« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Lun 15 Fév - 22:07

Portrait d'une famille foireuse

J’aurais pas du lire cette lettre, au vu de l’état de ma cuisine.. Ma pauvre cuisine adorée que j’aime. C’est surtout pour les assiettes que je devrais être un peu désolé, mon but initial n’était pas de toutes les envoyer ad patres. Enfin, l’énervement suite à la lecture de cette bafouille-défouloir que m’a écrite Riku avant de se barrer m’a tout de même fait retourner la pièce dans un excès de colère non contrôlé. Au vu de mon humeur déjà affectée, de ma fatigue entraînant mon manque d’objectivité, et du contenu parfois de très mauvaise foi (a croire que c’est des famille) de la lettre qui globalement disait « va te faire foutre, c’est de votre faute, laisses-moi partir tranquille, beubye ». Peut-être ai-je un peu exagéré la chose dans mon état actuel mais c’est très mal passé, et la vaisselle l’a bien compris. Quelques vingt minutes plus tard j’ai redescendu sur l’échelle de la colère. Disons, de 98% à 34,8%. Approximativement. Si, si! Ces chiffres veulent dire quelque chose, mais vous n’pouvez juste pas comprendre! Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs, prolétaires! Arhem, digression je t’aime, mais quand tu me tiens... Mais bon, je suis de toute façon toujours en colère, donc, qu’est-ce que ça change! Huhu!

Et maintenant que c’est « passé », je ne ressens plus grand-chose à la vue de ces photos que j’ai foutu sur le sol de ma chambre, initialement avec pour but de découper ce qui restait de Riku sur les clichés. Comme si ça allait arranger quelque chose ou me faire l’oublier, hein! Ca aurait été très immature. J’aimerais bien, cesser un peu de penser à elle et arrêter d’avoir mal en me rendant à l’évidence qu’elle ne reviendra probablement pas vivre avec moi. Par ma faute, en plus. Ce n’est pas que je culpabilise vraiment pour ce qui s’est passé hier, non, même si j’ai agi comme un batârd et que mes propos, la giffle, tout ça a été un peu rude et pas forcément nécessaire. Peut-être que je m’en veux un peu, en fait. Ou pas. J’en sais rien. Tout ça, c’est sorti comme ça devait sortir..  Je suis pas doué pour ce genre de trucs, c’est dans ma nature, aussi d’être brusque ; juste que j’aurais préféré que Riku en reste éloignée. C’est simplement le fait que cette situation me rappelle celle qui me sépara d’Irina. Si je fais ma tête de con obstiné, c’est justement pour ne pas y retomber. Je n’aime pas les envies sordides qui  m’envahissent quand je pense à Riku, et le fait que cela attise plus encore ma rancoeur. Je tente de me convaincre et d’être un minimum raisonnable en pensant que Riku sera mieux à son amphi de manière permanente, et sans ma présence. Je ne saurais pas expliquer pourquoi elle m’est si précieuse, et pourquoi je tiens tant, égoïstement, à la protéger, à la garder à mes côtés. C’est juste arrivé. Mon obsession ne lui aura pas réussi, c’est tout, c’est son choix ; et de toute évidence je n’arriverais probablement jamais à aimer. Tant pis, j’ai d’autres préoccupations. Je me sens un peu vide, mais je vais finir par me résigner, un jour, vis-à-vis de ma cousine. Quand la rancune nous aura quitté tous les deux, peut-être qu’on pourra parler à nouveau normalement. Mais nous ne serons probablement plus les même qu’avant la dispute.

Tout en repensant à mon esclandre dans la cuisine, je soupire en m’apercevant que je vais devoir me mettre à ranger, avant que Ludwig ne découvre le massacre de cette pauvre cuisine innocente. Mais d’abord, va falloir me lever de cette position en tailleur et quitter de mon regard nostalgique débile qui fixe ces photos à la con éparpillées au sol.

« Alex..? Qu’est-ce que tu fais? »


La petite voix me prend de court. A la manière d’un gamin, je m’empresse de rassembler les photos les unes sur les autres comme pour me cacher. La vue de ces clichés avait réussi à me calmer un peu, et j’imagine que mon pétage de câble dans la cuisine a réveillé le gamin. Ce dernier bâille de manière sonore et se frotte les yeux en marmonnant dans sa langue maternelle.

« Tu te sens comment? »
« Un p’tit peu mieux. J’ai mal à la tête.. y’a eu du bruit en bas, ça m’a réveillé… »
« C'est que j’ai fait tomber des assiettes, j’suis bête, hein? »


Le garçonnet rit brièvement et se rapproche de moi, s’invitant sans gêne entre mes jambes croisées en tailleur, et inspecte les quelques clichés laissés sur le sol. Il retourne les photos tombées sur leur recto et ricane sur certaines. Il n’y en a pas beaucoup, mais ça semble l’amuser malgré tout, il commente en se remémorant quelques moments et puis se serre contre moi, l’air de quémander son câlin de la matinée, que je lui donne sans sourciller, encore un peu dépassé par ces derniers jours.

« Alex, tu piques! »
« Tu déconnes? J’ai même pas 5 poils sur le menton! »
« Ça pique quand même! »


Force est de reconnaître que la situation est marrante et me remonte un peu le moral. Mais ouhlala! Ce que je me sens jeune papa paumé quand il me fait ce genre de réflexions! Et je ne vois pas bien en quoi je peux piquer avec mes trois poils de barbes et les deux poils de moustache blonds. Cela m’attendrit plus qu’autre chose, en fait, et me ramollit au point de laisser passer un sourire en coin serein pendant que Ludwig est en train de recharger ses batteries avec des câlins. Je suis en quelque sorte son chargeur approprié. Ludwig relève la tête, pensif, semble palper l’atmosphère du regard.

« C’est calme. Elle est partie, Riku? »
« ... Ah, euh, ouais. Hier soir. Tu sais, elle est partie vivre à son amphithéâtre. »
« Elle vit plus avec nous, alors? Pourquoi? »
« Je sais pas Ludwig. Elle a besoin d’être un peu toute seule, je crois. Mais si tu veux la voir, on ira lui rendre visite. »


Mais, pour le moment, je garde le silence, et j'aimerais mieux que mon jeune frère ne pose pas plus de question. L'ambiance s'est alourdie et une nouvelle vague d'amertume m'envahit. Chose que Ludwig ne semble pourtant pas ressentir.

« Donc ça veut dire qu'on a le château que pour nous deux?! »


Je cligne des yeux et laisse passer un silence perplexe. Il ne perd pas le nord, le gamin! Je pensais qu’il serait peiné, mais il a l’air plutôt heureux de la nouvelle. J’avais peur qu’il soit triste et pose plus de question, mais il semble tout guilleret. Peut-être bien que je me prends trop la tête et que c’est mieux comme ça, après tout. Je crois que Riku comme moi avons des choses à apprendre chacun de notre côté après ce qui s’est passé hier soir et ces derniers mois. Oui, s’autoriser un peu de repos ne fait pas tant de mal. Il va falloir que je me fasse un peu violence, une fois de plus. Je me suis certainement monté la tête, moi aussi, ce n’est pas qu’elle. Mais quand même, ce gosse sera ma perte.

Le moment aurait été idéal pour proposer d’aller regarder un film ou de faire un jeu d’intérieur, si la sonnette n’avait pas retenti. Pris de court, je calcule rapidement à quel jour de la semaine nous sommes rendus. La fugue, une nuit, le lendemain, je crois qu’on a bien dormir jusqu’au matin du jour suivant (sans compter les fois ou Ludwig a été réveillé par des cauchemars fiévreux, et que j’ai moi-même été malade). Ce qui nous ramène au jeudi 4, pendant lequel Ludwig a été au lit toute la journée. Autrement dit c’était son second jours d’école loupé. Bah, c’est pas si grave. Après être passé chez le médecin et acheté les médicaments, j’ai passé la journée à faire des allers-retours entre le jardin où je m’entrainais (ou plutôt, me passais les nerfs en gueulant comme un porc) et la chambre de mon jeune frère. Puis, après une nouvelle nuit de sommeil réparateur, j’ai passé la matinée d’aujourd’hui à bosser sur quelques scripts, des rapports, passer quelques coups de fil pour les castings jusque vers 15h environ ; avant d’enfin me laisser porter par ma fringale vers la cuisine (n’ayant rien avalé depuis plus ou moins 3 jours, à part du café, entre deux nuits d’aller-retour aux toilettes et un appétit coupé). Et c’est donc là, vers 17h environ, que j’ai découvert la lettre, que j’ai un peu tout mis par terre, littéralement, et que je suis remonté dans la chambre pour fixer le vide assis devant des photos. Epique, je sais. Et donc, avec tout ça en tête, ça fait tout de suite « tilt », et ça me rend presque mon enthousiasme étrange habituel. Vendredi 5, hein? Bien sur, on devait avoir de la visite, en ce jour. Et de la visite de qualité.

« C’est le facteur? »
« Hm.. pas tout à fait… Héhé! »
« Maiiieuh… Dis-moi qui c’est! »
« T'as qu'à descendre et venir dire bonjour si tu veux l'savoir! Allez, hop! »
« Nan, je veux pas! Dis-moi qui c'est d'abbord! »
« Eh ben, tant pis pour toi! »


Le gamin gonfle les joues et croise les bras d’un air boudeur (qu’il cesse cet air de constipé il ressemble à son paternel, au secours ; mais en vrai, c’est juste adorable) tandis que je me redresse sur mes pieds, le laissant temporairement seul pour descendre. Méfiant (et probablement un peu jaloux en voyant ma joie revenir), il me suit jusqu’à la cage d’escalier et s’assoit sur les marches, partiellement invisible depuis le hall, bien décidé à espionner la jeune femme invitée en ce jour. Le plan, c’était de ramener Cassey ici, et de faire un peu les cons avec Riku et Ludwig en guest. Parce que notamment, c’était son anniv y’a une semaine, même is les annivs, c’est pas mon truc. Fallait un argument. Mais, voila, il s’est passé des trucs ces derniers jours, je suis encore vanné, mais je ne vais pas me dégonfler maintenant, même si j’avais complètement zappé. En fait, c’est plutôt une bonne nouvelle, que Cassey passe, ça va me changer les idées. Je n’ai plus vraiment l’envie de faire le fier, actuellement, ou de paniquer car elle s’apprête lever un voila assez majeur sur ma vie privée. Tant pis, on s’attardera à sauver les apparences une autre fois.

Cassey risque de ne pas trop s’attendre à me voir dans mon état actuel, et honnêtement je m’en bats pas mal, étrangement. Et quelque part, ne pas me croiser au boulot ni avoir de news aura pu lui mettre la puce à l’oreille ; et quand elle verra le pansement sur mon cou également, haha. Tant que je n’ai pas l’air d’une loque humaine comme elle quand elle a failli sauter de son balcon, tout va bien, hein! Je suis simplement pas habillé de mes costards bien propres habituels (mais je suis pas crade, hein, juste mal rasé), mais avec un jean simple et un de mes T-Shirts de nerd, avec une chemise blanche sobre par-dessus. Enfin, j’ai ma chaine en argent, et ma montre de kéké, quand même, hein, je vous rassure. Aujourd’hui, c’est le T-Shirt Kill Bill! Après, tout, c’est comme ça que je me sappe quand je suis chez moi : plus relax qu’à l’accoutumée, je dois faire gamin de 17 ans. Bon, en général, je me rase le menton (enfin, les trois machins qui trainent dessus), quand même, mais là, j’ai totalement oublié. Sans presse, je descends puis ouvre la porte d’entrée, en me munissant du boitier de commande du portail, que j’ouvre à distance pour laisser monter le long de l’allée une Audi familière. Bien entendu, je ne me gêne pas pour faire le beauf, mains dans les poches et un sourire de petit con, tout fier devant son château et son grand jardin. Le soleil m’éblouit et j’en profite pour m’étirer, bien décidé à chasser mes idées noires et les pensées obsédantes qui concernent Riku. Cela peut faire mal de le confesser actuellement mais ma vie ne va pas s’arrêter pour elle. Le sujet risque de tomber dans la conversation, mais bon. Tant pis. Voila ma garce rouge favorite qui descend de sa bagnole de flambeuse et mon sourire narquois s’élargit.

