« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]

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MessageSujet: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Mar 7 Avr - 20:51


Le sucre c'est pas un truc de grand

Feat Charlotte S. Laurens






" Non... Non... Non ! "

C'est en sursaut et en sueur que je me réveille, les mains tremblantes et mes cheveux qui me collent tant j'ai transpiré cette nuit à cause de mes cauchemars. Des horreurs, mes angoisses, la nuit... Je pose une main sur ma tête en fermant les yeux, le souffle court et les mains toujours tremblantes. Je revois mon cauchemar une fois les yeux clos, Keichiro, mon frère comme mon pokémon m'abandonnant pour partir loin de moi, mon père... Evan qui revient pour me dire que c'est fini, que je dois tout lâcher, tout arrêter et revenir à la maison et abandonner tout ce que j'avais. Je sors de mon lit, cela va faire 6 ans que Keichiro est mort et cela va faire quelques jours que Keichiro, mon petit Evoli commence à être étrangement fatigué, refusant quoi que ce soit et me collant encore plus que d'habitude, étant jaloux et presque méchant avec les autres. J'étais donc contraint de tous les enfermer dans leurs balls bien que je n'aime vraiment, mais alors vraiment pas ça. J'aime dormir avec mes pokémon, j'aime les regarder vivre ensemble mais dernièrement Keichiro est méchant et empêche tout le monde de m'approcher. Enfin seulement les pokémon.Je vais prendre une douche rapide pour essayer de détendre la boule de nerfs que je suis. J'ai la tête posée contre le mur froid de ma douche, laissant l'eau brulante glisser sur mon corps tendu. Je fixais devant moi en essayant de me détendre puis je soupire longuement en finissant de me laver.
Je sors enfin de la douche après une bonne heure, habillé et propre. Je regarde la ball rouge et blanche sur son petit coussin doré. Inconsciemment, je viens mordre ma lèvre inférieure en pensant à ce qu'il lui arrive, j'ai traité des centaines de cas comme le siens mais j'espérais que jamais ça n'arrive, je ne voulais pas... Je refusais que mes pokémons franchissent ce cap, je ne voulais pas qu'ils grandissent car, je ne veux pas vraiment grandir non plus. Oui j'ai un gros syndrome de Peter Pan mais... Mais j'ai peur de ne plus être le Mika que j'étais avant la mort de Keichiro alors je refuse de grandir. Je refuse de devenir... Un adulte. Je secoue légèrement la tête, cette journée va être longue et dure je pense. Je prends la ball de Keichiro et je le fais sortir, immédiatement il vient me coller en lâchant quelques couinements, j'ai peur qu'il souffre... Je le prends contre moi, embrassant sa petite tête puis je vais déjeuner avec lui, lui donnant la moitié de mon croissant et un peu de mon lait. Je lui accroche ensuite un petit bandana autour du cou car, je sais qu'il aime bien puis je sors de mon petit appartement pour aller en ville pour penser à autre chose, sortir me fera du bien je pense, être enfermé n'est pas la meilleure idée.

" Je devrais appeler papa tu ne penses pas ? C'est bientôt... "

J'eus un pincement au coeur puis je baissai le regard sur mon petit Evoli qui vient se frotter contre ma jambe pour me rassurer. Je viens le prendre contre moi et je marche vers le centre-ville de Zazambes qui n'est pas très loin de mon appartement pour finalement être attiré par la douce odeur des sucreries du parc d'attraction.

" ... Est-ce que je peux me le permettre ? "

Je regarde Keichiro qui me donne de petits coups de tête, lui aussi il a envie d'y aller. Je souris donc un peu et je m'approche alors de l'entrée. Je prends un billet et je regarde attentivement toutes les attractions avant de me diriger vers un stand qui vend mille sucreries. Je prends une belle barbe à papa bleu et des sucreries pour pokémon que je m'empresse de manger avec Keichiro toujours dans mes bras. Je me pose sur un banc en face de ce qui semble être des montagnes russes qui te font t'accrocher à l'élastique de ton slip si tu veux survivre. Je mangeais en regardant les wagons faire des tours et des tours qui me donnent le tournis juste à regarder quand j'entendis derrière moi ce qui semble être un groupe de jeunes qui avaient très envie de se moquer de moi. Curieux comme je suis, je me suis tourné vers eux quand le mâle alpha décida de s'approcher de moi pour venir à mes côtés tout en ricanement tel une hyène. Je sens déjà que ça va mal se passer...

" Bonjour...
- Dis, tu vas pas quand même essayer les montagnes russes ? Ton petit chienchien ne tiendrait pas. "

La moquerie se faisait bien entendre dans sa voix grave et son regard moqueur ne me faisait que me ratatiner encore plus sur place, faible... Je suis faible face à ce genre de personne. En belle position de soumission, je serre Keichiro contre moi qui grogne sur l'espèce de brute à côté de moi, n'ayant pas apprécié l'insulte.

