« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]

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Gavin A. Sutcliff
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Métier / Études : Journaliste / Rédacteur en chef du journal des Résistants
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→ Dean Vessalius: Nom de journaliste dans le journal de l'Île, il l'utilise très souvent comme fausse identité.

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MessageSujet: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Sam 20 Déc - 16:34




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

Ft. Mercedes L. Blanchett





Quelques heures plus tôt

Lundi. Ce mot sonne comme une mauvaise nouvelle aux oreilles du commun des mortels. Avouez-le: personne n'aime le lundi. Il est signe de fin de week-end, d'un week-end reposant et agréable. Il est le début d'une nouvelle semaine, qui semble des années. Et puis, le lundi, presque tout le monde se lève de mauvaise humeur, c'est dingue. Que celui qui ne s'est jamais levé un lundi matin en soupirant me jette la première pierre.


Ce n'était pas une exception ce jour-là pour Gavin, qui avait passé le week-end avec sa fille, sans même se rendre compte que le temps filait à une vitesse grand V. En vérité, il ne s'en était vraiment aperçu que hier soir, en se disant que, le lendemain, il devrait déposer Bianca à l'école, et ne la reverrait que dans deux semaines. En attendant, il allait devoir reprendre son quotidien, à savoir, son travail de journaliste. Encore heureux qu'il l'appréciait, ce travail. Il était encore capable de se motiver à y aller. Il savait très bien qu'il avait un poste important et il ne le lâcherait pour rien au monde. Mais bon, le bluzz du lundi matin, ça arrive à tout le monde, non? Et puis, ce n'était pas tellement le fait de devoir aller travailler qui l'embêtait... c'est de devoir se dire qu'il aurait l'impression de ne pas voir sa fille pendant une éternité. Et ça, il avait encore du mal à l'accepter.

- Aller Bianca, on y va.

La petite hocha la tête en silence. Elle non plus n'avait pas envie d'y aller. Déjà parce que l'école ne la passionnait pas des masses. Même si elle était sage et attentive, elle s'ennuyait parfois, et aimerait apprendre autre chose que ce qu'elle apprenait en ce moment. En vérité, elle aimerait bien qu'on commence à lui enseigner tout ce qu'il y avait à savoir sur les Pokémon et les combats de dresseurs. C'est ça qui l'intéressait. Le reste, ce serait trop de dire qu'elle s'en fichait, mais elle le passait au second plan.
Mais il n'y avait pas que ça. Elle non plus n'avait pas envie de quitter son père pour deux semaines. Un week-end, c'était trop court pour elle. Elle n'avait pas le temps de faire autant d'activités avec son père qu'elle ne l'aurait voulut. Ce soir, elle retournerait chez sa mère. Elle l'adorait, mais lui en voulait un peu, du fait qu'à chaque fois qu'elle avait demandé à voir plus son père, la maman avait répondu d'un "non" catégorique, prétextant qu'il habitait trop loin de son école et que, de toute façon, son métier lui prenait trop de temps. Bianca ne protestait jamais, même si, dans le fond, elle était frustrée.

Elle sortit donc de l'appartement, posant un dernier regard sur l'entrée, comme si c'était la dernière fois qu'elle la voyait. Son Teddiursa, accroché à son sac, était dans le même état qu'elle. Après tout, c'est Gavin qui avait offert Léo à la blondinette. Il était né dans cet appartement, et l'homme masqué s'était occupé de lui jusqu'à ce qu'il le confie à Bianca. Le petit ourson était resté très proche de celui qui l'avait vu naître, et à contrario ne ressentait aucun attachement envers Elizabeth. Il restait constamment collé à sa dresseuse, comme une vraie peluche.


Le soleil était à peine levé quand père et fille se retrouvèrent dans la brise fraîche du matin. C'était toujours comme ça quand Bianca se levait un lundi matin chez son père. Son école se trouvait à Zazambes et, depuis qu'elle avait réussit à convaincre maman que cela ne la dérangeait pas de rester dormir le dimanche soir chez papa, elle avait dû s'habituer à se réveiller plus tôt que d'habitude pour prendre le bateau qui la conduirait jusqu'à la ville du sud. C'était long, mais elle s'en fichait éperdument. Déjà parce qu'elle adorait le bateau. Et ensuite, car cela lui permettait de passer encore un peu plus de temps avec son père.

Main dans la main, ils s'éloignèrent donc du centre de la ville. C'était assez calme, à cette heure. Beaucoup partaient travailler, l'air aussi abattu que n'importe qui un lundi matin. La plupart avaient le regard dans le vide, réfléchissant au sens de la vie, ou peut-être tout simplement la tête dans le pâté. En tout cas, personne n'était bien motivé par quoi que ce soit. Des gens baillaient même à s'en décrocher la mâchoire. Et personne n'était disposé à avoir une vie sociale. Bref, un lundi matin tout ce qu'il y a de plus normal... et de plus désespérant...

C'est alors que les Sutcliff croisèrent une jeune femme. Cela aurait pu être un détail tout à fait anodin, puisque l'on était quand même à Baguin et que l'on croisait des gens constamment. Mais là, la personne en question retint l'attention de Bianca qui s'arrêta net, tirant le bras de son père. Elle était sûre d'avoir déjà vu cette personne quelque part. Il lui fallut quelque secondes pour faire le lien. Elle ne pouvait pas être persuadée mais bon, elle s'en fichait bien. Elle pensait l'avoir reconnue.

- Papa regarde!

Gavin ne comprenait pas, lui ne voyait pas ce que sa fille voulait dire. Il la suivit quand même quand l'enfant pris la direction opposée, se disant que Bianca connaissait cette personne par l'intermédiaire de sa mère. Il n'était pas au courant de toutes ses fréquentations.
Sauf qu'il n'en était rien. La petite fille tira la manche de l'inconnue pour attirer son attention. Elle avait les yeux brillants.

- Hé, madame! C'est toi Victoria Hills, hein, c'est toi? Papa! C'est Victoria Hills!

Victoria... Hills? Ah, oui! C'est bon, Gavin voyait qui c'était, même si il avait mit un peu de temps à s'en souvenir. Il avait, après réflexion, déjà vu cette jeune fille aux cheveux roses. A la télé, plus précisément. Evidemment, c'était Bianca qui regardait le plus les matchs d'arène, mais il était difficile de ne pas savoir qui était Victoria Hills. Et pour cause: elle était la grande gagnante de la Compétition.
L'homme aux cheveux blancs la salua poliment. Lui, il ne l'aurait pas reconnue comme ça.

- Je t'adore, j'ai vu tout tes matchs. Tu es super forte!
- Calme-toi Bianca... Mademoiselle, excusez-moi si ma fille vous as... importunée.

Il ne savait pas quoi dire. Les excuses n'étaient pas son fort, mais heureusement pour lui, Bianca obéit et arrêta son discours qui aurait pu être sans fin, offrant simplement un large sourire à celle qui lui faisait face.

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Lun 22 Déc - 18:43


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Lundi matin. J'inspire un bon coup en me tirant des couvertures. Un soleil éblouissant éclaire la pièce. Une nouvelle semaine palpitante se dessine pour moi. Quels mystères seront résous cette fois? Quelles aventures m'attendent? Je l'ignore mais une chose est certaine: j'ai déjà très hâte. Je m'ébroue, repoussant ma couverture en allant déposer contre le front de mon amoureux un joyeux petit baiser qui le sort à peine du sommeil. Après une rapide caresse dans ses cheveux, je m'éclipse, suivie de près par Sirius mon Majaspic, qui a pris l'habitude de dormir non loin de moi. Peach, elle, s'est juchée contre mon épaule, toujours un peu endormie et agressée par ma bonne humeur en ce lundi matin. Pourquoi se morfondre? Lundi est une journée comme les autres après tout. Lorsqu'on aime ce qu'on fait, il n'y a aucune raison de s'en faire avec les horaires, le trafic et les responsabilités. Je dévale les escaliers quatre à quatre en chantant un air que j'ai entendu quelque part mais dont l'origine ne me revient pas. Ce n'est pas grave après tout. Je me dirige vers la cuisine et me prépare un petit déjeuner tout simple mais qui saura me sustenter. Aujourd'hui, je dois me rendre à Baguin. J'ai quelques mots à glisser à Godot. Une idée m'obsède depuis quelques jours et je me suis enfin décidée à lui en parler. En espérant qui la trouve tout aussi dévastatrice que moi.

