« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Décider |PV Gavin|

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Mercedes L. Blanchett
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Pseudonyme(s) : Victoria Hills, ma fausse identité sur l'île d'Enola.
Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

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MessageSujet: Décider |PV Gavin|   Ven 27 Juin - 0:18


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
On ne peut pas dire que je n'y ai pas réfléchi. On ne peut pas dire que cette idée ne m'a pas hantée. Longuement. M'arrachant à mes rêves pour me jeter dans un monde que je n'avais jamais considéré auparavant. Vingt-trois ans et des poussières à vivre pour ne regarder que mon propre nombril dans ce monde qui pourtant hurle mon nom dans cet appel violent que je ne puis plus repousser. Je dois cesser de vivre comme une autruche. Affronter ma destinée maintenant qu'il m'apparaît clair hors de tout doute que mes capacités ont le pouvoir de changer les choses. Moi, Mercedes Blanchett, je peux changer le monde. Je l'ai déjà fait, à ma manière. Ou du moins Azmitia l'a fait. J'ai instauré chez moi mille et un point d'interrogations, qui flottent dans l'air, la chargeant d'électricité. J'ai réussi mon pari. Dans quelques semaines j'empocherai l'argent de mon contrat, en plus de celle gagnée lors de mon passage contre l'élite de Nuva Eja. J'ai réussi et maintenant que me reste-t-il? J'ai de quoi entamer une vie confortable, en continuant à écrire, peut-être même me lancer dans ce roman que j'ai tellement envie de coucher sur papier. Pourtant j'ai le sentiment amer de me retrouver à la croisée des chemin, sur une route parsemée de mines et que le moindre faux pas provoquera ma perte. Encore maintenant alors que je me glisse telle une ombre parmi les rues de Baguin, je panique à l'idée de ce qui pourrait se produire.

Je ne veux pas mourir. Je suis terrorisée de cet avenir que je choisis aujourd'hui. Un avenir gravé dans mes veines, inscrit dans mon sang. Ce que j'ai découvert en compagnie de John veut bel et bien signifier quelque chose, n'est-ce pas? Je m'arrête un instant, m'appuyant contre le mur d'un édifice à moitié en ruines. Une nausée incroyable me saisit et je me laisse glisser contre la paroi, me retrouvant en position fœtale dans la poussière. Mes mains retrouvent mon front, couvert d'une mince couche de sueur. Je tente de reprendre ma respiration, mais rien n'y fait. Où est passée la Mercy que j'ai connu? Comment se fait-il qu'elle ait changé à ce point depuis un an? Je me retrouve ainsi, en train de considérer m'engager dans un mouvement rebelle. Pas simplement n'importe lequel. Nous n'allons pas poser des piquets et protester en lançant des fleurs. Il s'agit d'une vraie guerre civile. Avec des fusils et du sang et de la violence. Une violence à laquelle je n'adhère en rien. C'est pour cette raison que je m'engage n'est-ce pas? Pour changer les choses. Les larmes coulent d'elles-mêmes et mes lentilles se font encore plus inconfortables. J'ai si peur... Si peur de changer d'avantage, de devenir radicale et de faire des choses stupides au nom d'une pseudo-démocratie. Comment puis-je être certaine que la Résistance ne fera pas de moi une utopiste effarouchée, prête à mettre à feu et à sang une population complètement innocente pour parvenir à mes fins.

J'ai peur des conséquences, peur du Régime. Comment pourrais-je ne pas avoir peur après avoir vu ce qu'ils ont fait à Damien, à Tristan? Ce qu'ils ont failli faire à Crystal, une gamine de 4 ans? Ce qu'ils m'ont fait à moi et à mes Pokémon? Cette fois, je serai sur leur radar pour de bon. Et s'ils découvraient qui je suis réellement? J'ai enfin une raison de vivre. Weston. Solène. Céleste. Yumi. Samaël. Faust. Toutes ces personnes qui ont changé ma vie. C'est un peu pour eux que je mets mon talent à contribution n'est-ce pas? Pour construire un avenir dépourvu de violence à mes petites puces que j'aime comme des nièces à présent? Je me fais violence, chassant rageusement les larmes. J'ai terminé de pleurer sans cesse. J'ai souffert et je souffrirai encore et rien n'y changera quelque chose. Cependant je peux au moins me battre pour une bonne raison. Je sens une présence envahir mon cou, là où Nueria la Mucuscule s'est réfugiée. Je caresse doucement sa tête, lui chantant une douce berceuse pour la rassurer. Personne n'a jamais vu se battre la petite. Elle n'a jamais passé à la télévision comme Teigon, Shadaya et Kinu. On ne la reconnaîtra pas.

On ne me reconnaîtra pas. Je m'en suis assurée. Je porte une perruque de cheveux châtains, et des lentilles d'un brun doré. Je porte une robe de coton et un manteau qui me fait regretter l'hiver canadien tant j'y ai chaud. Je serai méconnaissable, même pour mes proches, même pour moi. Sous cet accoutrement, je suis une nouvelle personne, celle que j'aspire à devenir. Je suis Azmitia. D'un pas décidé, je me relève et continue à marcher vers l'adresse convenue, dans un coin plus reculé de la ville, bien que tout même assez achalandé. Je retrouve l'édifice sans mal. Un muret de pierre dissimule habilement des escaliers de béton qui s'enfoncent dans le sol. La porte est invisible de la rue. Au-dessus de celle-ci, à plusieurs mètres au-dessus de ma tête, une caméra de surveillance balaie les environs. Je frappe quatre coups : deux vifs puis deux plus lents. La porte s'ouvre aussitôt sur un colosse d'un mètre 90 qui me consulte d'un air sévère. Devant l'arme qu'il porte à la ceinture, je perds toutes mes couleurs et balbutie le mot de passe de façon incompréhensible. D'un bond il s'empare de ma chevelure et pointe son arme directement dans mon visage. Je crie, le coeur battant à la chamade, sans me débattre. Je n'ose jamais m'obstiner bien longtemps avec un fusil.

«C'est Soledad qui m'envoie... Hirondelle cassée j'ai dit...»

Ma voix est tendue d'un sanglot que je me refuse. Je suis terrorisée. Il me relâche aussitôt cependant, m'observant avec un petit sourire d'excuse. Une fois l'arme rangée dans son pantalon, je recommence à respirer.

«Pardon mademoiselle... Entrez.»

Nueria l'observe avec un air mauvais tandis que j'entre à l'intérieur. Je découvre une autre série d'escaliers qui me mène dans un sous-sol sombre et suffoquant. Je cherche du réconfort auprès de la petite dragonne, encore ébranlée par l'attaque soudaine du Résistant. Sa brutalité m'a choquée. Je me tiens à une distance trop grande pour qu'il subsiste un doute. Je l'évite avec soin.

«Je suis venue voir Godot.»
«Oui, par là.»


Il me pointe un bureau au loin. Je ne le remercie pas et me dirige vers la salle indiqué, frappant quatre coups selon le même rythme que tout à l'heure. Dans un silence tendu, j'attends qu'apparaisse le fameux journaliste dont m'a parlé ma meilleure amie.
(c)Golden

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Gavin A. Sutcliff
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Métier / Études : Journaliste / Rédacteur en chef du journal des Résistants
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→ Dean Vessalius: Nom de journaliste dans le journal de l'Île, il l'utilise très souvent comme fausse identité.

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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Ven 27 Juin - 15:08




Décider

Feat. Mercedes L. Blanchett





Spoiler:
 
