« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Moving on [OS]

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John Lewis Armstrong
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MessageSujet: Moving on [OS]   Sam 10 Jan - 4:33


Moving On
feat. Bawabawa


C’est encore une fois ici que je me pose. Encore une fois ici que je viens assumer ces réflexions qui tournent en moi sans me laisser de répits. C’en est à croire que cet endroit doit m’inspirer. Mais quel genre d’inspiration… Honnêtement, toutes ces pensées qui montent en moi alors que mon regard fixe l’horizon d’un bleu azur n’en sont pas de très belles. J’en viens même à pousser un léger soupir, ce qui a pour effet d’attirer un regard inquiet de la part du petit cochon de feu qui s’amusait jusqu’à présent à marcher en équilibre sur le rempart nous séparant de la mer. Intrigué par mon air maussade, le petit Gruikui m’observe avec attention, cherchant sans doute à déchiffrer ce mystère humain. Toutes ces émotions et ces pensées sont inconnues pour lui qui n’a, jusqu’à récemment, rien connu d’autre que sa montagne de feu. Poussant un nouveau soupir, je lui glisse une petite caresse qui manque de lui faire perdre l’équilibre avant de retourner à ma contemplation du vide.

-Tu sais, je suis venu ici à la base pour me trouver une famille. Et en quelques sortes, j’ai réussis. J’ai trouvé Victoria, puis Adélia, et j’ai cru que ça me suffisait, tu vois…

Je marque une pause, songeant à ma sœur et à ma cousine qui m’ont apportés tant de réconforts. Les deux filles, et plus particulièrement la rose, m’ont apportés de l’apaisement alors que j’en avais besoin. Je ne peux m’empêcher de songer à ces après-midi passés à simplement passer du bon temps avec cette sœur que je me suis découvert encore récemment. Cette fille est un pur bonheur, et je ne peux bien entendu pas me plaindre de l’avoir, toutefois…

-Sauf que j’ai quand-même l’impression qu’il me manque un truc. Une sœur et une cousine, c’est génial, mais à un moment, bon, elles ne peuvent pas tout faire. Elles ont leur propre vie, leur propre routine, leurs propres amis et conjoints… Et puis bon, il y a aussi le fait qu’elles ne peuvent pas… Enfin, tu es peut-être un peu jeune pour ça…

Incertain de mes dernières paroles, le petit cochon m’offre un drôle d’air avant de décider de simplement laisser tomber. De toute évidence, les problèmes de son dresseur ne le concernent que bien peu. Il préfère de loin tester son équilibre, c’est tellement plus amusant!

-Ça me prendrait… Une copine, je crois.

Cette fois, Bawabawa écarquille bien les yeux alors que je prononce cette phrases aux apparences pourtant bien anodine. On dirait presqu’il a compris le sens de celle-ci, alors que bien évidemment, j’en doute fortement. Je sais que les Pokémon peuvent comprendre le sentiment d’amour, et certains vivent même en véritable couples monogames, mais je reste toujours peu convaincu que ce petit cochon maladroit puisse savoir tout le dilemme caché derrière cette dernière affirmation. Malgré tout, je décide de me vider le cœur à mon compagnon qui, au fond, n’en a sans doute rien à foutre malgré ses faux airs offusqués et intéressés.

-Je sais, tu vas me dire qu’il y a Yumi… Et tu n’as pas complètement tords. Il y a Yumi, oui. Mais bon… Tu sais, Yumi et moi, je pense qu’on a trop tenté de prendre les choses doucement, alors au final, il n’y en a jamais eu, de ces « choses ». On ne s’appelle jamais, et on ne se voit encore moins. On a jamais osé s’appeler un « couple », parce qu’au fond…

Je n’arrive pas à le verbaliser. Cette pensée qui pourtant me trouble depuis si longtemps. Je n’y parviens pas. Dire qu’il n’y a jamais rien eu entre nous. Dire que ce que j’ai ressenti en la voyant, en ressentant sa chaleur, en humant son odeur… En effleurant ses lèvres. En laissant mes doigts parcourir ce visage encore enfantin. Dire que nous n’avons jamais ressenti de véritables sentiments m’est impossible. Et pourtant, je n’arrive pas non plus à me convaincre du contraire. Nous sommes-nous véritablement… aimé? Ou n’était-ce plutôt que cette exploration de la nouveauté? Ce désir d’explorer. D’aimer. D’être deux plutôt qu’un. D’avoir un confident, un ami toujours disponible. Ou peut-être simplement n’était-ce que l’excitation de découvrir l’autre sexe. Je ne sais pas, et sans doute ne le saurai-je jamais, mais une chose est certaine : je ne peux plus continuer ainsi. Cette relation, si même je peux la nommer ainsi, me ronge. M’épuise. M’affaiblie. Et ce n’est sans doute pas bon pour elle non plus. Et puis si ça se trouve, elle l’a déjà réalisé depuis longtemps. S’il se trouve, la jeune fille à la chevelure bleue a déjà passé à autre chose. Peut-être a-t-elle déjà rencontré quelqu’un d’autre, qui sait. Quelqu’un avec qui elle s’autorise à être heureuse. Quelqu’un qui lui donnera toute l’affection nécessaire, et à qui elle donnera la sienne en retour. Peut-être devrais-je en faire de même. Peut-être devrais-je…

-Passer à autre chose.

Passer à autre chose… Ces mots ont creusés un cratère en moi. Un piano s’est abattu sur moi. Et pourtant, c’est aussi une impression de libération qui nait en moi. Douleur et libération à la fois. Comme un deuil, qui à la fois nous a arraché une personne chère, mais qui nous permet d’avancer sans elle. Passer à autre chose. Faire ce que nous aurions dû faire il y a longtemps. Cesser d’endurer cette tension intérieure. Après tout, nous ne nous devons rien, tous les deux. Ces quelques fois où nous nous sommes vus étaient plaisantes, et je ne regrette rien. Ces moments passés à deux, je les garderai à tout jamais en moi, mais rien de cela ne doit m’empêcher de faire ma vie, pas vrai? Si seulement tout était simple. Si seulement nous avions mieux fait les choses. Je ne sais pas si nous aurions pu marcher, tous les deux. Peut-être, ou peut-être pas. C’est sans importance, après tout.

-Je dois avancer, Ba.

De nouveau absolument offusqué par ces paroles qu’il n’a aucunement suivis, le Gruikui un peu trop drama queen pousse un petit cri strident avant de cette fois complètement perdre l’équilibre et tomber à la renverse. Ne m’y attendant pas, je ne parviens pas à le rattraper, et le petit cochon de flammes tombe tête première dans la mer légèrement agitée! Mon cœur fait un bon, et aussitôt je m’apprête à plonger à mon tour pour récupérer le petit Pokémon de type feu, mais à ma grande surprise, à peine celui-ci a-t-il émergé dans l’eau qu’il en ressort aussitôt, sous une nouvelle forme. Le petit Gruikui qui a plongé quelques secondes plus tôt en ressort cette fois en Grotichon qui pousse un grognement rauque avant de grimper avec hâte jusqu’à la terre ferme, qu’il s’empresse d’embrasser avec acharnement. À la fois surpris et légèrement amusé par ce spectacle qui me parait encore farfelu, je ne sais trop comment réagir. Après quelques secondes de questionnement, je finis par lâcher un rire qui finit par contaminer mon ami encore tremper. Aujourd’hui je repars frais. Aujourd’hui, je suis un tout nouveau John, pour une énième fois, et il semblerait que mon cher Bawabawa ait décidé de m’accompagner dans cette quête d’identité qui me semble interminable.


(c)Golden
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