« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 10 Mai - 21:12



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réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



La main du jeune garçon se pose sur la carapace dure de son vieil ami. Il semble presque indestructible, désormais. Les canons dans son dos impressionne assez l'adolescent et il fait le tour de son Pokémon pour l'admirer sous tous les angles. Il est bien plus grand que lui, désormais. Pour les sorties, il devra rester dans sa Pokéball, malheureusement; mais même s'il est devenu bien plus imposant, il a grandi en force et en puissance. Il n'a pas perdu sa gentillesse, néanmoins; Sam aurait vraiment été déçu si son meilleur ami avait abandonné sa jovialité pour un tempérament plus réservé. Mais désormais, Kame est sans doute le Pokémon le plus puissant de son équipe, avec Arcanin. Cela lui fait une drôle de sensation en pensant que, à l'origine, sa team n'était composé que de Pokémons à l'apparence relativement inoffensive, comme Carapuce, Caninos ou même Obalie, et qu'il n'y a désormais que des monstres qui font des ravages sur le terrain. Difficile de se le dire, parfois, mais, comme eux, Sam a grandi. Pas des circonstances qu'il aurait voulu, mais c'est un fait. En maturité, en taille, en force... Il a gagné de l'expérience, sans vraiment s'en rendre compte. Mais contrairement à ses Pokémons, Sam n'a pas encore atteint son stade d'évolution ultime. Il lui reste encore du chemin à parcourir; même si une bonne partie de sa croissance mentale a été accéléré à cause de la mort tragique de son paternel et le mauvais souvenir de la prison. C'est pour cela aussi qu'il ne regrette à aucun moment son choix en ce qui concerne la Résistance et qu'il sera sans doute toujours, une fois de plus, reconnaissant envers Faust pour avoir supporté son caprice et l'avoir aidé à atteindre son objectif.

En parlant du hérisson, ce dernier s'approche du cadet en compagnie d'Alice, qui, d'après ses yeux brillants, a apprécié le match, et de Fae qui s'incline avec respect devant le Pokémon eau et son dresseur qui ne manquent pas de rendre la pareille. C'est sûr que Kame est bien différent de sa pré-évolution, et que passer d'un petit Carabaffe à un solide Tortank, ça change !
Samaël rougit sous le compliment de son aîné, sûr que son ami d'enfance le mérite bien plus que lui après tous les efforts qu'il a fourni lors de leurs entraînements. Mais c'est une certitude, maintenant. Un jour ou l'autre, si ce n'est cette année, Sam combattra Faust dans son arène et ils auront droit à un match grandiose qu'ils risquent de ne pas oublier de sitôt. La fébrilité gagne l'adolescent mais il a déjà, en même temps, hâte de se retrouver devant le Donovan pour un combat épique.

- Bien sûr; compte sur moi !

Oui; le moment venu, il sera là, avec ses Pokémons, entouré de cette foule immense scandant le nom du Conseiller et désirant ardemment la victoire du hérisson, même si son petit frère ne compte pas se ménager et laisser la victoire lui filer entre les doigts. Néanmoins, s'il venait à perdre, alors ce serait avec le sourire aux lèvres et un souvenir magique de cet instant qu'ils auront passé à s'affronter pour décider du vainqueur.
Mais, à la grande surprise de l'ourson, le visage de l'autre s'assombrit soudainement. La petite comprend le message que son père veut lui faire passer et s'en va rejoindre les deux colosses, avant que Faust ne fasse signe au plus jeune de rentrer. Sam décide de laisser Kame à l'extérieur, préférant laisser son ami se faire admirer dans la nouvelle forme dont il a longtemps rêvé.
Toutefois, l'attention du Enodril se focalise d'un coup sur son frère. La clé... A vrai dire, il l'avait presque oublié. Si cela avait été sa première pensée une fois qu'ils étaient rentré dans l'appartement du Conseiller, l'arrivée de sa fille a "légèrement" chamboulé le cerveau du petit brun et le combat ainsi que l'évolution qui ont suivis n'ont rien arrangé. Mais la curiosité de Sam recommence à s'emparer de lui et il est toujours aussi impatient de découvrir ce qu'ouvre cette clé. Cependant, la morosité de Faust l'inquiète un peu et il commence à avoir des doutes sur sa réelle envie de connaître le contenu mystérieux que l'objet en métal déverrouille.

Il observe donc son aîné s'emparer d'un compartiment qu'il ouvre en se servant d'une autre clé et poser une étrange boîte noire sur la table qu'il pousse dans sa direction, toujours avec cet air qui met l'adolescent de plus en plus mal à l'aise et fait redescendre l'adrénaline à une vitesse fulgurante.
Ses yeux s'écarquillent lorsqu'il écoute Faust lui énumérer le contenu de ladite boîte. Il se serait presque cru dans un film; mais même si jamais il n'avait imaginé se retrouver en possession d'un tel "trésor", il intègre l'idée qu'il va devoir s'y habituer à partir de maintenant et qu'il ne doit pas prendre ces outils à la légère.
Un peu hésitant, Sam sort sa propre clé et ouvre le coffret pour visualiser l'intérieur et voir en détail les armes que son frère a soigneusement mis à sa disposition. Un petit sourire tendre naît sur son visage. Il a vraiment pensé à tout pour qu'il soit équipé...
Il referme la boîte à clé et son regard doré parcourt celui de Faust, discernant sans mal la certaine tristesse qui émane de lui et qui ne manque pas de faire bobo à son pauvre petit cœur de nounours; mais son sourire rassurant est toujours là. Il hoche la tête pour signifier à l'autre qu'il a compris.

- Je te le promets, Faust. Mais laisse-moi alors te demander la même chose. Je risquerais de faire des bêtises, si jamais tu m'abandonnais...

Son ton est plus léger, et il annonce cela avec une petite touche d'amusement, prenant soin de parler avec un vocabulaire enfantin pour dédramatiser la situation et alléger un peu le véritable sens de sa phrase. Si Faust mourrait, et encore plus depuis qu'il lui a appris à se battre, Sam deviendrait probablement fou. Mais de toute façon, Faust ne peut plus se permettre de prendre autant de risques qu'avant. Pour Alice, comme pour lui, il doit se montrer plus prudent. Samaël est conscient que le hérisson le sait, mais il a quand même envie de souligner par ces paroles l'importance que son grand frère a dans sa vie et les conséquences qu'aurait sa mort sur lui.

- Merci pour la boîte; j'en prendrai soin. Cependant, je crois que tu as oublié un minuscule détail...

L'ourson émet un petit rire doux avant d'ouvrir à son tour un placard et de chercher quelques secondes avant d'en sortir une trousse de soin qu'il pose à son tour sur la table. Puis, il fait signe à Faust de s'asseoir et s'installe à son tour sur une chaise posée à côté de la sienne. Enfin, ses iris se reposent sur le Donovan, toujours de cette expression apaisante, nullement effrayé de tout ce qu'il vient d'insinuer sans pour autant se concentrer davantage sur la chose.

- A mon tour, de te soigner.

A son tour de panser ses plaies, comme son grand frère l'a fait pour lui il y a de cela plusieurs mois, le jour de leur rencontre et suite à un affrontement singulier avec un Empiflor furieux. Mais en y réfléchissant... Est-ce que cet incident avec le Pokémon Plante n'aurait pas été un élément déclencheur de l'affection que les deux bruns se portent mutuellement aujourd'hui ?... L'Oeuf y est aussi pour beaucoup, sans doute; mais jamais Sam n'aurait été ramené chez son aîné s'il n'avait pas été blessé au préalable. S'il y a bien une chose que Sam peut affirmer, c'est qu'il ne regrette pour rien au monde de s'être fait fouetté par un Pokémon dangereux si c'est pour rencontrer une personne aussi formidable que Faust; et si cela lui amène de nouvelles connaissances toutes aussi extraordinaires, alors il n'aura pas honte de se mettre en danger encore et encore.
Au tour de Sam, donc, de soigner celui qui l'a sauvé un beau jour de novembre. Au tour de Sam de soulager les blessures qu'il a lui-même provoqué. C'est donc avec une extrême douceur qu'il saisit ce dont il a besoin et commence à désinfecter les plaies du hérisson, sachant que cela ne lui fera pas forcément du bien; et même si le concept de lui faire mal pour qu'il arrête justement d'avoir mal lui échappe dans un petit coin de son cerveau, c'est avec une délicatesse rare qu'il applique soigneusement les bandages sur les zones meurtries par ses propres coups. Il ne peut pas retenir une légère grimace en pensant que c'est bien lui qui a déclenché tout ça mais il essaye tant bien que mal de ne pas y réfléchir. Mais pendant qu'il s'occupe du bras de son "patient", ses doigts glissent malgré eux sur la peau de ce dernier en l'effleurant pour s'arrêter sur sa main. Une énième fois, il lève ses pupilles ambrées sur son frangin. Sa voix sonne comme un murmure, presque comme une demande, où se mêlent inquiétude et soulagement à la fois.

- Ne me perds pas. Ne te perds pas.

Réalisé par BlueBerry pour Orange



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Spoiler:
 

Merci pour ces superbes cadeaux Mercy et Alex <3

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Faust M. Donovan
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Dim 11 Mai - 0:55



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Faust n'a pas vraiment l'habitude que quelqu'un d'autre que Isaac ne s'occupe de ses blessures, en fait. C'était un peu le seul qui, le connaissant assez pour s'en occuper sans poser de questions ou avoir des doutes quant à son identité de résistant, pouvait s'occuper de lui ainsi sans que cela ne pose de problèmes. Il n'est pas gêné par le fait de devoir retirer son t-shirt (parce que question pudeur sérieusement on ne parle pas du bon gars, celui-là connaît à peine le sens du mot), mais plutôt par le fait de laisser Sam s'occuper de lui ainsi. Il ne faut dire qu'il n'a jamais été du genre à apprécier qu'on le soigne et fasse attention à lui, autant par fierté que par maladresse car il n'en a pas vraiment l'habitude ; essayer de deviner la raison prédominante serait une perte de temps complètement stupide et déraisonnable. Non, il est gêné car maintenant, il ne sait pas trop quoi faire en fait, assis sur sa chaise à se faire soigner alors que l'autre est tout aussi blessé que lui. Il a un peu de l'impression de ne servir à rien là, et détourne le regard pour ne pas avoir à croiser celui de l'autre, gêné. Il sent ses joues s'empourprer un peu d'ailleurs, à son plus grand malheur. Oui, félicitations au nounours d'ailleurs parce que Faust n'est pas du tout le genre de personne à s’embarrasser d'un rien, mais il faut dire que là... Eh bien disons qu'il déteste être sans défenses et là, il ne peut pas vraiment cacher toutes les preuves de son passé quand elles sont exposées comme ça.

Il n'a pas honte de ses cicatrices ou bien même d'être blessé, mais il faut dire qu'il déteste les voir exposées devant quelqu'un qui en connaît les véritables origines. Son dos est loin d'être en bon état même si son torse est un peu plus épargné, n'en comptant seulement que six ou sept alors que son dos en est parsemé. Il n'avait jamais vraiment eu envie que Sam découvre cette partie de lui-même, et sachant qu'il en sait bien plus que beaucoup à son sujet, il doit facilement comprendre ce qu'elles représentent. Toutes ces fois où il a échappé de plus ou moins, parfois très, près des griffes de la mort. Il n'y a pas que ça qui le met mal à l'aise, mais aussi tout ce qui fait qu'il ne peut pas cacher le fait qu'il n'est pas invincible et qu'un jour ou l'autre, la chance lui échappera. Et ça, c'est une vérité qu'il sait que l'adolescent connaît, mais il ne veut pas peiner l'autre avec l'inévitable car oui, il n'en a pas le courage. Il ne croit pas que l'autre vit au pays des bisounours non, il n'est pas assez condescendant pour ça, mais disons surtout qu'il veut lui éviter tout ce qu'il y a de noir dans ce monde, bien qu'il soit lui-même une de ces immondicités.

Il n'a pas vraiment la force de l'arrêter néanmoins, et le laisse faire en silence, sans prononcer de mots. Il aimerait bien lui dire que ce n'est pas ça qui va le tuer et qu'il a déjà vu pire, mais il a compris qu'il ne sert à rien de tenter d'arrêter le cadet quand il est décidé à faire quelque chose. Franchement, autant dire qu'il préférerait être en train de jouer au roi du silence avec des sourds-muets plutôt que d'être longtemps dans cette situation. Il fait taire les grognements qui veulent sortir de sa gorge lorsque l'autre applique le désinfectant et se mord les lèvres, habitué de ce genre de douleur pas franchement sympathique mais nécessaire, et essaye de ne pas trop penser à l'ironie de la chose. Oui, il a conscience que les rôles sont renversés depuis la dernière fois qu'une chose pareille est arrivée, depuis cette nuit de novembre où il l'avait rencontré pour la première fois et en quelque sorte, ça lui dit qu'il s'est bien affaibli. D'une façon ou d'une autre, l'opération du bloc R premier du nom a dû le rendre plus faible, et peut-être que les événements successifs sont eux aussi en partie responsable de sa chute progressive. Fierté mal placée, oui. Faust déteste se montrer faible parce qu'il a alors besoin de l'aide des autres et leur imposer ce fardeau n'est pas son genre, loin de là. Ce n'est pas pour rien qu'il ne cesse jamais de sourire pour ses proches, parce qu'il veut à tout prix réduire leur malheur, et il se fiche complètement des conséquences que cela peut avoir sur lui-même. Est-il déjà fou, stupide, égoïste ou les trois à la fois ? Il a depuis longtemps compris une chose, et c'est qu'il doit être fort, même si cela le tue à petit feu. Pourtant, là, il n'a pas d'autre choix que de laisser son côté le moins résistant se montrer et c'est un autre coup dur vers sa fierté, pourtant nécessaire pour qu'il arrive enfin à se dire qu'il doit ravaler son arrogance et se dire que peut-être que le voir malheureux cause la même douleur affreuse à Sam que celle qu'il a ressenti en le voyant revenir de prison. Peut-être. Il n'en sait rien, en vrai. Il ne sait pas et n'a jamais su.

Depuis tout à l'heure, les paroles de l'autre ne cessent de lui tourner en tête et il tente d'apaiser son esprit en cherchant des mots à utiliser pour lui répondre, mais c'est de sentir les doigts de l'adolescent effleurer soudainement plus doucement son bras pour descendre jusqu'à sa main qui le fait réagir. Il sursaute puis fronce les sourcils, un peu confus, et manque de l'interrompre. Il écoute et un petit sourire triste étire ses lèvres lorsqu'il entend ce que le cadet lui dit. Il laisse passer quelques secondes et soupire, un peu fatigué. Il enserre la main de Sam dans la sienne dans un geste se veut rassurant et il espère que ses paroles seront les bonnes, et que rien que la chaleur de la paume de sa main sera suffisante pour chasser les inquiétudes du plus jeune. C'est bien une des seules choses qu'il peut tenter de faire, parce qu'il doit parler. Parler même si ça lui fait un mal de chien.

Un petit rire s'échappa de sa gorge, clair, mais ne manquant pas de refléter une certaine mélancolie. Il ne cherche pas à la dissimuler, ce serait inutile et puéril de sa part.

« Tu me crois si faible que ça ? Allons, ce n'est pas ça qui va m'abattre, et je n'ai jamais eu l'intention de me perdre. »
dit-il d'un ton joueur en serrant un peu plus la main de Sam contre la sienne, mais en faisant attention à ne pas le blesser en serrant trop fort.

Il sait qu'il n'est pas invincible, mais il essaye au moins de chasser ces idées noires qui sont venues envahir l'esprit de son petit frère, et le rassure même s'il sait qu'il ment un peu, sur la fin. Oui, il n'a pas 'l'intention' de se perdre, mais il lui est déjà arrivé de se laisser aller à ses démons car c'est bien plus simple et si, si tentant. Après tout, lorsqu'il avait frappé Legrand ou lorsqu'il avait éclaté le crâne d'un homme contre un mur alors qu'il lui aurait suffi d'une simple balle, il n'avait pas longtemps à chercher à résister. Il avait cédé à la petite voix dans sa tête qui lui avait dit que frapper et tuer serait bien plus simple que parlementer, mais il est inutile de se perdre en regrets maintenant.   Avec Clive... Il avait voulu lui briser un os ou deux pour s'assurer qu'il ne fasse plus de mal à personne, car ça aurait été plus simple qu'une conversation, mais la simple présence de Sam l'avait calmé et empêché de commettre un acte qu'il aurait sûrement regretté à peine quelques heures plus tard.  
Non, il n'a pas envie de mourir. Ce serait stupide que de penser ça, car à chaque fois que l'idée lui est passée par la tête, elle a été chassée par tout ce qui faisait qu'il ne pouvait pas se permettre un tel égoïsme et une pareille lâcheté.

« Aie un peu confiance en moi, veux-tu ? Je ne suis pas le meilleur des hommes, mais je n'ai certainement pas l'envie de causer ma propre perte, et quant à toi... »

Il passa sa deuxième main dans les cheveux de l'adolescent pour les ébouriffer tendrement, un sourire du même acabit sur le visage. Toutefois, son expression devint soudainement plus sérieuse mais plus ferme que morose, solennelle mais pas amère. Il retira sa main.

« Je n'oblige personne à rester, Sam. Tout ceux qui me connaissent sont libres de leurs choix et de leurs actions, et je ne vais pas les obliger à rester s'ils veulent partir. Néanmoins, je peux te promettre que je n'ai nullement l'intention de te laisser mourir ; je prendrai tous les risques qu'il faudra prendre néanmoins, que tu sois d'accord ou non. »
déclara-t-il fermement, sans fléchir une seule fois.

Il sait très bien que ses paroles ne vont pas plaire à l'autre, mais il est hors de question qu'il recule sur ça, sur ce point de détail en particulier. Il ne peut pas se permettre de mourir, oui, mais il peut au moins s'autoriser à faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ceux qu'il aime et ne veut pas avoir à enterrer.
Puis, son sourire redevient doux et tendre, un peu taquin sur les bords.

« Ne suis-je pas une ombre ? Les ombres se font plus petites, elles grandissent, disparaissent dans les ténèbres mais même la lumière la plus vive ne peut pas les anéantir totalement. Elles ne font qu'attendre pour revenir, plus fortes que jamais et ainsi, continuent de mener leur existence sans se soucier d'un possible trépas. Pour ma part, je n'ai pas l'intention de me laisser disparaître tout de suite. Alors cesse de t'inquiéter, car je chercherai toujours un moyen de vous revenir, autant à toi qu'aux autres. » promit-il sans lâcher la main de l'autre.

