« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Vivre à en crever |OS Evolution|

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Lucas J. Turnac
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MessageSujet: Vivre à en crever |OS Evolution|   Jeu 5 Mar - 19:47


Vivre à en crever
OS évolution

« Dans la vie, tu as deux choix le matin : soit tu te recouches pour poursuivre ton rêve, soit tu te lèves pour le réaliser. Ce matin, j’ai fais le mauvais choix. »

Une main se serre sur ma gorge tandis que je bataille en vain, refusant de renoncer  à la vie. Je ne veux pas décrocher, pas maintenant, pas après tout ça.  Je commence seulement à goûter à la vie, pourquoi me priver du bonheur que j’ai enfin entre les mains ?

« Je… Veux… Vivre. »

Ce ne sont que des paroles en l’air alors que l’étreinte se resserre sur ma gorge. J’ai l’air con là, à me débattre en me secouant de droite à gauche, en balançant mes pieds dans le vide, en battant des poings sans voir où je frappe… Vraiment con. Un peu comme un poisson que l’on sort de l’eau dont la vie n’est plus qu’une question de secondes, il s’agite par des mouvements vifs et courts, son corps se contracte sous la douleur, il convulse et dans un dernier souffle, il s’immobilise.

Je veux y croire, de toutes mes forces, ce n’est pas impossible. Je le savais, qu’un jour ou l’autre mon passé allait me rattraper, qu’il allait reprendre cette vie qui lui a échappé il y a des années. Mais pas si vite, pas si tôt, pas maintenant que je frôle l’enchantement. La vie est injuste bordel. Elle n’est qu’erreur et fausseté, qu’artifice et fourberie, elle n’épargne personne. En réalité elle se moque, elle se rit de moi : quand je voulais mourir, elle m’a forcé à vivre et maintenant que je veux vivre… Elle me force à mourir ? C’est juste une mauvaise blague.
J’arrête de lutter, à bout de forces. Ma vue se trouble et mes bras retombent le long de mon corps désormais inerte. Je perçois un sourire satisfait sur les lèvres de mon agresseur, un de ces cons du régime. Il est content, il va avoir la peau du fils Turnac, oh s’il le savait… Il demanderait même une augmentation.

«  Tu vas mourir. »

Je le sais ça. Mais avant de me tuer, il faut qu’en plus il enfonce mon égo, qu’il le piétine, qu’il m’accable de regrets afin que la détresse s’empare de mon cœur.  Et c’est gagné, je suis faible, je sanglote en pensant à tous ce que je vais laisser derrière moi. Je ne suis pas aussi fort que ma mère ni aussi brillant que mon père et je n’ai pas non plus la douceur de May et le savoir d’Adélia. Je suis juste Lucas James Turnac… Mais je veux vivre. Ca n’a pas été facile jusqu’ici, c’est vrai, mais ça en valait la peine.  Alors je veux espérer, je veux croire que j’ai encore une chance, parce que l’espérance est peut-être ce qu’il y a de mieux, c’est une bonne chose. Ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ? Qu’il est le pilier du monde ?  

Je suis devenu accro à la vie. Ouais, ça fait mal… Mais c’est encore plus douloureux de décrocher. Alors je veux vivre mais vouloir quelque chose sans essayer, c’est comme vouloir nager sans se mouiller.  C’est décidé, je vais plonger, tête la première dans un ultime effort. Le temps que met cet écervelé pour m’achever est ma chance, ma dernière chance. Alors, dans un ultime effort pour me sauver, j’essaye d’attraper la pokéball de Zorua qui est accrochée à ma ceinture. Mon bras tremblant se glisse dans mon dos fouillant à la recherche de mon dernier atout mais il n’est pas si dupe et je suis lent, beaucoup trop lent. De sa main libre, mon agresseur m’attrape le poignet et me le tire vers le haut, ma ceinture se décroche et s’écrase au sol. Au final, tout effort aura été vain, ma vie va s’envoler avec ce dernier échec.

« Bien essayé gamin. Mais je te l’ai dis, tu vas mourir. »

Et voilà, c’est la fin. Sa main se resserre sur ma gorge, m’empêchant de prendre quelques bouffées d’oxygène nécessaire à ma survie. Ma vision se trouble, couvrant ma vue d’un épais brouillard. La faucheuse va me prendre, mon heure est là. Mais, soudain, une lumière bleutée inonde ma vision et les cris ô combien familier de mon Zorua et de ma Chacripan paniqués me parviennent dans un semblant de conscience. Ils veillent sur moi, ils sont ma bénédiction, ils sont mon soutien, ils sont mon salue. Surpris de leur apparition, l’homme du régime me lâche et je m’écroule impuissant sur le sol, toussant et crachant mes poumons afin de saisir un peu d’air.  Inquiets, ils se précipitent vers moi et pressent leur douce fourrure contre mon visage. Oui, je suis là, je respire, je reste avec vous, je vis.

Je sanglote, des larmes coulent sur mes joues et mes membres sont agités de tremblements. J’ai envie de les serrer dans mes bras mais l’heure n’est pas aux retrouvailles et aux remerciements car l’homme fait appel à son Sevipère et à son Grahyena pour lui venir en renfort. D’un regard entendu mes deux pokémons, décidés, se postent entre mon assaillant et moi.  Et comme si leur intervention n’était pas assez surprenante, leurs corps se mettent à luire signe qu’il est temps pour eux de changer. Le changement c’est jamais facile, on aime pas ça, on en a peur, c’est déroutant et j’imagine que pour les pokémons, c’est un peu pareil. Alors il faut savoir s’adapter et grandir sinon on reste en arrière. Mais parfois, le changement ça a du bon.

Les deux petites formes de Sher et de Stel se muent et deviennent plus imposantes, plus élancées. Où trônaient un Zorua et un Chacripan quelques secondes plus tôt se tiennet maintenant un Zoroark et un Léopardus extrêmement en colère. Les pauvres Sévipère et Grahyena ne savent plus où se mettre et sans même prendre part au combat, choisissent d’abandonner leur piètre dresseur qui n’en vaut pas la peine. Je souris bêtement, mes larmes dégringolant toujours le long de mon visage encore pâle.  Abandonné par ses amis, il ne mérite pas de vivre. Je ne juge pas avoir le droit de vie ou de mort mais les pokémons eux c’est différent et la réponse des siens a décidé de son sort.

« Tuez le. »

Il n’a eu aucune pitié pour moi et maintenant il tremble comme un chien, la queue entre les jambes, suppliant pour que je lui laisse la vie sauve. Qu’il aille se faire foutre, il ne vaut rien, un résidu de la société, un de plus qui aurait dû rester à sa place. Il ne mérite aucune pitié. Son égocentrisme lui aura valu sa perte. Je ne suis pas une âme charitable alors qu’il aille pourrir en enfer avec les autres.  Je ris, transfiguré par la vie qui m’anime. Tandis que lui, d’un coup de dent de mon Zoroark se fait retirer la sienne. Une chute sans fin dans une nuit sans fond.




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