« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 La mort comme seul repère part. 1 [OS]

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Aria B. Cordélia
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MessageSujet: La mort comme seul repère part. 1 [OS]   Mer 16 Mar - 15:11


La mort comme seul repère

OS - PARTIE 1


Je suis caché dans un arbre, assise sur une branche sombre qui me dissimule dans la forêt. Le seul soldat présent devant la porte regarde en l’air en ne se souciant de rien. Il a l’air de regarder les étoiles qui tournent dans le ciel. Jamais personne ne me demandera de garder une prison en pleine nuit comme ça. Moi, je m’endormirai directement. Etre soldat pour le régime ne doit pas être une mince affaire. Tout le monde te dit quoi faire sans que tu puisse dire non. C’est juste affreux. Je suis bien contente d’avoir choisi mon camp. La résistance n’est pas aussi rude que le régime. C’est bien pour ça que j’en suis ici. Je replis mes jambes sur moi-même tout en essayant de ne pas tomber. C’est inconfortable. Je ne sais pas comment fait Coralie. Elle arrive à tenir sur une jambe tout en se tenant par le tronc d’arbre. Ce ne doit pas être la première fois qu’elle vient ici. C’est sûr.

Plus tôt dans la semaine, j’ai reçu un appel d’elle me disant que c’était le bon moment. L’adrénaline est montée directement en moi sans vraiment comprendre le sens du « moment ». Puis j’ai compris. Compris que c’était enfin le jour que j’attendais. Enfin le jour qui me permettrait de tout savoir depuis l’emprisonnement de ma mère. Car oui, dans quelques minutes, je vais la sauver. Enfin, que si elle est vivante bien sûr. Un nœud se forme dans mon ventre. J’ai peur. Effroyablement peur. Je ne sais pas du tout ce qu’il va se passer. J’ai peur pour ma vie, celle de Coralie et celle de ma mère. Je ne sais même pas si elle est toujours vivante. Peut-être que je fais ça pour rien. Peut-être qu’ils l’ont tué le soir même de son enlèvement. Peut être que j’ai attendu tout ce temps pour n’avoir qu’une réponse blessante à toutes mes questions. Celle qui me protège depuis mon départ de Zazambes semble plus optimiste que moi. Elle semble savoir des choses que je ne sais pas et que je devrai savoir. Elle en sait plus sur tout ce qui c’est passé ce jour là. Elle était peut être là, elle aussi, qui sais ?

-Il se lève.

Je chuchote tout bas à Coralie qui, comme moi, a aperçue le garde se poser sur ses deux pieds. Toute son intention est visée sur quelque chose à sa droite. Quelque chose d’autre que nous. Il prend une pokéball dans sa main et se dirige vers un jeune arbre. Ma collègue avance sur une autre branche et se baisse pour regarder au loin. Son casque doit lui permettre la vision nocturne. Dommage qu’elle n’en ai pas un deuxième car je ne vois que la faible lumière qui éclaire la porte. Le soldat y apparait soudainement puis frappe sur celle-ci en criant de tout son corps. Il veut qu’on lui ouvre, qu’on l’aide. Mais pourquoi ? Je dévisage Coralie qui ne fait pas attention à moi. Elle saute de l’arbre puis court dans l’obscurité de la forêt. Je ne la vois plus. Je m’énerve sur moi-même et remarque que les cris ont cessés. Du moins, ils ont été stoppé net. Le soldat n’est plus là. Lui a-t-on ouvert la porte ? Non, impossible. Je l’aurai vu. Je tremble de tout mon être sur cette branche qui commence à bouger. Les feuilles se froissent entre elles et trahissent ma position. Je dois rester calme. Surtout ne rien faire. Comme me l’a demandé Coralie quelques heures plus tôt. Mais je n’entends rien. Comme si la nuit continuait son cour, comme si tout se passait normalement. Mais je le sais, rien ne se passe comme prévu. On devait attendre que le garde s’endorme pour pouvoir ensuite pénétrer dans la prison en tout discrétion. Je décide d’attendre trois minutes. Si rien ne se passe, j’irais vers l’entrée.

Je tourne dans mes mains la pokéball de Blanche. Depuis son évolution, elle ne cesse de m’impressionner. Elle devient de plus en plus forte. Son type spectre pourrait m’aider à me dissimuler dans cette nuit noire. Mais je dois attendre. C’est juste interminable. Chaque seconde semble être des heures. Je tranquillise ma respiration et pose un pied sur une branche inférieure à celle où je suis. Un vent glacial vient faire souffler les arbres. C’est le moment. Je saute à terre et me cache sous un buisson assez haut. De là où je suis, personne ne peut me voir. Mon habit noir et mes cheveux planqués sous une capuche me permet d’être la plus discrète possible. Je ne dois faire aucuns bruits.