" Oh mais ça grogne ce truc ? Ça pourrait même être effrayant hein ! "

Son ricanement sinistre accompagné de celui de sa bande me fit me recroqueviller encore plus sur moi-même. Inconscient qu'il est, il caresse, enfin... Il frotte les poils de Keichiro de manière assez brusque et il se fait mordre, laissant entendre une plainte peu viril, là c'est sûr, il va nous attaquer.

" Tu la surveilles un peu ta connerie là ?! Elle vient de me mordre ! "

Je lève mon regard rubis sur lui quand je vois sa grande se poser brusquement sur mon épaule pour me pousser et me faire tomber du banc. Je protège évidemment mon pokémon en tombant puis je me relève en essuyant mes genoux, tenant toujours Keichiro contre moi qui commençais à s'agacer. Le mec revient vers moi pour me pousser de nouveau pour que je me tourne face à lui et il me dévisage en regardant ma tenue.

" T'es quoi ? Une tapette ? C'est quoi ces talons ? "

Je vois, il en vient à la critique maintenant... La critique du faible certes, mais il s'attaque à ce qui me fait le plus complexer, ma taille. Je me recule un peu sans ne jamais dire un mot jusqu'à finir contre ce qui semble être le mur des toilettes. Intérieurement j'hurlais le prénom de mon frère, celui qui me protège, celui qui a toujours été là pour moi... Je veux le voir, je veux qu'il soit près de moi pour me protéger, mais il n'est pas là... Et il ne le sera plus jamais... Je m'étais enfermé dans ma bulle et je n'entendais plus ses critiques, je serrais assez fort Keichiro contre moi qui commençait à s'énerver, lui si calme d'habitude... Il avait vraiment envie là, en ce moment, de mordre ces idiots.



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Charlotte S. Laurens
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MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Mar 7 Avr - 23:45

LE SUCREc'est pas un truc de grand
«Je reviens dans quelques heures. S’il vous plaît, ne faites pas trop de bêtises pendant mon absence.»

Je n’aime pas les laisser derrière moi. Encore et toujours, me séparer de mon équipe m’en coûte énormément. Chacune de mes sorties s’accompagne de protestations des uns et des larmes des autres. L’assurance palpable de l’affection que me portent mes compagnons j’imagine, mais à quel prix? Balancée par les remords, je me presse en traversant la rue, distraite. Ces derniers temps, l’impression sordide que mon existence m’a échappée me revient, toujours plus insistante. Surtout depuis la veille… Je frissonne en y repensant, tâchant de ne pas alerter Akemi qui marche à mes côtés comme à son habitude. Partout où je peux m’aventure, je suis assurée qu’elle m’accompagne et me protège contre tous les dangers potentiels. Or, cette fois, elle ne peut rien pour chasser mes démons. Tout aussi inconnue à ce monde étrange dans laquelle je flotte, la Galifeu se contente de me jeter à intervalles réguliers un petit regard en biais afin de s’assurer que je me trouve toujours derrière elle. Elle ignore bien sûr ce que je puis ressentir depuis la veille et même au-delà, comme je ne parviens que très mal à l’expliquer. Ces derniers temps, tout rapprochement avec Cesar entraîne rougeurs et une sorte de désespoir qui m’étreint encore une fois maintenant que je me trouve loin de lui. Je presse le pas en une direction inconnue, avide de me soustraire à mes pensées qui me renvoient sans cesse à lui.

Akemi a bien sûr deviné aisément mon besoin pressant de prendre un peu l’aide et s’est proposée pour me tenir compagnie dans cette sortie. J’ai l’impression désagréable qu’on me chaperonne, tout en sachant pertinemment son implication nécessaire en ce moment. Au moment où je m’apprête à traverser une énième intersection, le bras de la Galifeu vient me retenir fermement. Je recule vivement alors qu’une voiture passe en trombe à ma hauteur, menaçant de me renverser. Sans l’intervention de mon alliée… Je frissonne. Je dois reprendre contenance et ce rapidement. Je marmonne un remerciement à l’adresse de la guerrière de feu qui s’incline, une étincelle angoissée au fond du regard. Je n’ose pas la contredire ou la rassurer. Ma voix ne ferait que me trahir. Au fond, mon malaise ne provoque chez moi aucune souffrance véritable mais le mystère de mon état s’épaissit. J’aimerais tellement savoir lui expliquer ce que je ressens, mais je n’y parviens pas. Je la laisse plutôt nous mener au parc d’attraction, un endroit que nous adorions visiter étant petites. Carla nous y menait quelques fois lors de la session estivale, lorsque les festivals battaient leur plein. Un sourire se dessine contre mes lèvres, le premier depuis notre sortie de l’Arène il y a environ quarante-cinq minutes.

