« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Que le monde est petit {PV Sam

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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Que le monde est petit {PV Sam   Sam 27 Déc - 19:02



Que le monde est petit

Feat Samaël Enodril

Et une cigarette de plus, une.
C'est déjà la troisième en un jour, et il n'est que treize heures. Mais pour décompresser et se calmer, c'est bien la seule chose que Nagisa a, car hormis se défouler sur des jeux vidéo ou dans des sports de combat, les possibilités étaient moindres. Elle avait bien tenté de se débarrasser de sa frustration en allant faire la fête, mais l'ambiance n'avait fait que l'agacer un peu plus, et elle avait fini par décider que la seule chose qu'elle pouvait faire, c'était attendre et patienter pour que cette mauvaise humeur qui était la sienne finisse par partir. Bien évidemment, c'est illusoire. Quelques jours ne suffiraient pas à faire diminuer la douleur et l'énervement provoquée par la réalité des faits, même elle le savait, mais elle était bloquée dans un cercle de déni qui faisait qu'elle préférait se mentir à elle-même. Comment se sentir bien alors que son petit frère, celui pour lequel elle avait tant fait et supporté, ne pouvait plus supporter sa vision ? Qu'il préférait ne plus la voir ? Qu'il ne pourrait jamais lui pardonner ? Nagisa déteste qu'on la contredise, et encore plus le savoir loin. Sauf que maintenant, elle ne peut plus rien faire, et elle le sait. Arceus, que ça la frustre et la met sur les nerfs.

Car elle peut bien parler d'amour familial, de protection et de nécessité, mais elle sait elle-même que ce qu'elle a fait est difficilement pardonnable. Elle-même ne serait pas capable de le faire, en toute honnêteté. Elle la connaît, la raison pour laquelle elle est partie, car bien que c'était en partie pour protéger son frère et garder loin de la violence et de la folie naissante de leur père, c'était aussi pour se sauver elle-même. Elle aurait probablement perdu la raison si elle était restée, et elle avait été sur un fil avant de partir ; ce n'était qu'avec des efforts et du repos qu'elle avait pu retrouver un peu de stabilité. On ne peut pas être parfaitement sain d'esprit après avoir subi tout ce qu'elle a subi, de toute façon. Mais elle se mord les doigts en pensant au fait qu'elle n'a pas parlé à Natsume de la raison principale qui l'avait poussée à partir, alors qu'elle aurait peut-être dû. Toutefois, devant cette pensée, elle ne peut s'empêcher de glousser amèrement tant c'est naïf et utopique : l'éleveur, dans sa colère, n'était pas capable d'écouter quelqu'un d'autre que lui-même, et encore, Nagisa se demandait si dans le cas-là, il ne se donnerait pas une baffe, mais c'était un peu trop divaguer. Elle avait joué et avait perdu, de toute façon, et n'avait que ses doigts à mordre en retour.

Sur le trottoir, elle finit enfin par écraser son mégot et expira profondément, agacée. Après avoir passé une main dans ses cheveux pour les relever un peu. Elle jeta un coup d’œil à sa tasse de café tiède à moitié vidée, puis soupira profondément. Wade et Xavier l'observèrent d'un air curieux, mais le Neitram se contenta de terminer son croissant au chocolat, habitué à l'humeur lunatique de sa dresseuse ces temps-ci. Quant au Porygon-Z, lui fut encore moins attentif. Pour tout dire, il avait l'habitude de jouer avec une balle, ce que Nagisa n'avait jamais cherché à comprendre car Wade avait ses manières que seul Wade comprenait, sauf qu'il venait de la faire tomber. Et comme le pokémon très doux et pas brute pour un sou qu'il était (ironie mon amie), il décida de la poursuivre avec une détermination presque admirable. La jeune femme, remarquant que le pokémon électronique s'éloignait bien trop rapidement, pesta assez vulgairement et fit signe à Xavier de l'attendre alors qu'elle allait chercher l'autre abruti.  
Sauf qu'elle ne fut pas assez rapide, étant donné que l'abruti en question avait percuté un adolescent. Grimaçant, elle s'approcha et tendit sa main pour l'aider à se relever.

« Ah merde, toutes mes excuses, c'est mon Porygon-Z, il est un peu con parf- »

Bam. Elle venait enfin de prendre le temps d'observer le visage de son interlocuteur, et aurait franchement aimé ne pas le reconnaître.
De toutes les personnes que je pouvais croiser sur cette foutue île, fallait-il VRAIMENT que ce soit sur le copain de mon abruti de frangin ?!
Pour le coup, elle espérait qu'il ne connaissait pas son visage, mais Nagisa n'avait jamais été très chanceuse.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Dim 28 Déc - 22:51



Que le monde est petit


Feat Nagigi

Samaël Enodril



Pour la première fois depuis presque un mois, un sourire vraiment sincère et amusé vient se dessiner sur le visage de l'adolescent alors qu'il joue à cache-cache avec son Salamèche et sa Bulbizarre. Il est sorti de chez lui pour faire les courses, mais il n'a pas pu résister quand Smaug et Cheza lui ont fait leurs regards suppliants ; car l'ourson semble de nouveau de bonne humeur et il se surprend à rire pour un rien, même. Il s'autorise en effet à traîner en route pour se rapprocher de ses Pokémons, lui qui n'en avait pas trop eu l'occasion ces derniers temps, trop occupé à penser à son copain.
Mais Natsume va mieux, maintenant. Si le retour de Nagisa et l'histoire du journal ont beaucoup tourmenté le japonais, et donc par conséquent, son petit-ami, sa conversation récente avec sa sœur lui ont permis de se libérer d'un poids qui lui pesait tant et si bien qu'il n'arrivait même plus à trouver le sommeil la nuit et donnait l'occasion aux crises d'asthme de devenir de plus en plus fréquentes, ce qui n'arrangeait rien ; car malgré tous les efforts de Sam et des autres, il n'y avait que Natsume lui-même qui aurait pu définitivement régler le problème, ce qu'il a fait. C'est une nouvelle page qui se tourne, désormais, mais même s'il vaut mieux que cette histoire reste derrière eux, des questions demeurent dans l'esprit du compétiteur qui aimerait mieux comprendre ce qui s'est vraiment passé. Il ne connaît pas du tout Nagisa personnellement, à vrai dire, et ne sait d'elle que ce qu'elle a fait au lapinou ; mais il est assez intrigué par ce qui l'a poussé à abandonné son petit frère, alors qu'il est au courant de ce que leur père leur a fait subir à tous deux.

Peut-être ne devrait-il pas chercher plus loin, maintenant que l'incident est passé, et qu'il se doute que même si l'île est petite, elle est assez grande pour que les chances qu'il rencontre Nagisa afin de lui parler soient plutôt minces ; et même s'il a vu quelques photos d'elle, peut-être cherchera-t-elle à se cacher ? Il n'a pas envie de mener des recherches approfondis pour ça. Il ne se sent pas d'espionner pour aller trouver lui-même des réponses, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas envie que Natsume se doute de quelque chose, car il ne pense pas que son petit-ami sera de son côté s'il lui dit qu'il serait intéressé pour rencontrer Nagisa. Ce n'est pas qu'il est curieux au point de stalker l'aînée des Shimomuras, après, mais il avoue qu'il ne serait pas contre quelques petites informations supplémentaires si cela pouvait l'aider à comprendre mieux ce qu'a traversé son copain. Même avant de sortir avec lui, le jour de leur rencontre, il avait deviné que derrière cette apparence froide se cachait une âme blessée, et bien qu'il avait sévèrement envie de lui dire ses quatre vérités à ce moment-là tellement il était frustrée par son renfermement alors qu'il voulait juste l'aider, sa dispute avec Faust lui avait fait prendre en pitié l'autre adolescent ; peut-être est-ce pour ça qu'il avait tant tenu à le soigner alors que l'éleveur avait voulu dresser un mur entre eux pour entièrement se bloquer dans une bulle où il espérait sans doute être tranquille pour lâcher sa colère sur sa console de jeu.
Mais les choses ont changés. Peiné de ne rien pouvoir faire pour remonter le moral de son petit-ami malgré ses efforts et les sourires de ce dernier qui ne voulait pas l'inquiéter, Sam s'est mis en tête de découvrir un jour ce qui s'est passé pour ne plus être dans l'ignorance et arrêter de se sentir inutile. Mais peut-être, pense-t-il, que Nagisa est déjà loin, à l'heure qu'il est. Peut-être qu'elle a déjà quitté l'île et qu'il ne la reverra jamais. Alors même s'il aurait aimé en apprendre plus sur l'histoire de celui qu'il aime, il ne veut pas perdre du temps s'il sait qu'il y a des chances pour qu'elle soit déjà à l'autre bout du monde.

Heureusement le hasard fait bien les choses. Si l'Enodril est un peu con sur les bords, il est, malgré lui, assez chanceux quand même. C'est sans se douter un seul instant de la rencontre qu'il va faire qu'il rappelle ses Pokémons à l'ordre et le Salamèche et la Bulbizarre arrêtent leurs jeux pour revenir vers leur dresseur. Il n'oublie pas qu'il a des trucs à acheter, et il ne faudrait pas qu'il y arrive trop tard, même s'il a tout le temps pour ça, à vrai dire. En vérité, plus les courses seront faites, plus il pourra aller chez Faust pour justement voir le lapinou en question, donc autant dire qu'il est un peu pressé quelque part. Il se frotte les mains en ricanant presque de la future façon dont il allait décrocher son petit-ami de ses feuilles de mathématiques et autres calculs scientifiques, plutôt chiants à son sens, pour qu'il puisse le piéger dans des câlins et accessoirement prendre sa revanche sur lui à Mario Kart.

En route vers le marché donc, Smaug et Cheza près de lui à jouer à chat sur le trottoir en attendrissant quelques passants au passage, le dresseur sifflote un petit air jovial et a presque machinalement fermé les yeux pour profiter du soleil qui le réchauffe pendant sa promenade. C'est donc tout naturellement et très bêtement qu'il ne voit pas arriver l'espèce de machin rond qu'il se reçoit en pleine face. Il sursaute et scrute la balle en question qu'il ramasse au sol, avant de se demander qui a bien pu la lancer. Mais le propriétaire de la petite baballe en question ne tarde pas lui foncer dessus également et il chute cette fois-ci en se retenant de pousser un cri de stupeur. Badaboum. Quand il ouvre les yeux et qu'il s'ébroue pour mieux comprendre ce qui vient de se passer, il se rend compte qu'il a les fesses posés au sol, et un Pokémon rose et bleu sur lui. Ne le reconnaissant pas d'abord, il cligne des yeux avant de comprendre qu'il s'agit juste là d'un Porygon-Z pas bien méchant à première vue. Comme le nouveau venu a l'air un peu perdu, Samaël lui fait un sourire tendre.

- Fais attention, toi, tu aurais pu te faire mal.

Se servant pour une fois de son servant et captant enfin que la balle qui vient de lui tomber dessus quelques secondes avant doit appartenir au Porygon venu de nulle part, il tend l'objet en question au Pokémon, avant d'être rejoint par les siens, vérifiant que le compétiteur ne s'est pas blessé en tombant.
Alors qu'il est sur le point de se relever, une main se tend vers lui, sans doute pour l'aider à se relever. Ses yeux dorés se lèvent enfin vers la détentrice de ladite main qui s'excuse aussitôt, et comme celle-ci, d'ailleurs, il a un bug. Quand leurs regards se croisent, c'est comme si le temps s'était arrêté. Ils savent, se reconnaissent en silence, et prennent peu à peu conscience que chacun sait au bout du compte que l'autre a deviné son identité, lorsqu'un ange passe et qu'il ne semble exister plus qu'eux au monde.
Son sourire a disparu pour laisser place de la neutralité. Ce n'est pas une expression agressive, toutefois. Il est sage et dans ses prunelles brillent une lueur de curiosité, et même de satisfaction. Finalement, il sourit légèrement de nouveau. Il ne s'y attendait pas du tout, mais il ne va très certainement pas se plaindre. Tranquillement, même s'il hésite beaucoup au début, il prend enfin la main de la jeune femme et se relève, avant de s'épousseter brièvement, et de lever ses pupilles couleur or vers Nagisa.

- Hey... Tu es Nagisa, pas vrai ?

Question rhétorique. Evidemment, que c'est elle. Mais il faut que Sam se morde la langue pour contenir l'allégresse qui le parcourt alors qu'il est à présent conscient qu'il pourrait en apprendre plus sur la vie des Shimomuras s'il réussissait à obtenir des réponses de la part de Nagisa. Il faut qu'l profite de ce bousculement assez imprévu pour savoir ce qu'il désire et ne plus avoir de blancs dans son esprit qui ne peuvent être comblés par Natsume. Il est clair que l'éleveur ne pourrait pas tout lui révéler, et Sam ne veut pas lui rappeler des souvenirs douloureux, mais pensant Nagisa plus forte que son petit frère, elle est sans doute plus à même de répondre à ses interrogations.

- Tu es justement celle que je cherchais. Est-ce que tu aurais un peu de temps à m'accorder ?

Question rhétorique, encore une fois. Je ne lui laisse pas le choix.
Sans qu'elle le sache, elle est déjà bloqué. Sam ne peut pas la laisser partir ainsi alors qu'il se souvient très bien du chagrin de Natsume et de tout ce qu'il a dû enduré à cause de son retour et de ce qu'il a découvert. Il utilisera les pouvoirs psychiques de son Gardevoir, au besoin, mais il sait qu'il le regrettera s'il la laisse s'échapper avant qu'il n'ait pu lui demander ce qu'il voulait.
Alors il cherche du regard une petite ruelle un peu éloignée où ils pourraient être tranquilles avant de le lui indiquer d'un signe de tête et de la guider. Mais dans la ruelle, il aperçoit ce qui lui semble mieux : une porte à moitié défoncée qui cache un gymnase désaffecté. Là, il est sûr que personne ne pourra les gêner. Il pénètre à l'intérieur du lieu avant de s'asseoir sur une pile de cartons, la regardant presque de haut.

