« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Blame it on the Night |PV Lucas|

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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 8 Juin - 23:58



Blame it on the Night
feat. Lucas Turnac

Ses mains contre mon corps gelé ont l’effet contraire de tout à l’heure. Alors que son contact m’a glacée avant notre plongée soudaine dans la fontaine, à présent chaque geste qu’il avance en ma direction m’ébranle. La douceur, la tendresse, la chaleur présente dans ses mouvements me rassure, m’offre un grand réconfort et chasse le froid glacial et humide qui se referme contre moi à mesure que les minutes passent. J’apprécie chaque caresse, fermant parfois les yeux pour en apprécier secrètement la sincérité. Sincérité? Difficile d’y croire, mais c’est bien ce que je ressens de la part de cet inconnu pourtant. Et à vrai dire, cette attitude devrait vivement me faire dresser des drapeaux rouges, provoquer un retrait tout à fait naturel chez moi mais je n’y parviens nullement. Au contraire, je frissonne alors qu’il me propose de finir cette soirée chez lui, à environ cinq minutes d’ici. Je meurs d’envie de découvrir son univers, animée par une curiosité naturelle presque maladive à son endroit. Je n’ai pas terminé de le laisser me réchauffer, corps et âme. Seulement pour ce soir, seulement pour ce soir je me répète inlassablement. Je n’y peux rien, je suis parfaitement sous le charme, me délectant déjà de me retrouver chez lui, dans ses affaires, espérant secrètement qu’il me prêtera de ses vêtements. Si j’aime autant les hommes que les femmes, il y a vraiment quelque chose de parfaitement unique à porter ceux d’un garçon. Quelque chose d’intime et d’enivrant, quelque chose que j’ai envie de vivre avec lui. Coucher implique normalement d’écarter ce genre de comportement de ma part, mais cette fois, j’ai une raison de me prêter au jeu.

J’accepte de le suivre, sa main dans la mienne. Nous laissons derrière nous une traînée d’eau alors que nous dégoulinons sur les pavés, indifférents totalement. Certes, il fait un peu frais et le vent me tire souvent des frissons désagréables, mais j’oublie rapidement notre condition alors que nous discutons et rions. Avec lui c’est si facile, comme si nous nous connaissions déjà et je ne peux pas m’empêcher de me demander si ce n’est pas le cas. Oubliant rapidement cette idée, je le suis jusqu’à chez lui, un studio modeste et simple où il m’accueille apparemment sans aucune gêne. Je stagne un peu dans l’entrée, n’osant pas vraiment m’avancer de peur de mouiller tout autour de moi, mais il m’invite à me changer. Victoire! Ce sont ses vêtements qu’il me propose et j’en rougis de plaisir en les prenant dans mes bras, faisant bien attention pour ne pas les mouiller. Il va un peu plus loin pour se changer lui-même, me laissant en plan. À vrai dire, maintenant que nous avons laissé la noirceur des rues d’Amanil, je me sens un peu gênée de me changer devant lui. Je n’ai pas l’habitude d’être pudique, bien au contraire, mais je préférerais quand même faire tout ça à l’abri des regards. Je lui adresse donc une moue joueuse et hausse les épaules.

«Je dois utiliser la salle de bain, pas de chance. Mais je te prendrais bien un truc à boire, n’importe quoi.»

Par «un truc à boire» je veux dire quelque chose avec de l’alcool bien sûr. Je vais donc dans la salle de bain et m’y change dans les vêtements choisis par Lucas. Un short…? Bon, on fera avec. Par contre la chemise j’adore. Je souris en l’imaginant déboutonner ce morceau de vêtement un bouton à la fois. Je prends le temps de me rafraîchir quelque peu, trouvant quelque part un peigne qui me sert à me coiffer à peu près et adoucissant mon maquillage pour avoir l’air d’autre chose que d’un chien mouillé. Je profite de ce moment pour sortir Sia mon Hélionceau de sa Poké Ball afin qu’elle me réchauffe. À cette heure elle est toujours endormie, alors je la presse contre ma poitrine où elle ronronne sans vergogne. Attendrie, je n’ose plus la rappeler à sa balle une fois que je suis bien réchauffée. Je finis d’accrocher mon linge dans le bain avant de revenir auprès de Lucas, ma petite lionne dans les bras. Celle-là continue de faire de la guimauve avec moi.

«Je te présente Sia, c’est mon Hélionceau. Je l’ai appelé pour qu’elle me réchauffe mais voilà, maintenant elle est trop mignonne.»

Je la pose contre le comptoir et m’approche de Lucas, un peu hésitante, redevenant grave. Je lui adresse un regard ardent et craintif tout à la fois, une certaine nervosité me prenant alors que l’instant fatidique se rapproche. Je me tends vers lui, posant contre ses lèvres un baiser d’une immense douceur, lent et profond, un baiser que je ne devrais pas lui adresser. Je me raccroche à son chandail, ne sachant si je veux poursuivre notre jeu ou simplement être moi-même. Mes baisers migrent vers son cou. Son contact me fait frissonner. Je bouge avec une extrême lenteur, comme pour mieux le découvrir, comme pour mieux m’adapter à la myriade de sensations qui m’agitent. Et je suis nerveuse. Je ne croyais plus cela possible, mais c’est vrai, et je crois que ça se sent. Je lui souris, un peu timidement, cherchant que dire ou que faire, au moment où Sia se réveille finalement, venant se frotter contre nous en miaulant de façon endormie. Elle réclame même des caresses du jeune homme, sans même le connaître. Ce charisme dont il fait preuve atteint aussi la petite lionne semble-t-il!

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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Dim 14 Juin - 20:17


Blame it on the Night
feat. Cassey G. Banks

Je la regarde s'éloigner vers la salle de bain, à la fois amusé et déçu. Je ne saurai pas vraiment l'expliquer mais ça me démange de la rejoindre. Si je ne l'avais pas connu quelques semaines plus tôt, j'aurai pu la croire timide mais après avoir eu à faire avec son caractère bien trempé, je sais pertinemment qu'elle ne l'est pas alors pourquoi se sent-elle gênée de se changer devant moi ? Je lève les yeux au ciel, les femmes, les femmes... Qui sait, peut-être qu'un jour je les comprendrai... Elle plus particulièrement. J'inspire puis expire une grande bouffée d'air. Je profite de son absence pour réfléchir à ma position. Coucher avec elle, ne rien lui dire et ne pas la revoir semble la meilleure solution mais j'ai ce sentiment, là juste au creux de mon ventre qui me crie, qui me hurle de ne pas la laisser partir. Cette sensation à la fois si dure et pourtant si réelle, si vivante que ça me prend aux tripes. Si je lui dis... Je ne sais pas ce qu'il va se passer, je ne sais pas comment ça va se passer, comment ça se terminera et je ne veux pas que ça se termine. Je crois que j'ai envie de l'aimer. Mais le problème est et restera toujours le même : appréhender le futur. Je me le suis dis, je me le le suis répété cent fois mais plus on s'attache et plus la chute sera difficile, que plus on aime, plus on pleure. On pense chaque instant qu'on peut vivre avec pour toujours, on aimerait que ça dure à jamais mais je m'en suis rendu compte bien assez vite, rien de dure pour toujours. Qu'on le veuille ou non, c'est comme ça, on ne peut rien y changer. Alors dois-je la laisser partir ? Elle qui me fait sentir si... Vivant.