«Le parc d’attraction… Super idée, merci Akemi.»

Je presse mon amie contre moi pour un câlin qu’elle accepte bien sûr, me le rendant avec force. Je caresse son dos avec affection, apaisée par ce contact si familier. Je me détache d’elle avec un merveilleux sourire, considérant les alentours, des lueurs vives dansant dans mes prunelles marron. Par laquelle commencer? Je vais nous acheter deux billets et nous entrons toutes les deux, partenaires comme à notre habitude. Je considère les stands de tir, les allées de jeux d’adresse de toutes sortes et leurs immenses peluches suspendues, les hautes montagnes russes et les attractions un peu moins effrayantes mais tout aussi intéressantes. L’endroit grouille de vie. J’entends les cris des enfants, les touristes s’agglutiner dans des files impossibles. Puisse être possible que je n’ai jamais emmené Cesar ici? Il adorerait cet endroit j’en suis certaine. Je m’ébroue. Non, je ne dois pas penser à lui. Pour bien commencer la journée, aussi bien me mettre la tête en l’air avec quelques montagnes russes toutes plus monstrueuses les unes que les autres. Je m’y dirige, suivie de près par la Galifeu qui, contre toute attente, m’arrête brusquement. J’entends une voix, méchante, s’élever au-delà du brouhaha animé du parc d’attraction. Au loin, j’aperçois plusieurs silhouettes en menaçant une autre, recroquevillée et impuissante. Un jeune homme se fait brutaliser, juste sous mes yeux! Je ne peux pas les laisser faire ainsi! Sans aucune hésitation, je m’élance en leur direction, suivie d’Akemi.

Je me faufile telle une ombre ombrageuse entre ces mecs trop débiles pour remarquer la frêle silhouette à leurs côtés. Le leader de la bande est penché vers sa victime, fait pleuvoir contre lui une gerbe d’insultes insensées. Il gesticule tel un imbécile.

«Hé, gros porc, ça te dirait de t’attaquer à quelqu’un de ta taille?»

Il se retourne vivement, me détaillant de haut en bas. Un rictus amusé se peint sur son visage. Ô combien j’adore cette expression, celle qui précède la destruction totale de toutes ses convictions. Ainsi que de son amour propre.

«Dégage gamine, je suis occupé.»

Oui, je m’attendais aussi à cette réaction. Avec un soupir, je m’empare de verre de soda d’un des garçons, retire le couvercle, et en déverse le contenu contre le dos du pauvre imbécile qui n’aurait pas dû me tourner le dos. Akemi m’observe avec une certaine nervosité, cet adversaire fait bien une tête de plus que moi, mais je ne le crains nullement. Elle se retire en allant plutôt aider la victime à se relever.

«Tu vas le regretter!»

Son visage d’un cramoisi qui ne le met nullement en valeur, a perdu toute contenance. Il se rue vers moi dans un cri rageur. Je n’ai qu’à l’éviter d’un pas aisé sur le côté. Il continue sa course, emporté par son élan, avant de faire demi-tour pour foncer à nouveau vers moi. Lorsque ses amis font mine de s’approche eux aussi, une gerbe de flammes de la part de la Galifeu vient leur signifier l’interdit. Ce combat est le nôtre, à moi et au leader. Il est déjà sur moi. Les jambes bien campées dans le sol, je n’ai qu’à m’emparer de la force de son élan pour le hisser par-dessus mon épaule et faire pivoter son sol contre le bitume. Il s’y écrase d’un bruit sourd, le souffle coupé. Je pose un pied nonchalant contre son torse.

«C’est qui la gamine maintenant? Dégage de ma vue!»

Il ne se fait pas prier. Lui et ses copains déguerpissent aussi rapidement qu’ils sont venus, me laissant seule avec le pauvre garçon. Je l’observe avec un soupir. Il fait jeune, même s’il est probablement plus âgé. Dans ses prunelles rougeâtres brillent une lueur enfantine et naïve qui m’attendrit aussitôt. Il porte des boucles d’oreilles très féminines ainsi que des talons. Son apparence me laisse cependant indifférente. Je ne juge pas les gens selon leur apparence. Je m’approche de lui avec un sourire doux tandis qu’Akemi l’aide à se relever.

«Tu vas bien? Ils ne t’ont pas fait mal?»