Il en fait beaucoup, des promesses, mais il fait tout ce qui est son pouvoir pour toutes les tenir et ne pas en oublier une seule. Celle-là, il l'a déjà tenue maintes fois par le passé ; toutes les cicatrices sur son torse et son dos sont des preuves plus qu'évidentes qu'il n'a pas l'intention de se laisser tuer aussi facilement que ça, et certainement pas d'une façon stupide.
De plus maintenant, il y a deux personnes qui ont besoin de lui, en comptant l'Enodril. Il a bien compris que son absence pourrait causer des dégâts importants à  l'adolescent, et essaye de ne pas imaginer la peine que son décès pourrait lui causer car une grande partie de lui sait qu'il vaudrait mieux le préparer à ça, à cette éventualité. Pourtant, il est bien incapable de voir en quoi il peut être utile à Sam maintenant, lui qui n'est qu'une farce vivante, une coquille à moitié vide de ce qui a été et ne sera plus. Il ne cherchera pas à comprendre néanmoins, car tenter de saisir la logique des autres n'est pas son fort, loin de là. Il peut l'analyser et tenter d'en trouver les différents points, mais plus que ça, c'est trop lui demander.
Maintenant, il y a aussi Alice, et elle, il sait pourquoi elle a besoin de lui. Elle se raccroche à lui pour ne pas chavirer et elle était dans un tel état quand il l'a récupéré qu'il se demande ce qui lui arriverait s'il venait lui aussi à disparaître, et le réponse est sans nul doute des plus affreuses. Pour Sam, il n'arrive toujours pas à saisir ce qui fait qu'il a besoin de lui, mais il l'accepte. Pour Alice par contre, c'est bien plus simple à saisir, la notion est des plus élémentaires et naturelles que même son instinct de dévalorisation n'y peut rien pour contredire ça. Qu'une enfant ait besoin de son père, ça, c'est quelque chose de logique. Qu'un adolescent intelligent, débrouillard, gentil et généreux ait besoin d'un imbécile, ça, ça n'est pas quelque chose qu'il comprend.
Il soupire.

« Tout ce que te demande, c'est que si un jour mes ombres sont plus fortes, que tu ne regrettes pas d'appuyer sur la détente pour m'arrêter. Si un jour je ne reviens pas, continue de vivre, je t'en supplie. Montre à ce monde qu'il ne te dévorera pas malgré les horreurs qu'il t'inflige. »
confia-t-il, un sourire triste aux lèvres.

Il se rend compte de l'horreur de ce qu'il vient de demander, mais c'est sincère. Il a demandé la même chose à Isaac il y a bien des années, car il se connaît. Il sait que si un jour Clive vient à mourir, les effets sur sa psyché seraient terrifiants. Après tout, n'a-t-il pas déjà brisé sans le moindre remord le bras d'un de ceux qui malmenait son jumeau en étant plus jeune ? Il se souvenait même avoir volontairement fait souffrir le coupable jusqu'à ce qu'un adulte ne vienne l'arrêter, et ce sans à aucun moment ne sentir un quelconque regret. Il doute vraiment de sa capacité à résister à ses plus mauvais côtés si jamais... Si jamais...
Non, il ne veut pas y penser.
Il offre un sourire doux à l'adolescent, un mélange de tendresse et de fierté non dissimulée pour une fois alors qu'il le détaille des yeux.

« Mais tu as grandi, p'tit frère, et je sais que peu importe ce qui arrivera, tu me rendras fier. Alors non, je ne compte pas te perdre ou me perdre, mais ne laisse pas le regret et la haine de toi-même s'emparer de ton esprit, car ils seront tes pires ennemis. »

Oui, il est hypocrite à dire ça alors que lui-même est bien incapable de suivre ses conseils, mais il veut au moins que Sam le sache.

« Compris ? »

Le sourire qu'il lui offre est sûrement un peu brisé et triste, un peu amer et doux, mais il s'en fout. Ses barrières ne lui servent à rien ici, après tout.

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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Dim 11 Mai - 20:15



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réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Un petit sourire en coin apparaît sur son visage lorsqu'il croit voir des rougeurs sur les joues de son aîné. Tiens, tiens... Il a donc réussi à gêner Faust ?... Sam mentirait s'il disait qu'il n'est pas amusé par la situation et leurs rôles qui ont commencé à s'inverser à partir du moment où il a décidé de s'occuper des blessures de l'autre. Il avoue avoir un petit pincement à la poitrine alors qu'il remarque les bleus sur le torse de son frangin, alors qu'il est le seul responsables de ces traces. Faust a toujours été bien plus décontracté que lui. Si Sam s'est amélioré aussi de ce côté en étant plus ouvert et moi pudique, il n'en reste pas moins quelqu'un qui a tendance à se sentir plus fragile lorsque son corps est à découvert. Devant Faust, néanmoins, il ne ressentira plus le même malaise qui l'habitait autrefois dans ce genre de situation. Il se souvient encore de sa timidité devant le Donovan alors que celui avait juste voulu le soigner. Enfin, en même temps, à ce moment-là, leur relation était complètement différente. Ils n'étaient pas autant lié qu'aujourd'hui et venaient à peine de se rencontrer ! Mais... pour une raison qui lui échappera sans doute toujours, cela en toujours marché entre lui et Faust. Le courant est relativement bien passé, malgré les circonstances louches dans lesquelles ils se sont rencontrés, et ils sont peu à peu devenus indispensables l'un pour l'autre.
Cela doit être pour ça que les cicatrices qu'il voit ne le dérangent pas plus que ça. Il grimace quand même légèrement en imaginant le danger qui entoure constamment Faust et qui provoque de nouvelles marques sur lui à chaque fois. Est-ce que lui aussi aura des cicatrices ?... Pas que cela l'effraie, à vrai dire. Cela lui donnera au moins l'impression qu'il aura accompli quelque chose, peut-être...

Il laisse la main de Faust serrer doucement la sienne et une soudaine chaleur l'enveloppe, l'apaisant par la même occasion. Ce contact lui rappelle pourquoi ses contusions ne sont plus aussi douloureuse que sur le moment où il les a reçu. Sa trousse de secours, c'est l'affection réciproque qu'il porte à ses proches. Il peut bien avoir milles coupures, mourir d'épuisement, se faire trouer par des balles, mais il aura au moins la satisfaction de savoir que ceux qu'ils aiment vont biens. Si son corps peut faire office de bouclier, si ses épaules peuvent porter le fardeau des autres et s'il doit souffrir pour que le monde aille mieux, alors cela lui suffit amplement; car savoir que ses amis morflent est bien la pire des afflictions pour lui. En étant ce que son frère l'a aidé à devenir, il se change en soutien sur lequel il laisse volontiers les autres s'appuyer. Question problème personnel, il a assez donné. A son tour, désormais, d'aider ceux qui l'ont soutenu.

Lorsque l'autre prend enfin la parole, il ne cache pas qu'il se sent soudainement honteux d'avoir pensé que son frère pourrait sombrer de la sorte alors que Sam est bien plus fragile que lui. Mais c'est dans sa nature; il ne peut pas s'empêcher d'être inquiet, même pour Faust. Sam voulait devenir pour lui une des lumières qui l'empêcherait de tomber dans les ténèbres qu'auraient engendré la haine, la peur et la tristesse. Si sa gentillesse et sa générosité et ce qui reste de positif en lui n'ont pas encore été atteints par la cruauté du Régime et leurs actions dévastatrices, ce n'est pas seulement parce qu'il est fait ainsi, avec cette mentalité, mais également parce qu'il veut à tout prix faire partie de ces lueurs qui éclairent encore la vie des autres lorsqu'ils se perdent dans le noir. Il ne peut être heureux que si ses frères et sœurs le sont également; même s'il continuera sans doute à se sentir inutile par moment et qu'il voudra toujours aller au-delà de ses limites pour leur venir en aide. Alors oui, il a confiance en Faust, mais non, ce n'est pas ça qui va faire qu'il n'a plus peur pour lui.

Malgré lui, son sourire s'est un peu effacé. Il n'a jamais douté de son frère, loin de là. Il sait à quel point il est agile, rapide, malin et puissant; l'entraînement n'a fait que confirmer ce qu'il savait déjà -et il a eu d'ailleurs une petite pensée pour tous ceux qui ont dû l'affronter- mais il y a aura toujours plus fort qu'eux. Il vient de se couvrir d'ignominie, si son frère croit qu'il ne lui fait pas confiance. Au contraire, il lui confierait sa vie sans hésiter.
Il est un peu soulagé de savoir que son frère avoue lui-même avoir encore envie de vivre et que mourir ne fait pas partie de ses projets. Il ronronne presque lorsqu'il sent la main de son aîné ébouriffer ses cheveux avec tendresse, comme il a pris l'habitude de le faire quasiment à chaque fois qu'ils se voient.
Il manque pourtant de ne pas comprendre la suite. Il craint de se demander dans quel sens son frère parle. Partir comme Samaël l'a fait lorsqu'il a commencé son voyage en tant que dresseur ? Ou partir comme son père l'a fait quand il l'a rejoint en prison ?... Mais veut-il vraiment, au final, comprendre ce que le hérisson essaye de lui dire ?...
Ses yeux se font plus grands, avant de s'abaisser et de faire complètement disparaître le sourire, devenu triste, qui s'était dessiné. Il voulait redevenir positif, ne pas continuer sur un sujet qui pourrait les peiner l'un l'autre, et repartir sur des bases d'un ton plus joyeux. Mais avec ce qu'il lui dit, il n'y arrive pas; même un rictus, il ne peut pas. Evidemment qu'il n'est pas d'accord pour qu'il prenne des risques pour lui; sa culpabilité reviendrait en flèche lui crier au visage qu'il est seul responsable, sinon, ce qui ne serait pas faux. Mais faut croire qu'il est aussi têtu que lui à ce niveau-là et qu'il ne servira à rien de tenter de le stopper. Surtout que son frère a bien plus de raisons de s'inquiéter pour lui que le contraire et que Sam se justifie dix fois moins que lui. Certes, ça ne lui plaît pas de se savoir comme coupable des risques que Faust prend, mais il doit faire avec.

Sa métaphore sur les ombres est sans doute de le rassurer. Une ombre, ça nous suit toute notre vie, après tout. Elle se fond dans l'obscurité, mais à la lumière, on peut la voir. Y'a-t-il quelque chose à saisir, là-dedans ? Doit-il comprendre que Faust ne fait désormais plus qu'un avec les ténèbres qu'il maîtrise par son type de prédilection ? Une ombre s'évapore, mais ne meurt jamais. Pourquoi, malgré sa promesse de toujours revenir auprès de lui, Sam est plus troublé qu'autre chose ? Pourquoi cette métaphore annonce quelque chose de pas spécialement négatif mais l'inquiète quand même ?...
Sa première main ne veut pas lâcher celle de Faust, mais l'autre continue toujours son travail en appliquant du baume sur les parties qui en ont besoin et des bandages sur les zones les moins graves. Il a presque fini; mais il semble quand même ailleurs, alors qu'il repense aux mots de son aîné et qu'il écoute le reste, muet, et le regard devenu soudainement vide et emprunt d'un certain chagrin.
Il ne sait pas quoi dire face à tout ça, en vérité. Il est un peu confus, mais un peu plus serein que tout à l'heure. Il est convaincu maintenant que le hérisson essayera toujours de survivre, car il doit probablement savoir ce qui se passerait si jamais il ne revenait pas, si jamais il l'abandonnait, lui aussi.

Brusquement, alors qu'il vient d'appliquer un pansement sur une coupure située sur le visage du Donovan, terminant ainsi de le soigner, l'adolescent s'arrête d'un coup et écarquille les yeux face à la demande de ce dernier. Son nez le picote un peu, mais il se contrôle à temps pour empêcher à ses yeux de devenir humides et ne pas se remettre à pleurer. Survivre, même si c'est extrêmement dur, il peut. Le tuer si c'est nécessaire, même s'il l'ordonne, jamais. Sam sera anéanti si son grand frère meurt. Mais qu'il ne lui demande pas de faire un tel serment; c'est au-dessus de ses forces. Il n'est certainement pas aussi résistant que Faust pour ce genre de chose. Il a beaucoup moins vécu que lui; et ça tue encore l'Enodril de ne pas pouvoir le comprendre pour l'aider. Même si Sam doit sa vie entière à Faust, il préfère mourir plutôt que de le tuer si cela s'avère la seule issu possible. Confiez-lui un flingue, et il visera son frangin pour, au final, le pointer directement sur sa propre tempe et s'excuser devant son aîné avant de mourir, le sourire aux lèvres. Oui, il a compris, avec un peu de difficulté quand même, que l'autre ne serait pas mieux si lui mourrait.

Que c'est dur. Que c'est dur de ne pas verser ne serait-ce qu'une larme face aux propos que tient le Conseiller. Mais il serre les dents, et, miracle, ça marche. Il ne veut pas penser à tout ça maintenant. Il ne veut pas penser à la mort de Faust. Il ne veut pas penser à ce qu'il ressentira le moment venu. Il se promet de toujours faire face à ses adversaires, que ce soit les soldats, ou ceux dont lui parle son frangin; mais s'il faut du courage pour affronter ses ennemis, il en faut bien plus pour affronter ses amis. Et, déjà, combattre Noctis lors de l'entraînement n'était pas simple, mais rien que la demande de Faust lui retourne l'estomac. Malgré le sourire de Faust et ce qu'il affirme, comment le nounours pourrait-il le rendre fier ? Qu'a-t-il fait pour mériter qu'on soit fier de lui ? Devra-t-il faire quelque chose d'encore mieux pour enfin accepter les compliments qu'on lui accorde mais qu'il se dit ne pas en être digne ?...

Silencieux depuis le début, le petit ours force la commissure de ses lèvres à se relever pour former un petit sourire, mais en vain. S'il ne se retenait pas, il craquerait. Mais même s'il tient bon, avoir une attitude positive comme il y a quelques secondes est devenu impossible. Il regarde intensément Faust, mélancolie et peine se mélangeant pour briller dans ses iris dorées. Il hoche la tête, comme pour signifier à Faust que oui, il a compris. Il n'approuve pas tout, mais ce qu'il devait comprendre, il l'a compris. Doucement, il caresse la joue du hérisson.

- Je t'ai toujours fait confiance.

Un murmure. Une vérité. Un fait.
Enfin, il baisse le regard.

- Excuse-moi.

Puis, l'ourson range le matériel de soin dans la boîte et se lève -à contrecœur, car cela signifie enlever sa main de celle de Faust- pour aller la ranger. Lui ? Peu importe son état. Il n'a plus mal, de toute façon, donc il n'en a pas besoin. Enfin, ça c'est ce qu'il dit. Il a toujours des courbatures, mais il est vrai que la douleur est bien moins présente que tout à l'heure, car il n'a pas été tourné une seule fois vers ses blessures; toutefois, sa mentalité un peu stupide le force à croire qu'il mérite sans doute de laisser son corps meurtri tel qu'il est mais d'avoir au moins le soulagement que celui de Faust ira mieux.
Il referme le placard, le dos tourné à son frère, et place une main sur son visage avant de relever ses cheveux en arrière et de se retourner, l'âme en peine.

- Je peux survivre, si tu me le demandes. Je pourrais affronter milles dangers, si tu le voulais. Je pourrais même subir les pires tortures, pour toi. Mais s'il te plaît, ne me demande pas de t'arrêter à la façon dont tu penses. Tu sais bien que j'en suis incapable. Et même si... et même si ça arrivait, je... je...

Sa voix se perd. Son âme se brise. Son énergie se vide. Il se laisse tomber au sol, à genoux, en se tenant maladroitement au comptoir. Que se passerait-il, si le pire arrivait ?... Jamais. Jamais il ne se le pardonnerait...

Réalisé par BlueBerry pour Orange



____________________________________________



Spoiler:
 

Merci pour ces superbes cadeaux Mercy et Alex <3

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Faust M. Donovan
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Dim 11 Mai - 23:17



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Abruti. Idiot. Imbécile. Crétin, crétin, crétin, crétin !
Il ne cesse de se répéter ça alors qu'il revoit ses paroles et observe les réactions de l'autre au fur et à mesure qu'il les entend. Il ne sait pas ce qui lui a pris de dire tout ça alors alors qu'il devrait pourtant savoir que l'autre n'est pas capable d'une chose pareille mais toutefois, il n'a pas pu empêcher les mots de sortir de sa gorge. Parce que c'est sa plus grande hantise, de devenir ce qu'il a toujours vu dans le reflet du miroir, cette abomination qui ne cillait même pas lorsqu'il faisait craquer les os d'un homme et qui au contraire, parfois à sa grande honte, s'en amusait sans le moindre remord. Il n'a pas pu s'en empêcher, parce que c'est la même promesse qu'il a fait faire à Isaac il y a bien des années et son meilleur ami n'a jamais eu de problèmes à accepter ce deal. C'est sûrement pour ça que Faust a durant un instant pensé qu'il pouvait dire ça à Sam sans que ça ne le chamboule. Abruti, abruti, et encore abruti bordel de merde !

Pourtant, Sam n'en est pas capable et ça, Faust a bien du mal à le comprendre. Après tout, que fera-t-il si un jour il se retrouve devant l'ombre de ce qu'il a été et que la chose qu'il serait devenu devenait complètement monstrueuse et assoiffée de violence ? Oui, Faust a peur. Il est terrifié par ce dont il est capable, et ce depuis longtemps. Il se connaît, et en tant que spécialiste des ombres, il connaît les siennes comme sa poche et sait qu'elles ne sont pas brillantes. Il sait de quoi il est capable lorsque ses limites finissent par être effacées, et si il y a bien une personne qui anime cette peur à chaque instant, c'est Clive. Clive qui tue sans la moindre hésitation, innocent ou non, Clive qui kidnappe des adolescents pour l'atteindre, Clive qui plonge ses mains dans le sang sans un instant penser aux autres parce qu'il est entièrement persuadé d'être sur le chemin de la vérité. Et l'ironie de la chose, la monstrueuse vérité qu'il ne confie à personne, c'est que la raison pour la colère qui brûle en lui au sujet de son jumeau n'est pas amenée par un désir de justice ou une simple haine du régime, non, mais parce qu'il voit son reflet et que c'est pire que la plus mordante des vérités. Parce que Clive et lui sont tout autant capables des pires horreurs et Faust se demande s'il serait capable d'en arriver à cette extrémité, lui aussi. Parce que depuis qu'il a vu le visage de son jumeau et son manteau tâché de sang, le châtain se demande s'il ne ressemble pas à ça non plus parfois. Il a peur de devenir comme lui oui, et il préférerait crever plutôt que de devenir ce que l'autre est dorénavant. C'est une solution de facilité oui, mais c'est une possibilité qu'il n'arrive plus à écarter depuis qu'il a commencé à se poser des questions quant à ses actions et son comportement lors du mois de janvier. Il suffit qu'il se pose une seule question pour savoir qu'il a déjà fait un pas sur ce chemin et la réponse le terrorise.
Aurait-il torturé pour savoir où se trouvaient Sam, Tele et les autres ? Oui, sans la moindre hésitation, et il n'est pas supposé penser ça. Il en a la nausée rien qu'à y penser mais pourtant, il ne peut pas se mentir à lui-même sur ce point.