- Au cas où tu ne saurais pas mon nom, je me présente : Samaël Enodril. Et comme tu l'as deviné, je suis le petit-ami de Natsume.

Il dégage un calme à la limite du divin, alors qu'il a été témoin des souffrances du japonais du jour où il a reçu le journal jusqu'à celui où il a décidé de parler à sa sœur pour se délivrer de sa peine. Il a toutes les raisons de haïr Nagisa, ne serait-ce que parce qu'il a senti son propre cœur se fendre devant la tristesse du hérisson.

- Tu as profondément blessé Natsume, tu le sais. Rien que pour ça, je devrais te détester, moi aussi. Mais je ne suis pas là pour rendre des comptes ; juste pour te parler. J'ai besoin de ta version des faits.

Il ne se souvient pas de la dernière fois où il a été aussi sérieux et déterminé. Sans doute que ce n'est pas son genre d'être ainsi. N'est-il pas habituellement un nounours affectueux et naïf ? Sans que Golden n'ait besoin de le remplacer, il a su mettre son côté enfantin et joueur de côté pour jouer enfin le rôle mâture qu'on lui attribue parfois à tort, mais qu'il garde toujours néanmoins quelque part en lui. Il ne le sort juste pas souvent, mais il est bien là, contrairement à ce qu'on pense.

- Je n'ai pas de grande sœur, et je te connais à peine. Tout ce que je sais, c'est que tu as abandonné Natsume au moment où il avait le plus besoin de toi et qu'il en a beaucoup souffert. Je suis sûr pourtant que ce n'était pas sans une bonne raison. D'ailleurs, pourquoi tu ne l'as pas emmené avec toi ?

A la voir, et d'après ce qu'on lui a déjà raconté, elle semble ressembler un peu à Natsume au niveau du caractère. Est-ce qu'elle considérera Sam comme une perte de temps ? C'est une possibilité. Mais alors que les doigts de l'Enodril caressent mollement les balles à sa ceinture, il pense bien sûr à repérer celle de Synkro pour l'appeler au besoin. Ce serait fâcheux de devoir la coincer, mais il ne peut pas se permettre de la laisser filer. Et si jamais elle montre les crocs, hors de question de perdre la face et de s'énerver. Il lui en faut beaucoup pour le faire sortir de ses jougs, de toute façon.

Réalisé par BlueBerry pour Orange


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Spoiler:
 

Merci pour ces superbes cadeaux Mercy et Alex <3

=> DC de Aloïs F. Legrand, Tristan T. Weber, Josepha Rainbow et Celebi
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Lun 29 Déc - 1:49



Que le monde est petit

Feat Samaël Enodril

De toutes les personnes, elle était tombée sur le copain de son frère. C'était presque risible et comique en somme, parce qu'il ne pouvait pas y avoir plus gros hasard que celui-ci, et c'était pourtant ce qui était arrivé. Elle aurait presque ri jaune si elle avait pu le faire, ou du moins si elle en avait la patience, mais ce n'est pas le cas. Elle le détaille du regard en silence, hésitant sur l'expression à afficher, mais il s'agit au final d'une pokerface inflexible qui prend place sur son visage. Très sincèrement, elle ne sait pas trop ce qu'elle est supposée faire ni ce qu'elle est supposée dire, mais elle se maudit d'être venue ici, parce ce qu'elle sait, c'est qu'elle n'avait pas besoin d'un autre rappel de son frère, surtout pas quand la plaie était encore fraîche et aussi douloureuse. C'était un peu comme si on se moquait d'elle, à lui envoyer pareille rencontre, et alors qu'elle comprenait peu à peu ce qui était en train d'arriver, elle cligna bêtement des yeux, encore un peu confuse.
Quand elle avait appris que Natsume avait trouvé un petit-ami, elle... S'en était foutu. Vraiment ; ce que Natsume faisait de sa vie amoureuse et les liens qu'il se faisait, hormis ceux qui étaient nocifs à son bien-être, étaient sa responsabilité et seulement sa responsabilité, pas celle de sa soeur. Nagisa est peut-être protectrice, mais elle n'est pas intrusive non plus, d'autant plus qu'elle n'avait plus son mot à dire après tout ce qui était arrivé. Elle avait juste été un peu surprise, étant donné qu'il n'avait jamais montré d'intérêt en la matière, mais point. Le fait que ce soit un mec ne lui avait même pas fait hausser un sourcil ; comme dit précédemment, elle s'en foutait royalement. Natsume grandissait, point, et elle l'admettait sans soucis, même si elle regrettait un peu l'époque où il la regardait sans cette rancune brûlante dans les yeux.

Elle ne savait pas si il la connaissait, et pour cette raison, ne dit rien. Si il ne la reconnaissait pas, alors elle pourrait partir sans demander son reste, et faire comme si de rien n'était, ce qui lui éviterait à coup sûr un moment awkward et peut-être une conversation qui se promettait d'être bien chiante à ses yeux. Elle l’espérait, même, sauf que son souhait ne fut pas exaucé ; le sourire qui se dessina sur son visage en disait bien assez. Mentalement, elle pesta et jura, pressée que cette altercation se finisse aussi vite qu'elle avait commencé : pas qu'elle était mal à l'aise et désirait juste partir, mais si. Il prit sa main et se releva, avant d'exprimer vocalement le fait qu'il savait effectivement qui elle était. Bon, merde, c'était cramé pour se casser incognito. En même temps, elle aurait dû se douter qu'il devait au moins avoir une connaissance partielle d'elle, vu sa relation avec le lapinou et ce qui était arrivé il y a peu. Mais l'espoir rend con, très con, et dans ce cas-là elle n'avait pas failli à la règle.
Apparemment, il la cherchait. Pas que Nagisa soit surprise, hein. Elle s'en doutait un peu, mais l'idée d'une conversation avec lui ne la tentait pas plus que ça : elle n'était pas assez stupide pour ne pas penser qu'il devait avoir un avis assez négatif sur elle, et elle se passerait des reproches, merci bien. Elle n'avait pas besoin de ça en plus dans sa liste de soucis déjà longue comme un bras. Pour tout dire, elle s'apprêtait à lui dire assez sèchement qu'elle avait autre chose à faire et allait tout suite repartir à ses affaires, mais voilà qu'il demandait qu'elle lui accorde un peu de temps. Les sourcils de Nagisa se froncèrent et ses yeux, désormais plus froids et critiques, se posèrent sur l'adolescent. Elle ne savait pas pourquoi, mais il l'agaçait déjà. Elle n'alla pas chercher le pourquoi, d'ailleurs, et se contenta de faire signe à Wade et Xavier de revenir à ses côtés. Partir semblait être un très bon choix, et elle allait s'empresser de le mener à bien. Elle avait d'autres chats à fouetter que de satisfaire la curiosité mal placée d'un gamin quelconque, après tout.

Quand il lui fit signe de le suivre dans une ruelle, elle secoua négativement la tête et fit un pas de l'autre coté pour partir, mais Xavier lévita jusqu'à son épaule pour lui faire signe de rester, en appuyant assez fermement d'ailleurs. La jeune femme considéra le Neitram avec calme mais aussi un peu d'arrogance, détestant qu'on lui donne des ordres ou qu'on lui dise ce qu'elle avait à faire, surtout sur des décisions qui ne concernaient qu'elle. Toutefois, lorsque Wade se mêla aussi à cette affaire en lui faisant signe de suivre l'adolescent, elle reconsidéra l'idée.
Tu fais chier, Xav. Vraiment.
Le Neitram n'eut comme réponse qu'un regard désintéressé. Nagisa poussa un long soupir exaspéré et suivit, surtout à contrecœur et en fusillant bien du regard son starter qui la poussait à prendre des décisions tout particulièrement idiotes, le copain de son frangin, avec la ferme d'intention de mettre rapidement un terme à cette singerie. Elle haussa tout juste les sourcils lorsqu'il les mena dans un gymnase désaffecté, se demandant si il cherchait volontairement à créer un décor digne d'un film d'horreur bien gore et stupide, mais interprétait sûrement un peu trop les choses. Enfin vous comprendrez que dans un silence complet, on a tendance à se faire chier et donc laisser le cerveau faire des rapprochements plus ou moins cons. Ou du moins, c'était une de ses habitudes. Bref, nous divaguons (encore).

Il finit par s'asseoir sur une pile de cartons, ce qui lui fit se demander quel était l'intérêt hormis se donner l'impression d'être plus grand, mais elle ne le fit pas remarquer, n'ayant pas que ça à faire. Elle mit ses mains dans ses poches, le fixant d'un regard vaguement blasé, peu intéressée par ce qu'il avait à dire mais écoutant tout de même par simple politesse, principe que sa mère avait eu bien du mal à lui inculquer. Selon ses propos, il devrait la haïr pour la peine qu'elle avait amené à Natsume ; soit, ça, elle voulait bien le comprendre et l'admettre sans mal, étant du même avis. Elle se demandait par ailleurs ce qui faisait qu'elle n'avait pas déjà le droit à une avalanche de reproches, ce à quoi elle s'attendait et qu'elle aurait trouvé logique, venant du petit-ami de son frère à qui elle avait causé autant de tort ce mois-ci. Elle s'en serait fichu, et aurait peut-être tout de même considéré l'adolescent sous une lumière plus positive, étant donné qu'elle aurait estimé que ça aurait été une bonne réaction à ses yeux. À ses yeux, hein. En réalité, pas sûr que ça serve à quoi que ce soit et que ce soit très intelligent ou même mature, mais Nagisa n'était pas intelligente ou mature, alors ça réglait le problème.
Apparemment, il voulait entendre sa version des faits. Elle l'écouta, toute aussi calme que lui, et attrapa un carton qu'elle tira jusqu'à elle pour s’asseoir dessus, rien que parce qu'elle sentait que ce serait une longue discussion et qu'elle avait envie de reposer son derrière. Chacun ses priorités, on va dire. Et les questions pleuvent, mais à chacune d'entre elles, Nagisa fronce un peu plus les sourcils, jusqu'à finir par afficher une expression blasée au possible, presque méprisante. Elle prit quelques secondes pour répondre tandis que Wade et Xavier s'installaient derrière elle, attentifs.

« Et je devrais te le dire parce que... ? »

Son ton est condescendant, carrément moqueur. Elle leva les yeux au ciel, déjà agacée par ce tournant de situation qu'elle n'appréciait pas.

« J'ai peut-être mes raisons, qui sait... ? Mais dans le cas où tu aurais raison et où il y aurait bien une explication, et là encore ce ne sont que des conjonctures – mais son rictus en disait long sur la réalité des choses et elle le savait pertinemment mais c'était là pure provocation –, alors pourquoi devrais-tu le savoir alors que le principal concerné ne serait pas au courant... ? »

Elle laissa flotter le silence quelques instants, rien que pour ses propos aient un peu plus de poids, mais reprit bien vite la parole, ne voulant pas laisser à l'autre l'occasion de répliquer dans l'immédiat : à son tour de parler, maintenant.

« Je ne te dois aucune explication. Le seul qui a ce droit sur cette île, c'est lui. Mais il a largement eu l'occasion de me parler il y a peu, enfin ça tu dois le savoir... Alors pourquoi ne vas-tu pas lui demander toi-même... ? »

Elle prit une dernière bouffée de sa cigarette à laquelle elle n'avait pas touché depuis tout à l'heure, avant d'expirer calmement la fumée et d'écraser son mégot à terre. Finalement, elle bailla avant de conclure ce qu'elle tenait à dire.

« Il y a des réponses qu'il vaut mieux ne pas chercher, de toute façon. Mais qui sait, après tout, il n'y en a peut-être pas. »

Elle gloussa amèrement, amusée et agacée à la fois. Pour elle, cette situation était tout bonnement grotesque et ridicule, en plus d'être une perte de temps phénoménale, et ce n'était pas le fait qu'elle le trouvait de plus en plus peu appréciable qui allait changer son avis. Elle ne s'interrogea pas énormément sur la raison d'un pareil ressentiment, et se dit que ce devait juste être à cause de sa curiosité mal placée. Là encore, elle se mentait à elle-même, car la sensation froide dans sa poitrine était bien trop familière à Nagisa pour qu'elle en ignore la signification. Toutefois, elle avait la détermination pour le faire : là était sa stupidité.

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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Mer 31 Déc - 3:26



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Samaël Enodril



Parce que... je te le demande ?
Il savait que la faire parler ne serait-ce pas chose facile. Il a imaginé même le cas où elle ne voudrait rien lui avouer, que ce soit parce qu'elle n'aurait pas souhaité s'entretenir avec lui ou parce qu'elle aurait considéré qu'il n'avait pas à se mêler de se genre de chose. Et elle aurait eu raison, quelque part. Mais pourtant, depuis que Samaël sort avec Natsume, il considère que ses affaires sont également les siennes. Quand il a des problèmes, il en a aussi. En même temps, il ne pourrait rester indifférent aux malheurs de son copain. Le voir peiné lui déchire à chaque fois le cœur et si jamais il a la capacité de lui remonter le moral ou de l'aider en quoi que ce soit, il le fait, sans hésiter un seul instant ; parce qu'il l'aime et qu'ils sont amenés à partager leurs vies. Mais il ne se faisait pas d'illusion : il savait qu'il n'obtiendrait pas de réponses aussi aisément qu'il le voudrait. Il comprend qu'elle ne veuille pas lui livrer de telles informations ; même si c'est le petit-ami de Natsume, Nagisa et Samaël ne se connaissent pas tellement entre eux, et c'est pas faute de l'avoir voulu. Si l'Enodril n'a jamais été contre le fait de rencontrer la grande sœur du lapin, il semblerait que le désir ne soit pas vraiment réciproque, pour une raison que Sam ignore, d'ailleurs. Il se demande bien en effet ce qu'il a pu faire pour être autant peu apprécié alors qu'il sait que Nagisa aime son petit frère. Mais pour lui, si tel était vraiment le cas, alors il aurait pensé qu'elle serait un peu plus intéressée que ça par le fait d'avoir un tête-à-tête avec le copain du cadet. Déterminés à rester unis quoiqu'il arrive, les deux adolescents sont quand même destinés à vivre ensemble. L'Enodril ne voit donc pas pourquoi ce qui pourrait empêcher l'aînée de l'aimer un tant soit peu alors qu'il est censé faire le bonheur du plus jeune des Shimomuras.

