« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Deeper and Deeper | Part II [os]

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Weston Elric
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MessageSujet: Deeper and Deeper | Part II [os]   Jeu 9 Oct - 22:54

• Deeper and Deeper | Part II•

Plus rien. Il n’y a plus rien. Plus de lumière, plus de bruit, si ce n’est de ces sons inconnus et lointains. Plus de sensation. Plus de douleur. Je pourrais presque vouloir rester ainsi, dans cette sensation de vide presque chaleureuse. Les yeux clos, les membres engourdis. À ne rien comprendre. À ne pas chercher à comprendre. À me laisser bercer par ce vide complet. Mais petit à petit, le monde physique me revient, et avec eux ces souvenirs flous qui ne veulent rien dire à mes yeux. Tout ce dont je peux me souvenir, c’est cette lumière aveuglante. Blanche, vive, et aveuglante. Puis, plus rien. Plus rien hormis la douleur qui s’est éteinte l’espace d’un instant, avant de revenir doucement envahir mes extrémité. Avant de venir me paralyser. Avant de me faire pousser ces cris qui n’osent pas quitter ma gorge. Ces cris qui se mêlent à ceux qui se clarifient au loin, qui deviennent de plus en plus clair à mes oreilles. Mon nom. On cri mon nom, ainsi que tant de choses que je ne comprends pas. Que je ne veux pas comprendre. Je ne veux pas sortir de la sensation douce qui m’a envahie plus tôt. Je ne veux pas affronter ce monde physique. Et pourtant, je me frappe contre ce dernier alors que les ombres se forment au-dessus de moi. Alors qu’on me déplace. Mon corps se laisse balancer de droite à gauche avant de heurter un sol froid et humide. Et cette humidité se répand le long de mon visage et de mon torse. Et toujours, je ne comprends pas. Je ne comprends rien.

Peu à peu, ma vision finit par me revenir, me laissant deviner ces lumières rouges et bleu danser sur les visages qui se forment peu à peu. Des visages que je ne connais pas, et qui pourtant semblent me connaitre. Ils me parlent, me posent des questions, mais je n’y comprends rien. Et franchement, tout ceci m’importe peu. Pour l’instant, je ne veux que faire cesser cette douleur répandue dans tout mon corps, et faire taire ce sifflement strident dans mes oreilles. Je ne veux que me relever, mais j’en suis incapable. Je ne peux plus bouger. Une force plus forte que moi me cloue au sol, sans que je ne puisse savoir de quoi il s’agit. Est-ce ces visages inconnus qui me maintiennent ici, m’empêchant de me débattre? Je n’en suis pas certain, mais cette hypothèse me parait plausible. Mais pourquoi me maintenir ainsi? Pourquoi m’imposer cette douleur? Pourquoi… Pourquoi. Cette question reste sans réponse alors que je tente d’hurler plus fort que le sifflement qui ne fait que s’intensifier à chaque instant. Je veux une réponse. Je veux comprendre ce qui se passe. Je veux… me souvenir. Me souvenir de ce qui s’est passé. Me souvenir du « avant ». De cet avant qui prend forme tranquillement dans ma tête…


La tête flottante, je tribute jusqu’à ma voiture, m’écrasant presque contre celle-ci. Il faut dire que la noirceur de la nuit ne m’aide pas vraiment, non plus. Et pourtant, je sais que ma difficulté à me déplacer et à chercher mes clés n’a pas grand-chose à voir avec cette dernière. Non, j’ai trop bu, et je le sais. Mais comment ne pas être dans cet état après une telle soirée. Une soirée si bien arrosée, en si bonne compagnie, à célébrer un évènement si important. Comment aurais-je pu me retenir, m’empêcher de m’amuser, alors que je viens d’assister à un putain d’enterrement de vie de garçon! Alors oui, j’ai trop bu. Et c’est justement pour cette raison que je rentre chez moi. J’ai trop bu, et rester ici comme on me l’a suggéré ne ferait que m’inciter à continuer. Je finis donc par trouver mes clés, et me laisse tomber sur le siège du conducteur et démarrer la bagnole avant même d’avoir pris le temps de m’attacher. Pour être franc, je n’ai pas tout mon esprit en ce moment, alors me mettre à chercher la boucle de ceinture me semble un peu trop compliqué… De toute manière, n’étant pas bien loin de mon appartement, je sais que le fait d’être attaché ou pas n’y changera rien.

Mes yeux refusent de rester sur la route qui défile devant moi, et mes membres ne répondent pas aussi vite que je ne le voudrais. Et si je n’étais pas habituer à conduire dans cet état, je risquerais de craindre pour ma sécurité. Je ne m’arrête toutefois pas, sans doute à cause de mon jugement altéré. Je continue à avancer, ne portant aucune attention aux aiguilles qui partent en flèche sur mon tableau de bord. Je ne sais plus ce que je fais. Je ne sais plus ce qui se passe. Je ne sais plus. Je n’y fais plus attention. Mais je n’ai même pas le temps de le réaliser. Je n’ai pas le temps de réaliser mon erreur que cette lumière blanche, vive, aveuglante s’impose à moi. Une lumière que je tente de cacher de ma main, mais à peine ais-je lever le bras que tout s’arrête. Le temps n’avance plus. La lumière n’est plus. Il ne reste que ce sifflement, et cette douleur ardente qui s’étend dans tout mon corps. Et puis, plus rien. Plus rien.
(c)Golden
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