« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Definition of Us |PV Tristan & Sam|

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Adélia G. Turnac
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Âge du personnage : 23 ans
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Mascarade, surnom de Compétitrice

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MessageSujet: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Lun 15 Fév - 0:12


Definition of us

feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
Elles tapissent ce mur, ces photographies, sur le seul qui semble vraiment achevé dans cette grande maisonnée encore vide par cette heure matinale. Vide, sans vraiment l’être véritablement. Ses murs respirent d’une vie palpable, celle encore endormie de mes compagnons décidés à un peu de repos après de longues semaines éprouvantes. Nous ne nous sommes pas ménagés et à vrai dire, je ressens moi-même les effets néfastes d’une grande fatigue que seul un congé saura apaiser. J’entrevois la fin de ces travaux de plus en plus à mesure que la maison prend la forme que je lui imaginais, que les murs se peignent, que les planchers pourris se trouvent arrachés et changés pour de jolies lattes de bois, que les fenêtres sont remplacées par des neuves et que la cour se découvre peu à peu de son invasion de mauvaise herbe. Je remplis ma part du contrat. La vieille dame qui a accepté de me louer cette maison à un prix dérisoire n’avait qu’une seule condition, que je rénove l’endroit en très mauvais état, avec un budget préétabli avec elle. Depuis, je n’ai fait que répondre à sa demande en organisant les rénovations et en effectuant certaines par moi-même pour économiser des sous que j’ai pu investir ailleurs. Nous avons travaillé fort, nous avons travaillé durement avec l’aide précieuse de nombreux proches et amis, dont Reiko, Faust et son cousin Natsume, Léopold, mon frère ainsi que mes cousins Mercedes et son mari Weston et bien sûr John. Tous ont mis la main à la pâte, chacun à leur tour selon leurs disponibilités. Ce sont ces mêmes visages que j’observe maintenant, figurant sur ce mur d’une cuisine encore poussiéreuse et désordonnée, jonchée de boîtes de toutes les grandeurs et formes.

Leurs sourires capturés égoïstement le temps d’un cliché, je les observe avec une tendresse grandissante. Eux qui rendent mon rêve un peu plus accessible chaque jour, celui d’avoir un chez moi à mon image, un lieu de partage pour mes alliés et moi. Je prépare ce déménagement depuis de longs mois maintenant. Trouver l’endroit parfait ne fut pas aisé et le hasard finalement m’a permis de trouver cette perle au détour d’un rang peu fréquenté, en pleine campagne de Zazambes, non loin de la Pension de la ville. J’ai fait la difficile, j’ai refusé plusieurs offres pourtant alléchantes. Je devais chercher quelque chose de vraiment unique pour me convaincre de quitter ma ville natale. De me détacher de la capitale, cette ville qui recèle de tant de mes souvenirs d’enfance, des quelques fragments qui me restent encore de ma famille… Même encore j’ai du mal à me faire à l’idée en détachant mon regard de ce babillard de photographies que j’ai installé dans la cuisine pour m’offrir un peu de courage, pour m’empêcher de regretter ma décision. Difficile, surtout lors des moments de solitude, de considérer mon existence qu’ailleurs d’où je fus réellement heureuse. Mais après, j’ai dédié six ans de ma vie au Japon, là où je n’avais aucune raison d’être autre que ma survie. Je me fais du mal. Me raccrocher à un passé qui ne reviendra jamais ne fait que me détruire à petit feu, j’en ai conscience. Ce babillard est présent pour me rappeler que j’ai une famille à nouveau, toute nouvelle mais tout aussi aimante. Si je suis partie d’Amanil, c’est pour permettre à mes Pokémon d’avoir un chez eux aussi, un endroit où ils seraient en sécurité sans le confinement de mon petit appartement.

Zazambes. La ville du soleil. La brise qui s’engouffre par la fenêtre sent la mer, son délice salé s’attardant contre mes lèvres en y laissant un fin sourire. L’astre du jour dessine des arabesques dorées contre les herbes pâles qui entourent la maison. Il s’agit d’une vieille demeure, probablement datant des années vingt ou trente, sa devanture en bois et son toit coloré. Elle a trois étages, le dernier étant une sorte de grenier où Gotham et certains autres de mes alliés appréciant la noirceur ont élu domicile. Une clôture récemment repeinte encadre la maisonnée ainsi que la cour, plutôt spacieuse. Les fenêtres à volets, le porche à l’avant… Cette maison possède énormément de charme malgré sa vieillesse, et moi qui suis sensible au style, j’en suis tombée amoureuse au premier regard. Depuis le début des travaux, son état s’est grandement amélioré, non seulement au niveau esthétique, mais aussi pratique. La plomberie a dû être remplacée, l’électricité ajustée, des murs ont été détruits afin de créer un grand salon dont la cheminée est demeurée intacte, toute en pierre. Les rénovations s’achèvent enfin, il ne reste plus que quelques détails. J’ai entamé hier le déménagement de quelques boîtes et de meubles, il reste surtout à faire du ménage et faire la distribution des boîtes et l’installation progressive. Bientôt je pourrai me reposer. Et apprécier peut-être ce que ce nouveau départ signifie pour moi plutôt que de douter constamment. Est-ce seulement possible, de ne plus s’en faire?

Un autre sujet me tracasse, même si j’ai encore du mal à me l’avouer. Je me retourne vivement alors que mes pensées s’attardent encore une fois vers lui, occasionnant une douleur honteuse au creux de mon estomac. Je m’occupe les mains afin de l’oublier mais la culpabilité m’envahit, comme un vieux démon qui souffle contre ma nuque. En préparant un café, je parviens encore à diverger, mais le sujet revient, inlassablement, sous forme d’une question unique qui résume bien le débat interne qui m’habite depuis quelque temps. Ai-je bien fait d’avoir choisi cette ville… pour lui? J’aurais très bien pu m’installer à quelques pas de ma cousine à Anula, ou même rejoindre John vers Nuva Eja. J’ai choisi la ville du Sud, la ville soleil, des rires et du plaisir. Pour lui. Je voulais me rapprocher de lui, d’avoir plus d’occasions de le voir. Dans l’espoir vain de… Je sais très bien. J’ai encore fait l’erreur, celle de m’attacher à celui qui ne saura m’aimer. Des mois durant que j’attends un signe, j’attends une ouverture de sa part. Je le sais sincère dans son amitié auprès de moi, même que je suis convaincu qu’il a ressenti plus que ce nous avons à un certain moment. Mais est-ce suffisant? J’ai pris une chance incroyable en le rejoignant ainsi, peut-être dans l’intention de lui prouver en silence à quel point je suis prête pour quelque chose de sérieux avec lui. Je n’ai jamais désiré quelqu’un autant de lui, je le sais maintenant et cette pensée me détruit. Je m’étais jurée de ne plus m’imposer pareil supplice mais me voilà encore éprouvée et plus que jamais.

Je n’ai plus envie de ce célibat forcé. Je veux terminer mes études, entamer ma vie familiale, bâtir. Je me connais bien mieux désormais, je connais mes forces et surtout mes faiblesses. J’oscillerai toujours dans ma propre naïveté, mais j’ai plus conscience, mes sens se sont affinés et surtout… J’ai cessé de croire que tous ne me veulent que du bien. Je l’ai vu trop souvent. Si Tristan ne saisit pas sa chance, si jamais il doit vraiment partager ce que je ressens alors… Alors j’irai voir ailleurs. J’ai toute une vie devant moi, je ne la passerai pas à l’attendre. Mercedes dit que je dois lui avouer ce qui me pèse depuis si longtemps, mettre en mot ce que je ressens, lui dire que oui. Oui, je suis amoureuse de lui. Que ces candides baisers il y a presque un an maintenant sont bien loin, que mon affection a évolué. Mais n’ai-je pas laissé cette vérité à sa vue comme une évidence? Dans chacun de mes rires, dans tous mes sourires, dans mes regards? Comment peut-il prétendre ne pas savoir? Dois-je véritablement m’imposer l’humiliation de son refus? Non, son inaction en signifie tout autant. La semaine dernière, j’ai même ouvert un compte sur un site de rencontre. Je veux prendre mes chances, rencontrer de nouvelles personnes plutôt que de poursuivre une ombre. Mais plus je pense à aller voir ailleurs, plus je culpabilise. Plus je me raccroche à lui, plus la honte m’étreint. Je suis piégée.

Je tente alors le plus aisé, celui de le considérer comme un ami. Tenter de le voir ainsi est une véritable torture, aussi précieuse son amitié soit-elle. Chacun de ses sourires me fait fondre, ses mots provoquent des étincelles. Je peux m’imaginer à ses côtés avec une aisance telle qu’elle m’effraie. Je ne peux plus l’éviter à présent que nous ne nous trouvons plus qu’à une dizaine de minutes de marche l’un de l’autre n’est-ce pas? Je soupire en avalant une nouvelle gorgée de café. Aujourd’hui, il visite pour la première fois la maison en compagnie de Samaël. Ils doivent m’aider tous les deux à défaire des boîtes, une aide appréciée. La présence de l’adolescent me rassure. Nous n’aurons pas à nous retrouver seuls tous les deux ainsi. Je n’ai pas envie de discuter. Je veux avancer tout simplement. C’est un bon plan. Nouvelle maison, nouveau départ. Je passerai au-dessus de Tristan Weber, promis.

«Qu’est-ce que tu marmonnes comme ça toute seule?»

Je sursaute si violemment que je renverse presque le contenu de ma tasse et m’y brûle quelque peu les doigts. Je pose l’objet contre le comptoir et porte mes doigts à ma bouche avant de faire volte-face. Carter m’observe avec amusement de l’entrée de la cuisine, portant dans ses bras une boîte pleine de victuailles. Il a dû passer à l’épicerie du coin avant de venir. Je n’avais pas prévu sa visite, mais je suis contente de le retrouver. Je cours vers lui pour l’étreindre maladroitement, malgré la grosse boîte entre nous. Il la pose sur le sol et m’attire dans ses grands bras avec un rire.

«Par Arceus, je t’ai manquée tant que ce ça? Je te l’avais dit que tu pourrais plus te passer de moi une fois déménagée!»

Il rigole, ce qui provoque toutes sortes de ridelles tout près de ses yeux. Je me détache de lui avec un sourire contrit. Il est toujours très séduisant malgré son âge. Ses cheveux brillent d’or sous les rayons du soleil qui pénètrent par la fenêtre.

«Un peu. Je suis surtout heureuse d’avoir de l’aide. Tu vas rester aujourd’hui?»

«Oui c’est le plan, tant que tu ne me demandes pas de peinturer encore, j’en peux plus.»

«Seulement des boîtes aujourd’hui.»

«Parfait. Hum… Et Mercedes?»

«Victoria ne vient pas aujourd’hui.»


Son nez se plisse. Il déteste que je la nomme ainsi, sous sa fausse identité qui la protège. Il doit l’apprendre lui aussi, car son véritable nom la met en danger. Néanmoins, il ne se fait pas à l’idée de la nommer autrement que par le prénom qu’il lui a choisi il y a vingt-cinq ans. Une autre raison explique son désarroi. Il souhaite toujours s’entretenir avec elle, sans se douter que ma cousine organise toutes ses visites à la maison afin d’éviter de le croiser. La raison de son absence aujourd’hui d’ailleurs. Il hausse les épaules et saisit ma tasse en buvant une gorgée de café.

«Bon. Tant pis. Sinon, toi vas t’asseoir, je prépare le petit-déjeuner pour toi et tous tes travailleurs du jour. Essaie de te détendre d’accord?»

Je souris. Il arrive à Carter d’être adorable. Alors que je le vois défaire la boîte emportée, je remercie le ciel de l’avoir mis sur mon passage. Parce qu’il rend quand même les choses bien plus faciles parfois. Je quitte la pièce en lui laissant mon café (tant pis hein) en préparant la table pour Sam, Tristan, lui et moi. Déjà, mon estomac se tord de nervosité, une émotion que je combats tant mieux que mal, jetant des regards incessants en direction de l’entrée.

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Tristan T. Weber
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Jeu 18 Fév - 22:53



Definition of Us


ft les n'amoureux et leurs sidekicks

Titi et Samsam



- Tu n'étais pas obligé de m'accompagner, tu sais.
- Viens au pays des Schtroumpfs les petits êtres bleuuus ♪
- Nan, j'veux dire... vraiment pas obligé.

Cela devait être une bonne journée. Pour Tristan, du moins. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que d'aider Adélia à emménager dans son nouveau chez elle, près de sa Pension familiale, qui plus est. Son cœur a fait un bon lorsqu'elle lui a appris son déménagement. Elle aurait très bien pu rejoindre un membre de sa famille, aller à Nuva Eja, ou carrément s'installer de l'autre côté de l'île. Le destin a choisi cependant d'accorder une faveur au Weber et de placer la jeune femme dans la zone où il vit lui-même avec ses parents et ses sœurs. Sam est convaincu qu'une partie de la motivation d'Adé pour habiter à Zazambes vient du fait que l'éleveur y travaille et y demeure, mais l'Hôte de Pension n'ose y croire et préfère penser qu'il ne s'agit que d'une coïncidence, même si au fond de lui, il garde un petit espoir que les pensées de son ami se révèlent exactes ; il ne veut pas se leurrer toutefois et déclarer ce qu'il ne sait pas. Dans tous les cas, peu importe les raisons qui ont poussé la Turnac ; Tristan ne pourrait l'avouer à voix haute, mais avoir la fille d'Eliza aussi près de lui le fait ronronner comme un matou bienheureux. S'il s'agissait vraiment d'un félin, nul doute qu'on l'entendrait à travers toute la ville. Aider la médecin pour déballer ses affaires l'enchante donc, et il y voyait d'ailleurs là peut-être une occasion de lui déclarer sa flamme, en même temps que de passer du temps avec elle et de lui montrer ce dont il est capable, même s'il n'est pas baraqué. Malgré les séances qu'il passe dans le centre sportif de la ville de plus en plus régulièrement, être musclé lui importe peu, et il trouvait ridicule qu'on lui dise que les femmes aimaient les hommes avec un peu de carrure ; mais il avait beau se dire ça au début, son esprit a gardé en mémoire ces paroles et elles n'avaient pas réussi à sortir, jusqu'à ce qu'elles le convainquent quand même un peu au bout du compte. Tout ça pour dire qu'il avait eu hâte à ce jour où il pourrait revoir Adélia et son si joli visage dont il rêve, et ce depuis quelques temps déjà, notamment depuis qu'il a découvert les véritables sentiments qu'il préserve pour elle et elle seule.
Ce devait être donc une journée parfaite. Seul petit bémol : l'énergumène qui l'accompagne.

