« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 As always [OS]

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Natsume Shimomura
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MessageSujet: As always [OS]   Mar 9 Fév - 0:05



As always

Évolution de Riku & d'Irie, partie 1

Parfois, il s'en aperçoit plus tard. Ou plus tôt. Que ce soit par les légers sons de mouvement alors qu'il entrouvre les yeux, toujours discrètement, ou les ombres qui se déplacent furtivement, il sait. De temps à autre, il a même un pressentiment. Ou la preuve concrète, tout simplement, par déduction ou par une preuve laissée de cotée par inadvertance. Même quand il tente de se convaincre qu'il n'a rien vu ou compris (et Arceus seul sait qu'il essaie, pourtant, avec toute la détermination du monde), ou qu'il s'occupe l'esprit par n'importe quel moyen (n'allez pas croire que compter les moustiques est difficile), ça ne sert à rien, au fond. Ce n'est pas en fermant les yeux quelques secondes qu'on en devient aveugle après tout.  Mais il peut bien espérer. Ça le fait presque rire. Presque. Parce que l'autre partie de lui-même aimerait envoyer tout ce qui passe sous les mains.  Ce serait tellement plus simple, tellement putain de plus facile. Mais bien évidemment, puisque ce serait le cas, ça n'arrivera pas. Les choses ne vont jamais comme il voudrait qu'elles aillent.
Il y est habitué. En un sens, ce n'est plus surprenant. Passée, l'époque où il retenait tout jusqu'à l'explosion qui ravageait tout et le laissait ramasser les morceaux seul. L'explosion n'a même plus de sens maintenant. Chaque mauvaise nouvelle, chaque fibre ou même once d'angoisse qui le traverse fait à peine naître un rictus sur son visage. Au départ, il avait trouvé ça pratique. Utile, de ne pas sur-réagir. D'accepter pour continuer, sans même faiblir d'un centimètre. Supporter le coup pour continuer, sans même sourciller. Toutes ces conneries qu'on lui avait toujours raconté n'avaient aucune valeur à ses yeux : les 'ça finira forcément pas s'arranger', il les laissait à ceux qui voulaient bien les entendre. Ce n'est pas l'optimisme ou le positivisme qui l'animaient, loin de là.

L'acceptation était peut-être la meilleure des définitions. Il acceptait, tout simplement, ce qu'il devait subir, sans un mot, sans une larme. C'était plus facile. Pas de pitié à voir, pas de réconfort, pas de phrases faciles à entendre et encore. Il n'avait pas vraiment le choix, quand il y pensait. C'était ça, ou la colère. Et il n'avait pas l'énergie de la laisser couler. Peut-être que c'était ça aussi, ce qui l'empêchait d'être agressif ; il n'a plus l'énergie de se débattre. Ou peut-être pas. Au fond, il s'en fout bien, de savoir si oui ou non il est quelqu'un de « bien ». Il sait juste que quelque part au fond de lui-même, il y a une petite voix qui continue de lui murmurer qu'il vaut mieux pour lui de ne plus se battre. Alors il ne lève plus le ton. Il lève les yeux au ciel, soupire, marmonne des commentaires sarcastiques sans jamais vraiment y accorder d'importance. Si on le coupait, il hausserait à peine les sourcils. Ses colères à lui, on n'y a jamais opposé qu'un mépris silencieux ; pourquoi ferait-il autrement avec les autres ?
Alors il n'avait jamais rien dit, depuis avril dernier. À quoi cela aurait-il servi, après tout ? Ce n'est pas comme si il n'était pas au courant, ou qu'il pouvait changer quoi que ce soit. Oh, bien sûr, il pouvait parler. « Parler », tiens, une autre connerie inutile. Ce n'était pas comme si ça allait changer quoi que ce soit, hormis les apparences. Perdre du temps, il déteste ça, alors il évite autant qu'il le peut. Et éviter de parler n'est pas trop compliqué, quand on a appris à mimer l'indifférence ; au bout d'un moment, c'en devient même un réflexe. Il a même découvert qu'il était assez doué pour afficher l'expression la plus désintéressée au possible, et les fois où il avait été démasqué étaient tellement rares qu'il pouvait presque considérer ça comme un talent, maintenant. Parfois, il riait même intérieurement de l'air naïf de Faust quand il le croyait, lorsqu'il disait que tout allait bien. Lui qui lui reprocher tant sa supposée naïveté était le premier à l'être : l'ironie de la chose ne manquait pas de le faire ricaner.

