui un véritable démon. Peut-être qu'il fait partie du Régime. Peut-être qu'il veut en fait sa mort. Mais peu importe, désormais. Il aurait eu au moins le plaisir de s'être fait tué par un visage d'ange, plutôt que diabolique. Pourtant, même si Tristan a apprit à se méfier, au fil des années, il n'arrive pas à se dire que l'adolescent peut être vraiment méchant. Tout en lui crie bonté et gentillesse; et le soigneur voit bien que ces valeurs lui correspondent à merveille et que l'image qui se présente à lui n'est pas une illusion. Tristan devine qu'il a vécu des choses terribles, mais il évite de lui demander des détails.

- Moi, c'est Samaël. Samaël Enodril. Je... je t'ai ramené chez moi pour te soigner...

Enodril ?...
Ce nom dit vaguement quelque chose au jeune adulte, qui est sûr de l'avoir déjà entendu autre part. Mais, avant qu'il puisse réfléchir davantage, il perçoit des miaulements familiers venir dans sa direction. Quelques secondes après, deux boules de poils brunes sautillent sur le lit du blessé et se jettent sur lui pour réclamer un câlin. Iroh et Toph, morts d'inquiétude, se frottent contre leur dresseur et ce dernier les rassure en leur offrant des caresses apaisantes. Il est satisfait de savoir ses Pokémons en formes. Même s'ils possèdent aussi quelques bandages, les blessures des Pokémons sont très minimes, par rapport à celles du Weber. En même temps, pourquoi torturer des Pokémons...

- J-je vais te chercher des vêtements propres.

Ce n'est qu'après la réflexion de l'Enodril que Tristan remarque que ses habits sont tâchés de sang. Il a un peu honte de s'être présenté durant tout ce temps devant le gamin. Ce dernier se lève et s'apprête à partir, mais alors qu'il tourne déjà les talons, l'éleveur lui prend le bras et l'arrête.
Étonné, Samaël cherche, dans le regard de l'autre, une explication.

- Tristan. Je m'appelle... Tristan.

Il avait déclaré cela d'une façon nette et directe. L'adolescent sourit et attend que son invité desserre son emprise pour repartir fouiller dans ses armoires des vêtements à la taille du soigneur.
Tristan, lui, observe le gamin s'en aller puis se recouche. Il pourrait rester toute sa vie dans ce lit, tellement il est agréable.
En se baladant un peu sur les bords, sa main vient soudain heurter quelque chose. Le rouquin prend se saisit de l'objet. Un cadre photo. Mais, en le voyant, son expression change brutalement et il se retient de pousser un hoquet de surprise suite à l'illumination qu'il vient d'avoir. Enodril... Voilà pourquoi ce nom lui disait quelque chose ! Cet adolescent est le fils d'Ikaël ! Tristan ne l'a pas beaucoup connu, mais jamais il n'oublierait celui qui l'a sauvé de la noyade, il y a de cela quelques temps. Et aujourd'hui encore, c'est un Enodril qui le sauve in extremis. On peut dire que le monde est petit; et plus encore lorsqu'on sait que Sam n'est autre que l'élève de l'aînée de Tristan. Si celui-ci le savait...

- Tu connaissais mon père ?...

La voix de l'enfant le tire de ses pensées et il acquiesce. Il est revenu avec  une petite pile de vêtements propres et délicate.

- Oui, nous avons été dans la même prison, tous les deux. Un jour, il m'a sauvé la vie, lui aussi. Je... J'aurais bien aimé le remercier. Est-ce qu'il est là ?... On m'a dit que... que tous les prisonniers avaient été libérés...

Mais aussitôt, Tristan regrette sa question lorsqu'il sent Samaël se crisper d'un coup. Oh, oh... Sujet tabou... Mais Tristan ne le sait pas. Tristan est ignorant. Tristan veut juste bien faire. Mais Tristan est maladroit. Et Tristan prend peur. Il sent qu'il n'aurait pas dû demander. Il ne voulait pas déranger l'adolescent avec ses interrogations idiotes mais parmi toutes, il a dû tomber par hasard sur la pire. Intelligent il était, stupide il est devenu. Le cadet a bien du mal à s'exprimer, car sa voix manque de se briser à chaque instant. Finalement, au bout d'un effort surhumain, il arrive à articuler quelque chose d'un ton qui se veut neutre.

- Non, il... il n'est plus là, mais... mais il est libre, à présent...

Fiuuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Boum.
Le Weber vient de faire une chute phénoménale. D'accord, il ne connaissait pas bien Ikaël, mais cela lui fait un creux au ventre, de savoir qu'il ne pourra jamais lui montrer sa gratitude. Car Tristan est loin d'être bête. Sam ne lui a pas dit directement, mais il a comprit; et il remercie l'adolescent d'avoir annoncé la nouvelle en tournant la phrase dans un sens plus métaphorique.

- Aaaaah Dé-désoléééé ! je... je ne voulais pas...!
- Oh, n-non, non ! Ne t'en fais pas ! J'ai... j'ai appris à faire avec. Ça ne me dérange plus, d'en parler...

Le soigneur est moyennement convaincu alors qu'il voit Samaël serrer le poing et se pincer l'arrête du nez. Tristan sait ce que cela fait, de perdre un être cher. Mais perdre son père à un si jeune âge... Voilà qui donne une raison de plus à l'éleveur pour détester le Régime. Si le Weber est triste d'apprendre la mort de son premier sauveur, il est également en colère. Ces fumiers allaient le payer, un jour ou l'autre...
Le rouquin prend délicatement un pyjama que lui tend le garçon et l'enfile, retirant ses vieux habits déchirés et teintés de rouge sombre.
Puis, en voyant que Sam est au bord des larmes et se retient difficilement de pleurer, Tristan ose le prendre dans ses bras et le ramener contre lui en passant une main apaisante dans ses cheveux lisses qu'il caresse avec douceur.

- Merci de m'avoir sauvé la vie. Merci pour ce que ton père à fait. Merci... pour tout...

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