- Bah quoi ? Tout le monde a aidé Adélia sauf moi. Il est normal que j'ai aussi envie de lui donner un coup de main, tout de même !
- Ton intention est louable, mais quelque chose me dit que tu n'es pas venu uniquement pour ça, hm ?
- Lalala j'vois pas c'que tu veux diiireuh ♪

L'aîné lève les yeux au ciel, et agite sa tête d'un air blasé en désespérant. Il sait l'Enodril sincère quand il lui dit vouloir mettre la main à la pâte à son tour, alors que même Natsume et Faust sont venus aider Adélia. Après tout le jeune dresseur aime beaucoup la jeune femme et il veut à tout prix se rendre utile. Au moment où leur amie les a donc appelés pour demander du renforts, les deux bruns se sont immédiatement proposés pour jouer les déménageurs ; et si l'enthousiasme les avait gagné tous deux, celle du grand chiot s'était évaporé peu à peu. Ses sentiments pour Adélia, qu'il savait à présent forts et bien réels, n'avaient été confiés qu'au nounours, pour l'instant. Si tout le monde devine l'affection profonde que le Weber porte pour la Turnac, le compétiteur est le seul a en avoir eu la confirmation par l'Hôte de Pension, alors que ce dernier ne s'était encore, jusqu'à il y a quelques jours, jamais rendu compte de ce qu'il éprouvait exactement. Il est sûr à présent de l'amour qu'il a envers Adélia et s'était fait la promesse de lui en parler dès qu'il serait prêt. Il a vu là un bon moyen de lui parler enfin de ce qui le trouble depuis ces derniers mois et des effets que ses charmes produisent sur lui. Mais quand bien même l'adolescent n'est pas venu pour les déranger, Tristan se doute déjà qu'il essayera de faire son possible pour pousser le Weber à dire ce qu'il ressent car le challenger craint de voir son ami fuir comme un lâche au dernier moment, ce qui n'est pas totalement une idée folle, connaissant ses insécurités encore présentes.

Ils se sont levés tôt ce matin exprès aujourd'hui. Sam avait d'abord rejoint Tristan devant sa Pension avant qu'ils ne cheminent ensemble vers la maison d'Adélia. Elle semblait bien plus spacieuse que celle qu'elle avait avant ; parfait pour tous les Pokémons qu'elle possédait actuellement.
Tandis que Sam arrête de chantonner, les deux compères s'arrêtent devant le lieu de rendez-vous. En frappant à la porte, le Weber constate néanmoins qu'elle est bien ouverte, et pousse donc la poignée pour les faire entrer à l'intérieur. Une porte déverouillée est assez louche en temps normal, cependant le plus âgé est venu à la conclusion qu'Adélia avait tout simplement laissé ouvert son habitation afin qu'ils puissent y pénétrer sans soucis.
Mais aussitôt qu'ils ouvrent la porte et atterrissent dans le salon, l'éleveur fronce les sourcils en apercevant un inconnu au milieu de la pièce, défaisant un carton. Chevelure argentée, plutôt grand et costaud, les nouveaux arrivants clignent des yeux en le voyant. Ne l'ayant jamais vu et Adélia n'ayant jamais parlé de lui, l'Hôte ignore s'il doit se méfier ou faire confiance au fait que, étant donné qu'il se trouve chez la Turnac, il doit probablement s'agir d'une de ses connaissances venue l'aider pour son déménagement. Si l'aîné a eu un très léger doute sur l'adresse et qu'il croit un instant qu'ils se sont trompés d'endroit, l'emplacement et la description du lieu correspondent parfaitement et le nombre incroyable de cartons ne permet plus de scepticisme. Samaël dévisage le mystérieux personnage d'un air curieux.

- Tiens, j'savais pas qu'elle les préférait plus mûrs.

Sa remarque fait intérieurement criser Tristan qui en profite pour lui donner un bref coup de coude dans les côtes. La victime grimace un court instant avant d'esquisser un sourire gentiment moqueur et de lâcher un rire discret, amusé par le comportement de l'autre.
Moi aussi je suis mûr, d'abord...
Le Weber l'ignore, mais il n'a rien à prouver auprès de celle qu'il aime. Ce serait évidemment plus facile s'il était convaincu que l'amour qu'il ressentait était réciproque. Mais son entourage a beau avoir découvert ce qui se voyait depuis le début, le chiot est bien trop entêté et aveugle pour s'apercevoir de toutes les ouvertures que la Turnac lui offre pour lui avouer sans lui dire ce qu'elle éprouve à son égard. Les choses de l'amour, s'il en est entouré, il n'y connaît cependant presque rien, au grand dam de ses proches qui désespèrent pour lui.
Timoré, Tristan cherche ses mots pour accoster le drôle de bonhomme, voyant Adélia nulle part malgré son rapide coup d'œil. Mais alors qu'il s'apprête à parler, il a tout juste le temps d'ouvrir la bouche que le plus jeune le devance en prenant un ton volontairement énervant.

- Adéliaaaa ! Ton chéri est làààà !

Le grand brun s'immobilise et manque d'étrangler, avant de jeter aussitôt un regard noir à l'Enodril. Impossible toutefois de le prendre au sérieux même si c'était le but ; car son ami devient aussi rouge qu'une tomate tant et si bien qu'elles en seraient jalouses. Sans hésiter, il donne une tape sur la tête de Samaël. Puis, il tente de calmer ses rougeurs et se racle la gorge afin d'être plus présentable et d'éviter de défouler ses nerfs. Bizarrement, il a l'impression que cela allait être une journée plus que maladroite et pénible, si ça continuait comme ça.

- Moi c'est Tristan, et lui c'est Samaël. Nous sommes des amis d'Adélia. On est venu pour l'aider avec ses cartons. Est-ce que... Est-ce qu'elle est là ?

Le cœur de l'Hôte de Zazambes bat tout à coup la chamade en scrutant de nouveau rapidement les environs. Son regard chocolat la cherche avec désespoir. Ses yeux veulent plonger dans les siens, ses mains venir prendre celles de la jeune femme. Peut-être s'est-elle absentée ? Il pourrait l'attendre indéfiniment s'il le fallait, mais ici elle semble si proche de lui alors qu'il ne la voit même pas. Il croit même halluciner en pensant sentir son odeur, même si ce n'est probablement que son imagination qui lui joue des tours à cause des tourments émotionnels qui l'agitent.

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Dernière édition par Tristan T. Weber le Ven 1 Avr - 23:37, édité 1 fois
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Adélia G. Turnac
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Sam 20 Fév - 17:08


Definition of us

feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
Je culpabilise de l’attendre avec autant d’impatience. Notre dernière rencontre ne doit pas remonter autant que je puis me l’imaginer et pourtant je sursaute au moindre bruit dans l’attente de le revoir. C’est bien ce qui me couvre de honte, la perspective qu’il m’affecte autant malgré tous les efforts déployés pour oublier mon ressenti à son endroit. Après de longs mois à me monter la tête au sujet de nous deux, redescendre sur terre n’a rien d’aisé et j’aurais dû m’attendre de me montrer si faible en constatant mon erreur. J’y ai cru, j’y ai tellement cru, que j’ai encore du mal à me défaire des projets que j’avais conçu pour nous deux bien malgré moi. De cette vie que j’avais imaginée à ses côtés. Encore une fois, je me sais naïve. Que même si Tristan avait partagé mes sentiments, que rien ne nous aurait assuré de fonctionner en tant que couple. Néanmoins j’ai eu besoin d’y croire, j’ai eu besoin de me raccrocher à cette fantaisie lors des moments où le souffle est venu à me manquer. Faiblesse, encore une fois. Mais Tristan est différent des autres garçons. Quelque part j’ai la certitude de ne jamais trouver une âme aussi pure et aussi bonne que la sienne. Je n’arrive même pas à lui en vouloir de son inaction, car je sais être la seule responsable de la tempête qui se déchaîne en moi. Peut-être ai-je forcé la chose, même, comme ces baisers échangés. Je l’ai trop désiré pour que l’histoire se réalise. Je saurai passer par-dessus, je l’ai fait auparavant après tout.

Mais il me manque tout de même. Ses sourires, la manière adorable dont ses joues se colorent lorsqu’il est embarrassé, l’innocence de ses prunelles. Nos conversations enjouées qui peuvent durer des heures, sa présence apaisante. Je me languis de lui et c’est bien ce que je trouve le plus difficile. Je prends ce sentiment comme un échec cuisant aux bonnes résolutions que j’ai décidé d’emprunter. Arrête de penser à lui de cette façon, bordel, Adélia! Au moment où je formule cette pensée, j’entends du bruit à l’étage, un cri qui m’inquiète aussitôt. Un de mes alliés doit faire un cauchemar, et je me doute aussitôt qu’il s’agit de Gotham. Le Sonistrelle fait de terribles rêves depuis tout jeune. J’accours aussitôt au grenier en laissant la table dans son état actuel, j’aurai l’occasion de la préparer tout à l’heure. Je cours dans les marches en atteignant le troisième étage. Effectivement, le petit est couché contre le ventre, ses ailes raclant le plancher. Des cris déchirants s’échappent de lui. Majesta ainsi que Requiem me rejoignent, eux qui ont pris l’habitude de dormir ici et de veiller sur le sommeil de leur cadet. Je prends aussitôt le petit dans mes bras pour le rassurer. Il se débat comme un diable avant de se réveiller dans un état d’affolement qui met un bon moment à se calmer. Le pauvre, j’en ai mal au cœur pour lui, surtout que je comprends parfaitement le sentiment. J’aimerais intervenir pour régler ce problème de terreurs nocturnes, mais mes connaissances s’arrêtent ici je ne le crains. Tristan pourrait peut-être m’aider à ce sujet, lui qui côtoie des Pokémon depuis sa naissance et qui, en tant qu’Hôte de Pension, doit connaître une chose ou deux sur le sujet non?

J’emporte le Sonistrelle avec moi jusqu’au rez-de-chaussée. Il a cessé de se débattre et se contente de reprendre lentement conscience dans mes bras, le corps encore secoué de spasmes de terreur. Je lui chante une berceuse pour le rassurer, tout en lui caressant le dos avec douceur. Je l’entends gronder de plaisir sous mes caresses ce qui m’amuse. Une fois de retour au rez-de-chaussée, j’entends la porte d’entrée qui s’ouvre néanmoins et mon sang se fige. Carter doit se trouver dans l’entrée (que je ne peux pas voir d’où je suis) comme il ne se trouve pas dans la cuisine… Oh non… Je me mets à courir vers celle-ci quand la voix de Samaël me parvient. Jamais elle ne m’a paru plus agaçante, et surtout ses mots… Il fait exprès ou quoi? Je me retiens de rougir, trop irritée pour vraiment me gêner de sa remarque. Je jaillis dans l’entrée à mon tour, Gotham contre l’épaule, encore un peu essoufflée et surtout affolée alors que Carter ignore pour arriver pour simplement émettre un long cri aigu qui pourrait avoir été poussé par une fangirl japonaise plutôt qu’un homme mûr de son âge. Aussitôt il se met à sautiller sur place et à applaudir, se retournant vers moi avec de grands yeux brillants.

«C’EST TITIIIIIIII!»

Oh ça y est. Je ferme les yeux pour ne pas assister au carnage, à la destruction totale de tout mon amour-propre. Oui parce que mon oncle s’apprête à me foutre la honte. Déjà ce surnom horrible que celui qu’il a choisi pour lui en son absence. «Titi». Franchement, je n’oserais jamais l’appeler ainsi et j’aurais cru que Carter saurait s’en retenir aussi mais il s’avère que j’avais totalement tort. Il se met d’ailleurs à tourner autour de Tristan tout en lui touchant les bras, les épaules, le dos. Un homme très tactile que mon oncle. Il doit agir ainsi comme pour s’assurer qu’il est bien réel.

«Carter, arrête.»

Mes yeux lancent des éclairs qui ne semblent pas affecter le père de Victoria. Dans mon empressement, j’ai même oublié de l’appeler par son faux nom, ici sur Enola. Tant pis, au moins Samaël et Tristan sont de confiance. Carter sait bien qu’il m’agace, mais il ne parvient pas à réfréner ses élans enthousiastes. Ou peut-être qu’il se fiche totalement qu’il est en train de m’humilier à mort.

«Hé mais il est aussi mignon que tu me l’as raconté, Dédé! Je suis l’oncle Carter, gamin, celui à qui tu devras répondre si jamais tu oses briser le cœur de ma nièce. Haha mais je rigole, on dirait un vrai chiot ce Titi! Il ne ferait pas de mal à une mouche pas vrai? Oh mais Adée, c’est que tu avais raison, c’est vrai qu’il a de jolies fesses!»

«CARTER!»

Je fulmine. En évitant soigneusement le regard de Tristan, je me dirige vers mon oncle pour le repousser un peu vu la façon envahissante dont il traite notre invité. Je dois être aussi rouge que la carapace d’Écrapince à présent.

«Vas-tu agir comme un adulte et serrer la main de ces jeunes hommes, s’il te plaît?»

Ces mots, je les ai presque sifflés entre mes dents tellement je dois me retenir d’hurler. Carter ronchonne quelque peu mais reprend rapidement le sourire en serrant la main de Tristan puis celle de Samaël à qui il adresse un regard de «partenaires de crime?» qui ne me plaît pas du tout. Pour ma part, je vais d’abord vers Sam, à qui j’offre un rapide câlin.

«Merci d’être venu, Samaël, ton aide est vraiment appréciée.»

Puis Tristan. Je croise enfin son regard avant de rougir tout aussi promptement que tout à l’heure. Je vais vers lui et lui réserve le même traitement que son cadet mais de façon machinale, peu naturelle et tendue. Son odeur me transperce et l’envie me prend de rester dans ses bras bien plus longtemps mais la culpabilité me reprend comme une lame glaciale et me pousse à me détacher.

«Désolée pour mon oncle, je crois qu’il a été échappé à la naissance. Très durement.»

La remarque amuse l’intéressé.

«D’accord, tu es frustrée ma punaise, j’ai compris. Je suis heureux de rencontrer Tristan moi, j’en ai teeeeellement entendu parler! Venez, j’ai presque terminé de préparer les…»

Vu la façon dont il court vers la cuisine, il doit avoir oublié les œufs sur le feu. Je secoue la tête avant d’inviter Sam et Tristan vers la salle à manger, tout en leur présentant rapidement les pièces que nous passons comme mon bureau, le débarras, le salon ainsi que la cuisine. Carter surgit en même temps que nous en déposant sur la table une impressionnante assiette d’œufs brouillés, du pain ménage ainsi que différentes viennoiseries, puis une assiette de fromages et de charcuteries. Impressionnée, j’en oublie même de le remercier. Mon estomac crie famine. Carter revient en plus avec du jus d’orange et du café.

«Servez-vous, c’est ma contribution pour votre aide aujourd’hui!»

Peu à peu, l’odeur de la nourriture attire mes Pokémon qui, petit à petit, viennent nous visiter, nous saluer, puis repartent. Gotham, lui, reste sur mon épaule et observe Tristan avec intensité.

(c)Golden

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Tristan T. Weber
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Ven 1 Avr - 23:36



Definition of Us


ft les n'amoureux et leurs sidekicks

Titi et Samsam



Il la cherche sans vraiment y croire. Comme le chiot dont il porte le surnom, il semble la quémander auprès de lui, en ressentant une légère honte l'envahir tout de même, à la désirer ainsi. Il serait pourtant prêt, tout de suite, à lui porter tous les cartons qu'elle voudra, si seulement elle est là. Si seulement c'est elle qui le demande. Cela lui fait encore tout drôle, pourtant, d'assumer pleinement ce manque qui prend place en lui à chaque fois qu'il pense à elle. C'est d'autant plus fort à cet instant qu'il se trouve dans la maison de la jeune femme et que pourtant elle n'apparaît pas dans son champ de vision ; lui qui espérait tant la trouver en ces lieux. Car ce n'est pas la brune qui est venu les accueillir, au grand dam du Weber. Ce bonhomme singulier, lui et son ami se demandent toujours de qui il peut bien s'agir. Tristan croit d'abord, naïf, que c'est juste un déménageur qu'Adélia aurait appelé. Cependant le cri qui parvient à leurs oreilles de façon soudaine vient chasser cette hypothèse, et la surprise vient se peindre sur le visage des deux cadets, avant qu'ils n'échangent un regard. « Titi » ? Mais comment sait-il ? Serait-ce en vérité un proche d'Adélia qui aurait entendu parler de lui ? Manifestement, oui. Ce doit être d'ailleurs quelqu'un de très proche de la Turnac, vu comment il s'approche de l'éleveur avec une curiosité digne de celle d'un enfant, n'hésitant pas à le dévisager sous toutes ses formes, palpant même certaines parties de son corps sans gêne aucune, tandis que Tristan se met déjà paniquer, ne comprenant rien à la situation, et encore moins pourquoi un parfait inconnu semble s'intéresser tellement à lui.

