« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Don't give up on me yet | PV Mercy

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Weston Elric
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MessageSujet: Don't give up on me yet | PV Mercy   Mar 4 Nov - 21:58

• Don't give up on me yet•feat. Mercedes Blanchett


Je suis mort dans cet accident. Après les trois tonneaux, mon crâne s’est fracassé contre la carrosserie retournée à l’envers, et mon cou s’est craqué avec la pression. Je ne m’en suis jamais sortie. C’est ce qu’on pourrait croire, en voyant mon air de cadavre. Mon regard lasse, dépourvue de toute émotion. Impossible de croire que je fais encore partie de ce monde. Et pourtant, à en croire ces machines qui m’entourent, mon cœur bat toujours, à un rythme régulier. Et à en croire les infirmières et leur jargon médical, je me rétabli. Lentement, certes, mais je me rétabli. C’est difficile à croire, surtout pour moi. Moi qui ai enduré cette douleur intense depuis ces trois longues semaines enfermé entre ces quatre murs. Moi qui ai écouté les médecins discuter de ma condition comme si je n’étais pas là, criant bien haut et fort que je n’aurais jamais dû m’en sortir vivant. « Un miracle! », selon eux. Oui, j’ai bien dit selon eux. Parce que ce cette histoire, tant qu’à moi, n’a rien d’un miracle. Cette nuit-là n’a rien de miraculeuse. Rien. Je m’en suis sortie, mais à quel prix? Je vais vous le dire à quel prix : j’ai blessé des gens. Et je ne parle pas simplement de ces deux personnes innocentes qui auraient pu ne jamais rouvrir les yeux. Je ne parle pas de ce vieil homme qui n’a toujours pas montré de signes de rétablissement. Je ne parle pas de cette presque-veuve qui malgré tout est venu s’informé de mon état de santé. Je parle des autres. De mes fans qui doivent une nouvelle fois vivre avec une absence inexpliquée de leur champion. De mes Pokémon qui ont veillés à mon chevet avec acharnement. De mes amis à qui je n’ai, pour la plupart, donné aucun signe de vie. Et de Mercy. Mercy à qui j’ai promis de ne plus jamais lui faire de mal. Une promesse que j’ai, une nouvelle fois, brisée. Une promesse que je n’ai sue respecté en prenant le volant ce soir-là. Une nouvelle déception, une nouvelle blessure à ajouter à cette liste qui ne fait que croitre.

Alors que je m’occupe à fixer ce mur d’un blanc immaculé, une infirmière pénètre dans ma chambre, un petit sourire aux lèvres. Elle commence d’abord par effectuer sa petite routine, vérifiant ma pression et mes bandages, puis, lorsque tout semble en ordre, la jeune femme vient prendre place à mes côtés. Elle se met, pendant quelques instants, à me déballer ses observations à un rythme rapide, et je n’en retiens que les grandes lignes selon lesquelles, en gros, les médecins auraient décrétés que mon état serrait suffisamment stable pour me renvoyer chez moi. Je ne peux qu’être soulagé de cette nouvelle en pensant qu’enfin je pourrai me nourrir d’autres choses que cette bouillie infecte qu’ils appellent « nourriture ». Toutefois, les réjouissances ne durent que quelques secondes, cessant lorsque l’infirmière reprend la parole.

-On m’a informé que quelqu’un était arrivé pour vous ramasser et vous ramener chez vous. Vous en avez de la chance, dites-donc!

Ne me laissant pas le temps de protester, la jeune femme se redresse et s’empare de mon plateau à déjeuner encore intouché avant de s’éloigner, un large sourire toujours étampé sur le visage.

-Elle devrait arriver sous peu, ne vous en faites pas.

Sur ces derniers mots, l’infirmière disparait par la porte où elle était entrée plus tôt, me laissant à moi-même, à attendre cette fameuse personne. Cette personne à qui je ne cesse de causer du tords, et qui pourtant est encore une fois présente pour m’aider à ramasser les débris.


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Mer 5 Nov - 18:00


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
J'aimerais tellement vous dire qu'il existe une réponse facile dans ce genre de cas. Qu'en m'avançant en direction de l'hôpital comme je l'ai fait quelques fois depuis trois semaines, je sais exactement à quoi m'en tenir. Que je me connais parfaitement, que je sais ce que je veux, ce que je ne veux pas. J'aimerais tant. Or, ce moment n'est pas encore venu. Car depuis quelques mois, tout ce que je ressens n'est que confusion. J'ai toujours cru que je savais qui je suis véritablement, où je vais et ce que je projette pour mon avenir. Beaucoup d'éléments sont venus perturber mes convictions, jeter à terre tout ce que j'avais construit pour moi et vraiment maintenant je me trouve au pied du mur, ou du moins à la croisée de deux chemins. La voie à prendre? Si seulement je le savais. Sauf que ce n'est pas le cas. Je ne me suis jamais sentie aussi mal à l'aise par rapport à ce que je ressens. Coupable. Je me sens coupable. Et en colère. Inquiète. Toutes sortes d'émotions avec lesquelles je dois composer et qui ne cessent de se contredire sous mon crâne aux mille idées, véritable ouragan mental qui fait beaucoup, beaucoup de dommages. Sans la main de Golden dans la mienne, je ne sais pas si j'arriverais à franchir cette porte coulissante qui m'accueille dans l'hôpital dans un chuintement caractéristique.

Elle les sent, toutes ces émotions qui me rongent. Je m'inquiète pour lui, encore et toujours. J'ai eu peur, vraiment peur, cette fois. Les médecins décrivent sa survie comme un véritable miracle, et la perspective d'être passée si près de le perdre me plonge dans l'incertitude. Mes doigts se mettent à trembler contre la paume chaude de mon amie aux pouvoirs psychiques. Elle émet un léger son qui vise à me rassurer. Aujourd'hui je le ramène à la maison et je suis encore mitigée. Encore. Car si j'ai peur de le perdre, je ressens aussi une colère sourde, dévastatrice. Weston aurait pu tuer quelqu'un sur cette route, même que la survie du vieil homme n'est pas assurée. Un accident peut arriver, mais lui il... C'est sa faute. Si je n'ai pas besoin de lui dire, cette pensée me rend complètement folle. À savoir qu'il a bu et pris le volant. À présent il doit composer avec toutes les conséquences de ce geste plus que stupide... destructeur. Envers lui-même, envers les autres. Si seulement il pouvait se contenter de se faire du mal. Mais il sait très bien que d'autres que lui ont souffert dans cette histoire. Y compris moi.

Je me sens coupable d'aller le voir, ici, de m'infliger tout ceci à nouveau. Je me sens coupable de même imaginer l'abandonner. J'ai fait des erreurs, des tas, même certaines qu'il ignore encore. Comme lorsque je me suis introduite dans un immeuble du Régime pour réclamer mes papiers d'adoption qu'on m'a poignardée. Mon ami n'en a jamais rien su. Il aurait pu me perdre lui aussi. Deux bébés insouciants, j'ignore lequel est le plus tordu parmi nous deux. Je soupire et Golden raffermit sa prise sur mes doigts. Elle est présente pour me soutenir, tout comme Wanda, qui adore le Champion de type Insecte. La Carapuce attire l'attention des infirmières qui lâchent des «Awww!» admiratifs sur son passage. La tortue adore ce genre d'attention, décidément, et s'arrête fréquemment pour adresser un sourire chaleureux aux dames. Un véritable rayon de soleil. Elle fera peut-être un peu de bien au blond. Ou peut-être à moi. Nous entrons dans sa chambre et là il se tient, dans ses bandages, le regard éteint.