Et maintenant, il fait quelque chose qu'il n'a jamais fait auparavant ; il se demande ce qu'il ressentirait, à sa place. Est-ce qu'il serait capable de tuer Sam si celui-ci venait à devenir aussi monstrueux que ça ? Est-ce qu'il arriverait à appuyer sur la détente sans s'écrouler au sol ? …
… Non. Non, il en serait complètement incapable. Pour Isaac, c'est complètement différent, car il n'hésiterait pas un seul instant et appuierait en toutes connaissances de cause, même si ça le tuerait à petit feu. Mais imaginer ça du côté de Sam, c'est complètement impossible et il doit repousser la vague de nausée qui vient l'attaquer du mieux qu'il peut. Une de ses mains s'enfonce dans ses cheveux et il se griffe le crâne, complètement perdu, fatigué et confus. Il ne sait pas ce qui lui prend et pourquoi il a dit ça maintenant, et il se serait giflé cent fois si il en avait eu la possibilité. Malheureusement, il ne peut plus revenir en arrière et maintenant, il doit corriger ses erreurs. Encore. Parce qu'il ne fait que ça, toujours. Il ne cesse de le blesser et de lui faire du mal, volontairement ou involontairement et il ne sait même pas ce qu'il fout encore ici alors qu'il ne mériterait pas un seul instant de partager son espace. Il remercie tous les dieux qu'Alice ne soit pas une enfant trop envahissante et qu'elle reste à distance.

Il comprend petit à petit qu'il en a peut-être trop dit, mais c'est trop tard pour faire marche arrière, et voir son sourire disparaître alors qu'il lui caresse la joue ne manque pas de lui briser le cœur, car il se rend soudainement compte que oui, peut-être que sa mort va vraiment le blesser. Oui la narratrice est d'accord sur le fait qu'un "no shit sherlock" est nécessaire mais là, il ne peut plus reculer ou se mentir à lui-même sur la vérité qu'il constate et c'est un véritable choc. Personne n'a jamais exprimé une pareille réaction lorsqu'il parle de sa mort, pas même Clive. Isaac se contentait de détourner la conversation sèchement en le fusillant du regard, Winnie le frappait et lui hurlait dessus jusqu'à ce qu'il finisse par se taire (il se souvenait encore de la fois où elle l'avait tellement giflé qu'il en avait gardé des traces pendant trois jours), mais personne n'a encore jamais montré de douleur à ce propos et il est complètement paumé. Pathétique, oui, en effet. Ce n'est pas une réaction qu'il attendait, en fait.

Il écoute en silence, encore assis. Il n'a plus mal, et ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il faut encore soigner Sam, parce qu'il ne mérite pas de garder ça, et que de toute façon c'est nécessaire. Il baisse les yeux, ne sachant pas quoi répondre, encore et toujours absolument perdu. N'était-ce pourtant pas simple ? Quand on se retrouvait devant un monstre, on tirait, voilà tout. On ne patientait pas et on  ne discutait pas avec. Mais non, bien qu'il se dit ça à répétition, ce n'est pas une excuse. Il y a quelque chose dans sa tête qui bloque, une petite saleté installée là depuis janvier et qui n'a jamais été dégagée, une vilaine petite voix qui dans sa tête continue de l'accabler de reproches et qui lui susurrent des idées noires, violentes et qui lui donnent la nausée. La douleur dans la voix de l'autre néanmoins le touche en plein cœur et le voir comme ça, effondré, au sol, achève de lui faire comprendre qu'il a affreusement merdé. Qu'il a commis une énorme bourde, une connerie telle qu'il mériterait des baffes et les pires des insultes pour avoir causé une pareille douleur au cadet même si ce n'était nullement son intention. Est-ce une forme de naïveté, de folie ou de haine de lui-même qui lui pousse à avoir des pensées aussi stupides ?

Il ne sait pas trop quoi dire, en fait. Qu'on puisse lui témoigner une telle loyauté et affection le déconcerte complètement, lui qui n'est pas habitué aux discours francs et honnêtes, qui viennent droits du cœur et n'ont pas été corrompus par les pires vices de l'être humain. Il tourne un peu la tête, cherchant à comprendre, mais il finit par se dire que rester ici ne changera rien. Il se relève et se retient de trembler, fait avec sa gorge nouée et ses intestins qui sont dans le même état, remet son t-shirt car il sait que la vue de ses blessures ne doit pas être agréable pour l'adolescent et s'avance vers lui. Il n'a pas peur pour une fois.  
Il s'assied en tailleur devant lui et l'observe en silence, avant de finir par soupirer et de relever un peu le regard vers le plafond, songeur. Cette fois-ci, il ne peut pas se permettre de faire une nouvelle erreur.

« Dis, tu sais ce qui me fait peur ? »

Il n'en parle pas souvent, de ça. Jamais même. Ce serait une forme de faiblesse que Faust ne se permettrait jamais, autant par fierté que parce qu'il serait incapable de dire ça sans vouloir s'enterrer sous milles lieux, mais il peut faire une exception pour Sam. Ça, c'est possible.

« Te perdre, toi. Te voir souffrir et être malheureux, te voir perdre le sourire alors que c'est bien l'une des seules choses en ce foutu monde qui me fait me dire qu'il y a encore un peu de lumière si on la cherche et qu'elle mérite d'être trouvée. J'ai peur d'être trop faible et d'échouer à tous vous protéger, un jour. J'ai peur de me lever un matin et de réaliser que tout ce que je fais ne sert à rien, j'ai peur de me regarder un jour dans le miroir et de voir un monstre en face. »

Il expire profondément et se force à garder son regard fixe, même s'il a juste envie de disparaître sur place.

« J'ai peur de trouver un monstre qui commettrait les pires atrocités. J'ai peur de devenir comme lui. Comme Clive. »

Il ne sait plus vraiment si il peut considérer son jumeau comme un monstre, en fait. Il n'a pas envie de commencer à faire l'équation alors que la finalité de la chose l'effraie autant. Il  n'a jamais confié ça à personne d'autre, même à Isaac, et il essaie de chasser tout ce que parler de ses insécurités cause chez lui, comme une sensation de vulnérabilité et de peur froide qui ne cesse de le tourmenter depuis qu'il a commencé à parler.

« Et à cause de ça, j'ai peur de vous blesser. J'ai peur de rendre Alice malheureuse, de te faire souffrir avec mon égoïsme et ma stupidité parce que tu vois, rien que ce genre de propos, c'est... »

Il soupire et passe alors un doigt sur la joue de l'autre avant de relever son visage, pour être sûr qu'il rencontre son regard et Faust doit tout faire pour ne pas se sentir plus mal en voyant les yeux humides de l'autre. Parce qu'il veut lui montrer, même s'il doit faire disparaître tout ce qui lui reste de fierté, et il sait que ses yeux ne peuvent pas mentir. Sa mère le lui a toujours dit après tout, et c'est une des nombreuses raisons qui fait qu'il porte un casque.

« Je ne veux pas qu'un jour, ayant perdu toute conscience, j'en arrive à te blesser. Je ne veux pas avoir à vivre un moment où j'aurais été la cause de ton malheur, d'une façon ou d'une autre. »

Et ça, il le pense. Il est terrifié par la probabilité de blesser quiconque, et Arceus, il s'en serait voulu à jamais si... Si... Non, non, il doit penser à autre chose, vite. Il prend son courage à deux mains, toujours aussi confus mais pas pour autant moins déterminé. Maintenant, il n'a plus le droit de laisser des pensées inutiles l'arrêter alors qu'il ne fait que dire la vérité.

« Je... Je suis désolé, Sam. Je comprends que tu n'arrives pas à imaginer la chose, parce que je ne sais pas vraiment ce que je ferais si... »

Il se tait. Il n'a pas la force de le dire. L'éventualité n'est pas acceptée. Pourtant, il devrait y penser lui aussi, mais la pensée même est repoussée violemment. Il y a comme un grand 'non'. Un interdit à ne pas franchir, qu'il refuse même d'imaginer. Hypocrisie du soir, bonsoir.
Puis, en soupirant, il lâche son visage.

« Je ne sais pas, Sam. J'aimerais comprendre comment tu peux encore avoir foi en moi, comment tu arrives encore à me regarder dans les yeux sans être complètement dégoûté alors que tu sais que je suis loin d'être innocent et qu'il y a des gens bien plus bons que moi qui mériteraient ta gentillesse. »

Il rit un peu, et c'est un autre rire jaune.  

« J'ai... Tous les jours, je me dis que je ne mérite pas un seul instant tout ce que vous me donnez, toute cette bonté et cette affection alors que je ne suis qu'un abruti qui ne cesse de vous faire du mal. »

Il passe une main dans ses cheveux, nerveusement.

« Je t'assure que je ne veux pas mourir, Sam. Rien que pour vous voir tous un peu plus, même si c'est égoïste de ma part. Je suis désolé de t'avoir demandé une pareille chose alors que je serais bien incapable de le faire moi-même. »

Un maigre sourire étire ses lèvres, un peu taquin.

« Est-ce que je peux au moins m'occuper de tes blessures ? Je n'ai pas envie de te voir souffrir plus longtemps par ma faute, d'autant plus que ce combat était un autre de mes caprices égoïstes et je... »

Il déglutit.

« Je suis désolé. Pour tout ce que je t'ai fait subir durant ce mois, parce que j'étais incapable d'admettre le vérité et parce que j'étais lâche. Je... Il y a des fois, j'admire vraiment ta persévérance, autant pour supporter mon idiotie que tout ce que je te fais subir.. »

Même s'il voulait l'attirer contre lui, il ne se le permit pas. Il avait trop peur d'être repoussé, parce que cette peur-là, elle vit toujours un peu en lui et ne cesse de l'habiter depuis toujours. La peur qu'un jour, une erreur de trop ne lui coûte de perdre quelqu'un qui lui est cher, et avec sa stupidité, il a bien des raisons d'avoir peur.

« Dis, Sam... »

Il posa ses yeux sur l'adolescent, effrayé, révélant toute la terreur qui habitait son cœur dans le creux de ses iris.

« Tu ne vas pas partir non plus, hein ? »

Il se serait giflé d'avoir prononcé de pareils mots, mais il ne pouvait pas cacher ce qu'il était, à l'instant. Un enfant complètement perdu et effrayé à l'idée de perdre la seule source de lumière et de chaleur qu'il avait. Pas besoin de vous dire en quoi 'non plus' est une horrible chose à dire étant donné son passé.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Mar 13 Mai - 23:27



Comment


réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Pathétique. Voilà ce qu'il est, en vérité. Oh, il n'a pas mis longtemps à le comprendre; mais cela lui était paru comme une telle évidence qu'il n'avait pas jugé utile de se l'avouer lui-même. Perdu, sur ce sol froid, et cette angoisse qui le poursuit, il ne veut plus réfléchir à la possible mort de Faust. Alors oui, il sait que son frère n'est pas invincible, qu'ils mourront tous les deux un jour, de toute façon; mais même si cela peut sembler utopique, il veut croire que Faust mourra bien à cause du temps, et non par une balle dans la poitrine ou un coup mortellement bien placé. Peut-être que son frère lui a fait un trop confiance et a cru qu'il pouvait lui demander une pareille chose. Peut-être que Sam a abandonné là l'une des seules occasion qu'il avait de plonger un peu plus dans le monde douloureux de son aîné. Mais tant pis s'il se fait passer pour un lâche à cause de ce refus, tant pis s'il se montre effroyablement égoïste en préférant regarder le Conseiller se faire terrasser par ses propres ténèbres plutôt que de lui venir en aide par la seule force de son index sur la gâchette que l'autre lui aura demandé d'actionner. Plutôt utiliser un potentiel flingue pour la pointer sur son propre corps que dans la direction de celui d'une des personnes les plus chères à ses yeux. Il s'excuserait presque auprès du hérisson pour ne pas tenir cette promesse alors qu'il le lui demande, et qu'il a déjà lui-même accepté milles caprices de la part de l'ourson, mais il ne peut tout simplement pas tuer Faust, même si celui-ci le lui ordonne.

Ses yeux se lèvent vers ceux de l'adulte lorsqu'il s'assoit en face de lui, et il attend, inquiet, que Faust lui reproche son manque de courage. Mais, à la grande surprise du nounours, c'est avec un profond calme, et peut-être une certaine peur, que le hérisson s'adresse à lui. Sa peur, justement. C'est de ça dont il lui parle. S'il s'autorisait à parler, Sam répondrait négativement. Il se doute que Faust doit avoir des peurs, comme tout le monde, mais il ne sait pas exactement lesquels. Perdre Alice, c'est sûr. Et l'Enodril est convaincu que, d'une certaine manière, Faust a peur de Clive autant qu'il l'aime. Et bien sûr, voir Isaac mourir le déchirerait probablement. Mais Samaël se demande pourquoi il lui en parle maintenant. Rapport avec les ténèbres qu'il a énoncé ? Ou alors est-ce que cela aurait un lien avec sa demande de le tu-...
... Lui ?... Le perdre, lui ?...
Oui, il est au courant, depuis le temps, qu'il compte autant pour le hérisson que ce dernier compte pour lui. Mais cela continue de le déboussoler malgré tout, et il l'écoute, sa respiration manquant de se couper à chaque mot de l'autre. La dernière personne qui lui avait dit tout ça, c'était son père. Il avait, comme Faust, avoué à son fils que, s'il se battait, c'était simplement pour le protéger des conflits et pouvoir toujours trouver du réconfort dans son sourire; car au milieu de ces guerres, de ce sang et de ces morts, il avait trouvé en lui la source de lumière qui arrivait à le maintenir encore en vie et l'empêchait de sombrer dans le démence, à force d'être au front jour et nuit et de devoir enterrer les corps de ses compagnons tués au combat pour défendre leurs proches.
Mais l'aveu de Faust le déconcerte. Tout ça, il l'ignorait. De quel droit avait-il de se plaindre qu'il n'était pas assez fort alors que son grand frère avait, tous les jours, cette peur insoutenable d'un potentiel échec ?...

Il ne va pas mentir : ce qu'il entend le bouleverse bien plus qu'on ne pourrait le penser. Il n'arrive pas à croire que Faust puisse penser ainsi. Pourquoi Sam n'avait-il pas remarqué cette frayeur avant, alors qu'il avait assisté en direct aux échanges récents des deux jumeaux ? Parce que pour lui, maintenant qu'il connaît son existence, c'est impossible d'assimiler Faust à Clive. C'est vrai, il les a confondu au départ et est lamentablement tombé dans le piège du hérisson à faux poils noirs -et par Arceus, qu'est-ce qu'il a encore honte de ça !-, mais désormais, il sait faire la différence, simplement par le regard; car il discerne chez Faust cette bonté qu'il ne retrouve pas chez l'autre, et que cela le rassure de se dire qu'il peut encore apercevoir cette petite lueur qui les distingue pourtant clairement à ses yeux.
Son frère le force d'ailleurs à plonger dans les yeux, et il frissonne légèrement lorsqu'il passe un doigt sur sa joue. Il aimerait pouvoir cacher ses pupilles humides, mais il est comme immobile, à partir du moment où son aîné a établi un si fragile contact avec son visage.

*Non... non...* a-t-il envie de dire. Il ne peut même pas secouer la tête pour contredire le Donovan. Il ne sait plus quoi faire ou quoi dire, d'ailleurs. Mais il a juste envie que... qu'il se taise ?... Oui, ça doit ce qu'il veut le plus, en ce moment. Il a tellement de choses lui dire, tellement de paroles rassurantes à lui donner, tellement d'affection à partager avec lui pour qu'il arrête de croire qu'il pourrait lui faire du mal un jour; car Samaël sait qu'il ne lui fera jamais de mal volontairement. Mais le petit ours souffre, à entendre l'autre parler de lui ainsi. Il ne trouve plus l'énergie pour l'arrêter tout de suite; il veut l'écouter jusqu'au bout, sans l'interrompre. Cependant, à de nombreuses reprises, il se retient de fondre en larmes. Il arrive à contenir les pleurs qui menacent d'exploser et de le rendre encore plus absurde qu'il ne l'est déjà actuellement, mais c'est loin d'être simple. Pourtant, chaque souffle du Conseiller est une nouvelle torture. Il soutient son regard comme il peut, pour ne pas être tenté de flancher, mais c'est limite pire.

Quand il lâche son visage, c'est comme une sorte de rupture glaciale. Tout son être hurle de l'attirer contre lui, mais ses membres ne bougent pas, et c'est comme s'il était tétanisé. Il aurait probablement rougi si ce que disait son frère ne lui faisait pas autant de peine. Faust est loin d'être innocent, c'est vrai. Mais Sam se fout royalement de ce qu'il peut bien faire. Il veut bien qu'on dise qu'il vit dans un univers chimérique, mais il y a des limites à la naïveté, quand même. Il est touché par ce qu'il lui dit. Il est ému par le questionnement de Faust alors que pour lui cela paraît si évident. Encore aujourd'hui, il aimerait comprendre ?... Mais là est tout le problème; il n'y a précisément rien à comprendre, du point de vue de Sam, tellement c'est clair et authentique. Le relation fraternelle qui les unit est si forte qu'il ne devrait même pas avoir à justifier ce comportement que l'autre juge ne pas mériter, alors que Sam pourrait bien lui prouver le contraire avec joie.
Ce qu'il peut affirmer, c'est que la dévalorisation dont Faust fait preuve le chagrine énormément.