Gavin A. Sutcliff contemplait le dessin qu'il avait affiché sur le mur de sa chambre. C'était l’œuvre de sa fille, Bianca. Bien sûr, cela ressemblait à un dessin d'enfant de huit ans tout ce qu'il y a de plus normal. Mais le fait que la jeune fille avait essayé de dessiner son père du mieux qu'elle le pouvait touchait beaucoup ce dernier. Les mots "Papa je t'aime" étaient écrit en majuscule sur le papier blanc. La petite fille avait fait ce dessin la veille, avant de repartir chez sa mère, à Zazambes. Gavin ne le reverrait que dans deux semaines. Une attente longue, toujours trop longue. Quand sa fille n'était pas là, tout l'enthousiasme de l'homme retombait d'un coup. Il redevenait froid avec pratiquement tout le monde. bref, il reprenait son petit train de vie habituel. Mais il s'en fichait. Depuis de longues années, il avait appris à s'habituer à cela. Il avait un métier, de quoi se nourrir, se loger... il n'avait pas à se plaindre, au final. Et, même s'il ne voyait pas sa fille aussi souvent qu'il l'aurait souhaité, au moins, elle était chez lui un week-end sur deux. Bianca était pleine d'énergie et en bonne santé. Alors, que lui manquait-t-il? Il y avait sur terre des gens bien plus malheureux que lui. Il le savait, c'est ce qu'il se disait à ce moment-là, contemplant le dessin innocent qui le représentait. Bien sûr, la petite avait aussi représenté son masque. Trois bandes rouges, sur son visage, là où normalement devrait se trouver deux yeux bleus. Il soupira. Il ne verrait plus jamais ses propres yeux. Enfin si, à travers sa fille, il les voyaient. Cette dernière en avait effectivement hérité. Tu vois, tout n'est pas perdu, dit une petite voix dans sa tête. Non, tout ne l'était pas. Il fallait garder la tête haute. Toujours, sans exception. Ne jamais laisser transparaître ses faiblesses, ne jamais se laissé submerger par la peur, la tristesse, ou quoi que ce soit. Ce genre de chose-là n'était pas permis pour un homme comme Gavin. Il était un membre de la Résistance. Et être faible donnait un avantage au Régime. Et ça, il ne pouvait pas le permettre.    
Il soupira et sortit de sa chambre. Il était déjà l'heure pour lui de partir à son travail. Officiellement, il était un journaliste du nom de Dean Vessalius dans le journal principal d'Enola. Il envoyait quelques articles sur divers événements, en adoptant toujours une position neutre. Il n'écrivait pas de grands articles qui font la une, ou bien plusieurs pages. Il était presque insignifiant : il envoyait ses articles par mail et on se contentait de le publier ou pas selon la qualité du papier. Cela convenait parfaitement à notre homme. Car officieusement, c'était une autre histoire : il était rédacteur en chef. Du journal de la Résistance. Un poste plutôt important, à vrai dire, mais qui ne se criait pas sur tout les toits. Il prenait bien plus à cœur ce rôle-là, Dean Vessalius n'étant qu'une couverture, une fausse identité. Une sorte d'assurance, en somme, au cas où il aurait quelques problèmes. Même son ex-femme, Elizabeth, se s'en doutait pas une seconde. Elle ne connaissait que son véritable nom.
Chez les résistants,  on l'appelait Godot. C'est aussi par ce pseudonyme qu'il signait ses articles dans le journal résistant. Et aujourd'hui justement, il se rendait à son bureau, à la rédaction du journal.

Il sortit de chez lui, Karma le Zorua sur l'épaule, et Shade la Fantominus qui le suivait en lévitant derrière lui. Il avait hésité à faire rentrer le fantôme dans sa Pokéball pour se déplacer, car la femelle n'était jamais à l'abri de faire des blagues de mauvais goût à tout ceux qu'ils croiseraient sur le chemin : voler des objets dans un sac, faire sursauter un passant... Le Pokémon spectre trouvait toujours quelque chose à faire. Mais Gavin se disait que, pour le moment, il la laisserait la suivre. Après tout, puisqu'il se rendait à son bureau, les deux Pokémon savait qu'il s'agissait d'être le plus discret possible.
Ils passèrent donc dans des petites rues, du genre de celles où on ne croisait jamais personne. Ce fut d'ailleurs le cas. La petite troupe arriva devant un grand bâtiment. D'apparence tout à fait basique, il fallait être au courant qu'il cachait un souterrain qui abritait la rédaction du journal. Gavin descendit les escaliers et comme à son habitude, frappa le code. Il le connaissait si bien que cela était devenu mécanique. La porte s'ouvrit pour laisser apparaître ce que l'on pourrait appeler communément un gorille.

- Hirondelle cassée.

Bien sûr, le garde du corps l'avait reconnu, mais quelqu'un aurait très bien pu se faire passer pour lui. Dire ceci permettait d'être totalement sûr qu'il s'agissait bien de Godot, rédacteur en chef.

- Bonjour, Monsieur.

La voix du géant était grave. Il ne parlait pas souvent, de par son rôle. Il restait toujours tout droit, l'air sérieux, faisant peur à la plupart de ceux qui n'avait pas l'habitude. Mais depuis le temps que Gavin travaillait ici, cela ne lui faisait plus rien. Lui, il n'avait rien à craindre.

Il se dirigea droit vers son bureau, saluant au passage les gens qu'il croisait. Il se prépara une tasse de café et s'assit à sa table. Il ouvrit directement son ordinateur et regarda les mails qu'il avait reçu. On lui annonçait diverses choses, ou on lui envoyait certains articles. Rien de bien anormal. Il s'étira en buvant son café, à moitié affalé sur sa chaise. On n'en avait pas l'impression, mais il réfléchissait. Il prenait des notes soit sur son ordinateur, soit à l'écrit en fonction de son humeur. Pendant ce temps, Shade faisait des allers-retours un peu partout dans le bâtiment pour tenter d'effrayer deux-trois personnes, mais ceux qui travaillait ici avait fini pas s'habituer au spectre, et ne se laissait plus surprendre.  
Karma, lui, s'allongea sur le petit canapé qui se trouvait en face du bureau. Il roupillerait probablement là un petit bout de temps, le Zorua n'étant pas du matin.

Tout à coup, on frappa à la porte., avec le même code que l'on demandait à l'entrée. Tiens ? Godot ne se souvenait plus avoir prévu de visite aujourd'hui. Il haussa les épaules : le code était bon, il n'y avait pas de quoi faire attendre la personne qui se trouvait de l'autre côté. C'était peut-être important. Gavin se leva et alla ouvrir. Lui faisait face une jeune fille brune qu'il ne connaissait pas. L'homme aux cheveux blancs n'oublie jamais un visage et, celui-là, il ne l'avait jamais vu. Mais elle avait déjà, du passer l'étape de Niklas, le gorille, et il n'était pas du genre à laisser entrer n'importe qui. Et donc, si elle était ici, c'était pour une raison.

- Bonjour, mademoiselle. Je vous en prie, entrez.

Le ton de sa voix n'était ni trop chaleureux, ni trop froid. Il invita la nouvelle venue à s'installer en face de son bureau.

- Et bien. Vous avez besoin de quelque chose ? Comment vous appelez-vous ?



Dernière édition par Gavin A. Sutcliff le Lun 15 Déc - 17:11, édité 2 fois
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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Dim 29 Juin - 17:02


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
Tout dans cet endroit provoque ma nervosité. Une lumière ingrate s'échappe des néons fixés au plafond, des ventilateurs tentent de rafraîchir une bande de jeunes gens affairés devant leurs ordinateurs qui discutent de politique, et finalement la présence de cet énorme babouin avec son arme dans le froc. Autant d'éléments qui me donnent envie de fuir. Ce serait si facile. J'ai gardé Golden près de moi, dans sa balle. L'appeler et lui demander de nous téléporter ne prendrait qu'une fraction de secondes. Mais qui sait? Ces Résistants ont été assez fous pour me pointer un flingue dans la figure. Ils sont désespérés. Avides de sang. Vengeurs, torturés par la vie que leur impose ce Régime. Et quelque part, cette idée, plutôt que de me rassurer, finit d'allonger mon malaise. Je peux sentir l'utopie et la dévotion émaner d'eux alors que moi, je doute chaque instant du but de mon entreprise ici. Faut-il être complètement fou pour faire partie de cette organisation? Être prêt à mourir à chaque instant au nom de la paix et de la démocratie? Égoïstement, il ne s'agit pas de mon cas. Contrairement à ces pseudo héros, je sais que la mort ne sert à rien d'autre que d'alourdir les listes déjà chargées des victimes de cette dictature. Se battre jusqu'à la fin? Il n'y a véritablement une fin que lorsque le but est atteint. Se sacrifier pour une cause ne fait aucun sens à mes yeux.

Mon sacrifice personnel se trouve ici. Alors qu'au lieu de m'enfuir comme je le fais d'habitude, je décide de m'engager dans un mouvement plus grand que ma personne. Même si je ne suis pas d'accord avec la philosophie de celui-ci, j'adhère à leurs idées, à leur cause. J'ai vu tant de gens mourir et je ne souhaite qu'une chose: qu'ils soient vengés. Par contre se lancer dans une guerre inutile ne servira à rien. Aussi bien jouer ce combat de façon réfléchie et intelligente. Et si je peux éviter de souffrir et de mourir en même temps... Ce sera encore mieux. Pour me rassurer quant à mon entreprise en ce jour, je repense à Yumi et Sam et Telemaque, à la blessure de Weston et au désespoir de John. Je repense à Crystal et à Damien. Tant de raisons pour moi pour percer cette bulle d'égoïsme et de solitude dans laquelle on m'a bercée depuis toujours. Il est temps pour moi de cesser de survivre. Pour finalement vivre. Je relève les yeux alors que la porte s'ouvre sur un homme dans la trentaine, aux cheveu d'un drôle de blanc. Difficile à manquer et pourtant mon regard se porte plutôt vers le masque qui couvre une partie de son visage, telle une lunette spéciale. Les questions affluent sous mon crâne, mais je reste silencieuse, l'observant avec intensité.

