« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Maxwell Roméo Young

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Maxwell R. Young
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Masculin Age : 24
Messages : 373
Date d'inscription : 01/08/2013

Âge du personnage : 32 ans
Métier / Études : Maître Coordinateur de profession
Pseudonyme(s) : Monsieur Image, ce surnom affectueux, prêté par mes fans, qui me désigne pendant mes performances.
Silver Spirit, ou Spirit, tout simplement, mon pseudonyme au sein de la Résistance.

Niveau : 60
Team active :

Turbo "BO"Mustéflott ♂ • Glissade • Rigide


Tarek "REK"Gallame ♂ • Impassible • Modeste


Callie "SUE"Phyllali ♀ • Feuille Garde • Maligne


Ruby "BEE"Absol ♀ • Chanceux • Brave


Kingsey "KING"Tylton ♂ • Médic Nature • Relax


Marselo "MARS"Galopa ♂ • Torche • Brave


Team spécifique :

Pandora "PAN"Togekiss ♀ • Sérénité • Douce


Izobel "IZO"Momartik ♀ • Rideau Neige • Malpolie


Gamen "GAM"Farfaduvet ♂ • Infiltration • Jovial


Ydila "YDIE"Milobellus ♀ • Écaille Spéciale • Calme


Domingo "DOM"Simiabraz ♂ • Brasier • Gentil


Zackson "ZACK"Voltali ♂ • Absorb Volt • Modeste


Aëlia "AËL"Aéromite ♀ • Lentiteintée • Brave



MessageSujet: Maxwell Roméo Young   Jeu 1 Aoû - 15:16

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MAXWELL ROMÉO YOUNG

INFORMATIONS
NOM: Young
PRÉNOMS: Maxwell Roméo
SURNOM: Max, Maxy, ou autre version raccourci de mon prénom qui au final, ne fera que m'indiquer de deux possibilités chez vous. Vous êtes soit un membre intime de mon cercle, quelqu'un qui se considère assez proche de ma personne pour se permettre une telle familiarité. Ou encore, vous souffrez de paresse intellectuelle et l'idée de prononcer mon prénom de sept lettres au complet vous rebute.
PSEUDONYME(S):Monsieur Image, ce surnom affectueux, prêté par mes fans, qui me désigne pendant mes performances.
Silver Spirit, ou Spirit, tout simplement, mon pseudonyme au sein de la Résistance. Un nom sans visage, ou presque, pour mes frères et soeurs rebelles, puisque mon implication dans l'organisation criminelle se concentre surtout au niveau financier et stratégique. Je mentirais si je disais ne jamais avoir tué un homme sous ce nom, en défendant la liberté et l'honneur de ce pays qui m'a vu naître. Je mentirais j'affirmais que ce nom ne me hante pas, au plus noir de la nuit.
ÂGE: 28 ans et des poussières
DATE DE NAISSANCE: Triste est le mois de novembre, celui pendant lequel je suis né. Le premier de novembre, pour répondre à votre question.
SEXE: Masculin
GROUPE: Compétiteur (Élite); Résistance.
RÔLE: Maître Coordinateur; Souffle de la Résistance.
MÉTIER/ÉTUDES: Je crains... Pouvons-nous parler d'autre chose que ma pauvre scolarité? Vous en saurez plus bien assez rapidement.
ORIGINE: Mise au monde entre deux poubelles dans le bidonville d'Amanil. L'île d'Enola est mon chez-moi, ma maison, ma patrie. Je n'ai jamais mis les pieds ailleurs et je ne compte pas le faire.

PHYSIQUE
COULEUR DE PEAU: Blanche.
CARACTÉRISTIQUES DES CHEVEUX: Cheveux mi-longs, droits, toujours coiffés avec le soin le plus méticuleux. Ils sont gris, tirant légèrement sur le violet. Il s'agit de ma couleur naturelle.
CARACTÉRISTIQUES DES YEUX: De petits yeux d'une couleur grise, presque violette.
DESCRIPTION DE LA SILHOUETTE: 1 mètre 85 centimètres, 75 kilos, une silhouette élancée, presque maigre.
PARTICULARITÉ: Une certaine prestance dégagée par mon accoutrement, toujours très classe. Je veille à garder une image impeccable de ma personne en tout temps.

CARACTÈRE
PERSONNALITÉ: Soigné - Méticuleux - Curieux - Secret - Mystérieux - Taciturne - Paraît sévère - Ne parle jamais, ou presque, de lui - Généreux - Sympathique - À l'écoute - Calme - Posé - Charmant - Poli - Courtois - Distingué - Original - Intéressé - Patient - Attentionné - Protecteur - Dévoué - Travaillant - Déterminé - Rêveur, sauf concentré dans une tâche précise - Incertain de sa sexualité et mal à l'aise avec cet aspect - Créatif - Intelligent - Observateur - Modeste - Passionné - Simple
Vous découvrirez à mon contact un jeune homme calme, souriant et attentionné, qui vous couvrira de sa générosité s'il vous en juge méritant. Je me considère très intéressé par les autres et par ce qui m'entoure, tellement que si un sujet me passionne, je peux me laisser aller à la conversation pendant plusieurs heures, moi qui suis d'un naturel plutôt taciturne. J'attends et j'écoute. Je ne presse aucun de mes mouvements, ce qui fait de moi un excellent Coordinateur, en plus d'une imagination débordante qui se traduit en une créativité épanouie. Si ma carapace paraît souvent impénétrable, je souffre beaucoup de mon passé, que je cache à tous, même à mes plus proches amis comme Solène, pour qui je me dévouerais tout entier. J'ai une âme sensible à la violence et à la pauvreté, l'ayant vécu moi-même de la façon la plus agressive. Ainsi j'essaie de redonner le plus possible à autrui, offrir tout ce dont j'ai manqué: amour, raison de vivre, argent. Je pourrai vous sembler froid, distant. Il est vrai que je protège activement mes secrets et même mes états d'âme. Je crains beaucoup de m'ouvrir. Beaucoup trop.

GOÛTS & DÉGOÛTS:
Goûts: Je m'intéresse à tout ou presque. Tant que l'on puisse m'instruire, je suis présent pour écouter, sans juger, toute information nouvelle. Histoire, géographie, politique, mathématiques, sciences appliquées, Pokémon, vie culturelle, anthropologie, littérature... nommez-le. Je ne tranche pas, d'aucune façon, dans une discrimination quelconque les sujets de mon intérêt. Au contraire. On me trouve toujours, un livre à la main, dévorant ses mots, assouvissant ma soif de connaissances dans ses pages. Vraiment, je lis abondamment, obsessivement. Chaque moment libre est investi dans la lecture, ou presque. Je dois avouer avoir une préférence toute spéciale pour la poésie, qui fait bondir mon coeur. Je peux réciter des vers avec une grande facilité. J'aime beaucoup les beaux habits... certains jugent mon accoutrement un peu extravagant, mais je prend grand plaisir à m'habiller selon mon propre style. De façon générale, j'ai des goûts simples et je sais me contenter de très peu. La musique provoque beaucoup de bonheur chez moi, surtout la musique classique, mais je peux autant écouter du jazz, du rap ou de la pop. Sinon... j'ai une affinité toute spéciale avec les Pokémon. J'adore les membres de mon équipe et j'en prends soin comme des membres de ma propre famille. Je m'adonne parfois à la cuisine, quand j'en trouve le temps et y démontre même un certain talent. J'ai aussi un coup de peur pour la pêche, mais j'ai rarement la chance de m'adonner à cette activité, ne sachant pas nager.