Un sourire vient enfler mon visage alors que je termine en vitesse mon repas. L'aube est à peine levé et me voilà déjà active. Je me dirige vers ma planque, une pièce secrète située sous un débarras d'apparence anodine. J'y cache mes vêtements d'Azmitia. Ma perruque, mon costume... tout y est. Je fourre le tout dans mon sac. Je me changerai une fois en sécurité à Baguin. Heureuse, je fais appel à Golden en rappelant à moi Peach, gardant seulement à mes côtés mon fidèle Majaspic. Un ordre bref et nous nous retrouvons dans la ville du Nord. J'aime beaucoup cette ville, et je regrette presque de l'avoir laissé derrière moi lors de mon déménagement à Anula. Au final, je suis heureuse dans ma maison, et le centre de l'île est bien pratique pour tous mes déplacements. Les rues sont désertes à cette heure et je réalise, avec une certaine pointe d'autodérision, que je me suis probablement précipitée un peu trop tôt dans ces contrées. Rien ne me dit que mon collègue sera debout de si bonne heure. Avec un soupir, j'envisage de rendre visite à Damien, dont la Pension ne se trouve pas si loin. Il me fera certainement du café, et cela me donnera l'occasion de voir quelques uns de mes compagnons. Le jeune homme à la chevelure bleutée s'occupe effectivement de Jeda ma Steelix, Silver mon Dimoret ainsi que Teigon mon Zoroark. Il me ferait plaisir de les visiter! Je pourrai me changer chez lui et visiter le journal un peu plus tard pour passer voir Godot.

Eh bien voilà! Avec un plan pareil, je ne pourrai pas m'ennuyer! Je me mets à marcher en direction de la Pension, Golden et Sirius sur les talons. Je sursaute néanmoins lorsque je sens qu'on me tire la manche. Je me retourne vivement pour... ne rien voir du tout. Eh oh, plus bas, Mercy. Je baisse la tête pour voir une bien douce enfant me considérer avec un regard admiratif. Je me bute à deux adorables yeux d'un bleu très perçant, d'un visage encadré d'une chevelure blonde comme les blés. Cette enfant ne doit pas avoir bien plus de sept ou huit ans. Elle me fait penser à moi, à son âge. Visiblement bien dégourdie et futée. Je souris, jetant un regard derrière moi vers mes deux compagnons. Golden est attendrie, tandis que le Majaspic adopte une attitude posée et détachée, comme à son habitude. En levant les yeux, je réalise qu'elle est accompagnée, par son père qu'elle vient d'interpeler dans l'ombre d'un doute. Lorsque mon regard se pose sur lui, je manque de m'étouffer avec ma propre salive. L'homme que je cherchais ce matin se tient devant moi! Le père de cette adorable fillette n'est nulle autre que... Godot en personne.

Je reste silencieuse, complètement bouche bée, tandis que mon cerveau tente d'assimiler ce qui vient de se produire. Ainsi, Godot est père. Cela ne devrait pas vraiment me surprendre, après tout. Il a lui aussi une vie hors de son identité de Résistant, lui aussi mène une autre existence à ses heures. Pourtant, j'ai du mal à le figurer s'occuper d'une enfant. Non pas que je doute de ses qualités parentales, bien au contraire. Mais cet homme, si... oh vous savez... Coincé? Frigide même. Malgré moi, de le savoir père m'attendrit et il monte dans mon estime. Je reprends contenance, en me demandant si lui, il me reconnaîtra. Il se confond en excuses et je me retiens à peine de pouffer, amusée.

«Ne vous inquiétez surtout pas, c'est un honneur.»

Je me penche vers la fillette pour me placer à sa hauteur. Je remarque qu'elle a avec elle un Teddiursa qui ne la lâche pas d'une semelle.

«Bianca, c'est ça? C'est très gentil ce que tu me dis. Tu voudrais prendre une photo avec moi?»

Je lui souris maladroitement. Je n'ai pas encore l'habitude de la célébrité, mais je me dis que ça pourrait lui faire plaisir. Je tripote la Poké Ball de Kinu avant de me raviser. Peut-être qu'il lui ferait peur. J'opte plutôt pour ma fidèle Shadaya, qui apparaît dans un ronronnement. Aussitôt la Luxray vient quémander des caresses à la gamine blonde comme le gros chaton qu'elle est.

«Tu pourrais même monter sur son dos! Si papa est d'accord bien sûr...»

J'offre un sourire presque complice à Godot. Que je sache qui il est mais qu'il ignore totalement qui se cache sous ses cheveux roses m'amuse beaucoup je dois dire.
(c)Golden

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Dernière édition par Mercedes L. Blanchett le Dim 28 Déc - 0:00, édité 1 fois
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Mar 23 Déc - 0:16




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

Ft. Mercedes L. Blanchett





Bien heureusement pour eux, la jeune fille ne sembla pas s'offusquer le moins du monde de l'intervention de Bianca. Au moins, elle ne l'avait pas mal pris. Bon, c'est vrai, Bianca était une enfant, alors les enfants, et bah... c'est mignon quoi ! On a plus souvent envie de les prendre dans nos bras que de les envoyer bouler. Et cela se confirmait.
Victoria Hills ne fit pas que remercier la fillette pour ses compliments, elle sembla d'ailleurs quelque peu touchée, mais elle proposa même une photo à l'enfant. Les yeux de la petite s'illuminèrent et elle leva un regard suppliant vers son père qui voulait tout dire. Oh oui, qu'elle voulait une photo. Et là, Gavin ne pouvait pas le lui refuser. Pas avec ces yeux-là, pas avec ce sourire-là. Et puis, la fillette venait tout juste de rencontrer une de ses idoles, il serait donc cruel de lui refuser cela. Et puisque c'était Victoria Hills elle-même qui le lui demandait... autant le faire.
L'homme masqué sortit donc son portable. Bianca était aux anges et elle se positionna à côté de la dresseuse. Il prit plusieurs photos. Sûr que Bianca demanderait à les regarder pendant le trajet en bateau. Elle allait plutôt bien commencer sa journée, elle qui semblait si triste ce matin de devoir quitter Baguin. Et plus encore, elle aurait quelque chose à raconter à sa mère ce soir, autre que les banales aventures qu'elle vivait à l'école, bien moins palpitantes que l'action qui se déroulait en ce moment. D'ailleurs, la petite fille accourut directement vers son père pour contempler, les yeux toujours pleins d'étoiles, les fameuses photographies.

Elle revint ensuite vers Victoria Hills, qui avait fait sortir de sa Pokeball son Luxray. Et, on s'en était douté, Bianca approcha automatiquement la main et se mit à caresser le félin, qui lui aussi était demandeur de caresses. Et bien, finalement, ce lundi matin n'était pas si morne que ça. Voir sa fille dans cet état avait remonté le moral de Gavin. Il allait pouvoir aller travailler en toute sérénité, sûr que sa fille passerait sa journée à parler de ce moment. Il la connaissait. Quand elle était comme ça, c'est qu'elle allait en parler pendant plusieurs jours. Quand elle avait reçu son Teddiursa par exemple, elle le présentait à tout le monde. Une fois, Gavin l'avait même emmené voir un concours, et elle avait passé le restant de la semaine à décrire en détail à ses amis tout ce qui c'était passé, sans jamais s'arrêter de parler. Alors ça, sûr qu'elle ne l'oublierais pas de sitôt.

Ce que Gavin trouvait bizarre, c'est qu'il avait l'impression de connaître la voix de celle qui lui faisait face. Il était certain de l'avoir déjà entendue quelque part... il ne savait pas où, mais elle lui semblait tout à fait familière. Oh, peut-être était-ce justement à la télé... mais étrangement, il avait le sentiment de l'avoir déjà entendue en vrai, à un autre moment que celui là. Il haussa les épaules. Bon, il devait rêver. Il n'était pas très bon pour retenir les voix des gens, il ne se basait pas là-dessus. Peut-être qu'il l'avait déjà entendu vaguement, mais ce qui était certains, c'est qu'il n'avait jamais rencontré Victoria Hills. L'homme aux cheveux blancs se souvient de tous les visages qu'il croise. Et celui-là, il ne le connaissait pas. Et ce, même si les traits du visage de la jeune femme lui rappelait quelqu'un... mais là encore, il ne savait plus qui. Il n'eu pas le temps d'y réfléchir d'ailleurs, puisque la dresseuse proposa à Bianca de faire un tour sur le dos du Pokemon électrique. Une fois de plus, la blondinette offrit son plus beau sourire à son père, celui qui ne pouvait que le faire craquer.

- Oui, bien sûr que tu peux ! Mais sois prudente, d'accord ?
- Promis!!