« Ach, wilkommen fraulein... Si ce n’est pas cette pétasse de Cassey Gwen Banks qui ose s'aventurer sur les terres de l’illustre baron Nagel! »

Je passe une main de précieuse dans mes cheveux en pétard, car moyennement coiffés en ce jour. Bah, quoi, c’est pas comme ça que vous saluez vos amies, vous? Bon, peut-être que si Ludwig est en train d’espionner, je devrais châtier mon langage mais.. Bah, les efforts c’est pas mon truc.

« Allez, entres, je dois juste ranger la cuisine et je te fais visiter. »


Qu’elle ne se formalise pas trop sur l’état de la cuisine, hein, comme je dirais lorsqu'elle la verra juste en tournant à droite dans le hall : « J't'expliquerais..! ». Même si je pense qu’elle comprendra bien que ce n’était pas forcément des accidents, elle me connaît assez. Je lui indique la porte d’entrée menant vers le grand Hall en lui emboitant le pas tranquillement, m’efforçant d’avoir l’air comme d’habitude et de chasser mes pensées négatives irritantes.
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Cassey G. Banks
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Mer 17 Fév - 2:26



Portrait d'une famille foireuse
feat. Alexander Nagel

«Senorita, I feel for youuuu! You deal with things that you don’t have to… He doesn’t love you I can tell by his charmmmm! Euh… tu te souviens de la suite Musi?»

Si la Natu poursuit son doux sifflement pour compléter l’air entamé, elle ne parvient pas à répondre à ma question bien sûr. J’hausse les épaules en replaçant mes cheveux une énième fois. Impossible, mes mèches rouges ont décidé d’onduler contre mes joues en me donnant quelques enfantins plutôt que d’obéir au fer plat qui repose contre le comptoir. Résignée, j’abandonne la partie en considérant mon reflet dans la glace. J’ai opté pour un style plutôt simple, un véritable passe-partout comme j’ignore jusqu’où nous mènera cette soirée. Je soupire d’impatience en m’imaginant les délires que je vivrai entre deux de mes personnes favorites au monde (chut, faut pas leur dire hein, les connaissant ils se prendraient la grosse tête). Il me semble que cette soirée prévue depuis un moment déjà me fera le plus grand bien, comme la majorité de mes dernières rencontres avec le stupide allemand blond. Depuis nos aventures palpitantes de cet été qui ont failli mal se terminer (genre moi en mode crêpe au pied de mon immeuble, vous voyez le genre?), je sens qu’Alex est devenu… Je ne sais pas. Comme une sorte de lumière ou de port d’ancrage. C’est bien dommage hein parce qu’il est vraiment con en fait. Mais chaque fois que je regarde sa pauvre tronche de coincé tortionnaire, il y a un truc. Comme un bien-être que je ne partage pas avec n’importe qui. Bon, avant que mon discours ne devienne trop émotif, passons.

Une autre raison explique mon impatience alors que termine d’appliquer quelques touches subtiles de maquillage devant la glace. Aujourd’hui, je vais possiblement découvrir le secret que me cache Alexander depuis un bon moment déjà. J’ai remarqué la différence dans son attitude, puis les rumeurs ont fini d’attiser ma curiosité. Le temps m’a manqué pour pousser mes investigations, mais cette invitation à passer chez lui m’offre une ouverture inespérée. J’ai toute l’intention du monde de fouiner dans ses affaires dès qu’il aura le dos tourner et savoir ce qui l’occupe autant. Même s’il affirme le contraire, je suis convaincu qu’il cache un ou une hottie quelque part dans sa baraque et qu’il refuse simplement de partager. Ce vilain gamin. Je finirai bien par découvrir la vérité de toute façon. Je fais signe à Musi et le petit oiseau grimpe contre mon bras avec énormément de douceur et de confiance. La Natu m’a toujours bien aimé, un sentiment totalement partagé. Aujourd’hui je me suis décidée à ce qu’elle m’accompagne, tout comme Duc qui, comme à son habitude, se tortille près de la porte en attendant notre sortie. L’Incisache me scrute de ses énormes yeux rougeâtres empreints de naïveté, attentif au moindre de mes mouvements alors que je déniche mes clefs sous une pile de papiers plus ou moins importants, comme lui aussi impatient de cette sortie. Avant de sortir je lui gratte la tête et lui adresse un sourire jovial auquel il répond avec autant d’enthousiasme.

Notre enthousiasme se change néanmoins en euphorie alors que nous pénétrons le domaine royal de sa majesté Nagel. Je le savais plein aux as, mais le château qui se dresse dans une forêt discrète, à l’abri des regards imprudents. La vue de l’immense maison me force à descendre les fenêtres et à gueuler comme une tarée dans l’entrée, multipliant les klaxons pour bien signifier au propriétaire mon appréciation. Ma surprise est palpable, et amuse énormément mes deux alliés qui se joignent à mes cris alors que nous surgissons de la voiture pour mieux admirer ses briques dorées, ses grandes fenêtres. Une véritable beauté, une perle cachée derrière ses murs. Je laisse ma voiture ainsi, abandonnée devant le château tandis que mes pas me tirent machinalement vers l’entrée où une autre série de surprises m’attend. Décidément, je ne suis pas au bout de mes peines aujourd’hui.

«T’as vu la pétasse hein? Regarde-toi, t’as oublié de t’habiller ou quoi?»

Je m’approche de lui, surprise de le voir ainsi, dans des vêtements à peu près normaux. Cool le chandail Kill Bill quoi. Drôle, je crois n’avoir jamais surpris Alexander dans un accoutrement plus détendu. Je dois avouer qu’il a l’air plutôt classe ainsi, moins coincé comme une saucisse allemande que dans ses vestons serrés à gros prix. En vrai, de le considérer ainsi a quelque chose de rafraîchissant, il me semble soudain un peu plus jeune et encore plus détestable, mais aussi séduisant et accessible. Ce qui me frappe le plus est qu’il aille même osé paraître ainsi devant moi (alors que moi je n’aurais aucun mal à me pavaner dans ma pire paire de pantalon de sport toute trouée devant lui, ce qu’on peut s’en ficher quoi). J’en viens même à me demander s’il n’a pas oublié ma visite, une impression qui s’accentue alors que je le rejoins pour lui donner un grand câlin qui le fera souffrir et que j’ai ainsi une vue de l’intérieur. Une véritable pagaille règne dans la cuisine, du verre cassé et la table renversée. Au premier coup d’œil, je me sens me raidir car cette scène a quelque chose de familier, trop. Je mets simplement du temps à réaliser quoi en suivant le blond à l’intérieur, soudain très silencieuse et m’en mettant plein les yeux du décor toujours distingué et bien choisi par son propriétaire. Duc et Musi me suivent de près en remarquant mon changement brusque d’humeur. Car un certain malaise s’est installé et plusieurs questions affluent sous mon crâne. Genre pourquoi Riku n’est-elle pas en train de papoter pour nous tous entre deux rires? Pourquoi Alex semble-t-il si fatigué? Pourquoi cette cuisine renversée?

Puis je parviens à identifier l’émotion m’ayant saisie à mon entrée dans le château. Le déchirement. La peine. La colère. Ces sentiments émanent de cette maison, de la cuisine plus particulièrement, si bien que je la devine. Le désarroi. Il vient de lui, d’Alex. Je titube un instant en cherchant des mots qui ne viennent pas, une excuse pour paraître plus naturelle alors que mon malaise doit lui paraître évident désormais. C’est dommage. J’avais tant à lui raconter. J’ai tout oublié. Parce que je viens de réaliser dans un certain sens que Alexander aussi ressent ce genre d’émotions, que lui aussi peut vivre des peines qui me dépassent. Je me demande si je dois l’aider, s’il se dérobera à mon approche. J’ai peur de demander. D’être déçue peut-être? D’en apprendre un peu trop, de devoir porter son fardeau comme il l’a fait il a plusieurs mois déjà? J’ignore ce qui m’effraie. Dans tous les cas, je n’ai pas la force de l’interroger. Je me retourne plutôt alors que Duc, réalisant le silence, vient tirer ma main pour me pointer quelque chose qui fait du bruit non loin, probablement un des alliés du blondin. Je reviens quelque peu à moi à cet instant et adresse un sourire un peu forcé à Alexander.

«Eh bien? Il est où mon party? Je croyais qu’il y aurait au moins des danseurs à gogo! À moins qu’ils se cachent tous avec Riku? À la grosseur de ta baraque, je vais mettre des siècles à les trouver!»

Même à moi ces quelques mots me paraissent faux, ma voix déplacée. Mais c’est tellement plus facile que de demander «hé mec, qu’est-ce qui ne va pas?».

(c)Golden

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Jeu 18 Fév - 11:00

Portrait d'une famille foireuse

J’avais totalement zappé sa venue, et maintenant qu’elle arrive en trombe en klaxonnant, je ne sais pas trop si je ne ferais pas mieux de la laisser repartir. Son arrivée bruyante a au passage rameuté mes Pokémon les plus facilement irritables dans le coin, qui commencèrent à surveiller l’ « étrangère ». C’est la première fois que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas venir ici, après tout (à l’exception de Sophie qui lança un aboiement à ses camarades pour signaler l’absence de danger). Plus elle approche, plus je sens que je vais regretter de ne pas l’envoyer paître chez elle. Mais c’est comme ça, si je voulais voir personne, je me serais rappelé de décommander plus tôt. Je n’ai qu’à assumer mes bêtises, maintenant. Et assumer, c’est pas la spécialité familiale. Enfin. Bien entendu, j’ai mon câlin rituel qui produit un drôle d’effet sur les Pokémon qui nous observent, tous certainement en train de se demander qui peut bien être cette nana qui s’autorise à m’approcher ainsi. Ma Granbull doit encore une fois les rassurer fermement avant qu’ils ne commencent à devenir trop nerveux.

« T’as raison, j’aurais du mettre une putain de robe de mariée avec des portes jaretelles! Rien n’est assez bien pour toi, toute façon! »

Sans tarder je me détache d’elle le premier, toujours aussi peu tactile. Que voulez-vous, on ne se refait pas. La rouge passe devant moi pour pénétrer dans le château avec son Insisache et sa Natu sur ses talons. Je me dirige sans tarder vers la cuisine, prêt à passer un gros coup de balais pour chasser le verre éparpillé au sol. Je voulais sauver les apparences et laisser l’autre pouffe causer et dire des bêtises tout en jouant avec l’écho du Hall, mais à la place, ce n’est qu’un silence pesant qui s’allonge. Roooh, meeeerdeuuh… M’dites pas que j’suis déjà grillé?! Si?! Ah, putain! Pourquoi faut-il que j’ai trainé trop longtemps avec Cassey qu’elle est désormais assez clairvoyante pour comprendre que tout ne va pas aussi bien que j’aimerais le prétendre? Bon, c’est clair que d’ordinaire, Riku aurait dévalé l’escalier pour sauter sur sa fausse jumelle rouge. Et, là, ça ne peut pas être le cas alors, ouais, c’est le gros bide, avec le vent qui siffle en arrière plan (et ce n’est pas une plaisanterie) pour accentuer la glauquitude de la situation. Un petit moment passe ainsi, et j’aimerais vraiment ne pas être concentré sur ma cuisine et mon aspirateur pour relancer une belle connerie bien débile. Mais c’est qu’en plus, j’entends les pas pressés de mon jeune frère au-dessus de nous, et que cela me rend d’autant plus fébrile. Je suis coincé, si Cassey a déjà tout capté (en même temps, ça ne pouvait pas rester longtemps ainsi sans devenir suspect) ; tout de même, je pensais être plus doué pour sauver les apparences. Probablement qu’avec quelqu’un d’autre, ça aurait fonctionné, mais pas avec elle, je l’ai déjà laissé trop m’approcher, j’ai signé mon propre arrêt. Pas encore résigné, je blablate des mots et des phrases sans queue ni tête sur le beau temps, les fesses de Giratina , sur un mec de l’autre soir  dont j’ai même pas pu toucher vaguement le cuir chevelu, et aussi sur un rêve que j’ai fait l’autre nuit, dans lequel je voyais Monsieur Strauss assis sur les toilettes au milieu de la Grande Maison.. Bref, n’importe quoi, je suis ultra méga hyper grillé ma race, et ça se sent jusque dans les paroles de l’autre précieuse qui elle aussi semble faire comme elle peut pour ne pas poser les questions qu’il ne faudrait pas poser. Ouais, donc on en est au même point de débiles profonds en train de faire genre « on est trop badass yolo thuglife et compagnie, on a pas peur on est d4rk et on surement pas paumés ».

