« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. | OS éclosion

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Lucas J. Turnac
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MessageSujet: Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. | OS éclosion    Sam 2 Jan - 14:59


Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi
OS Eclosion de Riolu


Je rentre, désorienté, perdu. Je me précipite à la salle de bain où je retire maladroitement mes vêtements imbibés de sang que je jette sur le sol nu et froid. Le sang laisse des traces sur le carrelage blanc et je manque de glisser en entrant sous la douche précipitamment. L'eau chaude, bouillante même s'écoule sur moi et je frotte, cherchant à me débarrasser désespérément de l'horreur, de l'angoisse et de la mort. Malgré la température de l'eau, je frissonne de tout mon être, touché, ébranlé. Je reste là, à sangloter pendant une trentaine de minutes jusqu'à ce que l'eau brûlante épuisée ne se transforme en une pluie glacée qui me sort de mes pensées. Je m'extirpe de la salle de bain en prenant garde de ne pas toucher le sang qui git sur le sol et sans même me sécher, je m'habille d'un short et d'un vieux tee-shirt trainant sur le canapé. Je me précipite vers la cuisine et j'ouvre les placards tour à tour à la recherche de quelque chose de fort.

A la troisième tentative, je tombe sur une bouteille de Gin à peine entamée. Je la débouchonne les mains tremblantes et sans une hésitation, j'en avale de nombreuses gorgées, jusqu'à en perdre haleine. Le liquide me brûle et la nausée me prend à la gorge. Je bois si vite que je suis pris d'une quinte de toux et je recrache l'alcool. La nausée continue de me nouer les tripes et je me précipite juste à temps au dessus de l'évier pour y vomir. Mon estomac se tord de douleur et je cris, une plainte déchirante, une voix qui rompt le silence et qui crache la terreur des derniers instants, la culpabilité et la peine. Je la lâche la bouteille qui éclate sur le sol mais je n'y prête pas attention. Mes doigts blancs, serrés si fort sur l'évier que le sang a cessé d'y circuler me maintiennent debout, luttant contre le vertige. Je serre les dents, ravalant un nouveau soupir de désespoir.

Lorsque le monde cesse de tanguer, je détache mes mains qui retombent mécaniquement le long de mon corps et je vais m'asseoir au bord du canapé, mes jambes imprimant un mouvement nerveux de haut en bas. Je cherche la façon dont je dois m'y prendre, la manière à adopter pour me relever, pour oublier. Mon coeur se serre en repensant à son corps sans vie. Un frisson remonte le long de mon échine et je me fait violence pour ne plus y penser, pour calmer les tremblements qui m'agitent. Je vais gérer ça, je l'ai déjà fait, je le ferai encore, il me faut juste du temps, un peu de temps. Il me faut reconstruire cette partie de mon monde qui s'est écroulé avec elle. Seul, tout seul. Mes mains s'agitent à nouveau de tremblements et j'ai tout le mal du monde à les contrôler.

Ca ira, ça va toujours. Je le sais, rien de dure pour toujours, c'est comme ça, je ne peux rien y changer. Depuis le temps que je redoute que la vie me prenne les choses auxquelles je tiens. Ca doit arriver. Mais le plus dur, c'est de ressentir le manque, ce sentiment incontrôlable. Il n’est pas provisoire, ou temporaire. Le manque, le vrai, il vous tient du matin au soir, ainsi que dans vos rêves, il vous tord le ventre et vous coupe le souffle. Le manque, le vrai, est celui qui ne s’arrête jamais. Je hoquète soudain de surprise en entendant quelque chose se briser, se rompre. Je relève les yeux à la recherche de la source du bruit et je réalise que je l'avais oublié. Ce petit morceau de vie, cette âme piégée dans une coquille. Une protection bien maigre pour un si petit corps, si frêle. Je me lève, oubliant pendant un court instant les tremblements qui s'emparent de mes jambes, poussé par mon instinct de protection. J'attrape dans mes mains la petite Riolu et je la serre doucement. Je crois qu'à cet instant précis, elle a besoin de moi autant que moi j'ai besoin d'elle. Je plonge mes doigts dans son pelage duveteux de bébé, aussi doux que celui jadis de la Feunard. Et mes larmes ravalées jusqu'à maintenant roulent sur mes joues. Je ne suis pas seul, je ne suis plus seul.

" Merci de venir combler mon manque. "

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