Ma voix a presque quelque chose de maternelle, mais comment faire autrement avec ce pauvre jeune homme à l’air apeuré?
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MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Mer 8 Avr - 12:27


Le sucre c'est pas un truc de grand

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Mon regard se perdait entre toutes ces personnes qui nous entouraient, cherchant naïvement de l'aide, mais la plupart nous ignoraient ou alors nous regardaient pour finir par me jeter un regard désolé et partir vers une attraction plus intéressante qu'une dispute de gamin. Chaque regard désolé faisait baisser le mien sur Keichiro qui avait le siens brûlant de rage. J'aimerais tellement avoir sa rage, sa haine, avoir les choses qu'il a à protéger. Je n'ai plus que ma famille et encore, c'est elle qui me défend. Mes pokémon ? Ils me défendent aussi, je n'ai rien d'un protecteur, je suis juste le faible que l'on doit sauver, la nunuche que je déteste dans les films et bien c'est moi.

Je prends la petite tête de Keichiro et je la mets dans mon cou pour ne pas qu'il regarde ces idiots et aussi pour le sentir plus proche de moi. Je protège son corps de mes bras et je laisse le leader du groupe me pousser à répétition pour me faire réagir. Seulement, à par lui jeter quelques regards qui ne montrent ni haine et colère, juste un profond désespoir, cela ne lui donne qu'encore plus envie de me faire souffrir. Voilà qu'il s'en prend à mes cheveux et craintif comme je suis à ce niveau, une plainte franchit mes lèvres quand il tire brusquement dessus pour retirer le noeud qui tient mes cheveux. Je suis désormais plaqué contre la porte, mes jambes m'ayant lâchées à force qu'il me pousse j'ai donc les fesses dans la poussière, fixant mon bourreau qui ricane bien en voyant ma faiblesse. Seulement je vois ce qui arrive dans son dos, lui non. Je vois cette jeune fille, pas plus haute que le mètre soixante, je la vois passer entre ces grands idiots qui ne la calculent même pas, à leurs risques et périls, je sens en elle quelque chose que je sentais en Keichiro, la rage, l'envie et surtout elle dégage une assurance que je n'aurais jamais.

«Hé, gros porc, ça te dirait de t’attaquer à quelqu’un de ta taille?
-Dégage gamine, je suis occupé.»

Je les regarde, impuissant, elle n'ait vraiment pas froid aux yeux pour s'attaquer à lui. Bon certes il ne dégage pas de lui quelque chose d'effrayant, c'est juste une petite frappe qui pour se sentir exister s'attaque à plus faible. Pour sentir quelque chose dans son pantalon il doit faire souffrir alors je puisse comprendre qu'il ne soit pas particulièrement effrayant... Enfin pas pour quelqu'un comme moi. J'ai toujours eu du mal avec ce genre de personne et c'est toujours aussi dur pour moi de vivre avec autre chose que ma nature et mes pokémon.

Je la vois renverser le soda qu'elle vient de piquer à un autre membre de la bande sur le dos du leader. Je déglutis légèrement, cela ne doit pas être très agréable pour lui, mais j'ai surtout un peu peur pour elle, peur qu'il réagisse vraiment mal et qu'il sorte de sa poche un couteau. J'ai sûrement trop d'imagination, mais... Mais je ne veux pas voir quelqu'un être blessé et souffrir.

Je vois l'affrontement continuer bien qu'il soit plus ridicule qu'autre chose. Un vulgaire taureau sans cervelle qui coure comme un idiot en ayant du mal à se stopper. Je me sentais étrangement en sureté ici alors qu'il y avait encore tous les autres membres de la bande autour de nous. Je ne remarque pas la combattante de feu à mes côtés, je m'en rends compte en entendant Keichiro lâcher quelques jappements, car il a senti l'autre pokémon non loin de nous. Je tourne la tête vers elle et je la regarde longuement avant de comprendre qu'elle est là pour m'aider. Elle doit appartenir à la jeune fille, mais je suis un peu hésitant, je ne sais pas, je ne suis pas facilement en confiance avec des pokémon qui... Qui sont vraiment là pour botter des fesses. Je dois vraiment être une petite fille dans ma tête à préférer les pokémon mignons aux pokémon puissants.

«C’est qui la gamine maintenant? Dégage de ma vue!»

C'est ses mots qui me font sortir de ma pseudo rêverie et qui fait que je dépose mon regard sur elle qui vient clairement de terrasser ces idiots. Un soupire, un long soupire de soulagement franchit mes lèvres tandis-qu'avec l'aide de sa Galifeu je me relève tout en tenant toujours Keichiro contre moi qui semble s'être calmé même s'il reste toujours dans cet état de fatigue permanent. Je regarde celle qui vient de me sauver, je fais comme elle, je passe mon regard sur elle de haut en bas puis je reviens sur ses yeux qui avec le soleil ont une jolie couleur noisette. Je m'approche très timidement d'elle, son regard est très doux, comme celui de maman. Je me stops un peu en voyant qu'elle s'approche, timide comme je suis, je serre un peu Keichiro contre moi pour me rassurer.