Il ne peut contenir un soupir discret devant la situation. C'est drôle, juste avant qu'elle ne le reconnaisse, elle semblait plutôt accueillante ; elle s'est même excusé, rejetant la faute sur la bêtise de son Pokémon. Là, c'est limite si ça aurait été à cause du nounours si le Porygon l'aurait bousculé. Au fond, il ne cherche pas à se faire apprécier de Nagisa, mais c'est sûr que ça aide pas pour qu'il ait ce qu'il veut. Jouant avec ses rictus et ses grands airs provocants, autant dire qu'il n'est pas très impressionnant, face à elle ; et ce n'est certainement les quelques cartons sur lesquels il s'est assis qui feront la différence. Mais de toute façon, cela n'a rien à voir : il avait juste envie de poser son arrière-train quelque part.

Cela le gêne de se l'avouer, mais elle n'a pas tort. Pourquoi est-ce qu'elle lui en parlerait alors que Natsume lui-même n'est pas au courant ? Est-ce qu'elle trouve bizarre le fait qu'il ait décidé de lui parler dans le dos de son petit-ami ? Il aimerait avoir une bonne raison à sa présence ici, mais il ne trouve pas d'argument qui pourrait satisfaire Nagisa, si du moins il en existait un de sa part qu'elle trouverait valable, et encore, là, il en doute. Il ne peut néanmoins pas la forcer à parler, et le fait qu'elle ne veuille rien lui dire le frustre intérieurement. Sam considère de toute façon que ce n'est plus du ressort de Natsume. Il ne veut plus rouvrir une plaie qui a déjà eu tant de mal à se fermer. Ce n'est pas qu'il ouvrirait celle de Nagisa sans remord, il n'est pas cruel, quand même, mais il a cru que ça serait plus simple de faire sortir quelque chose de l'aînée. Apparemment, ce n'est pas aussi simple qu'il le pensait, et même s'il entretient avec le lapin la relation la plus avantageuse en tous points, il s'en voudrait de profiter de leur lien à cause de sa curiosité déplacée. Il ne peut pas aller demander au principal concerné ; tout simplement parce que cette histoire est derrière lui et que l'Enodril a le sentiment que ce n'est pas tout à fait le cas pour la plus âgée. Ne pourrait-il pas l'aider en retour, d'ailleurs ? Elle a peut-être les informations qu'il recherche, mais en attendant, alors que Nagisa est celle dont l'éleveur veut s'éloigner le plus, Sam est sans doute qui est le plus proche de lui. Ils ont chacun un avantage par rapport au désir de l'autre, mais c'est pour l'instant l'adolescent qui est en état de faiblesse.
Si son gloussement et son désintérêt pour la situation l'irritent de l'intérieur, il n'en montre rien. Il s'imagine que cela lui ferait sans doute plaisir de voir qu'elle l'agace. Mais Sam est loin d'avoir dit son dernier mot, et il toise la jeune femme avec plus de sévérité dans le regard, et même un peu d'amusement.

- Tu acceptes de parler à quelqu'un qui ne veut plus te voir mais tu refuses de me répondre alors que je suis le seul à te poser des questions ?...

Il aurait dû s'y attendre, mais ça ne va pas dans le sens qu'il espérait. Pas qu'il pensait qu'elle consentir à lui donner ce qu'il veut d'un claquement de doigt, mais ça sera peut-être plus difficile de la faire parler qu'il ne le pensait. Son acharnement est ridicule, il en est conscient, mais c'est comme si c'était devenu vital, pour lui. Parce que ça concerne Natsume, et que Natsume est devenu lui-même vital.
Il se maîtrise assez pour ne pas se crisper devant elle, et descend finalement de son perchoir pour mettre pied à terre et être ainsi à sa hauteur.

- Qu'est-ce qui te fait dire que je n'ai pas le droit d'en savoir un peu plus ? Est-ce anormal que je veuille me renseigner ? Pour Natsume, c'est du passé. Il a tourné la page et il faut que tu t'y fasses. Dis-toi que plus vite je saurai et plus vite tu seras débarrassée de moi.

Inconsciemment, son ton est légèrement devenu plus sec. Ses dents se serrent, comme s'il se retenait de mordre. Mais il doit se calmer et garder son sang-froid. Se rend ridicule devant Nagisa est bien la dernière chose qu'il voudrait. Il n'est déjà pas très fin, ni très imposant, mais ça serait le pompon s'il réussissait à s'humilier tout seul et à devenir plus pathétique qu'il ne l'est déjà. Il doit se montrer résistant et ne pas se laisser influencer par le rictus de l'autre, ni ses ricanements moqueurs à son égard. Si le japonais était là, il est sûr qu'elle ferait moins le fier. Mais il doit se débrouiller tout seul avec ses histoires ; pas la peine de mêler son petit-ami là-dedans alors qu'il ne ferait que l'embêter.

- Car c'est bien ce que tu veux, non ?... J'ai bien remarqué que tu ne m'appréciais pas beaucoup. J'estime avoir le droit de savoir pourquoi.

Ses yeux dorés ne la quittent pas une seconde, devenus plus froids que tout à l'heure. Cela contraste bien avec sa bonne humeur du moment où il s'est fait bousculer, mais il a bien vite compris que ce n'était pas en jouant les nounours chaleureux qu'elle allait se laisser amadouer. Quoique Sam comptait vraiment faire preuve de sympathie, mais il a vu que ça n'allait pas l'aider. Elle ressemble un peu à Natsume au niveau du caractère, et ils font partie de la même famille, mais si les 'charmes' de l'Enodril ont conquis le plus petit, cela ne sera pas aussi simple de faire flancher la grande.

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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Mer 31 Déc - 18:30



Que le monde est petit

Feat Samaël Enodril

Elle sait pourquoi elle ne l'aime pas, au fond. Pourquoi voir ce gamin lui hérisse le poil dans le mauvais sens, pourquoi elle a tant envie de lui beugler de partir et de le détester sans retenue. Nagisa est, comme la grande majorité de l'humanité, immensément stupide, mais ça ne l'empêche pas, au fond, de se douter du pourquoi d'un dégoût aussi intense envers quelqu'un qui ne lui avait rien fait, et s'était même montré plus que cordial avec elle (quoique quelques notions de savoir-vivre devaient être revues, mais venant de sa part c'était d'une hypocrisie monstre). Elle en est jalouse, de ce gosse. C'est affreusement pathétique, mais le monstre aux yeux verts n'a jamais été aussi puissant que quand elle le regarde, et pense au fait que tous les plus grands sourires de son petit frère qu'elle a protégé avec acharnement durant toutes ces années, qu'elle a considéré et considère toujours comme la personne la plus importante dans son monde, pour qui elle serait prête à mourir sans la moindre once d'hésitation, étaient dirigés vers cet adolescent qu'il n'avait pourtant rencontré qu'après juin, au moins. Et elle meure de jalousie en pensant que ce n'est plus dans ses bras à elle qu'il se réfugie mais dans ceux de ce morveux, et que le lapin préfère imaginer son futur avec lui qu'avec sa propre sœur. Car elle le connaît, et elle connaît aussi la vérité. Natsume avait été assez clair la dernière fois, après tout ; il ne souhaitait plus la voir, et il ne pouvait pas lui pardonner. Une affirmation claire et précise, glaciale et dénuée de doutes, et qui avait achevé de briser tous les espoirs de Nagisa pour essayer de reconstituer le peu de famille qu'il lui restait, soit une seule personne. Pas qu'elle se fichait de la quantité, mais perdre le peu qu'elle avait, c'était suffisant pour l'enfermer dans une bulle de mépris envers le monde.

'Voleur' hurle une partie d'elle-même, mais une autre sait pertinemment que ces pensées stupides et égoïstes ne sont rien d'autre que le miroir de ce qui lui passe par la tête ces temps-ci et de l'amère sensation d'avoir perdu son petit frère à cause de sa propre stupidité. Ce mot qui passe dans son esprit suffit à lui faire prendre conscience de ce qu'elle pense et elle affiche la poker face la plus neutre du monde pour ne pas laisser la frustration qu'elle ressent envers elle-même se montrer au grand jour. Depuis toute petite, elle a toujours été jalouse, a toujours eu peur d'être délaissée ou remplacée, alors maintenant que cette crainte est devenue réalité, sa jalousie est plus puissante que jamais. Impossible pour elle de considérer l'adolescent sous une lumière positive, maintenant. C'est stupide et hautement puéril, mais elle n'est pas surhumaine et ne peut pas lutter contre ses propres émotions, même si cela l'enrage. C'est donc avec une pointe de mépris dans le regard qu'elle l'observe, non sans une certaine condescendance qui énervait n'importe qui de sain d'esprit.
Ils sont deux à se considérer froidement maintenant ; pas que ça dérange Nagisa qui a l'habitude de ce genre de regard porté sur elle, surtout que le déplaisir est mutuel. Il ne l'impressionne pas, mais là encore, plus personne ne l'impressionne : à force d'avoir vécu en survivant et en se battant contre des personnes trois plus fortes qu'elle, il n'y a plus grand chose qu'elle craint, et l'une de ces choses est déjà arrivée, alors elle ne réagit même pas. Elle hausse un tout petit petit les sourcils d'un air désintéressé, mais rien de plus. Même ses réactions ne l'amusent plus alors qu'elle est pourtant de naturel moqueuse et que les réactions négatives des autres ont tendance à la faire glousser et rire, d'une façon presque cruelle. Sauf que maintenant, elle a juste envie qu'il se casse et qu'il la laisse aller soigner la plaie qu'il rouvre, et ce au plus vite. Elle trouverait bien quelque chose à faire : au pire, elle pouvait aller se défouler contre un punching ball ou faire la fête, même si elle n'était pas très tentée ces derniers jours.

Sa provocation lui fit serrer les dents, et elle se retint de toutes ses forces de ne rien montrer quant au fait que ses propos avaient touché le point sensible bien trop évident et qu'elle supportait assez difficilement le coup. Le rappel qu'il ne voulait plus le voir suffit à l'agacer encore un peu plus, et elle réussit miraculeusement à ne pas montrer davantage d'émotions qu'un bref instant de colère. Elle aimerait bien répondre maintenant, mais elle doit écouter avant de parler parce qu'il serait inutile de s'emporter, et ce serait pour elle une défaite dans cette bataille verbale qu'elle refuse de perdre : sa fierté (démesurée) ne s'en remettrait jamais.
Il descendit alors, continuant à parler d'un ton sec, mentionnant le fait que Natsume avait tourné la page et qu'il fallait 'qu'elle s'y fasse'. Ces mots suffirent à mettre de l'huile sur les flammes de sa colère et son regard se fit alors pendant un instant incendiaire. Toutefois, en se rappelant que l'énerver était sûrement ce qu'il cherchait, elle se reprit en mains. Inutile de s'agacer aussi vite, même si elle était de nature colérique et qu'elle doutait de sa capacité à résister très longtemps à l'envie de s'énerver.
Et pourquoi ne l'appréciait-elle pas... ? Elle ne pu s'empêcher de glousser à l'entente de ces propos, avant de rire franchement, comme si il avait dit quelque chose de très amusant. En un sens, sa naïveté quant à ce qui lui passait par la tête l'amusait vraiment, et d'un autre côté elle riait aussi d'elle-même, étant donné qu'elle savait plus que bien à quel point ses émotions étaient stupides. Doublement stupides, donc doublement drôles ; c'était aussi simple que ça pour elle.

« Allez, une petite énigme que je te laisse : t'as qu'à trouver tout seul, ça t'occupera mieux l'esprit que ta curiosité mal placée. »

Elle passa une main dans ses cheveux en silence, avant de l'observer d'un air méprisant.

« Que je sache, je n'ai pas à te parler parce que tu as la gracieuse gentillesse, contrairement à mon frère, de venir me poser des questions personnelles hautement indiscrètes. Remballe un peu ton ego, minus. »

Xavier et Wade, inquiets de la tournure plus qu'acide de cette conversation et surtout du ton de leur dresseur, se regardèrent d'un air anxieux, connaissant suffisamment Nagisa pour savoir que ce comportement n'était pas bon signe, et indice qu'elle allait peut-être faire quelque chose de stupide et de mauvais.

« Bien sûr que je veux que tu te casses. Tu te ramènes en me posant des questions sur des choses qui ne regardent que moi, exige que je te réponde, et tu trouves amusant de ramener à la surface des choses qui ne devraient pas l'être. Tu ne voulais pas une couronne de fleurs, non plus ? J'ai heurté ta sensibilité, à ne pas t'accueillir avec des larmichettes et des grands sourires faux-cul ? Tu me demandes bien trop pour quelqu'un qui a déjà assez. »

En réalisant ce que ces derniers mots insinuaient, elle se gifla mentalement et se dépêcha de dire autre chose pour faire oublier ses propos, s'insultant intérieurement d'une pareille bêtise. Révéler ses pensées à ce gamin était quelque chose qu'elle refusait absolument.

