« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Siegfried (OS, Eclosion)

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Alexander Nagel
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Pseudonyme(s) : ›› Dio Silvery, Officier Subalterne du Régime (principalement tortionnaire et combattant, ponctuellement homme de main).

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›Seisme


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MessageSujet: Siegfried (OS, Eclosion)   Dim 23 Nov - 17:03




Siegfried


Des murs blancs. Le genre que je déteste. Trop de souvenirs inutiles qui refont surface. Pourtant, ce dont j’ai rêvé n’est pas si mauvais que d’habitude, quand je me rappelle le passé. Je reconnais la chambre ou restait grand-père durant ses derniers jours. Je ne sais plus bien ce qui a mis fin à ses jours, je sais juste qu’il était vraiment vieux. Je devais être trop petit pour vraiment comprendre. Je ne saurais dire pourquoi, j’aimais bien Siegfried. Je ne comprenais pas toujours ce qu’il me disait, encore une fois, je ne devais avoir que quatre, cinq ans, au grand maximum. Mais j’aimais bien le visiter. Mes parents allaient tenir de longues conversations avec le médecin, j’ignore ce qui se disait mais tel que je connais Helmut, il devait lui tarder de savoir quand est-ce que son paternel mangerait les pissenlits par la racine, afin qu’il ne soit plus dans ses pattes et qu’il reprenne l’entreprise familiale. Dans tous les cas, moi, je restais avec Grand-père. Je m’asseyais à côté de son lit, et je l’écoutais me parler, sans jamais quitter des yeux son visage couvert de tuyaux l’aidant à respirer,  et en buvant toutes les paroles formulées par sa voix flétrissante. Je m’étonne moi-même d’encore me souvenir de ses propos. A moins que...

« Helmut parle beaucoup de toi, Alexander. Selon lui… Tu es dangereux. Tu sais, ton père s’inquiète certainement pour toi, à sa façon…. Il s’inquiète… Parce que tu pourrais bien mettre à bas… son affaire. »
« Mettre à bas quoi? »
« Ne t’en fais pas… Alexander, tout ce que tu dois… savoir… c’est… Quoi que tu fasses… Et quoi que l’on te dise… Quel que soient tes ennemis… Tout dépend de… De la façon dont tu vois le monde… Le bien et le mal n’existent pas réellement… Il n’y a que… La façon dont toi… tu vois le monde… C’est la seule chose… Qui compte… Comment vois-tu le monde… Alex? »
« Je ne sais pas… Je crois que je ne l’aime pas trop. »
« Peut-être veux-tu qu’il change? »
« Oui. »
« Tu peux être celui qui changera le monde. Le monde appartient à celui… Qui sait qu’il en est le maître. »
« Mon monde… »
« Ton monde est déjà là… A tes pieds. Tu es fort. Un jour, si tu le veux, le monde viendra a toi de lui-même… Si tu veux qu’il soit tien. »


Voir ce plafond en me réveillant ne m’avait pas manqué. Des vielles poutres de bois massif bien dignes de la ferme des montagnes. Avec un grognement je me retourne sur le flanc et observe la chambre ou je suis couché, tout en portant une main à ma tête, douloureuse, et lutte contre la nausée qui me saisit  alors que je m’assois sur le matelas. Je me rappelle les quelques éléments de la dernière soirée, qui me font vite comprendre le pourquoi du comment de mon état. Une partie de Poker. Chez cet abruti de Azazigounette, et avec le Prince de caca. Je ricane, parce qu’on s’est quand même bien marrés… Je suis nul au Poker… Ok, c’est bon, je l’ai dit, on peut passer à autre chose? Et puis, je crois que j’ai gagné, a un moment, quand même, avant de m’endormir sur la moquette . Un œuf… Je crois que Azazel a dit un truc du genre « j’ai ais ras le cul pour l’amour des poils du popotin d’Arceus de tous ces œufs et de ce Metamorph qui fornique avec tout ce qu’il trouve » et comme il était aussi un peu bourré, il s’est mis à en mettre un parmi ses paris. Et donc, j’ai gagné un œuf. Je le cherche donc des yeux dans la chambre, pour le découvrir dans un coin de la pièce sur un fauteuil, c’est alors que la porte de la chambre s’ouvre brutalement, avec le maitre des lieux derrière. J’eus droit à mon sermon matinal puis il me demanda expressément de descendre pour que je m’y mette et aussi que j’aère cette chambre qui s’est mise à puer. Ricanant comme seule réponse à ses débilités, je finis par descendre au rez-de-chaussée après m’être dégrisé, et maintenant presque frais, je me rends derrière la maison ou Soltan semble m’attendre. Avec une mauvaise humeur apparente, il me lance mes couteaux, me provoquant implicitement en duel. Je confie mon œuf à Elijah et Lizbeth, déjà occupée à prendre soin des siens.