J’arrête l’aspirateur, ayant terminé d’aspirer les morceaux de verre plus petits éparpillés sur le sol, ce qui évitera un incident comme le « oups j’ai un morceau de porcelaine bien pointu dans la plante du pied, miam » presque routinier. La table remise en place, la cuisine a repris forme humaine (enfin, forme cuisinière, mais, bref, à force de jouer sur les mots, je vais vraiment réussi à être arrêté pour avoir violé trop de mouches). Enfin, autant répondre car si je continue d’être si silencieux, ça va vraiment devenir suspect. Non, non, je vous jure que ça l’était pas déjà, et que je ne suis pas capté depuis 20 minutes, nonon… attends, ça fait à peine 5 minutes? Oh, bordel, ça va devenir long, cette histoire.

« J’crois que t’as pas été assez sage, fillette, et qu’à la place, faudrait plutôt te fouetter! T’en fais pas j’ai tout un arrivage de cuir-cuir-moustache qui devrait se ramener dans-- »


Alors que j’entrainais Cassey dans la cuisine, prêt à lui proposer à boire, je me fige d’un air bien con en pleine phrase en apercevant une tête blonde caché entre les barreaux du balcon surplombant le Hall, et en train de nous lorgner avec un air un peu mauvais. Un sourire figé, je ne perd pas une seconde avant de recommencer à parler et tire mon amie par le poignet pour l’amener vers la table et la pousser à s’asseoir, dos à la porte et au Hall, bien entendu.

« …Dans un demi-siècle euh—une demi minute.. JE SAIS PU! Ahah. C’est une blague, y’a rien de prévu, parce que, en fait, j’avais totalement zappé que tu te ramenais! »
Sourire forcé bien trop large pour être rassurant ou crédible. « C’est con, hein?! Bref, tu bois quoi?  Vin, Jäger, Malibu, Café, ou bien tout ça en même temps? J’vais prendre du café, moi, c’est bien le café, hein? HEIN?! »

Bordel de cul en dentelle de Cresselia, Alexander Nagel, t’es putain de grillé depuis 10 minutes, est-ce qu’à un moment, tu peux admettre que ton petit numéro ne va plus fonctionner et que Cassey va forcément griller qu’il y a un gamin qui se rapproche dangereusement de la cuisine pour euh… Grimper finalement sur mes genoux, dans un silence atrocement nerveux, et se serrer contre moi comme si j’étais une chose lui appartenant, et en fixant carrément méchamment notre invitée. Bon, je sais que c'est ni moi, ni Helmut qui aura pu lui apprendre le tact ou la délicatesse, mais là, c'est vraiment limite. Alors que je suis tendu comme un string sur ma chaise, un sourire bien trop forcé pour ne pas me donner l’air d’être constipé depuis des semaines se forme sur mes lèvres, dévoilant des dents blanches. J’aimerais dire quelque chose mais je n’y arrive pas. Je fixe juste Cassey les yeux écarquillés en mode « Nope nope nope nope nope… », avec le désir de dire quelque chose, le truc c’est que rien ne sort à part.

« … Voila! Tout va bien, hein! TOUT. VA. BIEN. Je ne pète pas un câble, je ne pète pas un câble... »


Suivi d’un rire bizarre à la « Gnuhuhuhuéhéééééhéééhihi » pour bien accentuer la situation de merde dans laquelle je me trouve actuellement. Merci Ludwig, hein! Merci de rendre la situation encore plus awkward!

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Dim 21 Fév - 15:32



Portrait d'une famille foireuse
feat. Alexander Nagel

Quelque chose cloche, ça me paraît totalement évident désormais. Non seulement au niveau émotif faut-il que je ressente le moindre de ses sentiments comme s’il s’agissait des miens (merci d’ailleurs Alex, j’aurais pu me passer de tes petites émotions négatives à la con hein), mais ses dires le trahissent d’autant plus que son attitude coincée et mal à l’aise. Il s’est trahi, en quelque sorte, en affirmant avoir oublié notre rendez-vous d’aujourd’hui. Il me semble pourtant avoir confirmé la date il y a quelques jours afin d’éviter de me faire poser un lapin, tout en sachant la chose impossible. Dio se trouve toujours au-dessus de ses affaires, il n’aurait pas oublié un événement aussi important et hors de l’ordinaire que son invitation à passer la soirée chez lui. Je n’ai pas la prétention de me croire sa priorité, bien au contraire, mais je ne parviens pas à me souvenir d’un moment où il m’aurait oubliée. Tout ceci ne présage rien de bon, et ce silence qui s’étire est tellement pénible que j’ai du mal à garder le cap et à ne pas me mettre à lui hurler dessus sans aucune raison apparente. Puis merde, elle est où Riku? Son absence m’interpelle. Si son cousin aurait pu peut-être, dans l’effervescence de son existence de prince allemand imbu de lui-même, oublier ce rendez-vous… Je ne peux m’imaginer la rouge en faire autant alors qu’il y a la perspective d’un bon party dans l’air.

Soudain, Alexander se met à bafouiller et à perdre le fil de ses propres délires à mesure qu’il tente de faire comme moi, semblant. Quelque chose le tracasse, mais tout va bien trop vite pour que je ne réalise ce qui se trame. Duc, contrairement à moi, a bien entendu les pas au niveau du balcon. Le dragon tente d’attirer mon attention, mais la mienne s’est tournée entièrement vers le blond que j’observe désormais avec un air particulièrement perplexe. Bordel mais qu’est-ce qui lui prend? Heureusement il a la décence encore de me proposer à boire et vu mon état actuel, influencé bien trop grandement par le sien, j’aurai besoin d’un truc bien fort pour me remettre de tout ceci. Je m’apprête d’ailleurs à lui répondre quand je remarque un éclair de chevelure dorée tout près. En écarquillant les yeux, je réalise que sur les genoux de mon interlocuteur s’est juché un enfant haut comme trois pommes, qui ne doit pas avoir bien plus de cinq ou six ans. Ses grands yeux bleus me fixent avec une méfiance farouche que je ne sais interpréter. Je mets un long moment silencieux à réaliser à quel point il ressemble à Alexander, genre son portrait craché. Putain. Alex a un môme et il ne me l’a jamais dit. C’est pour ça qu’il est coincé du cul ce soir? Je me recule inconsciemment en considérant le portrait qui s’offre à moi. Il n’y a pas de joli italien caché dans la demeure. Celui qui retient tout son temps et son énergie à mon ami n’est nul autre que sa propre chair, son sang, son fils.

«What the f… Alex je me fiches ce que tu fais avec ta bite, mais là je considères que j’ai droit à une explication.»

Puis il a quoi cet enfant à me regarder ainsi hein? Je le scrute sans méchanceté, simplement troublée par sa ressemblance avec le jeune homme vers lequel il a trouvé refuge. Le cœur au bord des lèvres à m’imaginer mon ami et partenaire de délire se perdre dans une vie que je repousse depuis toujours, celle de la parentalité, des responsabilités débiles. Puis la mère, elle est où hein? Il va falloir que je fasse semblant de l’apprécier elle aussi peut-être? Je sens la petite poigne de Duc contre mon épaule. Lui-même observe aussi l’enfant avec un sourire immense et sincère, le regard brillant d’espoir. Probablement qu’il voit en ce jeunot un partenaire de jeu potentiel. Je m’ébroue avant de reporter mon attention sur l’allemand.

«D’accord, tu assumes pas, mais il faudrait quand même que ça soit dit pour qu’on passe à autre chose ce soir.»

Car j’en suis encore à espérer de passer du bon temps ce soir, moi.

«Moi c’est Cassey. Et toi?»

Je fais un effort pour sourire. Il est atrocement mignon avec ses jolis yeux bleus. En voilà un qui brisera des cœurs plus tard. Ouais, il est mignon. Peut-être que cette soirée ne sera pas si moche. Mon sourire s’étire un peu plus, cette fois sincère alors que je lui tends la main, en espérant qu’il la saisisse.

(c)Golden

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Lun 22 Fév - 10:10

Portrait d'une famille foireuse

J’en ai marre d’être autant bloqué dès que Ludwig est dans les parages et que je me vois obligé d’endosser mon rôle de frangin. Franchement, je préférerais mille fois oublier tout ça et passer une après-midi de folie bien débile avec Cassey, retourner à mes racines. J’en suis au point que dans mon état actuel, j’aimerais mieux me débarrasser de ma petite famille pour exploser encore une fois et faire n’importe quoi. Enfin, pour Riku, c’est fait, désormais. Combien de temps reste-t-il à Ludwig, avant qu’il puisse être assez grand, et  faire de même en me disant « merde »? Ah. Il a six ans. Donc on a encore 12 ans devant nous, tout va bien. Et dire que je pensais avoir trouvé mon équilibre, le voila totalement chamboulé depuis quelques jours. Cela aurait pu durer, mais je ne peux pas demander à ceux qui m’entourent de jouer la même comédie que moi. Car, eux, ils n’ont pas besoin de jouer ce rôle, ils n’ont pas pris cet engagement de l’endosser. Si je ne prenais pas ce rôle, que serait devenu le gamin? Il aurait terminé sa fugue dans la mer, ou mort de froid dans cette grotte, ou encore sous un effondrement. Et peut-être que je l’aurais carrément oublié, seul, dans la baraque, comme on m’a de nombreuses fois oublié, seul, dans ma chambre. Mais au lieu de faire ce qu’il faut en voulant assumer mes responsabilités, tout va de travers depuis des mois. Ce n’est pas faute de persévérer. Mais je ne peux quand même pas devenir quelqu’un d’autre juste pour les beaux yeux d’un gamin qui peine déjà à se reconstruire à ses six ans. Six ans. J’étais déjà foutu à six ans, moi! Est-ce que c’est ça? Est-ce que j’ai déjà abandonné ce gamin en lui racontant que sa sœur morte à la sainte parole, reléguant la tâche à une jumelle qui aurait été bien meilleure que moi pour le sauver? Je me fous de n’avoir aucun mérite dans cette histoire, ce n’est pas la question. J’enrage juste de devoir me sacrifier. Et rage de culpabiliser de ne pas parvenir à faire cet effort pour Ludwig, ou Riku. Mais.. elle, elle l’a bien dit. Elle ne veut pas de cet Alex qui se la joue frangin, père de famille parfait. Mais elle ne veut pas non plus de celui que je suis réellement! Qu’est-ce que je peux faire, à la fin, hein?! J’ai un haut le cœur et plaque une main sur mon visage en me massant les tempes avec force, retenant de toutes mes forces une envie de chialer qui remonte dans ma gorge.

Je ne parviens pas immédiatement à rire de bon cœur aux questions stupides de l’autre garce. Elle se donne du mal, je le sens à travers chacun de ses mots, même si elle veut me faire croire l’inverse. En pleine rupture, un sourire narquois apparait et je ricane brièvement, mais sincèrement. Ludwig n’a pas bougé de sa fixette, impassible et ne comprenant probablement pas les tenants et les aboutissements de toute ce contexte étrange, ni les gros mots du langage de charrue de mon amie. Je prends une profonde inspiration, me trouvant passablement ridicule et le cœur plus enclin à rire qu’à pleurer.

« …Putain t’es trop con, toi! Tu veux me faire vomir? Nan, t’emballes pas, c’est pas mon gosse ; c’est mon petit frère. Longue histoire, et je pourrais te la conter en te bordant avant que tu ailles faire dodo ce soir, si t’es bien accrochée à ton slip. »

Si je fais un gosse à une nana un jour eh bien.. J’éviterais de parler de ça, car c’est franchement peu réjouissant et j’espère vraiment ne jamais avoir à assumer la moindre paternité de toute ma vie. Je suis même prêt à faire la pire des saloperies pour m’éviter cela. Le silence s’installe de nouveau, et je soupire une nouvelle fois, de soulagement cette fois-ci. Le gamin ne pipe toujours pas mot, même devant le sourire adorable du brave Insisache de Cassey. Quand même, faut dire que s’il avait pas débarqué, je serais probablement encore bloqué sur ma chaise, et là, le calme revient en moi petit à petit. Mais combien de temps? Ludwig  est assis sur les genoux une bombe à retardement (bah, ouais, avouez que j’suis pas moche, eh, quand même… bon, même mes blagues se dégradent, va falloir consulter. ou pas.). Et à la question de Cassey, monsieur pince les lèvres, fait mine de n’avoir pas compris, puis se détourne en allongeant ses bras vers moi, marmonnant dans notre langue maternelle qui est fatigué et veut des câlins et que la dame est bizarre et qu’il veut pas lui parler. Sur ce geste, je me recule vivement en lançant un regard irrité au gamin.