« Il a tourné la page.... ? Allons. Tu devrais savoir mieux que quiconque que c'est impossible pour n'importe qui ayant vécu quelque chose du genre de totalement oublier et de ne plus rien ressentir. Ça, c'est un joli mensonge qu'on raconte aux gens pour qu'ils arrêtent de se plaindre. Je lui laisse quatre mois avant qu'il ne commence à sentir que quelque chose cloche. J'y mettrais ma main au feu. »

Tandis que Xavier venait poser sa tête sous la main de Nagisa pour réclamer des caresses dans le but d'attendrir sa dresseuse et la calmer, il en profita pour inspecter discrètement l'esprit de celle-ci. Devant l'idée qu'il voyait germer dans sa tête toutefois, il eut un sursaut d'épouvante, et aussi de pitié. Quelque chose lui disait que si ça continuait, elle n'allait pas tarder à en arriver aux grands moyens...

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Dim 4 Jan - 5:28



Que le monde est petit


Feat Nagigi

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S'il s'est promis de garder son calme, il y réussit avec beaucoup de peine, et encore. Il lui en faut beaucoup pour le mettre en colère, mais il trouve le comportement de Nagisa à son égard purement injuste. Il n'est pas stupide au point de croire que cela va s'arranger, et même lui peut voir qu'il ne fait que l'agacer encore plus, mais même s'il l'oblige en quelque sorte à rouvrir une plaie qui doit être douloureuse pour elle, il trouve sa réaction exagéré. Il ne l'a jamais forcé à le suivre, après ; rien ne l'empêche de partir d'elle-même. Même s'il s'est promis de tout faire pour ne pas qu'elle s'enfuie, il se rend compte que ce n'est pas en la gardant ici qu'il pourra entendre ce qu'il veut. Bien sûr, elle a toutes les raisons de ne rien lui révéler ; ce n'est pas faux de dire que ça ne le concerne pas, mais s'il est destiné à vivre auprès de Natsume, il se doit de connaître la vérité, à son sens. Il aurait pu en parler au concerné directement, mais il ne voulait pas l'embêter plus que ça avec cette histoire alors qu'il a déjà assez souffert comme ça, ce que Sam a l'impression que Nagisa n'a pas l'air de remarquer, ou du moins pas assez. Ce n'est pas comme si c'était capital qu'il sache, mais si ça a tant fait du mal à son petit-ami, il juge que c'est assez important pour qu'il soit au courant. Et pourtant c'est toujours avec cette lueur agressive dans le regard qu'elle le toise, signe qu'il a touché un point sensible, apparemment.

Malgré tout, elle continue de se moquer de lui, et lui rit même au nez, comme s'il avait dit quelque chose d'amusant. Mais Sam ne peut pas la faire taire ; il avoue lui-même qu'il est plutôt ridicule et pathétique, à vouloir à tout prix connaître des réponses. Elle est en situation de force, malheureusement pour lui. Doit-il renoncer ? Doit-il abandonner ses principes et trouver une autre solution ? Non ; car il n'y en a pas. Il aime bien trop Natsume pour passer à côté de pareils 'détails' et il ne croit pas avoir assez de courage pour aller lui demander directement, s'il n'arrive pas au bout de son interrogatoire, qui semble tourner à son désavantage.
Une énigme, allons bon. Lui qui n'a jamais été doué pour ce genre de chose, ce n'est pas avec ses quelques neurones atrophiés qu'il y parviendra. Mais il n'a en plus pas que ça à faire, de chercher par lui-même. S'il avait été un peu plus intelligent, sans doute qu'il aurait déjà compris depuis le début, mais il ne retient que son ton acerbe et le fait qu'elle le déteste. Mais il a compris au moins que Natsume n'était pas étranger à ce sentiment. Ou alors, peut-être qu'elle n'aime pas les perdants, tout simplement.

Cheza et Smaug sont en retrait, mais même eux remarquent bien que leur dresseur pourrait facilement craquer. Nagisa ne cache clairement pas sa rancœur et n'hésite pas à rabaisser même le cadet, l'accusant de poser des questions intrusives. Mais que bien dire Sam contre ça, alors qu'il sait que c'est elle qui a raison ? Est-ce qu'il a d'assez bons arguments pour rivaliser avec la Shimomura ? Il commence à en douter. Mais il n'a pas dit son dernier mot, et ce n'est certainement pas des insultes qui vont le faire flancher. Il doit trouver quelque chose à riposter, même si de toute façon il ne pourra pas répondre avant qu'elle n'aie fini, et elle en a encore, des choses à dire. De son côté, il l'écoute, et réfléchit en même temps à son 'énigme', même s'il estime que le principe est hautement débile ; mais sa curiosité le pousse à aller chercher la raison qui fait qu'elle le déteste et il peut être très obstiné, quand il veut. Peut-être qu'elle se méfie de moi et qu'elle ne veut pas que j'approche Natsume, de peur que je ne le blesse...
Il n'est pas dupe. Il sait que Nagisa aime son petit frère malgré tout ce qu'il a pu dire d'elle et ce qu'il sait déjà. C'est justement pour cette raison qu'il est venu ici pour lui parler et qu'il tient enfin une occasion de tirer tout ceci au clair. Est-ce que ça libérerait un poids dans le cœur de l'éleveur, s'il savait que sa sœur avait de bonnes raisons de partir ? Ou alors au contraire, si Natsume n'a jamais voulu en savoir davantage, alors qu'elle dit qu'il est le seul à qui elle parlera.

Mais le traiter de 'minus' ne lui suffit pas. Et la suite ne fait que viser toujours plus juste. S'il a des tas de raisons de lui en vouloir, elle en a des tas de garder le silence. Il serre les dents pour ne pas à avouer qu'il doute de ses capacités à la faire céder. Il ne sait rien de ses sensibilités, mais il a de la volonté, et il compte ne pas abandonner avant d'avoir tout essayé. Non, tu n'es pas la seule que ça regarde. Pense à celui que tu as blessé.
« Tu me demandes bien trop pour quelqu'un qui a déjà assez »
Si cette phrase résonne dans sa tête et est considéré comme une gaffe pour son interlocutrice, il ne sait pas comment la considérer. Oui, c'est vrai, il n'arrête pas de dire qu'il est chanceux, donc dans un sens, il a assez, même plus que nécessaire. Mais il ne voit pas où elle veut en venir ; jusqu'à ce qu'il comprenne qu'elle parle sans doute de Natsume. Toi aussi, tu aurais pu avoir assez. Est-ce que tu es sûre qu'il n'y avait pas une solution plus simple que celle que tu as choisie ? Malgré tout ce qu'elle peut penser et dire de lui, il continue de la prendre en pitié. Il ne peut nier que d'eux deux, c'est elle la moins gâtée. Mais pour l'instant, même si c'est cruel de croire ça, l'Enodril estime que tout ce qui arrive à Nagisa est justifié. Pour lui, c'est elle qui s'est mise dans cette situation, parce qu'il la sait aujourd'hui de caractère bien trempée. Il devine néanmoins que c'était différent avec Natsume. Voir Nagisa agir comme une aînée gentille et affectueuse... Le dresseur voudrait bien voir ça, tient, au lieu du mur au regard glacé qui lui en veut à tel point qu'il semble être la source de tous les malheurs, pour elle. Si Samaël était instable, du moins bien plus que d'habitude, il hurlerait à quel point son point de vue est insensé. Mais si l'un des deux doit crier, ce sera elle. Se ridiculiser en explosant le premier est bien la dernière chose qu'il voudrait faire.

Alors si sa tension était montée en flèche, elle redescend progressivement, et heureusement, sa Bulbizarre s'approche davantage de lui pour tenter de l'apaiser avec ses lianes. L'enolian pose une main sur sa tête et il la caresse doucement, sans lâcher d'une semelle la jeune femme méprisante. Cependant, la noirceur de ses yeux a disparu pour afficher un regard neutre, sans animosité. Ne pas montrer son agacement, ça ne devrait pourtant pas être si compliqué... En temps normal, ce n'est pas compliqué. Mais il a devant lui une adversaire plutôt coriace dont les mots sont aussi venimeux que ceux d'un serpent, et il a plutôt l'impression qu'il perd de plus en plus de terrain, et il n'a toujours pas résolu sa foutue énigme.
Si ses oreilles auraient pu, elles se seraient brusquement dressées sur sa tête, dans un mouvement intéressé : car lorsqu'elle continue de parler, toutefois, c'est comme si quelque chose venait de s'allumer dans la tête de l'adolescent et que cela devenait par conséquent plus clair. Ses prunelles dorées s'animent d'un coup d'un vive éclat.

- Un joli mensonge... Ou ce que tu espères ?...

Ses deux Pokémons le scrutent, surpris, n'ayant jamais vu leur dresseur aussi sévère.

- Et comment peux-tu prétendre ce que je devrais savoir ou pas ? Tu ne peux pas savoir...

Puis, il fronce les sourcils, un air déjà plus sérieux et moins vide ou meurtrier que tout à l'heure. Un air accusateur, comme s'il venait de capter quelque chose, d'avoir trouvé finalement la réponse.

- Tu ne peux pas savoir parce que ta jalousie t'empêche de voir.

La jalousie. Il a trouvé. Il l'avait sur le bout de la langue et il l'a enfin trouvé. La jalousie. Celle qui rongeait Nagisa et qui l'empêchait d'avoir un avis positif sur lui dès le début.

- Parce que je suis plus proche de ton frère que tu ne le seras jamais, tu as osé me juger sans me connaître. Parce que tu jalouses le lien étroit que j'ai avec lui.

Il s'arrête un instant, espérant donner à ses paroles plus d'impact. Mais son regard se perd dans le vide lorsqu'il se rend compte aussitôt que cette révélation lui provoque autant de colère que de peine, et ses poings se serrent. Il n'était pas conscient avant, mais même si ce n'est pas illogique de la part de Nagisa au final, il a envie de frapper dans le mur pour laisser sortir sa frustration. Il n'essaye même pas de garder son calme, tant il trouve ça partial, illégitime, d'être traité de cette façon et de se faire détesté pour un mal qu'il n'a pas commis.

- C'est injuste ! Tu ne peux pas me détester simplement parce que je suis auprès de Natsume et qu'il m'aime ! Je le connais peut-être depuis moins longtemps, mais j'ai toujours été là quand il a eu besoin de moi !

Il pourrait presque exploser, là. Mais pour l'instant, il ne crie pas assez pour qu'on dise de lui qu'il a perdu tout son calme. S'il y a bien une chose qui le satisfait à l'instant, c'est que même s'il n'a toujours pas réussi à la faire parler, il a au moins la satisfaction d'avoir répondu à son énigme et d'avoir enfin d'autres arguments pour se défendre. Il ne peut pas nier cependant qu'il a comme un creux à la poitrine. Il n'aurait jamais pensé qu'on puisse avoir une opinion aussi mauvaise que ça uniquement parce qu'il est le copain de Natsume. Cela lui semblait déjà assez improbable qu'on le jalouse à la base...
Il reprend son souffle, mais contrairement à il y a moins d'une minute, il maîtrise à peu près sa colère, et si l'incompréhension et la stupeur se lisait dans son regard jusqu'alors, il n'y a plus que de la détermination, et de l'irritation, ainsi qu'une flamme qui vient briller dans ses pupilles et anime sa conviction de lui dire une dernière chose.

- Alors c'est vrai, je suis peut-être un minus, un morveux, appelle-moi comme tu veux. Mais le 'minus', comme tu dis, a réussi à gagner le cœur de Natsume et à le garder ; et ça, tu ne pourras jamais le changer.

Il ne sait pas d'où lui est venu tout ça, mais c'est finalement sorti. Il n'a rien contre Nagisa, malgré tout ce qui s'est passé. Mais elle doit comprendre une chose : ce n'est certainement pas en mettant son copain à dos qu'elle pourra de nouveau renouer des liens avec son frère.

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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Dim 4 Jan - 23:31



Que le monde est petit

Feat Samaël Enodril

C'est abject de sa part, mais Nagisa ne peut nier qu'elle est considérablement amusée par toute cette situation, en fin de compte. Surtout amèrement en fait, parce qu'au final tout cela lui paraît bien ridicule et qu'elle rit autant d'elle-même que de lui, de tout et de ce qui les avait amené ici aujourd'hui. Elle ne peut pas s'en empêcher, et n'en a pas envie de toute façon : que ce soit son comportement ou bien le hasard qui faisait tellement bien les choses qu'elle se demandait parfois si ce n'était pas un peu trop gros, les situations incongrues s’additionnaient sans jamais s'arrêter et Nagisa n'en était même plus lasse maintenant, ou du moins elle l'avait tellement été qu'elle était dorénavant immune face à celle-ci et ne pouvait plus qu'en rire. C'était comme ça qu'elle vivait sa vie depuis qu'elle était enfant de toute façon : à force de pleurer, elle s'était rendue compte que ça ne servait à rien et elle préférait partir dans des éclats de rire plutôt que de laisser les événements de la vie la toucher. Chacun sa façon de gérer, de toute façon, et puis elle devait avouer que voir ce gamin galérer à comprendre la divertissait bien, même si c'était sadique de sa part et qu'elle l’assumait sans la moindre honte. Elle n'était pas là pour faire dans la niaiserie et la gentillesse de toute façon, et surtout pas pour cacher ses véritables pensées ; elle avait passé trop de temps à les dissimuler qu'elle refusait dorénavant toute sorte de mensonge sur ce sujet. C'était peut-être pour cela qu'elle lui avait donné un indice sur ce qu'elle pensait de lui sous la forme d'une 'énigme' : elle pouvait à la fois avoir la satisfaction de ne rien avoir caché, et aussi le plaisir de le voir galérer à comprendre, car puérile comme elle était, elle estimait que c'était une vengeance tout à fait justifiée pour ce caprice qu'il lui faisait. C'est qu'elle était fière d'elle en plus de ça, cette saleté.