En pestant et grommelant, il se lève et jette la couverture au bout du lit, excédé. Ses vaines tentatives de retrouver le sommeil auront été inutiles, en plus de lui faire perdre de précieuses heures qu'il aurait pu passer à faire autre chose. Mais ce n'était pas un petit bisou sur le front qui allait calmer ses angoisses, merci bien. L'adolescent passa une main dans ses cheveux pour essayer de trouver un peu de lucidité, avec un succès bien maigre. Inutile, de toute manière. Ce n'était pas la première fois qu'il était dans cette situation et il s'était depuis habitué à l'amère constatation qu'une fois la nuit blanche lancée, c'était déjà terminé. Le mieux qu'il pouvait faire était de trouver quelque chose pour occuper son cerveau fatigué et si possible l'épuiser.  
D'un pas feutré, il alla allumer son ordinateur, préférant le calme rassurant de son écran à celui du monde extérieur pour l'instant. Il ne risquait pas d'être surpris, de toute façon : Faust et Alice étaient de sortie, Isaac était il ne savait où, et il ne risquait donc plus que lui dans cette maison, hormis quelques pokémon qui dormaient dehors ou dans leurs balls. Rien qui ne nécessiterait des explications, de toute manière, et ce n'était pas comme si Samaël allait rentrer d'ici peu, où qu'il reviendrait même ce soir, vu que comme d'ordinaire il n'aurait qu'à attendre pour savoir. En bon ou en mauvais mais ça, ce n'était pas important, n'est-ce pas ?

Évidemment, la distraction informatique ne fonctionne que très brièvement. Évidemment, comme à chaque fois, il ne trouve rien à y faire, et il se rend vite compte de la stérilité de la chose. Il pense à se mettre en avance sur ses travaux ou des devoirs à rendre, mais bien sûr, tout a déjà été fait ou nécessiterait un aller à la bibliothèque, ce qu'il ne peut pas faire à cette heure-ci. En éteignant l'engin, il se retrouve face au noir de l'écran, et cligne des yeux en apercevant quelque chose se refléter dessus. Avec calme, il retourna lentement sa chaise, rencontrant le regard d'un Munja inexpressif qu'il déchiffra rapidement.

« Ça va, Ren. Épargne-moi les leçons de morale. »

Le spectre battit fébrilement des ailes pour signifier son mécontentement, signe que le nippon choisit purement et simplement d'ignorer, pas franchement enchanté à l'idée de devoir subir des leçons de morale dans cet état. Ou tout court, en fait.
Mécontent de devoir supporter la présence pleine de jugement de l'insecte, Natsume se leva brutalement, repoussant sa chaise dans un grognement frustré pour quitter sa chambre, en prenant bien soin de claquer la porte. Personne d'autre n'entendrait après tout, et cela ferait rapidement comprendre au Munja de s'occuper de ses oignons.