«Hey le grand malade! Ça suffit le lit, on se lève! Golden va nous ramener.»

Je vais vers lui pour lui tirer le bras, animée d'un enthousiasme qui me paraît faux même à moi-même. Je n'ose même pas le regarder. Simplement me trouver en sa présence provoque en moi une panoplie d'émotions. Mais celle qui m'agite alors que mes doigts viennent se mêler aux miens est celle-ci. Bats-toi Weston. Bats-toi pour moi. Je n'ai pas envie d'abandonner ce que nous sommes, ce que nous partageons. J'ai envie de grandir, avec lui.

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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Jeu 6 Nov - 18:01

• Don't give up on me yet•feat. Mercedes Blanchett


Impuissant. Je suis impuissant. Des pas résonnent dans le corridor, m’annonçant la venue de la jeune femme d’un moment à l’autre. Je voudrais me lever, me redresser et l’accueillir comme il se devrait. Debout, grand et fort, et l’entourer de bras forts. La tirer vers moi et la couvrir de baiser. Lui offrir ce dont je devrais être capable. Mais pas rester ici, le regard vide, à me faire aider. Arceus, que ne donnerais-je pas pour éviter qu’elle me voit ainsi. La jeune femme a beau m’avoir visité à quelques reprises déjà, jamais je ne m’y ferais. Jamais ne me m’habituerai à ce regard brisé qu’elle m’offre à chaque croisée de regards. Cette douleur qui réside au plus profond d’elle, mal camouflée par un sourire des plus faux. Par un semblant de joie de me voir, alors qu’au fond, je sais qu’elle voudrait disparaître. Nous voudrions tous disparaître. S’évaporer. Retourner en arrière et faire les choses autrement. Ralentir, simplement ralentir.

Les bruits de pas cessent devant la porte de ma chambre. Elle est là, en compagnie de Golden et de la petite Wanda, et pourtant, je ne peux même pas lui adresser un regard. La honte m’envahie. Honte de lui infliger toute cette histoire. Honte de dépendre d’elle. Honte d’avoir été aussi con. Je ne réfléchis jamais, ce n’est pas un fait nouveau, mais cette fois c’est différent. Cette fois, j’aurais pu lui en demander trop. Et si  j’étais mort? Et si je l’avais laissé avec la responsabilité de m’enterrer? De venir déposer des fleures sur ma tombe une fois par année? De prendre mes alliés en charge? Ces pensées m’effraient. Je n’ai pas le droit de répandre la douleur autour de moi ainsi. Je ne peux pas lui infliger ce genre de choses. Ni à elle ni à personne. Je suis un adulte, mais je n’agis pas comme tel. Je ne l’ai jamais fait, et sans doute serait-il temps que je commence à le faire. Mais avant toute chose, je dois rentrer. Rentrer aux côtés de celle qui est venue me chercher. Une chose à la fois. Commençons par lui tendre ce bras.

-Doucement quand-même, ça fait encore mal…

Accompagné d’un petit gémissement, je glisse mes doigts contre ceux de la rose, me laissant envahir par cette chaleur contrastant tant avec ma propre peau d’un froid de cadavre. Avec une lenteur légendaire, je finis par réussir à pivoter sur moi-même et mettre mes pieds à terre. Il me faut quelques secondes, mais je finis par me redresser, un maigre sourire accroché aux lèvres. J’ose enfin poser un regard sur elle, et redécouvrir toute sa beauté. Ses yeux doux malgré la douleur, ces jolies joues rosées, et ces lèvres. Ces lèvres où je viens poser un petit baiser délicat qui me procure un frisson. Me passer d’une telle passion pendant ces dernières semaines m’a été un supplice. De toutes les douleurs, l’absence de ces contacts m’a été la plus difficile. Et ça, je ne veux plus le revivre. Plus jamais. Je veux quitter cet endroit. Pour de bon, cette fois.

-Je ramasse mes choses et j’arrive.

Délaissant les doigts de Mercedes à regret, je m’éloigne, chancelant, vers le maigre petit sac qui repose encore sur une table de l’autre côté de la pièce. Quelques vêtements y logent ainsi que mon téléphone et quelques dépliants que l’on m’a confié à propos de l’alcool au volant. Je n’ai jamais compris l’utilité de me confier de l’information à ce propos alors que je viens de vivre la plus grande leçon de vie... Je m’empare tout de même du sac, et reste sur place quelques instants, hésitant. Mon regard s’est posé sur cet objet qui m’a fait horreur durant tout mon séjour. Cette chose que l’on m’a confiée et ordonné d’utiliser en tout temps. La canne. La représentation même de la faiblesse. Cette chose qui est sensé m’aider, mais qui au fond ne fait qu’amplifier ma douleur. Mais dans un soupir, je finis par m’en emparer, aussi honteux cela puisse me paraitre. Après tout, si je veux bien que Mercy s’occupe de moi, je ne veux pas non plus lui être un fardeau… Le regard bas, je me retourne vers la rose et viens la rejoindre, prêt à rentrer.

-On y va?

Chez moi ou chez elle, peu m’importe. Je veux juste rentrer. Partir de cet endroit aux odeurs de Pepto-Bismol et retrouver un semblant de vie normal. Affichant cette fois un sourire franc, je me penche vers la petite tortue aux airs adorables et l’invite à venir se loger entre mes bras avant de me redresser vers la jeune femme et lui tendre les doigts.

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Jeu 6 Nov - 22:43


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
Je surprends un énième regard de la part de Golden. Elle veille sur moi, comme toujours, présence immuable et rassurante à mes côtés depuis notre toute première rencontre dans la forêt alors que j'allais au plus mal. Ses prunelles me scrutent avec une intelligence et une humanité que j'ai rarement rencontrés même chez les membres de ma propre espèce. Douce, prudente, concentrant tous ses efforts pour m'assurer un passage dans cette pièce des plus confortables pour moi malgré tout mon malaise. En l'observant, déjà, plutôt que le visage encore abîmé de mon amoureux, j'arrive à respirer de façon régulière, sans me décomposer. Je tente de penser à tout, tout sauf ce qui s'est réellement passé. Je suis faible, beaucoup trop faible, et je sens mes jambes trembler sous le poids de ces émotions qui m'alourdissent l'esprit. Je laisse Weston prendre son temps, faisant fi de ses gémissements qui provoquent autant mon horreur que ma tristesse. Horreur parce qu'il l'a cherché, parce qu'il est la cause de cette souffrance qu'il a aussi infligé aux autres. Tristesse parce que je ne supporte pas de le voir dans cet état, faible, brisé par le choc qu'il a du subir lors de son accident, celui qui aurait du le tuer. Pendant un moment je me sens tellement impuissante, convaincue qu'il n'y parviendra jamais. Comment se relever de ce qu'il a fait? De ses remords, de ses blessures? Qu'est-ce qui l'attend au sortir de cette pièce? Qu'est-ce qui nous attend?