« Eh. Cassey t’as posé une question. Tu lui réponds. »
« Mais… J’ai faim, jveux mes céréales, et j’la connais pas… »
« In Französisch! »


L’air un peu sévère et alerté par le bruit de la machine à café je me lève et laisse Ludwig assis sur la chaise. En me servant de café, je sers également Cassey et m’en vais chercher les céréales de Ludwig. J’attends bras croisés que mon jeune frère respecte la politesse de base comme je lui ait apprise.

« …M’appelle Ludwig… »

Je hoche la tête, un sourire satisfait sur le visage, et viens m’installer au bout de la table sur une nouvelle chaise.

« Cassey c’est mon amie et notre invitée. Bon, c’est une idiote, mais il faut l’accueillir comme une reine quand même! »
« Moui… J’peux avoir mes céréales, maintenant? »


Je roule des yeux, presque amusé par la situation. Monsieur se fout bien que le monde soit en train d’être anéanti par Giratina, tant qu’il a pas eu ses céréales. Je suis trop vidé pour recommencer à criser intérieurement ou réfléchir, désormais. Et puis, pour Cassey, voir une scène de remontrance disciplinaire serait plus gênant qu’autre chose. Je lui ait déjà bien gâché sa bonne humeur comme ça. Pas d’humeur à débattre pendant des heures et surtout, plus enthousiasmé par la présence de Cassey sous mon toit, je m’accoude d’un bras à la table, reposant ainsi ma tête.


« Et voila. Maintenant, tu connais mon quotidien depuis… » je compte sur mes doigts, hallucinant sur le chiffre auquel j’aboutis. « … Bordel et double bite. 7 mois. Wow. C’est clair, j’aurais pu t’en causer avant. Je vais peut-être vraiment les faire venir, tes chimpendales. »


Constatais-je d’un ton neutre, en arquant un sourcil, impressionné de ma propre performance. Ça fait un peu relativiser. D’un côté j’ai la sensation que c’est passé trop vite, avec tout ce qui a été fait pendant ce laps de temps.. De l’autre côté j’ai l’impression qu’il s’est déjà écoulé 3 siècle. Et en plus, j’étais censé fêter l’anniv de Cassey, aujourd’hui. J’abuse peut-être un peu, non? Hmm… Je tapote des doigts sur la table, réfléchissant à quel genre de compensation je pourrais lui offrir pour lui revaloir tout ce bordel. Pendant ce temps, Ludwig mange goulument ses céréales et scrute à nouveau, cette fois-ci sans agressivité (probablement avait-il juste faim. Je comprends, les loutre c’est agressif, quand c’est affamé… non?), et plutôt captivé par Duc et sa dresseuse.

« Madame Cachey? Il est cool vot’ Pokémon dinosaure! Alex il m’a montré un film avec des dinosaures et des Pokémon dinosaures l’autre jour, c’était trop bien, même si ça faisait un peu peur. Moi, mon Pokémon dinosaure préféré, c’est Rexchillius!! »

Gaga des paroles spontanées et adorables de mon frère, je me gratte l’arrière du cou. Bon, c'est pas exactement un Pokémon dinosaure comme cette famille n'est pas issue d'un fossile, mais je lui expliquerais plus tard. Après tout, les dragons ressemblent à des dinosaures, c'est vrai. J’échange un regard avec Cassey sans rien dire, juste avec une drôle de tête un peu perplexe. Ça doit lui faire beaucoup sur la caboche là. Autant je suis quelqu’un qui aime abuser des gens et profiter des occasions, autant, quand il s’agit de la famille, je préfère rester discret. Je sais à quel point les histoires de smala, ça peut-être alambiqué. Et parfois tourner à la fixation dangereuse.

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Dim 28 Fév - 16:37



Portrait d'une famille foireuse
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Curieuse, certes, mais pas à n’importe quel prix. Il est des détails de la vie privée des gens que je ne souhaite pas savoir. Je n’ai jamais compris l’engouement autour des éléments intimes de l’existence des autres, alimentée je pense par les réseaux sociaux qui sont devenus l’arme du stalkeur par excellence. Non, d’observer la vie des autres au-travers une vitre ne me tente nullement et il en est de même avec celle de mon bon ami blond. Je ne ressens pas le besoin de le questionner jusqu’à tout connaître, néanmoins je considère qu’ici il me manque des éléments pour comprendre simplement ce qui nous arrive en ce moment. Je tente d’ailleurs de ne pas m’offusquer du silence qu’il m’a imposé jusqu’ici au sujet de l’enfant. J’aurais pu comprendre après tout. Mais il me semble à présent qu’il y a un éléphant dans la pièce, créé non pas par le môme en lui-même mais bien par le malaise d’Alexander qui ne parvient pas à l’assumer. Au moins, l’allemand finit par m’offrir un peu d’explication, quelques miettes de son quotidien dont je devrai me contenter. Son petit frère. Voilà qui me rassure. Une progéniture du tortionnaire aurait été bien trop effrayante à mon goût. Une foule de questions subsistent mais comme je me doute qu’il s’agit d’une histoire lourde, je juge plus prudent de ne rien demander pour le moment. Nous aurons l’occasion d’en discuter plus tard si le blond finit par se calmer quelque peu, ce qui le connaissant pourrait prendre du temps.

En attendant, il faudra faire un effort pour l’inclure à notre soirée, aussi pénible cette pensée me soit-elle. Non pas que j’ai quelque chose en particulier contre le petit, bien au contraire (même si je pourrais commencer à mal prendre cette façon presque bestiale qu’il a de me regarder). Juste que je prévoyais une soirée au contenu plus «adulte» disons impliquant une bouteille de boisson bien corsée, de la musique à s’en déchirer les tympans et des tonnes de blagues idiotes pour bien se relaxer. En voyant la tronche que tire Alex depuis mon arrivée, je ne doute pas qu’il aurait pu en bénéficier lui aussi. D’ailleurs ça me fait penser… C’est donc l’enfant qui le tracasse? J’en ai presque oublié le malaise qui m’a frappée en entrant la demeure au contact du tortionnaire. Lui comme son petit frère ont à peu près l’air aussi heureux l’un que l’autre en ce moment, même si je soupçonne que du côté de l’enfant, il s’agit plus d’une envie de manger qu’autre chose. Il ne s’intéresse pas trop à ma tentative de me rapprocher et de rendre tout ceci plus facile pour tous mais je n’en souffre pas trop. Tant pis pour lui s’il veut bouder toute la soirée. Un sourire narquois illumine d’ailleurs mon visage alors qu’Alexander intervient auprès de lui afin qu’il soit à peu près poli. C’est plutôt drôle de le voir prendre ce rôle qui ne doit pas lui être bien naturel. Il se débrouille bien néanmoins. Bien mieux que moi si je me trouvais dans ses souliers.

Ludwig donc qu’il s’appelle le môme. C’est plutôt mignon. Alexander récompense l’effort du petit en lui offrant les céréales demandées, ce qui semble de beaucoup le calmer. Voilà, il devait avoir la dalle le pauvre. Je n’ai d’ailleurs pas flanché quand mon ami m’a traité d’idiote devant l’enfant. J’ai l’habitude avec cet imbécile après tout. Duc, en voyant l’enfant manger, se rapproche un peu plus dans l’espoir probablement d’en avoir lui aussi. La Natu juchée sur mon épaule, elle, s’est mise à chanter avec douceur, comme pour tous nous apaiser. Voilà qui ne fera pas de mal. Je me remets à peu près à respirer moi-même, observant avec curiosité Ludwig. Alex s’adresse à moi, me révélant que le petit est avec lui depuis environ sept mois. S’il aurait dû m’en parler? Oui, un peu. Mais bon, ça ne sert à rien de rester ici à s’en lamenter toute la soirée.

«Pas grave Alex. T’as pas besoin de tout me dire sur ta vie de toute façon, mais sûr que ça c’est un gros morceau. Dommage, j’aurais vraiment préféré que ce soit un beau monsieur italien que tu cachais dans un placard plutôt…»

Tentative d’alléger l’atmosphère. Je lui adresse un petit sourire sincère avant de détourner mon attention sur le garçonnet qui s’est mis à me parler. En fait, il s’est changé en véritable moulin à parole, me parlant des Pokémon dinosaures qu’il apprécie tant. Je souris avec amusement devant son entrain. Bien sûr, Incisache n’est pas un dinosaure mais un dragon, mais c’est du pareil au même. En entendant qu’on parle de lui, il se rapproche de plus en plus, venant même toucher du bout du museau le bras de l’enfant dans une invitation aux caresses.

«Il s’appelle Duc, tu peux le caresser si tu veux, je crois qu’il en meurt d’envie! Tu sais je connais un dresseur avec un Ptyranidur, il est très cool.»

Mes pensées s’égarent momentanément vers ce fameux dresseur Résistant aux stupides yeux bleus envoûtants et mes prunelles se perdent dans une contemplation rêveuse quelques brefs instants. Lorsque je reprends conscience, je pose aussitôt la question qui me brûle les lèvres depuis mon arrivée.

«Au fait, elle est où Riku?»

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Mar 1 Mar - 11:02

Portrait d'une famille foireuse

Un beau mec bronzé, c’est sûr que ça aurait été tellement mieux, et vachement moins gênant, pour l’heure! Enfin, c’est pas certain que la chose soit moins chiante a gérer, si j’en crois mon expérience passée avec Sky, c’est tout aussi honteux. Je ne sais pas ce que je préfère, mais dans tous les cas, j’aurais été un gros débile qui est tendu comme une culotte en cuir à cause d’un gamin. Un gamin qui a été malade pendant 3 jours et a fait un fugue, remarquez. Et qui est atrocement possessif et capricieux quand il s’y met. Je ne pensais pas qu’il pouvait fixer mon amie d’une manière si dure et méchante pour un gosse de son âge. A la place de Cassey, j’aurais un peu mal pris toute cette histoire également. De toute manière, nous cachons tous des choses, et nous portons tous des masques. J’ai par le passé été assez con de croire que se planquer, c’est uniquement pour les lâches, et c’est se faire aussi hypocrite que le reste de l’humanité que jouer des rôles. Puis, j’ai appris que pour survivre, il fallait y mettre du sien, réfléchir avec les neurones qui restent exploitables, et cesser de me reposer sur ma propre inconscience. Bon, encore que pour arranger les choses et me mettre la conscience tranquille et me concentrer sur mon propres plaisir (en gros, pour me faire croire que, non, je suis ni un lâche, ni un hypocrite), je laisse Irina me dicter les parties rébarbatives. Autant dire que je me parle à moi-même dans ces cas-là, mais c’est plus marrant d’imaginer des trucs, nan?

Cassey me fait sourire, à ne pas perdre le nord. Je préfère ça. Je ne le dirais pas, je suis bien assez embarrassé de l’avoir oubliée et de la mettre dans une pareille situation ; et d’ailleurs elle l’a bien compris toute seule comme une grande. Je lui suis reconnaissant de ne pas être partie en courant. Chose que j’aurais pu faire en juillet dernier, aussi. Mais je pense pas qu’elle soit là simplement pour me rembourser de la dernière fois. Ce n’est pas notre genre, bien que les dettes ne soient pas notre truc. Pendant qu’elle parle à Ludwig, que je finis mon café et sors quelques gâteaux secs pour éviter de boire totalement à jeun, je relève une affirmation qui me met la puce à l’oreille. Mon air un peu trop sérieux se change en rictus démoniaque et je fixe intensément la rouge en arquant les sourcils dans une expression qui semble vouloir dire « ooooh, vraimeeeeeeeeeent? ». Ludwig quand à lui tend la main timidement pour donner des céréales à l’Insisache adorable, et ses yeux brillent en regardant la Natu en train de chanter de sa jolie voix. Ça y est, je crois qu’il est conquis par Cassey et ses alliés. Il rigole en voyant le dragon lui grignoter dans la main et me crie de regarder avec enthousiasme, puis il commence a câliner l’Insisache un peu plus grand que lui comme s’ils étaient copains depuis leur naissance. La scène est très mignonne, oui, mais j’ai aussi une Rouge dont j’aimerais tirer les vers du nez.

« C’est le dresseur ou le Ptyranidur qui est "très cool", hm? C’est pas exactement ton genre d’appeler un mec "cool" pour autre chose que ses performances au lit, ma grande. T’as pas l’impression de t’être grillée, là? »
« Ptyranidur il est trop chouette! Mais moi j’préfère Rekchillius! Il fait "GROUUUAAAAAH!!!"!»