La raison d'un tel énervement lui échappe presque totalement. Il ne sait pas pourquoi l'air inquiet et apitoyé de Ren avait tant attisé ses nerfs, mais il n'avait ressenti que l'envie de pester et de jurer en le voyant. Conscient qu'il avait peut-être exagéré, il prit le temps de souffler une fois qu'il eut descendu quelques marches des escaliers. Peut-être qu'il était le plus gros imbécile de cette histoire, oui. Mais ça n'avait jamais été un foutu concours et si tout le monde ne croyait pas le contraire, peut-être que tout ne serait pas aussi tordu. Peut-être que Faust ne croirait pas nécessaire de garder cet air béatement niais et innocent alors qu'il était loin de l'être, que cette hypocrisie nauséabonde ne lui agresserait pas les nerfs à chaque fois que le japonais en était témoin. Mais comme tant d'autres avec lui, il aime à se persuader qu'il a raison et qu'il fait ce qui lui semble juste, que tout n'était pas simple. Il a sûrement fini par s'en convaincre, pensait l'éleveur avec un rictus jaune, mais c'est pas le seul. Il prend vite conscience de sa propre amertume, mais n'a pas le cœur de se condamner ou de se blâmer pour l’égoïsme dont il fait preuve, même si il lui reste en travers de la gorge.
Je suis capable de fermer ma gueule la plupart du temps, j'ai bien le droit de penser mes saloperies seul, non ?

Car c'est bien de cela dont il s'agit, il le sait. Des pensées noires, amères, acides, désagréables qui envahissent son esprit à chaque fois qu'il se retrouve dans une situation pareille, avec sa conscience comme seule conseillère, et Arceus seul savait qu'elle pouvait être mauvaise. Il ravale sa salive, expire brusquement et descend les escaliers sans plus attendre, en espérant naïvement qu'un peu de mouvement lui fera penser à autre chose. C'est peine perdue.
Voir le salon désert est étrangement déconcertant à chaque fois. Natsume est plus habitué à le voir agité, soumis aux tumultes inévitables causés par ses habitants, sous les rires amusés d'une enfant ou de quiconque témoignant des scénarios loufoques qui se déroulent ici. Même Dolce et Notte, qui d'habitude investissent leur panier du salon pour y dormir, sont absents. Sans doute sont-ils, à l'instar de beaucoup des pokémon de la maison, sortis dehors. La plupart préférait revenir de temps à autre et explorer la ville par eux-même. Sans doute ferait-il cela si il y avait quelque chose à faire, mais Nuva Eja n'était pas Zazambes question activité nocturne. Et puis ce n'était pas comme si il était du genre à même aimer ce genre d'activité : les bars et autres établissements plus portés sur la boisson qu'autre chose, ce n'était pas son truc. Il n'était pas un dépressif chronique cliché d'un roman noir à deux francs qui irait se bourrer la gueule pour soulager sa peine.

Il alla sans trop réfléchir s'écraser sur le canapé, et sortit son portable de sa poche pour naviguer sur tout et n'importe quoi pendant une quinzaine de minutes sans que rien ne l'intéresse. Paresseusement, il se rappela que Katya travaillait de nuit ce soir, et entreprit donc de lui envoyer un message au hasard, cherchant avant tout à se détendre. Évidemment, la réponse ne tarda pas.
Spoiler:
 

Son intention n'était pas d'inquiéter Katya, loin de là, mais il avait tout de même envie de dialoguer un peu. De s'occuper, en somme, afin de ne pas repenser à ce qui lui hantait l'esprit. Pour ne pas avoir à retourner dans ce lit vide et froid où il faudra bien faire face à la réalité. Il poussa un soupir fatigué, excédé. Même son propre sarcasme commençait à lui faire pitié.