Tout ce dont il a envie, c'est de le baffer tellement fort qu'il ne pourra plus jamais redire de pareilles sornettes. Il est loin d'être un abruti, et Sam en sait quelque chose. Depuis le temps qu'il le côtoie, depuis qu'ils ont commencé à se rapprocher à tel point qu'ils ont fini par s'appeler mutuellement "frère". Toute l'affection que Faust reçoit, il ne l'a pas volé, le cadet peut le lui assurer; et il lui en donnera encore et encore jusqu'à ce qu'il finisse par le comprendre.
Il se retient d'avoir envie de le frapper et s'empare de la trousse de soin qu'il pose à côté de son aîné, même si une part de lui aurait préféré rester dans cet état à l'heure actuelle; mais Faust ne l'aurait pas laissé faire, hein ? De plus, ce n'était pas un des caprices du hérisson; c'était un de ses propres caprices. Un caprice qu'il ne regrette pas, mais qui continue de le tourmenter un peu, de par le souci qu'il a causé chez son grand frère alors qu'il voulait justement lui demander de l'entraînement pour l'aider à régler ses problèmes et qu'il ne s'embourbe pas dans son propre tas d'ennuis.

*Tais-toi... Je t'en supplie, Faust, tais-toi...*
Oui, c'est sûr que ce serait plus utile de lui dire ça plutôt que serrer les poings et trembloter en retenant toujours ses sanglots pathétiques. Il n'a pas à s'excuser. C'est Sam, qui devrait lui demander pardon pour tout ce que lui a fait subir au Donovan; car il s'en veut encore, alors que son grand frère a déjà tant à faire, surtout depuis que les finales ont commencés. Pourquoi est-ce que l'entendre lui présenter des excuses réchauffe une part de son cœur et lui faire dire que, malgré l'omniprésence de Noctis sur le terrain, un côté de son esprit conservait toujours Faust éveillé ?... S'il a une envie subite de se donner des claques à l'instant même, il sait que cela ne plaira sans doute pas au hérisson; alors, il attend que l'autre ait fini de parler pour voir s'il se retiendra de fondre une fois que l'autre aura terminé.

Puis, sa respiration se bloque. Ses membres se mettent à trembler. Il observe Faust et n'arrive pas à croire toute la douleur qu'il lit dans son regard alors qu'il lui a posé une question, cette inquiétude qui doit sans doute l'habiter depuis un moment. Il est déconcerté par toutes ces confessions. Pas besoin d'être un génie pour comprendre de qui il veut parler, et cela effraie encore plus le nounours que son frère soit obligé de lui demander une telle chose. Il cherche dans ses souvenirs ce qu'il aurait bien pu faire pour qu'une idée de la sorte traverse l'esprit de son aîné. Si l'ourson lui a donné tant de marques de tendresse, c'est justement pour qu'il n'ait jamais à croire qu'il pourrait l'abandonner; car même si Faust et lui avaient une telle dispute qu'ils seraient obligé de s'éloigner, Samaël reconnaît lui-même qu'il penserait toujours à Faust malgré la distance.

Il termine son discours sur cette question, malheureusement non rhétorique. Mais l'adolescent demeure sans voix face à toute cette déclaration. De toute la détresse dont il possède, son bras vient essuyer ses yeux. Mais ça ne sert à rien; car, enfin, il craque. Au moment-même où des tremblements plus forts l'agitent, il abandonne et, finalement, laisse ses larmes couler; car il sait qu'il ne pourra pas les arrêter.
Puis, il n'y tient plus, et se jette dans les bras de Faust contre lequel il se blottit en renfermant ses deux bras sur le hérisson. Il serre son emprise autour de lui et vient sangloter, la tête enfouie dans son cou. Lentement, une de ses mains glisse jusqu'à ses cheveux et il passe ses doigts dans sa chevelure hérissée en effectuant de douces caresses, ébouriffant presque la crinière indomptable.

- Jamais, Faust. Jusqu'à ce que tu me dises de partir, je serai toujours là.

Il ne sait pas combien de temps il reste collé comme ça, mais quelques minutes, sans doute, passent, et alors, il se sépare de son aîné pour le regarder droit dans les yeux. Un petit sourire, que ses pleurent rendent soudain triste, se dessine sur ses lèvres; et il se noie dans les iris bleues de son grand frère en écartant avec délicatesse les quelques mèches qui lui barre le regard.

- Tu n'es pas comme lui. Tu n'es pas comme Clive, et tu ne le seras jamais.

Pas ces premières paroles, il commence à déballer tout ce qu'il a sur le cœur et qui lui pèse depuis que le dresseur ténèbres a commencé à parler. Lentement, il colle son front au sien.

- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t'empêcher de sombrer dans les ténèbres, car je veux croire que la mort n'est pas la seule solution qui reste si jamais cela arrivait. Je deviendrai une lumière pour t'éclairer, et je te guiderai dans le noir pour ne pas que tu te perdes...

Il a encore ce désir irrépressible de l'attirer vers lui une nouvelle fois mais il doit d'abord le rassurer; car tout ce qu'il a dit lui pèse, et il se doit de consoler son aîné comme il peut, avec des mots, certes maladroits, mais sincères.

- Sache que tu ne me blesseras jamais; car je sais que tu ne voudras me blesser à aucun moment. Depuis le premier jour, tu ne m'as jamais donné autre chose que de l'espoir.

Il s'écarte un peu pour retirer ensuite sa chemise et son haut noir, dévoilant ainsi, sans aucune honte, ni rougeur, son corps un peu meurtri par les coups de ce matin. Mais il n'a que faire de bleus douloureux que les poings de son aîné ont provoqué sur sa peau. Il laisse l'autre lui appliquer les soins nécessaires avant de remettre ses habits. Puis, il s'arrête brusquement en apercevant le collier de son père; celui avec une plume aux reflets arc-en-ciel. Il contemple son pendentif quelques secondes; enfin, comme pris d'une vive illumination, il détourne son regard pour le poser sur son sac et s'approche de ce dernier pour plonger sa main à l'intérieur. Il ressort ensuite quelque chose de sa sacoche. Une lettre. Il retourne de nouveau devant Faust et la lui montre avec toujours ce sourire tendre qui ne l'a pas quitté.

- Tu sais ce que c'est, ça ?... Ta lettre. Celle que tu m'as envoyé le 9 décembre lorsqu'on s'est rencontré pour la première fois. Depuis tout ce temps, je l'ai gardé. Depuis tout ce temps, elle m'accompagne, où que j'aille. On s'est envoyé d'autres messages, depuis. Mais... mais à chaque fois que je la regarde, je me demande ce qui se serait passé si... si on ne s'était pas vu; si j'étais arrivé en retard à ce rendez-vous...

Il reprend son souffle, mais il a bien moins de mal à parler que tout à l'heure. Il a des choses à dire à son aîné qu'il garde depuis trop longtemps enfouis en lui. Il a besoin qu'il sache tout ce qu'il pense, et ce pourquoi il fait tout ça aujourd'hui.
Ses mains se posent de part et d'autre du visage de l'autre et veille à ce qu'il le regarde constamment.

- Tu sais ce qui se serait passé ?... On ne se serait pas rencontré; il n'y aurait pas de "nous".

Il sent comme un immense soulagement au fur et à mesure qu'il parle, et même ses larmes n'arrivent pas à l'arrêter ou à le faire bégayer comme un peu plus tôt dans la journée.

- Faust, écoute-moi. Peut-être qu'il y en a d'autres qui méritent ma gentillesse, comme tu dis; mais je m'en fous. Pas une seule fois je n'ai regretté d'être venu jusqu'à toi ce jour-là et de protéger au péril de ma vie l'Oeuf de Fae et d'Arthur. Tu es l'un des seuls à qui je veux donner ma gentillesse et mon affection, car je sais que tu en as besoin, et que, contrairement à ce que tu penses, tu le mérites amplement.

Il prend une grande inspiration pour continuer, se forçant à aller jusqu'au bout de sa pensée.

- Crois-moi si je te dis que je remercie Arceus chaque jour pour t'avoir mis sur mon chemin et pour m'avoir donné le grand frère le plus formidable qui existe; et chaque fois que je relis ta lettre, je me considère comme extrêmement chanceux d'avoir un frangin aussi extraordinaire. J'ai foi en toi parce que je t'aime de tout mon cœur et que ça ne changera jamais.

Il baisse ensuite un peu les yeux, comme gêné par ce qu'il va prochainement dire. Désemparé, il ne peut que se détester lui-même pour avoir demandé à son frère de l'entraînement alors qu'il savait parfaitement quel effet cela ferait sur le Conseiller.

- Tu sais... je... j'ai toujours honte, lorsque je t'attire des ennuis. Mais... malgré tout, que ce soit pour ce qui s'est passé en décembre, en janvier, ou en avril, tu as toujours été là pour moi. A chaque fois, je savais que tu allais venir, et... et j'étais si heureux quand je te voyais... et... et...

Il sèche ses larmes, et son sourire s'efface un peu; car ça n'a jamais été à son grand frère de s'excuser. C'est lui, qui a constamment eu besoin de son aide et de sa présence pour se relever et avancer malgré tout ce qui lui est arrivé.

- Et je t'interdis de t'excuser. C'est moi, qui te demande pardon pour ce que je t'ai obligé à faire. Je sais que je t'ai encore causé du souci, et j'imagine que... que je t'ai pas aidé à cause de mes caprices et de mon idiotie, mais... mais malgré ça, tu as accepté de m'entraîner et je... je...

Il le savait. Il le savait, que ses larmes reviendraient un moment ou un autre, même s'il les séchait. Il le savait, qu'elles finiraient par revenir de toute façon et que les enlever ne servirait qu'à dissimuler sa tristesse face à son grand frère, qui ne doit pas apprécier de voir son cadet fondre comme ça. Malgré son statut de Conseiller, malgré déjà tout le travail qu'à Faust, il a toujours trouvé du temps à lui accorder; et pour ça, il lui en sera toujours reconnaissant.
Il rit doucement avant d'attirer définitivement le hérisson contre lui pour une nouvelle étreinte qu'il ne saurait fait attendre plus longtemps, et ferme les yeux, comme apaisé.

- Merci, Faust. Merci pour tout.

Réalisé par BlueBerry pour Orange



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Spoiler:
 

Merci pour ces superbes cadeaux Mercy et Alex <3

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Faust M. Donovan
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Ven 16 Mai - 17:05



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Au bout d’un moment, il serait peut-être temps que Faust apprenne à se préparer à ce genre de réaction, mais il faut croire qu’en plus de sa débilité, il a la mémoire aussi courte que sa capacité d’empathie envers certaines personnes. Il manque de s’écraser au sol lorsque l’autre lui saute dessus et referme ses bras autour de son cou ; il faut dire qu’il n’avait pas vraiment pensé à cette façon de réagir, et il est un peu déstabilisé. Oui, ça contraste beaucoup avec ce qu’il disait et craignait depuis tout à l’heure, mais en même temps, son petit craquage n’avait absolument rien de rationnel ou de logique, il s’agissait simplement d’une crainte dénuée de toute raison d’existence. Des vieux démons répugnants qui ne manquaient pas de venir lui susurrer des mensonges de temps en temps, lorsqu’il était le plus faible. Et lui, comme un idiot, tombait dans le piège.
Puis, la main de l’adolescent passe dans ses cheveux et il s’immobilise immédiatement, comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton ‘off’ de son cerveau. Bzzt. Faut dire que ça, c’est un peu un coin sacré pour Faust, et que caresser la tête et les cheveux revient à lui faire le même effet que lorsque l’on gratte les oreilles d’un chat. Si il avait pu ronronner, il l’aurait fait, et il pousse le plus discrètement possible (c’est-à-dire pas du tout) sa tête contre la main qui lui apporte une pareille sensation. Comment transformer un hérisson en boule de guimauve silencieuse ? Les cheveux, c’est la meilleure façon d’en faire tout ce que vous voulez, car actuellement, Faust ressemblait un peu plus à un chaton qu’à un porc-épic.  En fait, il en avait même oublié toute fierté sur le coup, parce que Arceus, ce n’était pas désagréable ! Ses traits se détendirent alors automatiquement. Il n'y avait rien de plus efficace pour s'assurer que Faust devienne complètement gaga et malléable à volonté, et ainsi, il fut complètement incapable de protester lorsque l'adolescent se mit à parler. Toute sa détermination avait disparue, parce qu'il était un peu en train de fondre là, le débile de service. Sam n'avait peut-être pas encore pris conscience de l'effet que son geste eut sur lui mais en tous cas, c'était diablement efficace.
Non... Non, il ne va pas partir. Comme seule réponse, Faust se blottit un pu plus contre lui et prend une grande inspiration, nécessaire pour qu'il arrive à retrouver son calme. Oui, Faust a toujours eu peur de se retrouver seul, et ce depuis qu'il était tout petit. La peur de perdre Clive, ses petits frères, ses parents, des amis, et au final, c'était à peu près tout ça qui avait disparu. Maintenant, il a peur. Parce qu'à chaque fois qu'il se rapproche de quelqu'un, il lui semble que c'est ce qui arrive, et c'est une frayeur qui n'a pas forcément de logique mais qui est restée et  n'est jamais vraiment partie. C'est difficile pour lui d'admettre que Sam va vraiment rester et ne pas l'abandonner, parce que c'est bien tout ce qu'il mériterait, mais il y a comme une sensation de chaleur qui naît en lui en entendant cette promesse. Il n'arrive pas à dire la moindre chose, désarçonné et un peu sonné par les propos que vient de tenir le cadet, ne s'étant pas attendu à une pareille sincérité.

Pourtant, il ne peut que ne pas être d'accord avec Sam au sujet de Clive. Non, ça il le sait ; lui et son jumeau sont bien plus semblables qu'il aimerait le faire croire, même si il en a grandement honte. Il aimerait tellement croire ce que l'autre lui dit et jure, pouvoir boire ses paroles sans chercher la contradiction, mais il se connaît suffisamment pour savoir qu'il n'est absolument pas un modèle de bonté et de gentillesse. Parfois, il lui arrive d'être cruel et mordant, ou tout simplement abject avec les personnes qu'il vient à détester. Bordel, si il avait ne serait-ce qu'une idée de ce qui pouvait passer par sa tête des fois, il aurait sûrement revu ses propos... Mais même si il protestait intérieurement, il n'était pas capable de l'exprimer, parce qu'il sait que ce serait inutile. Après tout, il n'allait pas l'écouter, hein ? Faust avait fini par comprendre que quoi qu'il dirait, l'adolescent refuserait de l'entendre. Alors il n'essaye pas de le contredire et se contente de déglutir.
Il aurait presque reculé quand Sam posa son front contre le sien, principalement parce qu'il a du mal à soutenir son regard. Arceus que c'est compliqué de ne pas mourir de honte à l'instant alors que l'adolescent lui énonce un discours bien trop sincère et émouvant pour qu'il arrive à ne pas ressentir de peine à l'entendre. Il est gêné d'avoir à être la cible de telles paroles rassurantes, comme un enfant incapable de se débrouiller seul, d'avoir besoin de savoir apprécié, parce qu'il déteste être un fardeau. Il aimerait tant dire à Sam qu'il n'a pas besoin de lui promettre tout ça, de jurer loyauté à un abruti comme lui, mais sa voix est bloquée dans sa gorge et il n'y arrive pas. Bloqué, un peu effrayé et paralysé, il ne peut qu'écouter. Il n'a pas la force de le contredire et au fond, même si il ne l'avouera jamais, ça lui fait du bien d'entendre tout ça, et il se gifle mentalement de son égoïsme.
Voir toutes les blessures qu'il lui a causé le fait fortement grimacer et il déglutit, franchement pas rassuré par ce qu'il a fait. Il a bien essayé de se retenir et de ne pas trop l'endommager, mais il faut croire que même en évitant d'être trop violent... Il détourne les yeux, mis devant ce qu'il a fait et une vague de culpabilité vient l’assaillir et presque le faire tanguer.

Doucement et sans un mot, il s'occupe de désinfecter et de passer des bandages, de nettoyer les plaies et de s'assurer que tout soit en ordre. Il fait taire toutes les excuses qu'il aimerait prononcer et qui résonne dans sa tête comme une litanie infernale, parce qu'il écoute et qu'il sait que s'il se met à parler maintenant, ses mots ne seront que de pathétiques paroles. Il n'a pas la force de se ridiculiser davantage.
Oh, cette lettre... Il se souvient avoir passé des jours entiers à hésiter avant de l'envoyer, devant un Isaac relativement agacé de l'indécision de son ami d'enfance. C'était même Hadès qui avait été chargé de la transmission tiens, ce sale piaf mal luné. Au moment où il avait demandé à voir Sam pour lui parler de l'opération d'octobre, il n'aurait jamais imaginé que leur relation changerait ainsi. Il avait même pensé ne jamais le revoir après ça, tiens ! Oh, à quel point il avait eu tort... Il ne regrettait pas, non, loin de là, mais leur rencontre venait d'abord de son échec. Il est touché toutefois, et se mord les lèvres, encore perdu dans les méandres de son esprit à chercher une réponse qu'il ne trouve définitivement pas.
Et bon sang, c'était comme si Sam s'était douté qu'il refuserait de le regarder en face maintenant, trop embarrassé, parce qu'il a posé ses mains sur son visage pour le forcer à poser son regard contre le sien. Bjhdjzjkuzhuskoi. Voilà, ça, c'est un petit aperçu de ce qui résonné dans sa tête alors que son cerveau peine à assimiler l'avalanche de compliments que lui fait l'autre et il a bien l'impression qu'il va faire une surchauffe tellement les informations sont trop difficiles à retenir tant elles lui paraissent exagérées et tirées par les cheveux. Il ne mérite pas de tels propos mais pourant, à aucun moment l'autre ne faiblit dans son discours. Pourquoi Sam s'excuse-t-il, d'ailleurs ? Il n'a jamais eu à le faire, étant donné qu'il n'avait jamais désiré que des choses horribles lui arrivent. Faust est perdu, et bouge à peine lorsque l'autre se met à le câliner tendrement, toujours complètement silencieux et sonné. Pourquoi... Pourquoi est-ce qu'il le remercie, maintenant ? Il ne comprend absolument plus rien.

Il attend un peu, surtout parce que son cerveau s'est momentanément déconnecté de la réalité et qu'il peine encore à se dire qu'il n'est pas en train de faire un rêve ou une hallucination incroyablement réaliste, mais la chaleur des bras de Sam autour de lui lui assure qu'il est bel et bien pleinement conscient et que ce n'est pas une farce cruelle venue tout droit de son esprit.
Puis, il finit par soupirer, vaincu par la volonté du cadet (encore une fois décidément, c'était limite en train de devenir une habitude à ce train-là) et au départ, se blottit contre son torse, de sorte qu'il n'a pas à le regarder dans les yeux pour lui parler. Vive la lâcheté amenée par la fierté mal placée, tiens.