Dégoûts: Je déteste la faim, je déteste la pauvreté, je déteste l'injustice, sous toutes ses formes. La violence gratuite, le sang aussi. Je déteste le Régime. Autant pour moi. D'un côté plus personnel, je ne suis pas un grand fan de sport, au contraire. Je n'aime ni le regarder, ni m'y adonner, sauf peut-être la marche à pied. Je n'aime pas l'hypocrisie et me montre sans pitié pour ceux qui, sans regret, me mentent. Ceux qui se placent au-dessus des autres font ressortir le côté le plus sombre de moi et je préfère les éviter le plus que possible.

ASPIRATIONS & PEURS:
Désirs: Je crois avoir assouvi la plupart de mes désirs, atteint la grande majorité de mes aspirations. Je veux rester sur cette bonne voie, continuer à protéger ma soeur Clarissa, ainsi que tous les membres de la famille Weber. Un jour, j'aimerais retrouver Robin pour Solène et Maelys, même si je ne leur ai jamais dit. Je ne parle pas de ce sujet avec eux. Trop douloureux pour elles. Évidemment, en tant que Souffle de la Résistance, je souhaite mettre fin au Régime, ainsi que de rétablir le gouvernement d'Eliza Turnac le plus fidèlement possible. Je veux m'impliquer dans cet éventuel nouveau gouvernement, créer des programmes pour aider les familles pauvres qui se multiplient. J'aimerais aussi aider de jeunes Coordinateurs à réaliser leur rêve, ainsi je voyage pour préparer des âmes prometteuses pour les finales.

Craintes: Je crains tant de choses. Il devient parfois difficile, la nuit quand je me retrouve seul contre moi-même, de faire face à cette angoisse qui persiste. Impossible de m'y subsister. Elle me suit, pas à pas. Si je me dresse contre lui, le Régime m'effraie. J'ai peur de mourir entre leurs mains. J'aime vivre. J'aime ma vie. J'aime les miens. Je ne veux pas les quitter. Je sais prendre d'énormes risques pour les défendre, et cette perspective m'effraie. Je souvent combattre mon anxiété face à la mort, qui se mute parfois en crises d'angoisse qui se font, je le crains, de plus en plus fréquentes. Je crains aussi la mort d'une autre source, celle de mon propre corps. Des années dans les déchets d'Amanil, de la malnutrition et du manque d'hygiène a passablement abîmé ma santé. Je sais mon coeur fragile. J'ai de plus en plus de mal à cacher ma peur face à ce sujet, surtout à ma meilleure amie, Solène Weber. Je doute qu'elle puisse comprendre, donc je lui cache, ça comme bien d'autres choses. Je suis particulièrement pudique de ma personne et m'ouvrir aux autres me terrifie, comme si quelque chose s'était brisé en moi, il y a de nombreuses années. J'ai appris à survivre, et pour moi la survie passe par le silence...
J'ai plutôt peur de l'eau, ne sachant pas nager. Je suis prêt à apprendre, mais un peu embarrassé par tout ce que je ne connais pas. Sinon, je ne crains pas grand chose d'autre. Peut-être mis à part... l'intimité. Avec un homme ou avec une femme... je ne sais pas. Je suis incertain de ma sexualité ou du moins, je n'arrive pas à l'accepter. Je l'évite le plus que possible, terrifié à l'idée d'aimer et de me rapprocher de cette façon avec une autre personne.

ALLÉGEANCES: Je crois qu'en lisant la suite, vous n'aurez aucun mal à percer ce mystère.

HISTOIRE
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CHAPTER ONE : VIOLET
Rêves, mélancolie et solitude.

Puisque je dois m'y tremper, voici donc mon passé. Vous trouverez cette histoire longue, probablement, mais rien ne vous oblige à vous y pencher. Considérez-vous plutôt privilégié d'entrer aussi candidement dans mon univers. Gardez précieusement les informations recueillies, car je ne les partage pas au premier venu.

Ma mère s'appellait Ruby. Elle a, pour ainsi dire, vécu toute sa vie dans les dépotoirs de la grande capitale d'Amanil, l'échine courbée sous le poids du capitalisme, les mains en sang à force de travailler. J'ignore quel âge elle avait, ou à quoi elle aspirait quand elle décida d'ouvrir ses cuisses à un jeune homme qui passait pas là, mais il n'en fallu pas plus pour la condamner à jamais. Laissez-moi vous raconter quelque chose. Les habitants du bidonville d'Amanil sont des âmes perdues. Ils ne possèdent rien. Ils ne rêvent pluss. Ils sont seuls à se débattre avec leur propre survie. Ils vivent dans des maisons en carton aussi grosses qu'une baignoire, fabriquées avec tout ce qui peut leur passer sous la main. Ils vont, nus, et sales, tendre les mains du désespoir, quêtant amour, quêtant argent dans les rues d'Amanil. Dans les bidonvilles d'Amanil, les hommes tombent comme des mouches, par la maladie et la faim, par la tristesse et la désillusion. Ceux qui survivent ne sont que des épaves brisées à la dérive, menaçant chaque jour de couler dans un océan d'oubli.

Pour une jeune fille des bidonvilles, le pire cauchemar s'appelle «grossesse». Un accouchement signifie, la plupart du temps, la mort. Quand mère et enfant survivent, alors les problèmes commencent réellement. Il faut s'en occuper en travaillant, il faut l'habiller et le nourrir, au détriment de soi. Quand il est difficile de survivre seul, qu'en est-il de survivre à deux? Beaucoup abandonnent leurs bébés. Je ne compte plus le nombre de cadavres brisés que j'ai pu retrouver sur les berges de la rivière polluée. La vie là-bas n'est pas facile et il faut être prêt à faire tous les sacrifices, mais Ruby n'en fut pas capable. Par miracle, elle survécu à son accouchement qui lui offrit un beau petit garçon. Autre merveille, le bébé était en parfaite santé. Une chance inouïe pour la jeune mère qui se surpris à ressentir beaucoup d'affection pour ce petit être qui signifierait douleur et privation pour les mois à venir. Et douleur et privation ce fut.

Elle ne m'a jamais raconté comment elle nous a sorti de ce merdier que représente les cinq premières années de vie. Je sais par contre qu'elle s'est débattue comme une forcenée. Elle s'est accrochée de tout son désespoir, s'écorchant à vif. Passant au travers de toutes les épreuves, de toutes les douleurs. J'ai peu de souvenir de ma petite enfance, mis à part celle de la solitude. Je passais mes journées à errer dans les rues des bidonvilles, à jouer dans les déchets, à chasser des chiens errants. Nous n'avions pas les moyens de me payer des vêtements, ainsi je me faisais manger par le soleil. Je jouais avec d'autres gamins, aussi sales, aussi maigres que moi, le ventre distendu par la faim, les yeux hagards mais le petit coeur battant de rêve et d'espoir. Les petits peuvent encore rêver eux, mais bientôt le poids du travail les écrase. Inévitablement. La moindre lueur de vie, le moindre souffle d'espérance est écrasé par la menace constante de la mort, par la douleur de la faim qui vous tenaille. Il ne fut une époque de ma vie où je vécus une faim aussi sournoise, aussi terrible. Je passais mes nuits à hurler et ma mère se couchait près de moi, son nez enfoui dans mes cheveux gris, à chanter et chanter et chanter pour éloigner mes tourments. Mais quand les tourments menacent de te tuer, toutes les berceuses du monde ne peuvent t'apaiser. Je me demandais parfois pourquoi le monde en entier m'haïssais. Ruby me racontait souvent comment on nous avait oublié. Que nous devions nous débrouiller seul car personne ne nous aiderait, jamais. J'étais enfermé dans une mélancolie épaisse, que seul l'amour de ma mère aurait pu chasser. M'aimer aurait pris trop de temps, du temps qu'elle investissait dans notre survie.