I'll be the one, if you want me to
Anywhere I would've followed you
Say something I'm giving up on you

Je ne sais plus. Tout me raccroche à ces doigts tremblants qui reposent dans les miens, tout en moi me pousse à fuir. J'ai voulu ne plus souffrir. J'ai pleuré dans ses bras, je l'ai supplié de ne pas m'infliger de peine comme j'en ai si souvent vécu dans ma vie. Il a failli à sa promesse. Et voilà que j'en suis à me demander combien de temps je vais encore m'abandonner à cet homme. Combien de souffrances dois-je m'infliger dans ses bras. Je ne sais plus où j'en suis, et le baiser qu'il glisse contre mes lèvres, le premier que nous avons échangé en trois semaines, me plonge dans encore plus d'incertitudes. Aussi bon que le premier, répandant en moi un sentiment de bien-être que lui seul sait me faire vivre. Je lève enfin les yeux vers lui. Au creux de ses prunelles, je discerne une affection pure, sincère, presque timide. Un amour véritable, comme celui dont je me suis languie en voyant ma meilleure amie avec son prince charmant. Un amour qui me transperce, qui me fait sentir petite, insignifiante, et d'autant plus confuse.

«Allons, fais un homme de toi!»

Taquinerie qui vise à camoufler mon malaise. Je m'éloigne de quelques pas pour le laisser préparer ses effets, qu'il rassemble finalement. Le dernier élément attire mon attention. Une canne. Sitôt il l'a en main qu'il ne m'apparaît plus vraiment comme un malade, plus comme une victime, mais plutôt comme un acteur de sa propre existence. La star de son film. C'est lui. C'est lui, il doit se relever. Mais il aura peut-être besoin d'un appui. Serai-je présente pour lui comme il le fut pour moi? Je le regarde s'approcher, tenant Wanda contre lui, sa canne de l'autre, me tendant la main. Plutôt de m'emparer de celle qui retient la Carapuce, je prend son bras qui retient la canne, en observant obstinément le sol.

«Ça te donne un air classe, cette canne. Maxwell et toi serez les boiteux les plus sexy de l'île!»

Une autre tentative de faire de l'humour qui tombe à l'eau. Même si sous cette phrase se cache un véritable compliment, qui me fait un peu rougir. Aussi bien prendre les points positifs de toute cette histoire et de s'y rattacher, n'est-ce pas, plutôt que de se morfondre? Je fais signe à Golden qui nous transporte directement à la maison, là où j'ai recueilli les Pokémon du Champion. Je n'ai pu me résoudre à les laisser seuls chez Weston, surtout que j'ai toute la place nécessaire pour les abriter. Une fois devant la porte, je m'arrête un instant, me retournant vers lui, mais sans oser pour autant le regarder dans les yeux.

«Tes Pokémon sont ici, ils t'attendent dans le jardin. Ils sont impatients de te voir. Je vais te laisser aller les voir et je vais commencer le souper. J'ai préparé une lasagne, il ne reste plus qu'à la mettre au four, puis j'ai acheté une baguette, tu sais celle de la petite boulangerie pas loin de chez toi? Et puis j'ai quelques fruits frais pour le dessert... Je te ramènerai chez toi ce soir si tu veux, d'ailleurs, j'ai pensé que ça pourrait être bien de passer chez moi d'abord pour voir les Pokémon et...»

Je me tais. Il a encore assisté ici à un cas de diarrhée verbale nerveuse. Il me connaît bien à présent, et saura certainement reconnaître en moi ce signe évident de malaise.
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Weston Elric
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Ven 7 Nov - 5:47

• Don't give up on me yet•feat. Mercedes Blanchett


Il y a tant de choses que j’aimerais lui dire. Tant de pardons qui feraient n’importent quoi pour quitter ma gorge. Tant d’excuses, tant d’explications pour donner un sens à ces gestes qui n’en ont pas. Tant de « je t’aime ». Tant de choses qui n’existent pas encore dans mon esprit. Mais rien ne sort. Rien ne peut sortir. Les mots qui conviendraient n’existent pas. Et ils n’existeront jamais. Et ce silence, c’est ce qui me pèse le plus. Cette incapacité à parler. Cette impuissance. Ce serait sans doute plus facile de guérir en parlant, mais j’en suis incapable. À chaque tentative, je me bute contre ce silence lourd et douloureux. Et encore une fois, c’est ce qui arrive. Je ne parviens même pas à saisir cette perche que la jeune femme me tend en tentant de faire de l’humour. Hormis ce léger sourire sur mes lèvres, je n’exprime rien, et toujours dans ce silence, je laisse la Kadabra nous transporter jusque devant la vieille maison de style anglais où la jeune femme a élu domicile.

Aussitôt arrivé, je libère les doigts de la rose tout en lui adressant un regard alors qu’elle se met à me livrer un monologue comme elle en a l’habitude. Ne l’interrompant pas, je la laisse parler, et mon attention s’accroche à l’une de ses phrases en particulier. La lasagne, les fruits, la baguette, rien de cela n’a d’importance. Elle aurait pu m’annoncer qu’elle avait fait cuire de verres de terres pour le repas que je ne me serais pas plus indigné. Non, ce que je retiens, c’est le jardin. Le jardin où ils m’attendent. Aussitôt ces paroles prononcées, je ressens un serrement dans mon bas-ventre. Ils sont là, ils m’attendent. Eux que je n’ai vu qu’à quelques reprises depuis l’accident. Eux qui ont veillés sur moi de loin. Eux qui n’ont cessés de se faire du souci pour leur dresseur plus que bête. Ils sont là. Un frisson me parcours le corps, et je n’entends qu’à peine la fin du monologue de Mercy.

-Merci, Mercy. Merci.

Ne murmurant qu’à peine ces paroles, j’effleure la chevelure de la rose avant de glisser la petite Carapuce dans ses bras et de m’éloigner, non sans peine, vers la cour arrière. Mon cœur se met à battre alors que, au loin, je peux entendre ces rires et ces cris typiques aux plus jeunes de mon équipe. Respirant avec forces, j’accélère le pas, me faisant même pas attention à la douleur qui m’habite toujours. Et lorsqu’enfin j’arrive au jardin, et que je les vois, à jouer, à rire, à courir, je me sens sur le point de faillir. Tremblant, je les interpelle faiblement, juste assez fort pour que le petit Pandespiègle m’entende. Et aussitôt, celui-ci cesse toute forme de jeu, comme paralysé par ma voix. Tranquillement, il se retourne vers moi, comme s’il n’y croyait pas vraiment. Comme si je ne pouvais pas véritablement me tenir là. Et pourtant, j’y suis. Pourtant, je me tiens bien là, devant lui, les yeux pleins d’eau. L’expression de surprise sur son visage laisse bientôt place à un énorme sourire, et il ne peut retenir un cri de joie qui attire aussitôt le regard des autres. Bientôt, tous m’aperçoivent. Tous sont là, à me contempler comme on contemplerait un cadavre sortit de sa tombe.

-Vous m’avez manqué, vous autres.