-Edgar ?

Mes yeux se tournent vers l’entrée de la prison. Une soldate sort de celle-ci et regarde autour d’elle. Une main sur la porte et l’autre dans sa poche, je ne me doute pas qu’elle soit accompagnée. Les cris de l’autre soldat a dû attirer tous ceux surveillant les prisonniers. J’ai alors une idée. Coralie n’étant plus là, je dois tout faire pour, quand même, réussir la mission qu’on s’est donné toutes les deux. Il faut que je me précipite sur la porte pour entrer à l’intérieur. Je me met en position de départ imminent. Comme les coureurs professionnels avant le coup de feu. Je ne bouge plus, je ne respire plus. J’attends le bon moment. Comme un prédateur avant d’attaquer sa proie. Celle-ci ne se doute de rien. Elle est concentrée sur autre chose. Elle se force de rester plantée là. Elle veut retrouver son collègue, comme moi je veux retrouver la mienne. Ce que je tente de faire va ne servir à rien. Si je fonce sur la porte l’autre aura le temps d’appeler toute la smala et je ne pourrai pas faire un seul pas de plus. Putain mais pourquoi j’en suis là moi ? Je ne suis pas prête. Je ne peux tout simplement pas. Je ne suis pas une experte dans ce genre de chose. Je peux me débrouiller face à un pokémon mais pas face à une arme. La soldate la tient à la main comme si le danger était proche. Je me focalise sur le pistolet. Si je pourrai lui prendre, je serai un peu plus utile dans la prison. Un frisson s’empare de moi. Mais à quoi je pense ? Je ne veux tuer personne car je sais que ceux qui surveillent n’y sont pour rien. Ils n’ont rien à voir avec l’enlèvement de ma mère. Ils ne sont que des pions que le régime utilise à son escient. Ils ne servent qu’à être des boucliers humains, des chairs à canon. Ça me rappelle cette guerre mondiale lors du vingtième siècle. Les Français et les Allemands envoyaient des jeunes de dix-sept voire seize ans se battre pour leur patrie. Ils n’étaient que des chairs à canon. La plupart sont mort dans d’atroce souffrance. Je me rappellerai toujours de cette photo d’un adolescent dans l’infirmerie, ayant un gros bandage qui entourai sa tête. Celle-ci était anormalement plus petite. Forcément, il n’avait plus de mâchoire. Elle avait disparu dans les tranchées. Je ne sais pas comment ces hommes ont fini leur vie. Et je ne veux pas que ces pauvres soldats du régime aient le même sort.

-Qui êtes vous ?

Je sursaute dans mon pauvre buisson lorsque la femme pointe son flingue dans la même direction où Coralie est partie tout à l’heure. Une partie de moi est soulagée. J’ai eu peur qu’elle parle de moi. Une silhouette se dessine dans l’ombre et la jeune femme se met à reculer. Elle semble avoir peur. Elle laisse tomber son flingue et tente désespérément de s’enfuir. Mais une lame transperce sa poitrine et une autre sépare sa tête du reste du corps. Un cri d’effroi sort de ma bouche et je comprends que je suis dans un sale pétrin. La silhouette se retourne vers moi. Une nausée s’empare de moi mais je décide de rester forte. Je me retiens de vomir puis cours à l’opposé de mon but actuel. Il faut que je réfléchisse. Quels pokémons ont des lames à la place de pattes ? Il ne doit pas y en avoir des masses. Pourtant je n’arrive pas à me concentrer. Pour qu’un soldat disparaisse puis qu’une autre se fasse trancher la tête, ce doit être un pokémon dangereux. Il faut que je fasse attention. Un Insécateur peut-être. Mais c’est impossible. C’était beaucoup plus imposant. Et puis la lame avait une couleur plus foncée que le vert de ce genre de pokémon. Non, c’était rouge. A cause du sang peut être. Je me rends compte alors que je ne pleure pas. Si j’avais été témoin de ce genre de scène avant que tout commence je me serai sans doute évanouie sur place. Mais là je me sens presque bien. Comme si j’appréciais ce qu’il venait de se passer. Non, impossible. C’était juste ignoble. Je m’arrête lorsque j’aperçois que la forêt se termine. J’ai un gros doute. Et si Coralie était en danger ? Et si elle voulait mon aide ? Je me rappelle alors de ma mère et de tout ce qu’elle a fait en cachette. Elle était prête à tout. Tout pour voir son île en paix et pour voir sa fille grandir. Elle avait du courage. Et ce courage, elle m’en a donné. J’en ai eu des dizaines de fois. Surtout face à Coralie et au vieux qui m’a séquestré plusieurs jours. Enfaite, la terreur qui m’envahissait auparavant me donnait de la force. Puis mes compagnons, un à un, sont arrivés. Ils m’ont aidés à ne plus trembler face à un ennemi. Je serre la pokéball que je tient dans ma fort assez fort. Je peux le faire. Je me retourne, puis, commence à dévaler la forêt.