Je roule des yeux. Roh, mais, Ludwig, j’allais apprendre un truc super compromettant, là, me cockblock pas en plein interrogatoire! Le pire c’est que ça me fait glousser bêtement. Heureusement qu’il ne sait pas encore de quoi on parle. Faudrait pas qu’il grandisse trop vite, ce gamin (ahah, si je savais…), et d’ailleurs, je devrais cesser de m’inquiéter comme ça, je vais encore me ramollir. Mais, Cassey effectue de toute façon bien le travail par elle-même en me demandant ou est ma cousine. Là, j’avoue qu’il me faut une gorgée d’alcool avant de répondre, de manière posée. Enfin, j’aurais essayé d’être calme, mais ma voix s’emballe tout de même très rapidement, mon débit de parole devenant plus rapide, agressif par moments. Je vais faire ma tête de con, dans cette histoire, je ne parviendrais pas à prendre du recul tout de suite.

« Ah, ouais, Riku! Bah, écoutes, je vais y aller cash : l’autre soir, Ludwig a fugué en pleine nuit et on est allés le chercher. On a craqué pendant notre recherche, on s’est engueulés, on s’est battus, et Riku s’est barrée. Elle m’a vraiment bien fait chier, faut dire, à me dire que,  pauvre chérie, je la manipule et la force à vivre comme elle veut pas, à jouer à la maman, tu vois le genre! Mais ça devait arriver un jour. Depuis l’arrivée du gamin, y’avait déjà trop de tensions entre nous, ça et ses caprices de star d’Elite à la con! Elle est partie vivre à son Amphi, donc elle est pas bien loin, mais je crois pas qu’on vivra ensembles de nouveau. »

Bon, ça va encore jeter un froid, je sais bien, hein. Je sais que Cassey adore sa fausse jumelle, et également nous avoir tous les deux avec elle, c’est particulier. Ludwig sent bien que malgré la colère et la frustration qui se dégage de mon ton dur et froid, j’en suis un peu attristé malgré tout. Le blondin se rapproche de moi pour m’entourer avec ses petits bras , « pour te consoler », comme il dit. J’émets un raclement de gorge gêné et cligne des yeux nerveusement.

« Hem.. C’est la vie, quoi. C’est mieux pour tout le monde. En même temps, elle a jamais supporté que je suis... bah, tu sais, moi, quoi. Et je suis pas celui qui lui donnera la vie qu’elle veut, donc, tant pis. Voila, promis, c’était la dernière histoire de loose de la soirée. On peut passer à autre, maintenant? »

Ludwig continue a me serrer, peut-être est-il un peu triste, lui aussi. Il souligne une nouvelle fois qu’au moins, maintenant « on a le château rien que pour nous! », et j’approuve d’un hochement. Un peu charogne, mais bon, faut pas perdre le nord. Et je suis pas encore prêt à entendre que je suis fortement coupable de tout ce bordel. Je le sais, au fond, mais j’ai pas envie de me mettre face à l’évidence. La preuve, je me suis emporté alors que je tenais pas à le faire. Cassey est assez grande pour filtrer ce qu’il en est, elle me connaît, bien qu’elle soit très loin de tout savoir à mon propos.

« Bon, j’ai assez parlé de moi pour le siècle. Vu que t’es là, tu veux faire le tour du proprio? Toute façon, si tu veux pas c’est simple, on reste là, on boit quelques trucs, et je te fais parler de ton dresseur cool. Alors, madame, qu’est-ce que ce sera? »


Ouaip, je suis un emmerdeur. Au moins, ma garce rouge sait saisir qu’il n’y a que de l’amour dégoulinant dans mes paroles. Ou pas. Hinhin.

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Sam 12 Mar - 14:03



Portrait d'une famille foireuse
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La question me taraude bien malgré moi. Quelque part, j’ai formulé l’hypothèse que le malaise apparent de mon ami n’est pas lié seulement à la présence de l’enfant à ses côtés. Riku manque à l’appel, je sais qu’elle n’aurait jamais oublié une occasion parfaite de faire la fête jusqu’aux lueurs primaires du jour et pourtant. J’arrive en pleine zone sinistrée, la cuisine sans dessus-dessous, un Alexander qui tente de conserver les apparences là où, bordel, je ne suis pas prête de tout assumer, et finalement un gamin dont il avait oublié de me parler depuis de nombreux moi… Toutes ces informations s’entrechoquent sous mon esprit. J’ai beau tenter d’y mettre un peu d’ordre, je n’avais aucune intention de me présenter ici pour y jouer les arbitres entre deux cousins déchirés, ou la gardienne d’un adorable gamin de cinq ans. Je ne sais plus où me mettre à vrai dire, ou encore quelle est mon utilité ici. Peut-être devrais-je laisser la petite famille entre elle, le temps de régler ses histoires? Le souvenir encore trop vif dans mon esprit de cette fameuse soirée où on m’a trouvée suspendue à la rambarde de mon balcon, où on m’a convaincu de passer de l’autre côté et de vivre, me retient de prendre la fuite alors que mon instinct m’y porte. Peut-être que je devais être ici ce soir pour assumer un rôle difficile à porter, celui de soutien à un ami. Après tout, il l’a fait pour moi, à sa manière… N’est-ce pas mon rôle de lui rendre la pareille? Malheureusement, j’ai encore trop peu d’information entre mes mains pour véritablement lui venir en aide.

L’histoire qu’il me raconte me foudroie. Il parle de tout ce que je ne connais pas encore, d’une famille brisée et éparpillée, de fugues, de conflits et de remords. De responsabilités non assumées, de brisures qui peut-être ne pourront jamais être réparées aussi. J’avais donc raison. Alexander, même sans être son géniteur, agit tout de même en tant que père auprès de son jeune frère. Une tâche que je peux imaginer bien lourde à porter, autant pour lui que pour sa cousine qui a dû pour sa prendre revêtir le masque maternel par extension, par défaut. À la place de Riku, aurais-je agit différemment? À tenter de me débarrasser d’une responsabilité pareille? Je soupire, ne sachant que répondre ou dire pour estomper un peu la confusion d’Alex. Sa rancœur est palpable et tout à fait fondée. Et pourtant. Il n’y a personne qui a raison ici, seulement une bande de perdants. Cette pensée me tire une grimace amère alors que je me souviens du départ de mon père pour la France. Je me souviens de nos cris, de nos longues luttes téléphoniques jusqu’à ce qu’il abandonne. Oui, je peux comprendre Alexander, probablement mieux qu’il le soupçonne. Mais de lui raconter ce que j’ai vécu avec mon géniteur afin de l’apaiser est hors de mes forces. Alors je reste silencieuse plutôt que d’agir comme Ludwig «pour consoler» l’allemand.

«Ou-ouais… comme tu dis, c’est la vie. Ça sert à rien de brailler toute la soirée hein, si elle veut bouder dans son coin c’est son problème. Ouais Ludwig, on a le château rien que pour nous ce soir et on va avoir des tas de plaisir.»

Même à mes paroles me sonnent fausses, forcées. Je soupire un instant en scrutant la paire de blondins en tâchant de reprendre contenance. La vérité est que, lentement, je me sens me retrancher derrière d’épais murs défensifs pour aucune raison logique. Ouais, la soirée a commencé de façon moche, mais maintenant tout va bien, le chat est sorti du sac et je sais à peu près tout ce qui s’est passé ici. Alors calme-toi, la rouge. Comme pour répondre à mon appel, Alex propose une tournée de la maison, ou encore une discussion au sujet du fameux dresseur nommé un peu plus tôt. Ce connard s’imagine déjà des histoires.

«T’as le feu au cul ou quoi? Je peux plus dire quoi que ce soit sans que tu ne t’imagines un truc! Va pour la visite de la baraque, comme ça je vais tous nous éviter un récit endormant sur une histoire inexistante.»

Un peu trop sur la défensive? Peut-être, m’en fiche. Je me lève et me plante devant ce stupide allemand avec un grand sourire d’idiote en mode «alleeeeer, fais-moi visiter!».

«Y’a une piscine dans cette piaule? Oh, je veux descendre l’escalier par la rampe! Tu viens Ludwig?»

Oui, vous avez parfaitement le droit de vous demander qui a cinq ans ici.

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Sam 19 Mar - 16:08

Portrait d'une famille foireuse

Ah, Cassey, Cassey, Cassey. Je veux bien ne pas être le plus fin des hommes (sans mauvais jeux de mots) sur cette terre. Mais tu oublies un peu souvent que je te connais depuis plus de 5 ans, et que jamais je ne t’ai entendu parler d’un mec (mis à part moi bien sûr, car c’est bien connu que je suis un type formidable) en nommant autre chose que son entrejambe. Plus honnêtement, oui j’ai un peu le feu au cul et je suis en manque, car je n’ai pas franchement le temps de m’éclater à ce niveau-là, ces derniers mois. Ouais, mon abstinence commence a se compter en mois, voyez vous. Me plaignez pas! Je crois que c’est inutile d’affronter la mauvaise foi de mon amie, même si ce serait fortement marrant d’entendre toutes les excuses bidon qu’elle est capable de me sortir. Tandis qu’elle termine dans un silence que je fais volontairement gênant, je la fixe avec insistance les bras croisés sur le torse par-dessus mes lunettes avec un rictus fortement sadique, en hochant la tête à la manière d’un débile. C’est ça, Ma Garce, continue de me prendre pour un imbécile, moi je sais qu’il se passe quelque chose que j’ignore. On verra ça plus tard mais vu comme elle me connaît, elle comprendra d’elle-même que je n’en ai pas fini avec elle à ce sujet. Et honnêtement, je préfère penser à ça qu’à autre chose, c’est bien plus trippant! Je me contente comme toute réponse de rouler des yeux avec un « C’est cela oui! » puis guide Cassey tranquillement en dehors de la cuisine pour la mener dans le hall, tout en speechant de manière théâtrale. Je lui présente le carrelage impeccable et brillant à motifs kitsh, le formidable escalier, la rampe couleur ébène que je vernis une fois tous les mois, le carrelage, les vitres transparentes qui filtrent la lumières vers le rez-de-chaussée, irradiant ma personne et tout le blabla mégalo qui s’en va avec. Bref, y’a pas à dire, ça a de la gueule, depuis plus d’un an que je vis dans le coin, surtout depuis que je suis devenu propriétaire grâce aux sous gagnés de la compétition. Mon trophée est d’ailleurs visible sur un étagère posée sur le balcon.. A côté de celui de Riku, tiens, elle l’a oublié. Et il y a aussi un médaille de cross que Ludwig à gagné en novembre dernier. Héhé. Enfin, je m’égare dans l’admiration de ma propre baraque, pendant que les deux autres ont l’idée de glisser sur la rampe. Ludwig semble embarrassé à la proposition de la rouge et se rapproche d’elle, esquissant un geste l’air de dire qu’il veut lui confier quelque chose.

« Bah… Ch’est que Alex il veut pas qu’on gliche sur la rampe, alors… »

Entendant quand même les mots de mon frère, j’arque un sourire et fais apparaître un rictus de winner prétentieux. J’approche de la rampe et la caresse précieusement du bout des doigts.

« J’ai dit qu’il ne fallait pas la rayer ou la salir, c’est totalement différent! Parce que sinon, ouais, on peut y faire absolument… tout ce qu’on veut. »


Je donne un coup de tête qui fait voler mes cheveux blond à la lumière du soleil filtrant par le fenêtre. Puis j’envoie une œillade et un haussement de sourcil à Cassey et Ludwig tout en grimpant quelques marches avant de m’effondrer telle une danseuse de pole dance sur la rampe avec un « Oh yeaaaah » exagérément et sensuellement ridicule. Ludwig glousse comme un idiot pendant que je les invite à s’amuser comme de débiles également. De mon côté, je mime une corde sur laquelle je tire pour faire tomber une barrique de champagne inexistante sur moi-même toujours en ponctuant le tout d’exclamations débiles. Quand j’en ai terminé je me recoiffe d’une main, l’air précieux.

« Alors baby, tu veux voir la piscine, maintenant? »

Fis-je avec d’une voix volontairement grave en revenant vers les autres en train de s’amuser sur la rampe. Ludwig veut faire le guide à son tour et prend Cassey par la main pour l’entrainer vers la terrasse, toujours hilare de ses descentes de rampes.