« Je... Je n'ai jamais douté de toi, mais des fois, je me dis que c'est tout ce que je mériterais et... »

Il n'arrive pas à trouver les mots. Pourtant, il doit parler, parce qu'il ne peut pas se taire devant tout ce que vient dire l'adolescent.

« Je ne peux pas te demander de m'aider, Sam, je ne peux pas... Je n'arriverai jamais à te demander à une pareille chose, parce que je refuse de te voir triste pour mes erreurs, je... »

Il expire profondément. Non, ce n'est pas la réaction qu'il doit avoir, surtout pas. Il y a comme un déclic dans son esprit soudainement.

« … Non. Tout ce que je peux te dire, c'est merci. Merci d'avoir confiance en moi, même si je n'en suis moi-même pas capable, merci de rester malgré tout, merci de ne pas être parti, merci de me dévouer une pareille affection. T'as pas idée à quel point je devrais te remercier, et même qu'avec tous les discours du monde, je n'y arriverais jamais totalement. »

Il n'est pas habitué à parler ainsi d'habitude, aussi honnêtement et sans se retenir, sans laisser sa fierté bloquer sa voix. C'est déconcertant.
Il soupira, puis finit par relever les yeux, déjà plus calme et libéré. Il a comme l'impression d'avoir un poids en moins sur la poitrine, et c'est un sourire, certes maigre mais tout de même présent, qui s'affiche sur son visage.

« En fait, on devrait arrêter de perdre notre temps sur mon incapacité totale à agir en adulte et parler de trucs moins déprimants. Ouais, c'est un ordre même ! »

Il avait gloussé à la fin de sa phrase, celle-ci étant plus une plaisanterie qu'autre chose. Il se releva et invita Sam à faire de même, sachant que le sol n'était pas vraiment l'endroit le plus confortable et qu'il ne tenait pas à rester le cul par terre pendant des années non plus, fallait pas abuser. Allez, on fait honneur à colgate avec un gros sourire et... Oh, joli celui-là. Il ne puait pas l'hypocrisie, au moins.

« Tu ne vas pas désobéir à ton aîné, tout de même ? »
le nargua-t-il d'un ton taquin.

Un peu d'humeur ne faisait pas de mal, et même si c'était une blague de merde, c'était bien la seule qu'il avait trouvé. Une petite moue moqueuse était dessinée sur son visage, signe certain qu'il avait bien l'intention de mettre ce qui venait d'arriver derrière lui, parce qu'il était hors de question de passer plus de temps à déprimer. Il devait bien ça à Sam au moins, pour tout ce qu'il avait fait et dit.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 17 Mai - 0:02



Comment


réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Si Samaël avait su ce que ses caresses dans la chevelure du hérisson allait provoqué ? Pas vraiment. Il avait pressenti que ce serait agréable, étant donné que lui-même se retient de ronronner quand son grand frère lui ébouriffe les cheveux. D'ailleurs, l'adolescent trouve déjà un certain amusement à plonger ses doigts dans la touffe de son frangin. Il se dit parfois, en plaisantant, que le Donovan doit cacher certaines choses à l'intérieur. Que ce soit des cheveux lisses et plats comme les siens, ou des mèches pointues et rebelles comme ceux du Conseiller, les massages capillaires sont, en général, assez plaisant. Mais il n'aurait jamais pu prévoir que Faust se transformerait en guimauve, pour le coup... Il trouve, en y réfléchissant, que c'est assez drôle de le voir comme ça, alors qu'il a dû supporter son caractère de Résistant durant tout un mois. Il devrait presque prendre des photos dans ses modes "Rainbow Hedgehog" et "Dark Hedgehog" et les mettre à côté, pour marquer le coup et admirer un peu plus le talent que son frère a de posséder deux personnalités aussi distinctes, mais qui ont des ressemblances malgré tout.
Ses grimaces en voyant ses blessures aussi, il les a vu. Mais Sam n'arrêtera sans doute jamais de rappeler qu'il a lui-même cherché à se faire blesser de la sorte et qu'il avait accepté en toute connaissance de cause sa demande d'intégrer la Résistance, et que donc, son frère n'a pas à s'en vouloir. L'Enodril n'en voudra peut-être probablement jamais au porc-épic de lui faire du mal, qui plus est. Il est l'un des seuls à pouvoir le frapper sans qu'il ne déclenche sa colère. Pas que Sam soit particulièrement agressif, car c'est bien le contraire, mais il a tendance à réagir assez vite quand il sent le danger; or, Faust est loin d'être dangereux pour lui. La désinfection n'est pas particulièrement réjouissante sur le coup, mais cela lui fait un bien fou par la suite et il oublie en fait bien vite la douleur en observant les mains de l'autre appliquer soigneusement les bandages. La dernière fois qu'il s'est retrouvé à se faire soigner par Faust, c'était il y a à peine quelques mois. Pourtant, il s'est passé tellement de choses depuis, et leur lien s'est tellement resserré, que c'est comme s'ils se connaissaient depuis des années.

Sa prise se raffermit un peu plus quand Faust vient se blottir contre son torse. Il doit cependant garder tout son calme pour se retenir de frapper sur la tête du hérisson têtu. Si le jeune brun est toujours heureux de savoir qu'il peut se rendre utile en réconfortant son frangin et ses doutes, il espère un jour qu'il arrêtera de se dire qu'il n'a aucun mérite. Sam est à lui seul la preuve que Faust a du mérite; combien de fois a-t-il sauvé l'ourson, dans tous les sens du terme ?... Non, non, laissez tomber; même lui a abandonné de compter. L'Enodril utilisera toute sa salive si nécessaire, mais il répétera encore et encore, autant de fois qu'il le faudra, que le Donovan veut bien toute l'affection du nounours et qu'il sera toujours comblé s'il peut venir en aide à son frère d'une quelconque manière. Alors oui, Faust est obligé de lui demander son soutien la prochaine qu'il en aura besoin ou alors le petit ours risque de vouloir devenir un grizzli à force de répéter à l'autre qu'il ne l'abandonnera jamais et qu'il refuse de le laisser se démerder seul maintenant qu'il connaît les potentielles conséquences. Néanmoins, c'est dans un silence religieux que l'adolescent écoute le plus âgé, gardant encore ses commentaires pour lui afin de mieux les lui ressortir plus tard.

Puis, tout à coup, le cadet sursaute et porte son regard vers l'adulte. Bientôt, il se sent rougir sous les remerciements de son grand frère. Ce n'est pas qu'il n'a pas l'habitude, mais un peu quand même. Il ne comprend pas pourquoi il est remercié pour tout ça, d'ailleurs. C'est légitime, non ? N'est-ce pas comme ça que doivent se comporter deux frères ?... Ouais, enfin... c'est peut-être plus compliqué que ça pour le hérisson, en fait... Mais pour Sam, qui n'a pas eu la chance de grandir avec un aîné, a dû trouver en Faust cette présence fraternelle qui lui manquait et qui, depuis, fait désormais partie intégrante de sa vie. Jamais il ne regrettera d'avoir braver la forêt sombre et d'avoir pris son courage a deux mains pour aller vers Noctis ce soir-là et se rendre à ce fameux rendez-vous aux caractéristiques plutôt douteuses si on prend un peu de recul. Qui aurait vraiment cru que leur relation allait tellement s'intensifier qu'ils deviendraient comme des frères, d'ailleurs ? Cela paraît un peu fou, lorsqu'on sait comment s'est déroulé le début de leur rencontre. Mais ce n'est certainement pas lui qui irait se plaindre de la tournure des événements et il est bien chanceux d'avoir croisé le chemin de Faust, au final.
Mais cela n'enlève rien au fait qu'il reste assez gêné de l'entendre parler de lui de la sorte. Il est réellement ému par les mots du hérisson; il aimerait l'aider encore plus et continuer de faire tout son possible si cela peut le protéger davantage.

Il est sur le point de répliquer mais les iris bleues de l'autre viennent rencontrer les siennes, et il décide de se laisser bercer par le calme qui règne de ces océans qui composent le regard de son frère. Il lui rend son sourire, avec peut-être une pointe de tristesse, et rit doucement au soudain enthousiasme du Conseiller. Pourtant, Sam ne se lève pas tout de suite. Immobile au sol, il lève ses yeux vers Faust, toujours avec ce sourire légèrement mélancolique. Il a lui aussi plus qu'envie de passer à autre; mais il a encore une dernière chose à mettre au point avec lui.

- Faust...

Hors-contexte, on pourrait vraiment croire que l'adolescent est sur le point d'annoncer une mauvaise nouvelle. Son sourire doux mais néanmoins peiné pourrait presque être inquiétant. Il n'a pourtant qu'une ultime parole à donner à son frère, et cette dernière est loin d'être mauvaise. Face à ce qu'il a dit tout à l'heure, il ne pouvait décidément pas rester muet plus longtemps.
Enfin, il se lève et fait face à l'autre, l'air paisible mais sérieux.

- N'oublie jamais : si tu n'es pas heureux, je ne le suis pas non plus. Je suis ton petit frère, Faust; tes problèmes sont les miens. Si tu fais des erreurs, je serai peut-être celui qui devra les corriger. Mais quoiqu'il arrive, tu ne m'empêcheras pas de te venir en aide. Ne me demande pas de te laisser te démerder tout seul dans tes ennuis; c'est encore une chose dont je suis incapable.

Puis, c'est un sourire sincère et plus grand qui apparaît sur son visage. Il s'est soudainement éclairé et son cerveau chasse définitivement toute trace de pensées négatives.

- Oooh, mais voyons, je n'oserais pas ! Surtout avec un tel aîné comme toi ! Après tout, tu es Conseiller, Résistant... et écrivain...

Tout à coup, son ton est devenu plus joueur, faussement innocent, et un sourire mielleux s'est dessiné sur son visage. Furtivement, il glisse sa main dans son sac pour ressortir un des romans que Faust a lui-même écrit sous un pseudonyme bien particulier pour ne pas être reconnu. Il a retrouvé ce roman par hasard dans l'appartement que Faust lui a prêté lors de l'entraînement mais son style d'écriture n'a pas échappé à Samaël et ce dernier a bien perçu à jour le petit secret que son grand frère a bien du mal à révéler.
Taquin, il agite le bouquin de son aîné juste devant lui.

- N'est-ce pas... Peter Davidson ?...

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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 17 Mai - 1:01



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Euh. Euh bah crotte alors, ce genre de discours n'était vraiment pas le genre de truc qu'il arrivait à gérer facilement, parce qu'il se contenta d'observer l'autre avec une expression à la limite du derpisme et de la tendresse, un mélange ma foi tout à fait particulier des deux qui était difficilement explicable, surtout à une heure du matin mes amis. Non, il n'a pas envie que l'autre se mêle de ses ennuis, parce que cela reviendrait à l'impliquer et peut-être à le blesser, ce que Faust ne pourra oh grand jamais se permettre, tout simplement parce que si il devient la cause du malheur du cadet, alors il s'en voudrait pour le restant de ses jours. Il aimerait lui dire tout ça, mais le débat serait tout simplement stérile et complètement inutile vu qu'ils étaient tous les deux aussi obstinés et que le conseiller ne se faisait pas de faux espoirs quant à la capacité de Sam à abandonner sur ce sujet-là. Autant parler d'autre chose tiens, pour ne pas avoir à répondre et discrètement (soit pas du tout, vous devez commencer à vous attendre à cette précision maintenant) s'enfuir loin, très loin de la réponse à donner.
Bon, au moins il avait changé de sujet et oh, bon merde il n'avait pas oublié le truc au sujet des bouquins et oh putain de merde non non non ce sourire ne veut rien dire de bon pourquoi est-ce que je ne dégage pas d'ici en courant à toute vitesse tant qu'il en est encore temps parce que-
Bzzt. Pshrk.
Ça, c'est le bruit du crash que fit le cerveau de Faust lorsqu'il entendit l'autre prononcer son nom d'auteur et qu'il pu clairement lire le titre et- OH PUTAIN DE MERDE PAS CELUI-LÀ.
Il était mort. C'était la seule explication possible au fait que son cœur puisse supporter un arrêt aussi long pendant une pareille durée. Il avait l'impression d'être en train de s'enfoncer très lentement sous terre alors que son visage perdait toutes couleurs et qu'il commençait à ressembler énormément à un zombie, de sorte qu'à une zombie walk par exemple, il aurait été couronné roi de la fête dès son arrivée.

Il fallait savoir que pour Faust, ses bouquins sont quelque peu ses plus grandes hontes. Il n'en parle absolument à personne, excepté à quelques très rares occasions où il n'a pas le choix ou lorsque cela arrive par accident. Là par exemple, le conseiller était en train de s'insulter mentalement en quatre ou six langues de ne pas avoir pensé à emporter ces bouquins-là lors de son déménagement, car ça lui aurait bien sauvé la vie bordel d'Arceus de cul à merde. Alors il fait attention, garde ça secret, menace quiconque connaissant la vérité de terribles douleurs si son petit secret vient à être révélé mais là, c'est un peu beaucoup cramé. Tellement cramé qu'il commence à se demander si une odeur de brûlé ne devrait pas venir lui titiller les narines, tiens. Enfin, il faudrait déjà que son cerveau ne soit capable de reconnaître une odeur à cet instant et vu sa tronche, c'était mal barré pour que ce soit le cas.
Il reste immobilise, paralysé et visiblement incapable du moindre mouvement, même d'un muscle, alors que son regard se perd entre la couverture du livre et le sourire dégoulinant d'hypocrisie de l'adolescent. Il a encore du mal à réagir ou à avoir une pensée claire en dehors de 'oh bordel non non non non' et compagnie, mais peut-être qu'avec un peu d'effort... Ah bah oui, ça redémarre, ayé, sauf que ce n'est pas dans le bon sens. Ou en tous cas dans le sens que Faust aurait désiré. Fallait croire que c'était comme si quelqu'un s'amusait à se foutre de sa gueule et à le mettre dans des situations gênantes, aha.
Ça serait con.
En fait, il suffit de simplement de lui parler de ses écrits pour le voir rougir, bafouiller et tenter de changer le sujet à la vitesse d'un Galopa hyperactif. Et là, en plus... C'est ce livre-là.

Le petit détail mortifiant qui fait que Faust est bien plus gêné que si ça avait été un livre plus 'innocent' (mais pas moins dénué de violence, fallait pas déconner) comme De neige et de cendre, il aurait réussi à survivre. Oh il se serait enfui comme un rat d'un navire en train de couler, mais il n'aurait pas eu envie de s'enterrer lui-même à cinq mètres sous terre pour vivre de vers de terre, de boue et de racines. TOUT aurait été mieux que d'avoir à avoir cette conversation avec Sam. Parce que voilà, le livre que tient le plus jeune, c'est Le cri du Roucoups, ou plus vaguement, le roman tragique où il a écrit une bonne vingtaine de pages (enfin c'était discutable mais nous ne rentrerons pas dans les détails) décrivant des actions tout à fait spécifiques qui n'étaient pas vraiment supposées être vues par les moins de dix-huit ans, et je ne vous ferai pas l'affront d'ajouter un 'if you know what i mean' parce que vous savez tous ce que ça veut dire et que cette métaphore était foireuse de toute façon. BREF.
Il lui faut un certain temps pour assimiler l'information, mais alors que les mots qu'il se souvient avoir écrit (au prix de nombreuses insomnies, cures de café et autres pertes de temps de sommeil) lui reviennent en mémoire, ses yeux s'écarquillent et quasiment instantanément, ses joues deviennent pourpres. Ce n'est plus un hérisson mais une tomarisson mes amis, un petit animal tout rouge à piques qui doit à mon avis, vu sa couleur, avoir quelques envies suicidaires à l'instant. Ses joues le brûlent tellement il rougit et Arceus, il n'a pas été dans cet état depuis des années ! Grand Dialga, qu'il aurait adoré avoir la capacité de se téléporter à l'instant ! Il a l'impression qu'il va exploser ou faire une combustion spontanée, et non il n'y a pas de choix pour cette fois. Il reste là, béat, mortifié, plus rouge que rouge et aussi honteux qu'un homme adulte de trente-ans surpris par ses enfants en train de faire la drag-queen. Oui, l'image est tout à fait particulière mais excusez-nous, il n'y avait pas trop d'équivalent propre ici.
Il aurait pu disparaître sur place en fait, et il déglutit profondément, terrorisé et complètement paniqué ainsi que profondément mortifié. Du genre beaucoup beaucoup beaucoup. Est-ce que 'beaucoup' a déjà été dit ? Oui ? On s'en fout, on va le répéter une nouvelle fois pour que ça soit compris, parce que là c'était limite si il avait les joues d'un Pikachu, avec l’électricité en moins. Enfin, vu que de la fumée allait probablement lui sortir des oreilles au bout d'un moment si il continuait comme ça, la comparaison devenait sympa.

« Tu... Tu... Tu je enfin euh tu euh lu enfin tu veux que je-euh-bref, que-quoi... »
balbutia-t-il à une vitesse et une élocution remarquable, que ce soit pour la rapidité ou la qualité très médiocre de la phrase du conseiller.

Vous voyez le vieux son d'erreur de windows ? Ben c'était à peu près ça, autant dans sa tête que dans ses paroles alors qu'il bafouillait comme un idiot et qu'il continuait de ressembler à la partie supérieure d'une pokéball, avec des piques en plus. Il fit deux pas en reculant vers l'arrière, par réflexe, et tenta de ne pas faire une crise cardiaque. 'Tenta' était le mot clé, car vu le rythme de son cœur qui battait dans sa cage thoracique à la vitesse d'un sportif (dopé) du tour de France, il était mal barré pour arriver à faire autre chose qu'observer l'autre dans un état de mortification totale.