Je sursaute en l'entendant sortir de la salle de bain. J'essaye de remettre mes idées en place mais c'est le bordel là haut. Je la dévisage, des pieds à la tête. Mes vêtements sont bien trop grands pour elle mais peu importe, c'est toujours... Excitant. Je souris en remarquant la lionne dans ses bras, adorable boule de poils. Je dois me contenir pour ne pas l'attraper et la serrer contre moi. Je lui adresse quelques tendres caresses remplies de douceur en repensant à la peur que j'ai infligé à cet enfant le soir de l'enlèvement. Comment ai-je pu terroriser une telle boule de poils ?

" Elle est mignonne. "

Je m'approche du bar où je nous sors deux verres et quelques bouteilles.

" Vodka, whisky, Gin ou une simple bière ? Ca va te réchauffer. "

Je ris et finalement, je ne la laisse pas choisir et lui serre quelques gorgées de vodka au fond du verre. Je repose la bouteille et la regarde, à la fois tendre et avide. Elle s'approche et lentement dépose un baiser sur mes lèvres qui me fait frissonner. Absorbé par les sensations qui m'envahissent, je ne bouge pas et savoure chacun des picotements qui fourmillent sur mon torse lorsqu'elle s'agrippe à mon chandail ou lorsque ses lèvres effleurent ma nuque. J'ai envie de lui rendre tout ça, de lui donner encore plus, de lui faire ressentir ce que moi je ressens. Ma main vient se poser sur sa joue avec une douceur infinie qui me surprend moi-même et mes lèvres s'approchent lentement des siennes pour lui rendre son baiser, un baiser passionné et envieux qui ne réclame qu'elle... Mais je sursaute soudainement lorsque qu'un pelage m'effleure le bras. L'Hélionceau, Sia, s'est réveillée et vient se frotter contre nous en miaulant, réclamant des caresses. Je ris, amusé par cette interruption qui vient à nouveau de briser la tension luxurieuse qui nous réclame.

" Sia. Tu es vraiment adorable. "

Je la caresse doucement, étonné et soulagé qu'à son âge, elle ne soit pas capable de se souvenir de mon odeur qu'elle a pourtant dû sentir cette nuit où tout a commencé. Surprise aussi, l'ayant presque oublié Cass s'est écartée de moi et a rappelé la petite lionne dans sa pokéball. Et presqu'aussitôt, sans attendre plus, je m'approche d'elle, la soulève et l'assoit sur le bar, mes bras reposant autour sa taille. Je lève les yeux vers son regard surpris qui me fait fondre.

" Tu es belle. "

Je dépose un baiser sur son ventre, puis un autre et encore un tandis que mes mains dessinent du bout des doigts la courbe de ses hanches, relevant progressivement la chemise que je lui ai prêtée. A l'inverse des autres filles, je prends mon temps, je dépose lentement des baisers sur sa peau chauffée par l'envie.  


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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Dim 14 Juin - 21:45



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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 15 Juin - 19:52


Blame it on the Night
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Je devrais apprécier cet instant, le savourer. Elle va être à moi, rien qu'à moi mais... Quelque chose ne va pas. Toujours ce même refrain dans mon esprit qui me hurle de ne pas faire ça, de lui raconter que je ne suis pas ce qu'elle pense que je suis réellement. Je dois l'ignorer mais je n'y parviens. Ne dit-on pas que le coeur a ses raisons que la raison ignore ? Et bien là, c'est le cas. Mes baisers se stoppent et je me redresse brusquement, interrompant les préliminaires, la laissant sur sa faim et sur la mienne aussi. J'essaye de me calmer, de respirer à fond mais l'angoisse me serre la gorge en pensant à ce que je vais lui annoncer. Je souffle, une fois puis une autre. Je n'ose pas la regarder, mon visage est pâle.

" Il faut que je te dise quelque chose Cass..."

Inspire, expire... Prends ton temps. Elle va démarrer au quart de tour, j'en ai peur.

" Le euh.. Mec enfin je veux dire résistant qui t'as enlevé la dernière fois à ton bureau. Celui avec lequel tu as passé une nuit menottée... C'était moi. "

Et la vague déferle. Je suis pris en pleine tempête.


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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 15 Juin - 20:58



Blame it on the Night
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Or, il s’arrête, ce qui attire aussitôt ma curiosité et un grondement mécontent. Vrai que je m’impatiente, mais il a parfaitement participé au processus. Cependant je réalise aussitôt que quelque chose cloche à son expression presque paniquée et je me demande bien ce que j’ai pu faire de travers pour provoquer une telle réaction. Pour le rassurer, je continue à sourire et me penche vers l’avant pour embrasser tendrement mais son cou qui se couvre lentement de sueur à mesure que sa respiration s’accélère. Décidément, quelque chose ne va pas. Je l’entends respirer un grand coup une fois, deux fois, avant de prendre la parole. Il est livide. Il parle finalement, disant qu’il a quelque chose à me dire. Sa propre panique a attisé mon inquiétude. J’ai plusieurs théories au sujet de ce qui le tracasse. Peut-être a-t-il oublié d’acheter de quoi se protéger? J’ai tout ce qui faut normalement, je ne comprends pas son inquiétude. Je n’ose pas le précipiter, ce qu’il doit dire semble pénible. Peut-être qu’en fait c’est une femme et il a fait la transformation? Si c’est le cas, awesome! Il s’explique, lentement. Très lentement. Et à la fin de son discours, pourtant, je n’ai toujours pas compris.