Bianca embrassa son père et se mit sur le dos du Pokemon. Ils avaient un peu de temps avant le départ du bateau, autant le passer en faisant une activité qui faisait plaisir à la fillette. Même si Gavin devait quand même surveiller l'heure. Si il lui faisait louper l'école, sûr qu'Elizabeth l'appellerait. Et bizarrement, sa journée commençait trop bien pour qu'il est envie de lui parler.

Gavin ne savait pas bien quoi dire à Victoria Hills. Donc oui, il voyait qui c'était, mais il n'avait vu qu'un ou deux matchs d'elle... pas vraiment de quoi faire une conversation donc. Et puis, quand il n'avait rien à dire, en principe, il se taisait. Mais bon, là, c'était sûrement sa fille qui lui faisait cet effet, il était beaucoup plus ouvert à la discussion, et bien plus capable d'engager ce qu'on appelle dans le langage courant ''conversation''.

- Donc. Vous habitez par ici ?

C'est tout ce qu'il avait trouver à dire. Intrusif, peut-être. Mais c'était lui, il était comme ça. C'était un peu comme un réflexe, une habitude qu'il avait : poser des questions pour savoir qui il a en face de lui. Il posait des questions sans s'en rendre compte, ce qui pouvait s'avérer bien embêtant en société. C'était aussi pour ça qu'il limitait ses relations à des relations professionnelles. Il n'avait pas besoin d'autre chose. Des amis ? Il n'avait pas le temps pour ça. Et puis, il était persuadé qu'il ne pouvait pas les garder longtemps. En dehors de ses relations dans la Résistance, il avait sa fille. Et ses Pokemon. C'était largement suffisant comme ça.


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Sam 27 Déc - 23:25


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Je me sens un peu maladroite. J'espère ne pas effrayer le papa avec mes propositions de prendre des photos. Je me mets simplement à la place de la gamine. Avoir rencontré une journaliste de renom en étant petite fille, j'aurais souhaité me rapprocher de celle-ci, profiter un maximum de mon moment avec elle. Ce petit jeu me permet de garder mon sang froid face à la célébrité, tout en m'offrant une bonne montée d'adrénaline. Difficile de croire que j'ai provoqué autant d'amour de la part de cette jeune enfant aux grands yeux naïfs. Difficile d'assimiler le fait que, l'espace d'un moment, je l'ai rendu heureuse. Qu'elle ira probablement raconter cette rencontre à tous ses jeunes amis à l'école. Qu'elle y repensera en grandissant. J'aimerais tellement illuminer d'autant plus sa journée, tellement lui rendre un peu de la lumière qu'elle me donne simplement en s'intéressant à moi. La célébrité ne m'a jamais vraiment monté à la tête, même si j'en ai toujours rêvé. Probablement car on ne me reconnaît pas pour les mérites qui me tiennent véritablement à coeur, mais pour les exploits qui appartiennent, du moins à mes yeux, à mon équipe, à mes Pokémon. Sans eux je n'aurais jamais réussi cet exploit de remporter la Compétition, un titre dont je ne voulais même pas et dont je suis pourtant très fière. Bianca est un peu ici pour me rappeler tout le travail que j'ai du effectuer pour me rendre jusqu'à ce point. Je suis partie de rien pour m'hisser au plus haut. J'en ressens encore le vertige.

Shadaya, comme à son habitude, est d'une gentillesse infinie, marchant autour de nous avec la petite sur son dos, s'emballant parfois pour provoquer ses cris ou ses rires, s'arrêtant brusquement pour faire marche arrière, rugissant comme la lionne qu'elle est. Elle fera tout pour amuser la gamine. La Luxray adore les enfants depuis toujours, un sentiment tout à fait partagé. Sa patience est d'or, même lorsqu'on lui tire la crinière ou les oreilles. Docile, elle se laisse faire, en toutes circonstances, acceptant sans hésitation à se prêter à leurs jeux. Je ne regrette en rien d'avoir choisi la lionne électrique pour la présenter à la fillette. Golden et Sirius, eux, restent toujours en retrait, assistant à la scène de façon silencieuse mais attentive. Pour ma part, je me prête au jeu de Shadaya, acceptant de prendre des photos, me montrant gentille et acceptant toutes les demandes venant de la fillette. J'en oublie presque la présence de son père, qui a eu l'amabilité d'accepter que sa fille monte sur le dos du félin gracile. À présent que Bianca joue avec la Luxray, il tente visiblement de faire la conversation, de façon fort maladroite. Je soupire. J'espère qu'il est toujours avec la mère de la petite, car les relations sociales ne sont pas tellement son fort. Un sourire amusé se peint sur mon visage alors que je laisse aller, devant cette question presque indiscrète:

«J'ai déjà vécu à quelques pas d'ici lors de mon arrivée sur l'île d'Enola, mais j'habite maintenant Anula. Aujourd'hui, je me rendais plutôt chez un bon ami à moi. J'ai quelques nouvelles des cousines et des cousins à lui transmettre. J'espère qu'il sera rentré de chez le boulanger à cette heure, et qu'il n'aura pas eu trop peur des pigeons.»

Que voilà un drôle de discours. Incompréhensible même pour la plupart des gens, sauf ceux qui vivent dans le secret de la Résistance. Mes paroles pourraient se traduire comme suit : J'ai des informations à transmettre au journal et qu'il n'y a pas de danger du côté du Régime. Il reconnaîtra ce code commun entre nous, j'en suis certaine. Je me permets de le regarder avec insistance, en espérant que, cette fois-ci, il me reconnaîtra.

«Dans tous les cas, j'avais prévu le rejoindre dans le grenier dans deux ou trois heures, en espérant que ce soit possible.»

Je remercie le ciel que la petite soit trop occupée pour nous porter attention. Elle pourrait poser des questions, mais Shadaya a bien compris que j'ai envie de transmettre un rendez-vous à mon collègue et que pour ce faire, Bianca ne doit rien entendre. La lionne électrique joue d'autant plus, s'éloignant quelque peu de nous tout en restant dans notre champ de vision.
(c)Golden

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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Ven 2 Jan - 12:46




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

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Gavin avait bien fait de décider de partir plus tôt. Si il étaient partis ne serait-ce que quelques minutes plus tard, peut-être n'auraient-ils jamais croisés Victoria Hills, et Bianca aurait été de bien moins bonne humeur qu'elle ne l'était à cet instant-là. Assise sur le dos de la Luxray, elle riait et criait de joie, oubliant totalement que, bientôt, elle devrait en descendre pour prendre un bateau. Mais la petite, tout comme son père d'ailleurs, n'avait pas envie d'y penser. Et on comprenait aisément pourquoi. Ils avaient quand même encore quelques minutes devant eux, et l'homme aux cheveux blancs n'allait sûrement pas gâcher ce moment de bonheur à sa fille.

Surprendre Gavin n'était pas chose aisée, pourtant, c'est l'effet qu'eu la réponse de Victoria à son interlocuteur. Ce discours... n'était pas habituel. Dans une conversation normale, bien entendu. Parce que non, elle n'était pas en train de délirer. Elle parlait dans un langage spécifique, un code secret dont seulement une partie de la population pouvait comprendre le sens, à savoir les résistants. Difficile d'imaginer qu'une personne lambda puisse les prononcer, ne serait-ce que par pur hasard. Et puis, le sourire de la jeune fille ne pouvait vouloir dire qu'une chose: elle savait très bien ce qu'elle disait. Et elle savait que Gavin était lui aussi un résistant puisque c'était à lui qu'elle adressait le message. Il ne lui fallut que quelques secondes pour faire le lien. Bien sûr qu'il connaissait cette voix. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait, loin de là. Il l'avait entendu à plusieurs reprises, et maintenant il se sentait un peu idiot de ne pas l'avoir reconnue du premier coup. Celle qui lui faisait face était Azmitia. Il devait se rendre à l'évidence, la dresseuse que sa fille aimait tant n'était autre qu'une de ses plus plus proches collègue. C'était la première fois qu'il la voyait comme ça. A vrai dire, il ne s'était même pas vraiment rendu compte qu'elle portait uen perruque à chaque fois qu'ils s'étaient vus. Et il n'avait même pas cherché à savoir. Dans la Résistance, on ne posait pas de questions en ce qui concernait l'identité des autres. Et, même s'il savait évidemment que Azmitia avait une "vraie" vie, il ne s'était pas attendu à ça. Il laissa planer quelques secondes de silence avant de répondre, reprenant son ton habituel.