Cet homme changera sous peu l'ordre de ma vie. Je serre mon sac contre moi un instant, qui contient des copies de la majorité de mes articles. Si on m'avait découvert avec tout cet arsenal dans mon sac, j'aurais eu droit à une balle dans la tête. Heureusement que cette partie de la ville est libre. Sinon je n'aurais jamais couru ce risque. L'homme semble surpris de ma présence, ou du moins je crois. Difficile de déchiffrer ses expressions avec truc qui me bloque l'accès à ses yeux. Je me sens déstabilisée par cet objet que j'ai terriblement envie d'arracher. Je déteste ne pas savoir à qui j'ai à faire. Les expressions dissimulées dans le noir et moi n'ont jamais fait bon ménage. Nerveuse, agitée et de nouveau nauséeuse, j'accepte de le suivre dans son bureau, dont les quatre murs semblent sur le point de se refermer sur moi. Sans la présence rassurante de Nueria, je crois bien que j'aurais rendu mon déjeuner aux pieds du Résistant. Mon regard scrute son corps ainsi que la pièce à la recherche d'une arme, énervée à l'idée qu'on puisse de nouveau s'en servir contre moi. Je suis terrorisée. Pourquoi suis-je venue ici? Je reste un long moment silencieuse, à respirer lentement en espérant récupérer mon calme. Les antennes de la Mucuscule me caressent doucement le visage afin de m'apaiser.

«Je m'appelle Azmitia. Peut-être aurez-vous déjà entendu parler de moi.»

Évidemment que si. Qui sur Enola n'a pas lu mes articles? Les mains tremblantes, je retire la pile d'articles contenus dans mon sac pour la poser avec énergie sur le bureau du rédacteur en chef. Débarrassée de mon fardeau, je me rassois en croisant les jambes devant moi, rassurée par mon geste et prenant lentement de l'assurance. Relevant les épaules et le buste, je lui jette un regard farouche et déterminé.

«Je suis venue proposer mes services. Je veux rejoindre la Résistance en tant que journaliste.»

Car il s'agit véritablement de tout ce que je sais faire. Voilà mes armes à moi. Les mots.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Dim 29 Juin - 20:04




Décider

Feat. Mercedes L. Blanchett



La jeune fille le dévisagea quand il ouvrit la porte. Évidemment. Ses cheveux blancs, son masque... autant dire que ça attirait l’œil. Gavin avait pris l'habitude, depuis le temps, que les gens restent un instant bloqué là-dessus. Niveau capillaire, c'était depuis tout petit qu'il voyait les gens les regarder. Pour son masque, cela faisait un peu plus de deux ans qu'il le portait. Alors, ça aussi, il avait fini par s'y habituer. Au regard des autres, à leur jugement... Il avait appris qu'il ne fallait pas les écouter, où encore faire attention à la façon dont les autres le regardait. C'était le meilleur moyen de se dévaloriser, et il n'avait pas besoin de ce genre de sentiments.

Il ne dit donc rien pendant qu'elle le fixait, juste avant d'entrer dans le bureau. Elle semblait nerveuse, jetant des regards un peu partout autour de la salle. Elle s'avança vers le bureau sans toutefois s'asseoir pour le moment et se présenta à Gavin. La nom qu'elle prononça alors eu pour effet de faire se figer le résistant un instant. Avait-il bien entendu ? Il lui semblait que son audition était parfaite. Celle qui lui faisait face s'était bien présentée comme étant «Azmitia». La mystérieuse journaliste, activement recherchée par le Régime. Elle était en effet l'auteur de nombreux articles faisant état de la situation d'Enola, et ce n'était en général pas des choses qui mettaient le gouvernement en place dans une bonne posture. Ils faisaient en général scandale dans leurs rangs. Bien sûr. Ils n'aimaient pas qu'on puisse découvrir leurs petites manipulations. C'était aussi un peu en ça que consistait le travail de l'homme aux cheveux blancs : faire éclater la vérité au grand jour. Montrer à tous qui était vraiment le Régime, ce que faisaient ces gens. Certes, notre ami écrivait surtout pour un journal s'adressant aux résistants. Mais il savait aussi que certains habitants de l'île s'en procurait, ainsi que des membres du Régime. Logique.

Gavin releva la tête vers la jeune fille. Elle posa sur le bureau un tas de papier. Il s'agissait d'articles de journal, écrits justement par la fameuse Azmitia. Godot les regarda rapidement. Ils les connaissait déjà. Pour le moment, il n'avait rien dit. Est-ce que cette fille se moquait de lui ? Après tout, ce n'était que des copies d'articles, tout le monde pouvait en faire. La brune qui se trouvait là... était-ce... ? Non, impossible. Gavin n'y croyait pas une seconde. Il ne pouvait pas. Pourquoi Azmitia viendrait vers lui ? Il semblerait qu'elle soit engagée par des personnes extérieures à Enola, qui n'avaient rien à voir avec la Résistance. Il l'aurait su, sinon. On le lui aurait dit, si Azmitia travaillait pour eux.

La deuxième phrase de la jeune fille ne fit qu'apparaître un rictus sur ses lèvres. L'engager... vraiment... Dans le regard de celle qui lui faisait face, il lisait de la détermination et de l'assurance, pas une once de doute. Tout portait à croire qu'elle disait la vérité. Mais Gavin savait pertinemment que n'importe qui était capable de mentir avec beaucoup d’aplomb. Certains étaient professionnels dans ce domaine. La preuve, il y en avait même au sein de la Résistance dont c'était le rôle : se faire passer pour quelqu'un d'autre pour obtenir des informations. Et il existait de ce genre d'espions au sein du Régime. Gavin se mit alors à douter fortement de la jeune fille. Et si tout cela n'était qu'un piège. Certes, elle avait fait le bon code, mais... et si leur couverture avait finalement été découverte ? Beaucoup de choses se mettaient en place dans la tête de Godot, et il posa une main sur un des tiroirs de son bureau qui contenait un pistolet, qu'il n'utilisait qu'en cas d'urgence. Est-ce que Niklas avait fouillé le sac de la jeune fille avant de la faire entrer ici ? Il n'en était pas sûr. Même s'il n'avait eu l'air que de contenir ce paquet de feuille, le résistant avait appris à se méfier de tous et de tout. Il jeta un coup d’œil à ses Pokémon, qui avaient senti la méfiance de leur dresseur. Shade lévitait discrètement juste derrière l'inconnue, fixant le Mucuscule, tandis que Karma sautait sur le bureau. Cette fille avait l'air innocente, mais il ne faut jamais se méfier des apparences. Godot ne pouvait être sûr de rien, par les temps qui courraient. Toutefois, un doute ne suffit pas. Il ne pouvait pas savoir si son interlocutrice disait la vérité, mais il ne pouvait pas non plus savoir qu'elle mentait. Il ne pouvait pas sortir son arme et la pointée vers la tête brune, si il n'avait pas la confirmation qu'elle représentait un danger. Il n'était sûr de rien, avait beaucoup trop de doutes. Cela ne lui plaisait pas, absolument pas. Il voulait être sûr de l'identité de celle qui était assise en face de lui. Il attrapa sa tasse de café en en bu une grande gorgée, ce qui eu pour effet de l'apaiser un peu. Il ne fallait pas être parano. Tout inconnu se présentant à lui n'était pas systématiquement un ennemi, il était totalement idiot et déplacé de penser le contraire.

- Vous dites que vous êtes Azmitia, hein ? Désolé, mais je ne peux pas vous croire sur parole. Vous comprendrez que ce nom représente bien trop de choses. Il me faut une preuve. Quelque chose de concret. Qui ne me laissera aucun doute sur votre identité, vous voyez ?

Oui voilà, c'est ça, une preuve. C'était le seul moyen de convaincre Godot, tout ceux qui le connaissaient le savait : avoir la confiance totale de cet homme relevait quasiment du domaine du fantastique. Il était comme ça : ne jamais faire confiance à personne, ne jamais croire les affirmations sans fondement. C'était une de ses règles, et il s'y tenait sans exception.  



Dernière édition par Gavin A. Sutcliff le Mar 1 Juil - 11:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mar 1 Juil - 2:31


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
Divulguer mon nom à cet étranger m'est difficile. Je le réalise seulement plusieurs secondes, voire minutes après avoir scandé avec tant d'assurances ces paroles. «Je suis Azmitia». Le reconnaître devant un autre que ceux en qui j'ai entièrement confiance me fait un pincement au coeur. Je me sens soudainement mise à nu, vulnérable. J'ai gardé mon secret même à certains de mes proches, comme John, Yumi... et même mon amoureux Weston. Voilà que je me lance dans cette entreprise en me présentant de cette façon. Bien sûr, ce déguisement protège mon identité véritable, que je me promets de ne jamais la dévoiler à cette bande de désespérés portant des capes. Non. Ils auront cette facette de moi, la jolie journaliste brune dans sa robe toute simple. Pas question qu'ils en sachent plus. En vérité, moins ils en sauront sur moi, mieux je me porterai. Retrouvant une part de nervosité, je prends place au fauteuil que me propose Godot, jouant fébrilement avec un pan de ma robe en me maudissant de tous les noms. À quoi j'ai pensé, réellement, en me lançant dans cette entreprise? Je n'ai pas voulu faire plaisir Solène. Jamais au monde je n'ai senti cette pression ou même cette envie de sa part. Je l'ai fait pour aider, parce que bien malgré moi j'ai aussi besoin de m'investir dans cette guerre dont l'allure a passablement changé cette année grâce à moi.