- M-M-Mais qu-qu-qu'est-ce qu-...!

L'Enodril ne manque pas de rire devant l'expression à la fois apeurée et embarrassée du plus âgé, appréciant déjà ce mystérieux type se comportant comme une véritable fangirl.
Cette distraction s'arrête toutefois bien vite, quand une voix familière rappelle à l'ordre l'étrange personnage, répondant au nom de « Carter ». Cette voix, même si elle est sévère, Tristan la reconnaît sans aucun mal, et son cœur fait immédiatement un bond. Ses yeux marrons se jettent brusquement sur la propriétaire de ce timbre qui sonne d'une manière tout à fait mélodieuse à ses tympans. Adélia se tient dans l'entrée, venant tout juste d'arriver, un Sonistrelle contre son épaule. Ses prunelles foudroient Carter pour le stopper net dans son inspection. Même lorsqu'elle affiche une mine rigoureuse, les traits de sa figure ne perdent pas de leur charme et de leur harmonie.
Elle est mignonne, quand elle est en colère.
Un léger sourire se dessine quelques secondes sur les lèvres de l'Hôte, alors qu'il oublit ce qui se passe autour de lui, ne voyant qu'elle, et elle seule dans la pièce. Jusqu'à ce que l'homme mûr ne se remette à faire des remarques. Des remarques qui ont un effet instantanné et tout à fait comique sur le pauvre « Titi ». Il ignore en revanche laquelle est la pire ; mais il les enchaîne clairement, de sorte que le Weber bug sur presque chacun de ses mots qui le caractérise.
M-M-Mignon ? De jo... de jo-jo... de jolies fesses?!
'Help', c'est ce que ses rougeurs tentent de dire, car le voilà redevenu un Voltorbe humain, encore pire que tout à l'heure. Comparées aux paroles de Sam, celles de Carter le transforment en véritable volcan, à tel point qu'il pourrait prendre feu d'une minute à l'autre. Son regard se baisse, trouvant tout à coup un intérêt assez impressionnant au sol. Oui, oui, quel beau parquet. Cette belle moquette, et cette belle couleur. Vraiment ravissant.
Est-ce qu'il se moque de moi ? Ou... Ou Adélia a vraiment dit ça ?
L'oncle de la concernée semblait en effet sous-entendre que cette dernière aurait effectivement affirmé une telle chose. Si Tristan trouve ça plutôt flatteur, reste à savoir s'il n'a pas dit ça uniquement pour rire de lui, ce que, dans tous les cas, il aurait parfaitement réussi à faire, car c'est bien trop facile, malheureusement pour lui, de le faire tourner rouge pivoine.

Carter, donc, se trouve en fait être l'oncle d'Adélia. Et en l'apprenant, la mémoire du Weber se remémore effectivement qu'il avait déjà dû le lire dans les journaux quand la presse aimait parler de leur sujet de conversation favori à ce moment-là : la famille d'Eliza. Une pointe de soulagement se fait ressentir chez l'éleveur. Au moins, il a la certitude qu'un proche d'Adélia est bel et bien vivant et qu'elle n'a pas tout perdu. Elle tient sans doute bien évidemment à retrouver son frère et sa sœur, mais savoir qu'elle n'est pas seule rassure un tantinet le brun, quand bien même l'élue de son cœur est particulièrement rude avec son oncle, mais ce n'est pas sans cause. Lorsqu'elle élève la voix, les invités sursautent même légèrement. Eh oui, une femme irritée, ça envoie du pâté (rime riche).
L'Hôte de Zazambes la connaît douce, généreuse, souriante, mais il espère vraiment ne jamais avoir affaire à son mécontentement. Il est, de toute façon, pas vraiment le genre à élever la voix lui-même, à part en cas d'extrême urgence. De nature calme, il s'emporte d'ailleurs rarement, fait amusant pour quelqu'un qui n'a pas vécu que du bonheur dans sa vie et qui a horriblement souffert pendant toute son adolescence. Mais jamais ô grand jamais il ne peut s'imaginer s'énerver après la Turnac, alors qu'il sait que la relation entre Samaël et Natsume ne sont eux-même pas toujours aussi niais qu'on pourrait le croire et qu'ils leur arrivent de se disputer, ce qui est assez normal en somme. Quand il la voit, néanmoins, le cœur de Tristan fond à une telle vitesse qu'il se demande s'il pourrait vraiment un jour la faire souffrir inconsciemment. Il n'ose même pas y penser. Adélia n'a peut-être besoin de personne pour la protéger, mais elle n'a besoin de personne pour la faire souffrir. Et le Weber s'est déjà promis de tout faire pour éloigner d'elle quiconque lui en voudrait ; car comment ne pas aimer une femme aussi merveilleuse que celle-ci. Pour lui, c'est impossible.

Aux réprimandes de sa nièce, devenue aussi écarlate que son amoureux secret, ce qui ne fait qu'attendrir davantage celui-ci, Carter serre finalement la main des deux jeunes gens. Au tour de Samaël, l'ourson et le Turnac s'échangent un regard complice et dangereux qui se veut lourd de sens et qui n'est pas tellement difficile à comprendre. Comme deux associés sur le point de mettre en place le complot de leur vie, et c'est limite s'ils ne se frottaient pas les mains d'un air entendu. L'éleveur soupire intérieurement, avec l'étrange pressentiment qu'ils ne vont pas jouer les innocents pour la journée. Pas la peine de s'en préoccuper plus pour l'instant, car c'est le regard fuyant de la seule femme présente qui attire son attention, et provoque chez un lui un léger pincement au cœur.
S'il te plaît, ne me fuis pas...
Il y a des moments comme ça où il souhaiterait pouvoir lire dans les pensées. Même si ce n'est pas très honnête, il a besoin de savoir ce qu'elle a en tête, pour ne pas qu'il se mette à imaginer n'importe quoi. Si elle lui a demandé de venir, c'est qu'elle a dû vouloir sa présence, après tout ; pas la peine qu'il angoisse simplement parce que leurs yeux n'arrivent pas à se croiser... volontairement d'un côté. Pire encore, ou du moins pour lui, c'est d'abord le cadet que la maîtresse de maison rejoint pour l'enlacer brièvement, avant de lui adresser quelques mots de remerciements, auxquels Tristan n'a pas droit, à son grand étonnement. C'est seulement quand vient son tour que son regard peut enfin rencontrer le sien, et il sent sa poitrine tambouriner à grands coups. En pensant au fait qu'elle a offert un rapide câlin au plus jeune, les yeux de Tristan papillonnent. Mais l'accolade qu'elle lui donne est différente de celles qu'elle lui accorde d'habitude. Celle-ci manque de douceur et de naturel. Malgré ça, le contact de son corps contre celui de la jeune femme lui fait couper sa respiration nette. Comme cette étreinte est courte. Il donnerait n'importe quoi pour la faire durer encore un peu. Pour sentir encore contre lui cette chaleur qui lui est plus qu'agréable et cette odeur qui emplit ses poumons avec délice. Trop vite, cette chaleur finit par se détacher, et c'est à regret qu'il la quitte, conscient également qu'ils ne pourraient pas rester comme ça indéfiniment, quoique ça ne le dérangerait sûrement pas.

Sa réflexion à propos de Carter lui arrache, comme à Sam, un petit rire amusé. Si Adélia ne lui a jamais parlé de son oncle, il aurait pu deviner qu'un profond lien affectueux unit les deux Turnac, et cela fait chaud au cœur de les savoir en si bonne entente. Peut-être est-ce dû aux terribles épreuves qu'ils ont traversé, ou alors ont-ils simplement toujours été aussi ainsi. Que le frère d'Eliza se rassure, néanmoins, ce n'est certainement pas Tristan qui irait faire du mal à sa nièce, bien au contraire ; il ne veut que son bonheur. Reste également à savoir de quelle manière il pourra la rendre heureuse, mais cette journée sera décisive pour ça justement. D'après le plus vieux, toutefois, il semblerait qu'elle lui ait déjà parlé du Weber, ce qui fait baisser légèrement la tête à ce dernier, afin de dissimuler un peu le sourire touché qui a pris place sur son visage. Pendant que Carter se dirige d'un pas précipité vers la cuisine, Samaël et Tristan suivent la médecin à travers la maison qu'elle leur fait rapidement visiter. L'éleveur est toujours impressionné du changement d'espace qu'il y a entre cette habitation et l'appartement dans lequel Adélia vivait. Mais avec tous les Pokémons qu'elle commence à avoir, ce n'est guère étonnant, au final.

Arrivés à la cuisine, l'oncle d'Adélia dresse pour eux une table à la garnison majestueuse qui ferait saliver n'importe qui. Tristan avait, en plus, tellement peur qu'ils arrivent en retard qu'il a pressé Samaël et qu'ils n'ont même pas eu le temps de manger. Ce festin arrive donc plutôt bien dans le planning. Ils attendent évidemment la permission de leurs hôtes avant de se servir, et l'Enodril ne se prive pas lorsqu'on leur propose avec joie de commencer à manger. L'éleveur ne peut que déglutir devant les mets plus qu'appétissants ; toutefois, il est bien trop poli pour débuter tout de suite et préfère au moins attendre que Adélia prenne un morceau. Il faut dire qu'ils n'ont pas mangé ensemble depuis qu'il a finalement assumé les sentiments qu'il éprouve pour elle. Cela n'a rien à voir avec le dîner qu'ils ont partagé il y a quelques temps de cela, et Arceus sait que ce fut une soirée plus que magique qui les a considérablement rapprochés.

- Whouaah ! Il... Il ne fallait pas, c'est trop, nous n'avons même pas encore déménagé quoi que ce soit ! dit-il sur la fin en laissant échapper un petit rire.

Mais s'il est timide, il affiche aussitôt un air blasé et consterné en remarquant que son compagnon a déjà osé se servir et semble se régaler, au point qu'il s'en extasie, des étoiles plein les yeux.

- Hmm moui *crunch* il fallait pas *slurp* mais c'est vachement bon !
- Avale avant de parler, au moins, soupire Tristan.

Son comportement l'amuse autant qu'il le désespère. Mais ça, il y est habitué.

- J'en connais un autre, qui a été échappé à sa naissance reprend-il d'un air malicieux.
- HÉ !

Le Weber rit, plus franchement cette fois. C'est peut-être vrai qu'il est un chiot. Que parfois on croirait que Sam est le plus mature des deux. Qu'il a encore besoin de repères, mais qu'il s'améliore de jour en jour. Cela ne l'empêche pas de taquiner le plus jeune malgré tout, et ce dernier le lui rend bien.
Si la nourriture lui met l'eau à la bouche, il est en même temps attiré par le regard que porte le Sonistrelle d'Adélia sur lui. Sans rien dire, ils se fixent, l'éleveur plus curieux qu'autre chose. Puis, il affiche une expression attendrie.

- Quel adorable Sonistrelle. Il s'agit bien de Gotham ?

Il lui semblait qu'Adélia lui en avait déjà parlé une fois ou deux. Après tout, passionné des Pokémons, c'est bien le genre de Tristan de poser milles et une questions à ses interlocuteurs. Avec la Turnac, il est un peu plus réticent, car leur propre relation est assez complexe à définir et que cela occupe bien assez l'esprit de l'Hôte de Zazambes. Cependant, il a hérité de la curiosité de son père et c'est quelque chose qu'il n'hésite pas à nourrir. Le dialogue avec Adélia sera sans doute un peu particulier aujourd'hui, car il n'a pas oublié ce qui le hante et que Sam lui a déjà bien assez fait la leçon comme ça, mais c'est une façon comme une autre de tenter une approche en même temps avec le Pokémon, et en même temps avec la jeune femme, sans que ce ne soit bancal ; car la maladresse de l'éleveur est devenue légendaire sur l'île et qu'il a tout sauf envie que cela lui porte malheur, surtout auprès de celle qui ne le laisse pas indifférent depuis le premier jour.

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Adélia G. Turnac
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Lun 4 Avr - 22:45


Definition of us

feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
De l’avoir ici, sous mon toit, me paraît encore plus incongru que lors de sa première visite, dans mon appartement d’Amanil. Sa présence illumine chaque lieu où nos destinées doivent se croiser. Aujourd’hui ne fait pas exception. Cette maison où j’ai pourtant dédié mes dernières semaines me paraît presque étrangère maintenant que nous nous trouvons assis à table, à quelques centimètres l’un de l’autre. L’envie de lui parler, de le toucher et de lui sourire m’est presque insupportable alors que je tâche de me concentrer sur mon petit-déjeuner sans véritable appétit, l’esprit occupé à tout ce qui n’est pas lui pour me faciliter la tâche. Oh combien il est difficile de me trouver auprès de lui après toutes les convictions prises à son sujet, ardu même de me convaincre qu’elles en valent toujours la peine. Je devais abandonner notre sort, me contenter d’une amitié qui même seule m’apporterait une vague de réconfort pertinente. La pensée égoïste me traverse, brutale, celle que je n’ai pas véritablement envie de son amitié, plus maintenant que mon monde tourne un peu trop autour de lui malgré toutes mes tentatives d’oublier ce que je ressens pour lui. Trop profondément peut-être suis-je tombée, tombée pour lui et pour sa gentillesse attendrissante, pour son regard d’un marron profond, pour sa bonté si pure. Ma gorge se noue alors que je tente de laisser passer mon malaise face à la foule de sentiments contradictoires qui m’assaillent à cet instant. Bousculée par l’envie à la fois de le fuir à tout prix et celle, au contraire, de le poursuivre encore. Mais à quel prix? Dans quel objectif? Je me fais du mal, je me sens fatiguée de ce secret, de cette incertitude qui devrait se changer en convictions, me permettre d’avancer.

Je sursaute au son de sa voix. Où étais-je? Trop loin probablement. Je mets un moment à réaliser qu’il s’agit de lui, que dans ma confusion j’ai orienté mon corps en sa direction, ai osé un regard de trop vers son visage souriant et sincère. Tristan. Je tente un sourire gêné, secouant la tête pour mieux me concentrer sur le contenu de ses dires plutôt que leur forme. Arceus sait qu’il aurait pu me réciter une boîte de céréales que je m’en trouverais tout aussi troublée. Cette fois, il me parle de la chauve-souris juchée contre mon épaule qui, heureusement, n’a pas réagi à son commentaire. Gotham déteste qu’on le traite comme l’enfant qu’il est pourtant, proteste dès qu’on ose prononcer les mots «mignon» ou «adorable» devant lui. Je l’ai su à mes dépends, ces remarques provoquant habituellement chez lui de terribles embardées violentes. Je porte encore les cicatrices de ses crocs, que bien que minuscules, parviennent à arracher de véritable lambeaux de peau lorsque la hargne l’anime. Le Sonistrelle n’esquisse pas même un geste vers l’Hôte de Pension à mon grand soulagement, encore transi par ses cauchemars l’ayant laissé dans un état semi-comateux qui m’inquiéterait si je n’en avais pas été témoin à de nombreuses reprises.

