« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 What about us? - Adagio (OS)

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Alexander Nagel
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Pseudonyme(s) : ›› Dio Silvery, Officier Subalterne du Régime (principalement tortionnaire et combattant, ponctuellement homme de main).

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MessageSujet: What about us? - Adagio (OS)   Dim 28 Déc - 17:58




What about us?


« MERRY CHRISTMAS MOTHERFUCKER »

25 lettres. Ça fait 25 ongles. Pas la peine de faire un dessin, je crois, on sait ou sont passés les ongles des types que j’ai zigouillé l’autre soir, maintenant. J’ai vu quelques jours après avoir envoyé mon joli cadeau de noël a Helmut, un numéro inconnu s’afficher sur l’écran de mon téléphone. Et j’ai tout de suite su. On n’a pas encore passé le nouvel an, c’est dire que pépère a du mal prendre la chose. Savourant un peu de le faire attendre, laissant sonner une bonne demi-douzaine de fois, je décroche finalement le combiné pour entendre une voix suave à l’autre bout du fil. Une voix grave, posée, une voix et un allemand snob qui ne m’avait pas manqué. Néanmoins, la panique ne m’envahit pas, et je suis bien satisfait de le constater. J’ai donc un peu grandi, pendant ces dernières années. C’est avec un sourire en coin que je reçois les mots empoisonnés d’Helmut, et je dois me retenir de rire en constatant que sa rengaine n’a pas changé. Il doit commencer à être sénile.

« Alexander. Toujours aussi décadent et vulgaire. »
« Salut papa! »
« Comment oses-tu être encore en vie? Tu m’as vendu ta position, ce n’est qu’une question de temps avant que tu manges les pissenlits par la racine, très cher. »
« Allons, papounet, péte un coup, ça te fera du bien! Je veux juste recoller les morceaux, vois-tu! Mais quand même… Je voulais savoir… Ça fait quoi, de voir que tu n’as réussi à te débarrasser ni de moi, ni d’Irina, après toutes ces années ? »


C’est bien la première fois qu’il me laisse parler si longtemps, est-ce que je l’ai laissé sans voix, que la joie le submerge et qu’il est en train de pleurer de culpabilité d’avoir ainsi abandonné son fils? Je ne crois pas. Il doit certainement réfléchir, et un peu fulminer. J’espère.

« Tu as fait exprès de te faire remarquer. Tu savais que je te reconnaitrais et que je me mettrais en chasse. Je dois avouer avoir été un peu surpris. »
« Mais d’où te vient cette gentillesse? Ah, et tu n’a rien chassé du tout, tu n’as fait qu’envoyer deux pauvre cons car tu es devenu trop gros pour bouger ton propre cul… t’as du engraisser, depuis toutes ces années… A sortir le foie gras, la charcuterie et le vin pour fêter la mort de ta fille et la disparition de ton fils. Dis, c’était comment? »
« Magnifique. Jusqu’à ce que tu réapparaisses. »
« Oh, j’en doute pas. Mais pas aussi superbe que ma résurrection, avoue-le! »
« Va te faire foutre, petit con. »


C’est ça, énerves-toi, j’attends que ça. Je jubile en écoutant le silence à l’autre bout du fil. J’ai presque l’impression que c’est trop facile. Etait-ce si facile de briser le monde d’Helmut Nagel, en mettant un simple grain de  sable dans un engrenage? Vraiment, si j’avais su qu’il me suffirait largement de deux matchs et de quelques photos dans un magazine… Si je savais ce que la suite de cette conversation allait me faire tomber de haut. Enfin. Je ne sais pas encore.

« Mais, trêve de plaisanterie. Ce n’est pas moi que tu dois remercier, Alexander, pour t’avoir retrouvé. Ni ta mère. Non… Quelqu’un d’autre, qui suit cette fichue compétition de très près, il le faisait en cachette, figures-toi, comme toi, il a tellement peur de son père, ce pauvre petit… Mais sans lui, la famille serait probablement tombé en disgrâce, si l’évènement de sa naissance n’avait pas été là pour surplomber la mort des jumeaux et sauver la face devant les médias… Qui sait ou j’en serais actuellement. »


Je tente de garder mon calme. Il y a quelque chose que je ne sais pas. Je sens que c’était une erreur de ne pas mieux me mettre à jour en ce qui concerne mon adversaire. Non, la vérité, c’est que j’avais peut-être peur de découvrir quelque chose. De voir que mon paternel pouvait une fois de plus avoir une longueur d’avance sur moi. De me prendre cette claque. Je la sentais. La peur. Encore loin mais elle me menace, et je sens des sueurs froides envahir ma nuque. Le silence n’a pas encore trop longuement duré, je dois me reprendre.

« Ben voyons. Qu’est-ce que t’as encore inventé pour te planquer et éviter de te prendre toutes les bennes de merde que tu mérites? »
« Je crois que ce serait mieux que le principal intéressé te réponde directement… En plus, cela fait plus de cinq ans qu’il meure d’envie de te parler. Depuis qu’il t’as vu habillé en Irina. Mais il a fallu que je lui mettre les yeux en face des trous, car ta jumelle est bien morte… Enfin, dès qu’il s’agit d’elle et toi, il ne m’écoute jamais, ce petit idiot… Pas vrai, Ludwig? »


Merde. C’est la panique. J’entends le combiné passer a l’oreille de quelqu’un d’autre. Une voix enfantine, timide, une respiration saccadée, qui n’ose pas se faire entendre. La voix demande si c’est vraiment moi, si c’est vraiment Alex, il se fait rabrouer et est forcé à s’adresser à moi directement… Il ne m’a pas fallu une seconde pour comprendre dès que j’ai entendu son prénom et sa voix. Ludwig. Ludwig est mon petit frère. Et il a du naitre quelques mois après mon départ. Ils n’ont pas perdu leur temps… Ou alors… Ou alors, ça aussi, il avait prévu. Bordel. La peur est loin, la colère est venue la remplacer immédiatement. Une colère qui n’est bien entendu pas dirigée vers l’être a la petite voix qui se trouve à l’autre bout du fil.