« Qu'est-ce que-, euh, tu, comment, quoi, boku wa, euh- »

Oh bah tiens, il a même sorti du japonais là. Si c'est pas joli la panique absolue ; il n'arrivait pas à formuler une seule phrase correcte.
Qu'Arceus lui vienne en aide, ou en tous cas dès qu'il aura fini de se foutre de sa gueule parce que bon, ce n'est pas la narratrice qui rigole à moitié qui va le faire.
Sûrement pas d'ailleurs, les fous rires font vivre plus longtemps tiens.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 17 Mai - 2:26



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réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Il a cru au départ que c'était un livre comme les autres. Le genre de truc bien chiant qu'on donne à lire aux ados pour leur faire passer des oraux et des tests qui ne leur serviront pas à grand chose plus tard et dont ils auront bien vite oublié la composition de toute façon. Sam n'est pas particulièrement un grand lecteur. Les seuls histoires qu'il aime, ce sont les récits et tout ce qui tourne autour du fantastique et de l'imaginaire. Il trouve les romans à l'eau de rose trop barbant et dénués d'intérêt et ne se passionne pas particulièrement pour les écrits philosophiques. En même temps, il a seize ans; c'est à peu près normal. Mais il n'étant déjà pas, à la base, un grand lecteur, lire un livre est soit une corvée, soit un pur plaisir. Dès qu'il sent qu'un bouquin en va pas l'intéresser, il laisse tomber; et croyez-moi, son instinct ne le trompe pratiquement jamais pour ce genre de chose.
Le premier jour où Faust lui a confié les clés de son ancien appartement, Sam a eu vite fait d'explorer les moindres recoins. Sans Faust, cela manquait évidemment de vie et de sourires Colgate, mais l'ourson avait fait avec; et vu la tension qui avait régné entre eux durant tout le mois, il avait préféré, cette fois, rester loin de lui le temps qu'ils aient fini malgré cette absence pesante qu'il ressentait en se disant qu'ils étaient à la fois proches et éloignés en même temps. Il avait donc eu tout le loisir de faire le tour du domicile mais n'avait osé touché à rien. Rien, mise à part la poussière qui traînait de-ci, de-là. C'est en nettoyant l'ancienne chambre de Faust qu'il était tombé par hasard sur ce livre intitulé Le cri du Roucoups, d'un certain Peter Davidson. La première fois qu'il a vu la couverture, il a levé les yeux au ciel, se préparant déjà à rendre ce livre à son propriétaire. Mais il s'était alors souvenu que ce dénommé Davidson se trouvait déjà très présent dans la chambre du hérisson la dernière fois qu'il était venu et cela l'avait intrigué de savoir que quelqu'un comme Faust pouvait lui aussi avoir une série de romans préférée. Il s'était alors demandé quel genre de livres pouvait bien plaire au Donovan à ce point; mais il n'était pas allé chercher plus loin ce soir-là. En se remémorant donc de sa dernière visite, il s'était dit que, si cet auteur faisait autant le bonheur de son grand frère, peut-être valait-il la peine qu'il le lise aussi.
Tout au long de l'entraînement, le soir, quand il rentrait à l'appartement, il prenait toujours du temps juste avant de se coucher pour lire quelques pages de ce fameux ouvrage. Et bizarrement, lui qui n'est pas un grand lecteur, s'est étonné lui-même de trouver ce livre particulièrement intéressant. Il n'y avait pas trop de descriptions comme dans les romans réalistes barbants, les personnages étaient attachants, les scènes étaient bien décrites et chaque fin de chapitre donnait envie de lire le suivant. Il ne savait pas comment lui était soudainement venu cette passion pour la lecture mais il la redécouvrit au travers de cet exemplaire mystérieux que Faust avait involontairement laissé.
Cependant, plus il lisait, plus quelque chose le dérangeait. Il avait parfois l'impression de reconnaître certains mots, d'identifier des protagonistes à des personnes réelles, ou encore de discerner des scènes qui se seraient déroulées en vrai. Alors oui, il mit du temps à comprendre, mais il finit pas y arriver. Une soudaine illumination après avoir relu l'intégralité de l'oeuvre et il avait découvert le petit secret de Faust. Lorsqu'il a dévoré le volume une énième fois, après cette constatation, il n'y avait plus de doute possible et chaque chapitre lui décochait désormais un fou rire, assez amusé de la façon dont Faust s'exprime derrière un pseudonyme d'écrivain.

Il ne savait pas comment aller réagir Faust lorsqu'il lui dirait qu'il a lu un de ses bouquins. Mais l'image du hérisson qu'il a devant lui est "priceless". Immobile tel une statue, un sourire narquois se dépose sur les lèvres de l'adolescent au moment même où le Conseiller passe par toutes les nuances de rouge possible avant de s'arrêter sur un beau cramoisi qui donne presque l'impression qu'il va exploser, pareil à Voltorbe. Vu le côté assez décontracté de Faust, il avait pensé qu'il prendrait la nouvelle avec humour et qu'ils auraient ris ensembles sur quelques passages. Mais, apparemment, cela semble plus le gêner qu'autre chose et la couleur pourpre qui l'a atteint s'intensifie au niveau des joues. Il l'aurait bien appelé "Pikachu" pour la blague, mais il n'est pas sûr que cela soit très agréable pour l'autre qui doit déjà être mort de honte à cause de ce maudit livre. Le trouvant plutôt bien écrit, Sam se demande pourquoi son frère n'a jamais voulu lui en parler. Puis, tout à coup, il se rappelle certains passages contenant des actions assez osées et interdite aux lecteurs mineurs. Sam est un lecteur. Sam est un mineur. Mais c'est bien connu que Sam préfère largement s'imposer lui-même des limites en matière de tout ce qui est prudence et protection parentale. Il est peut-être "un peu" con sur les bords, mais il possède déjà une grande maturité pour son âge, ce qui est devenu assez rare aujourd'hui.
Les scènes "adultes" ? Il en a ri. Surtout depuis qu'il a su que c'est véritablement son frangin qui les a écrites. Il sautait généralement les passages plus que romantiques mais avait décidé, pour la première lecture de ce roman, de lire l'oeuvre en totalité. Comme il y en avait relativement peu, cela ne le dérangeait pas plus que ça.

Pendant un instant, cependant, Samaël se demande s'il n'a pas tué le hérisson de l'intérieur. Il n'ose pas s'approcher, mais pouffe un peu et finit par rire aux éclats, ne pouvant plus se contenir. Il regrette de ne pas avoir amené son appareil photo car la tête de Faust vaut vraiment le détour. Plus qu'amusé de la situation embarrassante et la fumée qui ne va pas tarder à sortir par la tête du Donovan, il s'approche doucement de lui. Il ne peut s'empêcher de rire plus fort quand il sent le teint de son aîné grandir dans les rouges qui n'ont pas encore fait le tour de son visage.

- Bon sang, si tu voyais ta tête !

Il n'aime pas se moquer des autres ainsi; mais disons que, là, ils savent que c'est gentil et pas moqueur, qu'ils peuvent bien en rire car c'est quelque chose qu'on ne voit pas souvent et qui se veut original.
Son bégaiement est, bien sûr, incompréhensible, mais Sam a bien remarqué qu'il est affreusement gêné et n'arrive même plus à parler, mélangeant des mots qui se confondent en plusieurs langues.
Une pointe d'inquiétude le prend quand même mine de rien et il fait quelques pas dans la direction de son aîné avant de poser une main sur son front devenu brûlant. Puis, enfin, il lui ébouriffe les cheveux, toujours avec cet air joueur.

- Roooh, allez ! C'est bien toi qui a demandé à parler de trucs moins déprimants. Moi je le trouve pas si mal, ton bouquin ! Faut juste éviter que ça se sache dans les médias, pas vrai ?...

Oui, maintenant que Faust en a parlé, il doit avoir les journalistes à ses trousses une fois qu'il devient Méphisto et qu'il se risque à sortir à découvert.
Non, laissez tomber, il ne parlera pas des scènes osées qui le font toujours autant rire en imaginant l'auteur derrière son écran.
Un de ses bras passe autour de son cou et tapote le sommet de son crâne dans une attitude joueuse et presque enfantine.

- Pourquoi tu ne me l'as jamais dit avant ?... Ça te gêne tant que ça ?... Moi, je serai super intéressée par ce que tu écris !

Vrai. Il n'est pas un grand lecteur, mais un simple lien peut faire toute la différence et ses proches sont bien les seules à pouvoir lui faire lire un ouvrage comme celui-ci.

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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 17 Mai - 14:24



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

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Pshbznbzsalkjkj. Oui, ça déconne encore là-dedans et on pourrait même se dire que son cerveau a fait une surchauffe, tiens, vu qu'il est toujours aussi cramoisi et qu'il a encore l'impression d'être en train de mourir de honte. Non, ce n'est pas forcément parce qu'il y avait quelques scènes osées dans son bouquin qu'il est gêné hein, car même sans ce minuscule détail (vous le sentez bien j'espère le sarcasme), il aurait été dans un état similaire. Ce qu'il écrit, c'est sacré ; pas touche, vade retro satanas et compagnie. Il n'a pas choisi un pseudonyme pour rien en fait, et ce n'était pas juste à cause de Méphisto vu qu'il avait commencé à quoi, dix-huit ans ? Dix-neuf ? Bref, à cette époque, il n'avait aucunement eu besoin d'anonymat, mais c'était purement et simplement pour éviter d'être reconnu lorsqu'il rencontrait des gens. Parce que voilà, comme nous sommes en train de le constater, ce n'est pas un sujet avec lequel il est très à l'aise et il a tendance à éviter ça comme la peste. Il n'y peut rien, si ça le gêne ! C'est juste, que, voilà... Ouais, d'accord, il fait une petite crise d'adolescent mais il doit en avoir le cerveau vu le nombre de conneries qu'il fait.
Et pour combler sa honte, Sam se mit à rire. Nan, il ne voulait pas voir sa tête, parce qu'il doit avoir l'air ridicule à l'heure actuelle ! Il sent encore ses joues le brûler et il grommelle des injures incompréhensibles dans sa barbe inexistante. Il aimerait bien avoir un paquet de glace tiens, ou être en train de vivre en antarctique, pour arriver à ne pas avoir l'impression que de flammes vont se mettre à sortir de sa tête. 'Monstrueusement gêné' est encore un terme trop gentil pour ce qui lui passe par la tête.

Il protesta faiblement lorsque Sam en profita pour lui ébouriffer les cheveux mais se retient de couiner parce que ça aurait été juste ridicule et il tenait au peu (on devrait rajouter un 'très') de réputation qui lui restait. Il se contenta de garder les yeux baissés, se demandant quand son humiliation allait être terminée, mais c'était apparemment mal barré pour ça. Fallait croire que ça amusait énormément le cadet qui comptait profiter du moment, ou du moins s'amuser à se moquer de sa tronche rouge écrevisse. Naméoh, depuis quand est-ce que c'était Sam qui l’embarrassait hein ? C'était supposé être l'inverse, crotte de crotte ! Joli mélange de mauvaise foi et de fierté mal placée oui. Ouais, il aurait pu s'écraser comme un caca ramolli tant il mourrait petit à petit de gêne.
Oui, il voulait arrêter de parler de trucs déprimants, mais pas de ce sujet-là nom d'un Caninos en plastique ! En fait, il aurait été d'accord pour parler de tout SAUF de ça parce que Arceus, josjshuiuj. Voilà ; si ça ne suffit pas comme explication, dites-vous que vu la chaleur produite par le hérisson en ce moment, on aurait pu faire fondre la calotte glaciaire en moins de quelques minutes.
Il manqua de faire une seconde attaque cardiaque (c'était la troisième depuis le début de ce topic en fait si on y réfléchissait un peu) lorsque l'autre lui fit des compliments quant à ces abominations terrifiantes qu'étaient ses écrits.
… Il avait bu, hein ? C'était la seul explication quant aux problèmes de jugement et de raisonnement de Sam, parce que ces 'trucs' n'étaient pas 'pas mal'. Il y avait une raison pour laquelle il utilisait un nom d'auteur, et ce n'était pas pour se cacher des médias comme on aurait pu le croire. Il détourna le regard, toujours aussi mortifié que son petit secret ait été découvert.
Ouais, Sam s'amusait définitivement de la situation et Faust fut bien incapable de l'empêcher de passer son bras autour de son cou, bien qu'il protesta un peu, mais disons que vu qu'il était plus occupé à mourir de honte, c'était compliqué. Voilà qu'il lui tapotait le crâne maintenant ! Il pesta dans un grognement qui ressemblait fortement à celui d'un chaton feulant. Pourquoi il ne lui avait pas dit auparavant?! L'Enodril ne pouvait donc pas deviner tout seul comme un grand ?

Faust continuait d'observer le sol avec une détermination tout à fait impressionnante, incapable de relever le regard vers l'adolescent.

« P-parce-parce que c'est du caca. »

Ouaip, on ira loin avec une pareille maturité, mais voilà. C'était la meilleure façon qu'il avait d'expliquer la situation, situation qui au passage devait figurer haut dans le classement des moments de sa vie les plus embarrassants.

« Chu-chuis pas gêné déjà ! »
protesta-t-il, mais la sympathique teinte écrevisse de ses joues racontait une toute autre histoire.

La narratrice admettra sans honte ricaner ouvertement devant cet argument.

« Et-et puis, et puis, c'est juste que... Enfin, euh, c'est-euh, c'est personnel. Voilà, personnel. »
bafouilla-t-il avec difficulté.

Excuse de merde, bonjour.
Il finit par grommeler en se souvenant d'un détail.

« Et puis bon, les médias... Ils inventent déjà a-assez sur mon compte com-comme ça. » balbutia-t-il en continuant d'observer le sol.

Il n'allait pas développer sur ça, parce que expliquer à son petit frère que les journalistes trouvaient amusant de théoriser au sujet de sa relation avec Isaac n'était vraiment pas quelque chose qu'il avait envie de faire, d'autant plus qu'avec Alice sur les bras maintenant, ça n'allait pas s'arranger.
Changer de sujet et rapido presto !

« Euhm-, euh, et puis c'est pas comme si c'était le sujet le plus intéressant, hein ? Aahaha. »

Rire jaune, en veux-tu en voilà. Il était toujours aussi gêné mais il essayait de le cacher, en se ratant lamentablement toutefois.

« Au fait, t'étais génial en arène, euh, enfin, la dernière fois. »

Ouais, voilà, enfin un truc auquel il pouvait se raccrocher, même si c'était bancal comme tout et qu'il était encore en train de rougir comme un abruti avec le bras de Sam autour de son cou. Situation de caca.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Sam 17 Mai - 22:26



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réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Bon, il va pas mentir : embêter Faust en l'embarrassant ainsi l'amuse assez. C'est vrai, en temps normal, il n'aime pas humilier les autres. Mais cela n'a rien de méchant dans le cas présent. Être frère, c'est donner et recevoir des élans d'affection, mais également se taquiner mutuellement. Sam n'a pas vraiment l'habitude d'avoir un avantage sur son aîné en possédant une information qui ne manque pas de le gêner; normal, d'un côté, qu'il en profite un peu, non ?... Ce n'est pas tous les jours qu'il a le droit de voir un hérisson en feu qui menace d'exploser ! Alors oui, il rit. Il rit, car il a fini de pleurer, car cela lui fait tellement de bien maintenant et qu'il en a besoin aussi. Il conçoit qu'il mériterait sans doute des coups pour troubler son grand frère avec son petit secret plus vraiment secret, mais après qu'il ait fait sortir ses larmes tout à l'heure, cela était devenu presque urgent de trouver une élément dont il pourrait rire et la solution était "étrangement" apparue dans son esprit comme par magie.

Sam a peut-être des goûts étranges, mais il est loin d'être hypocrite et donne toujours son avis avec sincérité. Bien que Faust parle de ses ouvrages comme étant du "caca", l'adolescent refuse de décrire ses œuvres ainsi. Il en vient d'ailleurs à se demander pourquoi le hérisson continue d'écrire malgré ce qu'il semble penser de ses livres et alors que le salaire que lui donne la Ligue en tant que Conseiller doit largement suffire. On pourrait imaginer qu'il s'agit là d'une satisfaction personnelle du Donovan que d'inventer des histoires mais la façon dont il les traite laisse clairement planer un doute. Il est également très probable que Faust ait un penchant pour la dévalorisation et le petit ours brun ne serait même pas étonné si son frangin rejetait toutes formes de compliments sur son style d'écriture juste parce qu'il n'aime pas se vanter et avoir du mérite concernant son travail d'écrivain. Pourtant, ce n'est pas lui qui ira convaincre Samaël que ses bouquins sont nuls et son petit frère est bien résolu à lire le reste de ses romans. Après tout... n'est-il pas, en un sens, son plus grand fan ?...
Il est bien évident de constater, en y pensant, que Méphisto doit avoir pas mal d'admirateurs et Sam en viendrait presque à se demander combien d'entre eux tueraient pour être à la place du nounours qui doit faire des jaloux à lui tout seul. Mais il est sûr qu'il rira assez fort le jour où il entendra ce que certains adorateurs du Conseiller ténèbres pensent de lui si jamais ils en viennent à s'imaginer des choses et à faire d'importantes exagérations. Mais bon; vu les liens personnels que Sam entretient avec les autres membres de la Ligue sans le savoir, pour sûr que la liste des envieux doit être assez longue.

Il rit de nouveau lorsqu'il proteste alors qu'il menace de flamber. Il se retient d'imaginer de planter des marshmallows dans les pics du hérissons et de les laisser griller pour profiter de la chaleur explosive qui s'est emparé du porc-épic, preuve qu'il est bel et bien gêné par le fait de savoir que son cadet a découvert son mystère. Décidément, l'ourson commence à savoir de plus en plus de choses... Viendra même peut-être un temps où Faust ne pourra plus rien lui cacher.
Pas besoin d'être un génie cependant pour deviner que le hérisson cherche à changer de sujet à tout prix et qu'il essaye tant bien que mal de trouver une issue. Se rendant compte que c'est peut-être déjà une situation assez humiliante comme ça et que Sam a eu sa dose de fou rire pour la journée, avec, en prime, un nouveau moyen de faire surchauffer Faust, il décide d'accepter mine de rien l'excuse bidon qu'il a trouvé. Oui, parce que quelque chose de personnel qu'on rend quand même publique... voilà, voilà.

Pour le coup, Faust doit remercier la naïveté de Sam et son désintérêt total pour les médias; ce n'est pas que cela lui évite de subir une mortification encore pire, mais un peu quand même. Il a de la chance que l'adolescent ne soit donc pas au courant pour les rumeurs qui circulent comme quoi Isaac et le hérisson auraient une potentielle liaison.
*C'est ça, essaye de me faire croire que ce n'est pas intéressant, tiens...* pense-t-il. Mais il ne va pas plus loin, cependant. Comme promis, il arrête de transformer Faust en bouilloire et glousse un peu mine de rien.

Puis, tout à coup, il se stoppe net; comme une rupture. On pourrait presque entendre le son d'une vitre qui se casse résonner tant le moment est opportun. Le sourire de l'ourson s'efface et disparaît comme une traînée de poudre. Ses yeux parcourent le visage de Faust, pris dans un nouveau mutisme soudain. Bon sang, ça doit bien être le seul qui arrive à le faire passer par autant d'états différents en moins de quelques heures.
Enfin, c'est un sourire, triste cette fois-ci, qui se dessine sur ses lèvres.