«Oh Tristan, il vaudrait mieux éviter de dire ce mot devant Gotham c’est… un sujet sensible. Le pauvre, il fait des cauchemars terribles ces derniers temps, des terreurs nocturnes même que l’infirmière m’a raconté. Aurais-tu une stratégie pour l’aider? Je ne sais plus quoi faire, mais à chaque fois qu’il s’éveille dans les cris et les pleurs…»

Ma voix se brise d’une sensibilité caractéristique de mon caractère. Je soupire avec un sourire ému, portant une main à ma poitrine en repensant douloureusement à la détresse de mon compagnon chaque fois que les mauvais rêves l’assaillent.

«C’est difficile. Je ne sais pas comment lui venir en aide, c’est bouleversant de le voir ainsi. Je me suis dit que comme tu es éleveur, tu aurais peut-être quelque chose à me suggérer.»

Je ne remarque pas tout de suite l’attention que nous porte mon oncle. Son regard d’un bleu-vert profond s’est posé sur nous avec tendresse, un sourire sincère et dépourvu du moindre malice. Je rougis aussitôt devant le regard de Carter, surprise par l’émotion brillant dans le turquoise de ses prunelles. Je me demande ce qui se trame sous son crâne, probablement trop habituée de le voir concocter toutes sortes de schèmes pour me narguer pour y voir simplement ce qui est pourtant clair. En voyant l’once de méfiance briller sur mon visage, l’homme se redresse avec un soupir, avant de se mettre à ranger la table.

«Hé Sam, tu voudrais pas m’aider à ranger tout ça?»

Ce n’est pas comme s’il lui en laissait le choix. Carter attrape l’adolescent d’un bras fraternel avant de lui mettre un panier vide de viennoiseries dans les mains et de l’entraîner dans la cuisine. Une moue agacée se peint sur mon visage. Bien sûr, je ne suis pas dupe. Je réalise que mon oncle a quitté la pièce en entraînant Samaël à sa suite dans le seul but de me laisser un moment seul à seule avec Tristan.

«Ouh, la subtilité n’empêche. Ils croient vraiment qu’on ne se rend pas compte qu’ils veulent juste nous laisser seuls?»

Je secoue la tête avant de me retourner vers l’éleveur. À l’instant où mon regard rejoint le sien, je réalise la portée de mes mots, ambigus. J’aurais du ignorer le comportement des deux farceurs, néanmoins je viens d’appuyer d’autant plus la plaisanterie. La vérité : je n’étais pas prête à me retrouver en sa compagnie, seule. J’ai oublié comment m’adresser à lui, comment le considérer, depuis que mes sentiments pour lui n’en peuvent plus d’évoluer en profondeur. Je me tais, incapable de l’affronter du regard, que je fuis probablement par lâcheté. J’ignore ce que Carter espère. Que je confesse? Que j’avoue au Weber tout ce qui me pèse depuis de longs mois? Non. Franchement j’ai passé l’âge de me faire briser le cœur.

(c)Golden

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Tristan T. Weber
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Sam 23 Avr - 2:13



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C'est bien plus dur que ce que je pensais, honnêtement. Je dois avoir l'air tellement transparent ! Elle remarquera tout avant même que je n'ai eu le courage de lui dire. Mais je ne peux pas laisser cette journée se passer ainsi. D'accord, il faudra bien qu'elle l'apprenne, mais je préfère de loin me ridiculiser devant elle après lui avoir tout avouer plutôt qu'elle ne s'en rende compte toute seule et qu'elle ne sache pas après comment me dire que ça ne pourra pas marcher entre nous. Je sens déjà à quel point j'ai l'air bête, à rougir ainsi rien qu'en la regardant un peu trop longuement. S'il m'était arrivé de me moquer gentiment de la situation de Sam quand elle était similaire à celle que je vis actuellement, je suis bien conscient que c'est un peu plus compliqué que ce que j'aimais le croire. Il faut dire que je ne pensais vraiment pas que cela allait m'arriver un jour, même si mes parents et mes sœurs l'espéraient probablement en secret. Plus concentré sur les études et mon futur travail d'éleveur, les amourettes ne m'intéressaient guère, en dépit de ma jumelle, d'Angela et de Solène, qui avaient du succès auprès des garçons, à tel point qu'une jalousie maladive s'était développée chez moi.
Mais aujourd'hui... Aujourd'hui je comprends les effets que l'amour peuvent provoquer. Tantôt tendres, tantôt violents, ce sentiment que je dis avoir découvert encore récemment est présent depuis plus longtemps que ce que je m'imagine. Je ne serais dire le jour exact où mon cœur l'a ressenti pour la première fois tandis que mon esprit a préféré le nier pour m'éviter sans doute des douleurs trop insupportables. Pourtant il s'agit d'une flamme aussi belle que dévastatrice, quand je sais en plus qu'elle est dirigée vers la Turnac qui possède bien les seuls charmes capables de me faire autant chavirer. Elle doit être un peu magicienne, quelque part.

J'apprends de sa bouche que le Sonistrelle paraît être susceptible. L'enfant qui veut se croire grand ? Je vois. Alors soit, je ferais en sorte de ne pas blesser Gotham. Après tout, il n'est pas rare que de jeunes Pokémons que je reçois veulent paraître plus âgés qu'ils ne le sont réellement, comme les humains, en vérité. Personnellement, j'ai toujours pris mon temps, et profitait de chaque instant que la vie voulait bien m'accorder. J'étais bien comme j'étais, le monde des adultes pouvait même m'effrayer. Heureusement, à chaque fois que j'assistais mon père, je trouvais dans ses mots et ses gestes un réconfort qui me permettait de relativiser. J'ai eu la chance de naître et grandir dans un monde où le conflit, s'il avait commencé à se former plus ou moins secrètement, n'était pas arrivé au stade critique où le danger était omniprésent. Avant la mort d'Eliza, la mère d'Adélia. Je ne peux d'ailleurs qu'imaginer la souffrance de cette dernière quand elle se retrouva orpheline et qu'elle dut partir en exil, loin de sa terre natale. Malgré toutes les épreuves qu'elle a traversé, elle a gardé cette douceur et cette gentillesse, qualités qu'il est de moins en moins fréquent de trouver, même si l'espoir tend à renaître.

Je l'écoute encore, me régalant des plats qu'elle nous a concocté avec affection. Si je ne suis pas celui qu'elle attendait, je considère comme chanceux celui pour qui elle mettra tout l'amour dans sa cuisine, même si elle fait toujours de son mieux pour préparer à manger à ceux qu'elle aime. Je manque toutefois de m'étouffer lorsqu'elle me parle de cauchemars, de terreurs nocturnes, et que cela me rappelle de vifs souvenirs, comme une réminiscence de ce que j'ai moi-même vécu durant quelques années. J'avais eu, en prison, certaines personnes qui me portaient dans leur cœur et qui ont eu la gentillesse de veiller sur moi comme ils le pouvaient, fort heureusement, mais cela ne m'empêchait pas de faire des songes terribles, alors que la journée je subissais régulièrement des moqueries et qu'on s'amusait à me faire du mal. J'en venais presque à prier pour que je m'endorme un jour sans jamais me réveiller, car quand bien même j'ai passé une partie de mon adolescence en cellule, je ne pouvais bien évidemment jamais être habitué à ce que je subissais. Au contraire, parfois, il arrivait aussi que mes rêves soient les seuls moments agréables que j'ai et j'avais hâte de me laisser bercer par Cresselia pour fuir la réalité et me plonger dans l'utopie de mes visions nocturnes. Ma famille me manquait tellement, j'avais pensé à eux nuits et jours pour me convaincre que j'avais quelque chose à quoi me rattacher, car j'avais besoin plus que jamais d'une raison pour forcer mon corps à tenir aux ruades de coups et aux insultes. Si je n'étais pas le plus visé, mon jeune âge et ma candeur ne m'ont pas permis d'être sauf de toutes accusations, aussitôt fausses pouvaient-elles être.

Avant que je ne puisse lui répondre, cependant, je crois sentir sur moi le regard de Carter qui nous observe avec une certaine douceur, et cela en vient à me troubler légèrement. Je me demande bien à quoi il pense... Il est trop tard pour que je puisse analyser ses expressions, puisqu'il s'en va déjà en rangeant la table, aidé de Sam qui l'accompagne hors de la pièce, possiblement pour les laisser seuls, ce qu'ils font d'une manière assez peu discrète, comme le soulève Adélia. Devant sa remarque, mes joues reprennent de leur couleur rosée, mais je détourne brièvement les yeux lorsqu'elle pose les siens sur moi, soudain rendu mal à l'aise par l'absence des deux compères qui m'aidaient à ne pas penser aux tambours qui agitent ma poitrine frénétiquement depuis notre venue. Pourtant, à ma propre surprise, je ne reste pas de marbre face à ses propos. Mes yeux se lèvent vers elle, et j'esquisse un petit sourire tendre.

- Ce n'est pas comme si ça nous dérangeait vraiment, au fond, n'est-ce pas ?..

Oui, ni elle, ni moi, ne pouvons le nier. Cette solitude, cette intimité que nous connaissons, nous gène peut-être un peu, mais nous rassure en même temps, j'en suis convaincu. Il est vrai, j'aime la compagnie de Carter et de Samaël, et cela sert aussi à cacher ma maladresse évidente, mais j'apprécie ô combien ces instants où nous ne sommes que tous les deux, quand plus rien d'autre ne semble exister. Quand je peux cueillir ses lèvres sans aucune honte, en profitant simplement de sa chaleur et des frissons qui me parcourent chaque fois que nos peaux se touchent. Ses lèvres, je les cherche encore aujourd'hui, mais je ne peux les désirer pour le moment. C'est peut-être trop tôt pour lui avouer ce que je ressens vraiment. Je n'ai pas envie que ça la déstabilise ou que notre relation devienne tendue à cause de ça, si seulement elle ne veut pas de moi. Je me racle la gorge pour passer à un autre sujet de conversation, même si inconsciemment je veux encore qu'on parle de ce qui arrive entre nous. Si je dois espérer quelque chose de plus ou abandonner. Mais je me souviens de l'inquiétude que j'ai pu lire dans son regard lorsqu'elle m'a évoqué les problèmes concernant son Pokémon. Je me dois de la rassurer.

- Hm... Des terreurs nocturnes, tu dis ? Je peux très bien le comprendre. Il m'arrive d'avoir affaire à des Pokémons qui ont du mal à dormir. Avec tout ce qui se passe en ce moment, j'imagine que c'est normal.

Ce n'est pas faux ce que je lui raconte, mais la vérité est que j'ai moi-même droit aux cauchemars encore aujourd'hui. Parfois, ils me tiennent éveiller jusqu'à l'aube. Mon cycle de sommeil est plutôt variable, pour tout dire. Lorsque des Pokémons ont besoin que je les surveille longuement, je me dois de rester debout pour m'assurer qu'ils puissent trouver le sommeil. Voilà pourquoi je suis toujours le dernier à dormir. Cela me donne l'impression d'être plus proche d'eux, d'une certaine façon ; et j'aime tellement mon métier que je n'en suis jamais dérangé.

- Mais pour y faire face, mon père me disait toujours qu'il faut appliquer la méthode « DECT : Détente, Environnement, Compagnie et Thérapie » !

L'air savant et professionnel, mon sourire s'élargit, amusé par les propres dires de mon géniteur. Je n'ai jamais eu un quelconque moyen mémo-technique pour retenir, mais rien qu'en me souvenant des initiales, je pouvais arriver à retrouver la signification. En reprenant le rôle de mon père lorsque son état ne pouvait plus l'assurer, je me devais tout me remémorer seul, et mes années en tant que prisonniers ont pu être un peu productives grâce à ça. Il m'arrivait, pour passer le temps, que je me souvienne de ce que j'avais appris, et que j'écrive sur les murs, par n'importe quel moyen, les leçons que l'ont m'avait enseigné. Progressivement, avec surprise, des bouts de ma mémoire étaient revenus, et ma chambre était devenue, au fur et un mesure, pareille à un tableau sur lequel je notais tout. Je récite alors par cœur tout ce dont je me souviens à propos du sujet, les yeux brillants.

- Tu dois peut-être le savoir, mais les rêves sont souvent liés à la journée, et dans son cas, peut-être à un élément qui l'aurait traumatisé. C'est essentiel que ton Sonistrelle soit bien détendu avant d'aller dormir ; même les guerriers les plus braves peuvent avoir besoin d'une berceuse ou d'une peluche pour s'endormir. Mais le plus important, c'est le confort de son espace. Il doit être parfaitement à l'aise dans son environnement. Enfin...

Je marque une pause. Ai-je trop déblatérer ? Ou parler un peu vite ? J'ai la fâcheuse habitude de me transformer un moulin à paroles lorsqu'on me met face à un sujet qui me passionne. C'est pour ça que je suis devenue éleveur, et que j'ai même eu la chance de devenir Hôte à un si jeune âge, notamment parce que j'ai été baigné dedans depuis ma naissance et que j'ai manifesté un talent pour l'élevage. Conscient qu'Adélia est attentive et qu'elle m'écoute depuis le début, je me mets à balbutier. Sans l'aide de l'oncle Turnac et de l'Enodril, je n'ai plus aucune échappatoire quand je deviens embarrassé. Je continue pourtant, me rappelant la dernière option qui s'offre aux dresseurs dans ce genre de cas, même si elle est plus délicate que les autres.

- Il... Il me semble que tu as un Pokémon psychique ?.. On conseille parfois aussi l'imagerie mentale. En modifiant ses cauchemars, ça pourrait peut-être marcher.

Cette dernière expérience a déjà prouvé son efficacité de nombreuses fois, mais je n'ai jamais trop osé moi-même la tenter. J'ai plus assisté mon père sur ce coup-là, car généralement, les cauchemars qui troublaient les Pokémons étaient temporaires dans la mesure où je m'assurais que les conditions nécessaires afin qu'ils puissent se reposer étaient réunies. Ce genre de pratique reste néanmoins plutôt ingénieuse, allant jusqu'à transformer les cauchemars en rêves tendres. Paraît-il qu'il y a même des personnes spécialisées là-dedans, mais je ne me suis pas plus renseigné.
Malgré moi, je finis par divaguer, car cette conversation me rapporte à une sorte de vide dont je n'ai encore jamais parlé à personne.

- Je sais que... que ça me rassure, quand je peux avoir quelqu'un près de moi lorsque je sors d'un mauvais rêve. Quand nous étions petits, Maelys et moi nous dormions toujours ensemble. Je savais que je pouvais compter sur elle pour me rassurer au réveil. Maintenant je sais... qu'elle veille sur le sommeil de quelqu'un d'autre. J'ai-j'ai toujours mes Pokémons pour m'aider à dormir, mais j'imagine que c'est différent.

Est-ce que la jalousie qui m'habitait autrefois a tendance à revenir en force ? Suis-je devenu plus protecteur envers ma jumelle ? Ou est-ce un sous-entendu provoqué par mon subconscient pour faire entendre indirectement à la jeune fille qu'il m'ait déjà arrivé de rêver de sa présence à mes côtés le matin ? La mièvrerie des réponses de Sam quand je lui demande ce que ça fait de sortir avec quelqu'un me ferait-elle fantasmer à ce point ? Je l'avoue, ne serait-ce que par curiosité -et parce que je ne savais pas trop à qui demander sans que je ressente une pointe de honte-, j'ai déjà questionné le cadet à propos de sa relation avec Natsume. Rien de personnel ou d'intime, ce n'est pas du tout mon genre, mais juste quelques détails pour que je comprenne peut-être un peu mieux ce qui a fait changer d'avis à ce point le dresseur en ce qui concerne l'amour et comment il en est arrivé à tomber lui-même sous le charme de quelqu'un d'autre, alors qu'il ne vivait presque que pour les combats.