Ou à cause de moi. Parce que mes écrits, si véridiques soient-ils et empreints d'objectivité, ont tout de même provoqué l'horreur des hauts dirigeants du Régime. Encore aujourd'hui me hante la menace du premier janvier, cette façon dont on s'est servi de mes écrits pour justifier tant de violence et de haine. Une haine qui s'est finalement transmise à moi, m'habitant désormais à toute heure du jour. Je ne peux plus croiser un soldat masqué sans désirer au plus profond de moi prendre ma revanche. Parfois la violence qui m'anime m'effraie, je ne me reconnais plus. Je ne peux pas la laisser me submerger. Je suis plus forte que les brutes épaisses qui dirigent cette île. Seule la vérité et la justice triompheront. Je vengerai ces centaines de personnes blessées, emprisonnées ou tuées lors du premier janvier. Je dois me souvenir que l'homme qui se trouve devant moi n'est qu'un moyen à cette fin. Je relève le regard en sa direction, tentant du mieux que je le peux de calmer mes pensées confuses. Cependant je me crispe aussitôt en constatant plusieurs éléments qui viennent titiller mon angoisse. Premièrement ses deux Pokémon se sont rapprochés dans un mouvement protecteur. Nueria elle-même les considère à présent avec méfiance, malgré sa nature si gentille et douce.

Quelque chose cloche. Godot a posé une main tout près de ses tiroirs. Y cherche-t-il une arme? Je me redresse d'un bond, renversant la chaise au passage, braquant la Poké Ball de Kinu au devant. Dans mes prunelles, la panique s'est installée, et si je n'aime pas exposer mon starter au danger, je n'hésiterai pas à user de sa force pour me défendre.

«Je vous préviens, monsieur Godot. Vous et vos petits amis, vous aimez peut-être les armes mais ce n'est pas mon cas. Si vous ne souhaitez pas recevoir un alligator de 400 kilos dans la figure, je vous conseille de retirer votre main de ce tiroir et d'oublier cette idée de me pointer un flingue sous le nez. Mon ami ici présent a déjà reçu deux balles dans la poitrine et il n'apprécie pas plus les fusils que moi voyez-vous?»

Je me surprends moi-même de la menace présente dans ma voix. Réalisant que je viens de menacer un Résistant -et c'est connu qu'ils n'ont pas bon caractère- qui théoriquement, doit m'engager, je lève une main désolée dans les airs, rangeant la Poké Ball de mon allié à ma ceinture. Vraiment Mercy, quelle belle entrevue tu donnes.

«Pardon monsieur Godot. J'ai vécu une année difficile et je ne supporte plus qu'on puisse s'en prendre à moi. Surtout qu'il n'y a pas de raison à votre méfiance. Je suis bien celle que je prétends. Soledad m'envoie. Elle a dit que vous reconnaîtriez le Pokémon que je porte ici à mon épaule. Il s'agit de Nueria la Mucuscule, une alliée que m'a offert le journal qui m'a envoyé à Enola au départ. Elle m'a aussi demandé de vous transmettre cette phrase, en m'assurant que vous la comprendrai. Le chêne s'accroche et renaît là où surgit l'espoir.»

Je soupire. Mes mains tremblent à présent et ma gorge se serre. Cette fois le regard que je lève vers Godot est plein de larmes.

«Je vous en prie... Ne me faites plus de mal. Je veux juste aider.»

Après tout ce que j'ai vécu, après toute la violence dont j'ai été victime, je veux que cela cesse. Je n'ai pas envie de me battre avec celui qui doit être mon allié, mon frère d'armes. Je suis épuisée.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mar 1 Juil - 12:52




Décider

Feat. Mercedes L. Blanchett



Le regard de Gavin sur la jeune femme était fixe, observant chacun de ses mouvements. Il ne voulait évidemment pas la quitter des yeux, c'était un réflexe. Et ses Pokémons faisaient de même. Zorua restait debout sur ses quatre petites pattes tandis que Fantominus restait toujours au même endroit, en léviation, ce qui suffisait largement pour comprendre qu'elle était sur ses gardes. En effet, au lieu de voleter un peu partout dans la pièce comme elle le faisait d'habitude, cette fois-ci le fantôme était comme figé, en suspend dans l'air, prête à attaquer s'il le fallait. De plus, étant proche de l'inconnue, elle pouvait très facilement l'atteindre, ou tenter de lui faire peur, au choix. Quant au petit renard noir et rouge, il pouvait toujours pousser ses petits cris dont il avait l'habitude, ainsi que d'utiliser ses griffes.

Les actions de Gavin ne laissèrent pas la jeune fille indifférente. Bien au contraire. Vivement, elle se leva de sa chaise, la faisant tomber au passage, et attrapa une ball à sa ceinture. Karma poussa un petit grognement, et le regard de Shade s’assombrit (autant qu'un regard de Fantominus puisse s'assombrir). De son côté, Godot fixait la ball en question. Sa main n'avait pas bougé. Celle qui se trouvait en face de lui s'était douté de quelques chose. Elle semblait paniqué d'ailleurs, mais elle menaça le résistant. Cela surpris l'homme aux cheveux blancs. Il ne s'était pas non plus attendu à la réaction de la jeune fille qui semblait si calme au début. Bon, d'accord, il lui avait fait peur. Et puis, il était vrai que Shade et Karma pouvaient sembler extrêmement menaçants quand ils le voulaient bien, ce qui était loin d'arrangé les choses. Mais cette réaction au quart de tour de la part de celle qui se prétendait être Azmitia pouvait aussi signifier qu'elle avait mentit, et qu'elle menaçait désormais son interlocuteur puisque, en quelque sorte, sa couverture ne marchait plus. Godot pouvait toujours appuyer sur ce petit bouton pour appeler le garde du corps, mais quelque chose lui dit que ça ne servirait un rien. Non, au fond de lui, il avait le pressentiment que celle qui s'était relevée énergiquement ne représentait aucun danger. Et puis, de toute façon, Gavin était bien capable de se défendre tout seul, du moins il le pensait.
Il ne répondit rien à la menace, se contentant d'attendre la suite des événements. Il n'aimait bien sûr pas être agressé de cette façon et tout sourire avait disparu de ses lèvres. Il ne sortit pas de pistolet de son tiroir, et posa la main sur son bureau, toutefois toujours prêt à intervenir si les choses se compliquaient.  

Mais ce ne fut pas le cas. Au contraire. Elle rangea sa Pokéball à sa ceinture, prenant un air désolé. Gavin se détendit tout de suite. Non, il semblait qu'il n'avait plus rien à craindre. Karma arrêta d'adopter une position menaçante et s'assit sur la table, gardant toutefois un œil sur ce qui se passait, juste au cas où. Shade, cependant, restait toujours au même endroit. La Fantominus était extrêmement méfiante, peut-être même encore plus que son dresseur, et ne voulait pas quitter son poste tant qu'elle ne serait pas assurée que la jeune fille ne déciderait pas d'attaquer Godot. Mais il n'y avait plus vraiment lieu de s'inquiéter maintenant, surtout qu'elle se confondait désormais en excuses, prenant un air désolé. Mais ce fut la suite de ses propos qui furent le plus intéressant. Elle expliqua que Soledad l'envoyait. Solène... Gavin la connaissait bien, évidemment. Et l'évocation de son nom lui fit reporter son attention sur les paroles de son interlocutrice qui s'expliquait. Et c'est à la fin de ce petit discours qu'elle prononça la phrase qui fit complètement changer le cafféinomane d'avis : Le chêne s'accroche et renaît là où surgit l'espoir. Cette seule phrase retenue bien évidemment l'attention du résistant. Car elle ne pouvait venir que d'une seule et unique personne : Soledad. Le masqué le savait, car lui aussi connaissait parfaitement bien cette phrase. C'était une sorte de code entre lui et Solène. Et le fait que cette jeune fille, debout en face de lui, la prononce, changeait tout. Gavin se rendit compte de son erreur : il avait douté de quelqu'un qui disait la vérité. Il se rassit, abandonnant complètement l'idée de prendre son arme dans son tiroir. Bon, il avait fait une belle bourde. Il avait effrayé quelqu'un qui ne le méritait pas. Et qui plus est, quelqu'un envoyé par Soledad. Il se sentit presque honteux d'avoir eu tant de méfiance. D'autant plus que les yeux de son interlocutrice était emplis de larmes et ses mains tremblaient. Bon, la prochaine fois, il serait moins réactif, il se le promis.

- Vraiment désolé, mademoiselle... Azmitia.