Je ne pense à rien. Il ne faut pas que je me mette à reculer. Il faut que j’avance, je peux le faire. Même si le fait qu’un gars ou un pokémon ait transpercé la soldate me fait peur, je ne me rechigne pas. J’ai passé de nombreuses années à vouloir sauver ma mère. C’est maintenant que ça arrive, alors je peux le faire. J’arrive à proximité de l’entrée, la porte est grande ouverte. Je m’y approche sans hésiter. Je dois rentrer de toute façon. Le sang de la femme est encore là, son corps non. Les régimeux ont dû la récupérer pendant mon absence. Ce qui veut dire qu’ils sont en alerte. Je ne dois pas me faire voir par qui que ce soit. Pas la peine de courir des risques comme ça. J’en prends déjà des centaines. Le couloir semble long, il me rappelle les murs dans lesquels j’étais enfermée quelques semaines plus tôt. Rien que de m’en souvenir, j’en tremble encore. Je m’approche pas à pas, sans me presser. J’espère vraiment que Coralie soit déjà dedans, je me sens un peu plus en sécurité avec elle. J’arrive enfin vers la fin du couloir, il mène vers deux chemins. L’un est bouclé par une porte blindée. L’autre mène vers une obscurité où le sol présente des taches de sang. J’espère qu’il appartient à la soldate de tout à l’heure. Je ne voudrais pas être blessée. J’ai honte de dire ça. Une pauvre femme vient de se faire liquider en deux coups et je ne pense qu’à moi. Si ce chemin mène vers ma mère je dois me dépêcher.

-Carcha !

J’entends des grognements et des bruits de pas. Ceux-ci semblent lourd car ils font un bruit pas possible. Je m’avance sur la pointe des pieds tout en me faisant toute petite. Plus loin, des lumières éclairent ce qui semblent être des cachots. Mon sang fait quinze tours. Est-ce que ma mère est là ? Je l’espère. Je fais encore deux pas avant d’apercevoir ce qui me faisait tant peur dans la forêt. C’est bien un pokémon. Mais il semble différent. Du moins, je reconnais quelques traits. De loin, on dirait un Carchakrok. Ce pokémon Dragon assez puissant qui peut te tuer en un coup de crocs. Celui-là semble…plus en forme. Il est bizarre. Sa tête est plus grosse et sa mâchoire est rouge, des dents viennent « habiller » sont torse et ses bras sont plus fins et se terminent en faux aiguisés. Du sang colore sa peau et ses bras. C’est bien lui qui a tué la femme tout à l’heure. Il s’attaque à des barreaux de cachots en les tranchants verticalement. J’entends des cris de terreurs à l’intérieur. Le dragon entre à l’intérieur et du sang gicle sur le mur d’en face. C’est quoi ce truc sérieux ? Je savais que des pokémons étaient capable de ça mais à ce point là ! Il faut que je fasse quelque chose. Aucune vie ne sera prise à compter de maintenant. Je tranquillise mon souffle et tente de me détendre un peu. Je fais apparaitre Blanche devant moi. Je sais que les dragons craignent la glace. J’espère que ce Carchakrok transformé la craint lui aussi.

-Blanche, approche toi du pokémon et envoi lui un vent-glace.

Elle acquiesce puis va au plus vite vers le monstre qui commençait à sortir. Avant même que j’ai pu voir quelque chose, une main gantée plaque ma bouche et me fait tomber violemment. Le choc de ma tête sur le sol est dur. Je commence à voir flou et mon crâne me brûle. Je me recroqueville sur moi-même, bras entourant mon visage. Mon ouïe baisse un peu et un bruit incessant me bourre le crâne. Je tourne ma tête vers le haut et aperçois un homme qui me sourie. Il tient un flingue dans la main. Il rigole un coup. Je le reconnais. Du moins, je pense. C’est le taré qui m’a enlevé la dernière fois. Celui qui m’a attaqué devant les montagnes du Nord avec son Alakazam.

-Tu pensais que ça serait si facile. Dommage que le dernier visage que ta mère verra soit le mien.

Il prend son arme puis frappe mon crâne avec. Je ne peux rien faire. Je tombe KO direct. Ma conscience s’est éteinte violemment. Pourtant, je ressens encore la douleur.

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