«Tu vas bien? Ils ne t’ont pas fait mal?
-Non je vais bien merci, c'est grâce à vous... Merci mille fois...»

Je suis sûrement plus âgé qu'elle, mais comme j'ai bien appris dans mes livres, le vouvoiement est obligatoire quand on fait face à quelqu'un qu'on ne connait pas. La voix avec laquelle elle me parle me surprend un peu, car elle est vraiment plus douce que quand elle parlait aux garçons de tout à l'heure. Un sourire alors naquit sur mes lèvres, étant déjà un peu plus en confiance, elle n'a vraiment pas l'aire méchante. Elle a même quelque chose de maternelle, un peu comme toutes les femmes je suppose ?

Je regarde mon allure, ça va, je n'ai que quelques tâches de poussières et j'ai sûrement des traces rouges sur les épaules à force qu'il m'aie poussé mais rien de grave. Ah si, mes cheveux... Je jette un regard autour de nous, il a pris mon ruban avec lui, comment je vais attacher mes cheveux maintenant ? Je regarde mes poignets, pas d'élastique... Je soupire légèrement, bon ben je vais garder les cheveux détachés. Je les mets tous d'un côté et j'essaye de faire en sorte qu'ils ne me dérangent pas avant de reposer mon regard sur la jeune fille, toujours un peu intimidé quand même.



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Charlotte S. Laurens
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MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Mer 8 Avr - 17:41

LE SUCREc'est pas un truc de grand
J’ai l’habitude des brutes. J’ai dû les côtoyer pendant toutes mes années de secondaire. J’en ai vu de tous les types : les gros bras, les reines du lycée, les adorateurs de rumeurs. Tous ceux qui tentent s’assouvir leur pouvoir sur les autres de toutes les façons possibles. Ces personnes m’attristent, en quelque sorte. J’en ai souvent été la victime. J’arrivais à composer avec les brutes, mais les mots m’ont toujours déchirée sans que je ne puisse me défendre. J’ai pris de l’assurance depuis ma sortie de l’école, mais après l’événement d’hier, quand Nathan, un ami à moi, s’en est pris à moi en me traitant de tous les noms… Je frissonne en repensant à toutes les méchancetés qu’il a pu me balancer au visage. Il a dit se servir de moi pour augmenter sa popularité, pour la gloire de me côtoyer et éventuellement de m’avoir comme copine. Il a dit… que je serais parfaite pour son tableau de conquêtes, que je ne suis qu’une agace de lui avoir fait croire que nous pourrions être plus que des amis pour ensuite refuser ses avances. En vérité, je n’ai jamais tenté de m’attirer son attention. Il s’est monté la tête toute seule et lorsqu’il s’est rendu compte que je ne suivais pas son plan à la lettre, il s’est défait dans un foisonnement orgueilleux. Je secoue la tête. Je déteste ces gens qui utilisent les autres pour mieux affronter leur reflet dans la glace. Surtout que les mauvaises personnes en souffrent à tout coup.

Une certaine rage me prend alors que j’énumère mentalement les raisons que pourraient utiliser ces brutes pour justifier le mal fait à ce jeune homme. Il respire l’innocence et déjà, il s’agit d’une raison suffisante. Mais au-delà, il porte ses cheveux longs telle une fille, et les balance même sur le côté d’un geste fortement efféminé. Et que dire de ses accessoires? Il est différent, et ce qui est différent effraie les humains. J’étais différente aussi, avant que cette différence ne soit largement embrassée par mes fans de plus en plus nombreux, de par mon statut simplement. À présent, peu osent encore s’en prendre à moi mais je suis loin de me sentir invincible. Ce pauvre garçon me rappelle à quel point je puis être vulnérable moi-même. De façon différente, bien évidemment. J’ai appris à me tenir loin, à ne faire confiance qu’à peu de gens ce qui, au final, ressemble d’avantage à une amertume profonde qu’à un véritable mécanisme de défense. Je reporte mon attention sur lui qui me détaille de la même façon que je viens de le faire, m’adressant des remerciements qui attirent un nouveau sourire contre mon visage.

«Je t’en prie, ne me remercie pas. Je ne pouvais pas te laisser là avec ces imbéciles. Tu peux me tutoyer hein? Mon nom c’est Charlie, et voici ma partenaire de toujours, Akemi.»