À cinq ans, rien n'avait changé J'avais aussi faim, aussi soif, j'étais en colère. Si ma condition de vie était la même, j'avais cependant appris une chose: rien au monde ne pourrait m'aider autre que moi-même. Une réalisation qui frappe tous les jeunes gens du bidonville un jour ou l'autre. C'est pourquoi, un beau jour de décembre, je rassemblai des vêtements de ma mère et pris la direction du dépotoir, à plus de cinq kilomètres de marche de ma maison. Je connaissais plus ou moins le chemin, mais je n'avais qu'à suivre les autres gamins qui s'y rendaient, les pieds nus dans le sable, les bras ballants. Si vous pensez qu'une pile de déchets est le dernier endroit où vous souhaiteriez vous trouver, vous seriez surpris de constater qu'une foule de jeunes enfants s'y enfonçaient jusqu'aux genoux, leurs sacs sur leurs dos remplis de victuailles. Dès ma première journée, je ne me fis pas prier. Je fouillais comme un expert à la recherche de nourriture, de matériaux ou de quoi que ce soit que j'aurais pu vendre. Je me rendais ensuite au marché, malodorant mais souriant, à héler les passants pour quelque cochonnerie que j'avais pu ramasser. Mon enthousiasme et mon aspect probablement moins repoussant que les autres m'ont grandement aidé. Je revenais vers neuf heures le soir, couvert de déchets, mais heureux d'offrir à ma mère une part de ce que j'avais pu rapporter, quelques cents pour un morceau de métal à recycler, un jouet ou une broche à peine brisée pour ses longs cheveux gris comme les miens...

Cinq autres années se déroulèrent ainsi. Je n'étais pas particulièrement malheureux, mais chaque jour, le travail m'épuisait de plus en plus. Raideurs aux dos, ampoules et verrues récurrentes, problèmes de poumons... Les dépotoirs ne sont pas vraiment l'endroit rêvé pour un enfant en pleine croissance. Je garde encore à ce jour, des vestiges de vieilles blessures datant de cette époque. Malgré tout, je pouvais compter sur ma mère et elle pouvait compter sur moi. Nous passions si peu de temps ensemble que je ne l'ai jamais vraiment connue. Par contre, nous nous aimions, à notre façon, chacun de notre côté. Notre petit confort se retrouva totalement chamboulé quand Ruby se retrouva une fois de plus enceinte. Elle tenta de me le cacher longtemps, mais pour un petit garçon sans éducation, je ne manquais pas d'intelligence et de ruse. J'ignorais tout de la conception de ce petit être, mais je savais déjà ce que sa venue représenterait. J'avais tout prévu. Au lendemain de l'accouchement, je prendrais le bébé et le jetterait dans la rivière, assurant à ma mère et moi un avenir un peu plus doré. Le moment vint, finalement. J'étais aux côtés de ma mère quand le tout se produisit. Je retirai même le bébé ensanglanté de ses entrailles, avant de le poser contre sa poitrine. Nous avons lavé le poupon ensemble, l'avons enroulé dans une couverture et nous nous sommes regardés, brisés d'inquiétude. Je me sentais malade à l'idée de ce que je devais accomplir le lendemain matin, et je craignais la colère de Ruby qui jamais n'avait haussé le ton contre moi. Cette nuit-là, je ne dormis pas.

Le lendemain au lever du soleil, ma mère dormait toujours, et le bébé aussi. Je pris la petite fille dans mes bras et l'entendis hoqueter. Tout comme moi, elle n'avait aucun problème physique au contraire. C'était bien le bébé le plus rose et le plus énergique que j'avais jamais vu dans cette partie de la ville. Sans oser la regarder, je pris la direction de la rivière. Je repense encore à ce moment. À ma douleur. À ma peur. Au sacrifice. Devant les eaux sales de la rivière, je ne pensais pas au bébé, je pensais à moi. À qui j'étais. Je ne m'étais jamais posé cette question auparavant. Je considérais l'eau et le poupon et je me demandais si je pourrais vivre avec moi-même après ce meurtre. La petite me ressemblait, beaucoup. Malgré moi, je l'aimais. J'adorais sentir sa chaleur contre ma poitrine. Ses petits gazouillis qui chantaient à mes oreilles. Ma petite soeur. Je restai assis longtemps, sur les berges polluées du cours d'eau piqué de déchets. Le coeur lourd, l'esprit embrumé. La fillette pleurait pour la première de faim, mais ce ne serait pas la dernière fois. Au bout de quelques heures, j'avais tant réfléchi que je me sentais las, sans vie. J'étais revenu de cette introspection en homme nouveau, cependant. Tant de promesses faites à moi-même ce jour-là m'accompagnent toujours aujourd'hui. Me battre jusqu'à ma mort. Protéger la petite. Être honnête avec moi-même. Ainsi je rentrai chez moi, Clarissa dans les bras. Ainsi nous fûmes trois.

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CHAPTER TWO: BLEU
Fraîcheur, loyauté et rêve

L'arrivée de Clarissa changea tout. Il bouleversa mon monde. Si ce n'était que de ce petit bébé plein d'espoir, peut-être serais-je encore dans les bidonvilles à errer telle une âme perdue, crevé sous le poids de la faim et de la fatigue. Une détermination nouvelle m'avait gagné avec ce fardeau supplémentaire. J'avais envie de couvrir le poupon d'or, de la gater, d'en faire une princesse. Mais comment alors que je peinais à survivre pour moi-même? Deux choix se présentèrent à moi: la tricherie ou la chance. Comme je ne possédais pas particulièrement ce dernier, j'optai pour la tricherie. Ce pour quoi je démontrais un talent certain en très peu de temps. Je ne suis pas très fier de cette époque de mon existence, mais je n'avais, pour ainsi dire, pas trop le choix. Si le dépotoir était loin, le centre-ville d'Amanil l'était d'autant plus, mais la marche en valait certainement la peine. Dans les quartiers du centre, des manoirs à gosses de riches s'entassent, pleines de luxure et de rêve. Petit et agile, je me glissais sans problème au-dessus des hautes clôtures dorées et m'infiltrais par une fenêtre. Au fil des tentatives, je devins très doué pour éviter les chiens, bousiller les systèmes d'alarme et me dissimuler aux caméras. Rapide et intelligent, je pouvais aussi m'enfuir aisément quand un garde de maison me surprenait. Je rapportais tout ce que je pouvais trouver, tout ce dont nous avions besoin. Vêtements, savons, nourriture. Je cherchais aussi les bijoux, que je revendais à des gars louches qui passaient souvent dans le coin. Nous fûmes bientôt en mesure d'aménager dans un appartement miteux de la basse-ville. Un appartement miteux est toujours mieux qu'une boîte de carton. Chaque jour, je risquais ma vie, mais je ne prenais jamais trop, seulement ce dont nous avions besoin pour survivre. Nous pouvions enfant prendre soin de notre santé, de notre hygiène. Je pus m'acheter ma première brosse à dent! Du haut de mes onze ans, il ne me restait plus beaucoup de dents en santé, même que quelques unes avaient tombé.

C'est sur ce garçon frêle et édenté que tomba Pasqual Alvarez un beau mercredi après midi. Ce jeune garçon de douze ans eu la surprise de sa vie en me voyant fouiller dans le tiroir de petites culottes de sa mère. Je m'étais introduit dans sa maison avec une facilité déconcertante, et avais aussitôt pris la direction de la chambre des maîtres. Le tiroir à sous-vêtements, une vraie mine d'or de bijoux! J'avais le nez enfoncé dans la dentelle quand il entra, un verre de jus d'orange à la main. En sentant sa présence, je me suis figé. Il bloquait la seule porte, mais je pourrais toujours sauter par la fenêtre. Le choc serait dur, je m'y casserais peut-être une côte ou deux, mais au moins, je n'irais pas en prison. Je pourrais continuer à m'occuper de Ruby et Clarissa... Je me retournai donc vers lui, et nos regards se sont croisés. Je n'avais jamais vu de yeux pareils. D'un vert mordoré, deux océans de bonté. Son teint halé et ses cheveux noirs contrastaient avec ma pâleur et ma chevelure grise. Comme tant d'autres choses. Ce jeune garçon respirait la confiance. Il n'avait jamais manqué de rien, c'était évident. Il me considérait avec surprise, et une pointe de pitié aussi. Je devais faire pitié à voir. Nous vivions des moments difficiles à cette époque car Clarissa était malade. Je n'avais rien avalé depuis deux jours entiers. Longtemps, nous restâmes suspendus ainsi, en attente. Puis il brisa le silence de sa voix posée:

«Tu n'as pas besoin de voler, tu sais?»