Pourtant, je sais qu’il dit vrai. Je le sais, probablement que je le sais depuis le début de la soirée. Cette familiarité, elle aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Sa voix, qui me semblait si familière, comme ses bras, son regard… tout de lui, je savais l’avoir déjà rencontré, mais j’ai probablement refusé de voir, car sous son charme. Sous son charme. Je suis tombée sous le charme de Vador, le Résistant qui m’a kidnappé. Je me suis sentie vivante sous ses caresse, je l’ai laissé m’embrasser, me toucher, je lui ai appartenu, à lui. À lui. Non. C’est impensable. Un soubresaut d’horreur s’empare de mes tripes, jaillit dans un cri de fureur et d’incompréhension alors que je le repousse de toute ma force décuplée ma par rage, ma rage qui ferait trembler les murs. Et pire encore que cette colère dont les flammes me consument, plus encore vient la honte, la honte comme un poignard glacé qui me fend le cœur de son tracé destructeur. Je me redresse en tremblant, en titubant, cherchant à tâtons ma chemise, sa chemise… peu importe! Je m’en couvre en sentant l’envie de pleurer plus forte que moi, plus forte que tout, mais je résiste, je suis en guerre, je suis en guerre contre lui et je balance le premier truc qui me tombe sous la main pour le faire voler à travers la pièce, en visant sa tête. Le verre d’eau vide qui traînait sur la table de chevet va éclater avec fracas contre le mur. J’ai raté. Non seulement j’ai raté sa tête que j’aurais dû pulvériser, mais j’ai aussi gâché ma soirée.

«YOU FUCKING BASTARD! Ça t’a plu de me mater les seins pauvre couillon? Hein? T’as cru que c’était drôle de ramener la garce du Régime dans ton lit, ça te faisait une vengeance pour tout ce que t’as pas réussi à accomplir cette nuit-là?»

Je tente de rattacher mes boutons mais je tremble beaucoup trop et je fais tout de travers. Puis je combats toujours l’envie de pleurer. Violente, brutale. Ma respiration siffle, mon regard le percute de plein fouet, comme une claque en plein visage. Je ne veux plus le voir. Simplement l’idée qu’il ait pu me toucher, que j’aille apprécié ses caresses, que je l’aille désiré, au détriment de ma prudence. Je descends rapidement l’échelle et me dirige vers la salle de bain où je récupère mes vêtements encore mouillés, qui me dégoulinent contre la poitrine. Je m’adresse de nouveau à lui, je n’ai pas fini de parler, je veux le détruire, le faire souffrir.

«Vraiment, beau gosse, j’aurais cru que tu avais un peu plus de respect pour toi-même de t’abaisser à ce genre d’âneries. Mais après, tu n’en serais pas à ta première désillusion hein. Tu croyais quoi en me divulguant ton identité? Tu sais qui je suis? Un appel et je te fais pendre, salaud, c’est tout ce que tu mérites. Ils seront vingt hommes armés, mais au final ce sera moi, MOI, qui te foutras cette balle dans la tête!»

Je suis tellement fâchée, je vois rouge et je le bouscule brutalement, y laissant probablement des marques dans sa poitrine et ses bras, je veux lui faire mal, mais je me retourne et me dirige vers la porte comme une furie.

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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 15 Juin - 21:51


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Je le savais, j'en étais sûr mais c'est quand même dur. Dur à accepter, dur à digérer. Ses mains poussées par la rage, la frustration et peut-être aussi une pointe de désespoir, je l'espère, me repoussent si violemment que j'en garde quelques marques sur mon torse nu mais ce n'est pas douloureux ou plutôt ça ne l'est pas en comparaison à la souffrance mentale que cet aveux m'inflige. Je la suis en tentant d'attraper son bras mais j'hésite, trop puisqu'elle a le temps de me balancer au visage le verre qui reposait sur la table de chevet. Elle me rate. Je soupire et continue à la regarder s'empourprer dans la colère. Chacun de ses mots est un coup de poignard, violent, blessant et bien placé. Ils déchirent ma chaire d'une toute autre manière que ses baisers dont je perçois encore la chaleur. C'est allé si vite, tellement vite. C'est fou. Complètement aberrant. Je la laisse parler, cherchant quoi à répondre à ces fausses agressions car je n'y ai pas pensé, une seule seconde. Régime ? Résistance ? Au diable. Je continue de la suivre du regard, sans bouger, sans même tenter de me défendre. Peut-être était-ce une erreur dès le début ? Peut-être aurai-je dû l'ignorer ce soir ? Seulement... Je n'ai pas pu. Une fois de plus, j'ai laissé mon instinct... Non, mon coeur me guider. Une fois de plus, une fois de trop. L'espoir n'existe que pour être écrasé et j'ai été bête d'avoir songé un seul instant qu'il pouvait faire vivre.

Je serre les dents en affrontant son nouveau flot de paroles. Elle a toujours eu les mots, elle a toujours su frapper là où ça fait mal. C'est étonnant comme je me surprend à la connaître, à avoir étudier chaque morceau de son être, à l'avoir regardé et dessiné sous tous les angles. Je suis complètement accro, je dois être fou. Sans m'accorder un regard de plus, elle se dirige vers la porte, ses affaires sur les bras et je frissonne. Je réalise soudain que je suis en train de la perdre, que je suis en train de la laisser partie sans même essayer de lui expliquer, de lui dire la vérité. Je n'ai jamais été doué pour ça, les sentiments, les paroles, les actes... Tout ce qui de près ou de loin se rapproche du relationnel ne m'est pas familier mais là... Foutu coeur, c'est maintenant qu'il faut battre.

Sans réfléchir une minute de plus, je saute de la mezzanine sans même toucher l'échelle et me précipite maladroitement devant la porte mais à nouveau, emportée par une vague de fureur, elle me bascule, me secoue et me blesse. Mais la peur de la perdre ce soir, de ne plus la revoir me force à résister, à ne pas la laisser passer sans m'être expliqué. Mais dans cet état, elle ne m'écoutera pas, pas une seule seconde.

" Très bien, appelle les. Tue moi. Fais moi pendre, tire moi une balle dans la tête. Peu importe. De toute façon mon problème ne se résoudra qu'ainsi puisque... Tu en es la solution. "

J'ai retrouvé mon calme, celui que j'arbore toujours, celui qui me permet de garder la tête froide, la tête haute face à toutes les horreurs auxquelles je fais face. Ce calme là qui je l'espère la gagnera.

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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 15 Juin - 23:08



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Bientôt, cette soirée ne sera qu’un mauvais souvenir. J’aurai franchi cette porte et je ne croiserai plus jamais ce jeune homme. Plus jamais. Des millions d’habitant vivent à Amanil, le hasard s’est abattu une fois sur nous mais pas deux fois. Pas deux fois. Et de penser que pendant tout ce temps, lui il savait. Il savait très bien dans quoi je nous embarquais, il a accepté de me suivre, il m’a embrassé, encore et encore, il m’a divulgué son nom, il m’a invité chez lui, il m’a fait frémir jusqu’au plus profond de mon être… Tout ceci en gardant jalousement cette information, en la portant tel un secret, telle une arme contre moi. Encore il a eu la décence de ne pas me le souffler à l’oreille pendant les ébats, encore a-t-il semblé rongé par les remords, mais si vous pensez, ne serait-ce qu’un instant, qu’en ce moment je me soucie de sa conscience? Ce qui est fait est fait, il a eu toutes les occasions du monde de m’éloigner de lui. Mais il ne l’a pas fait. C’est un pervers crade qui voulait s’amuser avec sa petite victime de l’autre fois. Eh bien qu’il essaie à présent de me faire du mal. Qu’il gueule pour voir qui est le plus fort. Nous avons toujours aimé jouer, Vador et moi, n’est-ce pas? Sauf que la partie est définitivement terminée et j’ai gagné. Il ne lui reste plus aucun espoir, à présent. Je vais l’écraser.