Spoiler:
 

Avec mollesse, il reposa le téléphone sur le canapé et se releva, décidé à faire ce qu'il avait dit, mais il se rendit bien vite compte qu'il n'y avait même pas cru lui-même : il s'agissait avant tout de quelque chose à dire pour s'assurer que Katya ne s'inquiéterait pas davantage.
Il expira, décidé à chasser sa frustration. Inutile, toutefois. Il n'avait même pas envie de pleurer, en plus de ça, et impossible de se relâcher. Il fait de son mieux pour ne pas réfléchir, mais c'est trop. L'amertume lui noue la gorge, et la raison de tout cela encore plus. 'La liberté'.
Bah oui, on expliquera ça à Alice le jour où quelqu'un mourra. Ah comment ça tu es malheureuse ? Mais voyons, arrête de chialer, t'es libre de pleurer maintenant, dis merci !
Il n'en parle jamais à quiconque, pour la simple raison qu'il connaît déjà les réponses. 'Tu ne peux pas comprendre', lui répondrait Faust. Et ne parlons même pas de Samaël : il s'excuserait, ferait une tête de chien battu  et se mettrait à sortir des anneries sans rapport au sujet d'une histoire de mérite ou une quelconque connerie du genre. C'est ce qu'il pense, en tous cas. Qu'il ait raison ou tort, il n'y fait pas vraiment attention, tellement l'idée même l'énerve déjà.

« Putain ! »

Rageusement, il jeta l'oreiller qu'il utilisait pour caler sa tête dans un coin de la pièce, sans se préoccuper d'aller le ramasser.
De toute manière, rien n'allait changer. Il ne voulait pas de débat, ou de faux débat, plutôt, car Natsume n'aurait jamais le cran d'aller jusqu'au bout de sa pensée si il devait arriver. Néanmoins, l'admettre lui fait se dire qu'il est donc encore plus stupide ne pas dormir à cause de cela. Toutefois, l'idée de Katya lui tournait encore en tête et elle n'avait pas forcément tort, maintenant qu'il y pensait. La musique n'était pas sa panacée, et il n'avait pas de talent naturel, ni de passion, mais c'était parfait pour penser à autre chose. Au moins, pendant qu'il serait frustré par son incapacité à jouer un morceau correctement, il n'aurait pas à imaginer le fait de devoir gérer la possible mort de son copain.
Ahahaha. C'est marrant.

Il remonta jusqu'à sa chambre d'un pas lent, en ne faisant pas attention au fait que Ren était sorti par la fenêtre. Il discuterait et s'excuserait plus tard. Sans conviction, évidemment, mais au moins cela tairait les tensions. Pas comme si il en avait quelque chose à faire, dans cet état. Étrangement, dès que sa colère se réveillait, ses remords fondaient comme neige au soleil : être poussé à l'excès n'était pas vraiment idéal dans son cas.
Sortir sa guitare de sa cachette demande une patience à la limite d'angélique. Il veille toujours à ce qu'elle soit bien cachée (il n'ose imaginer la catastrophe que ce serait si Alice apprenait son existence) et ne la prend qu'en cas exceptionnel, mais il ne peut pas se résoudre à la jeter. Ce cadeau de Nagisa est la seule chose qu'il lui reste d'elle, hormis Kaede et quelques photos dans son album. Même si il refuse toujours de voir sa sœur, il n'avait pas pu s'empêcher de la garder, presque honteusement. Il n'en joue si rarement qu'il se demande même si il parviendra à faire un seul accord sans faute, et c'est avec un tout petit plus d'entrain qu'il se dirige vers sa chaise pour d'y poser, curieux du résultat. L'objet est bien plus lourd que d'ordinaire, mais le nippon suppose que c'est juste parce qu'il en avait oublié le véritable poids.

Il prit le premier truc qui pouvait lui servir de médiator et gratta les cordes durant quelques secondes, juste pour vérifier si le son était encore au moins un peu au point. Si ce n'était pas le cas, il aurait pu l'accorder, vu le temps qu'il avait devant lui, mais il n'en avait tout simplement pas le patience. Le silence, toutefois, le fit cligner des yeux.
Qu'est-ce que... ?

Il eut sa réponse quand une chenille bicolore sortit timidement sa tête de la rosace, puis un Aspicot quelque secondes plus tard. Gênés, la Lépidonille et son compère sortirent de la guitare pour se poser sur les genoux de leur dresseur, l'air un peu embarrassés d'avoir été trouvés ici.