Cette fois, je ne peux retenir un rire profondément heureux. Et eux… Eux ne peuvent se retenir. Tous se mettent à courir ou voler en ma direction. Les plus petits ne peuvent s’empêcher de me sauter dessus, me renversant au passage, et viennent s’installer sur mon ventre où règne à présent une douleur aigue. Mais cette fois, j’en fais fi. Je suis tant absorbé à écouter les folles aventures que me comptent Dimitri et Mystique, se poussant l’un l’autre pour obtenir un peu plus d’attention de ma part. Je les encourage de temps à autre d’un « Oh! » ou d’un « C’est vrai!? », même si au fond, je n’ai aucune idée de ce qu’ils peuvent bien me compter. Mais rien de ça n’a d’importance. Ils sont là, c’est ça la véritable importance. Oui, ils sont là, tous. Même Rodley se tient en arrière-plan, me souriant discrètement. Même ce gros tas de Kyle qui fait mine de retirer une poussière de son œil sous les rires amusés de Rodriguez qui a pris perchoir sur son épaule. Tous, tous autour de moi. Tous. Et elle est là, elle aussi. Elle qui glisse dans ma main la canne que j’ai échappé en tombant à la renverse. Elle qui vient ensuite refermer mon emprise sur celle-ci de ses petits doigts froids. Tournant un regard empli de larmes, je l’aperçois. Stella. Mon amie de toujours. Celle qui a toujours pris soin de moi, et qui n’a jamais jugé mes décisions, aussi imbéciles soient-elles. Un sourire désolé sur le visage, la Scarhino est là, Naël sur son épaule, caressant doucement ma main, me faisant signe qu’elle sera là pour moi. Qu’ils seront tous là. Qu’ils me soutiendront, et que même si en ce moment je dois avouer qu’ils me font plus mal qu’autre chose, ils ne me laisseront pas tomber.

Je reste ainsi, allongé dans l’herbe fraiche, ne voyant pas le temps passer. Des secondes, des minutes, ou peut-être même des heures. À les écouter jacasser ainsi, je ne vois pas le temps passer, et sans doute aurais-je pu rester là encore un long moment, mais bientôt mon estomac se met à grogner. Je me redresse donc, aidé de mes alliés, et me dirige vers la porte arrière où je rentre pour aller rejoindre Mercy. Et comme s’ils avaient compris que nous avions des choses à nous dire, mes Pokémon décident de ne pas me suivre, et préfèrent rester dans la cours pour reprendre leurs activités. L’hôpital a beau être terminé pour moi, ce n’est pas le cas pour ici.

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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Sam 8 Nov - 21:11


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
J'aime qu'il n'ose pas relever mon malaise. Qu'il ne me questionne pas sur mon état. Qu'il se contente de le constater et de le laisser de côté. Une seule question de sa part et je pourrais bien me décomposer, jeter sur lui cette tornade émotive qui me secoue depuis trois semaines maintenant en accumulant de plus en plus de puissance dévastatrice. Il vaut mieux, pour le moment, qu'il se taise, qu'il laisse aller ma nervosité et l'accepte. Il doit bien se douter que je ne suis pas vraiment satisfaite de ce qui s'est passé, que j'ai vécu moi aussi un bon nombre de perturbations dans ma vie suite à cet événement. Il me remercie avant de prendre le chemin de la cour, à mon plus grand soulagement. Je reste longuement sur le seuil, à prendre de grandes respirations visant à faire taire les symptômes physiques de mon angoisse, sans franc succès. Une douleur, terrible, m'a prise au tripes, si bien que je pose une main contre mon ventre, entrant finalement dans la maison, suivie pas à pas par l'Alakazam qui continue de surveiller le moindre de mes gestes. Les couloirs de cette demeure me semblent tout à coup très étroits, et vides, vides de lui alors que je l'imagine partir pour ne plus jamais revenir. J'ai tellement à lui dire, mais si peu de mots pour m'exprimer, comme quelqu'un qui s'étouffe quand l'air vient à manquer.

Sitôt à la cuisine que je pose la lasagne dans le four à la bonne température, avant de m'asseoir sur une chaise de la cuisine, près de mon ordinateur. Le journal attend mon article dans la journée, et j'en profite pendant que le blondin est occupé pour terminer mon dernier paragraphe. Sitôt mes mains sur le clavier que je me sens un peu mieux, m'absorbant totalement dans ce qui a toujours fait du sens dans ma vie à mes yeux: le travail. J'abandonne cette carcasse nerveuse qu'est devenue Mercedes pour me glisser dans la peau de la journaliste chevronnée. Ces mots qui me manquent pourtant apparaissent comme par magie, formant de longues phrases précises sur l'actualité de l'île. Pendant que Weston se trouvait enfermé à l'hôpital, j'ai cherché de quoi me distraire, allant même jusqu'à paraître sur le seuil de la Pension de Baguin pour réclamer à Solène cet entraînement de Résistante dont elle me rabat les oreilles depuis des lustres. Jusqu'alors, j'ai tout fait pour m'en sauver, joignant mauvaise foi à inventivité pour y échapper. Sauf que cette fois, j'avais besoin de me raccrocher à quelque chose, de me sentir utile, de bouger pour vaincre le sentiment d'impuissance. Je dois dire que la technique a plutôt bien fonctionné. Mon corps a déjà changé, d'autant plus que j'ai suivi les instructions de mon mentor avec un soin méticuleux. De fins muscles peuvent se faire sentir maintenant et j'en suis plutôt fière.

Je sursaute en entendant la sonnerie du four. Déjà? Est-ce possible? Weston n'est toujours pas rentré, ainsi je me dirige avec un peu d'inquiétude vers la fenêtre. Il est étendu sur le sol, en compagnie de ses compagnons, visiblement dans des conversations intéressantes. Rien à craindre donc. D'ailleurs, il se lève et se dirige vers la porte, où je l'accueille, tout en m'occupant du souper. Pas tout à fait satisfaite de la température interne de la lasagne, je décide de la laisser dans le four quelques minutes supplémentaires, y ajoutant la baguette, puis sortant dans le jardin pour nourrir les Pokémon. Deux sacs impressionnants de nourriture Pokémon dans deux bacs différents, herbivore et carnivore. Des fruits, un peu de viande crue, des légumes... tout cela vient compléter cette diète. Une chance que cette Compétition et mon salaire de journaliste sont plutôt importants, car ces chenapans me prennent une bonne part d'argent, juste à les nourrir.

«C'est prêt pour nous aussi, Weston, viens manger.»

Je me dirige vers la cuisine à nouveau où je prépare nos assiettes, coupe le pain, et pose tout sur la table. Je m'y assois, toujours sans le regarder, sans aucun appétit.

«Alors... Qu'est-ce que tu vas faire maintenant?»

La question qui tue. Qui me ronge déjà l'estomac rien que d'y penser.

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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Mar 11 Nov - 3:30

• Don't give up on me yet•feat. Mercedes Blanchett


Sitôt dans la maison, je sens une odeur réconfortante envahir mes narines. Je reconnais aussitôt ce mélange de fromage grillé et de sauce tomate provenant du four, et je décide d’aller y jeter un coup d’œil pendant que la rose disparait vers la cours pour aller nourrir les Pokémon qui doivent être aussi affamés que nous. Comme je l’avais deviné, dans le four dort une lasagne aux airs délicieux aux côtés d’une baguette de pain dont je doute qu’il ne restera pas grand-chose après le repas. Satisfait de ce qui nous attend dans le four, je me redresse pour aller poser quelques ustensiles sur la table, histoire d’avoir participé ne serait-ce qu’un peu.