Pourtant je ne me sens pas comme la gagnante de cette partie. De ce jeu auquel nous nous adonnons. Je me sens fatiguée intérieurement, et profondément blessée, comme si ce geste avait quelque chose de personnel. Je me sens sale, comme réduite à un simple morceau de chair dans un plan bien orchestré de vengeance. Et moi, j’ai sauté directement dans la gueule du loup, sans me méfier un seul instant. J’ai été sotte, je n’ai pas su me méfier de ses baisers si doux, si tendres, de ses sourires pourtant sincères. Je me suis fait avoir. Et je m’en veux probablement plus qu’à lui-même. Or, ce soir il devra subir, subir tout ce que je tais, depuis trop longtemps. Cette soirée qui devait m’échapper vient de me condamner. Il se dirige vers la porte pour me bloquer le passage, s’adressant à moi avec un calme qui tranche violemment avec la rage destructrice de mon regard. Ses mots ne font aucun sens pour moi, je ne l’écoute que distraitement, sans parvenir à en saisir le sens. Dans ma tête, une centaine d’abeilles furieuses bourdonnent. Le sang bat dangereusement à mes tempes. J’ai perdu tout contrôle. Seule sa vue devant moi, me bloquant le passage vers ma liberté, suffit à me faire perdre pour de bon mon calme. Je lui assène une violente claque, lui réservant toute ma haine. Lorsque je me retire, mes doigts se sont imprimés comme un fer rouge contre sa peau.

«Pousse-toi de mon chemin. Tout de suite. Tout de suite.»

Ma voix n’est plus qu’un sifflement venimeux. Je le toise. Ma méchanceté ne connaît aucune limite, aucune limite qu’il connaît. Je me recule d’un pas. Il a beau être plus grand, je me redresse de toute ma hauteur pour mieux le surplomber.

«Tu n’as pas fini? Tu n’as pas fini avec moi, t’as encore envie de jouer, Lucas? Ou devrais-je dire Vador? Peu importe ton nom, connard, je m’en vais et je ne veux plus jamais te revoir où je te jure que je mettrai ces menaces à exécution.»

S’il te plaît. Laisse-moi partir. La fatigue me pèse de plus en plus, alourdit mon corps où l’adrénaline cède lentement place à une grande sensation de vide, ce vide dévorant qui me guette chaque jour depuis le décès d’Aimee. Encore une fois, l’envie de pleurer me revient mais je relève bravement le regard sur lui. Mon ton est plus mesuré alors que je m’adresse de nouveau à lui. Affichant un air blasé et contrit, presque ennuyé. Alors que tout en moi hurle.

«Tu as une minute pour parler. Après je te déloge de cette porte que tu le veuilles ou non.»

Je croise mes bras sur ma poitrine.

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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Mar 16 Juin - 23:23


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Et comme si ce n'était pas assez, la claque part déversant sa haine contre moi. Je perds l'équilibre mais ne m'écarte pas pour autant. Elle a peut-être réussi à me faire mal, à me blesser autant sur le plan physique que mental mais pas question que je la laisser gagner sans même avoir relancé les dés. Je me redresse et passe le revers de mon bras sur ma ma joue chauffée par la gifle. Et dire que c'est comme ça qu'elle a attiré mon attention le premier soir, avec ses remarques acerbes et son comportement de battante. Mais là j'avoue que je m'en serai bien passé. Je commence à perdre patience moi aussi, la colère monte lentement, comment garder son calme alors que toutes les accusations portées n'ont pas une once de vérité ? Je ne joue pas miss, ce n'est pas un jeu. Contrairement à toi, je ne vis pas pour un parti, je n'existe pas pour le régime ou pour la résistance... Je respire pour moi, pour ce que je veux, pour ce que je suis. Alors penser une seule seconde que j'ai fais ça pour... Pour me venger me donne envie de vomir, de hurler, de cracher ce que pour une fois j'ai sur le coeur. Plus elle parle et plus la tension. Je serre les poings, retenant mon envie de lui crier dessus moi aussi, de lui dire qu'elle a tord, qu'elle n'est qu'une idiote à penser ainsi, que le monde ne tourne pas autour de la vengeance, en tout cas c'est ce que j'ai commencé à penser en la rencontrant. Je ne sais pas exactement moi-même ce qu'il m'arrive. On croise des dizaines, des centaines de regard chaque jour sans même y porter une attention alors pourquoi le sien a-t-il tant compté ? Y avait aucune raison, aucune et pourtant... Il a irrévocablement tout changé.

Ces menaces à execution ? Ca me fait bien rire. Sans hésitation, j'attrape son bras et la tire vers moi, bloquant son autre main d'une étreinte ferme.

" Ce n'est pas ça ! Tout ce que tu dis, tout ce que tu penses, tu es à côté, complètement. Si j'avais voulu te faire du mal, si j'avais voulu te blesser, tu crois que je t'aurai dit la vérité maintenant ? Hein ? En réalité, j'aurai couché avec toi puis j'aurai laissé passé un peu de temps, quelques jours, peut-être même quelques semaines et puis je me serai arrangé pour te recroiser, te faire fondre à nouveau. Je t'aurais fais l'amour une fois de plus puis une autre encore, qui sait... Et quand on serait devenu ami, que tu m'aurais accordé un peu de ta confiance si difficilement acquise, je t'aurai tout dit, tout balancé sans remords. J'aurai brisé ce coeur déjà en morceau, j'en aurai fais des miettes Cass. Si j'avais voulu te faire du mal, j'aurai eu mille fois l'occasion de t'en faire alors arrête de voir le mal partout. La vérité c'est que tu m'as juste tapé dans l'oeil. J'avais envie de toi, c'est tout. "

La vérité est pourtant bien plus compliquée. La vérité, la vraie de vraie, c'est que je pense à toi tout le temps. Je pense à toi le matin quand je me lève, je pense aussi à toi le soir quand je vais me coucher. Je pense à toi quand je te vois, maintenant et quand je ne te vois pas. La vérité c'est que j'ai essayé de t'oublier, de ne plus penser à toi mais je n'y arrive pas. C'est plus fort que moi et je ne sais pas où je vais comme ça, peut-être droit dans le mur, peut-être que je suis déjà perdu mais penser à toi me fait du bien. Alors je continue, de toute façon, je ne sais pas comment arrêter. Si tu as la solution, donne la moi.