Il vint vers moi sans menace et referma le tiroir intime de sa mère. Il prit ma main et en examina la peau. Sale, rugueuse, craquelée. Il m'observa longuement, une expression peinée sur le visage, avant de déposer son verre de jus d'orange dans ma main qu'il avait scruté avec tant d'attention. Il me fit signe de boire avec un sourire doux. Je ne me fis pas prier. Le précieux liquide envahit ma bouche comme une explosion de saveur. Je n'avais jamais eu l'argent de me payer un jus de fruit exotique... alors vous pouvez imaginer ma réaction. Le verre vide, je le regardai alors qu'il riait gentiment. Il m'invita à le suivre et je m'exécutai, l'esprit embrumé par le rêve, les joues rosies par le plaisir et le sucre du jus. Nous fîmes éruption dans la cuisine. Je m'assis tandis qu'il me préparait un festin. Jambon, rôties, oeufs brouillés et fruits frais qu'il plaça devant moi. Je mangeai jusqu'à ce que mon ventre menace d'exploser. Il m'observait en silence, ce sourire bienveillant sur le visage. Quand enfin je m'arrêtai, il se présenta enfin:

«Je suis Pasqual, mais tu peux m'appeler Paco.»

J'hochai la tête, me sentant lourd et fatigué d'avoir tant mangé.

«Je suis Max... Maxwell.»

Nous venions de sceller la plus belle des amitiés. À partir de ce jour, je n'eus jamais faim. Ni moi, ni ma famille. Je me rendais chez Paco tous les jours et il m'offrait à manger. Il me donnait ses vieux vêtements, ses jouets dont il ne se servait plus. J'étais enfin vêtu convenablement. Je brisais sa solitude et il assurait ma survie. Nous formions un duo inséparable. Pasqual a changé notre vie. Il trouva, grâce aux contacts de son père, un travail à ma mère dans une usine non loin de chez nous. Je décrochai quelques boulots, moi aussi, grâce à lui. Le jeune garçon m'aimait beaucoup et plus le temps passait, plus j'apprenais à l'apprécier. Nous passions des heures dans sa chambre à jouer à des jeux vidéos, ou dehors à s'amuser aux cowboys et aux indiens. Sa plus grande passion résidait dans les bandes dessinées, mais quand je lui avouai ne pas savoir lire, ni écrire, il en resta complètement bouche bée. Il entreprit alors de m'apprendre. Ses quelques leçons de lecture et d'écriture se mutèrent en cours de géographie, d'histoire, de politique, de mathématiques, d'anglais et de français. Il m'apprenait tout ce qu'il pouvait absorber à l'école, et quand je fus assez confortable pour lire moi-même, il m'offrit tous ses vieux livres scolaires que je dévorai les uns après les autres. J'avais toujours su que je possédais une certaine intelligence, et une curiosité intéressée. Mais jamais autant que lors de mes longues heures de lecture, à emplir mon cerveau de toutes ces connaissances que la vie m'avait refusées. Paco et moi fûmes ensemble, solides, jusqu'à mon départ d'Amanil.

Je n'avais pas beaucoup plus de treize ans quand je tombai sur Enric et sa bande, ces malfrats à qui je vendais ce que volais dans les maisons des riches avant ma rencontre avec Paco. Je passais par les bidonvilles par hasard quand leur jeep noire passa à ma hauteur, transportant une cargaison importante d'Oeufs de Pokémon. J'ignorais ce qu'ils avaient prévu de faire avec tous ces petits êtres, mais je préférais ne pas savoir. J'avais encore un esprit de survivant, une mentalité qui me criait de me mêler de mes affaires. Un trou dans la route ébranla le véhicule et quelque chose tomba de le jeep qui s'éloigna à toute allure. Je marchai jusqu'à l'objet... un Oeuf blanc avec des taches rouges et bleues! Je le pris dans mes bras, sous le regard attentif d'un gamin du coin. Sans même réfléchir, je pris la direction opposée en courant. Cet Oeuf était maintenant mien. J'avais toujours eu un certain intérêt pour les Pokémon. Je les aimais bien et ils se sentaient en sécurité avec moi, notamment le petit Ouisticram de Paco, nommé Domingo. Quand naquit Pandora, je sus que ma destinée se trouvait près d'eux. Une petite Togepi adorable, si douce si gentille... c'était bien plus que ce dont j'aurais pu rêver. Mon bonheur ne dura pas bien longtemps, cependant. On frappa bientôt à ma porte... Enric et deux grosses brutes m'attendaient. Ce gosse qui m'avait vu ramasser l'Oeuf leur avait tout raconté et il ne leur avait pas pris beaucoup de temps avant de retrouver le gamin aux les cheveux gris. Je fus plaqué contre le mur, violemment secoué et brutalisé, sous les yeux effrayés de Pandora qui, ne connaissant aucune attaque, ne pouvait rien faire.

J'ai supplié, crié. La Togepi était inconsolable alors qu'ils l'emportaient. Tant qu'Enric s'arrêta pour me proposer un marché. Si j'amassais une somme de 5000 Opals, il me laisserait le Pokémon. Trois jours. J'avais trois jours pour trouver plus d'argent que je ne faisais en un an! Ils partirent comme ils étaient venus, me laissant au bord du désespoir. Je ne pouvais pas laisser Pandora aux mains de ces brutes stupides, mais je ne pouvais pas non plus endetter ma famille. Je ne pouvais pas demander de l'argent à Pasqual, son père ne l'aurait jamais laissé faire. Et comment ferais-je pour le rembourser? Ce soir-là, j'ai erré dans les rues d'Amanil, à chercher une solution. Je savais bien que la seule façon d'amasser une telle somme serait de vendre mon corps. Les petits garçons et petites filles pauvres d'Amanil doivent souvent le faire pour survivre. L'idée me dégoûtait totalement. Je pleurais à chaudes larmes, perdu. Pour une fois que je possédais quelque chose à laquelle je tenais, on me la retirait. J'étais amer. Ce jour-là, je reçus un signe du ciel. Mes yeux embués ont failli ne pas la voir, cette affiche pleine de promesse. Le grand Concours d'Amanil, Concours hors Compétition. La cagnotte? 5000 Opals. Mon coeur n'a fait qu'un bond. Je n'avais qu'à remporter ce Concours et Pandora était assurée de rester avec moi!