Alors que je termine de placer les verres et d’y verser de l’eau, la jeune femme revient dans la cuisine pour m’indiquer que tout est prêt. Aussitôt, un silence froid s’installe dans la pièce, et je me mets à regretter l’ambiance chaleureuse que j’avais pu retrouver avec mes Pokémon. Intimidé par le ton vide d’émotions de Mercy, je n’ose pas rouspéter et prends place à table, où la jeune femme rempli mon assiette d’une portion généreuse de lasagne encore fumante. La gorge sèche, je fixe mon assiette, craignant la suite. Craignant le moindre mouvement, le moindre mot. En ce moment, dans cette cuisine où pourrait régner une ambiance chaleureuse, tout est menace à mes yeux. Je n’ose pas toucher cette croute de fromage à la fois fondant et croustillant qui pourtant pourrait faire un bien fou à cet estomac qui grogne sans retenue. Je ne veux provoquer aucun bruit. Je ne veux attirer sur moi aucune occasion pour la rose de s’ouvrir à moi. Et pourtant, malgré mon silence complet, elle finit par briser cette glace qui s’est formé entre nous.

-Euh, bah je sais pas… J’imagine que je vais prendre encore quelques semaines de congé et ensuite je reprendrai les matchs à l’arène. Qu’est-ce que tu veux que je fasse de plus? Je vais guérir et après je reprendrai ma vie comme je l’avais laissée. Jean-Marie est venu me porter ses notes l’autre jour à l’hôpital, donc je vais les lire et bientôt je reprendrai les cours. Et je crois qu’il a dit qu’il pouvait me ramasser en chemin pour y aller, donc pour ça, ça va.

Je sais bien que ce n’est pas tout à fait ce qu’elle veut entendre. Mais que dire de plus? Que suis-je sensé lui dire? Que je vais cesser de boire? Que je serai sage à l’avenir? Que c’est terminé les bêtisses? On sait très bien tous les deux que ça n’arrivera pas. On sait tous deux que cette thérapie de groupe débile ne changera rien à rien. Parce que oui, j’ai joué aux cons. C’est vrai, je n’aurais pas dû conduire. Je n’aurais pas dû agir comme je l’ai fait. Mais c’est ça, le problème. C’est que j’ai conduit, ce n’est pas que j’ai bu. Mon problème, ce n’est pas l’alcool, et ça personne ne me fera dire le contraire. On me traite d’alcoolique, on m’étiquette avec un tas de problèmes, alors que personne ne me connait. Personne au monde ne peut me dire ce qui est un problème et ce qui n’en est pas un, à part moi.


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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Mer 12 Nov - 17:05


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
«Faux.»

Le mot a jaillit de ma bouche telle une accusation. Cri du coeur, trop.
C'est trop, je n'en peux plus. Il faut que je parle, maintenant, ou je me tairai à jamais. J'ai trop mal. J'ai trop chaud. Je lui en veux beaucoup trop. Tout ce qu'il vient de dire n'est que foutaise. Bordel, pourquoi est-ce qu'il ne ferme pas sa bouche pour s'écouter penser? Pourquoi me ment-il en plein visage?

«Tu as tout faux, Weston. Je crois que même toi, tu le sais. Tu es plein de merde, Weston Elric, et j'en ai marre. Je vais te dire, moi, je vais te le dire. Et tu vas écouter jusqu'à la fin. Tu as deux choix, deux voies qui se présentent à toi, maintenant. Je crois que tu vois exactement lesquelles.»

Mon ton a pris la couleur rouge. Rouge. Je ne peux plus me taire à présent. Je ne suis plus qu'un flot ininterrompu de mots, tout ce que j'ai pu penser ou ressentir pendant les derniers six mois, depuis que je le connais, depuis que j'ai accepté que lui, fasse partie de ma vie. C'est le cri, rouge, d'une passionnée, relevée de sa chaise sans même s'en être rendue compte, un corps tremblant et un regard bleuté, glace et feu tout à la fois, rivé sur lui envers qui je déverse toute la peine que j'endure depuis trop longtemp.

«Tu peux te lever, quitter cette table avec tes effets, et ne plus jamais revenir. Tu peux continuer cette vie que tu viens de me décrire en pliant l'échine, en te morfondant comme tu l'as toujours fait et en te laissant enculer par ta propre faiblesse. Fais, Weston, va vivre comme un chien dans ta misère. Sauf que j'ai un scoop pour toi. C'est toi qui te rends malheureux. Il en a toujours été ainsi. Ce que tu aimes, c'est détruire. Te détruire. Sauf que tu emportes aussi les autres avec toi. Sais-tu ce que c'est de se faire réveiller en pleine nuit, pour se faire dire que l'homme qu'on aime pourrait ne jamais ouvrir les yeux à nouveau? Putain, sais-tu à quel point ça m'a fait mal? Et en plus de savoir que tout ça, tout ça c'est ta faute! Tu es lâche, Weston, tu as abandonné il y a tellement longtemps, je ne sais même plus quand.»

Je m'arrête pour reprendre ma respiration qui s'est faite hachée, difficile. Golden, qui ne nous a jamais quitté, qui ne m'a jamais laissé affronter ce monde seule. L'Alakazam a glissé une patte sur mon dos, envoyant en ma direction quelques ondes apaisantes. Qui ne fonctionnent pas.

«Tu as pris de mauvaises... mauvaises décisions. Deux fois cette année, tu as failli mourir, parce que tu as choisi de te détruire. Ce n'est pas la faute des autres, Weston. Tu dois arrêter de penser que le monde se démerdera pour toi. On ne peut rien faire pour toi, rien du tout, si tu ne peux même pas te lever et te battre. Te battre, c'est la deuxième option. Tu prends tes couilles (tu les as perdu depuis longtemps d'ailleurs, où sont-elles passées?), tu arrêtes de chigner sur ton triste sort. Tu laisses tout ceci derrière toi mais tu te rachètes. Tu deviens l'homme que j'ai toujours vu en toi. Un Champion digne de ce nom pour cette ville, un ami présent, une personne admirable et bourrée de qualités, un étudiant réussi... un amoureux pour moi. Je ne veux pas que tu te battes pour moi, Weston, fais-le pour toi ou retourne à ta vie misérable. Mais tu ne peux plus faire semblant. Je n'en peux plus. Tu ne peux pas me demander de rester assise sans rien dire pendant que tu creuses ta tombe.»

Je m'arrête, lasse, m'asseyant finalement.

«J'ai vu un avenir, Weston, un avenir dans lequel tu es heureux, dans lequel tu crois en toi. Tu as fait des erreurs, beaucoup d'erreurs, mais tu n'es pas condamné. Tu as tout en ton pouvoir pour t'aider, tout ce pouvoir entre tes mains. Tout ce qui te reste à faire est de te lever et le prendre. Reprendre le contrôle de ta vie. Pour Anula, pour tes fans, pour tes Pokémon, pour Maxwell et moi, pour toi, pour toi, pour toi. Je sais que tu en es capable même si tu n'y as jamais cru. Je le sais. Sauf que si tu veux choisir la facilité et te rendre misérable, vas, Weston. Tu es libre de tes actions après tout. Sauf que tu ne peux pas me demander de l'accepter, de te regarder te détruire, je ne peux pas.»