La Galifeu lui tend sa main griffue avec un sourire aimable. Elle est bien plus sociable que moi. Alors que le moindre échange me demande un effort considérable, elle s’adresse toujours aux autres avec un naturel absolument charmant. Je fais signe au garçon de nous suivre à une table, où nous serons plus confortables pour discuter. Son Evoli a l’air d’avoir passé un sale quart d’heure lui aussi. Les deux me paraissent si fragiles, comme prêts à se briser à tout moment. Malgré tout, une étincelle combattive que je ne retrouve pas chez son dresseuse brille dans les prunelles du renardeau. Je fais signe à Akemi et lui glisse un billet dans la main.

«Tu veux bien nous acheter trois limonades ma beauté?»

Elle ne peut bien sûr pas me le refuser, comme elle sait que je tente ici de rassurer le jeune homme et que, dotée de parole, j’y arriverai probablement bien mieux qu’elle.

«Tu connaissais ces idiots? Ils te font mal souvent?»

Je n’ai pas vraiment de talent pour aider les autres, du moins pas avec les mots. Mais je tenterai de le faire au moins, c’est la moindre des choses. Dire que plusieurs passants ont poursuivi leur chemin sans intervenir pour le sauver. Parfois, je perds espoir en l’espèce humaine, jusqu’à ce qu’un sourire de Lily ou le rire de Cesar vienne me rappeler que nous en valons peut-être la peine.
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MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Ven 24 Avr - 14:13


Le sucre c'est pas un truc de grand

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Bon sang, j'aurais dû être habitué aux gros bras, à ces brutes à deux francs qu'il y a un peu partout dans tous les lycées même les plus riches. Je devrais être habitués à être regardé comme si je venais d'une autre planète, d'une autre galaxie, d'un monde lointain où les hommes portent des jupes et les femmes arrachent des arbres avec les sourcils. Oui, dans mon monde à moi il y a des pandaponeys et on mange tous des bambous en chantant l'ile aux enfants, dans mon monde à moi, mon papa et ma maman sont les rois d'un espace immense et ils vivent sur un nuage en sucre. Oui je suis encore un enfant dans ma tête et oui je ne supporte toujours pas le monde extérieur, mais est-ce une raison pour m'attaquer ? Ce qui m'attriste le plus c'est que je ne sois pas le seul, tant de garçons et de jeunes filles se font martyriser par ses camarades de classes ou d'école juste car ils sont un peu différent, un peu plus jeunes ou un peu plus vieux... Un petit soupire franchit mes lèvres à cette pensée.

Quand je pense à mon frère, je vois le grand garçon cool que tout le monde aime. Le mec sympa et pas trop mauvais à l'école qui aide quiconque en a besoin. Mais c'était aussi le garçon qu'on manipule pour avoir des réponses lors des examens, de l'argent ou autre chose. Quand je pense à Keichiro, je vois l'adolescent qui rentrait le soir crevé et épuisé d'être si facilement manipulable. C'est quand il est rentré dans la résistance qu'il a changé, j'aurais tellement voulu que ça dure plus longtemps, que je puisse passer encore du temps avec lui et que là, aujourd'hui, je lui saute dessus en lui demandant de m'accompagner au parc pour une sortie entre frère...

Je secoue légèrement la tête, je vis dans le présent, je dois vivre dans le présent et je dois... Grandir... Et laisser grandir mes pokémon aussi. Keichiro... Mon Keichiro je dois te laisser... Grandir. Heureusement que la jeune fille face à moi a un sourire contagieux sinon je pense que j’enfouirai mon visage dans la fourrure de mon Evoli pour cacher l'angoisse de mon regard.

«Je t'en prie, ne me remercie pas. Je ne pouvais pas te laisser là avec ces imbéciles. Tu peux me tutoyer hein? Mon nom c'est Charlie, et voici ma partenaire de toujours, Akemi.
- Moi c'est Mika et lui Keichiro. Enchanté vous deux. Et si, je me dois de te remercier, peu de gens seraient venus m'aider.
»

Je regarde la Galifeu tendre sa main vers moi et je hausse un peu les sourcils, j'ai rarement vu de pokémon si sociale et si bien élevé. Je serre donc la petite main de la Galifeu en souriant, un peu plus en confiance, beaucoup de pokémon sont plus humains que les humains eux-même. Je sens Keichiro bouger un peu pour lui aussi tendre sa patte vers la Galifeu, enfin, sa patte est un peu courte donc je me baisse pour qu'il puisse poser sa patte sur celle de Akemi. Je la suis ensuite pour qu'on aille s'asseoir sur une petite table de pique-nique un peu plus loin dans le parc. Je dépose Keichiro à côté de moi, celui-ci se roule immédiatement en boule contre moi, inquiet, je passe une main sur sa petite tête, je suis toujours aussi inquiet pour lui, même si je sais quel est le mal qui le prend... Enfin ce n'est pas un mal, mais... Je suis si inquiet...