La période de mon enfance me manque par la tranquillité qui régnait jadis sur l'île, et par le lien étroit qui soudait ma famille plus que jamais. Lien qui est toujours présent, et qui le restera pour toujours, je le sais, mais le fait de grandir, de changer, de connaître de nouvelles choses, tout ceci me fait peur et me fascine à la fois. Je peux dire sans nul doute que ma rencontre avec Adélia est l'une des plus belles que j'ai jamais faites. Devenir adulte fait partie de la vie, mais jusqu'ici, j'hésitais sûrement à franchir le pas, même si j'étais plus mature que la plupart des enfants de mon âge. Pourtant, dès le jour où j'ai franchi le seuil de ma maison pour la première fois depuis cinq ans, j'ai assumé de nouvelles responsabilités assez aisément, alors que je venais d'être libéré. Ma famille m'a soutenu tout au long de ma réhabilitation, faut dire, donc je m'en suis bien tiré, en fin de compte.

- Il a l'air gentil, en tout cas, ton oncle. Tu aurais dû me le présenter plus tôt, j'aimerais mieux le connaître.

Ce n'est nullement un reproche que je lui fais là, ni même une remarque désobligeante. D'ailleurs, le ton que j'emploie est aussi léger que si je lui avais parlé d'autre chose. Je suis simplement étonné qu'elle ne m'ait jamais parlé de lui avant, mais sans doute avait-elle ses raisons. Je pensais au départ que cela serait pour le protéger, mais si elle me fait assez confiance pour me révéler son identité, alors celui de son oncle n'aurait pas posé de soucis, car elle sait qu'elle peut compter sur mon silence et que je suis déjà honoré du secret qu'elle m'a confié sur ses origines.
Sur ces mots, je me dirige vers l'un des cartons, après ce changement de sujet qui peut paraître soudain. Chacun de nos silences me frappe, comme s'ils voulaient me faire signe que je devais les combler avec cette déclaration que je ne suis pas encore en mesure de confesser, en dépit de cette impatience qui monte en moi et qui veut connaître en toute hâte la réponse que me donnera la jeune femme de mes pensées. J'ignore si je suis vraiment si pressé de la connaître, alors que je sais qu'un refus n'est pas impossible.

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Adélia G. Turnac
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Mar 26 Avr - 0:58


Definition of us

feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
S’il nous dérange d’être seuls? Oh, il ignore tout de la panique sourde m’envahissant à chacun de nos tête-à-tête, qu’ils fussent orchestrés tout à fait naturellement ou par l’aide insistante de deux personnes semblant s’être ligués contre tous mes efforts pour lui résister. À chaque rencontre, il ne semble plus exister que nous, que ce cœur qui bat à la chamade au moindre de ses regards. L’idée me paraît niaise, même à moi-même. J’ai envie de me détacher de tous ces sentiments contradictoires me heurtant à cet instant, néanmoins nulle fuite ne m’en dérogera. J’y suis condamnée semble-t-il, à l’espérer dans quelques délires inavouables, de me détacher de lui chaque pas meurtrier après l’autre. Il est tout ce que j’ai toujours cherché chez une autre personne et pourtant je dois le laisser partir, et cette idée couvre mon visage d’un voile de détresse que je tente de dissimuler en portant attention à ses paroles. Un ouragan. Il prononce ces mots avec une telle simplicité, tout en ignorant à quel point ils me percutent, de plein fouet. Il évoque notre relation, l’attachement qui nous unit, avec un tel détachement qu’il en devient presque pénible de respirer. Et je tente, réellement, profondément, d’oublier que je suis amoureuse de lui. Mais chaque respiration douloureuse me le rappelle brutalement. J’en viens à espérer qu’il disparaisse plutôt que de me laisser dans la misère d’un rejet que je n’aurais même pas la force d’affronter. Je me connais, je me reconnais plutôt dans chacune des émotions qui m’habite, ce désespoir lancinant d’être aimée.

Encore toujours, prête à tout pour un fragment d’affection, pour un sourire, pour un baiser. Adélia à la poursuite des ombres, de quelqu’un pour la faire vivre d’un «je t’aime». Je me croyais plus forte, plus sereine, grandie de ce célibat forcé et pourtant je me rends compte que ce gouffre en moi ne pourra jamais véritablement être comblé, trop profond, abyssal, menaçant maintenant plus que jamais de m’engloutir. J’aimerais voir Tristan combler le silence, apaiser ma peine, me faire oublier quelques instants à quel point je peux tenir à lui de quelque commentaire léger. Mais je n’y parviens pas. Alors qu’il reprend le problème de Gotham, je l’observe avec une fascination touchante. Sa dévotion totale envers son travail m’émeut. Pour échapper à son sortilège, je note mentalement chacun de ses conseils, tout en tentant de prévoir des façons de les mettre en place. Je borde déjà le petit Sonistrelle tous les soirs, et les autres Pokémon veillent sur lui toute la nuit afin de s’assurer que tout aille bien. Mais il est vrai qu’il n’a pas encore pour lui de lieu particulier hormis qu’un tas d’oreiller qu’il partage avec les autres. Peut-être que je pourrais lui construire un lit pour lui, à l’écart? Une berceuse me paraît une bonne idée, ma voix a cette tendance à l’apaiser. Il est vrai que je n’ai plus beaucoup pris de temps pour chanter depuis mon déménagement.

«Merci pour ces conseils, Tristan… je vais tenter de les mettre en application du mieux que je peux. J’ai déjà tenté avec Ludwig mon Mushana de modifier ses songes, mais ce dernier s’est trouvé contaminé par ses cauchemars alors depuis je préfère éviter. Si jamais les terreurs se poursuivent, je te consulterai à nouveau… mon pauvre, il est bien plus énergique d’habitude mais il ne dort presque plus.»

Je caresse la tête de Gotham qui, d’un coup d’aile, s’élève pour aller se poser sur la table où il grignote un morceau de pain laissé à la traîne sans beaucoup d’enthousiasme. Je le suis du regard, inquiète pour mon allié que j’ai connu sauvage, bruyant et agressif, bondissant dans l’aventure à chaque détour. La petite silhouette triste qui git à moitié sur la table n’a rien du Pokémon que j’ai rencontré au premier jour. Je reporte mon attention sur le jeune homme alors qu’il évoque les cauchemars. Nous avons déjà discuté de ce sujet lorsqu’est venu l’heure de nous ouvrir un peu par rapport à nos traumatismes respectifs. Ces derniers laissent des traces qu’on peut s’évertuer d’ignorer le jour mais qui nécessairement reviennent nous hanter la nuit. L’histoire racontée par l’éleveur me touche, tout comme son affection pour sa sœur. Malgré moi, je la jalouse, de posséder pour elle-même tout cet amour de la part de Tristan. Je me demande si un jour une femme pourra s’avérer aussi significative pour le jeune homme que sa jumelle. L’amertume dans sa voix lorsqu’il évoque la bien-aimée de sa sœur me tire une expression compatissante. Son sentiment, bien que je le comprenne parfaitement, ne fait que le torturer.

«Un jour quelqu’un comblera le vide, Tristan. Un jour les cauchemars s’apaiseront… du moins je l’espère.»

Je soupire avec fatigue en repensant aux terribles songes qui moi-même m’habitent. Ces scènes violentes relatant la destruction brutale de ma famille. Les cris, le sang, la vitre qui vole en éclats comme toute une vie tracée qu’on vient détruire en une seule nuit. Inlassablement, je dois revivre notre terrible séparation, la mise à mort de mon père sous mes yeux, ma fuite dans le soleil levant. Trop absorbée par ces souvenirs macabres, alimentés par ma détresse ultérieure, je ne saisis pas même l’occasion de m’imaginer être cette personne pour veiller sur le sommeil de l’éleveur. Être celle s’éveillant à ses côtés tous les matins pour voir ses prunelles s’illuminer d’un sourire. Je dérive, jusqu’à ses mots encore une fois me tirent de mes pensées. Je dois lui paraître si lointaine, distraite, presque inaccessible, alors que pourtant il dirige tout en moi. Chef d’orchestre.

«Peut-être. Mais Carter est particulier, je craignais un peu ta réaction. Parfois il est vraiment très irritant, mais j’imagine que je suis teintée dans mon jugement.»

Je me redresse pour le suivre auprès des cartons. J’utilise un couteau utilitaire afin de déchirer le ruban adhésif retenant la boîte dans les mains de Tristan, découvrant son contenu avec un plaisir qui repousse mes sombres pensées. Dans le carton se trouvent des photographies, plus de photographies. Depuis quelques temps je les collectionne, profitant du talent de Mercedes pour prendre des clichés extraordinaires. Toutes contenues dans des cadres dépareillés, elles mettent en scène mes proches. Sur un cliché, je suis au soleil, dans la piscine avec Alice, Isaac et Faust. Dans un autre, je me tiens avec un sourire un peu moins naturel, plus formel, aux côtés de Samaël et Natsume lors d’une photo orchestrée lors d’un anniversaire, je ne sais plus lequel. Une photo de Melinda, concentrée sur son travail, inattentive à tout ce qui se passe autour d’elle. Une photo de Mercy, sa longue chevelure rose d’un côté de sa tête, l’air pensive, naturellement d’une beauté incomparable. Une autre de Lucas avec sa guitare, complètement absorbé par sa musique. Un cliché tout neuf de mon neveu de cœur, Benjie, sur sa balançoire auprès de Shadaya. Mes Pokémon y sont aussi, nombreux, dans toutes sortes de positions, affichant la paix, le plaisir. La dernière que je tire de la boîte brûle sous mes doigts. Dans un joli cadre simple repose un cliché pris à la Pension de Zazambes. Postés contre la clôture de bois, Tristan et moi discutons, nonchalants, décontractés, hilares. Le soleil nous inonde, l’herbe dorée joue à nos pieds. Je caresse la vitre du cadre avec tendresse avant de la montrer à Tristan. Plutôt que la peur, le désespoir, la tristesse, je suis envahie d’un profond sentiment de paix, de joie, de bonheur, provoqués par la vue de ce cliché unique.

«Celle-là c’est ma préférée.»

Et tout naturellement, sans intention aucune, je glisse ma tête contre son épaule, me blottissant contre lui en refermant mes bras dans son dos. Voilà le câlin que j’aurais voulu lui offrir tout à l’heure à son arrivée plutôt que cette étreinte rigide. Je soupire contre lui en suivant mon instinct, ayant abandonnée à ma suite la crainte incommensurable du rejet qui pourrait encore retomber. S’il doit me briser alors je voudrais qu’il sache au moins à quel point je l’apprécie. Mes mains remontent contre son dos comme pour le rapprocher un peu plus, pour m’imprégner de sa chaleur tout en y joignant la mienne. J’aimerais prétendre que tout ceci ne durera pas, que mes sentiments d’eux-mêmes s’estomperont et que je parviendrai à l’oublier. Néanmoins je sais. Que je ne pourrai plus me contenter de lui comme ami. Qu’il me le faut, tout entier, comme je me dédis à lui dans cette simple étreinte qui signifie pourtant tout et rien tout à la fois. Que je n’en peux plus de compromettre et de douter.

(c)Golden

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Merci Fausty <3
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Tristan T. Weber
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Jeu 28 Avr - 20:19



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Tristan Weber



J'ignore pourquoi je me suis soudainement mis à lui parler de ma jumelle et du sentiment qui m'anime quand je repense avec nostalgie aux nuits où nous dormions ensemble. J'ai appris à m'y faire, et c'est bien mieux pour nous de reposer dans nos lieux de travail respectifs. Il m'arrive souvent de me réveiller la nuit pour régler quelques problèmes que les Pokémons rencontrent, que ce soit entre eux ou quand ils sont confrontés à leurs propres peurs. Mais je ne me plains jamais, car je sais que je suis le seul parfois qui peut leur venir en aide lorsque quelque chose ne va pas. C'est mon job, et je ne l'échangerais pour rien au monde. Adélia, dans son métier, doit vivre des expériences similaires. Malgré cela il m'arrive encore de me sentir... un peu solitaire ? Je suis plutôt bien entouré par ma famille et mes amis, néanmoins, je vois bien, que ce ne sera jamais comme avant. Sans doute que j'ai manqué trop de choses. Ou alors c'est parce que chacun vit sa vie, dorénavant. Mes sœurs ont toutes à leurs côtés quelqu'un sur qui se reposer et avec qui partager sa vie. Elles commencent même, peu à peu, à fonder des familles, certes par accident, mais quand même. Je ne vivais que pour mon travail et les gens que j'aime. Mais jusqu'à récemment, je me suis mis à rêver, à fantasmer. Une vie avec Adélia, serait-ce possible ? Pourrai-je vraiment la rendre heureuse ?

Je l'écoute, buvant ses paroles. Se rend-elle compte que je ne veux qu'elle ? Probablement pas. Ou alors elle a découvert ce que je tente de cacher et veut me dire que ça ne sera pas elle, cette fameuse personne qui réussira à apaiser mes cauchemars. Celle que je pourrai chérir comme si elle était mienne. Avec qui je pourrai faire ma vie, même. Le monde entier semble convaincu que nous pourrions nous unir, mais connaissent-ils au moins les sentiments de la jeune femme, que je crois ignorer ? J'aimerais être certain de ne pas faire une erreur. De trouver les mots justes pour lui confier l'amour que j'éprouve à son égard, sans risquer d'être maladroit. Peu importe si je me fais jeter au final, je veux simplement lui dire. Juste lui dire, et enlever ce poids qui me fait autant de mal que de bien. Et je suis, de ce côté-là un peu plus courageux que ne l'est Samaël. De son expérience, j'ai appris qu'il ne fallait pas non plus que je tarde trop. Même si au final, dans son cas, l'histoire s'est plutôt bien terminée, je n'ai plus moi-même envie d'attendre avant qu'il ne se passe quelque chose. Ne serait-ce que par rapport également à toutes les galères qu'ont dû affronter mon aînée et son époux pour finalement se déclarer mutuellement leur amour. Si jamais l'un de nous devait se retrouver en prison -ce que je ne souhaite bien évidemment pas-, je voudrais au moins qu'elle sache que mon cœur lui est dédié.

C'est drôle, et dire que je me méfiais de l'homme plutôt musculeux que j'ai d'abord trouvé en ces lieux. Au final, l'oncle d'Adélia me semble très sympathique, même si j'ai fait mine de ne pas comprendre pourquoi il me dévisageait avec tant d'insistance et pourquoi il me palpait de la sorte tout à l'heure. Si j'avais très bien entendu ce qu'il disait, faire le sourd m'est apparu tout naturellement, et j'ai préféré faire comme si je ne comprenais pas. Ou alors ai-je mal interprété ses propos ? Me suis-je fait tant d'idées ? J'aurais voulu qu'il s'agisse simplement de mon imagination.
Carter... Je suis heureux de savoir une personne si bienveillante auprès de la Turnac. J'aimerais bien pouvoir m'entendre avec lui, même si cela paraît déjà chose faite de son côté. On dirait en effet qu'il semble beaucoup m'apprécier. En tout cas, à ce que j'ai compris, mes fesses semblent lui plaire. Lorsqu'il m'a dit que j'aurai affaire à lui si jamais je brisais le cœur d'Adélia, je sais qu'il ne plaisantait pas, au fond. Il doit être comme un second père, à protéger sa nièce. Sans doute... La seule qu'il lui reste ? Je crois savoir qu'Adélia avait une sœur, mais de ce que je sais, elle ignore si elle est toujours en vie. Je l'espère pour elle, je comprends tellement son sentiment.