" Je suis pas un putain de connard Cass. J'me suis juste laissé emporté. Je ne voulais pas te faire de mal. "

Tu m'attires et c'est là le fond du problème.



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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Mer 17 Juin - 0:20



Blame it on the Night
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Une minute de mon temps. C’est tout ce à quoi tu as droit, Lucas. Après tout ce que tu as pu faire. C’est déjà beau que je ne te tue par sur-le-champ. Alors vas-y, je t’écoute. Tu as mal et je le sais, ce que je te dis ne te laisse pas indifférent. Je veux que tu ailles mal, toi aussi. Je n’ai pas l’intention de t’écouter de toute façon, je ne sais pas si tu l’as déjà compris. Rien de ce que tu pourras dire ne rachètera ce qui a été fait. Alors vas-y, offre moi un combustible à ma fureur, peut-être que j’arriverai à te faire hurler toi aussi, je veux vraiment te voir perdre ton calme, ton calme m’agace, il est tellement déplacé, comme si ça t’était facile de manipuler à ta guise la jeune femme du Régime qui t’a fait tant de mal. Oui, je veux le voir, le sentir, je veux tes poings, ton sang, ta colère. Je veux même qu’on se batte, cette fois, aucune entrave, rien pour nous retenir de nous entre-déchirer. Après tout, nous sommes destinés à le faire, fiers représentants, étendards de nos partis. Noir et blanc. Il en a toujours été ainsi. Deux antipodes. Il n’existe pas de juste milieu. Ou plutôt je refuse de le voir. Accepter le gris est de faiblir. Faiblir devant toi, Vador, n’est pas une option. Alors parle maintenant.

Ses mots. Ils viennent. Me contredire, m’affirmer que j’ai tort, que mes accusations à son endroit sont fausses. Comment peut-il même y prétendre? Tous les faits s’amassent pour le désigner tel le coupable. À quoi il sert de nier? Le mal est déjà fait. Pourtant il continue, me déballant le plan qu’il aurait pu mettre en action pour me blesser d’avantage, et simplement cette pensée me fait tituber, me fait reculer. Ces mots me font du mal mais je ne laisse rien paraître. Car il aurait pu. Je le sais à présent, qu’il est ce genre de personne à laquelle je pourrais m’attacher, bien malgré moi. J’aurais accepté son amitié, sa chaleur encore bien longtemps dans ce mensonge. C’était d’ailleurs probablement son idée dès le départ, dès qu’il a croisé mon regard dans ce bar, me reconnaissant comme qui je suis réellement. Mais il a tout gâché, comme d’habitude. Car contrairement à moi, il a un cœur, un cœur qui bat, un cœur encore intact. Et les remords l’ont rattrapé là où il sentait que la situation tirait à son avantage. Je le foudroie du regard. S’il pense que ses explications à la noix me conviennent! Or, il continue. Ainsi il avait envie de moi. Ouais, ça, je le savais, monsieur Vador, je l’ai bien senti à travers ton pantalon hein. Tell me something I don’t know.

«Je m’en fiche. Tu savais qui j’étais. Tu aurais dû…»

Je m’arrête alors qu’un souvenir jaillit dans mon esprit. Je lui ai demandé déjà, je l’avais senti ce soir-là. Que je lui plaisais. Cette nuit où nous avons philosophé à la cime de cet arbre, où il a dit vouloir élargir mes horizons, cette nuit où nous avons assisté à la naissance d’un nouveau jour. Je me rappelle cette façon dont il m’a serré contre lui lors de l’attaque des spectres de mon passé prêts à m’engloutir, je ressens encore ce baiser qu’il a glissé contre mon front avant de s’éclipser dans la nuit. Et ce soir, cette façon qu’il a de me regarder, de m’embrasser, avec tendresse et passion. Il me désire, réellement. Par pour la vengeance que je représente, pour la femme que je suis. Depuis probablement cette nuit-là. J’accuse le choc en silence, partagée, balancée entre autant de pensées contradictoires. Je recule encore, m’assois contre le sofa. Mon cœur bat à la chamade dans ma poitrine. Je lui jette de nombreux coups d’oeils alors que je suis partagée entre la haine que je ressens, cette haine profondément ancrée, et l’espoir vif que j’ai ressenti à ses côtés lors de nos deux nuits passées à deux.

«Lucas, je suis dangereuse. Vraiment dangereuse. Tu ne sais pas ce que je serais prête à te faire. Pourquoi tu as accepté mon invitation? Ne le sais-tu pas? Qu’attends-tu de moi?»

Mes prunelles azurées se sont braquées en sa direction, cette fois dépourvus de haine, simplement chargés d’une confusion qui me dépasse, qui m’engloutit, qui vient secouer les bases d’un raisonnement profondément ancré en moi depuis toujours. Que membre du Régime et de la Résistance ne peuvent cohabiter, que leur rencontre ne peut que signifier l’assassinat de l’un ou de l’autre des deux partis.

«Je ne comprends pas…»

Je suis totalement perdue. Mes mains tremblantes viennent cueillir mon visage, étouffent un soupir.

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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Mer 17 Juin - 23:15


Blame it on the Night
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Je sais qu'elle veut me blesser, m'infliger une douleur semblable à celle qu'elle ressent voir plus grande. Elle veut me faire mal, me déchirer, me briser. Elle est comme ça, depuis que je l'ai rencontrée. En quelques sortes, elle me rappelle un peu un animal blessé ou acculé. C'est là qu'ils deviennent dangereux et qu'ils attaquent au lieu de fuir comme ils le feraient normalement. Cass est un peu pareil. Mais si elle croit que c'est aussi simple, que je vais me laisser faire sans rien dire, sans même protester, elle se trompe. J'ai réussi à me reconstruire après la disparition de ma famille que je pensais entièrement morte, tuée par les membres du régime dont elle fait partie. Alors si elle pense que ses simples mots vont me plier à genoux... Elle pense mal. Je respire à fond à nouveau afin de tenter de retrouver mon calme. Me mettre en  colère, c'est ce qu'elle veut et je dois avouer qu'elle a presque réussi.

" J'aurai dû quoi ? Hein ? Te dire dans le bar, devant tout le monde que j'étais un putain de résistant ? Ce même putain de résistant qui t'a enlevé 2 semaines et 4 jours plus tôt ? "

Oui, j'ai compté. Je vous emmerde. Je soupire de soulagement en remarquant qu'elle se calme lentement, doucement. Elle s'écarte de moi pour aller s'installer sur le sofa et je soupire à nouveau, une, deux, même trois fois.