«Tu connaissais ces idiots? Ils te font mal souvent?
- Non je ne les ai jamais vu.
»

Je regarde la jeune Galifeu partir chercher des limonades, boire un peu ne nous fera pas de mal je pense... Je repose mon regard sur la jeune fille. Charlie il me semble. C'est.. Étrange, mais elle me dit quelque chose, j'ai dû la voir quelque part, mais où ? Si seulement je passais un peu moins de temps dans mes bouquins et que je m’intéressais un peu plus à la presse local je saurais peut-être qui elle est, mais je suis presque sûr de l'avoir déjà vu quelque part.

Je regarde en direction de où est partie le pokémon de la jeune fille avant de voir... Non... C'est lui ? Je me lève sous le coup de la surprise, faisant s'étaler encore plus Keichiro sur le petit banc puis je pars en courant vers la silhouette de l'homme qui se rapproche de nous. Oui j'en étais sûr que c'était lui ! Je lui saute dessus tel un gamin qui saute sur une glace, ignorant ce qu'il tenait dans ses mains. C'est bien lui, mon papa... Je le serre tellement fort, j'avais vraiment besoin de le voir...

«Mika... Mika je suis heureux de te voir aussi, mais... Je vais finir par ne plus pouvoir respirer si tu me serres autant...
- Si je te lâche tu vas partir !
»

Bien que ce soit faux, je ne voulais pas le lâcher. Enfin j'ai finis par le faire quand il s'est mis à tousser comme un asthmatique sur le point de mourir. Il se moque bien de moi celui là. Je suis tellement heureux de le voir que je ne remarque pas Magnolia, la Manternelle de maman à ses côtés. Il me pousse un peu pour que j'avance et on revient aux côtés de Charlie. Il y a quelques minutes je transpirais l'angoisse et j'étais tout timide, là j'ai les larmes aux coins des yeux et je suis une vraie pile électrique, ne pouvant tenir en place.

«Bonjour mademoiselle. Je sui-
- C'est mon papa ! Il s'appelle Evan et... Et c'est tout.
»

Je souris comme un idiot en venant faire un câlin à mon père, ça fait si longtemps que je ne l'ai pas vu... Et oui je réagis un peu comme un gamin, mais c'est mon père et rien n'est plus important que lui en ce moment. Je l'entends soupirer, mais pas en mal. Je me calme un peu pour venir m'asseoir à ses côtés puis je le vois déposer quatre bouteilles de limonades sur la table.

«Je crois avoir vu votre Galifeu partir mademoiselle la championne.
- Championne ?
»

Je regarde avec plus d'insistance Charlie pour enfin me rendre compte que je l'ai vu dans les journaux effectivement. Bon sang, j'ai un peu honte d'avoir une si mauvaise mémoire... Je regarde les bouteilles, un peu honteux, jouant nerveusement avec les mes bracelets.

Je sens la longue patte de Magnolia se poser sur mon épaule, me faisant relever la tête vers elle, tiens, mais si elle est là... Maman aussi ! Je regarde partout autour de nous, mais je ne la vois pas. Je regarde ensuite mon père qui a pris Keichiro sur ses genoux pour caresser son petit ventre.

«Où est maman ?
- ... Elle... Elle est restée à la maison, elle est un peu malade.
»

Je ne me suis pas vraiment rendu compte, mais mon père s'est légèrement assombri en parlant de maman, Keichiro lui l'a bien vu c'est ce qui l'a fait légèrement japper. Je ne m'en inquiétais pas plus et crédule comme je suis, j'ai cru mon père sans rien demander de plus, après tout, c'est le printemps et elle est allergique au pollen donc c'est normal qu'elle ne veuille pas sortir. Je vois mon père prendre une des bouteilles, la proposant à Charlie pendant que moi j'en prenais une aussi pour boire quelques gorgées.



(c)Kazu de C.G
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Charlotte S. Laurens
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Edwin l'Hariyama ♂ - Isograisse - Gentil


Astrid la Pandarbare ♀ - Poing de Fer - Calme


Miornir l'Hippoducus ♂ - Sable Volant - Brave


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Soren le Lucario ♂ - Attention - Solo