J'en oublie presque à la base que nous devions défaire ses cartons. Elle nous a appelé pour un déménagement, mais je crois qu'elle constitue une distraction bien trop forte pour mon pauvre cerveau. Néanmoins je lui apporte mon aide avant tout, et pas une déclaration enflammée ; ou du moins, pas tout de suite. Nous nous dirigeons donc vers quelques cartons afin de les ouvrir. En temps normal, nous devrions appeler Carter et Sam pour qu'ils nous aident. Mais je crois que nous sommes bien mieux sans eux pour l'instant, et je suis sûr qu'ils ne voudraient pas nous déranger. Je devrais les remercier de nous avoir laisser seuls. Certes, c'était maladroit et pour le moins évident, mais cela nous permet de passer un peu de temps rien que tous les deux, ce que, je crois, était mon objectif depuis le début. Oui, au fond, c'est probablement ce que je voulais à la base, en plus de l'aider à défaire ses bagages. Je l'aurais prise à part pour lui avouer ce que je ressentais, mais ce fut, au final, plus rapide et moins compliqué que ce j'imaginais.
Est-ce vraiment le moment ?..
Je reste muet, cherchant mes mots. C'est maintenant ou jamais, n'est-ce pas ? Peut-être que cet instant ne se reproduira plus ? Je crois... Je ne sais plus. Je pensais être prêt, mais le suis-je vraiment ? M'ouvrir tout entier, pour de bon, à celle qui a conquis mon cœur, le puis-je vraiment ? J'imagine que de toute façon, il faut bien que je prenne un râteau au moins une fois dans ma vie. Mais si cela se terminait autrement ?.. Je n'ose y songer. Cela me paraît trop beau pour être vrai. Je ne crois pas posséder quelque chose qui puisse la charmer. J'espère juste que ce Enzo ou Enric, ou je-ne-sais-quoi a fini par la laisser tranquille ! Auquel cas... eh bien... Ce ne sera peut-être pas à moi de me mêler de cette histoire, si je ne deviens pas son... son... Le mot m'échappe ; j'ose à peine le prononcer.

J'ai déjà un carton dans mes mains, tiens. Pour un peu je l'aurais presque zappé, alors que c'est précisément ce pourquoi je suis là avant tout, n'est-ce pas ? Ce pourquoi je ne suis pas venu seul. Et pourtant... Pourtant si, je suis seul, actuellement, à faire face à un problème bien plus important. Un problème qui n'en serait pas un qui je savais quoi dire, quoi faire, maintenant que je pense qu'il s'agit du jour parfait pour exprimer tout ce qui me trouble depuis quelques jours. Non, depuis plus longtemps que ça, même. Quelques mois ? Peut-être même une année entière. Je n'arrive pas à croire que j'ai été aveugle durant tout ce temps. Aveugle à mes propres sentiments, mais également, ce que je ne sais pas encore, à ceux de la jeune femme qui ouvre le paquet dans mes bras pour en sortir des photos. Curieux, je cligne des yeux et les observe à mon tour, avant de poser la boîte par terre afin que ce soit plus simple. Mine de rien, je suis admiratif. Les clichés sont magnifiques, et captent chaque instant à merveille. Sur les images, il y a la famille d'Adélia, ses amis, ses Pokémons... Je reconnais certains visages, comme le fils adoptif de Victoria, qui joue souvent avec mes nièces, ou encore l'Enodril et le Shimomura, sans oublier Faust et sa fille, chez lesquels la Turnac se rend souvent. C'est drôle, mais je croyais au début qu'elle entretenait une liaison secrète avec le Donovan. Malgré les magazines qui se tuent à répéter qu'il est en couple avec Isaac, il était possible qu'une liaison cachée existe entre la médecin et le Conseiller. C'est vrai que le grand et célèbre Méphisto a bien plus la classe que... Tristan Weber. L'Enodril a beau me répéter assez souvent que Faust n'est pourtant pas du tout aussi sérieux (et les quelques photos que j'ai pu voir me le prouvent bien), il y aurait bien plus de raison d'en tomber amoureux. Mais au final, ce n'était que des fantaisies de mon cerveau. J'en était rassuré, déjà, à ce moment-là.

La tête ailleurs, tandis que je contemple toutes les photographies, en me rappelant que Sam s'y est mis récemment lui aussi, depuis qu'il gagate sur son polaroid et son album qu'il remplit à une vitesse folle, une en particulière est mise juste devant mon nez. C'est Adélia qui me tend la photographie, avec un sourire tendre. On dirait qu'elle l'aime beaucoup. Je détaille l'image de plus près. C'est une photo de nous deux, apparemment en pleine discussion, pendant que la Rose nous prenait en flagrant délit. Je n'avais jamais remarqué que la journaliste avait immortalisé ce moment. Il n'avait rien d'extraordinaire, pourtant, mais la photo... elle est magnifique malgré tout. Nous sommes naturels, aussi rayonnants que le soleil qui nous illuminait ce jour-là. Il faisait beau temps. C'était une journée paisible, bien après le jour du barbecue, durant lequel je me suis ridiculisé devant tout le monde à cause de mon mauvais caractère. Je ne m'étais plus permis de regarder Adélia en face jusqu'aux réconciliations avec Eugène, après ça. Finalement, je suis assez heureux que tout ce soit bien terminé. J'ignore si j'aurais pu continuer à voir l'élue de mes pensées alors que j'avais mis un froid entre ma famille et moi, qu'ils m'ont aussitôt pardonné.
Ce cliché, pourtant, est celui qu'elle préfère, m'avoue-t-elle. Je ne comprends pas tout de suite pourquoi, alors que les autres sont tous aussi jolis, et même réussis de mon point de vue ; même si le duo que nous formons est très beau sur cette photo. Je la regarde en détails, me demandant si elle a vraiment quelque chose de spécial.

Ce n'est qu'au moment où Adélia repose sa tête sur mon épaule, et se rapproche de moi de telle sorte que ses deux bras m'entourent, que mon cœur rate un battement. Mes yeux s'écarquillent, pendant que ses mains remontent dans mon dos et exercent une légère pression dessus pour m'étreindre davantage. Je la laisse se blottir, sans dire un mot. Immobile, je ne me rends compte que maintenant de la stupidité et de la naïveté dont j'ai fait preuve jusqu'à aujourd'hui. Sa poitrine bat fort, bien plus que cette soirée que nous avons passé ensemble l'année, où elle disait ne pas être amoureuse de moi, mais éprouver à mon encontre des sentiments qui vont au-delà de l'amitié. Je crois que je n'aurais jamais imaginé que cela puisse autant se concrétiser, alors qu'elle me disait vouloir abandonner, car soit-disant elle n'avait aucune chance. Le baiser qu'elle m'a donné à la fête d'Halloween aurait déjà dû me faire tilter. Innocemment, j'ai cru qu'il ne s'agissait que d'un geste pour me tirer d'un mauvais pas. Il était inutile pour moi de penser que cela puisse être autre chose. Tout en sachant que notre relation ne pouvait qu'être forte, et bien plus qu'amicale, je ne m'avisais pourtant pas d'espérer quelque chose de plus intime entre nous. Mais au fond de moi, je crois que je le savais depuis le départ. Ce que tout le monde n'a cessé de nous répéter, je l'aperçois désormais. Et cela ne fait qu'accélérer les battements de mon cœur, et monter le rouge jusqu'au joues. Mes mains tremblent, je n'arrive plus à les contrôler. Cependant je suis heureux. Heureux, et comblé de joie. Car je sais, à présent. J'ai enfin vu ce que je n'arrivais pas à voir.

- Non...

Ma voix ne trahit rien de ce que j'éprouve. Elle est neutre, ce qui est surprenant de ma part, alors que je manque d'exploser et de déblatérer un flot de mots dont je finirai moi-même par perdre le fil, pour lui raconter tout ce qui me pèse et lui faire comprendre que je suis amoureux d'elle. Qu'elle a toutes ses chances avec moi, chose que personne n'a jamais eu avant. Que je suis tout à elle, prêt à attendre qu'elle veuille bien de mes sentiments en retour, si seulement ce n'est pas encore un coup de mon imagination.
Lentement, mes mains viennent se poser sur ses épaules, et je l'écarte pour planter fermement mon regard dans le sien. Un regard qui commence à s'embuer. Les larmes en viennent jusqu'à monter, mais tant pis. J'affiche une expression convaincue, sûr de moi. Plus de doutes possibles, à présent.

- Nous en ferons d'autres ! Ensemble !

Un sourire radieux et ému vient se dessiner sur mes lèvres, et je sèche mes yeux humides. Le moment me rend sentimental, mais j'aurais dû m'y attendre. Je me jette corps et âme dans cet instant, car je le sais rare, presque unique. Peut-être le sera-t-il.

- Mais je ne veux plus être ton ami. Je veux être plus, bien plus ! Si seulement... Si seulement tu veux bien de moi ainsi.

Je crois que je ne me rends pas bien compte de tout ce que je dis. Est-ce vraiment le même Tristan que tout à l'heure ? On en dirait un nouveau. Oui, ça doit être ça, un nouveau Tristan. Mais qui ne sera plus seul. Un Tristan qui pourra veiller sur le sommeil d'Adélia ; qui pourra toujours être à ses côtés ; qui la protégera s'il le faut contre les garçons qui voudront la nuire ; qui pourra s'opposer à Enric, parce que je ne la lui laisserai jamais.
Avec douceur, je lui prends les mains. Mon regard la scrute avec une tendresse infinie. Je n'aurai jamais pensé pouvoir ressentir un truc pareil, mais je comprends désormais ce que peut ressentir Sam quand il est avec Natsume. Il y a un an, nos baisers me faisaient déjà l'effet d'un véritable coup de tonnerre. Je n'aurais pas pu être certain à ce moment-là si notre lien allait se développer encore plus pour nous emmener sur un chemin aussi merveilleux, et peut-être un peu trop mystérieux. Mais je sais qu'avec la Turnac, je pourrais l'emprunter sans problème, car tous mes soupçons disparaissent instantanément, dès que je la vois, dès que je l'écoute, et dès que je la laisse m'enlacer pour me procurer une chaleur si agréable que je pourrais rester dans ses bras pour toujours.

- Adélia, je t'aime !

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Adélia G. Turnac
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Dim 8 Mai - 0:23


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Peut-être j’apprécie le sentiment de détresse accompagnant chaque geste en sa direction. Peut-être la perspective de me trouver mise à nu face à lui, avec mon cœur dans sa main avec lui pour me détruire d’un battement, me plaît-il. Peut-être ai-je simplement cessé de me soucier de tout, de rien, de tout un monde dans lequel j’ai refusé de me jeter jusqu’à présent. Peut-être l’émotion a-t-elle altéré tout jugement pour simplement obéir à des sentiments trop longtemps encagés. J’ignore la raison ayant poussé de tels gestes insensés, amorcé le mouvement emballant son cœur dans sa poitrine où j’ai trouvé refuge. Je l’entends, tel un tambour désordonné, le batteur aux quatre vents dans une confusion qui s’est décidée de l’atteindre une fois lui plutôt que moi. Dépourvue de la moindre crainte, je m’abandonne à sa chaleur candide, l’espérant plus fort que jamais dans une ardeur que je ne peux plus brimer désormais, plus maintenant que jamais auparavant. Plus aucune barrière pour retenir ce que j’ai tenu pour moi trop longtemps, quelque chose qui de par ce cliché s’est trouvé libéré. Advienne que pourra désormais, pour m’élever ou pour tomber, Tristan possède désormais pour lui une vérité qui sans avoir franchi mes lèvres plane entre nous, imprègne chaque geste de mon étreinte tendre contre lui. Peut-être la dernière. Je me fane de désillusions alors que les secondes s’égrainent telles des millénaires. J’ai probablement commis une erreur irréparable et pourtant je me sens profondément soulagée, réduite d’un poids écrasant qui m’a laissée amère pendant si longtemps.

Non. Fixe, un simple mot qui devait tomber et qui pourtant me jette dans une profonde confusion. J’y ai cru à moi et à lui, bien plus que je n’ai osé me l’avouer et maintenant le verdict retombe telle une hache d’un ton si neutre et mesuré qu’il me sidère. Je l’aurais cru plus loquace, plus émotif peut-être, pour exprimer un désarroi de me faire du mal de ce refus et pourtant il me paraît si aisé. Je me détache quelque peu de lui en fermant les yeux, le cœur traversé d’un long poignard. Il n’y est pour rien. Il ne peut pas être responsable de ma détresse émotionnelle, de tout ce que je tente de combler par ces «je t’aime» que je n’entendrai jamais. Je mettrai du temps à me remettre de lui qui m’aurait parfaitement complété, une moitié sur laquelle j’aurais pu construire une nouvelle vie tout en lui offrant la même perspective. Guérir, ensemble. Il n’en veut pas. Probablement ai-je été trop prompte à lui avouer ne pas être amoureuse il y a plus d’un an, peut-être ai-je alors réduit toute chance d’élever notre relation. La gorge me picote, tout comme mes yeux que je sens s’embuer dangereusement mais je n’ai pas envie de pleurer, pas devant lui. Malgré la douleur insoutenable qui réduit mon crâne à une poignée de bourdonnements souffrants, je ne regrette rien, pas un seul geste et surtout pas celui-ci, je ne regrette pas d’être tombée amoureuse du seul garçon qui aurait véritablement pu me comprendre et me rendre heureuse.

Son regard cherche le mien, que je fuis. Je ne pourrai pas affronter une fois de plus le marron de son regard si bon, ni la pitié en émanant. Pourtant il insiste tant qu’irrésistiblement je lève les yeux pour me buter à deux prunelles inondées, assurées, un regard indéchiffrable et mystérieux qui me bouleverse d’autant plus que je ne puis l’être déjà. Puis ses mots, qui ne font qu’ajouter à ma confusion alors que les larmes que je retenais s’écoulent d’elles-mêmes contre mes joues. Nous en ferons d’autres ensemble? Bien sûr. Je sais. Je sais que je suis importante pour lui, que dans nos peines les plus obscures nous avons été présents l’un pour l’autre, qu’il ne pourra me laisser partir, s’échapper de sa vie comme un nuage de fumée. Pourtant il le devra. Ces clichés, il n’y en aura plus. Je ne pourrai pas l’affronter encore, me buter à ma peine à chaque regard. Pourquoi pleure-t-il? Je suis celle au cœur brisé. Celle qui encore s’est raccroché à une poignée d’illusion. N’est-il pas celui qui a le beau rôle, celui que je n’ai encore jamais revêtu? Qu’est-ce qu’il fait de rejeter la personne qui vous aime sans détour, sans hésitation, sans réserve? J’ai envie d’hurler. Tout mais pas sa pitié. Je suis une grande fille. J’ai vécu tellement, tellement pire. Je ferme les yeux pour ne pas flancher.

Alors son discours s’explique. Alors il me force à lui revenir. Alors il me confirme ce que je n’ai pas su voir, moi non plus. Il veut être plus qu’un ami. Je me mets à trembler, mes jambes menaçant de s’affaisser sous mon poids alors que ses mains se joignent aux miennes. Je le considère, interdite alors qu’il me couve de tendresse. Puis il m’achève, le coup de grâce, ce «je t’aime» que j’attendais depuis si longtemps. J’éclate. Incapable de refréner les larmes, je les laisse s’échapper alors que je rejoins Tristan une fois de plus pour enfouir mon visage dans son torse. Je parviens à peine à respirer tant je pleure, tremblante comme une feuille dans ses bras.

«T-tu n-n’au-r-rais p-pas pu c-comm-e-encer par di-dire ça espèce d’i-d-d-diot?»