« Voyons si ces trois mois ont fait quelque chose de toi. Si tu passes ton temps ces dernières nuits à faire le con, c’est que tu n’a plus rien à apprendre, je suppose. »
« Eh, autant de nuits que je rattrape en jours, papy! »
« Au lieu de parler, attaques. A moins que tu flippes? »


C’est qu’il me provoque en plus, le salaud. En prenant un couteau dans chaque main, je dresse ma garde, avec le sourire aux lèvres. Je mentirais si je disais que je n’attendais pas ce moment avec impatience. Trois mois à perfectionner ma technique avec les conseils de Maitre Yoda, me concentrant sur la façon idéale de mettre mes capacités physiques au service d’un style de combat au couteau, basé sur mes réflexes et de façon plus pragmatique, sur ma taille et mon poids qui ne me permettront pas de véritablement faire usage de la force brute, mais qui permettent en revanche des assauts rapides et imprévisibles. Alors que j’ai l’impression d’être dans un mauvais western avec ce face à face et qu’il ne manque plus que le tas de foin qui traverse le cadre et on s’y croirait, je finis par être lassé de réfléchir et m’élance directement vers mon adversaire comme si il s’agissait d’un combat à mort. De toute façon, ce n’est pas comme si il n’allait pas se défendre, hein? Mes lames tranchent l’air et se confrontent à celle de mon mentor comme si elles faisaient partie de moi. Mon esprit totalement connecté au combat, je ne sens plus la fatigue qui m’envahissait il y a encore une heure. Toujours plus offensif et rapide, je me lance d’avant en arrière pour esquiver les attaques adverses, le redressant immédiatement pour trancher de nouveau l’air. Je grince des dents avec un sourire carnassier au coin des lèvres, je me rapproche, je me sens mener ce combat à ma guise, ce n’est plus qu’une question de temps avant que j’atteigne Soltan. Il me faut tourner sur mon même pour esquiver un estoc, et me retrouver ainsi derrière lui. Chose que je n’aurais pas eu le réflexe de faire il y a un temps, je reste sur mes gardes alors que je glisse une de mes lames sous son cou, en lui signalant à voix haute qu’il vient de perdre la partie. Je perçois dans son regard que j’ai eu le bon pressentiment de me préparer à une possible riposte quand il se saisit de mon poignet pour m’immobiliser grâce à une clé, mais je vois le coup venir et prend avantage de la situation en ramenant mon bras vers moi et prendre appui sur l’épaule de l’adversaire, puis sauter pour me retrouver face à lui, et lui faire lâcher prise quand son poignet se retrouva dans une position inconfortable à la place du mien il  y a quelques secondes. Son couteau passe devant mon visage et j’esquive le coup d’un mouvement du recul du torse pour ensuite revenir en force vers l’avant, et mettre fin au combat. Une de mes lames se planta alors dans l’avant bras de Soltan, l’autre fut pointée vers son cœur.

Une seconde de battement ou je retenais mon souffle, je prends le temps de regarder le liquide rouge teinter mon couteau, puis m’éloigne finalement, pour laisser Soltan s’occuper de son bras. Je me mets à ricaner tout en contemplant mon couteau et ma main ou l’hémoglobine a coulé puis m’adresse enfin par les mots à mon mentor.