Je serre la main de Golden. Je suis apaisée maintenant. J'ai vidé mon sac et je me sens mieux.

«Dans cet avenir, Weston, je t'ai vu habiter ici, avec moi. Toi et moi qui construisons une famille. Qui guérissons de tous nos démons. Ça suffit. Ça suffit. Tu dois bouger, Weston. Je t'aime, mais je n'en peux plus. Bats-toi.»

Don't let me go.

And I will stumble and fall
I'm still learning to love
Just starting to crawl

Say something, I'm giving up on you
I'm sorry that I couldn't get to you
Anywhere I would've followed you
Say something, I'm giving up on you
(c)Golden

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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Jeu 13 Nov - 0:14

• Don't give up on me yet•feat. Mercedes Blanchett


Je mentirais si je me disais surpris par cette vive protestation si soudaine de la rose en face de moi. Je mentirais si je prétendais ne pas m’y attendre. Et pourtant, même si je m’y étais préparé, je ne peux pas dire que le choc n’y est pas. Le choc de la voir ainsi, s’être redressée d’un bond, rouge comme jamais, à me crier au visage toutes ces vérités que je ne veux pas entendre. Elle a raison sur tous points, et malgré tout je n’ose pas la regarder. Je n’ose pas redresser mon regard vers cette jeune femme au bord de la crise de nerf, épuisée de mes bêtises, épuisée de devoir me suivre et m’endurer. Épuisée, et tanner. Oh, et avec raison, je le sais. Je le serais aussi, à sa place. Mais en même temps, qu’attendait-elle de moi? Elle savait dans quoi elle s’embarquait lorsqu’elle m’a rencontré. Elle savait, et elle a continué. Elle savait… Mais que dis-je… Est-ce vraiment cela mon excuse? Vais-je vraiment continuer à m’enfermer dans mon petit monde et excuser tout comportement en me disant « qu’elle savait »? Vais-je vraiment continuer à jouer les idiots parce « qu’elle savait »? De tout ce que j’ai pu dire, voilà surement la plus conne. La moins réfléchie. La moins logique.

Exécutant les ordres de la rose, je n’ose pas l’interrompre. Je me contente d’écouter, les yeux clos, la tête baissée. Tout ce qu’elle dit… Tout est si vrai que c’en est difficile à avaler. Elle enfonce ces vérités en moi comme des poignards avec ses cris de détresse. Tout est vrai. Je suis un lâche, un putain de lâche qui a perdu espoir le jour de ses quatorze ans. Et depuis, je n’ai plus rien fait pour moi. Plus rien fait pour me relever, pour arrêter de pleurnicher. J’ai accumulé les échecs, et je me suis appuyé sur les solutions faciles. Solutions que j’envisage encore aujourd’hui. Chemin simple, oui, mais certainement pas chemin du bonheur. Mais sait-elle, elle qui me demande de choisir l’autre voix, que ça n’a jamais été ce que je voulais? Sait-elle, elle qui me cri au visage mes quatre vérités, que jamais, au grand jamais je n’ai voulu devenir ce que je suis aujourd’hui? Personne ne se réveille à quatorze ans pour se dire que plus tard il veut être le raté du coin qui se réveille avec une seule envie : celle de merder. Personne ne se dit qu’à vingt-cinq ans il veut overdoser. Personne ne se dit qu’il veut mourir avant ses trente ans. Personne ne veut craindre le cancer des poumons alors qu’il devrait être à son pic. Personne ne veut de cette vie incertaine. Personne ne veut ça, et je n’y suis pas l’exception. Il n’y a pas eu un jour où je ne me suis pas détesté pour ce que je suis devenu. Il n’y a pas eu un jour où je n’ai pas voulu changer. Mais je n’y suis jamais parvenu. Parce que changer n’est pas chose facile, et ça, je le sais mieux que quiconque. C’est bien beau, en paroles. C’est bien facile de dire « Weston, promet moi que tu vas changer, promet moi que tu vas choisir l’autre voie », c’est facile de me demander de promettre. C’est facile de me demander de cesser de me détruire. C’est facile… de me demander de me battre. Je veux presque en rire. Me battre? Me battre!? C’est facile à demander. Si facile. Mais ce qui est demandé ne l’est pas autant. Quand on a dégringolé si bas qu’on ne voit plus la surface, cette demande si évidente devient plus grande qu’une montagne. Une montagne dont je ne saurais même pas par où commencer l’ascension.

Ce serait si facile de choisir la voie que j’ai toujours choisie. Le chemin de la facilité. Retourner à mes vieilles habitudes, détruire tout ce que j’ai bâtis jusqu’ici. Ramper vers les plaisirs du corps comme je l’ai toujours fait. Ce serait tellement plus simple. Oublier la vie, ne serait-ce que l’espace d’un instant. Je me surprends à désirer y retourner, à désirer tout abandonner. Mais il y a ce petit mot qui me fait reculer. Ce petit mot que prononce la jeune femme, qui me tire de mon trou avec force. Un avenir. Elle me dit voir un avenir. Un maigre espoir pour ce gaillard dans son trou sans fond. Elle me dit nous voir, tous deux. Deux êtres s’aimant. Deux êtres formant une famille. Mais pourrais-je même répondre à ces attentes? Pourrais-je un jour être ce père de famille qu’elle voit en moi? Cet homme respectable subvenant aux besoins de ceux qu’il aime? Cet ami aimant et sage pour ses proches? Je veux y croire, je le veux vraiment. Mais je ne peux m’empêcher d’en douter. Douter comme j’ai toujours douté. Je doute, mais malgré tout je veux m’accrocher à cet avenir que me décrit mon amoureuse. Je veux m’accrocher à cet espoir, je veux prendre cette main qu’elle me tend. La possibilité d’entreprendre le chemin abrupte mais payant. Difficile, mais durable. Durable. Je veux m’y accrocher. Oui, je veux le faire, l’effort. Je veux tenter ma chance. Mais suis-je prêt à lui promettre quoi que ce soit? Suis-je prêt à risquer de briser ma parole une nouvelle fois?

-Je veux pas risquer une nouvelle promesse, Mercy. Je veux faire toutes ces belles choses que tu viens de dire. Je veux devenir l’amoureux que tu mérites. Je veux de cet avenir, crois-moi. Mais j’ai peur de promettre, Mercy… J’ai peur de promettre l’impossible…

Je me sens nauséeux, malade de toutes ces émotions qui sont en moi, de cette tornade dévastatrice. J’ai peur. Peur de lui promettre ce que je ne peux promettre. Peur de la décevoir. Peur de m’échapper une nouvelle fois. De nous briser. De la briser.

-C’est pas rien, ce que tu me demande. C’est d’abandonner tout ce que je suis, tout ce que j’ai toujours été. C’est pas rien, Mercy. C’est même foutrement énorme! C’est pour ça que j’hésite à promettre quoi que ce soit. Mais je veux essayer, ça oui. Je veux essayer. Je veux pas mourir maintenant, Mercy, ça je peux te le jurer. Je veux pas crever. Mais je veux pas non plus vivre comme un rat.