Oui, c'était bien comme ça qu'elle s'appelait. La célèbre journaliste se trouvait bien en face de lui. A bien y réfléchir, il lisait ses articles depuis le début, mais n'avait jamais cherché à la contacter. Sûrement qu'il s'était dit que cela la mettrait en danger, ou qu'il n'était pas sûr d'obtenir une réponse. Après tout, si Azmitia avait déjà fait partie de leurs rangs, il l'aurait su.
Mais voilà qu'aujourd'hui, elle se présentait devant lui et, qui plus est, venait apparemment lui proposer ses services. Et la seule chose qu'il avait fait, c'était lui faire peur. Bien joué Godot, t'as encore fait un exploit aujourd'hui... Lui qui appréciait tant la qualité des articles et les propos tenus par Azmitia dans ses derniers, tout ce qu'il avait fait, c'est douter, et hésiter à sortir une arme. Bon, il espérait qu'il allait pouvoir se rattraper. Du moins, il essaierait. Il devait passer pour une espèce de monstre maintenant. Et il n'aimait pas vraiment ça.

- Alors, vous voulez rejoindre le journal, c'est ça ? Je dois dire que... je ne m'y attendait pas. Comme vous l'avez dit, vous avez d'autres employeurs.

Il jeta un coup d’œil sur la pile de papier qui se trouvait devant lui. Ah oui, les articles. Il les feuilleta, mais arrêta rapidement. Il en avait déjà pris connaissance depuis un petit bout de temps.

- Tout ça, je n'ai pas besoin de le lire. Je connaît déjà très bien vos articles, miss. Sachez que nous avons observé de près votre travail. Vous n'avez pas besoin de me prouver votre talent de journaliste. En ce qui concerne votre engagement... si c'est Soledad qui vous envoie, je dois dire que je n'ai pas beaucoup de raisons de refuser... mais... que vont dire ceux qui vous engageaient avant ? Nous ne savons pas qui ils sont, alors...

C'était à peu près la première fois de sa vie que Godot hésitait dans ses paroles. Il gardait son assurance habituelle dans la voix, mais il faut dire que la rencontre avec Azmitia l'avait quelque peu perturbé. Quoi qu'il en soit, savoir que cette dernière voulait visiblement rejoindre la Résistance n'était pas des plus déplaisants...




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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mar 1 Juil - 23:40


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
La douleur présente dans ma voix me surprend moi-même. J'ai peur, j'ai encore peur. Dire que seul le temps guérit les blessures les plus profondes possède sa part de vérité. Cependant le processus n'est pas terminé pour moi. Le mal que m'a infligé le Régime, les horreurs auxquelles j'ai assisté depuis un an et que j'ai rapportées dans mes articles... Tout cela ne disparaîtra pas du jour ou lendemain. Si certains peuvent assister à ces atrocités sans sourciller, je ne suis pas encore désensibilisée. Au contraire. Je ne désire pas un seul instant de me départir de mon coeur, de l'abandonner pour ne plus rien sentir. Ma sensibilité fait ma force et me rappelle que chaque action a son prix. Chaque action a sa conséquence en fait, positive ou négative. En venant ici, j'espère apporter la paix aux gens qui souffrent sur cette île, comme moi, d'assister à ces meurtres et à cette violenc. J'espère que l'homme comprendra. Qu'il cessera de me voir telle une menace. Je ne peux pas lui porter préjudice. Je ne suis qu'une gamine avec de grands rêves et des yeux remplis d'espoir. Je suis venue ici non armée, à moins que comptent mes Pokémon. Certainement, je ne me jetterais pas dans la gueule du loup sans mon fidèle Kinu ainsi que Golden ma Alakazam, toujours prête à me téléporter en cas de besoin.

Les excuses ne tardèrent pas à se faire entendre, venant me soulager quelque peu. Je me détends, le regard de nouveau sec relevé vers lui dans l'attente de la suite. J'hésite à ouvrir la bouche, à accepter ses excuses et lui proposer de repartir sur de nouvelles bases. L vérité? Peu importe ce qu'il dira pour le moment, je serai toujours méfiante et craintive. Cependant le fait qu'il reconnaisse la phrase que je lui ai confié, ce secret entre lui et Solène me rassure un peu. Comme quoi si ma meilleure amie lui a accordé sa confiance, peut-être que je le pourrai, un jour. Pour le moment, je tente de me calmer et d'oublier ce qui vient de se passer, ainsi que le fait que Godot possède dans cette pièce un fusil susceptible de se retourner contre moi. Je me concentre sur la voix du rédacteur, dont le ton a complètement changé. La surprise s'y est insinué, surprise qui contamine aussi son discours. À cette mention, un léger sourire anime mes lèvres. J'aime me sentir désirée, surtout pour mon travail. Le Résistant est surpris... heureusement surpris n'est-ce pas? Je l'espère. Telle une adolescente éperdue devant Chace Crawford, j'espère qu'il m'espère, qu'il m'attende. De façon professionnelle, évidemment, vous bande de pervers.

Le reste de ses paroles finit par me flatter. Ainsi il connaît bien mes articles... et il définit même mes capacités comme de talent. De la part d'un autre journaliste, ses paroles m'enflamment et je me sens quelque peu rougir. J'attendais depuis si longtemps que quelqu'un le reconnaisse. Qu'on m'encourage dans ma voie. J'ai presque tout oublié de ce qui vient de se passer tant je bois ses paroles qui me font tant de bien. Dans les moments de désespoir et de frustration à espérer voir mes articles discutés, et susciter l'attention internationale, tout ceci m'est comme un cadeau du ciel. Godot semble simplement hésiter sur un détail, soit celui de mes employeurs. Je me cale dans mon dossier, passant une main contre la peau de la petite dragonne à mon épaule.

«Mes employeurs appartiennent au Montréal Presse. Il s'agit d'un papier important dans ma ville natale, située au Canada. Ce sont eux qui ont organisé ma venue sur l'île et qui m'ont mis en contact avec la Résistance à mes débuts. Ils supportent votre organisation du mieux qu'ils le peuvent. Les articles que j'écris pour eux se doivent cependant doivent être teintés d'objectivité, ce que j'ai toujours fait. J'ignore si on me proposera un nouveau contrat, mais normalement notre liaison devrait se terminer dans quelques semaines. Cependant ce que je viens faire ici est différent, monsieur Godot. Cette fois j'ai envie de donner mon opinion, d'exposer des faits interdits et surtout... Découvrir les véritables intentions du Régime. L'un n'empêche nullement l'autre. Je suis certaine que plusieurs de vos journalistes écrivent aussi dans le journal de l'île pour gagner leur vie.»

L'argent ne m'inquiète pas. J'ai déjà vécu dans des conditions misérables. Cependant mes articles paraissant dans le Montréal Presse et partout sur internet ont bien plus de portée à l'international que tous ceux que pourront écrire ces Résistants dans leur journal.

«Je suis prête à m'engager, même si cela signifie un grand pas pour moi et que... je suis absolument terrorisée.»

Nueria, à cette mention, a rejoint mes genoux, où elle se roule en boule. Je la caresse du bout des doigts. Cette fois je me suis montrée parfaitement honnête avec l'homme au masque, en espérant qu'il me rende la pareille.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mer 2 Juil - 11:14




Décider

Feat. Mercedes L. Blanchett



On pouvait dire que Godot se sentait un peu mal d'avoir effrayé la jeune fille. C'est vrai, il venait de faire peur à une journaliste dont il appréciait grandement le travail, ah pour ça, c'était bien joué... Bref, il essaya de ne plus y penser. De plus, Azmitia semblait se détendre désormais. Le pistolet reposerait encore dans le tiroir du bureau un petit bout de temps, finalement. Gavin ne le sortait presque jamais. Il l'avait déjà utilisée, et ça ne lui avait jamais plu. Alors, franchement, il n'aurait pas aimé que celle qui lui faisait face soit un imposteur. Il n'aurait pas apprécié de tirer sur une jeune femme si celle-ci l'avait attaqué. Bon, à bien y regarder, il semblait peu probable qu'elle l'aurait fait. Mais l'homme aux cheveux blancs le savait mieux que personne : les apparences sont parfois trompeuses. Sauf que là, la jeune fille innocente dont elle avait l'air... l'était effectivement. Pour une fois, l'habit fait le moine, comme on dit.

- Shade, c'est bon. Tu peux arrêter maintenant.

Le résistant venait tout juste de remarquer que la Fantominus était toujours au même endroit, le regard presque menaçant. Son dresseur lui fit signe qu'elle pouvait partir. Le spectre soupira ; comme elle aurait aimé faire sursauter cette jeune fille ! Elle obéit toutefois à son dresseur et se retira, décidant d'aller léviter ailleurs, et elle sortit de la pièce en passant à travers le mur. Bon, Godot s'en occuperait plus tard, ce n'était pas le plus important pour le moment. Parce que, oui, rappelons-le, la très célèbre Azmitia était là, dans ce bureau, à proposer ses services. Une situation pour le moins inattendue, c'est le cas de le dire. Alors, même si l'homme savait pertinemment que son Pokémon allait encore faire des siennes, il se dit qu'il pourrait laisser ça de côté pour le moment. Shade finirait bien par revenir d'elle-même, de toute façon.