" Je sais Cass, je le sais plus que tu ne le penses. Mais le risque en valait la chandelle, tu ne crois pas ? "

Je marque une pause, la laissant réfléchir quelques instants. Je ne tiens plus en place, mes pieds me guident à mon tour jusqu'au sofa où je me laisse tomber à côté d'elle. Je veux qu'elle sache, je veux qu'elle comprenne que je n'ai pas pris ce risque au hasard. Non, il était mûrement réfléchi. En fait j'ai eu tout le loisir d'y penser après notre première. Et si je la recroisais, qu'est ce que je ferai ? Pourtant, je ne me suis décidée que ce soir. Tout s'est déclenché à nouveau en la voyant comme si elle m'avait manqué, comme si son image s'effaçait dans mon esprit alors que ce n'était pas le cas. Nous venons de deux mondes différents mais au fond nous sommes pareils et ce que j'ai compris, bien compris même c'est que rejeter la mort de ma famille sur les épaules de soldats innocents ne ramèneraient personne. Servir la résistance oui, vivre pour elle non.

" Si je le savais Cass... Je n'ai pas réponse à tout. "

Je croise ses prunelles bleues qui me transpercent, mais ce n'est plus de la haine que je lis, c'est de la confusion, de l'incompréhension de sa part. Je n'ai pas peur de mourir, encore moins de sa main, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu'au fond, je sais qu'elle ne me fera rien. Ce dont je suis sûre en revanche c'est qu'elle est quanta attirée par moi que moi par elle. Je m'approche doucement et dépose une main tendre, une main chaude, rassurante sur sa joue qui glisse jusqu'à sa nuque en dégageant quelques mèches. J'attrape l'une de ses mains, la tire vers moi et la serre doucement contre mon torse qui palpite au rythme de ma respiration saccadée, angoissée, effrayée.

" Calme toi, s'il te plaît. "


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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Jeu 18 Juin - 13:35



Blame it on the Night
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Un soupir. Deux. Trois. Plus les secondes s’égrainent sur ces questions pourtant légitimes qui je viens de lui balancer à la figure en espérant une réponse simple, plus elles s’accompagnent d’autres, d’autant plus essentielles. Nous nous trouvons à présent dans une impasse. Je n’ai plus le courage ou la force de l’affronter, je ne cherche plus à l’écorcher vif comme quelques secondes plus tôt, sans pour autant avoir relâché cette haine qui me secoue encore les tripes. Elle se fait plus discrète à présent, alimentée par la blessure occasionnée par ses faits et gestes ce soir. Indépendamment de ses raisons, le comportement de Lucas paraît très mal à la lumière de la vérité qui vient d’éclater, bien contre mon gré. Quelque part, je me dis que j’aurais préféré ne rien en savoir, ne rien connaître, j’aurais préféré être laissée dans l’ignorance et accéder à tous mes désirs. Aussi douloureux ce soit pour moi de l’admettre, je revivais sous ses caresses. Je ne m’étais jamais sentie ainsi, comme en contrôle, stable… je dirais même heureuse. Et je ne voulais pas me contenter d’une seule nuit, ce garçon récupéré au bar me plaisait réellement. Me plaisait pour de bon. Nous partagions une complicité que je n’ai plus connue depuis Aimee. Il en est que plus cruel d’y réfléchir en sachant qu’il fait partie de ceux qui l’ont assassinée. Je me répète inlassablement ces mots, comme pour me préserver de lui. Comme pour animer ma haine qui se fait de plus en plus discrète au creux de mon estomac. Alors qu’il se rapproche pour finalement s’asseoir près de moi sur le canapé, je rage, je rage intérieurement oui pour cette soirée qui a eu lieu et que nous aurions pu éviter. Si seulement il m’avait ignoré.

Il valait mieux pour lui de ne rien me dire du tout. Mais après quoi? Je me serais laissé réchauffer par un Résistant? Au moins je n’en aurais rien su, je me serais sentie mieux, nous nous serions quittés demain matin. Fin de l’histoire de Cassey et Lucas. Avec un frisson, je réalise que la suite de l’histoire aurait pu être bien différente. Je lui plais. S’il ne l’a pas dit explicitement, ses mots le laissent entendre sans l’ombre d’un doute, et il m’a suivi tout en sachant pertinemment les conséquences possibles si je venais à le réaliser. Alors m’aurait-il laissé filer après une nuit qui s’annonçait parfaite? M’aurait-il laissé me désister, faire comme si ce n’était qu’une aventure? Une vague de frustration m’envahit alors que je me dis… clairement j’aurais accepté de le revoir, même de m’abandonner à lui encore plusieurs fois. Soudain ce plan qu’il aurait pu mettre en branle me paraît d’autant plus réaliste qu’il aurait fonctionné. Mais il ne l’a pas fait. Ç’aurait été si facile s’il me faisait la haine. Or, je sais à présent que je ne pourrai pas le tuer. Je n’en serai pas capable. Je lui en veux, je lui en veux au-delà des mots, probablement simplement parce qu’il existe, parce qu’il est ce qu’il est et que j’ai encore trop mal pour faire la distinction entre les membres d’un parti ou d’un autre. Je me demande comment lui il y parvient. Ou même si tout ceci n’est qu’un beau mensonge et qu’il ne fait que me manipuler dans l’espoir de me kidnapper à nouveau. Je laisse un grognement sourd envahir ma gorge en tirant un peu mes cheveux. Je veux retrouver le contrôle. Le contrôle sur moi, sur mes émotions, sur la situation. Elle nous a échappé à tous les deux, de loin.

Bien sûr, il n’a aucune réponse à me fournir. Réfléchir ne tire pas dans ses cordes, je l’avais bien sûr deviné après notre première rencontre à l’improviste. Je me souviens de ce que j’ai pensé de lui alors. Qu’il est un imbécile, un imbécile qui m’est très sympathique. Il a pris soin de moi. Ce soir, il m’a embrassée comme si j’étais la seule femme d’Enola. Il m’a tout avoué avant que l’information ne me fasse plus mal encore. A-t-il droit à une seconde chance? Suis-je tombée sur la tête pour même le considérer, un seul instant? Je ne sais plus que faire, que penser. Nous nous trouvons à la croisée des chemins. Je devrais partir, mais je suis figée. J’ai besoin de savoir ce qui se déroule dans sa petite tête, ce qui justifie ses actions ce soir. J’ai besoin de le démystifier, de comprendre, de naviguer dans cette zone grise ne serait-ce qu’un instant. Je n’ai pas le droit, je n’ai pas le droit de m’abaisser, de perdre foi en ce qui a guidé mes actions jusqu’à présent. C’est tellement plus simple de placer les gens dans des catégories plutôt que d’opérer par du cas par cas. Ma respiration s’accélère, je ne comprends plus rien, je ne sais plus à quoi m’en tenir où quel geste poser. Il a compté les jours depuis notre dernière rencontre. Pourquoi cette idée me fait-elle tant plaisir?