Encore une fois, Paco mon ange gardien vint à ma rescousse. Son Ouisticram et lui nous offrirent une leçon de dressage dont je me souviendrai toujours. Je découvrais avec une joie naissante les plaisirs d'être dresseur. J'appris de quoi en retournait ces fameux Concours et fut complètement charmé par l'idée de mettre de l'avant la beauté et la puissance naturelle des Pokémon plutôt que la force brute des combats. Je me retrouvai plein d'idées, comme si je touchais à la source même de mon imagination, de ma créativité. Il ne fallu que deux jours pour compléter notre performance avec les quelques techniques que nous avions réussi à apprendre, Pandora et moi. Le grand soir, j'étais nerveux. Paco était présent et je voulais l'impressionner. Il m'avait prêté un de ses plus beaux complets pour l'occasion, et je me sentais comme une super star dans ses vêtements. Je souriais tant que je ne pouvais m'arrêter. Une fois sous les feux de la rampe, nous nous sommes avancés, confiants. Elle a enchaîné Charme avant de couvrir la foule de Doux Baiser. Les coeurs flottant autour d'elle ont su gagner l'approbation des juges et nous avons passé à la prochaine ronde sur la peau des fesses. Évidemment, tous les autres concurrents étaient plus expérimentés que nous. Je le sus dès que la petite Togepi s'est mesurée en combat Concours à son premier adversaire, un Chacripan. Ce dernier menait totalement le combat. Je voyais mes rêves s'effacer les uns après les autres. Tout se terminait pour moi. Je me suis effondré, à genoux, le visage ruisselant de larmes, quand Pandora fut envoyée une énième fois au tapis. Ce soir, Enric viendrait chercher la petite et nous serions séparés à jamais. Un cri dans la foule a retentit. Paco. Il m'hurlait de me relever, de sa voix en pleine mue d'adolescent. Son appel m'a redonné espoir. Je me suis remis sur pied avant d'interpeller la Togepi.

«Aller, Pandora, debout! Je sais que tu peux le faire! Nous ne pouvons pas perdre maintenant, nous ne pouvons pas perdre aujourd'hui.»

Et elle s'est relevée. Une lueur blanche l'a entourée et son corps s'est mis à grossir. De petites ailes de fée lui ont poussé, tout comme un long cou élégant. Sous les yeux émerveillés de la foule, elle venait d'évoluer! De prouver à tous qu'elle pouvait choisir sa propre destinée, et que celle-ci se passerait avec moi. Dans un Feuillemagik magnifique, elle a expédié son adversaire au tapis, K.O.! Les deux prochaines rondes s'avérèrent d'une facilité déconcertante. Nous avions gagné. Nous avions gagné notre liberté. Je remis l'argent à Enric qui me laissa tranquille à partir de jour. Je pouvais maintenant compter sur la présence d'un Pokémon. Plus que cela, je venais de découvrir ma passion, cette passion qui brûle toujours avec intensité dans mes veines, cette raison de vivre, ce souffle qui me pousse vers l'avant, encore et toujours, cette passion qui jamais ne m'abandonnera, qui jamais ne se taira car écho de ma propre personne, extension de moi-même... La Coordination.

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CHAPTER THREE : ROUGE
Sang, amour et passion.

Le reste de mon adolescence se déroula sans anicroche. Mes journées étaient bien remplies, mais pas désagréables. Je m'occupais de mener et chercher Clarissa à l'école, je travaillais, j'étudiais en compagnie de Pasqual et je m'entraînais jusqu'à tomber de fatigue. Ruby et moi parvenions très bien à payer les comptes et à vivre assez confortablement, même si nous ne nous permettions aucune folie. Paco tentait de me trouver une copine, mais l'idée même de me retrouver en position intime avec une fille me mettait profondément mal à l'aise. Lui ne manquait pas de prétendantes. Vraiment, ces histoires d'amour me dépassaient, je m'en tenais loin. J'avais mon propre amour pour moi, celui de la Coordination. Chaque jour, Pandora et moi devenions plus forts, plus intelligents, plus vifs. Chaque jour, j'en apprenais plus sur ce monde, je lisais jusqu'à tomber de fatigue. Je vieillissais, en paix totale avec moi-même. Je caressais le rêve de partir un jour d'Amanil, de m'engager dans la Compétition et de devenir un Coordinateur à part entière. J'avais soif d'ambition.

J'avais quinze ans quand une drôle de créature croisa mon chemin. Une Stalgamin bien connue dans le marché d'Amanil, un Pokémon abandonné par son dresseur qui errait sur la place, causant beaucoup beaucoup de casses-têtes aux pauvres marchands qu'elle terrorisait. Sa tête avait été mise à prix, la pauvre. Je ne me souciais pas vraiment d'elle jusqu'à ce que le destin nous frappe tous les deux et que la vie nous réunisse au moment où elle avait le plus besoin d'un ami. Je revenais d'une longue journée de dur labeur à l'usine, passant comme à mon habitude à travers le marché. À cette heure, il aurait dû être vide, mais un attroupement inhabituel attira mon attention. Je me faufilai au travers des vendeurs qui criaient de colère et de joie mêlés. Au milieu du troupeau se tenait trois hommes et deux femmes qui tenaient un trésor inespéré: cette Stalgamin qui volait et détruisait leurs biens. Ils l'avaient enfermée dans une cage de fer et donnaient des coups de pieds sur ses barreaux à tour de rôle, encouragés par les autres. À l'intérieur, la petite était terrorisée. Son regard croisa le mien et je pus sentir son désarroi. Elle non plus n'avait rien au monde. Elle aussi avait été abandonnée de tous. Touché par cet appel silencieux, je me suis dressé entre eux et elle. Évidemment, je me suis pris un pied directement dans l'estomac, un coup qui m'a coupé le souffle. Tous se sont arrêté pour me jauger du regard.

«Jamais plus elle ne volera vos boutiques, jamais plus elle ne vous causera préjudice.» je promis après avoir récupéré le contrôle de ma respiration.

Sans un mot, j'emportai la cage et me frayai un chemin parmi la foule abasourdie avant de disparaître dans la nuit. À ce jour, je tiens encore cette promesse. Izobel la Stalgamin se joignit donc à nous. Il s'agissait d'une nouvelle bouche à nourrir, mais j'étais prêt à faire ce sacrifice. Malgré son caractère, le Pokémon de type glace m'accepta complètement et est reconnaissante encore aujourd'hui pour mon geste. Maintenant armé de deux Pokémon, l'idée de partir me titillait de plus en plus. Tellement que je m'enfermais de plus en plus dans une frustration sourde. J'en voulais à la vie de devoir travailler si dur et pour si peu. Je me mettais en colère, sans raison. Je faisais des scènes, à ma mère surtout. Je voulais étudier, je voulais voyager, je voulais tant de choses... Mais surtout, j'étais jaloux. Jaloux car cette amitié que j'entretenais avec Pasqual avait changé. Je l'imaginais, la nuit, près de moi, son souffle contre ma peau, ses lèvres contre les miennes...

J'ai mis beaucoup de temps à réaliser que j'étais amoureux de lui, de mon sauveur, de mon meilleur ami, celui avec qui la vie était si facile. Je le voyais, entouré de toutes ces filles qui cherchaient à se l'approprier et j'étais jaloux car je le voulais pour moi, pour moi seul. Nous vivions dans deux mondes. Lui, gosse de riche, fils d'un grand homme d'affaire d'origine mexicaine qui avait fait fortune dans la culture du riz, ici à Enola. Moi, le garçon des rues qui avait eu bien de la chance de le rencontrer. Paco. C'est lui-même qui réalisa ma peine. Lui-même qui me mena vers le chemin de ma victoire. Un bon soir de septembre, j'avais presque dix-sept ans à l'époque. Ma mère venait d'obtenir un meilleur poste à l'usine grâce à son bon travail, mais malgré tout, je n'arrivais pas à me sentir heureux. J'étais venimeux avec lui et il ne comprenait pas. Il m'interrogea. J'avais envie de lui hurler la vérité. Qu'il me blessait chaque fois qu'il me racontait quels stratégies il avait employé pour obtenir telle ou telle fille. Ce soir-là, je n'ai pu refouler tout ce que j'avais enfoui en moi. De la façon la plus pathétique, la plus passionnée et maladroite qui soit, je lui déclarai mon amour avant de lui sauter au cou pour l'embrasser.