Je le serre plus fort, comme pour m’assurer que ce n’est pas un énième de mes rêves me laissant amère au matin lorsqu’ils s’évaporent dans un souvenir. De mes songes éveillés ou nocturnes, j’ai vécu souvent cette scène en espérant la voir se concrétiser. Pourtant me voilà contre lui, terrorisée par ses mots, sidérée de me savoir aimée par lui alors qu’il s’agit de tout ce que j’ai souhaité depuis des mois, des siècles. Il est tout ce que je désire et plus encore, je le veux mien et c’est bien ce qu’il m’offre. Pourtant je n’ai pas la force de lui répondre que moi aussi je suis profondément amoureuse de lui. Il me faut un travail considérable pour parvenir à reprendre une respiration à peu près normale pour articuler ces quelques mots, empreints d’une vulnérabilité qui aujourd’hui se manifeste plus que jamais.

«Oh Tristan… Je suis tellement heureuse… J’aimerais t’entendre le redire encore et encore. Mais j’ai peur. Pro…»

Ma voix se brise encore.

«Promets-moi que tu ne me feras pas de mal.»

Il ne peut pas me le promettre. Pourtant j’ai besoin de l’entendre. Besoin de savoir qu’il sera là, qu’il ne m’abandonnera pas.

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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Sam 2 Juil - 21:48



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En vérité je crois... que j'étais perdu dans un brouillard. Combien de temps ai-je attendu avant de, enfin, me lancer corps et âme pour lui avouer de tels sentiments ? Trop longtemps, sans aucun doute. A-t-elle souffert, de toute cette patience ? De mes moments d'hésitation et d'incertitude qui ne pouvaient lui confirmer ce que j'éprouvais pour elle ? Il y avait des gestes, mais il manquait les mots pour conclure tout ça. Un baiser ne représente rien s'il est dénué d'émotions. Nous en avions certainement chaque fois que nous en avons partagé un, toutefois il y avait encore un mur invisible mais fin qui nous séparait de la véritable relation qui nous unissait inconsciemment. Le monde entier semblait voir ce que nous n'osions pas nous avouer ; j'aurais voulu moi aussi être capable de voir ce qui était pourtant clair comme de l'eau de roche. J'avais peur, également, de ne pas être en mesure de la combler si jamais nos cœurs venaient à s'unir. Pourrais-je la rendre heureux ? Si cela est mon souhait, j'ose espérer qu'il sera possible. Je regrette la peine que j'ai dû infliger à la Turnac ; elle ne le méritait pas. Arceus seul sait depuis quand mes charmes -pour ce qu'il en est- ont fait effet sur la jolie brune. Après toutes les épreuves qu'elle a traversé, je veux faire mon possible pour lui éviter de nouvelles souffrances. Je crois que nous avons tous les deux assez endurés pour mériter de connaître ce bonheur-là.

C'était attendu, mais j'ai réussi malgré moi à la faire pleurer. De joie, je l'espère, ou de soulagement, peut-être. La deuxième solution, en entendant ses mots, me paraît plus appropriée. Je suis moi-même rassuré de ne pas avoir mal compris le message qu'elle tente de me faire passer depuis des mois et d'avoir enfin eu le courage de lui déclarer ma flamme pour lui éviter de m'attendre davantage. Mais elle a raison, je suis un idiot. Un idiot qui a enfin pu dire ce qu'il avait sur le cœur, mais un idiot quand même. Je n'arrive moi-même pas à croire que j'ai été assez stupide pour ne pas remarquer tous les signes qui s'étalaient devant moi comme une évidence. Il se peut qu'une partie, petite, de mon esprit ait deviné ce que je n'arrivais pas à voir, mais je refutais tellement l'hypothèse que mes sentiments soient réciproques que j'ai abandonné cette perspective. Adélia est juste... Je ne la mérite pas. J'étais persuadé qu'elle pourrait trouver mieux, et sans doute le peut-elle. Pourtant c'est vers moi que ses pensées se sont tournées, depuis une durée qui me surprendrait probablement. Il y avait longtemps que je n'avais pas senti un tel soulagement. J'aimerais revoir mon moi du passé et le rassurer, lui dire de se lancer sans avoir de regrets, car c'est ce que j'aurais dû faire dans tous les cas. Peu importe si je me faisais rejeté, je pense que mes sentiments m'auraient torturés encore longtemps si je n'avais pas eu l'audace de me lancer. Valait mieux que je me prenne un râteau plutôt que le remord me ronge, sinon je crois que je m'en serais voulu toute ma vie.

Mais maintenant que c'est fait, je me dis que ça aurait été dommage de ne pas m'ouvrir aussi ouvertement. J'ai forcé une occasion unique, seulement parce que je savais que mon amour était partagé, et que je savais alors qu'un refus était impossible, à moins qu'elle n'ait une bonne raison. Mais je me sens tellement plus léger d'un coup... Je n'imaginais pas à quel point ce secret pesait lourd sur mes épaules mais je suis comblé de savoir que je ne ressentirais pas triste ou embarrassé de cette journée une fois que nous aurons terminé. Alors bien sûr, dès à présent, je serais capable de le dire ; même de le clamer haut et fort, que je n'appartiens qu'à la jeune fille présente dans mes bras, car j'ai décidé de lier mon sort au sien depuis le premier jour où je l'ai vu, où je l'ai sauvé. Je pourrais lui faire mille promesses si elle me le demandait. Serais-je capable de les tenir ? Je l'ignore sur le long terme, car on ne peut être sûrs de rien. Néanmoins, ce qu'elle me demande, je peux le faire. Ne jamais lui faire de mal et être à ses côtés chaque fois qu'elle en aura besoin, c'est ce que je désire.

« Je t'aime. Je t'aime de tout mon cœur, Adélia. Je te le répéterai autant de fois que tu le voudras. »

Mes doigts fins parcourent ses cheveux lisses et soyeux dans une caresse tendre, tandis que mon menton se repose sur sa tête, pour y glisser un baiser rapide mais empli de sincérité. Je lui rends son étreinte pour la sentir encore contre moi, sans risquer de lui faire mal. Tant pis si les deux autres nous espionnent de là où ils sont ; je ne prête même plus attention à eux, et mon sourire serein parle bien assez pour moi. Il faudra bien évidemment que j'annonce la nouvelle à ma famille, mais j'entends déjà mes sœurs me dirent qu'il était enfin temps que je me dévoue à lui dire. Que je me dévoue à elle.

« Et je te promets que jamais, jamais, je ne te ferai de mal. »

Ce n'est pas pour rien qu'elle me demande ça. Que je lui fasse cette promesse en particulier. Il y a des tas de choses qu'elle aurait sans doute pu me demander. Elle a préféré ne retenir que ceci, et ce n'est pas un hasard. J'imagine qu'elle doit avoir eu des expériences passées qui n'ont pas été vraiment les plus agréables à vivre. En général, c'est l'attente de chacun dans une relation amoureuse : ne pas être blessé par l'autre. Injuste ou inévitable, elle et moi auront sans doute des moments compliqués, peut-être même des disputes. Même si je veux à tous prix éviter ces dernières, je les sais néanmoins indispensables si nous voulons avancer, car il est évident que nous ne serons pas toujours d'accord sur certains points mais que nous ne pouvons pas nous forcer à se plier à une quelconque volonté. Les dialogues et les échanges sont primordiales, cela va de soit ; je ne peux que me rappeler de toutes les querelles qu'ont eu Samaël et Natsume, mais qui ont en même temps rendu leur couple plus fort et plus solide. Aucune relation n'est parfaite, je le sais ; j'ai moi-même bien des défauts.
Alors pour sûr, elle doit savoir que je ne pourrais peut-être pas éternellement tenir cette promesse, car rien ne peut prédire ce qui va arriver. Je n'ai aucunement envie de lui faire du mal, loin de là. Néanmoins, je ne peux pas être certain de toujours être capable de la préserver. Si toutefois ces seuls mots suffisent pour la contenter à cet instant, alors je suis en mesure de répondre à son souhait. Et je n'ai qu'à faire en sorte de tenir cette même promesse aussi longtemps que possible.

Un bruit attire soudain mon attention, et je détourne la tête d'un mouvement rapide en direction de la pièce d'à côté. En me concentrant, j'arrive à percevoir les légers murmures de Sam et Carter qui se plaignent de ne rien voir ou entendre nos dires de là où ils sont. Je lève les yeux au ciel, aussi amusé que blasé par leur indiscrétion. Ils savaient probablement, eux, comment se terminerait toute cette histoire ; et je crois que ce ne sont pas les seuls. Tous nos proches devaient se douter de quelque chose, et je ne peux plus nier que, lors du barbecue, ils avaient tous raison. Mais... Désormais, nous pouvons nous débrouiller seuls. J'abaisse mes lèvres souriantes pour les rapprocher de l'oreille de la Turnac, au creux de laquelle je me mets à parler tout bas.

« Je connais un duo assez comique qui serait ravi d'apprendre la nouvelle. Mais que dirais-tu d'une petite balade dehors, juste tous les deux ? »

Je me dépêche lentement d'elle, à regret, pour la contempler encore et encore. En essayant de ne pas trop me faire remarquer, mon regard fixe ses lèvres rosées. J'aurais envie d'y goûter. De déposer sur sa bouche un baiser, même chaste, comme nous en avons déjà partagés. Ma tête, pourtant, fait un mouvement bref pour indiquer la direction de la porte de sortie, un rictus doux et taquin sur mon visage.

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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Mar 19 Juil - 0:10


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Je me rends compte, avec une pointe de regret, que je conserve encore jalousement ces mêmes mots pour moi, ces paroles qu’il me faudrait partager et ainsi évacuer ce secret qui n’en est plus un. Incapable, chancelante sous le poids de ses propres confidences goûtées avec autant de délice que d’appréhension, le nectar d’un fruit interdit. Les mots restent pris dans une gorge encore lourde et enrouée. Je titube de réaliser que le bonheur m’étreint et que pourtant je me sens encore si vulnérable, je me rétracte de lui qui est la toile de mes songes depuis de trop nombreuses lunes. Je ne peux empêcher mes réflexions dans une dérive les portant loin dans mon passé. Je me souviens de cette jeunesse éperdue, les deux pieds sur une île n’étant pas la sienne, son petit cœur sur la main, émietté, irrécupérable; de tous ces beaux sourires l’ayant tenté toutefois, simplement pour le briser à nouveau. Je me souviens, amèrement, de toutes ces larmes inépuisables, de cette adolescente perdue qui avait tant besoin qu’on l’aime, à la recherche désespérée d’un nouveau port où s’ancrer aux instants où la solitude la consumait. Je tremble encore de toutes ces déceptions qui ne devraient pas influencer toute mon existence et qui pourtant me permettent de douter à l’instant où ne devraient subsister que convictions et nouvelles perspectives d’avenir. D’un mouvement hésitant, je viens chasser les larmes accumulées contre mes joues, émues et terrifiées, en fermant les yeux d’un gémissement tendre alors que les lèvres de Tristan viennent se glisser contre mes cheveux. Fragile entre ses bras pourtant accueillants, je chasse une à une ces insécurités vibrantes qui, à n’en pas douter, reviendront me hanter à l’instant où je croirai les avoir vaincu.

Tous ces «je t’aime» ne parviendront probablement jamais à apaiser mes craintes, tout comme ses promesses que je le sais incapable de tenir. Les humains, par définition, se font du mal, il en est ainsi. Peut-être nous ai-je déjà laissé nous blesser de par tous mes silences, tous ces instants où j’ai stoppé mes gestes plutôt que de pleinement les assumer. Toutes mes réserves, aujourd’hui, ainsi que les siennes, nous aurons écorché, bien malgré nous, nous ont bercé de doutes et de questionnements vifs, aujourd’hui trouvant réponse. Quelles certitudes pouvons-nous véritablement nous promettre dans un monde en guerre, sur cette terre ensanglantée où gisent déjà tant de mes êtres aimés? Non. Je ne vis plus pour mon passé. Tristan a été celui portant notre histoire sur ses épaules, celui pour prendre dans sa main les éclats fragilisés d’un cœur éteint, celui pour lancer ce premier baiser, celui pour m’avouer ses sentiments. Il est le premier, le brave. Aujourd’hui je n’ai plus qu’une seule voie à suivre, celle toute tracée par ses aveux. Pour lui je serai courageuse, je lui dois bien d’abandonner mes doutes et de cesser de ne vivre cette affection profonde éprouvée pour lui qu’à moitié. Dans ses bras je retrouve la caresse réconfortante, cette sensation significative, celle de la famille. J’ignore encore quel avenir nous est réservé, mais il me plaît d’espérer qu’au-delà des projets que nous bâtiront tous les deux, que le jeune homme signifiera désormais pour moi cette part que j’ai perdu, la perspective d’une nouvelle famille, d’un nouveau noyau autour duquel graviter. Quitte à tomber encore, mes étoiles de toujours me rattraperont.

Mais lui, mon astre du jour, pour éclairer mes plus terribles nuits. J’aimerais tellement lui souffler toutes mes craintes, lui faire comprendre ce gouffre en moi qui me consume même aux instants où la joie m’étreint. J’aimerais qu’il voie dans mes prunelles la profondeur de mes terreurs, cette jeune adolescente encore perdue même plusieurs années plus tard. Mais pas aujourd’hui. Un sourire vient étirer mes lèvres, une lueur d’espoir m’anime. Il est tout ce dont j’ai rêvé depuis si longtemps, je veux savourer chaque parcelle de lui, de nous, je veux me laisser aller une fois sans craindre de me brûler les ailes. Je pose ma tête contre son épaule, ignorant les indices de la présence d’une paire d’imprudents curieux pour me laisser bercer de la chaleur de mon amoureux. Alors qu’il propose un retrait stratégique vers l’extérieur, je ne peux qu’approuver d’un sourire timide, attrapant sa main pour le mener vers les jardins. Je surprends ses regards contre moi qui m’attisent tout entière, ces regards sans retenue désormais. Je souris d’autant plus, tout en douceur, comme par peur que le moindre geste n’effondre cette vision de rêve. Le rayons matinaux du soleil nous envahissent, la brise fait s’envoler quelques mèches frivoles.

«Quand j’ai perdu ma famille, j’ai cru que je ne serais plus jamais en mesure d’aimer. Mais je l’ai fait. Encore et encore. Je n’ai rencontré que déceptions jusqu’à maintenant, j’étais une proie facile et naïve pour les garçons moins bien intentionnés car une part de moi hurlait au désespoir, au désespoir qui me rendait vulnérable. Tu m’as toujours vu ainsi Tristan, depuis notre dernière rencontre où j’ai atterrit d’un jeu du sort sur le seuil de ta porte. Tu savais que mon cœur était fragile, et je pense aussi que tu savais que j’étais raide dingue de toi depuis le premier moment…»

Je rigole doucement, entrelaçant nos doigts avec tendresse.

«Tu as fait ce que tous les autres n’ont pas fait. Tu as accepté ma faiblesse plutôt que de te l’approprier, tu m’as toujours inspiré de ta gentillesse et ta bonté qui m’ont rendu espoir quand je ne voyais que du noir chez l’être humain. Je tiens à ce que tu saches tout ceci. À quel point je te suis reconnaissante simplement d’être dans ma vie, et maintenant plus que jamais. Et aussi que je t’aime. Tu pourras toujours compter sur moi, Tristan.»

Avec une douceur inouïe, je me retourne pour venir caresser sa joue de ma main libre, scrutant son visage en rougissant. Un peu gênée, j’approche mon visage du sien et scelle nos aveux d’un baiser timide, entrecoupés de sourires.