Azmitia annonça le nom de ses employeurs. Montréal Presse. A tout bien y réfléchir, Gavin avait peut-être déjà entendu ce nom quelque part. Oui, c'était bien possible qu'on lui en ait déjà parlé. Toutefois, il ne savait pas que c'était pour eux que la jeune fille travaillait. Bon, une information de plus, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Quant à l'objectivité... oui, bien évidemment. Il imaginait bien que, vu l'importance des articles qu'écrivait la brune, et l'impact qu'ils avaient sur toute la planète, il n'était permis aucun avis personnel. Ce qui réduisait considérablement le travail de journaliste, du point de vue du rédacteur en chef. Il le savait car, quand il écrivait sous le nom de Dean Vessalius, dans le journal de l'île, il devait faire attention afin de ne pas briser sa couverture, et éviter que l'on enquête sur lui. On se moquait en général bien des petits journalistes de sa trempe. Pour Enola, Vessalius n'était qu'un petit journaliste de faits divers, qui n'avait jamais écrit en première page. D'ailleurs, très peu avait retenu son nom. Tout cela convenait parfaitement à Gavin. Cela lui permettait une certaine discrétion et un moyen efficace pour que les membres du pouvoir en place ne décident pas d'enquêter sur lui.
Azmitia évoqua d'ailleurs le fait que certains «journalistes écrivent aussi dans le journal de l'île pour gagner leur vie.», ce qui arracha un sourire sur les lèvres de Godot. Oh oui, c'était sûr, certains le faisait...
Les motivations de la jeune fille étaient évidentes : donner son avis, découvrir la vérité... et le faire pour tout les habitants d'Enola. Tout cela ne laissait aucun doute à Gavin : c'est ce genre de façon de penser qu'il aimait, ce genre de personne qu'il engageait sans aucune hésitation dans son journal. Normalement, il faisait passer une sorte de test à ses nouveaux employés, leur confiant la rédaction d'un article. S'il était publié, c'était gagné. Sinon, plus qu'à recommencer l'entretien. Mais était-il vraiment nécessaire de faire cela à une journaliste déjà confirmé ? Les articles, il en avait tout un tas devant lui. C'était en quelque sorte un CV bien rempli. Et son interlocutrice avait l'air plutôt décidée à s'engager dans la Résistance en tant que journaliste. Même si, comme elle le précisa à la fin de sa phrase, elle était terrorisée.

- Ne vous inquiétez pas, vous n'avez aucune raison d'avoir peur.

Bon, d'accord, ce n'était pas totalement vrai. En général, Godot était assez franc sur ce point, mais il avait d'abord envie de mettre Azmitia à l'aise, après lui avoir fait si peur. Il prenait un air apaisé, et essayait que sa voix soit la moins froide possible, bien qu'il n'ait aucunement l'habitude de parler chaleureusement avec des gens avec qui il n'était pas très proche.

- Je comprend tout à fait que cela vous effraie. Je sais que tout cela n'est pas si simple que ça. Mais vous n'êtes pas seule dans ce combat, nous allons vous aider.

Par « nous » il se désignait lui-même, mais aussi le reste des résistants. Ces derniers étaient tous très solidaires entre eux, en principe, et chacun était prêt à aider un nouveau, ou une nouvelle, qui s'engage dans la Résistance.

- Bien sûr, que vous pouvez intégrer le journal. Ce serait même avec plaisir, miss.




Dernière édition par Gavin A. Sutcliff le Mer 2 Juil - 20:26, édité 1 fois
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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mer 2 Juil - 16:34


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
Je dois avouer que le changement d'ambiance dans cette salle me rassure. Soudain, cette entreprise me semble un peu moins hostile, un peu moins dangereuse. Comme si j'avais passé une sorte de test en divulguant cette phrase secrète. Je sourit intérieurement en me demandant bien comment je m'en serais sortie sur cette île sans Solène. Vraiment, comment aurais-je pu convaincre le Résistant de la véracité de mes dires? En fait, si ce n'était pas d'elle, je ne me serais jamais retrouvé ici, dans cette base souterraine. Je n'aurais jamais considéré même faire partie de la Résistance. J'ignore comment les choses se seraient passées pour moi sans ma meilleure amie. Je reposerais probablement six pieds sous terre sans sa protection et ses nombreux conseils. J'aurais peut-être été découverte, qui sait. Une chose est certaine, rien de tout ceci ne serait en train de se produire si, à la fin octobre, Maelys ne m'avait pas demandé de trouver Damien, le fameux garçon de la photographie envoyée par le Régime et père de Crystal. Il s'agit du point de départ de mon changement, le premier geste que j'ai posé pour changer les choses. À présent, mon quotidien sera parsemé de missions de ce genre. Et quelque part, cette responsabilité m'excite au plus haut point. Les aventures que j'ai vécues jusqu'à présent m'ont grandement amusé, mais cette fois je me trouve sur mon terrain de prédilection, à user mes talents innés et acquis. Je laisse derrière moi cette vie de dresseuse pour vraiment me lancer dans une carrière excitante de journaliste.

Quelque part, cette idée me fait vibrer. Combien de temps ai-je rêvé à cette vie d'aventure? J'y ai certainement goûté lors de mes voyages à Enola, mais cette fois est différente. J'aurai réellement tout en mes mains pour changer les choses. Changer le monde. J'ignore les raisons qui ont poussé monsieur Godot à créer ce journal, mais je connais parfaitement les miennes de m'y engager. Poser un geste pour une population souvent incapable de se défendre, élever ma voix, répandre mon opinion, exposer au grand jour le mal que répand le Régime en place. L'homme rappelle d'ailleurs son Fantominus à l'ordre. Voilà un Pokémon qui ne représente pas une véritable menace à mes yeux, pour mon équipe de monstres bien entraînés. Cependant son attitude méfiante n'aidait en rien le déroulement de cette rencontre. Je me sens donc soulagée lorsque la créature quitte la pièce, en passant au-travers le mur. Plutôt cool! Je reporte mon attention sur son dresseur. Celui-ci m'assure que je n'ai rien à craindre et là un rictus agacé étire mes lèvres. Je m'efforce cependant de rester polie et de l'écouter jusqu'à la fin.

J'ai conscience que son changement de ton se veut rassurant, accueillant après nos premiers rapports un peu nébuleux. Et malgré mon envie de lui rire sous le nez, je repousse tout ceci pour reconnaître son effort. Il parle d'un «nous», auquel il semble croire profondément. Nous. J'ai connu plusieurs membres de ce nous, des gens que j'aime et que je respecte. Noctis, Soledad, Phoenix et Silver Spirit. Cependant lors de mes voyages j'ai aussi appris que certains d'entre eux ont des tendances extrêmes. Dans de telles circonstances, puis-je vraiment me considérer membre de ce nous? Ma méfiance naturelle n'aide en rien après tout, j'ai peine à distinguer le bien du mal en ce moment. Je décide cette fois de faire confiance en Godot et de croire que je ferai désormais partie de cette famille qui me soutiendra dans mes démarches. Malgré moi, le malaise subsiste toujours.

«J'ai toutes les raisons du monde de craindre. Je sais à qui j'ai à faire.»

D'un geste lent, je découvre mon épaule. La manche de ma robe de façon presque sensuelle sur mon bras, si seulement elle ne découvrait pas les horribles cicatrices que j'expose à présent aux yeux de mon nouveau collègue.

«Je crains qu'on me fasse du mal à nouveau monsieur, j'ai grandement souffert. Mais à présent je suis plus forte et prête à me battre.»

Je redresse ma manche et sourit doucement à l'homme au masque.

«Je suis honorée que vous m'acceptiez dans votre journal, monsieur Godot, cependant je dois tout de suite vous exposer certaines conditions. Premièrement, je ne porte pas d'armes, jamais. Ensuite, je veux bien faire partie de ce journal et participer aux articles... Cependant je refuse d'obéir au doigt et à l'oeil si cela implique de marcher sur mes principes. J'écrirai un article par semaine, à moins de trouver un cas particulièrement intéressant. Et je refuserai toute forme de rémunération, je ne suis pas intéressée.»