- Ah! Oui, c'est possible. Le cabinet sera ouvert à partir de 10h.

Par ces mots, il voulait signifier à son interlocutrice à partir de quelle heure il serait disponible, à savoir juste après avoir fait l'aller-retour à Zazambes. Et savoir que celle qui lui faisait face voulait lui parler le motivait d'autant plus à se rendre au Journal rapidement.

Il jeta un regard sur la droite. Bianca, fort heureusement, n'avait rien entendu de tout cela. La petite était trop occupée à jouer, et Gavin comprenait mieux pourquoi son interlocutrice avait proposé à l'enfant de monter sur le Luxray. Pas la peine que la blondinette sache quoi que ce soit à propos de tout cela.
Regardant sa montre, il se rendit compte qu'il était temps de partir. Oui, c'était bien gentil tout ça, mais il devait déposer sa fille à l'école. Même si cet événement était quelque peu déstabilisant, il ne devait pas en oublier le principal. Il devait encore jouer son rôle de père avant de jouer celui du résistant. A ce moment précis, il était Gavin Sutcliff. Mais bientôt, il serait Godot. Il appela Bianca qui, bien qu'un peu déçue de devoir partir, ne protesta pas et se contenta de descendre du dos du Pokemon en remerciant sa dresseuse.

- C'était trop bien! Tu est vraiment super gentille, hein papa?  

Il se contenta de hocher la tête en souriant. Pour une rencontre, c'était une rencontre! Il connaissait maintenant l'identité d'une des meilleurs journalistes de la Résistance. Il n'en ressentait aucune satisfaction particulière. En général, il se fichait pas mal de qui était qui et de qui faisait quoi, mais c'était toujours assez spécial de découvrir qui étaient les gens en vrai.

- Merci à vous, mademoiselle... Hills.

Ce nom, il ne le prononcerait qu'en dehors de la résistance. Parce que là, bien évidemment, il ne pouvait pas prononcer le nom par lequel il la connaissait à la base. Déjà parce qu'il y avait sa fille, et puis qu'ils étaient en pleine rue. N'importe qui pouvait les entendre.

Après avoir salué celle qu'il allait retrouver un peu plus tard, il pris sa fille par la main et ils se dirigèrent vers le port. Pendant tout le trajet, l'enfant conta toutes les victoires de Victoria Hills. Le père l'écoutait, son sourire s'agrandissant à chaque mot. Ce n'était pas la première fois qu'Azmitia le surprenait. Et il avait bien l'impression que ce n'était pas la dernière.


HRP: Du coup je fais partir Gav' maintenant pour qu'on puisse faire le prochain post dans le bureau :3
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Mercedes L. Blanchett
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Azmitia, surnom de journaliste qui protège mon identité, et mon nom au sein de la Résistance.

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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Mar 6 Jan - 15:57


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Un sourire illumine mon visage. Ça y est, ce gros bêta a fini par comprendre qui je suis réellement! Je savais qu'il y parviendrait avec son brio habituel. Il s'agit d'un homme intelligent, de toute façon. Oui, je sais. Je viens de lui exposer ma véritable identité. Dans le monde de la Résistance, le moins que nous en connaissons les uns sur les autres, le mieux nous nous portons. L'information ne vient pas sans prix à Enola. Or, je fais confiance à Godot. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois maintenant, et ma véritable identité ne fait aucune importance dans ce cas-ci. Je ne crains pas de la lui révéler, surtout que je serais un peu mal placée pour ce faire. Après tout je viens d'assister à une part intime de sa vie, soit un moment avec sa fille. Dans ce sens, ce moment vient de m'offrir plusieurs réponses aux questions qui m'habitaient. Je sais désormais qu'il a besoin de ce casque visuel pour voir en tout temps. Je me demande s'il est né avec ce problème de vision ou s'il l'a développé plus tard, dans un affrontement avec le Régime peut-être. Je préfère ne pas sauter à des conclusions hâtives. De toute façon, ces informations ne me sont d'aucune autre utilité que d'assouvir ma curiosité dévorante. Je souris. 10 heures au journal, je serai bien sûr présente.

«Tant mieux, les cousins seront contents.»

À ce moment, Godot choisit de rappeler sa fille. Ils doivent partir, probablement en direction de l'école. Shadaya, contrairement à l'enfant, proteste un peu de voir la petite s'en aller. Pour une fois qu'elle avait trouvé une partenaire de jeux qui ne se découragerait pas facilement de son énergie débordante. La Luxray m'offre un petit regard déçu qui m'attendrit tout en m'agaçant. Comme quoi mon alliée ne sait pas se tenir, même après tout ce temps. Je soupire. Quel bébé! Je caresse la tête de Bianca lorsqu'elle me dit que je suis gentille. Quelle adorable fillette!

«Tu es gentille aussi, puis tu as fait plaisir à Shadaya. Qui sait, vous vous reverrez peut-être. Bonne journée à vous deux.»

Après un dernier salut de la main, je rappelle la lionne électrique à sa balle avant de faire signe à mes deux autres alliés et de prendre la direction d'un petit café. Je vois le père et la fille disparaître dans les rues de Baguin, en direction d'une destination inconnue. Je commande un café et de quoi nourrir tout le monde, attirant l'attention de plusieurs passants autour de moi. Comme quoi j'aurais peut-être du choisir l'intérieur du restaurent plutôt que la terrasse. Une fois le petit déjeuner avalé, je prends finalement le chemin de la Pension où je passe un bon moment avec mes alliés et à papoter avec Damien. Sa fille grandit si vite... Céleste en effet est une petite beauté désormais, gazouillant avec énergie. Un jour, elle deviendra une adorable gamine comme sa soeur, ou comme Bianca. Je ne quitte qu'à contre-coeur pour me rendre vers l'immeuble du journal.

L'immeuble est tel que je le retrouve à chaque fois. Cette fois, je me trouve dans mon costume habituel, ma perruque châtain, ma robe d'été accompagnée d'un veston style armé et mes lentilles marron. On me laisse passer une fois que j'ai offert le mot de passe, et je vais m'installer à mon bureau en tirant la Poké Ball de Dot pour la mettre sur le bureau. Je laisse mon alliée sortir -oui, je sais que Porygon n'a pas de sexe, mais le mien est tellement affiché au genre féminin que j'ai fini par y croire-. Elle apparaît avec entrain, venant se blottir dans mes bras comme à son habitude. Elle fait partie d'un plan plus grand qu'elle, plus grand que moi aussi.

«Tu es prête ma belle?»

Le Pokémon chromatique m'offre un regard déterminé. Je n'attends plus que Godot pour lui exposer mon idée qui révolutionnera probablement la figure de ce journal. Et qui sait... peut-être aussi du monde entier.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Ven 16 Jan - 23:16




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

Ft. Mercedes L. Blanchett





Gavin salua une dernière fois sa fille alors qu'elle passait le portail de son école. Elle envoya un dernier baiser de la main à son père avant de rejoindre un groupe d'amis. L'homme resta quelques secondes, à regarder la chevelure blonde de l'enfant qui s'éloignait de lui peu à peu. A chaque fois, il avait l'impression qu'elle partait loin, et pour longtemps, alors qu'il la reverrait deux semaines plus tard. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser que tout pouvait arriver et que... non, il ne devait pas penser à cette éventualité.
Il tourna le dos et repris sa route. Il n'allais pas rester ici éternellement. De toute façon, il avait du travail. Et quelqu'un l'attendait à son bureau. Il se mit à repenser à la rencontre peu commune qu'il avait fait ce matin. S'il s'y attendait ! A cet instant encore, il en était surpris. Le fait que sa fille reconnaisse une personnalité dans la rue, ça d'accord. Mais que la personne en question soit une collègue de Godot, ça, ce n'était pas habituel. Il s'était d'ailleurs sentit quelque peu gêné, d'entrer ainsi un peu plus dans la vie privée d'Azmitia. Et vice-versa. Maintenant, elle était au courant pour la fille de Gavin. Toutefois, l'homme aux cheveux blancs savait que cela ne mettrait pas en danger sa fille. Il était sûr que la journaliste n'allait pas aller crier cette information sur tous les toits. Il lui faisait confiance, du moins, autant que cet homme puisse faire confiance à qui que ce soit d'autre que lui-même...
Quoi qu'il en soit, il en avait appris un peu plus sur elle. Sans le vouloir, en plus. Parce que ces informations, s'il avait voulut les obtenir, il se serait arrangé pour. Sauf que non, il n'avait rien fait, parce que ça ne le concernait pas et que, au final, ça ne lui servirait pas à grand chose. Il allait garder tout ce qu'il avait appris pour lui. Qu'il sache tout cela ou non ne faisait pas une grande différence.