« Riku ? Irie ? »

Natsume s'était inquiété de l'intégration de l'Aspicot de leur équipe, vu qu'il lui avait été donné par un mec rencontré à l'amphi de Winter, mais il n'aurait visiblement pas dû s'en faire. Les deux insectes parurent surpris de le voir encore éveillé, et devant leurs airs surpris, l'éleveur dû vite trouver une excuse.

« Je voulais juste... Pratiquer avant de retourner dormir. »

Oh la belle excuse. Tu vas mentir à tout le monde ce soir, Shimomura ?
Il ignora la petite voix dans sa tête sans trop de remords. Puisque les deux chenilles continuaient de l'observer, il se tortilla sur sa chaise comme un enfant, rendu mal à l'aise par ces regards fixes.

« Vous ne voulez pas aller autre part ? »

L'Aspicot et le Lépidonille ne bougèrent pas d'un pouce. En grommelant, le japonais reconcentra son regard sur l'instrument, en priant pour que sa gêne ne rende pas le tout encore plus catastrophique, et essaya durant quelques secondes de retrouver dans sa mémoire les traces d'un morceau. Avec hésitation, il joua les premières notes sans grande conviction ou enthousiasme, espérant juste ne pas être trop écouté par les insectes.
Sincèrement, il savait bien qu'il n'avait aucun talent. Ses gestes étaient lourds, sans délicatesse, et surtout exécutés sans la moindre patience, cruciale en musique. Mais bon sang que cela faisait du bien, de pouvoir davantage se concentrer sur les quelques sons qui résonnaient plutôt que ses pensées.
De ce qu'il savait, il devait être au moins cinq heures du matin. D'ici une heure à la limite, il pourrait peut-être aller prendre un bain, déjeuner, et filer à la bibliothèque sans plus attendre. Il trouverait bien quelque chose pour s'occuper, de toute façon, et comme d'habitude, il trouverait un bon mensonge pour dissimuler sa fatigue, ou cacherait suffisamment bien ses cernes. Tout irait bien. Si il continuait de se dire ça, peut-être qu'il finirait par y croire, tiens. Lui aussi, il commençait à garder de mauvaises habitudes, mais il aurait été hypocrite de lui reprocher, n'est-ce pas ?

Avec surprise, il constata que les deux insectes l'écoutaient attentivement, tissant au dessus de leurs têtes des toiles pour signifier leur appréciation. Un sourire gêné, le premier depuis le début de la soirée, se dessina timidement sur le visage du nippon. Il manqua toutefois de faire tomber sa guitare lorsqu'il vit que les deux chenilles avaient choisi ce moment-là pour évoluer, sous le regard attendri de l'éleveur. Au moins, il y avait eu quelque chose de positif, ce soir. Un soulagement temporaire, comme d'habitude. Il n'avait que ça, de toute façon, alors il fallait bien faire avec.

La gorge nouée, il s'arrêta et posa sa guitare, soudainement très silencieux. Riku, tout juste transformé en Pérégrain, plissa des yeux et s'approcha timidement de son dresseur, curieux de ce qui avait bien pu l'arrêter. Il monta lentement sur ses genoux et écarquilla les yeux quand il remarqua enfin les yeux rougis de celui-ci, et la prise étrangement ferme qu'il avait sur une de ses jambes. L'insecte se colla contre son dresseur, tout comme le Coconfort lorsqu'il se fut enfin rapproché, et se laissa être enlacé contre lui. Ils ne purent que se rapprocher davantage lorsqu'ils l'entendirent lâcher un gros sanglot épuisé.

-

« Alors, bien dormi , champion ?
- Ah, oui. Tranquille. »


Il fallait juste continuer à sourire quand il le disait ; ça passait tout de suite et toujours mieux.

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=> DC de Faust M. Donovan, Clive G. Donovan, Mikael J. Evans & Winter L Kenway
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