Voilà. J'avais tout dit. J'espérais ne pas me montrer gourmande, mais j'avais besoin d'exposer mes conditions avant de commencer à travailler.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Mer 2 Juil - 20:59




Décider

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Alors oui, Godot souriait à la jeune fille. Mais c'était un sourire forcé, qui ne servait qu'à rassurer Azmitia. Car dans cette situation, absolument tout le monde était en danger. Résistants, simples habitants d'Enola... même ces vermines du Régime l'était. Toujours, à chaque instant, le danger était présent. Pesant sur la tête des Enolians comme autant d'épées de Damoclès flottant au-dessus de chacun d'eux. Et même s'ils voulaient tenter d'oublier, de se cacher derrière des apparences, d'ignorer la réalité... elle était toujours là, menaçante et cruelle. Et ça, la jeune fille brune l'avait très bien compris. Le résistant le vit dans son regard. Elle ne le croyait pas. Pas le moins du monde. Comment avait-il pu penser que quelqu'un comme elle puisse être aussi dupe ? Elle ne l'était pas, loin de là. Après tout, elle avait du voir certaines choses... que personne ne mérite de voir. Chacun de ses articles en était la preuve. Une preuve qui témoignait d'une vérité si dure à supporter... une preuve que le monde n'est pas aussi rose qu'on voudrait le croire. Fermer les yeux sur cela ne sert à rien. Car même dans un noir complet, on sent toujours ce malheur qui rôde, incessant, et la vérité finit par resurgir, plus lumineuse encore. Cela, il y était impossible d'y échapper. Du moins, en étant un adulte. Gavin pensa à sa fille à cet instant. Bianca... l'innocence pure. Elle ne se rendait pas encore compte... pas encore compte à quel point le monde dans lequel elle vivait était cruel. La fillette prenait la vie comme un jeu, comme un rêve éveillé, beau, magnifique. Évidemment, son père la tenait éloigner de la vérité. Il le devait, du moins, il ne voulait pas qu'elle sache. Elle était trop jeune. Elle ne méritait pas que son enfance soit détruite à tout jamais. Mais il arrivera un jour où elle comprendra, et ce jour-là, son rêve se transformera en cauchemar. Et c'est pour cela que Godot luttait, pour cela qu'il s'était engagé dans la Résistance. Pour que sa fille est un avenir meilleur.

Le rédacteur en chef reporta son attention sur Azmitia quand cette dernière prit la parole. Elle bouge la manche de sa robe de façon à faire apparaître son épaule. L'homme aux cheveux blancs les remarqua directement : les cicatrices. Qui marqueraient longtemps son interlocutrice, peut-être jamais. Des marques,  tel des signatures maléfiques signées par le Régime. Oui, il n'y avait que lui. La brune avait du vivre des horreurs avant d'arriver ici. Des choses qu'on ne mérite pas de vivre, jamais. Et encore moins à cet âge. Combien avait-elle, vingt ans ? Un peu plus peut-être ? En tout cas, pas plus de vingt-cinq ans, Godot en était persuadé. Il secoua la tête. Bien sûr qu'elle avait peur. Cela avait du la terroriser. A cet instant, en voyant ces cicatrices, la haine que le résistant avait pour le Régime augmenta, bien qu'il pensait qu'elle était déjà au maximum. Ils n'étaient que des monstres.

- Vous avez raison. Nous devons nous battre. Venger tout ceux qui ont souffert, ou qui vont souffrir.  

Il ne savait plus vraiment quoi dire. Voir la jeune fille dans cet état le déconcertait. Non, il n'avait pas pitié d'elle. Mais les souffrances qu'elle avait subit ne pouvait en aucun cas le laisser indifférent. Il se promis qu'il la protégerait. Du moins, qu'il ferait de son mieux. Il ne pouvait pas protéger tout le monde, mais, il devait essayer.

Azmitia releva sa manche et se mit à sourire. Malgré tout cela, elle était prête à se reprendre et à se battre. Et le courage était une qualité que Godot appréciait grandement. Elle prit la parole, et imposa alors des conditions. Gavin les écouta sans broncher, tout en y réfléchissant. En fait, ce fut surtout la dernière condition qui l'étonna. Pas de rémunération ? Il ne posa toutefois pas de question. Ce n'était pas son genre. Si elle ne voulait pas en dire plus, alors il n'en saurait pas plus, point final. Ce n'était pas un interrogatoire, Arceus.

- Très bien, j'accepte vos conditions. Nous sommes en train de faire construire de nouveaux bureaux, vous pourrez avoir le votre si vous le souhaitez, en attendant, vous devrez cous contentez de le partager avec d'autres.

Ce n'était pas la situation la plus agréable, mais bon, pour le moment, ils devraient bien s'y résoudre.  Mais ce n'était pas simple de vivre caché ainsi, car normalement, les bureaux d'un journal étaient bien plus grand. Sauf que là, malheureusement, il n'y avait pas vraiment le choix. Ce n'était pas toujours facile que d'être un résistant. Bref, il avait fini par s'habituer à ne pas pouvoir regarder le ciel par une fenêtre ou prendre son café sur une terrasse. Il le devait, de toute façon.

- Bien. Vous avez besoin d'autre chose?

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Jeu 3 Juil - 16:32


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
Pourquoi refuser de la rémunération? En fait, j'ignore si ces journalistes reçoivent un peu d'argent pour leurs services. Cependant il m'apparaît absolument clair que je ne pourrai accepter d'argent ou autre compensation de services de leur part. Simplement cette protection dont m'a parlé Godot me suffit. En fait, j'ai une philosophie bien définie par rapport à mon implication toute neuve dans le mouvement. Il s'agit véritablement d'un geste gratuit et volontaire. Comme j'ai d'autres moyens de gagner ma vie, la leur je n'en veux pas. Il ne s'agit pas d'un travail mais bel et bien d'une façon d'être, un choix et non une responsabilité. Pour ce qui est du reste de mes conditions... Rien au monde ne me fera porter une arme. Solène s'obstine à me convaincre de suivre l'entraînement des Résistants, surtout que je fais maintenant partie de ce groupe, et je compte bien repousser ce moment le plus longtemps possible. La violence ne fait pas partie de mon vocabulaire et je préfère laisser la responsabilité de me défendre à mon équipe, qui le fait si bien. En leur compagnie, je ne crains plus rien, surtout avec Golden qui me téléporte partout où je le souhaite. Finalement, Godot n'aura jamais plein pouvoir sur moi. Comme je l'ai déjà dit, ma contribution est volontaire. Je ne suis pas un soldat que l'on peut commander, et j'écrirai ce que je veux dans mes articles, un point c'est tout.

Prête à défendre mes intérêts jusqu'au bout avec mon nouveau rédacteur en chef, je m'étouffe presque avec ma salive lorsque celui accepte toutes mes conditions sans poser de questions. Je cligne des yeux, lâchant un petit «han» surpris en me calant contre mon dossier. Quel singulier personnage que cet homme qui me fait face. Tout d'abord d'une extrême méfiance puis finalement ouvert à toutes mes demandes, me proposant même un bureau dans un nouvel endroit. Surprise, je reste longuement silencieuse, un vague sentiment de satisfaction m'enserrant. Voilà qu'on me tend les bras, qu'on me propose une famille ou presque. Je réalise à quel point ces gens sont démunis, et malgré leur grande méfiance, ont terriblement besoin de gens pour les soutenir dans leur démarche. Je me demande où se trouveront ces nouveaux bureaux, mais une chose m'apparaît certaine: cette base souterraine est loin de me plaire. Je n'avais pas l'intention de partager ces lieux avec les autres. De toute façon j'écris sur la route, entre deux aventures. Rien au monde ne me confine dans un endroit en particulier.

«Aucun problème, monsieur, j'ai l'habitude d'écrire un peu partout, mes articles risque de vous parvenir par courriel. Pour votre part, vous pourrez me rejoindre à cette adresse courriel, ainsi qu'à ce numéro de téléphone... À n'utiliser qu'en cas d'extrême urgence.»

Peu de gens savent que je porte sur moi deux téléphones. Un qui me sert à tous les jours, puis cet autre, dissimulé dans une poche secrète de mon sac à main, dont seul le Montréal Presse, Solène et maintenant Gogot possèdent. L'information que je lui tends a été écrite sur un morceau de papier. L'adresse courriel a l'air tout à fait innocente, un truc qu'aurait choisi une adolescente aimant un peu trop One Direction. Ceci fait, je me sens rassurée. J'aurai encore à apprendre les codes, les mots cachés, les passages secrets... Mais cela peut attendre pour le moment.

«Je vous enverrai mon premier article dans la semaine, monsieur, je regorge d'idées. Pour ce qui est du reste... Je n'aurais qu'une seule question. Ce masque que vous portez, c'est un déguisement? Pardonnez la question, mais avec un truc pareil, qui a l'air fonctionnel, je me dis que vous pourriez aussi bien être en train de l'utiliser pour voir sous mes vêtements.»