Le chemin du retour lui parut plus long, et surtout bien plus fade. Il n'y avait plus aucun sourire sur son visage. Et, même si c'était la même impression à chaque fois, il n'arrivait pas à s'y habituer. Cette route, il pourrait la faire les yeux fermés. Il connaissait même par cœur les horaires des trains pour retourner à Baguin. Et pendant le voyage, c'était toujours la même chose. Avant de monter dans le train, il achetait différent journaux et les lisaient, histoire d'être sûr de ne manquer aucune information importante. C'est là aussi qu'il écrivait des articles pour le journal de l'île, sous le pseudonyme de Dean Vessalius.

Il arriva enfin au journal, pressant le pas plus qu'à son habitude puisqu'il avait rendez-vous avec Azmitia. Elle avait eu l'air d'avoir une information importante à lui communiquer lorsqu'ils s'étaient croisés, ce qui lui permettait de se dire que sa journée n'allait peut-être pas être si banale que cela. Il aimait quand on lui apportait des choses nouvelles, intéressantes. En gros, de quoi faire un bon article sans avoir à trop blablater pour donner de la contenance. Et surtout, il aimait quand les articles faisait réagir les gens. Et le mieux, c'est quand ils faisaient réagir notre Régime adoré.

En entrant, c'est limite s'il aboya le mot de passe au garde, qui avait finit par avoir l'habitude de l'humeur du rédacteur en chef le lundi matin. Il le laissa passer, se demandant pour la énième fois ce qu'il pouvait bien se passer dans la tête de cet homme. Des années qu'il travaillait ici, et Monsieur Godot était comme un  inconnu pour lui. Et il savait qu'il n'était pas le seul dans cette situation.

Le Masqué ne prit même par la peine de saluer ceux qu'il croisait. Suivi de Shade qui décidément adorait se déplacer dans ce bâtiment, il se dirigea rapidement vers Azmitia. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire ? Pour lui remonter le moral, sûr qu'il lui fallait quelque chose de grandiose.

- Alors, vous vouliez me parler ?

Évidemment, par rapport à ce matin, sa voix avait changée, devenant bien plus basse. C'est comme s'il ne s'était rien passé, ou alors que ce n'était pas le même homme qui était papa il y a quelques heures et qui se trouvait ici maintenant...


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Mer 28 Jan - 1:48


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Je n'aime pas particulièrement ces bureaux. Tassés, sous terre, il y règne une chaleur étouffante que je préfère fuir le plus possible. La majorité du temps, je fais parvenir mes articles par Golden, au moyen de téléportation. On ne pose plus de questions désormais, on connaît mes habitudes d'écriture et surtout, on respecte le fait que je n'apprécie pas cet endroit. Il n'y a rien ici qui me porte vers l'inspiration ou la création, au contraire... Hormis un seul élément : les autres Résistants. Ils sont bien la seule raison pour laquelle je viens encore ici. Leur présence est stimulante, plus particulièrement celle de Godot, même si le rédacteur en chef ne dégage en rien de l'enthousiasme... ou même quelque forme d'émotion que ce soit. Ce n'est pas vraiment grave, j'ai de la joie de vivre à revendre. En fait, mes collègues regorgent d'une détermination de fer qui me suit tous les jours. Sans eux, j'aurais probablement abandonné alors qu'un de nos frères d'armes, médecin pour la Résistance, est tombé lors d'une de nos missions. Sans Golden, j'y serais probablement passée aussi. Ces fiers journalistes me rappellent ma raison de vivre : écrire pour changer le monde. Ils partagent une passion égale à la mienne et pour cette raison j'ai envie de me battre un peu plus tous les jours, sans craindre les représailles... ou du moins cesser de les voir à chaque tournant.

En voyant arriver Godot, je me redresse de toute ma stature, oubliant déjà l'épisode de ce matin. Heureusement pour moi, il se dirige vers moi, probablement fort intrigué par ce que j'ai à lui dire. Tant mieux. Cela signifie qu'il a confiance en moi, qu'il veut s'investir dans mes projets et qu'ils savent susciter son intérêt. Je me lève, un sourire énigmatique aux lèvres, en échangeant un regard complice avec Dot, la Porygon shiney à mes côtés. Même si elle est né il y a peu de temps, nous sommes tout de même très proche. Elle, autant que moi, exultons d'impatience. Elle monte sur mon épaule de sa démarche électronique alors que je fais signe à mon supérieur de passer vers son bureau. Si je prendrais une balle pour sauver chacun de ces chiens galeux, je préfère quand même m'entretenir avec notre «supérieur» sans eux. J'ignore comment Godot va réagir de toute façon, alors aussi bien couvrir mes arrières. Je m'avance donc vers son bureau en m'y invitant. Il doit commencer à prendre l'habitude avec moi. Je me suis installée ici comme chez moi, en faisant à ma tête comme d'habitude. Je referme la porte derrière nous et vient briser le silence en claquant mes mains l'une contre l'autre dans un grand bruit.

«Bon, eh bien, j'espère que vous êtes bien réveillé môssieur Godot, car mon idée est complètement géniale. C'est un projet que m'a inspiré Dot, ma Porygon. Dis bonjour, Dot!»

Comme d'habitude, je suis très enthousiaste et dynamique, bougeant sans cesse dans la pièce alors que je l'arpente avec impatience. Pauvre Godot, je dois complètement l'épuiser. Je pose un café devant lui, que j'avais préparé pour lui en l'attendant. Il est encore chaud, et noir comme il l'aime. La Porygon le salue avec une série de cliquetis électroniques tout aussi joyeux.

«Mon idée est bien simple. Je sens que notre contribution à cette île est forte, mais qu'elle n'est rien en comparaison à la propagande du Régime. Ils ont plus de moyens, et savent utiliser les médias sous toutes ses formes. Notre journal ne fait pas le poids, c'est évident. C'est pourquoi je suis d'avis que nous devons passer à la prochaine étape.»

Je viens m'asseoir contre son bureau, tout près de lui. Mon visage est devenu sérieux, le feu de la passion brûlant de mon regard aux lentilles brunâtres.

«Et si le journal envahissait leurs ondes? Et si nous passions à l'attaque pour détruire leurs efforts de propagande à la source? Et si nous pirations leurs systèmes pour faire entendre notre voix plutôt que la leur?»

Je souris. Je suis fière. Et déterminée comme jamais. Près de moi, la Porygon observe Godot avec une très grande attention.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Ven 30 Jan - 14:54




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

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Le sourire que lui tend Azmitia lui confirme ce qu'il avait pensé. Elle avait une idée en tête, et elle voulait l'exposer à Godot. Et vu ses yeux brillants, ça devait être quelque chose de vraiment très spécifique. Gavin était impatient d'en entendre plus. Jusqu'à maintenant, quand la jeune fille avait eu ce regard, ça avait toujours été une bonne nouvelle. Il se disait donc que ce serait le cas. Ou du moins il l'espérait. Il serait d'ailleurs déçu si Azmitia ne lui proposait pas une bonne idée, ce n'était pas son genre. Mais bon, il avait confiance en elle, alors, il ne s'inquiétait pas de trop.

Incapable de lire dans ses pensées cependant, il la suit jusqu'à son bureau. Oui, il suit la journaliste alors qu'il va à son propre bureau, mais le geste qu'elle à fait ne le surprend plus. Il a finit par avoir l'habitude, avec le temps. Et puis, c'était son journal, à elle aussi,  il n'y avait pas de raison. Ce bureau aussi, elle y était venue à maintes reprises, si bien que Godot ne savait plus combien de fois il l'avait eu là, assise en face de lui. Il se souvenait bien cependant de leur toute première rencontre, quand il avait bien faillit tendre une arme devant celle qu'il croyait être une usurpatrice. Sans se l'avouer vraiment, il s'en voulait toujours d'avoir réagit comme il l'avait fait. Il avait bien faillit la faire fuir. Heureusement qu'elle était quand même restée d'ailleurs, il s'en serait mordu les doigts s'il avait su qu'il avait raté la chance d'engager Azmitia.

L'enthousiasme de la brune est encore plus flagrant dans ses paroles. Gavin salue le Porygon, dans un geste machinal, observant d'un œil ce Pokemon qu'il connaît mal, mais dont il sait que la couleur n'est pas habituelle. Il n'y prête toutefois pas plus d'attention, et remercie volontiers la journaliste quand elle lui pose son café devant lui. C'est sûr, il en a bien besoin. Quelque chose de fort et de brûlant pour un lundi matin qui commence bien (cette phrase pourrait presque être une pub pour Carte Noire). Il attrape donc la tasse sans attendre et la porte à ses lèvres tout en écoutant Azmitia.