« Alex… ? C’est toi? G-Grand frère? »
« Ludwig… C’est moi… Comment… »
« Je savais que tu étais vivant, moi… Mais… »
« Je sais. Papa t’a fait croire que j’étais mort. Je sais ce qu’il a pu te faire subir… Ludwig, si j’avais su... »
« Alex… Papa me dit que… Il me dit que tu dois aban-abandonner… Si tu veux me sauver… Il… »
« Je te promets. Je te promets que je te sauverais! Alors… Sois fort, ok? Papa ne se mettra pas en travers de mon chemin. Jamais il ne te fera plus de mal qu’il n’a déjà fait! Je viendrais te chercher, Ludwig! Lud- »
« Comme c’est touchant, cette réunion fraternelle. »
« Toi, je ne serais bien que quand je t’aurais fait bouffer tous tes ongles et que j’aurais exposé ton cadavre éviscéré rempli de scolopendres dans la prochaine Documenta! »
« Toujours doué pour t’inventer des choses! Mais comme d’habitude, à part te bercer d’illusions, tu ne vas nulle part, Alexander. »
« On verra ça. Quand je serais debout sur ton bureau en train de jouer à la corde à sauter avec tes intestins, quelque chose me dit que tu riras moins! »
« Oh, je t’en prie. Je ne te demande pas de te déplacer. Vois-tu, tu as raison sur une chose. Je devrais venir moi-même pour te voir mourir. Ce serait dommage de ne pas être là pour voir, et ta disgrâce quand tu seras défait lors de la compétition, et ta mort prochaine. »


Cette affirmation a pour effet de me faire quitter mon état de rage pour me remettre les pieds sur terre. Si je suis aveugle, alors lui l’est tout autant, pour être si sûr de ma défaite. Il ne sait rien de ce sont je suis réellement capable. Il est certain que ne peux que perdre et ramper sur le sol, que je suis seul et que je le crains au point de rester paralysé sans agir. Mais il se trompe lourdement. Il comprendrait si il savait ce que j’ai du faire ces dernières années. Mon but n’est pas de le défaire, lui. Mais si j’arrive a le vaincre. C’est une marche immense vers mon rêve que j’aurais franchi.

« Si tu es si certain de ma disgrâce, comme tu dis… Pourquoi ne pas parier? »
« Que peux-tu bien avoir à parier, pauvre inconscient? »
« Moi, rien. Toi, par contre, tu as Ludwig. Je ferais tout pour te le reprendre et- »


Par contre, cette fois, mon paternel explosa de rire a l’autre bout du fil. De ce que je sais, Helmut rit rarement. Et entre mégalos, j’imagine qu’on a quand même quelque chose en commun, c’est ce gout pour jouer sur ce monde qu’on croit le nôtre, comme si il s’agissait de notre terrain de jeu. Et peut-être bien que cette folie, ce pari lancé à l’improviste est la solution à tout. Ce qui me conduira à la victoire. Eh oui, je crois que Helmut n’a pas encore eu la chance de tomber de haut comme je l’ai fait il y a quelques mois. J’ai cette avance sur lui. Il ne s’attend pas, il ne peut pas craindre cela… Mais je compte bien lui faire comprendre quand je le verrais directement.  

« Me le reprendre? Tu crois vraiment qu’il t’appartient? De quel droit? Tu vas surement me sortir quelque chose comme « Ludwig n’est pas un de tes jouets! », ce que tu peux être hypocrite! Enfin… J’ai sa vie. Son destin. Et tu ne peux rien y changer. Enfin. Tu n’as aucune chance de gagner à ce jeu. Soit. Ton humiliation n’en sera que plus grande. Tu perdras la vie sans avoir pu sauver ton très cher petit frère. Pire, tu l’auras abandonné à son triste sort avant d’avoir pu essayer de le sauver. »
« N’en sois pas si sur, papounet. Crois-moi, cette fois, je ne te décevrais pas! »


Assez naturellement, nous avons raccroché chacun de notre côté. Et je reste un bon moment immobile, en essayant de me visualiser le visage de mon jeune frère dont je vient d’apprendre l’existence. J’imagine qu’une photo aurait été facile à trouver, mais je ne peux me résoudre à en venir à ce moyen. Je sais que je le reconnaitrais le moment venu. Puis, je pense a Riku. Je ne peux pas la laisser ignorer ça. Pour Ludwig, elle doit savoir et surtout, j’ai besoin de le dire à quelqu’un. J’ai gardé de plus gros fardeaux, mais elle doit le savoir, nous sommes une famille. Et Ludwig fera partie de cette famille une fois que je l’aurais sauvé. Après cette pensée, je me lève finalement. Pour aller la chercher, ou qu’elle soit, pour tout lui dire. Et car je sais qu’elle aussi, elle a une revanche a remplir. Et parce que je crois en elle, et que je sais qu’elle me donnera des forces supplémentaire pour me battre.





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DCs :Julianne, Riku, Cesar, Mell et Cobaltium
PNJs : Irina et Ludwig

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