Évidemment, les choses ne se sont pas passées comme je l'aurais voulu. Paco m'a violemment repoussé, a tempêté, m'a traité de tous les noms avant de s'essuyer la bouche comme si je portais la peste. Je me suis effondré sur le tapis, brisé, m'étouffant dans mes propres sanglots. Il n'y a, de ce monde, pire douleur que celle du rejet. Ce mal si intense d'un coeur brisé. Dans mon cas, cette sensation s'était mêlée d'une honte et d'une peur terrifiante de perdre mon ami à jamais. Que ferais-je sans lui? Je voulais mourir, en position fœtale sur sa moquette. Mourir serait plus facile que d'endurer ma douleur. Pasqual resta longuement silencieux, à regarder l'épave que j'étais devenu, tout aussi perdu que moi. Il finit par calmer ses émotions et à se pencher vers moi.

«Max... Max s'il te plaît... Arrête de pleurer...»

Mais je ne pouvais pas. Comprenait-il simplement la passion qui m'habitait? La puissance de mon amour? Avec une infinie patience, il me força à me relever. Il m'assit de nouveau dans mon fauteuil préféré, celui tout près de la cheminée.

«Je... je suis désolé Max... je ne pensais rien de ce que j'ai dit...»

Il était confus. Je n'en ai rien vu. Je n'étais que douleur et désespoir, un coeur adolescent en peine. Sans un mot, je me remis sur pied et séchai mes larmes. N'avais-je pas promis de ne jamais me laisser tomber? Chaque pas me demandait un effort surhumain, tellement mon coeur en lambeaux pesait lourd dans ma poitrine. Je passai devant lui, les yeux rougis, mais secs. Pas un regard. Ma douleur s'était mutée en colère, une colère dévorante envers lui, mais surtout envers moi. Alors que je passais le grand arche du salon, il m'interpella avec frustration.

«Où vas-tu comme ça?»

«Je pars.» je me contentai de répondre.

Et je partis. Il tenta de me rejoindre par téléphone; je ne répondis pas. Il frappa à ma porte jusqu'à ce que ses mains refusent de coopérer; je n'ouvris pas. Je n'ai pas compris son désarroi, je n'ai pas su interpréter son acharnement. Peut-être... peut-être que nous n'en serions pas là aujourd'hui. Le passé est le passé. Je suis parti, comme je l'avais promis, quelques jours plus tard, laissant toutes mes économies ou presque à ma famille, à ma petite soeur qui grandissait, toujours aussi pleine de vie et de joie. Je pris le chemin de la Compétition et m'inscrivis au centre à Amanil, recevant par le fait même l'Oeuf de Gamen, un petit Doudouvet énergique. J'avais le coeur meurtri mais j'avais la Coordination pour me consoler. Sans elle, je me serais perdu à jamais. Elle peut guérir toute mes plaies, celle-ci, mais elle ne réussit jamais à me séparer de ma douleur d'être séparé de mon meilleur ami, de mon âme soeur, de celui qui m'avait tout appris, même l'amour. Les premiers mois furent difficiles. Je perdais, beaucoup. J'avais du mal à me concentrer sur mon rêve, maintenant que mon étoile m'avait désertée.

Mes périples durèrent quatre longues années. Quatre ans de Compétition. Un pur bonheur. Malgré le poids de mes souffrances, je me plongeai complètement dans ma passion. Je capturai de nombreux Pokémon, mais je ne gardais, au final, que mon trio infernal, Pandora, Izobel et Gamen, qui faisaient fureur dans les Concours. Je n'arrivais pas à me lier de façon satisfaisante avec les autres Pokémon que je capturais, ou alors ils ne présentaient pas un assez grand potentiel pour mon art. Ainsi je les relâchais ou alors les offrais en cadeau à de jeunes pauvres prometteurs. Partout où j'allais, je n'oubliais pas un seul moment d'où je venais. Je me montrais généreux et plein de compassion. La route était difficile, pourtant, pour moi, au début surtout. Je ne roulais pas sur l'or, au contraire. Je gagnais ma vie grâce aux combats et aux Concours. Mais j'étais heureux. Chaque année, je passais par Amanil, et j'emmenais ma soeur et ma mère assister à mon Concours de Compétition. Chaque fois, Paco se présentait, lui aussi...

Pasqual connaissait de son côté beaucoup de changements. Son père, maintenant trop vieux et malade, avait décidé de rentrer au Mexique avec sa femme, laissant son empire à son fils. Ce dernier ne souhaitait pas s'occuper des affaires de son père, aussi laissa-t-il quelqu'un gérer la compagnie, et il s'enrôla dans l'armée. Je sus tout cela de ma mère, à qui il rendait visite régulièrement. Je n'osai jamais le revoir avant un très très long moment. Trop douloureux. Il respecta mon silence, bien que je sais aujourd'hui qu'il en souffrait énormément. Je repartais d'Amanil chaque fois un peu plus léger, bien que je mentirais si j'affirmais que Clarissa et ma mère ne me manquaient pas terriblement. Sur la route je fis aussi la connaissance d'un Barpau, que je pêchai un après-midi ensoleillé. La femelle me parut d'abord bien banale, mais son grand calme m'apportait beaucoup de bien, ainsi elle resta près de moi longtemps avant d'évoluer et de devenir une championne incontestée de mon équipe. Ydila la belle. Elle était devenue si populaire qu'on me demandait sans cesse de l'utiliser en Concours. Je commençais sérieusement à me construire une base de fans motivés qui croyaient en moi. Ce fut grâce à eux que je découvris ma réelle ambition: devenir Maître Coordination d'Enola. N'était-ce pas une position prestigieuse? Ne pourrais-je pas faire changer les choses sur l'île, ainsi?

L'été de mes vingt et un ans, j'étais le favori de la Compétition. Avec mon équipe bien huilée et talentueuse, je me perçais un chemin au travers des participants et atteint aisément le Maître de Coordination. Il s'appelait Horace Rosebud. Un homme dégoûtant. Il occupait ce poste depuis plus de dix ans. Il ne fournissait plus aucun effort dans ses combats de Concours, malgré son incroyable talent. Il ne s'occupait pas de la population, brutalisait les fans trop insistants, se couvrait régulièrement de ridicule en buvant comme un porc. Il me faisait honte. Après avoir remporté mon match contre lui de très près, je me frayai un chemin en finale et remportai la Compétition. Alors qu'on me remettait le trophée, cependant, je demandai un match retour, contre toute attente. Un match retour contre le Maître Coordination. Je savais qu'il n'utilisait pas toutes ses capacités dans ses matchs et cette idée me levait le coeur. Devant la foule qui me fêtait, je m'assombris et exposai la vérité sur ce pauvre imbécile qui ne méritait pas sa place. Comme les partisans se rangeaient de mon côté, Horace accepta ma proposition et, sûr de lui, me proposa un marché. Un combat de Concours à six contre six d'une durée de trente minutes. Il savait très bien que je ne possédais avec moi que quatre Pokémon réellement aptes à lui tenir tête. Pour pimenter le jeu, il proposa ceci: si je gagnais, je prendrais sa place comme Maître Coordinateur. Si je perdais, je devrais lui donner tous mes Pokémon et renoncer à jamais à devenir Coordinateur. J'acceptai son marché.