- Thanks.

Lentement, il enlève son bras du cou de Faust en le faisant glisser et sa main se pose sur son épaule.
Ses joues à lui ont aussi le droit à quelques rougeurs. Mais son air est bien moins jovial que tout à l'heure. Il est, bien sûr, touché par les mots de Faust. Savoir que son frère est présent à chacun de ses matchs le réchauffe intérieurement et c'est souvent ce qui le pousse à faire de son mieux à chaque fois. Mais depuis qu'il a commencé à regarder les chaînes de télé qui diffusent les matchs et qu'il voit tous ces adversaires, peut-être serait-ce une petite panique qui commence à naître en lui en pensant à tous ces dresseurs surentraînés.
Mais peut-être aussi, qu'au fond, il ne veut guère mieux que le porc-épic. Ce n'est pas lui qui a été génial, mais son équipe. Ses alliés, ses amis, ce sont eux qui possèdent le talent, le pouvoir de vaincre tous ces Champions d'arène. Il aimerait devenir aussi fort, lui aussi, et évoluer avec eux; mais il sait que cela prendra plus de temps, bien sûr. Ce n'est pas qu'il ne croit pas en lui ou aux liens qui l'unit à ses Pokémons, mais il a, malheureusement, tendance ces temps-ci à se tourner vers la réalité et lorsqu'il voit des dresseurs avec des Pokémons monstrueux, bien que les siens soient pas mal non plus, il se demande vraiment s'il pourra remporter la compétition un jour. Cette année a été particulière pénible et difficile pour lui. L'année de son inscription, du début de son voyage, de ses premières captures, de ses premiers matchs d'arène, et bien sûr, de ses premières rencontres extérieures qui lui ont permis de grandir. Mais c'est également l'année de ses crises, de son emprisonnement, de la mort de son père, de ses défaites douloureuses et de ses traumatismes. Une petite part de lui avait espéré que ce serait aussi l'année de sa victoire; celle qui lui aurait permis également de surmonter tout ça, en un sens, et de se dire qu'il n'aurait pas entraîné ses Pokémons en vain. Il voudrait les remercier comme il se doit pour tout leur travail et aurait aimé gagné avec eux; pour eux.

- Même si je reste très concentré pendant mes matchs, ça me fait plaisir de savoir que tu me regardes, et que tu es là pour m'encourager. Même si tu te déguises, même si tu ne fais que voir, je... je me sens plus fort, lorsque tu es là. Mais...

Il soupire, et enlève sa main, presque dans un sursaut. Il fait quelques pas en arrière, et voilà que ses yeux n'arrivent plus à se porter sur son frère et qu'il trouve, lui aussi, un intérêt tout particulier pour le sol, qu'il trouve soudainement trèèèès plaisant à regarder.

- Mais je ne veux pas que tu te dises ça. Pas maintenant. J'ai.... Cette année, j'ai juste été pathétique du début à la fin. Je souhaite aller le plus loin possible dans la Compétition; mais la remporter, c'est... juste un rêve...

Un rêve d'enfant qu'il a toujours voulu réaliser, ne serait-ce que pour rendre ses parents fiers de lui et pour prouver à toute l'île sa véritable valeur.

- Tu te souviens de ce que je t'ai dit la première fois ? Tu t'en voulais de ne pas avoir réussi à sauver mon père, et je t'ai dit que ce n'était pas grave, car c'était pour ça que je m'étais inscrit à la compétition. Mais depuis le premier janvier, j'ai perdu. Je l'ai perdu.

Ne demandez pas s'il parle de son paternel ou de la compétition à ce moment-là, car même pour lui cela reste confus. Sans doute les deux à la fois...
Parler de ça lui fait un peu de bien, tout compte fait. Il a longtemps gardé pour lui cette angoisse de ne pas réussir. Il se pince l'arête du nez, tique qu'il a prit à force de regarder son aîné agir, avant d'afficher un nouveau sourire peiné.

- Je ne veux pas que tu me vois échouer. Ce serait... légèrement embarrassant. Contre toi, je crois que je suis déjà mort.

Il a prononcé ce dernier fait avec un rire jaune, comme son grand frère à peine quelques minutes plus tôt. Mais c'est ce qu'il pense réellement. Il se passe une main sur son visage qui vient tirer ses cheveux. Il doit avoir l'air ridicule, lui aussi. Il ne regrette pas d'avoir taquiné Faust avec cette histoire de livre, mais il n'a pas l'air très fin, actuellement.

- Ouais, je sais, on avait dit moins de trucs déprimants...


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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Dim 18 Mai - 1:59



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Il avait dû dire une connerie, vu le sourire triste de Sam et il oublia instantanément toute la gêne qui l'habitait. Il fronça les sourcils, cherchant à comprendre ce qu'il avait pu bien dire qui causait une pareille détresse chez l'adolescent, perdu et surtout un peu blessé d'imaginer que ses propos aient pu lui causer un quelconque malheur, même si pour être tout à fait honnête, il ne comprenait absolument rien à ce qui était en train de se passer. Il faut dire que passer de son humiliation à voir l'autre se décomposer, ce n'est pas une transition extrêmement logique, d'autant plus que le cadet paraissait parfaitement satisfait par le résultat de ses taquineries. Il y a quelque chose de bizarre et il n'est pas rassuré du tout, surtout qu'il a assez vu ce sourire triste-là pour le haïr, pour souhaiter mille et une fois pouvoir l'effacer et le remplacer par un autre plus lumineux et joyeux. Toutefois, il ne peut que se demander comment il a réussi à rendre son petit frère triste alors qu'il voulait tout simplement le complimenter. Bon, d'accord, changer de sujet aussi, un peu, mais le compliment en lui-même avait été pensé du plus profond de son être.
Même si il avait eu à se déguiser et à se cacher, parce que supporter les questions des journalistes quant au fait qu'il était dans les gradins de tous les matchs officiels d'un ado de seize ans aurait été tout bonnement insupportable, il n'avait manqué aucun des combats du cadet. Il n'avait jamais douté que celui-ci serait capable d'amasser tous les badges pour se rendre jusqu'au conseil d'ailleurs. Ce n'est pas parce qu'il s'agit de son petit frère et qu'il croit naïvement qu'il n'est pas possible qu'il perde, non, mais surtout parce qu'il a déjà vu assez de dresseurs débutants, novices et complètement inexpérimentés pour pouvoir reconnaître ceux qui se rendront en haut. Ce n'est pas pour rien qu'il a fait de Telemaque ou de Nova ses élèves, même si pour la seconde ça avait surtout été une suite de circonstances et le simple fait que la jeune femme avait eu le cran de lui dire qu'il était 'une pauvre tête de con qui pouvait bien aller se faire f-' oui bon bref vous avez compris. En gros, il n'avait eu aucun doute quant aux capacités de réussite de Sam. Et ça bordel, il était temps qu'il l’apprenne lui-même.

Bonjour, la dévalorisation. On ne vous avait pas vu depuis quoi, deux posts ? Il fallait croire que quoi qu'il arrive, ce petit souci reviendrait toujours sur le tapis et Faust commençait très sérieusement à être fortement agacé par cette habitude qu'avait le jeune homme de toujours vouloir se penser inférieur ou idiot alors que c'était le contraire. Il ne dit rien, même si il pouvait sentir son sang commencer à bouillir tant la simple entente de ces mots l'énervait. Non, il ne voulait pas le frapper, mais il sentait que son self-control ne serait pas suffisant et Arceus, il était plutôt du genre détendu. Très détendu même, mais c'était comme si une bonne partie des gens sur cette foutue île s'était mis en quatre pour trouver un moyen de le faire sortir de ses gonds. Il se tait toutefois, sachant pertinemment que l'adolescent ferait la sourde oreille à ses propos tant qu'il n'aurait pas déballé tout ce qu'il avait dire et qui, si Faust en croyait son instinct, traînait depuis quelques temps.  Il a peut-être l'air un peu trop calme et détaché, mais il l'observe avec toute la patience qui lui permet de ne pas se mettre à lui hurler dessus, et fixe l'autre pour détailler chacun de ses gestes ou récolter des informations par rapport à son langage corporel.
Non, ce n'est pas mal d'avoir un rêve. On peut certes dire qu'il faut un certain réalisme, mais n'empêche qu'il croit dur comme fer que c'est en s'accrochant à ses rêves que l'on arrive à trouver la motivation nécessaire pour continuer. Comment, autrement, arriver à se battre lorsque l'échec continuait d’abattre sa sentence sur nous ? Tout ce que dit l'autre lui apparaît comme des reproches détournés que l'adolescent n'a jamais dû cesser de se faire, et c'est seulement maintenant qu'il réalise la gravité de la chose, à quel point ces stupides idées sont engrainées dans son esprit déjà trop troublé.
Il grince des dents et serre les poings pour ne pas aller lui coller une ou deux gifles afin de lui remettre les idées en place. Oh, il n'en serait pas capable, mais l'idée lui paraît étrangement tentante et il la repousse au plus profond de son esprit, décidant qu'il attendrait avant de réagir. Oui, c'est ça, attendre.
Il meure d'envie de l'arrêter, mais le calme doit être son mot d'ordre. Ne peut-t-il toujours pas comprendre, bon sang ?! A-t-il véritablement besoin de lui énoncer la vérité ?! Il expire profondément et se pince l'arrête du nez, décidé à calmer ses nerfs, même si il a l'impression que le cadet essaie volontairement de l'énerver.
C'est lorsqu'il finit par rire jaune et que ses derniers mots arrivent aux oreilles de Faust que celui-ci finit par craquer.

Oh, il ne se met pas directement à hurler, il attend une vingtaine de secondes, rien que pour remettre ses arguments en place dans sa tête. Les sourcils froncés, les traits contractés et la mâchoire serrée, il ne doit pas avoir l'air très sympathique, mais il s'en fout. Il est grand temps que Sam arrête son cirque et voit enfin la vérité en face, même si cette discussion ne va pas être sympathique ou même douce. Il est exaspéré, oui. Exaspéré parce qu'il a l'impression de parler à un mur à chaque fois et Faust n'a pas la patience nécessaire pour supporter l'obstination à ce propos. Puis, finalement, après avoir remis ses idées en place, il expire un grand coup et s'approche de l'autre, sans prononcer le moindre mot.
C'est presque incroyable qu'il soit capable d'être aussi calme et neutre alors qu'il vient de saisir l'Enodril au col et l'observe avec une froideur quasi-glaciale. Il espère bien que leur proximité va déboucher les oreilles du cadet et qu'il va finir par comprendre, enfin. Il ne se fait pas trop d'espoir néanmoins, mais il a bien l'intention d'essayer jusqu'au bout. Il n'y a pas la moindre tendresse dans son regard, et il sait que faire cela, c'est le blesser, mais Faust n'a pas la patience nécessaire pour continuer à supporter le constant flux de dévalorisation de Sam.

« T'as fini de dire des conneries, c'est bon ? »
demanda-t-il sèchement et sans la moindre trace de douceur.

Il sait qu'il ne devrait pas s'énerver ainsi pour si peu mais il n'en peut plus. Il y a un moment où tout le monde atteint ses limites, et c'était bel et bien maintenant pour Faust. Il n'a plus envie de le laisser dire de pareilles sornettes.

« Laisse-moi faire rentrer quelque chose dans ta p'tite tête ; c'est en te disant que tu ne réussiras pas que tu vas échouer. Parce que comme un idiot, tu vas te persuader toi-même de perdre et c'est ce qui arrivera. C'est comme ça que les meilleurs dresseurs flanchent et tu vas me faire le plaisir de cesser de penser ainsi. Tu n'es plus un enfant, alors réfléchis un peu en adulte. »

Oui, il faut que tout ça sorte et il compte se faire comprendre.

« Une défaite n'est jamais embarrassante, c'est clair ? Il n'y a absolument rien de mal à perdre, alors cesse de penser que ce serait le cas. Le seul moment où elle l'est, c'est quand il n'y a eu aucun effort de la part de celui qui a perdu. Te voir échouer ne va rien changer quant à ma vision de toi, et ne va nullement me décevoir. Si c'est une histoire de fierté, oublie ça rapido presto parce que je peux t'assurer que ce n'est pas comme ça que tu vas avancer. »

Il est peut-être un trop sec et brutal sur le coup, mais si c'est nécessaire, alors il le sera.

« N'ose même pas penser que me défier finira forcément par une défaite. Je te connais, je connais tes pokémon et je sais comment tu fonctionnes ; tu n'auras aucun mal à me montrer à quel point tu as grandi, et je refuse, tu m'entends, je refuse que tu débutes ce combat en pensant comme ça. Parce que c'est bien la seule et unique façon que tu aurais de me décevoir ; arriver en combat et ne pas te battre de tout ton cœur parce que tu es persuadé d'une défaite que tu serais alors le seul à causer. »

Il ressert soudainement sa prise, s'apprêtant alors à aborder un sujet bien plus grave et important que le reste.

«Maintenant, tu vas m'écouter et retenir ça parce que je refuse de le répéter : tu n'es pas pathétique. Bordel de merde, j'en vois bien trop souvent, des gens qui le sont, pour savoir que ce n'est pas ton cas. Tu veux savoir ce que c'est, d'être pathétique? C'est de participer à la compétition pour avoir une raison de ne pas se foutre en l'air et de ne pas rentrer chez soi. Ça, ça l'est. Suivre ses rêves, ça ne l'est pas. Jamais. Alors commence à accepter le fait que tu es quelqu'un de bien, et qu'il n'y a absolument aucun mal à rêver. De toute façon, personne ne croit vraiment arriver à la victoire, surtout le principal concerné. Combien de gens avant toi ont douté ainsi, hein ? La seule chose qui peut te dire que tu peux t'arrêter, ce sont tes pokémon ou ce que tu penses vraiment, pas ce que tu crois. »

Il a fini. Il relâcha doucement l'autre et s'éloigne un peu avant d'expirer profondément et de reprendre une respiration normale. Les traits de son visage de décontractent alors qu'il est débarrassé de sa colère. Il sait très bien que s'emporter ainsi n'avait pas été sa meilleure idée, mais toutefois, il avait besoin d'être clair, une bonne foi pour toutes.
Un petit sourire complice et doux étira ses lèvres.

« Allons. Cesse de te fustiger ou te croire inférieur ; crois-tu vraiment que Fae t'aurait choisi pour s'occuper de sa fille si elle n'avait pas senti qu'il y avait suffisamment de bon en toi ? Crois-tu qu'Alice t'aurait accepté aussi rapidement ? Tu as peut-être perdu, mais il y a encore beaucoup à gagner. Des gens à rencontrer, à apprécier. Des moments dont tu dois profiter. »

La porte finit par s'ouvrir et il cligne un peu des yeux, surpris de voir qu'Alice a désobéi à ses ordres et se dit qu'au final, tant mieux. Cette coïncidence arrange grandement ses affaires, tiens.

« Dites, papa, tonton, vous voulez bien venir jouer avec nous ? »

Nul doute qu'elle fait référence aux pokémon à l'extérieur avec ce 'nous'. Faust glousse et porte alors son regard sur l'Enodril.

« Alors ? Tu viens ? »

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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Dim 18 Mai - 20:23



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réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Il le savait. Il savait que se dévaloriser n'arrangerait rien et qu'il allait juste énerver le hérisson. Il savait qu'il méritait de prendre des gifles pour tout ce qu'il avait dit; que, étant donné que son frère l'a déjà frappé tout à l'heure, que ce serait plus simple pour lui de le faire taire en recommençant. Il savait que l'autre n'allait pas aimer ce qu'il dirait et que cela pourrait juste ne faire qu'empirer les choses. Il savait que, intérieurement, il en aurait assez qu'il se rabaisse constamment. Il savait que ça ne plairait pas du tout au Donovan, et que celui-ci finirait bien par craquer. Il le savait, tout ça; il l'avait pressenti.
Alors pourquoi est-ce que ça le surprend quand même ? Pourquoi est-ce qu'il ressent une certaine peur en voyant les traits de son grand frère se contracter pour devenir plus sévère ? Pourquoi est-ce qu'il a juste envie de s'enterrer six pieds sous terre alors que Faust s'approche vers et le prend par le col ? Pourquoi son air glacial le refroidit vraiment ?...
Son ton froid et cassant le gèle de l'intérieur, et il écarquille les yeux. Dès les premiers mots de Faust, sa respiration se bloque, et il peine à respirer. Ses doigts tremblent, mais le reste de son corps est immobile, prêt à entendre tout ce que l'autre a à dire; car il est évident que le hérisson ne compte pas laisser passer tout ce qu'il vient de dire comme si de rien n'était. Sam s'était attendu à ce qu'il s'emporte, bien qu'il n'a jamais vraiment voulu l'agacer; mais malgré tout, il est peu à peu effrayé. Il a horreur plus que tout au monde de voir son frère dans de pareils états, surtout à cause de lui. Ce regard, cette intonation, cette pression... Cela lui rappelle un peu le jour où il lui a demandé de l'entraîner. Par Arceus qu'il avait maudit cette fois-là, pourtant inévitable... Qu'il avait maudit son entêtement pour l'avoir poussé jusqu'à défier son aîné et voir l'un des côtés sombres de sa personnalité... Qu'il avait maudit ces larmes qui étaient apparus alors qu'il était parti s'endormir, pour finalement trouver le sommeil au bout de longues minutes à se donner des coups sur la tête en se traitant de crétin. Il a prié depuis cet instant pour ne jamais avoir à affronter de nouveau ce regard dur qu'il hait tant. Il peine à croire que c'est bien lui qui a provoqué tout ça, mais Sam croit stupidement que son frère en a peut-être assez de lui et de ses mauvaises ondes. Il savait qu'un jour ou l'autre il finirait par se prendre des gifles pour lui faire comprendre qu'il n'a pas le droit de dire ça. Voir le Conseiller en colère le détruit, mais il soutient malgré tout sa vue, bien qu'il soit intérieurement attaqué de toutes parts.