Il s'agit d'une blague et non d'une accusation, je sais bien que nous ne nous trouvons pas dans un film de science fiction. Mais malgré moi la curiosité l'a emporté.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Jeu 3 Juil - 18:58




Décider

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Un petit bout de temps s'était écoulé depuis qu'Azmitia avait frappé à la porte du bureau de Gavin. Quand elle était entrée, juste avant d'annoncer son identité, il n'avait pas su très bien à quoi s'attendre. Une nouvelle recrue de la Résistance qui venait lui apporter quelques informations afin d'en faire un article ? Il y avait pensé, tout comme il avait pensé que la jeune fille pouvait être une apprenti journaliste cherchant du travail chez les résistants. Mais il ne s'attendait sûrement pas à ce qu'il s'agisse d'une journaliste déjà confirmée et surtout, très réputée. Une journaliste qui avait fortement intéressé la Résistance, tout autant que le Régime d'ailleurs. On s'était même parfois inquiété de savoir si la jeune femme était encore en vie, car le seul moyen de le vérifier jusqu'à maintenant était la parution de ses articles. Tant qu'il y en avait, c'est qu'elle n'avait pas été retrouvée par un des soldats du Pouvoir.
Et là, le moyen qu'avait Godot pour s'assurer que la jeune femme était en vie... était de regarder juste en face de lui. Voilà tout. Celle dont il avait lu tout les articles se trouvait juste là, assise à une chaise, dans le bureau du rédacteur en chef, et demanda en plus qu'il l'engage. C'est sûr, cette journée n'aurait pas été aussi banale qu'il l'aurait pensé finalement. Il allait probablement se souvenir longuement de ce qui s'était passé ici. Il devrait aussi contacter Soledad, tiens. Après tout, c'était elle qui avait envoyé la brune ici, elle qui lui avait donné ce fameux mot de passe que seul Godot connaissait. En y repensant, sans ces quelques mots, le résistant tiendrait peut-être un pistolet dans sa main, pointé sur la tête de la jeune femme. Et vu son aversion apparente pour les armes, ça n'aurait pas été bien joli. Bref, maintenant qu'il était sûr de l'identité de celle qui lui faisait face, il avait totalement oublié qu'il disposait d'une arme. Elle ne lui servirait plus à rien aujourd'hui.

Azmitia eu l'air très étonnée que Gavin accepte tout ses engagements sans rien dire de plus. Apparemment, elle s'était préparée à ce qu'il refuse certaines choses ou impose d'autres conditions. Mais ce n'était pas le cas. L'homme aux cheveux blancs savait désormais qu'il pouvait faire confiance à la jeune fille en face de lui. Les conditions ne l'avait pas dérangé. Pas le moins du monde. Ce qui pouvait paraître assez étonnant, mais les circonstances étaient spécifiques. Godot savait déjà que les articles serait de qualité, aucun besoin de la surveiller sur ce point.
Elle lui donna son mail et son numéro de téléphone, et lui fit de même, au cas où elle aurait besoin de le contacter rapidement, et promis en même temps que, pour sa part, il n'appellerait la brune que si c'était vraiment nécessaire, elle semblait beaucoup tenir à cela. Bien sûr, il allait respecter ses engagements et ne l'appeler qu'en « cas d'extrême urgence » comme elle l'avait dit. Pour le reste, il utiliserait le courriel.

La journaliste assura ensuite que son premier article serait envoyé dans la semaine. Gavin s'apprêtait à répondre que cela lui convenait tout à fait, et que, de toute façon, elle pouvait bien envoyer ses articles au rythme qui lui plairait, ça ne le dérangeait aucunement. Mais avant qu'il est pu placer un mot, la jeune femme continua son discours, sur un sujet tout autre : cette fois-ci, elle avait porté son attention sur le masque que portait Godot. L'homme détestait déjà parler de lui, mais alors, ce sujet-là... il était assurément le plus délicat d'entre tous. Toutefois, il aurait pu aussi s'attendre à ce qu'elle le lui demande. Même si le rédacteur en chef avait fini par s'habituer au regard des gens sur ce qu'il portait au visage, il n'arrivait pas vraiment à être franc dans sa réponse. Déjà, il mentait à sa propre famille sur ce sujet. Et la plupart des membres de la Résistance pensait qu'il ne le portait pas dans sa vie de tout les jours, que c'était juste en tant que « Godot » qu'il l'avait. Mais la réalité était tout autre.
Azmitia demanda, sans doute avec humour, si le masque ne permettait pas de voir à travers ses vêtements, ce qui arracha un petit sourire sur la bouche de notre homme. Vraiment, certaines personnes pouvaient-elles vraiment penser à cela ?

- Je ne me permettrait pas ce genre de chose.

Il hésita un instant avant de continuer. Il pouvait s'arrêter là. La brune se poserait des questions, mais bon, qui ne se posait pas de question sur Gavin ? Personne ne pouvait prétendre le connaître entièrement, pas même sa propre mère, pas même sa propre fille... alors, quelqu'un qu'il venait de rencontrer... impossible. Toutefois, il estimait qu'il fallait bien lui en dire un peu plus, histoire d'installer une sorte de... relation de confiance. Godot n'était pas très familier de ce terme, mais il fallait bien s'y risquer. Il ne voulut pas tout dévoiler non plus, non, ce n'était pas comme ça qu'il fonctionnait.

- Disons que... je n'ai pas vraiment le choix. Bien, vous pouvez m'envoyer cet article quand vous le voudrez, miss. En attendant, si vous avez des questions, je suis toujours prêt à y répondre. Je suis ravi de vous accueillir parmi nos journalistes, miss.

Oui, il avait enchaîné rapidement. Ça c'était sans doute vu mais il voulait éviter qu'elle pose plus de questions par rapport à son masque. Contrairement à ce qu'il essayait de se faire croire, il ne pouvait toujours pas en parler clairement. Et le nombre de ceux qui connaissaient la vérité était si faible qu'il en était presque inexistant. Godot gardait ce secret bien farouchement...


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Décider |PV Gavin|   Ven 4 Juil - 1:21


♦ DÉCIDER ♦feat. Godot
Tout le monde qui me connaît bien sait que rien au monde ne me retient lorsqu'une question me tiraille. Les mystères comme monsieur Godot ne me résistent pas bien longtemps, car une fois que ma curiosité s'est portée sur un objet, je ne laisse rien ni personne entraver ma démarche vers la découverte. Au fil des années, j'ai réussi à passer inaperçue dans l'art de dénicher les secrets, si bien que cette expertise m'a servie tout au long de cette année de voyages au travers Enola. J'espère sincèrement que le rédacteur en chef ne m'en voudra pas pour cette question aussi déplacée qu'inattendue, mais je préfère savoir à qui j'ai à faire lorsque je collabore avec quelqu'un. Vous savez? Sa vie dans les moindres détails? Cependant avec eux, je préfère en savoir le moins possible, ainsi si je suis attrapée par le Régime, je ne mettrai pas leur vie des autres en danger en divulguant des informations sur eux pour m'en sortir. Je préférais mourir qu'on me reprenne de toute façon et de voir mon équipe de Pokémon souffrir à nouveau. Malgré tout, le secret du masque de Godot continue de titiller ma curiosité, et le sourire que je lui offre est avide de connaissances. Un peu insolent, certainement, et brillant d'une soif de découverte... Un vrai regard de journaliste, même si cette question ne concerne en rien mes articles.

Cependant la réponse du journaliste en face de moi est empreinte d'encore plus de mystère. Tout d'abord, il sourit pour la première fois avec sincérité depuis le début de notre entretien, en affirmant qu'il ne permettrait jamais une telle chose. À cette mention, je souris. Il vaut mieux qu'il se tienne loin de toute façon, je suis une femme non disponible sur le marché maintenant! J'ai une petite pensée pour Weston à ce moment précis. Que dira-t-il de tout ceci? Comment pourrais-je lui dire sans compromettre ma couverture... Et maintenant que nous sommes un couple, ne mérite-t-il pas de savoir qui je suis réellement? Voilà une réflexion à avoir plus tard. Pour le moment, je me concentre sur ce me dit mon nouveau collègue... Pas vraiment le choix? Ainsi soit il s'agit d'un déguisement, soit un dispositif l'aidant à voir. J'opte pour le deuxième choix, comme il semble si peu enclin à en parler. Est-ce la raison pour laquelle il s'est engagé dans le mouvement? Parce qu'il a perdu la vue par leur faute? Pendant un instant, je me retiens tout juste de ne pas balancer mes mains devant son visage pour m'assurer qu'il voit bel et bien. Je sens que j'aurai quelques recherches à faire ce soir au sujet de tels appareils. N'ajoutant rien, je me contente de lui sourire une dernière fois, avant de me lever.

«Merci beaucoup monsieur Godot, j'espère ne pas vous décevoir.»

Je lui serre la main avant de lui adresser un dernier salut. Plus vite je me retrouverai à l'air libre, mieux je me sentirai après tout. Puis j'ai un article à écrire. Un article que je me retiens de publier depuis un bon moment. Je me faufile entre les bureaux, et je rejoins le babouin de l'entrée qui, une fois de plus, se confond d'excuses. Je lui adresse un regard noir qui suffit à le faire taire et je m'enfonce dans les ruelles de Baguin telle une ombre, rejoignant mon appartement en me changeant derrière une poubelle. De nouveau dans mon accoutrement habituel, ma chevelure rose au vent, je me sens beaucoup mieux, Nueria dans les bras. Celle-ci est particulièrement agitée, comme si quelque chose la tracassait. Je la garde cependant près de moi, car rassurée et beaucoup plus calme qu'avant.

«Et voilà Nueria, on l'a fait.»

Sur ce, la petite dragonne évolue d'un coup dans mes bras. Je dois la poser sur le sol vu la taille qu'elle prend soudainement... Ma petite Nueria, qui évolue! Se tient maintenant devant moi une Colimucus toujours aussi joyeuse que d'habitude. Histoire de souligner mon entrée dans la Résistance, j'imagine?
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