« La prochaine étape ? »

Là, ça devient vraiment intéressant. C'est sûr, elle sait faire monter le suspense. Sa petite introduction quant à la propagande du Régime lui a donné envie d'en savoir plus, vraiment. Il n'est peu qu'écouter avec la plus grande introduction du monde la suite de ses paroles. Et il faut dire qu'il n'est pas déçu par ce qu'il entend. Absolument pas. Au contraire, il repose sa tasse de café sur la table. Elle ne l'intéresse plus des masses, maintenant.

Évidemment, avec Godot, il ne faut pas s'attendre à une explosion de joie. Même s'il bouillonne à l'intérieur, les expressions extérieures ressortiront autrement. Mais ça, Azmitia le savait parfaitement bien. Elle aussi avait fini par avoir l'habitude de l'homme aux cheveux blancs, de son caractère et de sa façon d’interagir avec les autres. Ce n'était pas un problème. Elle n'allait pas être déstabilisée par ce qu'il allait répondre.

« C'est... très ingénieux »

Venant de la part de Godot, c'était un énorme compliment. Une proposition de ce genre, il n'en avait pas tous les jours, et celle-là particulièrement lui avait fait le même effet, si ce n'était un plus grand, qu'une grande tasse de son café favori.

« Vous voulez parler des médias comme la radio et la télévision, n'est-ce pas ? »

Il connaissait déjà la réponse, mais il voulait se la faire confirmer par son interlocutrice. Car c'était une des meilleures idées concernant la diffusion d'informations qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps. Pourquoi personne, dont lui, n'y avait pensé plus tôt ? Peut-être qu'au début, trop d'actions de la Résistance se faisait un peu dans l'ombre, comme le journal qui circulait clandestinement, qui était acheté seulement par ceux qui le souhaitait. Et les journaux officiels de l'île était revérifiés avant d'être imprimés. Sauf que les ondes... et bien, on ne peut pas vérifier ce qu'il se passe en direct, n'est-ce pas ? Et puis, de nos jours, tout le monde regarde la télé. Du moins, une très grande partie de la population Enolienne. Dont, bien sûr, des membres du Régime. Un léger sourire s'afficha sur les lèvres du rédacteur en chef. Oh oui, il adorait cette idée.

« Comment comptez-vous mettre cela en place ? »


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Mar 3 Fév - 2:25


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Cette idée a fait s'emballer mon coeur. Godot peut-il même l'entendre? Je réalise que mes rêves ne se résument pas qu'à quelques mots écrits. Bien sûr, l'écriture sera toujours pour moi la meilleure façon de me réaliser, de faire entendre ma voix, ma passion, pour faire éclater la vérité au grand jour. Je n'ai pas seulement l'envie d'écrire, mais le besoin, au plus profond de mon coeur. Ce métier n'est pas une façon pour moi de m'enrichir. Il 'agit d'une passion, et d'avantage. Une part de moi que j'expose toutes les semaines à cet homme qui n'en a pas la moindre idée. J'ignore s'il comprend, quelque part, sous ses airs durs et froids. Si lui-même est condamné à adorer le journalisme, à vibrer à chaque mot écrit. Je l'ignore. Je le comprends encore si peu, cet étrange monsieur avec son masque qui le protège du monde entier. Si je n'arrive pas à déchiffrer la majorité de ses intentions, je lui fais certainement confiance. Pourquoi me serais-je exposée ainsi devant lui si ce n'était pas le cas? Godot me prendra toujours au sérieux même si j'agis comme une pauvre gamine la grande majorité du temps. Il sait, je crois, que lorsqu'il s'agit de ce que j'aime faire, de changer le monde de mes écrits, je suis toujours à mon affaire, même au-delà de ses attentes. Je me souviens avec un petit sourire notre première rencontre. Nous partions du mauvais pied, méfiants l'un envers l'autre. Et voilà que nous allons construire un nouveau monde pour nous, en prenant les armes de la façon que nous le connaissons.

Et plus encore. Si les amateurs du Régime s'obstinent à fermer les yeux, ils n'auront aucun moment de répit s'ils désirent ne plus nous entendre. Nous ne pouvons pas forcer les gens à lire nos articles. Notre portée est trop minime pour vraiment faire une différence. Je sens que j'ai piqué l'intérêt de mon collègue. Il ne touche même plus à son café à présent. Pour que mon cher allié se détache du précieux liquide noir, il en faut beaucoup. Je le sais parfaitement attentif maintenant. Dot ne tient presque plus en place. Je place une main sur sa tête pour contenir l'énergie qu'elle risque de déverser dans cette pièce si je ne l'arrêtes pas. Les mots du Résistant viennent cependant me surprendre. «Très ingénieux»? Voilà le mieux que je pourrai avoir du terrible Godot, ou du moins le plus près d'un compliment. Je souris, presque attendrie de cette tendance qu'il a à dissimuler tous ses sentiments. Nous formons une belle paire n'est-ce pas? Une hypersensible et un gros coincé. Haha, Godot et Azmitia mesdames et messieurs! Je trépigne d'impatience, mais je me contiens pour hocher la tête à la question du rédacteur en chef. Je me laisse tomber de son bureau d'un bond, en renversant quelques papiers au passage que je m'empresse de ramasser. Effet suspense complètement raté, bravo Mercy. Comme quoi ma maladresse ne me laissera tranquille. Lorsque tout est remis en place, je me retourne vers lui.

«Exact. Vous pensez peut-être que c'est bien loin d'être notre expertise, et là-dessus, vous avez parfaitement raison. Je ne connais pas grand chose à ces médias ou du moins je n'y connaissais pas grand chose avant les heures de recherches que j'y ai consacré cette semaine...»

J'affiche un sourire presque coupable. Dès qu'un sujet m'intéresse, je suis parfaitement capable de passer toutes mes journées à faire des recherches.

«Ce que je sais, c'est que les ondes se piratent beaucoup mieux que le papier. Dot... démonstration?»

D'un couinement joyeux, Dot se concentre. Sur l'écran d'ordinateur de Godot apparaît un message, tout en code, qui se précise à chaque seconde. Il dit «Je suis Dot! Je suis Dot! Je suis Dot!». Rien de très ingénieux, mais d'un mouvement de doigt incitatif, les lettre disparaissent pour en former d'autres, en lettres rouges. Elles disent «Debout Enola, debout!».

«Impressionnant, n'est-ce pas? Dot est encore nouvelle à ce genre de choses, mais elle a un potentiel énorme. Ce que je sais, c'est qu'il y a d'autres Pokémon comme elle, bien plus audacieux et talentueux. Avec eux des experts dans ce genre de choses. J'ai déjà commencé à chercher des potentiels recrues pour cette opération... Et j'ai trouvé des candidats fort intéressant parmi la Résistance même!»

Je ne peux plus m'empêcher de sautiller sur place à présent.