Il n'a pas tort en disant qu'elle espère un peu égoïstement que Natsume n'ait pas complètement tourné la page, puisque cela voudrait par conséquent dire que son petit frère ne pourrait pas indéfiniment l'ignorer ou l'avoir définitivement effacé de sa vie. Mais toutefois, il n'a pas complètement raison non plus : les propos de Nagisa ne sont pas seulement motivés par ses intérêts et ses envies, mais aussi par sa vision de l'humanité et de la condition humaine en générale, car l'homme, selon elle, ne peut complètement se débarrasser de son passé quand on pense que c'est celui-ci qui le construit : ce serait d'une arrogance juvénile que de croire le contraire. Mais néanmoins, elle se demande si l'éleveur ne réussirait pas à ne plus ressentir que de la lassitude pour ces moments passés, ce qui voudrait dire qu'il pourrait effectivement continuer sa vie sans se soucier de ce qui s'était passé avant. Mais là encore, tout n'était que théories et Nagisa, aussi vive d'esprit qu'elle était, n'était pas du genre à apprécier de se prendre la tête trop longtemps si elle ne voyait pas d'intérêt direct à cela. Ainsi donc, elle ne fit que lever les yeux au ciel devant ce que dit l'Enodril, n'ayant pas envie de partir dans un débat sur ce sujet, d'autant plus qu'elle avait comme l'impression que le débat en question serait stérile vu qu'ils n'arriveraient probablement jamais à se mettre d'accord, l'une par refus absolu d'admettre que ce morveux avait tort, et l'autre par entêtement et conviction.
Comment pourrait-elle savoir, effectivement ? La question était légitime, mais à cela, Nagisa eut un sourire arrogant, narquois et moqueur tout à la fois. Elle ne se retint pas de glousser tant elle trouvait ça drôle, et que le sentiment de supériorité qu'elle ressentait quant à sa connaissance de la façon de penser de Natsume ne faisait qu'empirer. Elle savait parce qu'elle l'avait vu grandir, changer, qu'elle savait comment il fonctionnait et quelle était la suite logique de ses actions, car elle l'a déjà vu tant de fois agir qu'elle savait par avance ce qui arriverait inéluctablement. Mais elle ne dit rien pour l'instant, souhaitant voir jusqu'à quand il parlerait. Et puis elle attendrait : elle avait peut-être une politesse et une courtoisie qui laissaient à désirer, mais au moins elle savait que couper la parole n'était pas très gentil. Et puis en étant honnête, elle trouvait ça presque jubilatoire de le laisser voir que non, tout n'était pas fini et que inévitablement, Natsume finirait par ressentir un malaise ; c'était tellement prévisible qu'elle en riait presque intérieurement. Très satisfaite d'être la seule à être capable de deviner cela et de pouvoir se dire arrogamment que ce n'était pas le gamin qui allait prévoir ça, elle se dit qu'elle devrait presque se taire sur ce point, rien que pour avoir le plaisir sadique de lui dire un jour « j'avais raison ». Et la narratrice se retient de lui envoyer un parpaing dans la face, mais mine de rien ça devient très difficile.

Mais finalement, il finit par comprendre, en prenant un air plus sérieux, attirant ainsi l'attention de Nagisa qui haussa légèrement les sourcils, sa curiosité aiguisée. Et enfin, apparemment, il avait compris ce qui dérangeait tant la jeune femme. Celle-ci, malgré le déplaisir qu'elle avait à avoir été percée à jour et avoir perdu son pari interne qu'il n'arriverait pas à comprendre, ne pu s'empêcher de laisser son rictus s'afficher complètement. Oui, elle crevait de jalousie, et même si elle en avait eu honte en se rendant compte, elle ne voyait pas l'intérêt de le cacher dorénavant. De toute façon, même elle n'était pas suffisamment stupide pour rester dans le déni quant à ça. Alors il est vrai qu'imaginer qu'un morveux que Natsume n'avait rencontré qu'il y a tout juste quelques mois pouvait déjà être plus proche de lui qu'elle la faisant enrager intérieurement, dans un éclat de possessivité et de jalousie tout aussi puériles l'une que l'autre. C'est stupide, mais Nagisa n'avait prétendu ne pas l'être, et même en sachant ça, elle n'a pas envie de se fustiger pour sa façon de traiter l'Enodril : devait-elle cacher le fait que sa simple vision l'agaçait ? Son égocentrisme lui disait que non, et elle l'écoutait bien facilement.
L'entendre se plaindre de l'injustice de ce traitement la fait éclater de rire, et elle ne retient par ailleurs pas la moquerie dans ce rire qui n'a rien de forcé. Il l'amuse définitivement, elle n'y peut rien. Mais les propos qu'elle entend après lui hérissent le poil dans le mauvais sens, et ses sourcils se froncent ; pour la première fois, il s'affiche sur son visage une véritable expression de mécontentement, et même un peu de colère. Sûrement plus forte que celle dont fait preuve l'adolescent d'ailleurs, étant donné que celle de Nagisa mijotait depuis tout à l'heure et qu'elle avait toujours été très forte pour les éclats de rage et d’agressivité. Elle serre les poings et les dents, son expression soudainement bien moins chaleureuse alors qu'elle était déjà un mur de glace avant.

Et elle n'a pas envie de retenir sa colère, surtout pas vu ses dernières paroles. Car aussi dur à admettre pour elle que ce soit, le gamin a bien raison, et elle rage intérieurement de devoir se l'avouer à elle-même. Nagisa ne croit pas en ces anneries que sont à ses yeux les relations amoureuses, surtout qu'elle n'a jamais eu d'autres exemples que ses parents, et autant dire que ce n'était pas vraiment ça qui allait la convaincre de quoi que ce soit. Rien qu'en grandissant, elle avait toujours méprisé ces imbéciles qui croyaient que ce genre d'émotions allaient avoir une influence positive sur leur vie, alors que Nagisa avait clairement vu que l'amour rendait juste les gens idiots et faibles, comme l'avait été sa mère selon elle. Et la jeune femme n'a qu'une seule envie en entendant l'adolescent : lui dire que ce  n'était pas parce qu'il avait réussi à obtenir ce lien avec son frère que cela voulait dire quoi que ce soit, tout simplement parce qu'avec sa vision plus que négative et pessimiste des choses, ce n'était que temporaire. Qu'elle ait tort ou raison, seul le temps le dirait, mais en tous cas, elle était persuadée de ce qu'elle pensait, bien que ses convictions n'étaient liées qu'à des observations biaisées et un cynisme doublé d'une mauvaise foi à en faire pâlir quiconque.

Alors elle est en colère. En colère contre ce gosse qui croit que parce qu'il sort avec son frère, il connaît tout de lui et surtout plus que Nagisa, qu'il peut se permettre de lui parler ainsi et d'avoir l'arrogance de poser des questions qu'il n'a aucun droit de poser. En colère aussi contre l'insistance de tous à remettre son jugement et ses actions en question, comme l'avait fait Faust quand il était venu lui hurler dessus la dernière fois, ou bien tout simplement de se permettre de lui pourrir la vie alors qu'elle cherchait dorénavant juste la paix et le calme, loin de tous les tracas que pouvaient amener une vie pareille. 'Vie de merde', a-t-elle souvent dit, et elle ne l'a jamais autant pensé que depuis qu'elle est arrivée sur cette île avec la ferme intention de faire ce qu'elle n'avait pas pu faire avant, même si en faisant cela elle scellait définitivement le sort de sa relation avec son petit frère, et perdait une partie d'elle-même par la même occasion. C’était comme ça, de toute façon : elle ne pouvait pas échapper au moment où il faudrait révéler la vérité, et elle n'était pas assez lâche pour vouloir l'éviter le plus longtemps possible. Que ce gamin lui en veuille, elle s'en fout : mais elle en a assez qu'on se mêle de ses choix et de sa vie alors qu'elle n'a à répondre de ses actes qu'à une seule personne, et encore. Un rire acerbe lui échappe.

« Ooooh, laisse-moi verser une larme d'émotion ! Tu veux que je me mette à te faire des excuses ? Bienvenue dans la réalité du monde, le mioche : tout est injuste. Moi la première. »

Son rictus amer et sardonique ne disparaît pas. Il paraît même immobilisé, comme si il ne pouvait plus disparaître maintenant qu'il était si bien installé.

« Tu peux te targuer d'avoir été à ses côtés ces derniers temps, mais lorsqu'il voulait mourir, est-ce que c'était toi qui était là ? »

Son ton est devenu plus menaçant, agressif et brutal. Son regard s'est fait meurtrier et ne cesse plus de fusiller l'adolescent, et ce sans la moindre retenue maintenant.

« Quand il se débattait parce qu'il ne voulait pas se nourrir, c'était toi qui était là ?! Pour calmer ses cauchemars et ses hurlements à chaque fois qu'il arrivait à fermer les yeux, c'était toi ?! Quand il pleurait tellement qu'il ne pouvait même plus respirer et qu'il se murait ensuite dans le silence pendant des jours entiers, tu étais là, aussi ?! Parce que je suppose que quand il fallait le sangler à un lit pour qu'il ne se fasse pas du mal, tu étais celui qui s'en occupait ! Hé bien excuse-moi d'avoir douté de TOI ! »

Elle crie, maintenant. Elle n'a plus envie de se retenir, même si elle a tout fait pour rester calme auparavant. L'envie de ne pas s'énerver a par ailleurs entièrement disparue, remplacée par sa colère et sa rage qui bouillonnaient depuis tout à l'heure.

« Crois-moi, ce que tu as vu, ce n'était RIEN. Mais bien sûr, avec tes quelques mois, tu te permets de te juger si important pour lui qu'il est impossible que je ne te révèle pas des choses qui ne te regardent pas, bordel de merde ! »

Puis, une pause. Très courte, puisqu'il s'agit en fait du temps à Nagisa pour se décider, pour choisir de faire ce qu'elle avait en tête depuis tout à l'heure. Elle avait eu un moment d'hésitation, par pitié, mais cette hésitation disparaît vite devant la force de sa colère et de son animosité éclatante pour l'Enodril. Elle ne dit rien, mais elle claque des doigts et Xavier monte à ses côtés en lévitant. Le Neitram n'est pas très d'accord avec sa dresseuse, mais il obéira tout de même.

« Mais tu voulais savoir, hein... ? Ne viens pas chialer après, morveux, ce n'est très certainement pas moi qui séchera tes larmes. J'ai pas que ça à foutre. »

Un coup d’œil suffit à Xavier pour qu'il comprenne sa tâche, et de la même façon que la jeune femme, il se rapproche de l'adolescent. Brusquement, Nagisa le force à se rapprocher en saisissant son bras, et en une seconde tout juste, le Neitram se tient entre eux, faisant la liaison en leurs esprits. Xavier n'a fait ça que quelquefois, alors il a besoin de se concentrer et de faire très attention, car le partage de souvenirs n'est pas quelque chose qui se fait à la légère, bien que ce soit une spécialité des pokémon de son espèce. Il inspire profondément et se lance ; retrouver les souvenirs que Nagisa veut montrer au plus jeune n'est pas chose facile, mais il va s'appliquer autant qu'il le peut.

Le premier est au départ une image fixe. Une cuisine tout ce qu'il y a de plus normale au premier regard, sauf si on remarque le verre cassé éparpillé sur le sol. Puis les silhouettes au départ floues bougent et se précisent, et les bruits arrivent eux aussi ; le premier son est le hurlement d'un enfant de cinq ans tout au plus, et encore. Le gamin tremble, ses épaules sursautent et de grosses larmes coulent de ses yeux rougis tandis que sa voix brisée résonne dans la pièce sous la forme de pleurs hachés et incontrôlables, tout comme sa respiration. Petit, frêle et secoué de sursauts brutaux et brusques, il n'arrive pas à s'arrêter alors qu'il tente désespérément de contrôler ses pleurs, sans succès. Seul le manque d'air parvient quelques rares fois à le stopper, puis les cris reviennent plus puissants encore. Devant lui se tient une fillette à peine plus vieille, âgée de tout juste neuf ans. Sur ses épaules, on peut distinguer quelques hématomes, mais ce n'était pas son apparence qui influe sur son caractère, toutefois : tandis que les hurlements de rage fusent en provenance de l'homme qui leur fait face et dont Nagisa protège férocement Natsume, elle n'est pas en reste et retient ses larmes alors qu'elle crie. Elle n'a pas d'autres choix que de le faire si elle veut le garder en sécurité le plus possible.
Les insultes fusent. Violentes, incisives, empoisonnées et insupportables pour des enfants aussi jeunes, si cruelles et mauvaises que l'on pourrait se demander quelle ordure pourrait bien dire de pareilles horreur à des gosses. L'ordure en question ressemble tellement aux enfants qu'il est difficile de ne pas deviner qui, pourtant, aussi amère que soit cette vérité. Aucun remord n'émane de lui. Son visage, déformé par la colère qu'il ressent envers les petits, ne fait qu'effrayer davantage le garçon qui contracte ses épaules et baisse les yeux dans l'espoir de ne plus être la cible de ses cris. Une femme se rapproche alors, s'interpose entre les enfants et l'homme, criant elle aussi, rejoignant la cacophonie de voix déchirées et martyrisées par les émotions. Puis le souvenir se floute, se dissémine, jusqu'à disparaître totalement.