« Elle est dehors la pichine! Vienc Cachey et Duc auchi! Tous à poil dans la pichine! »

Qui a appris des expressions pareilles à ce garçon? Ohohoh.. Je me le demande vraiment.. Toutefois je ne crois pas qu’il sache vraiment ce qu’il est en train de dire. Et même si il le sait, c’est juste parce que « hihihi tout nu c’est rigolo hihi », vous voyez le genre, quoi.
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Ven 25 Mar - 23:34



Portrait d'une famille foireuse
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Je n’ai jamais osé prononcer un seul mot au sujet de Lucas, même à mes plus proches amis. Certains se doutent d’une affaire, sans se douter de l’importance que cette relation a pu prendre dans ma vie, et encore moins de sa nature dangereuse voire stupide. De manière générale sur cette île, il vaut mieux éviter de confier à autrui que nous couchons avec un Résistant autre que pour lui soutirer de l’information (ce que je n’ai d’ailleurs jamais fait tout comme il n’a jamais commis de telle infraction auprès de moi). Dans tous les cas, Alexander a raison. Je ne désigne jamais qui que ce soit en ces termes, tout simplement car je me fiche totalement de ce que le monde entier peut faire ou penser, tant qu’on ne vienne pas empiéter sur mes petites plates-bandes. Alors affirmer candidement qu’un dresseur lambda rencontré sur mon chemin puisse être «cool»? Je comprends le blondin de se poser de sérieuses questions à mon sujet. Cependant, je n’ai aucune intention de me confier à lui à propos de mon amant. Qu’y aurait-il à dire qui se prononce à voix haute? L’évolution de mes sentiments pour le jeune homme restera à jamais secrète dans mon psyché, tant pour l’allemand que pour celui qui cause tant de détresse et d’émoi chez moi. Je ne pourrais pas bien sûr lui raconter notre rencontre peu orthodoxe, ni même les rencontres ensuite. Il ne me reste que peu à lui divulguer, un peu auquel je m’accroche jalousement dans le but de me préserver… ou alors préserver ce que j’ai, une petite once de bonheur dans ma vie.

Puis pour le moment, nous sommes sur le cas d’Alexander, alias la vieille mégère, qui refuse qu’on abîme sa précieuse rampe. Je ricane avec un peu de mépris en entendant le petit se plaindre de l’interdit, tout en dévisageant mon collègue de travail avec déception. Je l’ai connu plus drôle mon Dio, mais semblerait-il qu’il entretienne pour sa baraque une relation différente de celle que je puis avoir avec la mienne. Je me fiche un peu de l’état de mon chez-moi, j’y vis quoi. Les meubles, les planchers et les murs… ce ne sont que du matériel. Ils ne valent pas la peine de se priver de quelques expériences comiques. La seule chose que je tiens à protéger est mon art… quoique vu la manière dont il traîne un peu partout dans le bahut, on pourrait prétendre le contraire. Je reconnais rapidement l’humour disjoncté de l’allemand néanmoins quand celui-ci remonte quelques marches avec des simagrées hilarantes, pour se prendre à la rampe comme une danseuse effarouchée. Un spectacle qui mérite mes rires, mes sifflements et mes applaudissements, repris par le gamin. Je vais moi-même glisser quelques fois sur la rampe en criant «je suis le roi du mondeeee» à la manière du Titanic, jusqu’à ce que le jeu nous lasse et que Alexander propose de nous rendre à la piscine. L’idée emballe Ludwig qui semble m’avoir adoptée. Nous emboîtons le pas aux deux frères avec entrain, Duc suivant l’enfant comme une ombre.

Les mots du petit d’ailleurs, me tirent une tronche étrange. Je mets un moment à passer le choc de son invitation à passer à poil à la piscine, avant de réaliser qu’il ne fait probablement que répéter les paroles de son débile de frère. Je ne dis donc rien mais lance une œillade tout aussi perplexe qu’amusée à son aînée. La piscine est tout ce qu’on peut s’attendre d’elle, et je dois avouer que l’envie me démange de me baigner… Après tout, j’ai un bikini dans mon sac à main (comme tout Enolian qui se respecte vu l’étendue des plages ici). Avec un sourire de gamine, je me retourne vers Alexander.

«Hé, je vais me changer pour une petite saucette, je reviens!»

Je me mets à courir en direction de la maison où je déniche par chance une salle de bain où je me change à une vitesse impressionnante. Je reviens du même pas vers la piscine où je plonge dans un grand éclat, suivie de près par Duc qui a toujours bien apprécié l’eau.

«Venez me rejoindre les carpes allemandes, elle est bonne!»

Comme une loutre, je me laisse choir contre le dos, en me disant qu’il a quand même la belle vie cet Alex. Une grande baraque, un frère atrocement mignon, un job qu’il adore… Et une amie connasse qui lui rend visite. Ne pouvait-il pas rêver de mieux?

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Mer 6 Avr - 10:23

Portrait d'une famille foireuse

Quand on parle pas toujours très bien, la fatalité est que notre gosse/frangin qui nous admire commence à parler comme nous. C’est comme ça qu’on grandit et je ne m’excepterais pas de cette règle, car, oui, j’ai le même humour merdique de mauvais gout que mon paternel. Et aussi presque exactement la même voix, ça a d’ailleurs été très fun pour faire des canulars téléphoniques du genre lui faire perdre des clients ou faire du faux rentre-dedans à son secrétaire pour mettre le bordel sous le toit familial.. Ah, y’avait quand même eu de bons moments, à l’époque! C’est pas totalement faux, quand même ce qu’on dit : qu’on finit par oublier les mauvais moments au profit des bons.. En admettant que j’ai vécu quelques bons moments entre 0 et 18 ans. Enfin, bref. Tout ça pour dire (et pour fermer la parenthèse niaise) que je ne veux pas que ces moments avec Cassey ne deviennent de mauvais souvenirs.

La Rouge semble tout de suite avoir le coup de foudre pour la piscine et s’en va vite se changer. Ludwig commence immédiatement à faire de même et il me faut le pousser derrière le paravent car ce gamin n’a vraiment aucune pudeur! Je suis toujours récalcitrant pour ma part, même quand c’est Cassey, mais bon, la nudité ça a jamais été mon truc, je ne suis pas franchement Schwartzy (et je le serais jamais, même pas une petite tablette visible alors que de l’exercice, j’en fais des tas, je n’ai juste pas la physionomie), puis en plus y’a les cicatrices, ces débiles, c’est pas classe c’est moche, tout ça et… Bon, je suis en train de penser comme une petite pucelle donc je vais me grouiller de me mettre en tenue à mon tour sinon l’autre idiote va en profiter pour prendre mon cul en photo. J’en ai terminé juste à temps pour voir la rouge plonger dans la piscine et m’éclabousser au passage, ce qui fait marrer Ludwig qui s’en va rejoindre Cassey dans l’eau avec sa planche en mousse. Il est plutôt très fier de pouvoir montrer comme il nage de mieux en mieux depuis qu’il est arrivé ici. Faut dire qu’entre la plage et la piscine, c’était obligé, puis il a tellement besoin d’apprendre tout ce qu’il n’a pas connu avant que je le laisse se la péter autant qu’il voudra. En même temps, il a été à la bonne école! Je suis un bon nageur, moi! J’ai jamais été doué pour les sports d’équipe, sans grande surprise, je finissais par taper dans la tronche de mes coéquipiers, néanmoins (et je vais pas m’en vanter), dès qu’il y avait de la gym je défonçais la moyenne de tout le monde. Enfin, trêve de tergiversation, je vais pas raconter ma vie d’écolier pendant toute la journée, il est temps que le requin rejoigne les carpes! En enlevant ma chemise d’un air rageur comme dans un pub de déo à la con avec des mecs qui se dessapent et en retirant mes lunettes je saute enfin dans l’eau histoire de bien en foutre partout à la tronche des deux autres puis surgit à la surface aux côtés de Cass. Je ne perd pas une seconde pour la chopper en l’attrapant par les épaules, et lui ébouriffe les cheveux frénétiquement de ma main libre.

« Regarde Lulu!! J’ai chopé une sirène : mi-femme, mi-thon! Mais surtout thon, pour celle-ci! »


Bah oui, Cassey, pour moi t’es un gros thon, désolé, mais tu seras jamais une nana à mes yeux, ni quelconque être sexué car ça bouge pas d’un millimètre dans mon calebutte de bain Super-Jungko Masqué version Hawaii, quand je t’aperçois. Ludwig ricane en me regardent faire l’idiot tout en s’agrippant à sa planche avec précaution, manquant de boire la tasse à plusieurs reprises. Bien entendu, la Rouge ne va pas se laisser faire je le crains.

« Ohalala! Ma proie se débat! Personne n’échappe au mégalodon blond comme ça! »

Sur ces mots, je commencer à bouffer une mèche de cheveux de la garce rouge, recrachant immédiatement, car, quand même, ça devient bizarre. Shit’s getting wierd comme disent les rosbeefs. Mais, quoi, je suis un requin, je bouffe tout et je fais pas de chichis! La Rouge risque très fortement de me faire avoir une indigestion si je la gobbe de cette façon, mais bon, on a qu’une seule vie. Et puis en plus, Ludwig est tellement  mort de rire qu’il doit s’accrocher à sa  plache et au bord de la piscine pour ne pas boire la tasse donc… bah, c’est une bonne chose!
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Lun 11 Avr - 1:32



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D’une soirée au résultat probablement inavouable, j’en suis parvenue à changer totalement mes plans pour terminer dans une piscine à servir de clown à un ami et jeune frère. Je devais rire, boire deux ou trois verres de trop, terminer la soirée quelque part sans aucun souvenir des événements y précédent mon arrivée. Probablement est-ce que j’espérais un peu, oublier les tourments d’une fin d’hiver assez difficile pour moi, avant de venir ici et de me buter à une problématique familiale me faisant ravaler mes petits soucis. Sans dramatiser, je considère désormais que le blondin a besoin d’un peu de distraction et pas moi, même si je suis convaincue qu’il parviendra à s’en sortir comme il le fait toujours. N’empêche qu’une part de moi ne peut s’empêcher une pensée vers l’absente de la soirée. Alexander a le bénéfice de ne pas se trouver seul (même si le connaissant ce mode de vie lui convient parfaitement). Or, j’ai rarement vu Riku s’enfuir de la sorte malgré tous les caprices qu’elle peut déployer à ses heures. Une soirée avec elle et son débile de cousin m’aurait bien plu, et si on m’en avait proposé le choix, je n’aurais pas hésité… mais je me surprends tout de même à bien apprécier le moment, même quand ce stupide allemand tente de me noyer sans ménagement sous l’œil hilare de l’enfant. Ouais, la belle paire qu’ils forment déjà hein, regardez la rousse mourir sous l’aisselle de ce stupide tortionnaire qui m’ébouriffe les cheveux comme un écolier!

«Tu vas voir que les thons ça mord, carpe allemande!»

Je me retourne vivement dans sa prise, profitant de la friction limitée dans l’eau pour m’extirper de son joug. Avec aise, je m’éloigne avant de lui foncer dessus en chantant l’air de Jaws, et de lui infliger un profond «poke» directement dans le nombril. Ça lui apprendra à me bouffer les cheveux, erk! Je décide de me venger de Ludwig aussi en l’arrosant avec des vagues produites par mes mains, ce que Duc ne semble pas apprécier. Il s’est posté auprès de l’enfant en retenant sa planche de peur de le voir tomber, une attention particulièrement adorable. Ainsi est l’Incisache, un dragon au cœur tendre. Néanmoins il suffirait qu’on s’en prenne à celui qu’il a choisi de protéger pour provoquer chez lui une violence troublante et destructrice. Du coup je ne m’y tentes pas trop, allant me poster au bord de la piscine en capitulant pour de bon, scrutant le ciel qui lentement se couvre d’étoiles. Les journées sont encore courtes à cette période de l’année. La fraîcheur de la nuit qui s’installe progressivement me convainc de sortir de l’eau et de m’enfouir dans une serviette chaude sur une des chaises longues bordant la piscine.

«Hum. J’ai faim moi, on pourrait se faire un truc qu’est-ce que vous en dites?»