«Alors?»
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Jeu 5 Fév - 20:04




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

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Le journalisme... Godot était vraiment heureux d'avoir choisi ce métier. Pouvoir faire entendre sa voix, pouvoir dévoiler au monde entier des secrets, des choses qu'on essayait de cacher... il adorait ça. Vraiment. C'était véritablement sa passion, et le fait de l'exercer au sein de la Résistance ne pouvait le rendre que plus heureux. Ici, il pouvait tout dire, tout faire. Il n'y avait aucune restriction. Au contraire, il fallait tout dire, tout révéler. Ouvrir les yeux aux autres. En tant que rédacteur en chef, il devait s'assurer que ses employés respectaient ces conditions. Ils n'étaient pas ici pour se retenir, s'auto-censurer ou quoi que ce soit. Mais pour prouver à quel point le pouvoir actuel était égoïste, cruel, et mènerait au chaos. C'était du moins son avis. Il ne pouvait pas imaginer un avenir où le Régime gouvernerait sans aucune résistance, suivit par des habitants qui ne seraient que des moutons, aveuglés par la lumière maléfique de ce gouvernement aux ambitions obscures et dévastatrices. Il ne voulait pas de ça. Il voulait que les générations futures, dont sa fille, vivent dans un monde où il ne serait pas constamment effrayés, ou il ne poserait pas chaque jour la question de savoir s'il ne serait pas préférable de partir dans un autre pays, une autre région du monde, où la vie serait bien plus paisible qu'ici. Il ne le voulait surtout pas.
Et pour ouvrir les yeux aux gens, il fallait faire le maximum. C'était autour de cette idée que le journal s'était bâtit. Et c'était aussi autour de cette idée que s'était bâtie la réflexion d'Azmitia. Car les lignes de ce journal, aussi influent puisse-t-il être, n'avait pas suffisamment d'impact. Étant interdit, une grosse partie de la population ne se risquait pas à trouver un moyen de l'obtenir. Certains le lisait, et des résistants s'arrangeaient pour glisser le journal discrètement dans les boîtes aux lettres de l'île, ce n'étaient pas suffisant. Il fallait trouver un autre moyen. ''S'armer'' différemment. Et c'était ça que la jeune fille lui proposait, accompagnée de son Porygon qui semblait tout aussi excitée qu'elle.
Ce n'était pas leur domaine, mais... ils pourraient s'adapter. Ils le devaient. La Résistance devait savoir faire face à toutes les situations, comme elle devait savoir tirer partie de tous les avantages qui se présenteraient à elle. Et la télé, la radio, en étaient. Gavin ne s'était jamais rendu compte à quelle points les ondes pouvaient lui être utiles. Les médias étaient tellement contrôlés par le Régime qu'il n'y avait même pas prêté vraiment attention. Mais maintenant, ça lui paraissait évident, tellement évident que ça en devenait absurde de ne pas y penser.

Sans un mot, il regarda Dot se concentrer sur l'écran d'ordinateur. Il ne réagit pas quand apparurent les premiers mots, même si le fait qu'un Pokemon puisse pirater un appareil électronique sans y toucher l’impressionnait toujours. En revanche, un sourire s'afficha sur son visage quand apparu en lettres rouges ''Debout Enola !''. Oui, c'était ça qu'il voulait. C'était parfait.
Il reprit sa tasse de café, avalant lentement quelques gorgées. Cette opération était de grande envergure, mais au vu de la facilité avec laquelle le Porygon avait contrôlé l'ordinateur, il pensait cela tout à fait faisable.

« Cela me convient parfaitement. Vous dites que vous avez déjà trouvée des recrues ? J'aimerais savoir qui ils sont. Il faut prendre contact avec eux pour savoir quand frapper, et comment. Par exemple... quel jour, et à quelle heure, les habitants sont le plus sur les ondes ? Quels programmes sont le plus regardés ? »

C'était beaucoup de questions en une seule fois, mais Godot voulait obtenir le plus d'informations possibles quant à cette opération. Ça l'avait remis en pleine forme, et il ne voulait surtout pas perdre sa motivation dans un moment pareil. Il fallait aussi qu'il s'assure d'avoir suffisamment d'aide pour que l'action se déroule le mieux possible. Et surtout, il fallait faire en sorte que le message frappe fort, et donc, que beaucoup de monde le voit. Résistants, Régimeux, habitants... ils devaient tous le voir. Ils ne pourraient pas avoir indéfiniment le contrôle des ondes, il fallait donc trouver le bon moment pour le faire... et du mieux possible.  


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Ven 6 Fév - 1:00


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
J'ai travaillé très dur pour cette entreprise. Pour le moment, je ne fais que sonder simplement mon collègue. L'idée l'intéresse-t-il? Pense-t-il que je prends des risques? Aurais-je oublié un détail important? Une tentative du genre a-t-elle eu lieu avant mon arrivée sur l'île? Je sais que si quelque chose cloche avec celle-ci, Godot saura la trouver. Son fin nez de journaliste et de Résistant aguerri tout à la fois, ainsi que sa grande perspicacité lui permettront de déceler les défauts dans ma pensée. Et tant mieux. C'est même ce que je souhaite. Qu'il me teste, qu'il me mette au défi, qu'il me remette en question. Je veux lui prouver que je peux faire mieux, toujours mieux. Que derrière les mots, que derrière mon engagement, je suis toujours une jeune journaliste avide d'apprendre et de dépasser mes limites. Je crois que je tiens entre mes mains le projet qui me fera monter au prochain niveau. Je jubile déjà, tout en scrutant intensément mon collègue, presque avec défi. Allez, vas-y challenge moi, je n'attends que cela! S'il pouvait deviner mes pensées en ce moment, je crois qu'il en rirait de bon coeur. Sous mes airs assurés se tient une élève qui n'a jamais quitté les bancs d'école. N'importe quelle occasion est bonne pour apprendre, découvrir, s'adapter, se construire. Dot m'imite, sans trop savoir à quel jeu je m'adonne. Adorable, comme à son habitude, calquant le moindre de mes mouvements.

Cette idée lui convient. Je me retiens de sauter dans tous les sens en criant victoire. Nous allons le faire, je le sens. Ce projet verra le jour, et nous le mèneront ensemble. Son intérêt n'est pas vain, pas vain du tout. Même que ses questions sont intéressées, il veut en savoir plus. Je souris, avant de retirer de mon sac un dossier soigneusement rangé. Sa pochette, noire et sobre, ne laisse rien présager du contenu. Je l'ouvre avec une certaine fébrilité, consciente d'avoir placé la question du rédacteur en chef en suspension. Le dossier comprend des feuillets d'informations très complets au sujet de différents Résistants, que je remets sur son bureau. Dans ces feuillets il trouvera des informations fort pertinentes sur ces quelques Résistants.

«J'en ai déniché une demi-douzaine, il m'en faudrait trois, les plus doués possibles, pour mener à bien ce genre d'opération. Le seul problème : je ne sais pas comment les rejoindre. Comme je ne suis qu'une Pierre, je n'ai pas accès nécessairement à où et comment les trouver. Je vous recommande cet homme, Jack qu'on l'appelle... Il est celui qui a désarmé la prison lors de la frappe d'octobre 2013, c'est un fin hacker.»

Je me penche à nouveau dans mon sac pour en sortir un tableau complexe de chiffres qui semblent incompréhensibles pour ceux qui n'auront pas mené mes recherches. Il s'agit de statistiques relatives aux cotes d'écoute de la télévision enolianne des derniers mois. Je lui remets aussi.

«Ce sont des chiffres au sujet des cotes d'écoute. Ce que je propose est de ne pas troubler les programmes récréatifs auxquels les gens sont attachés. Nous ne voulons pas les interrompre pendant leur téléroman préféré, sinon... Eh bien disons que ça nous fait mauvaise image. Ce que je propose de pirater est plutôt la chaîne nationale, les bulletins de nouvelle, les entrevues avec les hauts gradés, les bulletins spéciaux par le Régime. Ils ont de très bonnes cotes d'écoute et surtout... Ils vont déranger.»

Un sourire étire mes lèvres. J'aime bien déranger.

«Sinon j'ai prévu d'amasser une petite équipe de trois hackers qui s'y connaissent bien. Je suis présentement à la recherche d'un local sécuritaire, je travaille là-dessus. Pour ce qui est du matériel nécessaire, il me sera difficile de prévoir tant que je n'aurai pas la main sur mes hackers.»

Là, Godot entre en scène. Avec son statut de Souffle, il pourra retrouver ces hackers beaucoup plus facilement que moi, possiblement les passer en entrevue et les rallier à notre cause.

«Voilà, je crois que j'ai tout dit. J'ai ciblé sur votre feuille des plages horaires intéressantes pour les messages, pour ce qui est de leur contenu, l'équipe du journal pourra s'en charger, mais je pense qu'il devra s'agir de courts messages, possiblement avec des images, des photographies, des vidéos même, pourquoi pas?»

Je m'assois finalement sur mon fauteuil, pleinement satisfaite. J'ai hâte de travailler, déjà.
(c)Golden

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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Mar 24 Fév - 23:14




Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres

Ft. Mercedes L. Blanchett




Excité. Oui, Godot était excité. Il n'y avait pas d'autre mots pour décrire ce qui se passait en lui à cet instant, même si ne l'extériorisait pas. De l'extérieur, il avait plutôt l'air d'être... satisfait. Mais si on prenait le temps de bien l'observer, on pouvait voir que ses lèvres tremblaient légèrement. Et c'était d'excitation. Et si on connaît bien Gavin, on sait que ces signes ne peuvent signifier qu'une seule et unique chose : il est impatient d'entendre la suite, il veut tout savoir et aime l'idée, plus que tout. S'il avait été Bianca, il aurait sauté au cou d'Azmitia. Sauf qu'il n'était pas sa fille et cette idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Mais c'était tout comme.