Je sursaute alors qu’un contact chaud envahit ma joue, puis ma nuque. Je relève les yeux vers lui, ce regard d’un bleu orageux qui me transperce. Je frissonne de tout mon être. Je me sens si faible, si vulnérable. Je veux lui faire la haine, je veux l’éloigner, le repousser, mais ce geste me rassure, me fait du bien. Il m’attire à lui, me pressant contre son torse tout aussi affolé que le mien. Cette situation le met à rude épreuve lui aussi. Comment ai-je pu prétendre que tout ceci n’était qu’un calcul froid? Dans un geste purement instinctif, j’enroule mes bras autour de son torse, retrouvant avec un certain soulagement ce contact qui depuis le tout début, depuis la première nuit tous les deux, me fait du bien. Il me demande de me calmer mais je me demande s’il ne s’adresse pas ce conseil à lui-même, s’il n’est pas aussi torturé et confus que je puis l’être. C’était tellement plus facile lorsque nous n’étions que deux étrangers, chacun de notre côté avec une guerre en plein milieu. À présent j’ai l’impression de me trouver dans des bras familiers, connus, rassurants. Cette pensée provoque une nouvelle vague de remords, rapidement étouffée par le bien-être que je peux ressentir contre lui.

Et alors je me demande, je me demande vraiment ce qui va se produire, ici et maintenant. Je sais seulement que le scénario dans lequel je sors d’ici la tête haute et triomphante, celui où il git dans une mare de sang, ne se produit pas. Lentement, ma respiration se calme et mon corps s’alourdit à mesure que les tensions dans mes membres se dénouent. Je me rends compte que jusqu’à présent, j’effectuais un mouvement circulaire dans le dos du jeune homme, une caresse visant à le calmer lui. À présent le silence est compact autour de nous, comme si on retenait notre souffle. Je me détache de lui et l’observe en silence. Je devrais partir maintenant. Pourtant je pose tout de même cette question :

«So what now? Qu’est-ce qu’on fait maintenant? Je crois que nous avons établi que je ne te tuerai pas, au moins c’est déjà ça.»

Et je reste ainsi, tout près, à une distance assez grande pour que je puisse regarder l’entièreté de son visage où je tente encore de trouver réponse à mes questions, tentant en vain de prendre une décision qui aurait dû être bien plus facile.

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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Jeu 18 Juin - 20:37


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Contre toute attente, mon étreinte semble l'apaiser, lui faire du bien. Ses membres cessent de trembler et son visage que j'observe du coin de l'oeil se défroisse. Son bras vient même s'enrouler autour de mon torse et dessine quelques cercles dans mon dos. Probablement peut-elle sentir l'angoisse qui me serre la poitrine. Je ne montre jamais mes sentiments, j'en fais même abstraction je préfère m'en éloigner afin de ne pas être déçu, de ne pas tisser de lien. Mais avec elle, c'est encore bien différent, tout est à l'envers et je ne parviens pas à calmer mon coeur qui bat la chamade, qui tambourine. J'espère qu'il ne va pas me lâcher, pas maintenant que je la serre dans mes bras, pas maintenant qu'elle s'est calmée et qu'elle, ne serait-ce qu'un peu, m'accepte. Aurait-elle préféré l'ignorance ? Peut-être ai-je fais le mauvais choix, ai-je pris la décision de trop. Comment savoir ? Je sais que tout comme je hais le régime, elle déteste la résistance mais cette guerre n'a t-elle pas suffisamment durée ? Elle finira par nous détruire comme elle a pris et exécuté égoïstement les êtres qui nous étaient précieux et je ne veux pas qu'elle ou moi sombrions dans ce cycle infernal.

La désirer, y a t-il un mal à ça ? J'ai toujours brisé les règles, le petit gosse parfait, l'étudiant exemplaire, tout ça c'est fini. Si mes parents pouvaient me voir, serait-il fier de ce que je suis devenu ? Fier de ce que je fais ? Je ris en silence, mère trouverait cela bien trop inapproprié de trahir mon camp quant à père il hocherait vaguement la tête après n'avoir écouté que quelques bribes de conversation. Au fond, qu'est ce que j'ai réellement perdu ? Qu'est ce que je vais perdre ? A la fois tout et rien j'imagine. Suis-je horrible de penser ainsi ? Egoïste ? Je veux me taper l'officier du régime et alors ? Merde, je suis grand alors foutez moi la paix. Le silence qui envahit la pièce me laisse le temps de penser à tout ça, de réfléchir sur notre position, de me languir d'elle, encore et encore... Je suis fou. Complètement. J'esquisse un sourire, alors elle est ce qui m'égare. Elle est ce qui me consume le peu d'équilibre, de raison qu'il me reste. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Je sursaute lorsqu'elle rompt notre étreinte et s'écarte, plongeant son regard azuré dans le mien. Tu devrais partir maintenant, t'en aller alors qu'attends-tu comme ça ? Tu ne t'inquiètes probablement pas de ma santé morale ou même physique après ce que tu m'as infligé, bien au contraire puisque c'est ce que tu souhaitais, alors ? Ah ah, tu ne me tueras pas, c'est donc ça. Maintenant que je le sais, je peux te faire ce que je veux, tout ce dont j'ai envie ? Te prendre, t'embrasser, te serrer, te désirer, te caresser, t'ai...  Je vais t'aider à te décider Cass.

" Laisse moi te kidnapper à nouveau, juste pour cette nuit. "

Et sans lui laisser le temps de réfléchir, je viens cueillir ses lèvres avec délice, comme si elle m'avait manqué et c'est encore meilleur, la peur de les perdre, la peur de la perdre me fais les apprécier un peu plus chaque instant. Seulement, serais-je capable après cette nuit de m'en tenir là ?  




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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Jeu 18 Juin - 22:21



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Si mes autres questions pouvaient sembler un peu rhétoriques, voire impossible à répondre de par la complexité naturelle du problème posé par notre situation, celle-ci, en opposition, me paraît parfaitement légitime. Nous nous trouvons réellement dans une impasse plutôt épineuse. Après les cris, la violence, les insultes, jamais je n’aurais cru qu’il puisse encore désirer ma présence, ne serait-ce que pour quelques instants. J’ai tout fait pour blesser ses sentiments et peu importe ce qu’il en dira, je sais avoir réussi, du moins en partie, à atteindre les fondements plus fragiles de son être qui me semble si souvent impénétrable. Ce qui l’empêche de me foutre dehors en ce moment? J’ai plusieurs théories à ce sujet. La première, la plus douloureuse, est qu’il attend toujours son heure pour se venger d’une façon que j’ignore encore. L’autre est celle que de son machisme maladif il ne s’autorise pas à faire du mal à une femme. Ou encore, qu’en véritable cœur d’artichaut il croit encore à cette nuit, à l’attirance que nous ressentons l’un envers l’autre et a envie de la pousser jusqu’à son paroxysme, une idée qui me fait frissonner. Je ne comprends pas vraiment comment j’ai pu atterrir dans ses bras après cette dispute monumentale, ni comment j’ai cessé de trembler, comment mon cœur a repris un rythme normal et décontracté. Tant d’éléments mystérieux avec lesquels je devrai composer, dans le silence.