Encore des cris. Sauf que cette fois, il n'y a plus qu'une voix. Le gamin, plus âgé cette fois, est un tout jeune adolescent qui hurle de nouveau. Il se débat alors que les médecins tentent de le maintenir, la chemise tâchée de rouge, le visage tout aussi déformé par les larmes que dans le souvenir d'avant. Il veut rejoindre le cadavre que d'autres médecins sont en train de recouvrir, et qui n'est d'autre que sa mère. Ses hurlements désespérés résonnent dans la rue tandis que Nagisa, qui retient ses pleurs en se mordant les lèvres jusqu'au sang, essaye de le calmer comme elle le peut, sans succès. De l'autre côté de la rue, ce sont des insultes qui continuent de fuser, mais Natsume est trop perdu dans sa bulle de douleur pour les entendre, et Nagisa ne peut qu'observer, impuissante. Ce souvenir disparaît brusquement, comme si il n'était même pas arrivé, car c'est le silence absolu qui le suit.
Pas de bruit, ici, seulement un calme religieux et lourd. Une chambre blanche, et seul le son des pages qui se tournent perturbe le mutisme dans lequel est plongé la pièce. Tandis que Nagisa feuillette son livre, elle jette de temps à autre des regards au garçon maigre et livide sanglé au lit d'hôpital, et soupire en constatant qu'il ne bouge pas. Elle l'appelle, mais rien n'y fait. Rien du tout. Elle lui parle, mais elle ne reçoit en réponse que d'être ignorée.
Dans l'image qui se dresse ensuite, c'est tout autre chose. L'adolescente tient contre elle le plus jeune alors qu'il se débat et tente d'échapper à son emprise, de courir loin de tout alors qu'il hurle et pleure à s'en déchirer la gorge, animé par des terreurs nocturnes violentes et incontrôlables. Son impuissance n'est que plus visible ici, mais elle tente tout ce qu'elle peut, quitte à devoir l'immobiliser pour l'empêcher de se faire du mal, que ce soit conscient ou non. Ses yeux sont humides, mais elle ne pleure pas, quoique sa voix se brise lorsqu'elle l'appelle par son nom en espérant vainement le ramener à la réalité. Mais ça ne sert à rien, car le jeune garçon ne fait que se débattre encore plus, et c'est seule qu'elle doit l'aider et gérer la douleur intense qui s'échappe de lui. Rien d'autre que de la peine.

Mais les souvenirs s'embrouillent. Xavier sursaute, surpris, et tente d'annuler ce qu'il a mis en place, mais c'est trop tard. Ces souvenirs que Nagisa ne voulait en aucun cas révéler, il les a accidentellement amené ici et ils se suivent sans que le Neitram ne puisse faire quoi que ce soit. Même Nagisa, en réalisant ce qui se passe, ne peut pas cacher l'horreur qu'elle ressent en comprenant que ces images-là vont être montrées.
C'est le même lieu que le premier souvenir qui revient, sauf que les choses ont changées. Le garçon doit avoir quinze ans au moins maintenant, et c'est lui qui s'oppose à l'homme qui hurlait déjà la dernière fois. Les hurlements sont affreusement forts, et les insultes pleuvent d'un seul côté tandis que le gamin tente de se défendre.

« Combien de fois faudra-t-il que je te le répète de la fermer, sombre merde ?! Au lieu de crever comme tu aurais dû le faire à sa place, tu viens me pourrir la vie tous les jours ! Tais-toi donc et fais ce que je te dis, espèce de petit con ! Pas foutu de comprendre ça, ce sale morveux inepte à quoi que ce soit ! Va crever dans un coin avec ta sœur comme les chiens ingrats que vous êtes, ça me soulagera d'un poids ! Je ne le répéterai jamais, qu'on aurait dû te noyer à la naissance dans la première rivière du coin ! »

Mais ces propos ne sont pas les seuls. D'autres plus violents, affreux et brutaux les suivent, encore et encore. Et l'adolescent ne dit rien, se contentant de se retenir de pleurer alors que c'est pour lui tout bonnement impossible. Il tente de se défendre comme il le peut, mais ce n'est pas suffisant. Alors qu'il veut parler, c'est un coup de poing qui lui est infligé et il est envoyé contre le sol, le nez en sang. Il est incapable de parler et d'autres sanglots s'échappent de lui, tandis que les cris du paternel redoublent de puissance et de rage. L'aîné se rapproche et semble vouloir recommencer, mais c'est à ce moment là qu'arrive Nagisa, s'interposant entre eux comme l'avait fait sa mère auparavant. Furieuse, elle arrive vite à se mettre en position de force et c'est rageusement que Kazuo s'en va, ne souhaitant pas être plus longtemps la cible du courroux de sa fille. Dès qu'il fut parti, Nagisa accourut aux côtés de l'adolescent et le mena jusqu'à la salle de bains, tout en tentant de calmer ses pleurs et ses sursauts.
Et une dernière fois, tout se floute. Plus de cris ici, seuls restent Nagisa et Kazuo qui s'inspectent et s'observent d'un air méprisant et dénué de toute affection. Mais il est clair que la fille est en position de force aujourd'hui, et à en juger par l'anxiété de Kazuo, trahie par ses nombreux tics nerveux et son malaise.

« Je pars, et en échange tu ne touches plus à un SEUL de ses cheveux. Si tu oses faire quoi que ce soit, je te jure que je ferais de ta vie un enfer : tu croupiras en prison comme la dernière des merdes jusqu'à la fin de tes jours, et je t'assure que les gens qui font du mal aux enfants ne sont pas très bien accueillis là-bas. Tu lui payes ses études et tu continues de le nourrir et de l'héberger, et cela jusqu'à ce qu'il soit capable de le faire par lui-même. Si j'apprends qu'il est lui est arrivé quoi que ce soit... »

L'avertissement dans ses yeux est largement suffisant. Et pourtant, alors qu'elle franchit la porte avec ses valises aux mains, c'est fini. Les silhouettes se font transparentes, puis finissent par disparaître complètement, comme des grains de sable bousculés et éparpillés par le vent. L'arrêt du partage des souvenirs est brutal. Nagisa elle même s'écarte vivement, comme si elle avait été brûlée, et elle titube un peu avant de retrouver l'équilibre.
Xavier la fixe d'un air désolé et inquiet, et elle prend son temps pour respirer et reprendre sa respiration, mais c'est horriblement dur. Ses mains tremblent et elle peine à reprendre une contenance correcte, chose déjà difficile mais qui s’avère tout bonnement impossible pour l'instant. Ce n'était pas prévu. Ces derniers souvenirs n'étaient pas supposés être montrés. Néanmoins, une simple erreur du Neitram et voilà qu'ils étaient révélés, montrés au grand jour alors qu'elle ne pouvait strictement rien faire d'autre que d'attendre que ce soit fini. Même Wade l'observe avec peur, n'ayant que très rarement vu sa dresseuse être aussi livide, bien que comme toujours, Nagisa soblige à garder une apparence ferme de force, et ce malgré toutes les émotions négatives qui la traversent.

Revoir tout ça l'a chamboulée. Bien plus qu'elle ne voudrait jamais l'admettre, et c'est avec des mains toujours tremblantes qu'elle saisit son paquet de cigarettes pour en allumer une et prendre une grande bouffée de la première clope qu'elle saisit. La fumée qu'elle libère a au moins le mérite de lui permettre de se concentrer sur quelque chose, et de ne pas avoir à regarder le visage du gamin tout de suite, car elle a déjà bien du mal à comprendre où elle en est.
Elle ne voulait pas revoir ça. L'expérience, déjà fatigante, a tout bonnement été de la torture, et elle rassure tout de même Xavier qui culpabilise tellement qu'on pourrait croire que le pauvre Neitram est sur le point de s'écrouler en pleurant, se sentant coupable d'une infamie ignoble et impardonnable. Nagisa est la seule fautive ici, et elle le sait très bien.
Il faut quelques instants à la jeune femme femme pour parvenir à parler. Elle finit finalement par reposer son regard sur lui, et rit jaune. Elle ne peut s'en empêcher ; c'est plus fort qu'elle-même.

« Content, maintenant.... ? Tu veux faire une petite danse de la victoire, tant qu'on y est, vu que ta curiosité maladive est satisfaite ? Putain de merde... »

Elle soupire, fatiguée. Elle n'a plus rien à dire maintenant, et même toute l'amertume et la jalousie qu'elle peut ressentir ne suffiront pas à la remettre en colère. Les souvenirs et les émotions qu'elle vient de voir ont suffi à la calmer définitivement, bien qu'elle ne peut maintenant que pester et jurer, furieuse contre le monde, contre elle-même pour avoir eu cette idée idiote, et surtout contre toutes les circonstances qui s'étaient accumulées pour les amener à ce moment. Qu'elle avait l'air bête, dorénavant que tout était révélé et que ce qu'elle avait tant désiré cacher avait été montré. Elle n'avait qu'elle-même à blâmer de toute façon, et elle l'avait toujours su. Elle prit une autre bouffée de sa cigarette, comme si elle retrouvait dans ce concentré de produits chimiques quoi que ce soit qui pourrait l'aider à aller mieux et à oublier tout ça. Mais dans sa tête revient encore et toujours la vision de son petit frère, de ses larmes, du sang et des cris. Elle avait cru s'être débarrassée au moins en grande partie de ces images, mais elle avait eu tort, et le pire était qu'elle l'avait toujours su. Elle gloussa une nouvelle fois, sauf que cette fois, la seule dont elle riait, c'était elle-même.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Dim 19 Avr - 3:13



Que le monde est petit


Feat Nagigi

Samaël Enodril



Provoquer Nagisa n'était pas une bonne idée ; et même un idiot comme lui le savait. Pourtant ce ne sont pas quelques remarques acerbes et des sourires narquois qui lui feront peur. Au moins, ce qu'il sait, c'est qu'elle ne fait pas partie de la famille de Natsume pour rien. Mais même si le lapin a su lui ouvrir son cœur et par conséquent son côté plus doux et gentil, il est parfaitement conscient qu'il n'arrivera à rien avec l'aînée des Shimomuras, pas même de la pitié. Elle le déteste, c'est un fait. Ce n'est pas ce qui dérange tellement l'Enodril, toutefois. Elle n'essaye même pas de le comprendre ; d'ailleurs, il s'en fout de ce qu'elle peut bien penser de lui. Ce qu'il sait aussi, c'est qu'il n'arrivera sans doute jamais attirer autre chez elle que de la froideur et de l'empathie. Elle n'aime pas le lien qui existe entre lui et son frère, elle n'aime pas la façon dont il lui parle, ni comment il la juge. Mais Sam ne sait pas vraiment comment s'y prendre, avec Nagisa. Avec Natsume ça lui paraissait tellement plus simple, alors que pourtant il était aussi très fermé lors de leur première rencontre. Peut-être était-ce parce qu'il est plus jeune ? Qu'il avait réellement besoin d'aide à ce moment-là ? Ou que Nagisa montrera toujours les crocs avec lui et ne sera jamais décidé à l'accepter, comme Natsume a su le faire en lui laissant au moins la chance de faire partie de sa vie dans le bon sens.

Il doit vraiment être pathétique face à elle, il en est conscient. Mais il n'est pas venu ici en pensant prendre le dessus, bien au contraire, même. Se faire rabaisser, insulter, il s'y était préparé. Mais ce qu'il avait attendu n'étaient pas des justifications, juste des réponses. Comprendre son petit-ami, il en a bien le droit, et peu importe ce que peut bien dire la jeune femme. Néanmoins c'est elle seule qui possède ce qu'il veut, et il est hors de question d'aller voir le concerné, il a déjà assez de soucis comme ça. A vrai dire, il ignorait tout du comportement qu'elle allait adopter face à lui, mais dans sa tête, il s'était dit que ça serait plus simple que ça d'obtenir les informations qu'il recherche. N'est-ce pas lui qui partage la vie de son petit frère, désormais ? Celui qui le recueille dans ses bras chaque nuit pour le bercer ? Qui l'apaise quand il ne se sent pas bien ? Qui l'incite à se détendre un peu car il travaille bien trop ? Sam peut comprendre le comportement de l'aînée à son égard, mais lui, il ne la déteste pas, malgré tout l'opinion qu'elle a de lui. Il trouve ça justement triste que les deux Shimomuras aient été ainsi séparés et qu'ils ne peuvent plus se parler depuis. Il ne peut pas remplacer la grande sœur de Natsume, c'est impossible ; et il est persuadé qu'il lui manque, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Ils ont partagé tellement de choses ensemble que l'Enodril ne peut pas se dire que ça soit terminé.

Mais Nagisa continue de se moquer. Elle rit, lui lance un regard brutal et agressif, et son ton est toujours aussi sec et cassant quand elle parle. Impossible de la calmer, apparemment, et ce n'est sûrement pas lui qui arrivera à l'apaiser, et le fait qu'elle le désigne encore comme un 'mioche' bien qu'il se soit présenté n'arrange pas la situation. Chaque mot qu'elle dit est néanmoins comme un pic lancé dans sa poitrine, et il est mi-surpris, mi-honteux. Il apprend que son copain a voulu se donner la mort. Qu'il refusait de manger. Qu'il faisait des cauchemars. Qu'il se terrait dans le silence. Qu'il se faisait du mal. Non, c'est vrai, il n'était pas là. Il ne savait même pas qu'il existait à ce moment-là. Toutefois, plus Nagisa parle et hausse la voix, plus il a l'impression de se revoir, de se reconnaître. Déjà liés avant qu'ils ne se rencontrent, il faut croire. Car même si c'était à des échelles différentes, ils ont connu la même douleur et ont fait apparemment les mêmes bêtises. Est-ce que Natsume aussi a bien failli se trancher les veines avec un couteau ? Est-ce qu'il a lui aussi vomi tous les aliments qu'on lui forçait à avaler ? Est-ce qu'il a également eu des cernes pendant des jours suite aux affreuses nuits qu'il passait à faire des cauchemars qui le ramenaient à la réalité et lui rappelaient sans cesse qu'il ne reverrait plus jamais sa mère, même s'il voulait croire que ce qui était arrivé n'était qu'un songe horrible qu'il aurait fait ? Ce n'était pas au même moment, mais l'un comme l'autre ont vécu des choses affreuses qui se ressemblent sur certains aspects, et c'est peut-être pour cela qu'ils se comprennent aussi bien malgré leurs petites disputes ridicules.