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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Mar 16 Aoû - 17:48



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Ma belle m'entraîne dehors, et je la laisse faire. Je la laisse me guider, choisir le pas à adopter, tout en conservant sa main dans la sienne, que je refuse de quitter depuis tout à l'heure et sur laquelle je raffermis légèrement ma prise, dans un refus de la lâcher. Adélia me conduit à l'extérieur de la maison, marchant dans l'herbe tendre et verte. Elle donnerait presque envie de s'y rouler, et j'y inviterais bien la brune si je ne voulais pas que la terre salisse ses beaux cheveux et ses ravissants vêtements. L'horizon qui s'étend à perte de vue, le soleil qui vient nous réchauffer de ses rayons timides, la brise qui souffle avec légèreté, comme si elle allait nous emporter avec elle, et cet ange, descendu du ciel, dont le sourire radieux fait bondir mon cœur chaque fois que je le vois. C'est avec des matins comme celui-là que je me permets d'éloigner mon esprit du conflit, de la guerre et de la tension qui persiste sur l'île. On croirait qu'il n'y a rien de tout ça pour nous empêcher d'être heureux, et pourtant... Nous sommes toujours sous la dictature. Je me permets, durant cette journée avec la Turnac, d'oublier temporairement les tracas qui noircissent notre quotidien et contre lequel nous nous battons sans relâche. J'aimerais imaginer que la paix règne sur notre pays, que je pourrai profiter encore de cet instant de tranquilité pour de nombreux jours à venir, mais je ne peux être certain de rien. La lumière que la jeune femme produit à elle seule, toutefois, illumine tout mon être ; et je ne saurais jamais remercier Arceus de m'avoir fait croiser sa route.

Mais qui sait, qui se trouve être le plus chanceux d'entre nous deux. Car j'ai la conviction, de ce qu'elle me dit, que je serai incapable de lui faire du mal, d'utiliser son désespoir pour des intérêts néfastes personnels, comme d'autres garçons semblent l'avoir fait. Si je le pouvais, j'irais bien à leur recherche pour leur dire ma façon de penser, mais je sais cette prouesse impossible, et inutile dans le fond. Je ne supporte juste pas l'idée qu'on est pu s'en prendre à quelqu'un d'une pareille bonté. Adélia, avec déjà tout ce qui lui est arrivé, ne mérite pas ça. Elle mérite une personne digne de confiance, sur laquelle elle pourra se reposer, et qui saura l'aimer pour ce qu'elle est, ainsi que la rendre heureuse. J'aimerais croire que je suis celui que son cœur à cherché pendant tant d'années, même si pour l'instant je ne peux pas encore tout à fait m'en convaincre, car notre relation, si en vérité s'est établie sur des mois plus longs, vient à peine de commencer. Mais dès à présent, je peux dire au monde entier qu'Adélia Turnac est mienne, et que je compte bien la garder aussi longtemps qu'elle voudra de moi ; car j'ai le droit de dire officiellement que je suis son petit ami, même si ça me fait encore bizarre de me le dire. Elle semblait si perdue la première fois que je l'ai vu... Mais si j'avais su que la tirer d'un si mauvais pas me conduirait à lui voler son cœur, je n'y aurais certainement pas cru.

Quand je l'ai pour la première fois... Elle est sortie de nulle part. Je ne savais rien d'elle, à part qu'elle avait cruellement besoin d'aide sur le moment. Alors j'ai agis par instinct, sans même me demander qui elle était, si elle faisait partie du Régime, ou si elle avait pu utiliser une ruse pour me piéger afin que je sois capturé à nouveau. En tant qu'éleveur, mon travail est de subvenir aux besoins des Pokémons, et je n'ai pas hésité une seule seconde à soigner Amadeus quand j'ai vu qu'il était mal en point. J'ai tenté comme je pouvais, également, de m'occuper d'Adélia sans savoir une seule seconde qu'elle deviendrait bien plus importante pour moi à l'avenir. Je le trouvais douce et bienveillante, elle ne paraissait pas, aux premiers abords, être une mauvaise personne. Je la voyais peut-être un peu fragile, oui, car je ne connaissais rien d'elle, mais sa confiance en moi à grandi tant et si bien qu'elle m'a avoué elle-même son identité et que j'ai compris toutes les rudes épreuves qu'elle avait dû traversé. J'espérais, et j'espère toujours, pouvoir lui offrir la paix et l'affection qu'elle demande, qu'elle mérite, alors qu'elle l'a cherché auprès d'autres hommes avant moi, mais qui n'ont fait que se servir de son désir d'être aimé pour servir leurs propres intérêts, ce que je trouve répugnant. Malgré tout, elle a cru en moi et a même laissé l'amour prendre le dessus, lui donner des rêves qu'elle pourrait considérer.

La voir aujourd'hui aussi épanouie me comble, alors que je n'ai pas eu le courage jusqu'à alors de contenter son cœur en me déclarant avant. Arceus, que je sais que tout aurait été plus simple si seulement j'avais voulu me lancer bien plus tôt... Mais j'avais peur. Cette définition de l'amour me terrifiait, mais j'ai découvert, par le chevet d'Adélia, qu'il s'agit en fait d'un sentiment merveilleux, mais qui n'a pas toujours la chance d'être réciproque. Je suis veinard, moi qui n'y connaissait rien, de pouvoir profiter de ces émotions sans qu'un refus de sa part ne vienne me blesser. Je ne suis pas habitué aux déceptions comme elle, car je ne me suis, jusqu'à sa rencontre plus ou moins interdit par désintérêt d'éprouver quoi que ce soit pour quelqu'un. Je ne m'en préoccupais pas, et était heureux simplement de pouvoir effectuer mes études calmement, car j'éprouvais de la jalousie envers mes sœurs et les garçons qui tournaient autour, alors j'ai cru par erreur qu'aimer ainsi n'était pas agréable et que je ne voyais pas pourquoi je devais me reposer de la sorte sur quelqu'un. Maelys me suffisait amplement, mais je savais, un jour ou l'autre, que nous ne pourrions rester éternellement ensemble et qu'elle finirait pas trouver son bonheur auprès de quelqu'un d'autre ; un bonheur que je n'aurais jamais pu lui offrir, et à présent je le sais. Mais j'ai fini par laisser de côté cette jalousie maladive, et je suis aujourd'hui content pour elle, pour Judith, et pour Solène si elles ont chacune trouvé la moitié qui leur manquait. J'ai moi aussi, désormais, un cœur à protéger.

Ses compliments me flattent et me touchent au-delà des mots. Tant mieux si je lui inspire d'aussi belles choses, et si j'ai pu lui donner une meilleure vision de l'humanité. Il y a en vérité sur cette île autant de pourritures que d'honnêtes gens, mais ils sont plus rares à trouver, et encore plus à garder, car n'importe quel soutien fiable est précieux. Mais je nous sais tous deux entourés d'êtres fidèles et loyaux, qui nous apportent aide et espoir quand nous en avons besoin. Moi qui n'ai rien de spécial, je le suis apparemment assez pour Adélia, et c'est tout ce que je demande. Elle sait mes défauts tout aussi bien mais si elle m'accepte comme je suis, alors c'est le principal ; personne n'est parfait, de toute façon. Et je sais pouvoir compter sur elle, tout autant qu'elle pourra compter sur moi. Il me semble que c'est ça, aussi, être amoureux. Être là, l'un pour l'autre, même quand le monde entier est contre nous. Ce n'est pas le cas, heureusement, mais si jamais un jour Adélia a besoin de moi, elle n'aura qu'à m'appeler, et je serai là.

Sa main, douce, vient caresser ma joue, et je rapproche mon visage vers cette paume tendre. On s'échange des regards mièvres qui feraient vomir n'importe qui, mais puisque nous sommes seuls et que sa seule présence me distrait de bien des choses, nous pouvons êtres aussi niais que nous le voulons. C'est ainsi que je lui rends ensuite son baiser, que je n'ose pas faire durer longtemps. J'ai encore si peu d'expérience dans ce domaine, et même si le contact est toujours aussi agréable, cela reste une route mystérieuse pour moi, et je veux qu'elle puisse en tirer du plaisir sans que ça soit maladroit. Pourtant, ma bouche s'étant détachée de la sienne par hésitation, elle se replace aussitôt pour lui offrir un nouveau baiser plus langoureux. Il me rappelle le premier que nous avons échangés chez elle, quand elle m'a invité en remerciement de la fois où nous avons fait connaissance. Ce n'est pas la première fois que je l'embrasse, néanmoins, je ne reste pas assez entraîné pour lui donner un vrai baiser comme il y en a dans les films d'amour dont je la sais friande. Mais je fais de mon mieux, je tente le coup, pour m'améliorer la prochaine fois encore. Car il faut bien que je répète l'expérience, et il n'y a bien sûr personne d'autre avec qui je voudrais le faire.
Je me détache une nouvelle fois, les rougeurs continuellement visibles mais moins fortes.

« Je... Je voulais m'excuser pour ne pas t'avoir dit plus tôt ce que je ressentais. J'ai dû te faire mal sans m'en rendre compte. Je n'ai jamais éprouvé un sentiment aussi fort pour quelqu'un, alors... »

Je souhaite qu'Adélia soit ma première et dernière fois. Je tiens tant à elle... Puis-je promettre de l'aimer éternellement, ça je l'ignore, car de façon réaliste, je ne sais pas si on peut vraiment contrôler nos émotions, mais j'aimerais toujours être à ses côtés, peu importe comment. Elle est une présence rassurante, dont je crois ne plus pouvoir me passer désormais.

« Je tiens à ce que tu saches que même si c'est encore nouveau pour moi, j'ai envie de faire le maximum pour te rendre heureuse. Tu n'auras qu'à m'appeler et... et je serai là ! Peu importe où tu es. Parce que... je... euh... »

Je ne sais pas trop ce qui me prend, je crois que j'ai le cerveau grillé. Quand on me disait que l'amour rendait idiot... Mais je me laisse aller, et sans trop savoir moi-même pourquoi, je place soudainement mon bras en-dessous de ses jambes, tandis que l'autre vient se mettre sous sa taille, pour la soulever comme une princesse.

« Parce que je... Je suis ton petit ami ! »

Un fait que je calme haut et fort pour m'affirmer, même si je dois être écarlate à l'heure qu'il est. Je suis... son copain. Je viens de le réaliser, et cela me fait tout drôle, mais c'est vrai. Mon amoureuse. Ma copine. Ma fiancée, dirait affectueusement ma mère, alors que nous en sommes loin d'être là. Mais je suis tout à elle, entièrement à elle.

« Euh... Ex-excuse-moi ! C'est juste que... j'ai... j'ai vu ça une fois à la télé, et... euh... »

Toujours rouge, me rendant compte de mon mouvement et de cette raison plus qu'idiote, je baisse un peu les yeux, n'osant pas bouger d'un pouce, que ce soit pour la regarder, ou même pour la reposer, ce que je ferai à son moindre signe si elle me le demandait.

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Adélia G. Turnac
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Pseudonyme(s) : Adélia Frey, sa fausse identité, le nom sous lequel elle se présente
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♣️ PUMPKIN ♣️
Emolga ♀, Statik, fofolle


♣️ AMADEUS ♣️
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♣️ GOTHAM ♣️
Bruyverne ♂, Infiltration, hardi


♣️ BENTLEY ♣️
Tengalice* ♂, Chlorophylle, pressé


♣️ MOZART ♣️
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MessageSujet: Re: Definition of Us |PV Tristan & Sam|   Sam 20 Aoû - 17:19


Definition of us

feat. Tristan Weber & Samaël Enodril
Avant de procéder à l’avènement total de notre relation, il me fallait au moins offrir ma version des faits. Lui exposer avec quelle douceur je pouvais égarer mes pensées jusqu’à lui. Sans plus aucune réserve, désormais, je pouvais m’abandonner à nos baisers maladroits qui provoquaient quelques rires nerveux une fois nos souffles désunis. Je tenais à ce qu’il comprenne ma vulnérabilité, entre ses mains plus fragile que jamais, afin peut-être d’épargner ce cœur rapiécé. Cette mise à nu de mon passé amoureux aura eu le mérite de me soulager d’un certain poids, même si Tristan connaissait quelques bribes déjà de ces quelques souvenirs amers. De le comparer maintenant à mes précédents petits copains me paraît un peu précipité. Subsiste encore en moi quelque méfiance blessée par mes expériences passées, et une nouvelle perspective offerte par mon célibat forcé des derniers mois. Néanmoins, je reconnais sans mal la différence. Mes premiers amours avaient la saveur de passions rapidement consommées, avec des inconnus souvent plus âgés et indifférents. L’éleveur, avant ces quelques aveux, formait déjà un cœur important de mon existence, un pilier sur lequel j’ai compté de nombreux mois avant de lui prêter allégeance. J’ai eu l’occasion de tester sa loyauté à quelques occasions déjà, lui pour ne jamais me faillir. Une relation comme celle que nous entamons aujourd’hui a un goût tout à fait différent, néanmoins je m’autorise, ne serait-ce qu’un peu, à faire confiance à l’avenir qui se dresse pour nous.

«Je n’ai souffert véritablement que de l’incertitude… C’était difficile de toujours t’espérer tout en culpabilisant sans cesse à l’idée que je pourrais mettre en l’air notre amitié. Tu n’as pas à t’excuser pour tout cela. Après tout, il s’agit de ta première histoire de la sorte… et malgré mon «expérience» je dois m’avouer tout aussi novice en la matière.»

Tristan est adorable. Son empressement me fait fondre, me rassure aussi. Toutes les fois où j’ai culpabilisé de l’entendre prononcer ces mêmes mots, combien de fois ai-je provoqué la risée de ma patronne qui a surveillé l’évolution de ma relation avec Tristan de près. Elle me prétendait trop naïve, que je n’attendais en vérité qu’une poignée de désillusions d’adolescente. Soit. Le Weber et moi partageons cette caractéristique, ce regard encore un peu inexpérimenté sur la vie et les relations humaines, notre jeunesse ponctuée de tragédies qui nous ont peut-être figé à cet état d’esprit primaire.  Dans tous les cas, je fonds devant mon tout nouvel amoureux, si bien que lorsqu’il me prend dans ses bras, je sursaute dans un cri aigu. Je m’accroche fermement à lui dans la crainte de tomber. Heureusement pour lui, je ne suis qu’un poids plume entre ses bras plus fermes et solides que je ne l’aurais cru. Je rougis tout en lui offrant un regard faussement offensé, avant d’éclater d’un rire qui vient chasser mes derniers doutes. Il suffit de se morfondre sur son passé. Ce jeune homme à mes côtés dessine un tout nouvel avenir pour nous.

«Ça me va très bien, Tristan, tu fais ce que tu veux de moi.»

Je lui fais un petit clin d’œil qui aurait rendu très fière ma cousine sans l’ombre d’un doute, mais qui de l’extérieur doit probablement paraître plus adorable que véritablement séducteur. Dans un soupir teinté d’affection, je me blottis contre sa poitrine, savourant pleinement cet instant. Je suis la copine de Tristan Weber. Par Arceus, depuis le moment que j’en rêve.

«Hehe, eh oui je suis ta copine. J’en connais quelques-uns qui vont se moquer de nous d’avoir attendu si longtemps pour nous mettre ensemble. Mais tant pis. C’est aussi bien d’avoir pris notre temps.»

Le soleil contre ma peau, le marron de ses prunelles, l’éclat doucereux du soleil ne m’ont jamais semblé si précieux.

(c)Golden

____________________________________________


Merci Fausty <3
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