Une étincelle de satisfaction passe dans son regard alors que je lui annonce ne pas avoir l’intention de le tuer. Alors bon, on dirait qu’il ne se fiche pas de sa vie au final, ce qui me semble un peu plus sain d’esprit quand même. Dommage, j’aurais tellement aimé qu’il me supplie de l’épargner, mais en même temps, je n’y aurais pas tiré de satisfaction autant que je l’aurais souhaité. Au contraire, après tout ce que nous venons d’échanger, son renoncement m’aurait simplement agacé. Son amour ou sa haine, il n’existe aucun milieu entre les deux et j’ai hâte de voir de quel côté il va pencher. De toute évidence, ce choix que je lui laisse, il l’apprécie, il le déguste, avant de me surprendre avec des paroles à l’opposé de ce que je m’étais imaginé. Plutôt de chercher à se débarrasser de la peste rouge qui a, je le crains, laissé de sacrés bleus sur son torse dénudé, il propose plutôt de me kidnapper pour une nuit, une nouvelle nuit. Parce que ça doit devenir une habitude en plus? Parce que ça lui plaît, ce petit jeu? Peut-être que ce qu’il apprécie chez moi est justement ce danger. Danser sur cette fine ligne entre la vie et la mort a quelque chose de délicieux et pour certains, ce jeu représente une véritable addiction.

Ses lèvres viennent cueillir les miennes avec avidité, avec impatience et passion enflammée, comme si nous avions été séparés pendant plusieurs semaines et non une poignée misérables de minutes à passer tout près de nous entre-tuer. Alors je cède, je cède enfin, et complètement, j’abandonne toute raison en répondant avec fougue à son baiser, comme si je l’attendais. Peut-être que c’est le cas. Mes bras se referment contre lui alors que je le presse doucement contre moi, pour mieux sentir sa chaleur, sa présence. Mes doigts viennent jouer avec tendresse contre son cou et son torse que je découvre, pas à pas, en frissonnant à chaque instant, y trouvant des crevasses et des cicatrices issus d’un passé qui n’appartiennent qu’à lui. Je n’ai pas l’intention d’en connaître d’avantage à son sujet. Moins j’en sais, mieux il se porte, mais il existe bien une façon dont j’aimerais le connaître.

«Seulement cette nuit alors. Il ne faudrait pas en faire une habitude.»

Avec un sourire malicieux qui se veut séducteur, je m’empresse de reprendre ses lèvres en laissant mes doigts envahir ses cheveux, se perdre dans leur éclat de jais. J’aime chaque détail de lui, chaque défaut de sa peau, chaque sourire et chaque baiser. Sauf un. Sauf un bien sûr qui vient tout changer. Il est un Résistant et j’ai juré de tous les tuer.

«Tu es vraiment… trop con… Bordel qu’est-ce qu’on fait?»

Mes remords ne m’empêchent cependant pas de me presser un peu plus fort contre lui en cherchant son souffle contre mes lèvres. Lentement la haine m’abandonne, me laissant seule entre les griffes de ce jeune homme qui semble avoir pris le contrôle, seulement pour ce soir, de mon corps et mon âme.

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Lucas J. Turnac
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Sam 20 Juin - 22:27


Blame it on the Night
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C'est fou comme quelques mots, une simple phrase peut brusquement vous ramener à la réalité. " Il ne faudrait pas en faire une habitude. " Oui bien entendu, c'est normal. C'est même inévitable. Comment pourrait-elle accepter de me revoir après ce que je lui ai annoncé ? Elle qui veut tuer, mettre à mort tous les résistants... Pourtant, je crois que si ma tête tient encore sur mes épaules c'est que peut-être, il existe une chance aussi petite soit elle qu'elle me pense différent des autres. Et ça, rien que d'y penser ça me fait intérieurement sourire. C'est si bon de songer que l'on plaît ou du moins que l'on attire quelqu'un indéniablement. Et étrangement c'est réciproque. Je souris en laissant ses lèvres reprendre les miennes, appréciant chacune de ses caresses, de sa main qui s'immisce dans mes cheveux d'un geste si calme, si tendre... Comme si elle prenait soin de moi.

" Seulement pour cette nuit. "

C'est si difficile à dire, mes lèvres ont du mal à décrocher de mes pensées. Je ne comprends pas, je ne me comprends pas. Pourquoi m'accrocher à quelque chose que je ne peux pas atteindre ? Je mordille ma lèvre inférieure, cherchant une réponse à ma question pourtant si simple. Pour une fois, juste une, j'ai envie de ne plus penser à mon avenir, de plus songer à ce que me réserve le futur. J'ai envie de vivre l'instant présent, de le savourer, de m'en imprégner mais comment oublier que dès demain, l'illusion du bonheur s'estompera, qu'il laissera place à un vide, un immense vide qui me fera d'autant plus mal que pour une fois, ce bonheur était réel. C'est pour ça que je laisse habituellement les relations humaines de côté, que je préfère les ignorer. Comment savoir si la personne que tu aimais hier ne sera pas morte demain ? Il n'y a aucune certitude et ça me fait peur. Peur de rechuter, peur de la faucheuse elle-même. Comment ne pas être effrayée en pensant à ce qu'elle m'a déjà pris ?

" On continue ce qu'on a commencé. "

Mon souffle chaud, distrait, un peu perturbé se glisse contre sa nuque laissant quelques traces invisibles sur son corps, quelques marques de chaleur et de désir qui font frissonner sa peau à chacun de mes contacts. Mes mains retirent à nouveau ces vêtements qu'elle s'est empêchée de remettre mais cette fois ci, mon regard fuit ses courbes, évite même son visage. Oui, je tiens de ses remarques, je ne sais pas bien pourquoi mais elles m'ont blessées, elles m'ont un peu secouées. Je ne veux pas à nouveau la fâcher ou lui faire du mal. D'ailleurs, je ne veux même pas qu'elle remarque ce malaise chez moi alors je viens prendre ses lèvres à nouveau sans lui laisser le temps de protester, de formuler une nouvelle phrase qui me fera à nouveau danser entre deux mondes. Je ne veux qu'elle.



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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Lun 22 Juin - 22:36



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Lucas J. Turnac
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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   Dim 30 Aoû - 18:22


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MessageSujet: Re: Blame it on the Night |PV Lucas|   

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