Je redresse cette fois mon regard vers la rose qui s’est rassise, l’air un peu plus sereine. Et cette fois, c’est moi qui ai les larmes aux yeux alors que je glisse ma main sur la sienne.

-Je vais essayer. Je vais faire tous les efforts du monde. Ce sera dur, mais je vais vraiment essayer. C’est pas des conneries, je te jure. Je vais essayer. Je vais bouger. Je vais… me battre.


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Jeu 13 Nov - 14:55


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
Maintenant assise devant mon assiette, les bras posés contre la table, le dos courbé dans une position de repos, je me sens complètement épuisée. Comme si j'avais parlé non pas de tout mon coeur, mais de tout mon corps, de tout mon être. Tout mon être qui se retrouve à présent dans un état de fatigue extrême qui domine le moindre de mes muscles. Je me sens lasse, vidée de la moindre émotion, telle une coquille vide que l'on aurait abandonnée dans un coin sombre de l'oubli. Et pourtant, je me trouve aussi dans un état de satisfaction que j'ai rarement ressenti dans mon existence. J'ai tout dit, tout vidé mon sac qui débordait déjà avant ce jour et maintenant, je me sens bien. Je me sens bien de ne pas m'avoir abandonné, d'avoir gardé un oeil attentif sur qui je suis et sur mes besoins. Une vie de couple demande des sacrifices, j'en suis parfaitement consciente. Sauf que ce sacrifices doivent atteindre une limite, et j'ai compris en recevant l'appel m'annonçant l'accident du Champion que nous y étions parvenu. Peu importe sa décision à présent, au moins j'aurai tout dit, au moins il saura comment je me sens réellement et je peux me reposer en paix, avalant une bouchée de lasagne dont le goût me paraît fade, lointain, mais dont la chaleur envahit mon palet, venant m'énergiser quelque peu.

C'est son tour maintenant. Il pourrait se taire, quitter. Il pourrait s'insurger, prendre les armes. Se défendre et me crier tous les noms, affirmer que j'ai tort. J'ignore comment il va réagir, en toute sincérité. Je ne me suis jamais découverte ainsi devant lui, je ne me suis jamais montrée aussi sincère. À présent, à lui lui appartient de prendre mes mots et d'y réagir. Finalement, sa bouche s'ouvre, non pas dans un cri, mais dans un ton calme, bien qu'inégale. Maîtrisée, ou du moins à moitié. Je me tiens contre ma chaise, mastiquant lentement mon plat tandis qu'il prend la parole. Je l'écoute, jusqu'au bout, laissant ses mots remplacer tous ceux que je viens de lancer. Je sursaute presque lorsque sa main, chaude, vient s'emparer de la mienne. Je redresse le regard vers lui, assimilant finalement le sens de ce qu'il vient de dire. Il va tenter le coup. Il va essayer. Il va se battre dit-il, et je sens que cette résolution lui fait presque mal, mais qu'elle le soulage aussi dans un sens. Je serre ses doigts en sentant l'émotion envahir ma poitrine à nouveau. L'espoir. Cette fois, je me gorge d'espoir. Non pas de certitudes. Weston ne m'a rien promis. Sauf qu'il veut bien essayer et que je crois en lui. Que si lui juge sa situation comme impossible à briser, je suis absolument convaincue qu'il peut devenir l'homme que j'aime.

«Tu n'as pas à me promettre, Weston. Tout ce que je veux, c'est de te voir essayer. Tu dis que je te demande d'abandonner tout ce que tu es... Au contraire, je te demande de ne pas t'abandonner, plus jamais.»

Je me lève, suivant son bras pour finalement venir m'asseoir contre ses genoux, me blottissant contre sa poitrine.

«Je suis là, tu sais? Je suis passée par là, mais un brillant jeune homme est venu m'aider. Il m'a changé, au plus profond de moi, il m'a appris à aimer à nouveau et à faire confiance aux autres. Le sais-tu, Weston? Que tu m'as changée? Tant que tu te bats, je serai là pour te soutenir et t'aimer. Sauf que je ne peux pas me battre à ta place.»

Je relève la tête, me tournant vers lui pour plonger mon regard dans le sien. Je passe une jambe au-dessus des siennes, m'asseyant à califourchon sur ses genoux, tout près, tout près de lui. Je le serre contre moi, glissant mon nez dans son cou en soupirant.

«Ce ne sera pas facile, mais ce ne sera pas aussi difficile que tu le crois. Puis tu as beaucoup de gens qui t'aiment et qui feront tout pour t'aider. J'irai parler à la presse cette semaine, histoire de tenter de redorer ton blason un peu. Tu sais que je peux me montrer convaincante quand je m'en donne la peine.»

Cette fois, un véritable sourire étire mes lèvres, presque provocateur et totalement espiègle. Je viens justement les poser contre les siennes en allant y chercher un baiser, le premier vrai que nous échangeons depuis beaucoup trop longtemps.
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Weston Elric
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Mar 16 Déc - 5:32

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J’ai tout dit. Je me suis vidé le cœur. J’ai craché mes peurs sur la table, j’ai fait part de toutes mes craintes à la rose. Mes craintes de promettre, mais surtout de briser de nouvelles promesses. J’ai tout dit, et à présent c’est à elle de juger. À elle de prendre une décision. Elle m’a offert un choix, j’y ai répondu, et à présent le choix est sien. Comme j’aurais pu partir un peu plus tôt, elle pourrait à son tour choisir l’option facile. Elle pourrait se relever en furie, rouge comme jamais, et me foutre dehors à coups de pieds. Elle pourrait refuser toutes ces choses que je viens de dire. Elle pourrait refuser si peu. Elle aurait tous les droits du monde, et si tel était son désir, alors je n’aurais d’autres choix que de m’y plier. Si elle décide que ce n’est pas assez, alors j’accepterai, je me lèverai, et je disparaitrai de sa vie.

Le regard baissé, j’attends sa réponse. J’attends ce qui me parait une éternité. Ma main sur celle de la rose se met à trembler doucement. J’ai si peur. Si peur qu’elle n’explose. Si peur de la perdre une nouvelle fois. Et pour de bon, cette fois. Lorsque la main de la jeune femme se resserre sur la mienne, je sursaute légèrement. Je n’ose d’abord pas la regarder, craignant qu’il ne s’agisse que d’un spasme de colère. Toutefois, la douceur de la voix de Mercy détruit toutes ces craintes. Elle m’accepte. Elle ne cherche pas à changer mon discourt. Elle dit vouloir me voir essayer, sans me demander de promettre. Moi qui m’étais imaginé le pire, je me retrouve sans mots devant la réaction de la rose.