Alors si, face à ces révélations, Sam ne réagit probablement pas comme l'aurait imaginé Nagisa, il se mord discrètement la lèvre et serre le poing en imaginant tout ce que son petit-ami a subi, et le creux dans sa poitrine apparu depuis le début de la conversation s'agrandit davantage, recevant les mots durs de la plus âgé avec peine et souffrance. Mais c'est vrai, il est important pour Natsume, ou du moins il se croit important. Ne l'est-il pas ? Nagisa est peut-être sa sœur, mais c'est elle qui est parti. Elle qui a laissé un adolescent meurtri de l'intérieur, se protégeant des autres en s'isolant, se créant une carapace contre le monde à cause de son passé. Sans doute avait-elle ses raisons, mais se sent-elle vraiment obligé de le détester alors qu'il a aidé Faust a réparer les pots cassés dus au départ de Nagisa ? Il lui paraît injuste, comme elle ose le confirmer elle-même.
Puis, enfin, si Nagisa est furieuse contre lui et qu'elle n'essaye même pas de cacher sa colère, préférant la déverser sur lui, sans doute pour se soulager de tout ça et parce qu'elle ne le supporte définitivement plus, elle cède à sa requête. C'est peut-être pour lui donner une leçon, et lui montrer qu'il n'a en effet encore rien vu de ce qu'il y avait de pire, mais au moins, il va avoir ce qu'il voulait, ce pourquoi il est venu jusqu'à elle, et a enduré le venin qu'elle crache sur lui depuis le début. D'un geste brusque, Nagisa lui tire le bras pour qu'il se rapproche, et c'est alors que le Neitram de la jeune femme établit une connexion entre eux pour montrer à l'adolescent les pensées de l'aînée.

Ce qu'il voit d'abord est une cuisine ; la leur, celle de leur maison au Japon, devine-t-il. Un verre est brisé au sol. Sam devine également qu'il s'agit là d'un mauvais souvenirs ; en même temps, il est probablement condamné à en voir, mais il ne va pas se plaindre alors que c'est ce qu'il désire, au fond, même s'il sait que ce n'est pas agréable. En fond, il entend des pleurs, et des cris. C'est un enfant. Un enfant avec des cheveux en pics qu'il reconnaîtrait entre milles. Sa gorge se noue, ses yeux s'écarquillent, ses dents se serrent. Déjà que des pleurs d'enfant ne sont jamais agréables à entendre et le torturent quand il s'agit d'un gosse véritablement triste, le fait qu'il sache en plus qu'il s'agit de son copain plus jeune crée un nœud dans son estomac. Il était si petit, si fragile, et déjà il était martyrisé. Lui qui coulait des jours heureux avec sa famille n'aurait jamais pu se douter que, quelque part, un certain japonais dont il allait tomber amoureux se faisait maltraiter. Devant lui, une petite fille le protège. Nagisa, évidemment. Même à cet âge elle avait déjà des traits durs, et alors il se rend compte, en l'entendant se disputer avec... leur père ? L'ordure qui profane des insultes et des mots dotés d'une violence sans nom, c'est leur père ?... Impossible. On pourrait ne pas le croire, à première vue. Mais la ressemblance entre l'homme et les deux enfants ne trompent pas, et ce n'est qu'avec de pareilles images en tête qu'il se rend compte des atrocités que Natsume et sa sœur ont dû subir dès le plus jeune âge. Nagisa, en protectrice de son petit frère, se bat verbalement avec son géniteur. Sam a juste le temps de voir, en déglutissant, les hématomes qui parcourent les épaules de la fillette, avant qu'une autre personne n'entre dans le cadre, criant elle aussi. Avec stupeur, Samaël s'aperçoit qu'il n'a s'agit de personne d'autre que Miyu, la mère de Natsume. La défunte semble si réelle dans cette illusion que Sam croirait presque pouvoir la toucher. Mais serait-il vraiment capable de le faire, même s'il était véritablement présent dans cette scène, alors que la mère de son petit-ami s'impose et se place en gardienne des deux petits ?

Le souvenir disparaît, et change pour faire parvenir d'autres cris, plus graves cette fois. Un accident vient de se produire. Le sang de Samaël ne fait qu'un tour alors qu'il comprend malheureusement que c'est bien le souvenir qu'il redoutait le plus. Ce fameux jour tragique où Natsume perdit sa mère. Elle est là, un peu plus loin de lui, et se fait peu à peu recouvrir par des médecins. Le lapin, lui, hurle à s'en époumoner pour qu'on le laisse rejoindre sa génitrice. Encore tout jeune adolescent, ses pleurs et ses hurlements désespérés qui appellent Miyu, et proteste contre les infirmiers qui veulent le retenir. Nagisa est là aussi ; mais elle se retrouve encore plus impuissante que dans le précédent souvenir, et on dirait qu'elle tente d'apaiser son cadet, sans succès. Elle ne crie pas, mais souffre autant que lui, c'est évident. Mais ces images-là sont plus horribles que l'autre, non seulement pour la vue de Natsume qui vient de perdre le seul parent qu'il affectionnait, mais aussi pour Sam, qui, en plus de ne pas vraiment apprécier cette vision, et dont le cœur se serre à chaque seconde, ne peut que comprendre ce qu'a ressenti le garçon qu'il aime, ce jour-là. Il a crié, lui aussi, quand il a vu le cadavre de son père tomber au sol, un sourire aux lèvres, mais du sang qui se répandait partout dans la cellule et envahissait l'espace de son odeur poisseuse dont le jeune Enodril se rappellera toute sa vie. Mais on ne lui a pas laissé le temps de pleurer son paternel ; aussitôt que ce dernier est mort, tout est allé très vite, et on le lui a brutalement arraché sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire, condamné pendant deux semaines à se faire torturer alors qu'il était déjà détruit dès le premier jour où on l'amena en prison. Il y arrive difficilement, mais il parvient à se contrôler, et ne pleure pas non plus devant cette illusion.

A la suivante non plus, d'ailleurs, même si c'est de plus en plus dur de ne pas craquer. Il ne peut se le permettre, cependant ; pas question de verser ne serait-ce qu'une larme devant Nagisa et de se montrer encore plis faible et pathétique devant elle.
Une chambre blanche, maintenant, sûrement d'hôpital. Nul crie, nulle larme vient briser ce silence. Seul un livre dont les pages se tournent, qu'une version plus calme de Nagisa lit. L'Enodril sursaute et hoquette en apercevant, sur le lit, un Natsume qu'il peine à reconnaître. Pâle, les yeux vides, des cernes sous les yeux, et une maigreur à faire peur, il ressemble davantage à un fantôme ou un zombie qu'au garçon souriant, énergique et adorable dont il a l'habitude. Natsume ne parle pas, pas même quand sa sœur tente pourtant de l'appeler, d'entamer la discussion avec lui. Mais rien. Seul le mutisme de l'autre lui répond, et le cœur de l'ourson se serre encore plus, lui donnant l'impression qu'on est en train de l'entailler. C'est un moment qu'il n'a pas connu, tiens. Après le décès d'Ikaël, il a pleuré jours et nuits, ne s'arrêtant que sur le coup de la fatigue. Mais on a dû également l'attacher, ou les risques qu'il décide de s'étrangler avec des rideaux ou de descendre à la cuisine pour chercher un couteau tranchant étaient présents à cause de la folie.

Dernier souvenir et pas des moindres : la partie 'cauchemars'. Comme il comprend ce sentiment, lui aussi. Ce sont encore des pleurs et des cris qui animent la scène. Le pauvre Natsume se débat, comme s'il chassait encore les démons de ses terreurs nocturnes, alors que Nagisa rassemble une fois de plus son courage pour l'apaiser comme elle le peut. Mais il est bien difficile de calmer le plus petit dans son état, et ce sont des images violentes qui reviennent plus personnellement à lui, se rappelant de tous les mauvais songes qu'il a fait et par lesquels il s'échappait en hurlant et en gesticulant partout, avant que son geôlier ne finisse par le calmer à sa manière. Pas d'aînés pour calmer le petit ourson à ce moment-là ; c'était pareil s'il avait été tout seul, et il n'a eu de soutien que quelques jours après les nombreuses heures infernales qu'il avait passé à Baguin. Il était tellement instable qu'on a dû menacer son meilleur ami avec une arme pour qu'il se décide enfin à être obéissant. Il se mord légèrement la lèvre durant ce moment, d'ailleurs, et se rappelle de la dernière fois qu'il a fait un cauchemar de ce genre, la première nuit où il a dormi avec Natsume : ce dernier a réussi à le consoler en lui apportant un chocolat chaud, et il a pu terminer une nuit tranquille à ses côtés suite à ça. Mais il n'a jamais douté du fait que Nagisa avait été une bonne grande sœur pour Nat, malgré ce qu'elle a déjà entendu à son propos par les autres.

Mais c'est fini. Il a vu ce que Nagisa voulait qu'il voie. Et qu'importe ce qu'elle a voulu lui démontrer en vérité. S'il a voulu qu'il chiale pour se convaincre qu'elle a raison de se moquer de lui, il n'en est rien. Ces images le blessent, c'est un fait. Mais il savait. Les seuls mots du Shimomura quand il lui a décrit son passé ont suffi au nounours pour avoir mal au cœur. Il n'aurait cependant jamais pu imaginer que sa vie avait été horrible à ce point-là ; car il n'avait même pas osé y penser. Il peut parfois être extrêmement chiant avec son copain, et sans le vouloir il déclenche même des disputes à cause de sa connerie ; mais l'instant d'après, en se rappelant de tout ce que son petit-ami a vécu, il se dit qu'il ne mérite pas ça, et il a juste envie de le serrer dans ses bras en se promettant de tout faire pour qu'il soit heureux. Y parvient-il seulement ? Natsume a bien été assez torturé dans le passé que cela ne se répète pas dans le futur, et pourtant il arrive, lui, son copain, a l'énervé encore et à le blesser inconsciemment. Mais au fond, c'est bien la première chose qu'il ne voudrait pas faire.
Alors qu'il compte s'éloigner pour s'exprimer, il constate que ce n'est pas fini ; et que le Neitram et Nagisa en sont les premiers surpris. En effet, le Pokémon semble s'emmêler les pinceaux, et la jeune femme n'a apparemment pas prévu la suite qui arrive inévitablement ; car les souvenirs continuent, mais ce qui est révélé est plus brutal encore, et non désiré cette fois-ci. En voyant la cuisine tout d'abord, identique à celle de tout à l'heure, il croit être revenu au point de départ, en train de visionner un replay. Pas de verre cassé, ceci dit. Pourtant, quelque chose cloche. Le mauvais pressentiment qu'a Sam se précise lorsqu'il voit Natsume qui s'oppose une nouvelle fois à son père, mais qui est bien plus âgé. Et comme avant, les tympans de l'Enodril prennent un coup face aux hurlements de Kazuo. Il est bien conscient néanmoins que ce n'est rien comparé à ce qu'a dû vivre le Natsume de ce moment. Mais les propos de l'adulte sont bien plus tranchants et directs, et à leur écoute, l'enolian se fige. Impossible. Un père ne peut pas être aussi cruel envers son enfant et dire des choses aussi affreuses à son encontre. Lui, qui a eu la chance d'avoir un paternel bienveillant qui a toujours été là pour lui, peut pas comprendre ce que vit le Shimomura, mais il voit plus clairement à présent pourquoi il déteste tant son géniteur. Et plus Kazuo parle et traite son fils comme la pire chose au monde, plus il se met à le haïr lui aussi ; et en même temps que son cœur se fend davantage, ses dents se serrent, et il prie pour que Natsume fasse quelque chose, ou que sa sœur intervienne une nouvelle fois pour le défendre. Mais alors que son petit-ami s'apprête à parler, il reçoit un véritable coup de poing de l'aîné et il se retrouve au sol, le nez ensanglanté. Choqué devant la scène, Sam hoquette et frémit, voulant intervenir alors qu'il sait que c'est impossible, et arrête de trembler lorsque Nagisa se rapproche finalement et vient mettre un terme aux cris par de nouveaux qu'elle sort et le père abandonne finalement devant l'intervention de sa fille.