« Je t’ai tué deux fois, ce matin! »
« Parce que je l’ai bien voulu… »
« Ooooh…  Mais t’es véxééééé! »
« Tu sais bien que le couteau c’est pas ma spécialité, de toute façon. »
« Ouaip, on joue plus dans la même cour, papy, rends-toi à l’évidence. »
« Va te faire. Tu ferais mieux de ne pas te reposer sur tes- »
« Eh, tu crois quoi, j’ai compris, je suis pas con, je vais pas arrêter mon entrainement. Juste, j’ai plus besoin d’un nul comme toi. »
« Tu veux mon poing sur la gueule? »
« Tss, tss, tss, je suis armé, fais attention a toi! En je t'ai déjà fait bobo au bras, ça me ferait mal de t’amocher plus. »
« Va plutôt étriper tes copains au Bloc. »
« Oh, oui! Eh, j’ai une question avant ça… Ces trucs que tu m’as appris, tu les as trouvé ou, parce que toi, c’est une technique qui n’a rien à voir que t’utilise alors… ? T’as une technique à chier, si tu veux mon avis, enfin, c’est juste une remarque comme ça. »
« Mon maître l’a inventé. Mais tu es à des années lumière de l’égaler. »
« Waaah on dirait une vielle parodie de Kill Bill! C’est qui ton maitre, faut que je le rencontre pour le battre et devenir le plus fort sur terre qui maitrise cette technique! Enfin, c'est sur que j'ai rien à voir avec lui, je suis le- »
« Mon maitre aurait tenu a peu près le même discours que toi.. Enfin. Elle est morte, tu n’auras pas l’occasion de te mesurer à elle, malheureusement. »
« Quoi?! Arnaque! »
« Qu’est-ce que tu veux qu- »

C’est le moment que choisit Elijah pour se mettre à aboyer et à me tirer par le bas de mon pantalon pour m’emmener vers le nid qu’avait installé Lizbeth sous le porche pour garder ses œufs. Tous ensemble, comme si ils s’étaient donné le mot à l’avance, les coquilles se fissurent, puis timidement, des grandes oreilles et de petits yeux luisants pointent au grand dehors. Par moi-même pour ne pas dire Arceus, je n’ai jamais pu observer le miracle de la vie de mes propres yeux mais… j’avoue, c’est carrément génial. Surtout que tous ces petits Sonistrelle feraient fondre n’importe qui. Si je fond, si Soltan fond, tout le monde fond.  En félicitant Lizbeth qui surveille de près et cajole tous ses petits, je m’attarde sur le dernier œuf, celui que j’ai ramené hier soir, qui s’est aussi fissuré. En jubilant, je m’interroge sur ce qui va bien pouvoir en sortir. Elijah se rapproche avec curiosité en même temps que moi. Puis, un œil rouge unique sort de l’œuf et commence a me fixer intensément. Un œil entouré d’un corps de métal mauve, qui après s’être débarrassé de ses restes de coquille s’élève dans les airs en lévitant, ses pouvoirs psychiques qu’il ne contrôle pas encore créant quelques distorsions autour de lui. Pour le coup, je tombe sur le cul, littéralement. Ce con d’Azazel m’a vraiment refilé un Terhal suite à une putain de partie de Poker. Si j’ai pas une chance de cocu, je sais pas ce que c’est. Ce Pokémon, en plus d’être de type acier, est atrocement rare et presque incapturable, à ce qu’on dit. Bien entendu, il ne l’est pas pour moi, la preuve! Je reste sans voix face au Pokémon acier qui continue de me regarder curieusement. Puis, je souris en passant une caresse amicale sur son corps métallique.

« Eh, Terhal… J’ai bien envie de t’appeler Siegfried, t’en penses quoi? »

Sans de véritable expression apparente, je comprend par les distorsions et son aura psychique que le Terhal semble enthousiasmé par ma proposition. Moi qui ne fait d’habitude pas d’état d’âmes en ce qui concerne ma famille laissée en Allemagne, je lui donne le nom de mon ancêtre. Pourquoi pas? Ce petit Terhal deviendra un Metalosse, un Pokémon d’une espèce surpuissante. En ce jour ou j’ai remporté une victoire capitale, il va évoluer avec moi. Siegfried m’a prédit mon avenir en disant que je régnerais sur ce monde dont je suis né le maitre, alors, il pourra symboliquement être à mes côtés pour me voir atteindre mes objectifs. Avec un bref regard vers le ciel, même si en réfléchissant bien, Grand-père ne doit pas s’y trouver, vu la famille d’où il vient, je préférais ne pas m’en remettre a une divinité quelconque pour le remercier. Mais directement à lui-même, ou qu’il soit... Oh, à moins que... Peut-être qu'a lui aussi imaginé ses paroles et sa présence!


Eclosion de Siegfried le Terhal


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