Douce, délicate, Mercy se redresse pour contourner la table et se glisser sur mes genoux. Toute petite, elle vient se blottir contre moi, partageant avec moi sa chaleur dont je m’étais tant ennuyé durant mon séjour à l’hôpital. Cette chaleur dont je ne m’imagine déjà plus me défaire. La jeune femme couchée ainsi contre moi, j’en viens presque à oublier la situation. Mais bientôt la jeune femme se remet à parler. Elle me dit qu’elle sera là, comme j’ai été là pour elle. Avec une douceur infinie, la rose m’offre une affection tendre qui me réconforte alors qu’elle se remet à parler. Tout ce qu’elle dit est vrai, et pourtant je n’arrive pas à chasser mes craintes envahissantes. Je ne suis pas seul, j’ai tant de gens avec moi qui m’aiment et qui seront prêts à m’aider, mais malgré tout je ne peux m’empêcher de me dire que rien ne sera facile. Que peu importe le soutient que je reçois, jamais ce ne sera aussi simple que veut me laisser croire Mercy. J’entreprends un chemin abrupt, difficile et plein d’embuches. Et je crains ne pas pouvoir y arriver. Mais quel autre choix ais-je? Peu importe la difficulté de la chose, je ne peux plus revenir en arrière. Je ne peux plus ignorer la vérité. Je ne peux plus m’échapper.

Poussant un léger soupire, je pose ma tête contre celle de la journaliste, laissant son odeur m’envahir. Comme si elle avait deviné les résidus de craintes encore en moi, elle m’annonce qu’elle s’occupera des journalistes encore en quête de réponses. Aussitôt, je redresse la tête pour cette fois affronter son regard azur.

-Mercy… T’es pas obligé tu sais? T’en fait déjà tellement pour moi, t’as pas à prendre mes responsabilités sur tes épaules. Je peux pas toujours compter sur tout le monde pour réparer mes pots cassés. T’as pas à affronter ces dégénérés de journalistes. Tu sais comment ils sont! Euh, enfin, sans vouloir t’offenser…

Contaminé par le large sourire de la rose, je ne peux retenir un petit rire en réalisant mes paroles. Insulter le troupeau de journalistes d’Enola devant sans doute la plus chevronnée d’entre eux n’est certainement pas la chose la plus délicate à faire. Malgré tout, j’apprécie cette proposition qu’elle me fait, et je sais très bien que peu importe mes mots, la jeune femme n’en fera qu’à sa tête. Parce que comme elle dit, elle sait se montrer convaincante quand elle le veut.

-Tu sais que t’es un ange toi? Un ange cornu, mais un ange quand-même.

Un sourire amusé sur les lèvres, je viens répondre à ce baiser qu’elle vient de me voler à l’instant. Tout en laissant mes lèvres parler pour moi, l’idée me vient de m’emparer de la rose pour la trainer jusqu’à la chambre, mais réalisant que ce ne serait pas possible, j’y renonce pour simplement profiter de ce moment que nous partageons. Notre premier moment depuis bien trop longtemps. Mais cette fois, je sais qu’il ne s’agit pas du dernier.



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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Don't give up on me yet | PV Mercy   Jeu 18 Déc - 0:54


♦ DON'T GIVE UP ON ME YET ♦feat. Weston Elric
Les sacrifices. J'en porte le poids, à présent, du bout des doigts. D'une force surhumaine, je les porte, alors que j'ai toujours cru qu'ils m'écraseraient. J'avais tort. Ils m'élèvent. Ce n'est pas aisé que de se compromettre pour les gens que nous aimons, surtout quand ces personnes pourraient aussi bien nous rejeter, nous faire la haine, nous blesser sans même s'en rendre compte. Difficile d'expliquer que je fasse encore confiance en l'homme qui me fait face. Lui qui m'a déçu plus souvent qu'autrement. Et pourtant, je suis encore prête à me sacrifier pour lui. Sottise? Aveuglement pur et simple de ma raison? Comment décrire ce geste que je fais pour lui? D'encore le soutenir alors que j'ai tellement souffert? Non. Je ne suis ni sotte, ni aveugle. Je suis une battante. Voilà tout. Si je peux l'entraîner dans ma lumière comme il l'a fait pour moi dans le passé, je le ferai. Mais désormais, il sait. Pleinement. Qu'un pas de travers et nos destinées se sépareront à jamais. J'ignore ce qui a mené à notre rencontre, j'ignore pourquoi nous nous sommes retrouvés dans les bras l'un de l'autre ce fameux soir à se lancer des défis insensés. Je ne sais pas ce qui nous a poussé à changer, pour former un couple qui va sur le chemin de la vie de façon hésitante, hérétique même. Zigzags de deux âmes un peu perdues qui se sont retrouvées et qui à présent se sont assez faites de mal.

Pourquoi? Qu'est-ce qui nous assemble? Pourquoi «nous» m'est si irrésistible quand il assemble Weston Elric à Mercedes Blanchett? Je ne sais pas. J'imagine que l'avenir nous le dira. Si nous sommes destinés à nous aimer ou à nous détruire. Si nous pouvons espérer rebâtir, à deux, sur des bases peu solides. Peut-être devions-nous les jeter par terre pour repartir à neuf. Est-ce qui est en train de se produire? Qu'en nous faisant mutuellement du mal nous apprenons, en même temps, à vivre? Je ne sais pas. Je ne possède aucune réponse sur ce sujet qui continue à fasciner l'humanité. L'amour. Source de joie incommensurable comme des plus grandes douleurs. Il le sait bien, je crois, que je ne sais pas vraiment ce que je fais. Mais je sais ce que je veux. Je veux qu'il change, je veux changer aussi, je veux grandir, avec lui. Peu importe si la route est parsemée d'embûches. N'est-ce pas plus intéressant, de toute façon, de vivre quelques aventures sur le chemin? Je me sens si bien, alors qu'il s'appuie un peu plus contre moi, m'entourant de sa chaleur que je connais par coeur. Puis il se redresse, à ma suggestion qui n'en est pas une dans tous les cas.

Son commentaire me tire un rire. Oui, ces journalistes sont complètement tarés. Ce sont des paparazzis affamés de mensonges. Je ne me mêle pas à leur genre ainsi je ne me sens pas concernée par le commentaire de mon amoureux, bien qu'en quelque part, il n'a pas tort. Je sais me montrer insistante lorsque je le veux, mais les enjeux sont bien différents que quelques histoires sur les vedettes.

«Je ne répare pas tes pots cassés. Je vais te donner un coup de pouce, ceci dit. Te présenter devant ces journalistes te démolirait alors que tu commence à guérir. Je vais leur offrir quelque chose en attendant de voir de véritables résultats, et ça seul toi pourra leur démontrer.»

Je lui adresse un petit sourire. Je sais mon argument convainquant, issu d'une véritable inquiétude que je ne tiens pas trop à montrer pour le moment.

«Un ange cornu, moi? Je croyais que tu le savais déjà!»

Je lui adresse une grimace infantile avant de reprendre place devant ma lasagne qui, heureusement, n'a pas trop refroidie. J'ai désormais beaucoup plus faim, et j'attaque voracement mon plat en papotant de tout et de rien. Lorsque les assiettes sont vides, je nettoie la vaisselle et range le reste de la lasagne dans le congélateur, histoire d'en avoir pour un moment. Puis je reviens vers Weston, me blottissant dans ses bras.

«Je suis contente... Je suis contente que tu ne m'ai pas abandonné.»

Je ferme les yeux doucement. Nous sommes passés si près de nous dire «au revoir». Je n'étais pas prête.
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