Lui non plus ne connaissait pas grand chose en ce qui concernait la radio ou la télévision. Il n'avait jamais piraté des ondes même s'il savait que c'était possible. Il n'avait aucune idée de comment les pirates faisaient, et il avait toujours voulut savoir. Et apparemment, il n'allait pas tarder à avoir réponse à ses questions. Même s'il ne bidouillerait rien, il serait tout de même là pour mener l'opération et s'assurer qu'elle se déroule comme convenue. La jeune fille avait déjà bien avancé, tout d'abord en ayant eu cette idée, mais aussi en ayant déjà trouvé des personnes susceptibles de les aider. Godot savait que certains membres de la Résistance étaient des génies de l'informatique, ou quoi que ce soit d'autre qui touche à ce domaine. Il n'avait jamais eu besoin de leur aide. Mais il semblait que c'était le moment de faire appel à eux. Ils ne les avaient jamais rencontrés et aurait besoin de le faire avant de commencer quoi que ce soit, mais il savait pertinemment qu'Azmitia ne les avaient pas choisis au hasard. Pour une action de cette ampleur, le doute n'est pas parmi et il leur faudrait des gens de confiance et de qualité.

Le rédacteur en chef attrape vivement le dossier contenant les noms des résistants trouvés par la jeune fille. Il les parcours et constate qu'il n'en connaît aucun, même s'il à déjà croisé quelque uns de ces noms. Il n'y en avait pas beaucoup. Mais trois suffiraient. S'ils étaient suffisamment doués, ils seraient assez. Gavin commençait à avoir confiance en cela. De toute façon, il fallait qu'il croit au projet, sinon ça ne marcherait pas. Ce n'était pas son genre de se lancer ainsi dans quelque chose qu'il ne connaissait pas sans s'empêcher d'avoir de sérieux doutes, mais il devait bien le faire. Pour la Résistance, et le combat pour la liberté.

« Je vais me charger de les contacter moi-même »

Il regarda ensuite le tableau, hochant la tête pour approuver les propos de sa collègue. Ils ne pouvaient définitivement pas se permettre d'agir aux moments où les gens regardaient des programmes divertissants. Le message ne passerait pas de la même façon. Ce serai la moins bonne chose à faire. D'autant plus que le Régime n'en aurait pas grand chose à faire et pourrait même profiter de cette erreur d'aiguillage pour reprendre le dessus. Non, ils devaient frapper plus fort, plus haut. Que la population prenne le message au sérieux, et qu'il soit perçut comme un coup chez les régimeux. Histoire qu'ils comprennent que les résistants ne faiblissent pas, et qu'ils seront toujours capable d'innover pour faire passer leur message. De montrer qu'ils sont toujours là, même si on ne les voient pas. Qu'ils agissent dans l'ombre, et qu'ils prennent du terrain. Ils en prendront si l'opération réussit, Godot en était persuadé.

« Ils ne vont rien comprendre à ce qui va leur arriver »

Le résistant avait reprit une gorgée de son café, plus déterminé que jamais. Il allait bien. Très bien même. Il avait l'impression qu'un soleil c'était levé sur sa journée, et ce soleil était Azmitia (Arceus, que la joueuse est poétique...). Elle avait toujours des idées, mais celle-là était spécifique. Il avait eu le pressentiment en se levant que ça allait être une bonne journée, mais avait choisit de l'ignorer. Finalement, ça n'avait pas été qu'une impression. Même si la journée n'était pas finie, elle était toute faite.

« Je verrais avec les hackers pour le matériel. Nous discuterons aussi avec eux et l'équipe du journal pour voir sous quelle forme nous allons faire passer le message. En tout cas, vous avez vraiment fait du beau travail. Merci. »

Wahou, Godot qui dit merci sincèrement ? Oui ma p'tite dame, vous avez bien entendu. Un léger sourire s'afficha même sur son visage. L'explosion de joie façon Gavin Sutcliff. Il allait trouver les hackers au plus vite, et se mettre au travail avec les autres journalistes pour savoir comment faire passer le message. Tout cela le rendait heureux. Vraiment heureux.

« Et je pourrais bien sûr compter sur Dot, n'est-ce pas ? Nous allons avoir besoin de lui »

Il avait tourné la tête vers le Porygon et avait dit cela d'une voix qu'il n'utilisait qu'envers les Pokemon, et qui était un peu moins froide que celle qu'il utilisait envers les humains. Si la petite créature d'Azmitia avait réussi à pirater l'ordinateur de Godot, elle serait d'une grande aide dans leur opération. Et il ne refusait jamais l'aide des Pokemon, bien au contraire.

« Et bien, je crois que nous allons pouvoir nous mettre au travail. Régime, nous voilà... »


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Comment rendre passionnant un documentaire sur les loutres [PV Mercedes]   Sam 28 Fév - 20:16


♦ DOCUMENTAIRE SUR LES LOUTRES? ♦feat. Godot
Je le sens, bien calée contre mon dossier. Que l’idée que j’ai eue n’est déjà plus à son état embryonnaire, qu’elle a cessé de l’être il y a un moment. Elle a surgi alors qu’elle aurait toujours du y être, s’élevant dans mon esprit pour y former une évidence. Je n’aurais jamais cru être celle proposant une idée révolutionnaire qui ferait avancer la cause. Il y a quelques mois à peine, je remettais encore en question ma participation au mouvement résistant. Pourtant je sais à présent que rien ne changera tant que des mesures drastiques ne seront pas prises de notre part. Il faut nous battre. Nous n’avons pas de canons ou de technologies révolutionnaires. Sauf que nous avons l’avantage certain du nombre. Cette île n’est pas que composée de Résistants ou de membres du Régime, mais aussi d’une bonne part de gens terrorisés, qui se tapissent dans l’ombre en attendant le moment de leur libération. Il fallait trouver moyen de les rejoindre, de les rallier à notre cause, leur faire comprendre que nous ne sommes pas une bande de terroristes, mais une organisation qui ne désire que la paix. Ou du moins, est-ce ma vision des choses. Elle est peut-être largement naïve, mais elle est l’attitude que je continuerai à adopter, en espérant que mes collègues, frères et sœurs d’armes, s’y rangeront tout comme moi. Ainsi je me surprends à sourire, même si l’heure est grave, même si dehors les bombes pleuvent et que les innocents sont assassinés encore et toujours dans la haine. Je souris car ce pas est un premier.

Je vibre d’espoir et d’attentes, un sentiment qui est partagé par mon allié. S’il ne laisse rien paraître derrière son stoïcisme habituel, je sais reconnaître chez lui des signes évidents d’excitation. Je le laisse faire, peinant à me contenir moi-même, alors qu’il accepte, en quelque sorte, de lancer le projet, en me disant qu’il s’occupera de retrouver les Résistants que j’ai sélectionnés pour lui. Je me retiens à grand peine de crier de façon peu flatteuse un grand «yes» tonitruant, en me contentant de sourire discrètement. Pour ce qui est de Dot, elle gigote déjà sur le bureau du rédacteur en chef, prête à changer le monde avec moi à n’importe quel moment. Je lui tapote la tête, en riant brièvement lorsque l’enthousiasme de Godot ressurgit. Oh oui, ils ne sauront pas qui les aura frappé et ils ne nous trouveront jamais. Nous les pirateront jusqu’à la fin des jours s’il le faut, mais notre voix sera entendue! Je rougis quelque peu devant les compliments que m’adressent Godot au sujet de mon travail. Venant de sa part, c’est presque une adulation.

«Je parlerai de l’idée aux autres journalistes et leur présenterai comme je l’ai fait ici. Je suis à peu près sûr que nous trouverons des volontaires pour nous y accompagner. Merci beaucoup, Godot, de croire en mes idées. Et bien sûr, Dot participera, n’est-ce pas, ma belle fille?»

À cette question, la Porygon sautille dans tous les sens. J’éclate de rire franchement cette fois. Dot est vraiment adorable et toujours heureuse, c’est bien ce que j’apprécie d’elle. Nous formons une paire très adaptée.

«Je crois que cela veut dire oui! Oui, mettons nous au travail. Je vais de ce pas poursuivre mes investigations, pardon de vous laisser seul mais j’ai du boulot!»

Le boulot avant tout, ça Godot et une bonne partie de mes proches le savent très bien. Je lui offre un clin d’œil en lui indiquant que je lui laisse une partie du matériel. Je compte revenir en fin de journée le lendemain pour m’enquérir de ses avancées. Pour ma part, je quitte le journal après un dernier salut adressé à mon collègue. Mon destin m’attend.
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