Asaki le Grotichon ♂ - Brasier - Modeste


Fukuo le Bagguiguane ♂ - Mue - Jovial


Hayate le Karaclée ♂ - Fermeté - Pressé



MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   Sam 25 Avr - 3:07

LE SUCREc'est pas un truc de grand
Au final, je crois que j’arrive à comprendre, ne serait-ce qu’en surface, le problème que nous pouvons représenter aux yeux des étroits d’esprits. Mika et moi. Nous avons un point commun tous les deux, qui ne m’est pas apparu jusqu’à présent et qui pourtant me saute soudainement aux yeux. Bien sûr, j’aurais dû faire le lien plus tôt. Comme il faut une raison à ces idiots de s’en prendre aux gens, allons leur en trouver une. Le jeune homme et moi ne correspondons pas exactement aux critères décrits par notre société pour correspondre à nos genres respectifs. Affublé ainsi, il remet en question la notion même de la masculinité. Et que dire de moi? Je n’ai rien de la fille classique à laquelle on s’attend. Je préfère passer mes matinées à m’entraîner et me couvrir de sueur que de papoter de garçons. Au final, Mika et moi avons un courage que peu d’autres ont. Nous avons décidé de ne pas nous soucier du cadre dicté par l’éducation et les normes imposées par la société. Nous avons eu l’indécence de ne pas entrer dans des cases définies, d’élargir nos possibilités. Je n’aime pas porter de rose et enfiler des robes et alors? Mika aime des boucle d’oreilles et les talons hauts… et alors? Est-ce une raison valable pour justifier quelconque forme de violence, même passive sous formes de mots tout aussi tranchants? Non. Bien sûr que non. Nous avons vu plus en nous qu’un simple genre, même si cette tendance se manifeste peut-être chez lui de façon plus évidente que chez moi. Je soupire intérieurement. Au moins ces nazes ne l’embêteront sûrement pas une fois que je l’aurai quitté et ne se vengeront pas de ma petite manifestation de force contre lui.

Je sens le regard du garçon sur moi. Il me paraît tellement jeune, fragile, comme prêt à s’effriter à n’importe quel moment. Je soupire intérieurement, assoiffée après ce petit combat et la chaleur ambiante. Lentement mais sûrement, le printemps réchauffe la région la plus ardente de toute l’île. J’ai hâte de voir mon amie revenir, d’autant plus que ma timidité naturelle se fait sentir maintenant que le silence s’est installé entre moi et l’inconnu. À vrai dire, il m’est bien plus aisé d’affronter quelques brutes et distribuer des coups que de faire de la conversation avec quelqu’un que je connais à peine. Heureusement pour moi, il se redresse pour s’éloigner de la table et je m’en sens même presque insultée quand je réalise qu’il a rejoint quelqu’un qu’il semble connaître. Eh bien, on dirait que j’ai été laissée seule par le garçon que je viens de sauver, si ce n’est pas être douée dans les relations sociales que toute cette histoire. Un peu ennuyée je pose ma joue contre mon poing en attendant le retour d’Akemi. Mika revient par contre vers moi, traînant le nouveau venu derrière lui. Celui-ci tente de se présenter mais… son fils le devance. Car il s’agit véritablement de son père.

«Championne effectivement, mais je vous en prie, appelez-moi Charlie.»

Je soupire, me demandant ce que Akemi fait maintenant que Evan a apporté pour nous des breuvages. Je vois mon amie revenir les bras chargés de friandises et je lui offre un regard plein de reproches. Ce genre de sucreries ne sert pas tellement notre intérêt, mais au sourire adorable qu’elle m’offre, je ne peux pas lui en vouloir. Je la remercie ainsi que le plus âgé des deux hommes, avalant la moitié de la bouteille de limonade en une seule gorgée. Je soupire ensuite, reportant mon attention sur Mika. Il est tellement absorbé par la présence de son père, comme s’il était son oxygène. Ma gorge se serre alors que je pense au mien, que je n’ai pas vu depuis des années. Si ce n’était pas de sa mort brutale, nous n’en serions pas ici. Je me demande si quelqu’un aurait sauvé le jeune homme à ma place si je me trouvais toujours dans mon Japon natal.

«Monsieur Evan, pardonnez-moi, j’ai une question pour vous. Ou plutôt… une demande.»

J’hésite un instant, me tournant quelque peu vers Akemi qui m’observe avec curiosité. Je prends une grande inspiration avant de me lancer, jetant un regard avec Mika.

«Vous devez convaincre Mika de prendre des cours d’auto-défense. Avant votre arrivée j’ai sauvé votre fils d’un mauvais pas avec des brutes épaisses qui lui voulaient du mal. Mais il ne peut pas compter sur de bons samaritains pour le défendre… Et je… me disais que…»

Voilà que mon courage s’effrite. J’ai l’impression que je ne me mêle vraiment pas de mes affaires ici, mais en regardant Mika, j’ai la certitude qu’il ferait un excellent candidat pour ce genre de cours, que je pourrais moi-même lui offrir.

«Enfin… désolée si je suis déplacée.»

Je baisse les yeux et scrute la table, rougissant et me sentant très bête. Pourquoi sur le coup cette intervention m’a-t-elle semblé une si bonne idée?
(c)Golden
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MessageSujet: Re: Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]   

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Le sucre c'est pas un truc de grand [ PV Charlie ]

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