Le pire, dans tout ça, c'est que Faust avait raison sur toute la ligne, et que Sam a toujours su tout ce qu'il lui dit. L'adolescent aurait dit exactement la même chose à la place de son aîné; c'est bien ça qui l'énerve au plus haut point. Toutes ces choses, il en est conscient. Il n'arrive pas à appliquer ses propres paroles quand il les répète à d'autres, mais ce sont les mêmes conseils qu'ils donnent à ceux qui sont dans la même situation que lui. Il cherche toujours à réconforter les autres, mais dès qu'il est lui-même en difficulté, c'est comme s'il oubliait tout ce qu'il pense réellement.
Bien sûr, c'est stupide, qu'il ait pensé ça. Il a perdu de nombreuses fois, et ce n'est pas ça qui l'a empêché de continuer à s'entraîner et de devenir de plus en plus fort. Au contraire, même, il a appris beaucoup de ses défaites, et il est toujours ressorti un peu plus expérimenté à chaque match. Il n'a pas peur de perdre, car c'est normal, et qu'il ne peut pas vaincre tout le monde. Il y aura toujours plus puissant que lui, c'est indéniable. Il n'est rien comparé aux grands dresseurs qui peuplent cette île, mais il espère lui aussi faire partie de ces quelques élus, un jour.

Il reconnaît dans ses paroles, un moment donné, la définition qu'à le Donovan du sens de "pathétique" et se rend compte qu'il parle de lui.
Les mots de Faust se veulent moralisateurs, et la brutalité dont il fait preuve est là pour que l'Enodril comprenne et retienne une bonne fois pour toute. Mais même s'il saisit, même s'il assimile et approuve chaque parole de son aîné, la voix glacée de ce dernier continue de le perturber et il doit se retenir de ne pas tomber sous l'impact de cette rudesse. Il aimerait fermer les yeux, mais s'empêche d'abaisser ses paupières et s'oblige à rester concentré sur Faust à tout instant. C'est horriblement dur de rester immobile, et il bloque toute envie de s'échapper de son emprise. Il tente de réfléchir seulement à ce que son frangin essaye de lui faire réaliser, mais il y a toujours et encore cette sorte de violence non dissimulée qui l'étouffe au sens propre et au sens figuré. Sa respiration est comme happée par le flot de honte qui s'empare de lui au fur et à mesure que Faust le "démolit". Samaël a juste envie de partir, de fuir loin de cette ignominie qui le prend et arrache ce qui reste de fierté en lui. A force de taquiner son frère, il a fini par reprendre toute cette turpitude en pleine face et se retrouve faible, désemparé et soumis au comportement incendiaire qui consume la bonne humeur que l'ourson avait enfin retrouvé auprès de la petite plaisanterie sur le livre de Faust, dont le seul but avait été, en fait, d'arrêter les sujets déprimants. Mais de ce côté-là, c'est un échec. Il a perdu une occasion de se taire; et, par sa faute, voilà qu'il a le droit à des remontrances amplement méritées qu'il accepte sans faute mais dont l'agressivité le pétrifie. Voir le hérisson dans cet état, même si ce n'est que pour le corriger justement, lui fait plus mal qu'autre chose, et il regrette déjà de s'être dévalorisé. Si c'est pour que son frère s'emporte ainsi, il vaut mieux qu'il ne dise rien, la prochaine; car cette colère réussit à le dissuader de recommencer.

Enfin, il le relâche. Sam a essayé de tenir, mais il ne peut s'empêcher de faire un mouvement de recul et de s'accrocher à la table pour ne pas défaillir. Il reprend son souffle dans de grandes inspirations et se sent soulagé, maintenant que la main de son aîné ne le bloque plus. Il veut le rassurer en lui rappelant ce qui fait qu'il doit se considérer comme quelqu'un de bien, mais même avec ce ton qui se veut plus doux, Samaël serre les dents en intégrant ce que Faust veut lui dire et cherche à ne trouver là que du réconfort. Mais malgré tout, ce contraste le tourmente un peu.
C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'Alice décide d'entrer. L'adolescent, ne voulant pas paraître dans cet état aux yeux de l'enfant, se redresse et reprend une expression plus joyeuse. Alors que Faust porte son regard sur lui et l'invite à venir, Sam porte quelques secondes sa main sur le col que le hérisson a serré tout à l'heure, tremblotant un peu. Enfin, il prend une grande inspiration et porte son regard sur la petite fille et son père avec un grand sourire lumineux en hochant la tête.

- J'arrive !

Mais, malgré tout, malgré ce visage radieux, il sent un étrange malaise s'emparer de lui, comme un creux qui se forme à sa poitrine et qui lui fend l'âme dans un silence de mort.
Tu vois, Faust ?... J'aurai toujours besoin de toi...

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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Lun 19 Mai - 10:17



Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Feat Samaël Enodril

Congra-fucking-tulations Faust. Nan mais vraiment hein, c’est limite nécessaire de le dire parce qu’il aurait été impossible de plus merder que ça sans frapper, et il prouvait encore une nouvelle fois aujourd’hui qu’il était complètement incapable d’avoir une réaction adaptée lorsque c’était important. Il savait bien que s’emporter n’allait absolument rien changer et qu’il n’allait faire qu’envenimer la situation, mais ses nerfs étaient déjà ma foi bien usés et entendre l’adolescent dire de pareilles sornettes à propos de lui-même avait fini par l’agacer profondément. C’était la deuxième fois qu’il haussait le ton face à Sam, mais pourtant, le faire n’en était pas moins difficile. Toutefois, malgré le temps, l’expérience et l’âge, Faust n’a pas perdu son côté impulsif et il ne peut pas dire qu’il soit un modèle de patience et de sang-froid face à ses proches. Oh, il est capable d’être glacial et maîtrisé devant les gens dont il se fiche et ceux qu’il hait, mais lui demander de ne pas échauffer ses nerfs face à ceux qu’il aime, c’est beaucoup trop. Il est loin d’être un modèle de sainteté par Arceus, mais il ne reculera tout simplement jamais devant ça, pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas la force de laisser quelqu’un déclamer des choses pareilles sans rien dire. Ce n’est pas du tout son genre.
N’allez pas croire qu’il ne se rend pas compte que Sam a été grandement mis mal à l’aise et effrayé par sa petite crise de nerfs. Il le sait et l’a vu de suffisamment près pour pouvoir dire qu’il a chamboulé l’autre par son emportement et sa colère, même si il lui faut une trentaine de secondes pour se dire que peut-être qu’il y ait allé un peu fort. Oui, ‘no shit sherlock’, on est au courant merci.  Il lui faut quelques secondes passées à se rafraichir les esprits à regarder le sourire de sa fille pour enfin voir que oui, il a fait une petite connerie. Toutefois, les conneries sont humaines et ce n’est pas la première fois ni la dernière fois qu’il se disputera avec Sam, car il s’agit là d’un évènement à peu près normal. Les disputes ne sont pas complètement inhabituelles entre les gens, même lorsque les deux s’apprécient énormément ; Faust ne s’en formalise donc pas tellement que ça. Ce n’est pas quelque chose qui doit être vu comme grave et après cet emportement, il n’a aucun mal à faire disparaître toutes les émotions négatives amenées par sa colère. Pour le conseiller, il faut comprendre qu’une dispute, ce n’est absolument rien d’important. C’est nécessaire pour évacuer, voilà tout. Nul besoin de s’inquiéter pour la suite.
Néanmoins, certaines personnes sont plus sensibles que d’autres et il s’en rend bien compte, même si le cadet essaye de cacher sa peine devant Alice. Il soupire et laisse la gamine partir devant et monter sur le dos de Fae qui grimace un peu à cause du poids mais ne dit rien, fière comme elle est. Il glousse, amusé par la détermination de l’Absol chromatique à ne pas montrer de faiblesse, et ne fait aucun commentaire lorsque le regard noir de celle-ci se pose sur lui et le fusille littéralement, ne souhaitant pas vraiment mourir d’ici peu. Toutefois, afin d’empêcher l’adolescent de l’éviter et ainsi créer une situation des plus maladroites, il prit la main de celui-ci dans la sienne en silence, ne laissant qu’un sourire tendre sur ses lèvres, à l’opposé de total de la colère. C’est une façon de sa part de s’excuser de s’être ainsi énervé, sans alerter la gamine qui joue gaiement sans vraiment comprendre, et tant mieux.

« 'Chuis désolé. J’aurais pas dû. »

Discret, chuchoté pour ne pas être entendu par les oreilles. Faust n’a pas vraiment d’autres mots pour ça, mais il espère que cela suffira pour exprimer son regret de s’être laissé aller ainsi, même si il se dit que ce n’est pas si grave que ça et que ça arrive. Il a toutefois conscience que l’adolescent est plus sensible qu’Isaac ou Winnie sur ce point ; ce n’est pas avec lui qu’il fera des concours d’insultes, par exemple. Il s’en abstiendra. Sam est plus fragile et même si le conseiller sait que l’autre n’aime pas être traité ainsi, Faust ne peut pas se permettre la possibilité de le blesser, même indirectement. Il n’a pas envie de voir son sourire perde de sa lumière à cause de sa stupidité. Il pourra râler tant qu’il le veut, mais il y a encore et aura toujours chez le hérisson cette envie de le protéger du reste du monde, même si dorénavant il n’y a plus grand-chose qu’il n’ait pas vu ou subi. C’est compliqué, voilà tout. Oui, c'est une excuse et c'est parfaitement assumé.

« Un jour, faudra que tu penses à me dire ‘merde’, tu sais. Rien que pour que je me taise un bon coup. »

Arceus soit loué, heureusement que Alice, avec son admiration à la limite du fangirlisme pour Fae (et donc par conséquent aussi pour Yami), ne faisait pas vraiment attention à ce que son père disait, rien que pour éviter qu’elle soit rendue triste par la bêtise de celui-ci vis-à-vis de Sam.


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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Mar 20 Mai - 0:25



Comment


réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé

Samaël Enodril



Dur, dur, d'être un adolescent encore peut-être un peu troublé. Ce n'est pas que Sam n'aime pas l'énervement, mais un peu quand même. Enfin, ce n'est pas ça qui l'a plus dérangé, à vrai dire. Oui, il est au courant que son frère a raison, qu'il doit arrêter de se dévaloriser, qu'il vaut mieux que ça, que ses Pokémons méritent une chance, et tout le reste... Mais plus la finale approche, plus il a l'impression que sa grande défaite arrive avec. Il ne sera pas anéanti, s'il perd; peut-être juste un peu déçu... Mais à part la mort de son père, il en gardera un excellent souvenir, de cette compétition. Son voyage, ses rencontres, ses captures, ses expériences, ses matchs... Aucun doute que cette première année en tant que Compétiteur restera à jamais dans sa mémoire et qu'il sera heureux de recommencer l'an prochain si on lui donne une seconde chance; mais il a récemment insisté aux dernières sélections et la panique a eu raison de lui sur ce coup là, lui faisant donc dire des "sornettes" par la même occasion. Mais au fond, il aurait dû se taire et garder ça pour lui. Peut-être. Ou peut-être pas. D'un autre côté, il est sûr maintenant de ne plus recommencer, sous peine de provoquer un nouvel agacement de la part de son aîné et il veut à tout prix éviter ça.
Ce n'est pas que Samaël n'est pas résistant mentalement parlant; mais la mort de son père l'a considérablement affaibli de l'intérieur et l'a rendu plus fort en même temps. Son esprit est encore un peu fragilisé par cette disparition; et peut-être qu'il cherche inconsciemment, en vérité, a trouvé une réponse en Faust quant à ses capacités, et a trouvé du réconfort auprès de son grand frère pour ne pas être tenté de sombrer. Sentir que le hérisson croit en lui compte énormément pour le jeune brune et il est possible que, quelque part, il voulait juste se rassurer un peu plus. Mais jamais il n'a douté de la puissance de ses Pokémons. C'est seulement de sa propre force dont il s'inquiète de temps à autre. Il évolue progressivement, lui aussi. Lentement, mais sûrement.
Un jour, peut-être qu'il arrivera à tenir tête à Faust comme le fait Isaac; mais pas maintenant. Plus tard, oui; mais pas maintenant. Pour l'instant, il lui faut encore du temps. Sam se reconstruit petit à petit; et même si le kidnapping n'a clairement pas aidé, cet entraînement qu'il vient de passer est un énorme pas en avant pour lui.

Il n'en veut pas à Faust; au contraire, d'ailleurs. Mais il ne peut que haïr son petit cœur de nounours d'avoir était blessé comme ça alors que l'autre essayait juste de le remettre dans le droit chemin et de le réconforter. Faut croire, dans ce cas, qu'il est bien plus borné et idiot qu'il en a l'air, s'il continue de penser ainsi après tout ce qu'on lui a déjà dit et redit. Tentera-t-il de nouveau de se laisser aller à la dépression ? Non. Tant pis s'il perd, cette fois-ci. Il espère juste avoir sa chance, un jour; pour que tout là-haut, sa victoire sera tellement éclatante que même son géniteur le regardera avec fierté, même si cela doit déjà être le cas mais qu'il faut au moins une victoire comme celle-ci pour que l'ourson en soit totalement convaincu.

Alors que la fillette part déjà en avant, gai et souriante en grimpant sur le dos de Fae qui se laisse faire sans broncher plus que ça, l'adolescent s'apprête à sortir également. Mais il sursaute presque quand la main de son grand frère vient doucement prendre la sienne. Il a dû sentir l'étrange malaise non voulu que l'ego du petit ours a pourtant provoqué malgré lui. Le sourire tendre qui se dessine sur les lèvres du hérisson le détend d'un seul coup et ses excuses, bien qu'il ne les mérite pas, en fin de compte, lui fait chaud au cœur. Il rit légèrement à la remarque d'après et secoue la tête. Sa main vient serrer un peu plus celle de son aîné avec délicatesse et c'est une nouvelle fois un petit sourire qu'il affiche; compatissant.

- Non, c'est ma faute. Tu as raison, je devrais avoir plus confiance en moi, et... aller de l'avant. Mais ça prouve une nouvelle fois que... tu m'es indispensable.

C'est avec un poids énorme en moins et, enfin, un vrai sourire radieux, que Sam tire un peu sur le bras de Faust pour l'emmener vers l'extérieur où les attendent déjà Alice et les autres.

- Bon, allez, on y va ?...

Toujours avec cette expression niaise et souriante, il entraîne son grand frère et l'après-midi se déroule dans la joie et la bonne humeur; un des moments de repos dont nos protagonistes ont rarement le droit mais dont ils ont pourtant grand besoin. Après un mois entier où le temps semblait s'être figé au milieu d'une prison de glace qui reflétait la tension entre le professeur et son élève, il est revenu avec le soleil et une paix éphémère qui ne fut plus troublé lors de ce jour si spécial.


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MessageSujet: Re: Comment réagir en cas d'arrêt cardiaque prolongé [PV Faust]   Mar 20 Mai - 17:50



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Faust n'avait jamais cru, depuis qu'il était parti de chez lui à dix-huit ans avec comme seules affaires une valise à peine remplie et juste assez d'argent pour tenir deux mois, qu'il aurait une vie un tant soit peu sympathique. C'était comme ça. Une vague de pessimisme et de mauvaise foi envers le futur l'avait pris quand il s'était retrouvé à la rue, seul et un peu perdu ; elle n'était jamais vraiment totalement repartie, pour être parfaitement honnête. Même si loin était l'époque où il avait à batailler avec son banquier pour qu'il puisse s'acheter de quoi manger en fin de mois, il restait extrêmement méfiant et pas très croyant envers la possibilité d'un avenir meilleur. Alors si certes il se bat dans la résistance avec comme optique de pouvoir emmerder royalement le régime, il ne croit pas véritablement qu'ils arriveront à débarrasser Enola de toute la corruption qui la gagne chaque jour un peu plus. En fait, il se bat plus par colère et vengeance que par amour de la liberté, même si cette seconde valeur a toujours de l'importance à ses yeux malgré ce qu'il dit et ce qu'il lui arrive de penser. Il avance oui, mais il s'attend toujours à un mauvais coup, à une mauvaise nouvelle qui achèverait de le ruiner et qui le tuerait un peu plus encore. Un petit début de paranoïa probablement, mais difficile de ne pas l'être après tout ce qu'il avait vu.

D'autant plus que dorénavant, il a une nouvelle raison de s'inquiéter. Un petit soleil d'un mètre quinze avec un sourire doux comme tout qui lui donne la volonté nécessaire pour se lever tous les jours, même s'il préférerait parfois s'affaler devant la télévision et ne pas voir la lumière du jour pour se détendre. Savoir qu'il faut s'occuper d'elle fait qu'il est plus motivé et qu'en un sens, il prend mieux soin de lui. Il ne peut plus se coucher à des heures extrêmes et se réveiller à neuf heures voir huit heures du matin est devenue une habitude qu'il est en train de prendre, lentement. Fini d'aller se coucher à quatre heures du matin après avoir re-regardé l'intégrale de la saison six de Superntaural ou avoir calmé son inspiration en écrivant la suite de son bouquin, donc. De nouvelles habitudes de vie plus saines qui font que les cernes sous ses yeux disparaissent petit à petit, que son teint a retrouvé de la couleur et que ses sourires paraissent moins ternes. La vie reprend doucement, même si Faust a toujours des inquiétudes.

Des inquiétudes plus sérieuses qu'il commence enfin à prendre en compte. D'abord, comment va-t-il gérer les retombées médiatiques ? Il a bien une idée oui, mais il hésite ; aller voir Winnie était la seule chose à faire, mais il doutait que l'informatrice serait d'humeur à l'aider, mais après tout, lunatique comme elle était... Après, le second problème en rapport avec Alice, c'était qu'il allait falloir qu'il pense à avertir sa mère, même si la chose ne le mettait pas en joie et ne lui faisait pas péter des arcs-en-ciel. Il ne pouvait pas se permettre de la laisser découvrir ça comme ça, sans même l'avoir prévenue. Donc, même s'il aurait préféré ne jamais avoir à reconsidérer cette option, il allait vraiment falloir qu'il prenne son courage à deux mains même si l'idée ne l'enchantait vraiment pas.

Et puis, maintenant... Maintenant, il devait faire plus attention à Sam, aussi. Il se le promettait. Il avait gaspillé un mois en égoïsme et en froideur inconsidérée, de sorte qu'il devait maintenant rattraper le coup et réparer ses erreurs, même si il ne savait pas véritablement si il y arriverait. Toutefois, le sourire de l'adolescent, lumineux et plein de gaieté, suffit à lui remettre du baume au cœur et à le persuader que oui, rien n'avait été entaché et qu'ils en sortaient plus forts que jamais. Il se laissa tirer et se contenta d'un rire amusé comme simple réponse car oui, il avait bien l'intention de s'amuser.
Il y avait comme une petite odeur d'espoir dans l'air.


Voilà, fini

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