Je me dirige une nouvelle fois vers la salle de bain ou je me change de mes vêtements trempés pour réintégrer mes vêtements de soirée. J’en profite pour réfléchir un peu au moment que je viens de vivre. Aussi étrange que puisse paraître l’idée, je n’avais encore jamais passé du temps avec un enfant auparavant et je me surprends à apprécier la compagnie du jeune frère d’Alexander. Je me doute que de côtoyer un petit de cet âge a sa part de défauts… après tout Riku n’est pas partie pour rien. Je me demande à quel point Alex assume lui-même cette responsabilité maintenant qu’elle pèse entièrement sur lui… Le petit ayant fugué, tout ne doit pas être rose et j’en ressens une sorte de malaise ou de peine. Voilà que je deviens émotive. Erh. Je sors de la salle de bain et me dirige vers la cuisine où je me propose pour aider à la préparation du repas.

«On peut aussi commander de la pizza si ça te chante, je ne suis pas difficile… je mange du fastfood presque à tous les repas d’ailleurs. C’est un miracle que je ne pèse pas encore deux cent kilos.»

Je rigole avant de m’approcher d’Alex en observant Duc faire des simagrées de toutes sortes pour amuser Ludwig.

«Ça ne doit pas toujours être facile. Tu t’en sors?»

Je souris. Il va détester même que je pose la question mais tant pis pour lui. Il y a des moments où je suis un être humain à peu près convenable et cette semaine, c’est lui qui écope!

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Sam 16 Avr - 20:51

Portrait d'une famille foireuse

D’ordinaire j’aurais tendance à être plus tendu qu’un string d’anorexique dans un tel contexte. Quelqu’un d’autre que Ludwig ou Riku est entré dans mon domaine et s’amuse dans ma piscine sans gêne, et je laisse faire, c’est une grande première. Enfin, si on oublie les moments ou j’avais laissé Sky passer du temps chez moi à plusieurs reprises, mais c’est différent, nous avions un rapport particulier, même si cela me coûte un peu de le présenter de cette façon. Ça va sonner niais, mais aujourd’hui, quand Cassey s’est ramenée, j’avais un peu zappé, mais si je m’en étais souvenu, je crois que j’aurais pas annulé sa venue pour autant. Car je pense que là où j’en suis maintenant (et ça fait quand même pas mal en années), j’ai juste envie de rendre un peu les armes pour accepter de me confier un peu. Il est vrai que je ne suis pas la bonne personne qui garde les secrets, encore moins les miens. Sérieux, il y a deux ans, il suffisait de m’entendre prononcer trois mots pour comprendre que j’avais simplement envie qu’on voit le malaise que j’éprouve a longueur de temps, et qu’on m’entende me justifier d’être un pauvre taré pathétique. Comme si mes petites rages passagères d’andouille misanthrope étaient capables de convertir qui que ce soit. Certes, ça n’a pas vraiment changé. Mais j’ai perdu tout intérêt dans le fait de gaspiller ma salive inutilement, et aussi dans celui de justifier mon esprit malade. Peut-on simplement dire que cela ne s’explique pas, que ça tombe sur certaines personnes, et que ces mêmes caractères ont juste envie de voir le monde sombrer dans le chaos avec leurs semblables? Comme je le dis toujours, c’est le même principe que préférer la glace à la noix de coco par-dessus la glace à la pistache!

Mais bon, je m’égare un peu et je radote. Je vais sonner maso, mais je suis bien, là, avec l’autre rouge qui me fonce dessus  en chantant un air familier qui fait fuir Ludwig en criant « au secouuurs, les requins arriiiivent!! ». Et pour ma part je ricane et je souffre en même temps en plaquant une main sur mon nombril non épargné par Cassey. Ah, elle va voir! Et qu’elle ne s’en prenne pas au plus faible, sinon je vais l’engloutir d’un seul coup! Mais un vrai monstre s’en charge à ma place : cette bestiole adorable qu’est Duc, l’Insisache. Il a rejoint la piscine et fait barrière aux éclaboussures de la garce. Ludwig s’est raccroché à lui, ne doutant pas un instant de son ami dragon. Avec des cris de guerre, le blondin riposte à coup de planche dans l’eau et de grandes éclaboussures, et ça marche, car la roussette abandonne ici la partie pour fuir!

« Bravo Duc!! On a gagné, les doigts dans l’nez, elle a perdu.. »
« ..Les doigts dans l’cul! »
« Alexeuh! 'Faut pas dire des gros mots! »


Je sifflote pour répondre à l’air outré de mon jeune frère qui reste cramponné à Duc pour faire quelques autres tours dans la piscine jusqu’à plus soif, littéralement, car le ciel s’assombrit bientôt, alors que nous sommes encore dans l’eau. Les occidentaux que nous sommes, plus frileux, quittent la piscine les premiers. Cassey nous rejoint et je lui envoie une serviette à la tronche pour qu’elle s’occupe de son cas. Nos ventres d’allemands répondent aussitôt à la suggestion de mon amie. Nous rentrons histoire de nous changer et brainstormer sur le repas. Ludwig déjà fatigué par cet exercice dans la piscine ne lâche plus son ami et  continue de sourire et de faire des milliards de câlins à l’Insisache. Les deux jeunes sont totalement obnubilés par leur jeu, ce qui me laisse un moment seul avec Cassey. L’imaginer grosse comme une montgolfière me faire ricaner et un peu grincer, moi qui n’aime le fast-food qu’à petite dose je ferais surement une crise de foie à rester chez elle!

« Du fast-food? Tu t’es cru chez les prolétaires? Rends-toi utile et aide-moi à préparer une pizza, plutôt! »

Lui dis-je en lui envoyant des fromages et une râpe pour les réduire en morceaux tandis que je prépare la pâte. Tandis que nous nous affairons et que Ludwig et Duc jouent, le ton devient un peu plus sérieux, quoi que pas dramatique. Je jette un œil à mon jeune frère et ne me sens pas vraiment embarrassé de répondre. Et je ne saurais pas dire si je m’en sors ou non. Qui pourrait prétendre répondre avec assurance à une telle question?

« En choisissant de le garder, je suis bien forcé d’assurer derrière. Sinon il serait encore en Allemagne, à subir nos vieux cons. »

Je ne me laisse pas vraiment le choix dans cette histoire. Et moi, le gros débile qui adore faire son intéressant, je n'arriverais pas de me vanter d'être le meilleur grand frère du monde. Je vais avoir l'air morose et dépressif, avec cette neutralité qui me caractérise si bien dès qu'il faut parler de choses incluant ma propre humanité. Mais ce n'est pas la dépression. C'est juste que j'ai pris du recul sur la chose en essayant d'être le plus responsable possible, mais également assez objectif pour élever un gosse. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ce sacrifice pour ce gamin au départ. Probablement car son sort et sa voix au téléphone m’ont suffisamment touché pour me convaincre en un instant, rien de plus. Normalement, je ne vais par vers quelque chose quand sa fin ne dégage pas d’intérêt pour moi.  Je ne sais pas pourquoi je fais tout cela pour Ludwig, mais il me faut le faire bien. Et quand bien même je me force à avoir l’air affirmé et sûr de mes gestes, je sais que ce à quoi je songe depuis la fugue du gamin ferait tomber toute cette générosité apparente que je tente de garder.

« Pas que je prétende être mieux que mes parents en tant que tuteur, hein. Mais, il faudra bien que je m’en sorte, car Lulu mérite mieux que ce qu’il a eu pendant 6 ans. »


Dis-je, l’air détendu, en haussant les épaules. Mon sourire est un peu faux, mais avec Ludwig j’ai plutôt bien appris à maitriser les expressions signifiant « tout va bien, ne t’en fait pas », et à les ressortir sans sourciller. Je parviens également à cacher une certaine colère qui m’envahit en repensant à mes histoires de famille datant de juillet dernier, et qui m’ont un peu laissé sur ma faim, quand même. Ce que je ne dis pas volontairement pour éviter de plomber totalement l’ambiance, c’est que j’essaie également un peu de me faire pardonner d’Irina, en m’occupant de la sorte de notre jeune frère. J’aurais aimé qu’elle puisse le connaître. L’ironie étant qu’il est né l’année même du décès de ma jumelle, juste 4 mois et 7 jours plus tard, en fait. Je ne sais toujours pas de quelle façon prendre la chose. Ils ont beau être de grands calculateurs, je ne pense pas que les parents aient véritablement prémédité tout ça. Bref, passons.

« Parles-moi de ta compétition, plutôt. J’ai entendu dire que tu te trainais un peu les miches, dans cette histoire. C’est ton super pote dresseur qui te fait bâiller aux corneilles comme ça?! »

Fis-je avec un sourire un peu provocateur tout en commençant à badigeonner la pâte de concentré de tomate. J’autorise Cassey à répandre le fromage et m’en vais chercher d’autres ingrédients aux préférences des différents mangeurs.
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Lun 18 Avr - 0:15



Portrait d'une famille foireuse
feat. Alexander Nagel

Les services de restauration rapide ponctuent mon existence depuis la tendre enfance. Si mon père possède d’innombrables qualités et talents, de cuisiner n’en a jamais fait partie. Il travaillait de très longues heures à l’époque pour de maigres revenus. Il a donc opté à l’époque pour la facilité, les petits plats tous préparés ou les délicieuses pizzas du restaurent du coin de la rue. Je ne m’en suis jamais plaint, après tout j’ai fini par m’y habituer et faire tout comme lui. J’imagine que je tire cette qualité de lui, de bosser jusqu’à me briser. Tout comme le défaut de bien aimer tout ce qui est gras, salé et qui ne demande aucune préparation ou quelque effort de ma part. Avec mes moyens j’ai la possibilité d’élaborer un peu plus les menus réguliers de mon géniteur. Amanil a une foule de petits restaurants rapides aux plats exquis. Dommage pour Alexander s’il s’en passe avec autant de dédain… ça en fait plus pour moi! Pendant mon adolescence j’ai même eu quelque difficulté à apprécier la nourriture plus saine, mais à présent j’ai élargi mes horizons gustatives, si bien qu’un plat préparé maison par mon ami me paraît tout aussi alléchant. J’obéis au blond sans grand enthousiasme néanmoins, toujours aussi peu motivée à préparer des plats. Si seulement il fallait moins de temps pour les préparer que pour les engloutir, je parviendrais peut-être à y prendre plaisir, mais pour moi de couper des trucs comme un enfant de maternelle ou de scruter une poêle pendant trente minutes, ça n’a rien de très palpitant.

Au moins cette séance de cuisine me permet de discuter un peu avec mon ami. J’espère ne pas l’avoir froissé en intervenant de la sorte, comme pour relancer un peu le sujet que nous avons évité malgré tout. Je ne cherche pas à connaître les détails ayant mené à cette brisure familiale ou encore moins me mêler de toute cette histoire, mais dans tout ceci il m’importe quand même un truc et c’est de savoir comment Alexander s’en tire. Un peu par une sorte de curiosité je dois avouer… Ce n’est pas tous les jours que je peux observer l’allemand dans ce genre de rôle après tout. Mais au-delà de tout ça, je me dis vraiment que ça ne doit pas être aisé d’élever un môme, et j’en viens même à me demander pourquoi il fait une telle chose. Je ne connais rien des parents d’Alex, je n’ai jamais vraiment posé la question. Peut-être sont-ils morts? Comme en lisant mes pensées, il en vient à parler de lui-même de sa famille. Des vieux cons hein? Je suis impressionnée d’apprendre que le tortionnaire a pris sous son aile son frère pour le préserver de ses parents, avec qui il ne doit pas entretenir une relation très saine. Un peu pour le sauver de ce qu’il a eu peut-être. Bordel, ça explique tellement de choses. Enfin je crois.

«Hum. Pour ce que ça vaut… C’est classe ce que tu fais.»

J’hausse les épaules et me gratte le nez en piochant dans les ingrédients pour en tirer un poivron et me mettre à le découper en rondelles pour la pizza. Les compliments n’ont jamais été vraiment mon truc, je suis donc presque soulagée de voir Alexander changer de sujet à nouveau, vers la Compétition. J’affiche un grand sourire à la mention de cette part de ma vie, mon petit défi personnel. Il a raison de dire que j’ai pris du retard, mais l’excuse qu’il mentionne n’en est pas une. Lucas a beau chambouler bien des choses dans ma vie, il n’est pas responsable du retard que j’ai pris dernièrement dans ma quête des Badges.

«Et tu reviens à la charge avec cette histoire de dresseur non mais tu me soûles! Ça se trouve que j’ai un match prévu dans quelques jours à Vanawi, mais je te dis pas quand hein, je ne veux pas voir ta tronche débile d’allemand dans les gradins!»