Il était fantastique. Il me montrait qu'il avait réellement un talent d'exception, mais il était trop sûr de lui. Ce fut difficile, et je crus perdre au moins une dizaine de fois. Au final, ce fut Pandora qui, une fois de plus, me tira d'affaire. Elle était la dernière de mes Pokémon contre son Dracolosse. Ce fut le pointage qui me sauva. Mon avance était limitée, mais réelle. J'avais gagné. Où je m'attendais à trouver monsieur Rosebud excédé de colère, je le vis plutôt souriant. En frottant son gros ventre distendu, il vint me féliciter, et il m'avoua que j'étais plus digne que lui pour son poste. Nous eûmes une sérieuse discussion, qui se poursuivit après que la foule m'aille fait ma fête. Tard ce soir là, nous étions au bar et il m'avoua avoir perdu la flamme depuis longtemps avant notre combat. Alors que j'avais eu une si piètre opinion de lui, il devint mon guide. Je n'avais que vingt et un ans et j'ignorais vraiment ce que je devais faire. Il assura mon installation à Nuva Eja, me porta conseil longtemps après ma nomination. Encore aujourd'hui, après sa mort, je repense à lui avec un sourire. Je me demande encore s'il ne m'a pas laissé gagné.

La paie de Maître Coordinateur était bien plus que ce que je gagnais jusque là. Je pus prendre soin de ma famille à Amanil, même si mon désir le plus cher était de les voir déménager à Nuva Eja, une ville que j'affectionnais particulièrement. Malheureusement, ma mère tomba malade et mourut quelques temps après, laissant ma soeur seulement âgée de onze ans, orpheline. Je la pris sous mon aile et la fit venir chez moi où elle vécu jusqu'à la fin de son primaire. Elle fut ensuite envoyée en pensionnat à Zazambes. Elle vécu plutôt mal la mort de Ruby, alors que je la supportai assez bien. J'aimais profondément cette femme, mais d'une façon distante. Je ne peux pas dire que je la connaissais beaucoup bien que je cherchais à la protéger constamment. Clarissa, elle, avait vécu avec elle et avait eu tout le temps de la découvrir. Elle était jeune aussi. Le coup fut dur, mais elle était forte. Elle se releva et se jeta corps et âme dans les études, où elle excellait.

Ainsi alla la vie jusqu'à mes vingt-trois ans. Cinq années, déjà. J'étais à Amanil, ce jour-là. Je pensais à lui. Je rassemblais mon courage pour aller lui parler. Je pensais avec émotion qu'il devait être bien beau dans son uniforme de soldat. Pasqual. Il me manquait tant. Il avait été assigné à la Grande Maison, avec comme mission de protéger la présidente Eliza Turnac. Comme j'étais fier. Je me dirigeais vers là quand les bombes se sont mises à pleuvoir. J'ai été projeté contre un mur, mais ma tête n'a pas touché la brique. Quand le nuage de poussière s'est dissipé, j'ai découvert la ville qui m'avait vu naître saigner. Des corps étaient allongés parmi les débris. Je voyais une autre survivante, une fille aux cheveux de feu, tenir le corps sans vie de sa soeur. Je ne lui accordai qu'un bref regard. Je n'avais qu'une idée: retrouver Paco. Je ne me trouvais qu'à une ou deux rues de la Grande Maison et le spectacle qu'elle m'offrit me cloua d'effroi. Devant les grandes portes, les gardes se faisaient assassiner par une horde de soldats en blanc. Je reconnus, parmi eux, Pasqual. Je n'hésitai pas une seule seconde. Je me précipitai vers lui, mais je fus trop tard. Le soldat masqué avait enfoncé son épée jusqu'à la garde dans l'estomac du jeune homme qui s'est effondré devant mes yeux. Je me jetai sur son corps dans un cri d'animal afin d'y retirer la lame. L'assassin, désarmé, incrédule, me considéra alors que je tenais le corps de mon ami contre le mien. Il respirait encore, difficilement. Il me regardait. Il souriait.

«Tu es venu...» souffla-t-il.

«Je suis là.»

Les larmes inondaient mon visage. Pourquoi lui? Pourquoi moi? Pourquoi sottise et violence? Il tendit une main ensanglantée vers mon visage.

«Max... je n'ai jamais pu... jamais pu te dire...»

Il mourut avant d'avoir terminé sa phrase. Je sentis son corps s'alourdir et se raidir. Sa main retomber contre son torse rouge, rouge, rouge. Il était mort. Je le déposai sur le sol là où il était tombé. Je n'étais plus que cendre. Dans ma paume, l'épée du soldat était apparue. Ce soldat qui n'avait pas été assez rapide pour la récupérer. Mon bras jaillit. Un éclair de folie et de mort. Le soldat retomba, la gorge tranchée. Relâchant l'arme, je courus en direction opposée. Je courus longtemps, des heures, des jours, des semaines, peut-être. Le Silver Spirit, Esprit Argenté, venait de frapper pour la première fois. Tout comme le Régime.

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CHAPTER FOUR : GREY
Poussière, calme et tristesse.

Je me suis tant perdu que je ne pourrais vraiment vous raconter ce qui s'est passé. J'ai disparu pendant quelques mois. Je les ai trouvé eux, la Résistance, des amis qui ne me quitteront jamais. Je l'ai trouvé elle, mon souffle de vie, ma petite flamme, ma meilleure amie, ma soeur de coeur et d'armes, Solène Weber. Mais je ne me suis pas trouvé, moi. J'étais poussière ambulante, se déplaçant au gré du vent. Mon vent était cette Résistance. Quand ils disaient «mange», je mangeais. Quand ils disaient «dort», je dormais. Quand ils disaient «tue», je tuais. J'avais perdu toute volonté, je n'étais plus fidèle à moi-même. J'avais rompu ma promesse faite au bord de la rivière dans les bidonvilles d'Amanil. Je mis du temps à réaliser que je n'étais pas fait pour cette vie. Pour revenir à la surface. Je finis par rentrer chez moi, rompu par la fatigue et la douleur. Sans Clarissa, sans Solène, je n'y serais jamais parvenu, mais j'ai remonté la pente. De plus, j'avais désormais un nouvel allié qui m'attendait quand je passai la porte de ma maison. Le testament de Pasqual était posé sur ma table. Il me léguait, à quelques exceptions près, tous ses biens, ainsi que sa compagnie et son immense fortune... tout comme Domingo, son fidèle Ouisticram.

Grise est mon existence depuis son départ de ce monde. Je sais maintenant me raccrocher à cette existence du mieux que je le peux. J'ai trouvé réconfort dans ma passion, comme toujours. Je continue de faire part aux activités de la Résistance, en tant que pourvoyeur cette fois. Tous les profits ou presque de la compagnie de Pasqual vont directement à l'organisation. Je donne aussi généreusement dans plusieurs projets afin d'aider les plus démunis, mais le manque de participation du Régime me contraint parfois à devoir me rendre moi-même dans les bidonvilles pour distribuer à manger et à boire à ces jeunes qui comme moi, n'ont pas eu de chance. Ces cinq années de terreur m'ont vu plongé dans mon cocon, dans toutes mes peines et tous mes regrets. La famille Weber et ma soeur sont ma seule source de chaleur dans ce monde, tout comme la Coordination, cette vieille amie qui jamais ne me laissera de côté. Je commence tout juste à me sortir de ma glace pour me battre réellement pour moi-même. J'ai accepté il y a peu que je ne changerai jamais le passé.

Malgré tout, je me demande toujours ce que Pasqual n'a jamais pu me dire...

HORS-JEU
PSEUDO: Golden
ÂGE: Toujours 20 ans
DISPONIBILITÉ: La même
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM?: Sérieux?
QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ET DU CONTEXTE? Impeccable.
PERSONNAGE SUR L'AVATAR: Tsuwabuki Daigo [Pokémon]
CODE: Code validé
AUTRE: J'avais promis ne plus jamais faire un coup pareil, mais cette fiche est plus longue, je pense, que celle d'une certaine miss Anderson.