L'Enodril se détend légèrement, mais reste crispé devant l'attitude de ce père indigne. Il saisit pourquoi Natsume avait eu un tel blocage pour sympathiser, et se demande comment un tel homme immonde pourrait donner vie à un garçon aussi gentil. Miyu devait vraiment être une mère attentionné, comparé à son compagnon. Etait-il seulement possible qu'elle l'aime vraiment, d'ailleurs ? C'est ce que Sam ne comprend pas, et ne comprendra peut-être jamais. Ou alors n'avait-elle pas le choix.
Déjà, ce nouveau souvenir disparaît. Terminé pour de bon ? Non. Un dernier rappel. Celui qui intéressait Sam, justement. Celui pour qui il était parvenu jusqu'à Nagisa afin de lui parler. Pour découvrir un peu plus le passé de son copain. Et jusque là, il n'avait eu le droit qu'à des souvenirs faits pour lui donner une sorte de leçon. Nagisa est réticente à lui donner ce qu'il veut, mais il comprend, à l'air étonné et paniqué de l'autre, qu'il s'agit sans doute là d'une erreur et qu'elle ne voulait en aucun cas penser à ce jour. L'image floutée se détaille pour laisser voir Nagisa et Kazuo se dévisager. Même si ce n'est techniquement qu'une illusion, Sam peut sentir la tension comme s'il avait été présent jusque là. A tout moment, il attend que ça explose, que l'un des deux commence à crier encore. Pas de Natsume pour cette fois, et si Samaël en est soulagé, il se demande tout à coup si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Mais il semblerait que ça soit une conversation qui n'engage que la jeune fille et l'adulte, et encore, c'est pour une fois la première qui est plus impressionnante que Kazuo et impose même des conditions à ce dernier qui démontre une fois de plus son courage, et le dresseur, spectateur de la scène, est admiratif de la détermination et de l'audace de Nagisa. Il ne l'a jamais pensé autrement, pour être honnête, et sentait bien que même son père n'avait pas pu résister à son caractère bien trempé. Avec une attention toute particulière, Samaël regarde et écoute la discussion, imprimant les mots de Nagisa dans son esprit, car il comprend que c'est ce qu'il est venu chercher depuis le début. Retenant son souffle, les mots de l'adolescente sont pareils à des lames coupantes et prennent le dessus sur tout ce que peut bien penser son opposant, car il n'a vraisemblablement pas le choix. C'est comme s'il était contraint d'obéir, et c'est quand il la voit partir avec ses valises qu'il sait maintenant toute l'histoire et a enfin réponse à ses questions. S'il s'était douté que Nagisa avait eu une bonne raison de s'éloigner ainsi de son frère, il ne s'était pas attendu à quelque chose comme ça. Il ne s'est pas ce qu'il espérait, mais il a enfin la vérité devant lui, sans doute même quelque chose que le concerné ignore.

L'image s'évapore pour de bon, et la connexion s'achève enfin. Tout comme Nagisa, Sam recule brusquement, avant de tomber au sol, et de s'apercevoir qu'une trace rouge réside désormais sur son poignet, et que la pluie a commencé à s'abattre dehors. Le bouleversement de l'aînée qu'il n'avait pas décelé tout à l'heure est bien une preuve que les dernières images pouvaient être qualifiées 'd'erreurs' et qu'elle n'avait aucunement l'intention de partager de tels moments avec l'adolescent, en particulier celui qu'elle a eu avec son père, qui explique son départ soudain et la distance qu'elle a mis entre elle et son cadet. Inconsciemment, la respiration de Sam s'est accéléré, mais il tente rapidement d'avoir l'air le plus naturel possible, voulant conservé ce qu'il restait de sa fierté. Cela lui ferait trop plaisir de le voir chamboulé ainsi, non ? C'est l'arrêt brutal des pensées qui l'a déstabilisé, c'est tout ; il n'a pas été duuu tout angoissé et horrifié de ce qu'il a pu voir et qui lui a ramené de nombreux souvenirs plutôt désagréables.
Les mains tremblantes de la plus grande le troublent légèrement. Elle qui était si sûre d'elle, aujourd'hui c'est comme si elle avait laissé échapper une chose qui lui aurait fait honte et qu'elle voulait garder loin des yeux trop curieux, loin de lui, car cela aurait peut-être souligné sa faiblesse.
Mais il sait ce qui s'est passé ce jour-là. Une vérité seuls elle et Kazuo connaissaient jusque là. Que va-t-il arriver maintenant ? Va-t-elle le menacer pour qu'il se taise ? Lui faire croire qu'il n'a rien vu et que ce n'était qu'une invention de la part de son Neitram pour le tromper ?

Mais rien de tout ça. Elle se prend une cigarette de son paquet et en tire une bouffée qui calme un peu ses tremblements, sans oser regarder le plus jeune. Il est surpris de voir que de tels souvenirs arrivent à la mettre encore dans cet état, alors qu'elle semble inébranlable au premier coup d'œil. Mais pas tant que ça, au final. Elle reste désorientée malgré tout, et même après sa demande quelque peu sarcastique et énervée, elle finit par soupirer, las. Sam la regarde, sans broncher, retenant les larmes qui ont déjà tenté de s'échapper tout à l'heure. Même après tout ça, l'Enodril ne peut pas lui en vouloir, alors qu'elle ne s'est pas montré tendre avec lui, malgré qu'il ait essayé d'être le plus calme et gentil possible afin qu'il ne lui force à rien. Il éprouve au contraire pour Nagisa une certaine... pitié. Cette pauvre femme qui a dû ravaler ses pleurs et prendre son courage à deux mains pour élever et protéger son petit frère, pour ensuite le quitter afin qu'il soit bien logé et nourri et enfin se faire détester de lui à son retour. Il lui fait vraiment de la peine, désormais, mais ça il se doute qu'il devra ne jamais le lui dire.
Un ange passe, et Sam n'ose pas briser ce silence, avant que, les yeux baissés, il trouve enfin le courage de lui parler.

- Non. Non, c'est vrai, je n'étais pas là. A vrai dire, je ne soupçonnais même pas son existence. Mais je comprends parfaitement ce qu'il a ressenti après la mort de votre mère. Ce que j'ai vu de lui, ce n'était certes rien par rapport à ce que tu m'as montré, mais tout ce qui lui est arrivé, je l'ai vécu moi aussi. L'une des plus grandes différences, c'est que lui, au moins, il avait la chance de t'avoir.

Un sourire triste se dessine sur son visage plus morne. Il avait eu Faust, et Solène, et tous les autres, et sûrement qu'il ne serait plus de ce monde sans ses anges gardiens, mais pendant deux semaines complètes, ce fut un véritable enfer qui faillit lui coûter la vie. Est-ce que Nagisa l'écoute, au moins ? Il ne sait même pas. Peu importe. Il a envie de parler, alors il continue.

- Tout ce que tu as fait pour Natsume... Peu importe ce que disent les autres, tu n'es pas quelqu'un de mauvais. Et peu importe que tu me détestes, parce que je n'ai rien contre toi.

Il prend une inspiration, calme, constatant avec soulagement qu'il n'a plus de larme à verser. Il parle à un mur, probablement, mais il regrettera sans doute s'il ne dit rien. Tout ce qu'il dit n'a aucun sens pour elle de toute façon.

- Mais si comme moi le bonheur de Natsume est ta seule préoccupation, alors je pense que tu devrais laisser ta jalousie de côté ; car malgré tout ce que tu penses de moi, je réussis à le rendre heureux, et ça n'est pas prêt de s'arrêter. Je ne lui dirais rien, mais peut-être que s'il apprenait la vérité, peut-être que vous pourrez vous reparler ?...

La mine soudainement plus sombre, il se dirige enfin vers la sortie de la pièce, passant près de Nagisa tel un fantôme, suivi de ses deux Pokémons, et ouvre la porte, avant de tourner la tête et de faire un dernier sourire dans sa direction.

- Merci de m'avoir accordé un peu de ton temps.

Il referme ensuite la porte derrière lui, avant de lever les yeux aux cieux. Les gouttes qui tombent sur son visage donnent l'impression qu'il pleure ; mais bientôt, ce sont de véritables larmes qui roulent sur ses joues, et des tremblements qui reviennent brusquement le saisir. Toute la peine qu'il a retenu jusque là, il la laisse se déverser, avant de se mettre à courir sous la pluie en se mordant la lèvre. Il disparaît dans les rues au rythme des coups du tonnerre qui gronde comme pour assaillir l'adolescent trempé d'un horrible sentiment de culpabilité. Tout était rose dans son enfance. Mais uniquement dans la sienne.

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MessageSujet: Re: Que le monde est petit {PV Sam   Lun 20 Avr - 16:11



Que le monde est petit

Feat Samaël Enodril

Il est évident qu'à la base, Nagisa cherchait uniquement à le blesser en lui montrant de pareilles images, enragée par sa colère et sa jalousie ; le but de la jeune femme était tout simplement de lui faire regretter d'avoir fouiné et de le choquer suffisamment pour qu'il n'essaye plus jamais de se mêler de cette histoire qui, aux yeux de la japonaise, n'aurait jamais dû être ramenée à la surface. Son intention était née d'une envie de vengeance, point. Elle n'irait pas chercher à se défendre, mais elle estimait que c'était mérité puisqu'il avait ramené à la surface des pensées que la jeune femme cherchait désespérément à laisser de côté. Nagisa avait toujours été vindicative, et avait parfois tendance à être cruelle lorsqu'elle estimait qu'on venait de lui faire une crasse. Et même si personne ne pourrait dire que l'Enodril n'avait pas été poli et courtois au possible, Nagisa jugeait qu'il venait de lui faire perdre son temps, de la déranger ET de lui avoir pourri sa journée. Un beau combo donc, uniquement visible dans son esprit particulièrement immature mais combo tout de même. Alors peut-être avait-elle ressenti une certaine satisfaction en le voyant être choqué oui, elle n'irait pas le nier, aussi abject que ce soit. Mais qu'était-elle devenue avec temps hormis un être abject, centré sur deux seuls objectifs : celui de protéger son petit frère et d'oublier tout ce qui lui manquait par tous les moyens possibles ?
Au moins, les bouffées de cigarette qu'elle prend ont le mérite de l'apaiser un tant soit peu et de lui redonner peu à peu une apparence à peu près stable : ses tremblements se sont arrêtés, son regard a perdu cette lueur creuse et morne qui le hantait. Si il arrive parfois à Nagisa de perdre sa contenance calme et froide qu'elle conserve précieusement, il est toutefois généralement assez rapide pour elle de la récupérer, chose qu'elle avait dû apprendre à faire durant toutes ces années où le moindre faux pas aurait pu lui valoir un bras cassé ou des hématomes supplémentaires.  

Qu'il ait vécu une situation semblable ne l'attendrit pas, et ne la fit pas le prendre en pitié ou réviser son jugement : elle avait vu assez de malheur, que ce soit chez elle ou dans les rues, pour ne plus plaindre les gens qu'elle rencontrait et auxquels elle n'accordait aucune importance. Cette 'chance', toutefois, Nagisa en aurait bien ri : avait-elle vraiment servi à quelque chose, alors qu'elle avait vu d'elle-même un gamin souriant, quoique déjà un peu pseudo rebelle et impertinent sur les bords, se transformer en un adolescent mordant, distant et susceptible ? La jeune femme n'irait pas jusqu'à dire qu'elle avait été inutile, elle n'avait pas de soucis d'estime de soi, mais disons qu'elle ne saurait pas vraiment dire si son aide avait été la meilleure qui soit. De toute façon, durant cette période, c'était comme si Natsume l'avait plus reconnu. Elle en garderait toujours le souvenir des griffures que son petit frère avait fait dans son dos en essayant de se débattre et de s'échapper des bras. Sûrement avait-elle aggravé la situation en partant, mais elle préférait se dire que si elle était resté, la situation serait sûrement devenue dramatique : elle n'aurait jamais pu supporter de voir Natsume subir ce qu'elle avait subi pendant vingt ans, et surtout, elle ne pouvait pas se permettre de l'emmener avec elle. Elle n'aurait pas pu lui payer ses études, ni le nourrir ; elle était à peine arrivée à vivre seule en Espagne, alors comment aurait-elle pu offrir une vie correcte à son petit frère ? Son choix avait peut-être été mauvais, mais Nagisa n'en avait pas vu d'autre. Alors qu'on la juge mauvaise ou pas, elle s'en fichait bien : il aurait pu avoir de la rancœur envers elle qu'elle n'en aurait pas été touchée du tout. Les paroles de l'autre, par conséquent, ne la touchaient aucunement.

Elle admettrait qu'il avait raison sur un point, toutefois : peut-être que sa jalousie était de trop, oui. Mais elle n'avait pas vraiment d'intérêt à chercher à la calmer non plus. Après tout, elle n'avait pas l'intention de jouer les belles-sœurs attentionnées avec un grand sourire cucul juste pour lui faire plaisir ; ce qu'elle pensait de lui ne concernait qu'elle, alors elle n'avait pas à faire d'efforts. De plus, elle aurait jugé cela hypocrite, et Nagisa n'aimait pas du tout, mais pas du tout, retenir ce qu'elle pensait. Et elle n'aimait pas non plus changer son comportement, qu'elle ait tort ou non, mais ça elle en parlait moins, effectivement.
Elle haussa légèrement les sourcils en apprenant qu'il se tairait quant à ce qu'il venait d'apprendre en dépit de la volonté de Nagisa de le lui cacher. Elle ne pouvait pas mentir, le soulagement avait été assez massif. Mais néanmoins, un rictus à moitié las et à moitié moqueur se dessina sur son visage ; allons bon, lui dire la vérité... ? Même si elle le faisait, Natsume ne lui pardonnerait pas. Et elle ne désirait vraiment pas qu'il contacte Kazuo et ruine tout ce qu'elle avait mis en place pour lui assurer un futur correct. Non, pour l'instant, elle garderait le secret. Un jour peut-être, par contre... Mais aussi vite que l'espoir était né dans son esprit d'un jour pouvoir de nouveau parler cordialement à son petit frère, elle l'avait chassé en se disant que ce n'était rien d'autre que cela : un espoir. Et l'espoir, Nagisa avait appris à ne plus y croire.
Les remerciements qu'elle entendit la firent glousser amèrement. 'Merci', qu'il disait. Elle voulut répondre, mais il était déjà parti. Trop tard pour se retenir toutefois, car les mots sortirent d'eux-mêmes.

« Ne me remercie pas, morveux, rien n'était volontaire. »

Le creux douloureux dans sa poitrine non plus.

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