Je souris avant de mettre les poivrons à l’écart et d’attaquer un oignon. Je me doute bien qu’il va revenir à la charge mais il ferait mieux de faire attention, j’ai un couteau dans la main. Je l’observe prudemment en retirant la peau de l’oignon. Il ne va pas lâcher l’affaire hein?

(c)Golden

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Merci Mika <3
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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Mar 26 Avr - 0:04

Portrait d'une famille foireuse

Classe, hein? Je soupire, un peu nostalgique, avec un rictus satisfait en coin. Mais pas vraiment car ce que mon amie vient de dire me touche, c’est pas aussi joli fleufleurs qu’on peut le penser, mais vous savez à quoi vous attendre avec moi, à force. Ça, oui, c’est sûr : ce qui a été le plus classe et le plus marrant, c’est d’envoyer mon paternel dans un fossé puis de l’humilier dans sa chambre d’hôpital. Pour ça, au moins, ces batailles valaient le coup, et avec le recul je me suis bien défoulé. Me regardez pas comme ça, fallait vous y attendre, vous savez comme je suis et ce qui me fait tripper. Après, l'important, à mes yeux, ce n’est pas si le geste vaut quelque chose, si c’est beau ou noble, ce n’est pas pour me sentir mieux que je fais ça. Si la présence de Ludwig m’est certainement bénéfique, j’ai tendance à me sentir oppressé (par un gamin de 6 ans, oui) par les responsabilités. Enfin. Je hausse les épaules. Si Cassey trouve ça classe, tant mieux pour elle, de l’extérieur, peut-être que c’est ça dont ça a l’air.. C'est pas si mal, en un sens. Je dis pas ça pour mon besoin d’être caressé dans le bon sens du poil, mais au moins, y’a un truc que j’arrive à peu près à faire correctement avec ce gamin.

« Si tu le dis. »

Fis-je simplement, neutre. Mon but n’étais pas de tirer la couverture à moi, je n’ai pas vraiment besoin de reconnaissance de mes actes ici, même si je me pose, comme d’habitude, des milliards de questions. Passons plutôt à un autre sujet, donc. Bien entendu, le sujet de la compétition en elle-même m’intéresse bien plus que ce qui suit. Mais c’est simplement un piège, une provocation, et si Cassey tombe dedans, ça n’en sera que plus révélateur. Et bien entendu, comme je suis un grand génie du mal et de la manipulation (du niveau d’un film Spy Kids, hein), bah, ça marche. Je m’amuse de la réaction de la rouge par l'apport à mon visage d'un magnifique sourire d’affreux jojo.

« Eh, meuf, t’enflammes pas! Tu as totalement le droit de trainer avec un BON POTE en dehors de tes matchs! Je respecte ça! »


Bah, oui, hein, s’ils sont juste potes, pourquoi elle se prend la tête comme ça, hein? C’est pour ça que j’insiste tant sur certains mots de ma phrase, pour qu’elle me confirme que je ne me trompe pas, n’est-ce pas? Héhé. Elle ne me dupera pas, moi, mais je n'insisterais pas plus. Pour le moment. Je connais la jeune femme depuis des années, et je sais qu'elle ne s'ouvrira pas comme ça. Nous sommes pareils à cet égard, huitres débiles que nous sommes. Et dire que c’était moi qui cachait un italien dans mon placard, y’a encore quelques heures!

Pour passer à autre chose, Je vérifie son travail sur la pizza l’air de rien en souriant, toujours provocateur, sur le terriiiiible couteau dont elle s’est armée pour couper des oignons. C’est bien la preuve qu’elle n’y connaît pas grand-chose. Des centaines de couteaux qu’il y a dans cette maison, elle a pas choisi le plus génial.. Celui-ci c’est… hm.. "Bernardo", oui, et il est classé 154ème. Pas brillant. Ah, ce sera drôle, quand la peau des légumes l’auront fait pleurer et qu’elle me brandira, féroce, la lame vers la face! Derrière nous, Ludwig et Duc sont dans leur bulle à jouer, je me demande bien ce qu’il peut leur passer par la tête, certainement des belles aventures épiques comme j’aime à m’en inventer pour m’endormir le soir (certainement que les leurs sont moins trash, toutefois).

« Je viens déjà à tous tes matchs, et je te rappelle qu’ils sont annoncés la veille ou le jour même, suffit de se renseigner un peu, grosse maligne! Je te surveilles et t'as pas intérêt à laisser tomber. Bref.. sinon, t’as fini avec les oignons? Ok, on envoie ça au four. »


Passant du coq à l’âne sans transition (car, bon, j'ai été gentil, là), je repartis les derniers ingrédients sur la pizza et la met au four dont je claque la porte d’un geste théâtral. En comprenant tout de suite de quoi il s’agit, Ludwig se met à saliver et annonce à Duc que les pizza ici, c’est trop bon. Et comme ici, c’est maison chic, on se met un couvert raffiné, on s’installe autour de la table comme des gens civilisés. Si Cassey est une des rares personnes avec qui je peux causer sans discontinuer et sans silence awkward de « ohlalala, trouver un nouveau sujet de conversation lalala », écouter Ludwig raconter à son audience ses histoires d’école avec ses 4 amoureuses et ses 2 meilleurs copains qui changent souvent de nom et de couleur de cheveux s’avère plutôt passionnant. Le ton un peu théâtral et les gentes qu’il emploie parfois même en butant sur ses mots zozotés en français, c’est franchement comique, et ce n’est pas sans rappeler d’autres personnes de sa famille. Quelque par ça m’attendrit, et c’est certainement pour ça que je le laisse parler si facilement, souriant en coin, dans un silence attentif dont on ne me voit pas souvent faire l'usage.

Par la suite, la pizza est rapidement cuite et moi-même je commence à baver un peu en voyant le fromage fondu et les dorures grillées à la surface de notre plat de résistance. Commander du fast-food alors que rien n’est meilleur qu’une pizza maison! Tss! Ludwig mange à une vitesse qui me fera toujours halluciner (vu qui l’a éduqué, ça m’étonne pas, et je dis plutôt ça pour notre maman qui a été élevée chez les prolétaires et certainement dans une porcherie, contre toute attente), et se plaint d’avoir un peu mal au ventre, il réclame même qu’on y applique un pansement entre deux bâillements. Tu m’étonnes qu’il s’affaisse déjà sur la table en piquant du nez. Il a encore un peu de fièvre, maintenant qu’il est de nouveau fatigué, la piscine, le décalage des journées qu’il a passé malade au fond du lit, ça fait beaucoup d’un coup. Le temps de finir nos assiettes et de convaincre avec une autorité relative mon jeune frère qu’il est temps qu’il monte se coucher, Ludwig est déjà grimpé dans mes bras, et ses yeux se ferment tout seuls.

« Bonne nuit Cachey. »

Fit-il d’une petite voix à faire fondre les cœurs de pierre, souriant en agitant mollement la main en signe d’au-revoir. Je demande à mon amie de m’attendre pendant que je vais coucher le gamin, que je ne porte que jusqu’en bas de l’escalier, car il pèse son poids, mine de rien, et je sais bien qu’il peut monter les marches seul, c'est quand même pas un bébé.

Je l’accompagne donc jusqu’à sa chambre dans la tour, et Ludwig grimpe directement dans son lit pour se cacher sous sa couverture. J’ouvre la bouche pour lui proposer une histoire, mais Duc prend les devants en montant sur la couche aux côtés du gamin. Ludwig entoure le jeune dragon de ses bras après m’avoir embrassé et souhaité bonne nuit à moi aussi. Je crois qu’il va mettre environ 26 secondes à s’endormir, et que je peux prendre congé sans crainte. Laissant ainsi les deux enfants dormir et se raconter leurs histoires, je redescend vers le hall, sauf que je ne compte pas retourner voir Cassey les mains vides. Cet interlude familial, c’était sympa, mais il nous manque quelque chose, là! Un truc primordial! Je file dans la cave prendre deux bouteilles au hasard et les rapporter avec deux verres à pied élégants vers la cuisine. En me posant dans l’entrebâillement de la porte, je l’invite d’un mouvement de la tête indiquant le jardin à me suivre, tout en brandissant les bouteilles et les verres. C'est l'occasion de me faire un peu pardonner pour les moments bizarres et les imprévus, aussi, j’imagine. Ahlalala, quel hôte généreux je fais.

« Bon. On va picoler? »


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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   Jeu 5 Mai - 22:38



Portrait d'une famille foireuse
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Me dis qu’à force de vivre avec un môme de cinq ans, l’action doit un peu manquer dans la vie du blondin, enfin… l’«action» si vous voyez bien de ce quoi je parle. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il s’obstine auprès d’une histoire que je n’ai pas l’intention de lui raconter. Ceux qui me connaissent assez ont découvert souvent par mégarde mes importants remparts secrets. Afin d’apprendre mes secrets il faut soit beaucoup de patience, soit beaucoup d’alcool, et dans le deuxième cas des couilles en béton pour endurer les représailles une fois que j’ai lâché l’affaire. Il est des sujets sur lesquels je deviens excessivement secrète, d’autres sur lesquels j’aime scander la moindre de mes supposées prouesses. Parfois ces sujets tergiversent entre ces deux pôles et occasionnent des malaises. Comme le sexe et l’amour, deux entités qui souvent viennent ensemble. En d’autres circonstances, je n’aurais pas hésité une seule seconde à raconter à Alexander nos récits croustillants, néanmoins ma relation avec Lucas a une saveur particulière que je tiens à conserver jalousement. J’ai crainte de nommer à voix haute à quel point je peux tenir au Résistant, tout en préférant rester discrète à son sujet pour d’autres raisons. Je n’aimerais pas attirer l’attention d’un collègue du Régime sur lui. Une simple imprudence de ma part pourrait avoir des conséquences désastreuses sur lui. Je n’ai pas vraiment peur d’Alex, ce n’est pas un rapporteur. Mais sait-on jamais. Il y a simplement des parts de moi que je n’ai pas envie de révéler, et heureusement il semble lâcher l’affaire afin de se concentrer sur la concoction du repas.

Le temps file à une allure impossible. J’en viens à me demander si le quotidien du tortionnaire lui échappe ainsi, les mois défilant sous ses yeux à une vitesse impossible. Nous nous assoyons tous à table pour échanger librement, et il se dégage de ces discussions une telle candeur que je me trouve délibérément emportée dans l’instant. Nous écoutons avec attention les histoires rocambolesques de l’enfant, si fier de nous exposer les plus petits détails sur son existence encore bien simple. Je le scrute de mille sourires, c’est qu’il est vraiment adorable, et d’autant plus lorsqu’il paraît dans son pyjama afin de me saluer pour une nuit de sommeil. Comme Duc le désire, je le laisse accompagner le gamin afin de se reposer. Je n’ai pas peur de cette fatigue enfantine… Je crois que le dragon fera des siestes jusqu’à la fin de ses jours. Je ne suis pas Alex alors qu’il accompagne Ludwig à l’étage afin de le border, considérant ce moment comme un moment intime et particulier. Je me pose donc dans la cuisine à faire un peu de vaisselle en chantonnant, ma part pour le repas qui ma foi, était fort délicieux. En fait, mon ami a bien raison de dire que rien ne vaut de petits plats maison, mais je n’y peux rien. Ma drogue à moi, c’est le gras, le sucre et le sel. Oh et l’alcool. Et le boulot. Bref.

Lorsque Alexander paraît dans l’entrebâillement de la porte avec justement une bouteille et des verres, je bondis sur mes pieds pour le rejoindre dans le jardin. Après les tempêtes des derniers jours, une ambiance chaleureuse mais humide s’est installée au dehors. Les insectes nocturnes font tout un tapage, un bruit qui me surprend toujours. Je n’ai jamais eu l’habitude de côtoyer la nature comme l’allemand, ayant toujours vécu recluse dans ma ville, ses longs boulevards et ses klaxons comme un tintamarre. Je m’installe sur une chaise longue comme une princesse rousse arrachant un verre des mains de mon hôte afin de me servir et d’avaler goulument une gorgée.

«Ahhhh, ça c’est la belle vie.»

Je tends mon verre afin de trinquer à la santé.

«Tu sais quoi, je l’aime ton manoir de vieux scientifique veuf fou. Je crois que je vais squatter une fois de temps en temps hehehe.»

Je m’installe comme une diva sur ma chaise en sirotant ma boisson. Ouaip, la belle vie.

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MessageSujet: Re: Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge   

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Portrait d'une famille foireuse. {pv. La Garce Rouge

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