Dernière édition par Maxwell R. Young le Ven 2 Aoû - 4:05, édité 12 fois
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Maxwell R. Young
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Date d'inscription : 01/08/2013

Âge du personnage : 32 ans
Métier / Études : Maître Coordinateur de profession
Pseudonyme(s) : Monsieur Image, ce surnom affectueux, prêté par mes fans, qui me désigne pendant mes performances.
Silver Spirit, ou Spirit, tout simplement, mon pseudonyme au sein de la Résistance.

Niveau : 60
Team active :

Turbo "BO"Mustéflott ♂ • Glissade • Rigide


Tarek "REK"Gallame ♂ • Impassible • Modeste


Callie "SUE"Phyllali ♀ • Feuille Garde • Maligne


Ruby "BEE"Absol ♀ • Chanceux • Brave


Kingsey "KING"Tylton ♂ • Médic Nature • Relax


Marselo "MARS"Galopa ♂ • Torche • Brave


Team spécifique :

Pandora "PAN"Togekiss ♀ • Sérénité • Douce


Izobel "IZO"Momartik ♀ • Rideau Neige • Malpolie


Gamen "GAM"Farfaduvet ♂ • Infiltration • Jovial


Ydila "YDIE"Milobellus ♀ • Écaille Spéciale • Calme


Domingo "DOM"Simiabraz ♂ • Brasier • Gentil


Zackson "ZACK"Voltali ♂ • Absorb Volt • Modeste


Aëlia "AËL"Aéromite ♀ • Lentiteintée • Brave



MessageSujet: Re: Maxwell Roméo Young   Jeu 1 Aoû - 15:17

FICHE DRESSEUR

INFORMATIONS GÉNÉRALES
RAPPEL GROUPE: Élite - Résistance
RAPPEL RÔLE: Maître Coordinateur - Souffle de la Résistance
VILLE DE RÉSIDENCE/D'ARÈNE: Nuva Eja

TEAM CLASSIQUE
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] - Mustébouée ♂ - Turbo "BO" - Glissade - Rigide
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: J'ai capturé Bo il y a déjà un an, alors qu'il me proposait un défi. Son petit côté très sûr de lui m'a aussitôt charmé et il a rejoint mon équipe. Depuis, il m'accompagne partout où je vais, et s'il n'est pas encore assez expérimenté pour faire partie de l'élite, il possède un grand talent, déjà.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Feuforêve ♀ - Mystie "MYST" - Levitation - Timide
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: J'ai trouvé Mystie dans les décombres d'une maison en feu, suite à une attaque du Régime. Terrorisée, la petite spectre ne s'est d'abord pas laissé approcher, même que la présence humaine l'effraie de façon presque phobique. Elle prend chaque jour un peu plus confiance en elle et fera une grande championne des Concours, un jour, j'en suis convaincu.

TEAM ÉLITE
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] - Togekiss ♀ - Pandora "PAN" - Sérénité - Douce
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: J'ai trouvé l'Oeuf de Pandora dans le bidonville où je suis né, alors qu'il est tombé du jeep d'un gang de rue important d'Amanil. Une magnifique Togepi en est sorti, me couvrant de joie. Lorsque les malfrats ont récupéré leur bien, j'ai réussi à obtenir du chef un marché selon lequel, pour la modique somme de 5000 Opals, je pourrais racheter le Pokémon et ils me laisseraient tranquille. Somme que je devais amasser dans les trois prochains jours. Nous avons réussi cet exploit en remportant un Concours hors-Compétition. Depuis, elle est ma plus fidèle alliée et la maman du groupe.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Momartik ♀ - Izobel "IZO" - Rideau Neige - Malpolie
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?:  J'ai sauvé Izobel alors qu'elle n'était qu'un Stalgamin qui semait la terreur dans le marché d'Amanil. Quand les marchands l'ont capturée et brutalisée, je me suis dressé devant eux pour la protéger. Depuis, elle me suit partout où je vais.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Farfaduvet ♂ - Gamen "GAM" - Infiltration - Jovial
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Gamen était dans l'Oeuf qu'on m'a remis à mon inscription à la Compétition. Depuis sa naissance nous nous entendons à merveille et il ensoleille mes journées.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Milobellus ♀ - Ydila "YDIE" - Écaille Spéciale - Calme
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: J'ai pêché et capturé Ydila alors qu'elle n'était qu'un Barpau. Bien que son apparence ne me plaisait pas, au départ, elle su me charmer par son calme relaxant. Une fois son évolution complétée, elle est devenue l'une des plus puissantes et spectaculaires de mon équipe.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Simiabraz ♂ - Domingo "DOM" - Brasier - Gentil
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Domingo était le Pokémon de Pasqual. Il me l'a légué à sa mort. Si j'ai eu beaucoup de difficulté à en faire un champion des Concours, il s'illustre aujourd'hui par son énorme talent. Nous partageons tous les deux cette même douleur depuis que Paco n'est plus et cela nous a grandement rapprochés.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]- Voltali ♂ - Zackson "ZACK" - Absorb Volt - Modeste
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Zack est le bébé de mon équipe d'élite. Il provient de la Pension de Zazambes. Jackson Weber m'a offert l'Evoli en personne, et c'est pourquoi je l'ai nommé Zackson en son honneur. Compte tenu de sa personnalité énergique et confiante, j'ai décidé d'en faire un Voltali.
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Rayquaza
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MessageSujet: Re: Maxwell Roméo Young   Ven 2 Aoû - 15:23

Que dire? Déjà, re-bienvenue miss. Ensuite.. Wow? Voui, je crois que c'est le mot. Une très belle fiche, je te l'avais je crois déjà dit avant de voir l'histoire ; & bien l'histoire renforce ce propos. Elle est longue certes, mais tellement belle & absorbante que ça glisse tout seul. L'a vraiment pas eu une vie facile, d'un bout à l'autre, on comprend qu'il soit devenu si distant.. Enfin bref, au cas où tu l'aurais pas compris, j'adore ta fiche (même plus que celle de Kathleen!), & j'adore encore plus le perso. Parti de rien, arrivé au sommet. J'ai hâte de le connaître en RP en tout cas (même que j'ai beaucoup aimé tes allusions à mes persos, c'était mimi ♡).
Bon sinon tu t'en doutes, tu es validée, sans la moindre hésitation. Va donc poster ton sac, ton pokédex & ta rs. & pis bon RP (:

____________________________________________

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Anciennement Shaymin.
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Maxwell R. Young
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Âge du personnage : 32 ans
Métier / Études : Maître Coordinateur de profession
Pseudonyme(s) : Monsieur Image, ce surnom affectueux, prêté par mes fans, qui me désigne pendant mes performances.
Silver Spirit, ou Spirit, tout simplement, mon pseudonyme au sein de la Résistance.

Niveau : 60
Team active :

Turbo "BO"Mustéflott ♂ • Glissade • Rigide


Tarek "REK"Gallame ♂ • Impassible • Modeste


Callie "SUE"Phyllali ♀ • Feuille Garde • Maligne


Ruby "BEE"Absol ♀ • Chanceux • Brave


Kingsey "KING"Tylton ♂ • Médic Nature • Relax


Marselo "MARS"Galopa ♂ • Torche • Brave


Team spécifique :

Pandora "PAN"Togekiss ♀ • Sérénité • Douce


Izobel "IZO"Momartik ♀ • Rideau Neige • Malpolie


Gamen "GAM"Farfaduvet ♂ • Infiltration • Jovial


Ydila "YDIE"Milobellus ♀ • Écaille Spéciale • Calme


Domingo "DOM"Simiabraz ♂ • Brasier • Gentil


Zackson "ZACK"Voltali ♂ • Absorb Volt • Modeste


Aëlia "AËL"Aéromite ♀ • Lentiteintée • Brave



MessageSujet: Re: Maxwell Roméo Young   Ven 2 Aoû - 16:29

Merci miss <3
Je m'y mets de ce pas :)
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Maxwell Roméo Young

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