« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Quand on a pas vraiment d'autres choix. (OS, Obtention)

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Mell Straum
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MessageSujet: Quand on a pas vraiment d'autres choix. (OS, Obtention)   Jeu 24 Mar - 9:24

Quand on a pas vraiment d'autres choix.
OS - Arrivée de Berylle
Des jours comme ceux de ces dernières semaines, Mell aimerait vraiment mieux les passer ailleurs. Bien sûr, le boulot, c’est le boulot, mais il aimerait éviter de se retrouver inclus  dans les histoires du Régime. Que l’on cesse de lui demander de prêter part aux discussions de lèche-culs de ses collègues, ce serait un bon début. Déjà qu’on lui a sucré ses heures au PDT (certainement car il y certaines choses qu’une simple surveillant de caméras n’est pas censé savoir, vu comme le secteur scientifique a pris en importances ces derniers temps), le binoclard n’est pas disposé à encenser ses supérieurs du tout. Aussi, il fait au mieux pour éviter la cafétéria et emprunter des couloirs moins fréquentés, histoire de rester en dehors de toutes les rumeurs qui circulent. Ou le talent de raser les murs alors qu’on n’a rien fait. Certes, Mell dira toujours haut et fort qu’il encourage les progrès scientifiques, mais quand c’est un groupuscule fondant sa politique sur sa puissance militaire qui l’encourage, cela le laisse tout de suite plus perplexe. Bah, quoi, il est partisan de l’amour et des petites fleurs, lui!

L’œil morne, un devoir de biologie sous le nez et sa quatrième tasse de café de la journée dans la main, le brun fixe ses écrans d’un œil morne. Il n’attend que la fin de cette journée pour rentrer tranquillement au bercail. Après un soupir exagérément long, il se reconcentra sur ses devoirs de fac. Pas que cela ne le passionne pas, mais ce n’est pas atrocement la joie, avec le climat actuel. La surveillance et les couvre feu à Amanil et dans le quartier de l’Université est devenu normale avec les années, mais ce derniers temps, tout semble encore plus oppressant qu’avant. Rien que penser aux trois fouilles qu’il subira encore demain, alors qu’il s’enchante d’aller voir la conférence d’un type venu d’Allemagne, ça lui enlève sa joie de vivre et lui donne l’impression qu’il pleut en intérieur. Pourtant, lorsqu’il repasse sur une phrase de son devoir, une lumière espiègle s’allume dans son regard, et jeu de mot de nerd scientifique lui apparaît et le fait glousser brièvement.

Héhé… Elle est bien bonne celle-là, j’vais  tout de suite la textoter à Natsume, il va kiff—

Lui-même s’interrompt dans sa pensée devant la page blanche du SMS et le curseur en traind e clignoter. Cela fait plusieurs semaines que Natsume ne répond plus aux messages. Il ne donne plus signe de vie à la fac non plus. Mais bon, techniquement, il n’y passe pas toute l’année comme, donc.. Enfin, si Mell n’est probablement pas assez inquiet car il plane trop dans son monde pour cela, eh bien, l’absence de son poto de fac commence à lui peser. Bah, oui, il se retrouver seul à ricaner sur les cancres de la promotions qui confondent les erlenmeyers avec les béchers et le sulfate de carbone avec le sulfate de cuivre, maintenant. Préférant être naïf, il se convainc à chaque fois que le lapin reviendra bientôt, et en pleine forme, que c’est peut-être juste qu’un de ses frères… cousins.. bah, il sait plus, toute façon ils se ressemblent tous dans cette maison! Bref, peut-être qu’un de ses proches est tombé malade, ou un truc du genre. Tout en grognant, le nerd se résigna et rangea son portable. Puis les heures ont passé lentement jusqu’à la nuit.

Mell poussa la porte mollement, presque trop doucement et sa lassitude lui fit oublier de signaler sa présence immédiatement. La routine aux côtés de sa sœur, c’est pas la joie non plus, ces derniers jours. En fait, tout le monde est à côté de ces pompes, ces derniers temps (bah, oui, y’a qu’à voir les derniers posts du fo- /AVION/). A vrai dire, le même climat de tension semble régner à la maison autant qu’au boulot. En jetant son sac sur le canapé comme à son habitude, le binoclard se hâta vers le frigo où il préleva sa canette de coca rituelle, qu’il comptait bien aller vider devant un match de quelque chose. Ou au pire des cas s’assommer devant un jeu télévisé débile, il préfère ça plutôt que tergiverser avec toutes les bribes de conversations étranges qu’il a surpris à la Grande Maison, et que son cerveau veut malgré tout s’efforcer de relier entre elles. Tout ce serait bien passé si son regard n’avait pas été attiré par l’écran d’ordinateur brillant dans l’obscurité de son bureau, situé au-delà de la cloison, derrière le salon, son repaire.

Devant le moniteur est assise Leanne, visiblement captivée et trop préoccupée pour l’avoir entendu entrer, discret qu’il a été, pour une fois, à ne pas se prendre les pieds dans le pailasson. Même maintenant qu’il n’est plus qu’à quelques mètres d’elle, sa sœur semble bien trop concentrée pour le remarquer. Etrange.. se dit le gamin, sachant que sa sœur est du genre vive et attentive de manière générale. Un peu inquiet et également curieux, il se rapprocha à pas de loups, mais en un seul coup d’œil, il en vit déjà plus qu’il n’aurait voulu en voir. Quelques termes renvoyant à ce qu’il entendant déjà trop ces derniers jours suffirent à lui évoquer ce qu’il craint le plus sous le toit de cet appart : Azmitia. Titak. Régime. Mazinkaizer. Il ne peut bien entendu pas passer trop longtemps inaperçu et Leanne sursauta en se retournant, refermant immédiatement le laptop d’un air furieux.

« Préviens quand t’es rentré abruti! T’avais pas à voir ça! »
« Et-- Et toi, alors?! J‘croyais que t’avais arrêté tes conneries avec… »
« Parce que je suis dans une chaise roulante, tu crois que j’ai arrêté de penser, aussi?! On est pas tous des planqués comme toi. Tu ne devrais même pas voir ce-- »
« Et toi t’es qu’une inconsciente! C’est les familles comme nous qu’y z’ont l’plus à l’œil. On fait quoi, s’ils trouvent c’putain d’article ici?! Tu crois vraiment qu’on peut s’défendre contre ça? »
« Tu.. tu sais même pas ce qu’il contient, de toute manière. »
« Assez pour qu’ce soit condamnable, vu comme tu t’défends! Me prends pas pour un ignorant, j’en entends déjà assez toute la journée.. Merci, Leanne, quelle délicate attention! »


Leanne se tait, visiblement consciente qu’elle ne fera pas entendre raison à son frère inquiet. Elle baisse le regard et soupire, puis considère le binoclard de nouveau. Mell est également tombé dans le silence, remué par cette conversation. Le brun pour sa part tente de ne pas laisser la déception l’envahir, évite de se sentir trahi à nouveau. Après tout, Leanne n’a jamais dit qu’elle abandonnerait son combat de résistante. C’est lui qui a naïvement imaginé qu’elle laisserait tomber pour qu’ils aient une vie normale, et que la fusillade qui a bien fallu leur coûter la vie ne reste à jamais qu’un mauvais souvenir. Mais c’est oublier la ville même dans laquelle ils habitent. A quelques dizaines de kilomètres d’eux se dresse la Grande Maison, là où se trame tout ce qui peut causer leur perte.

« Pourquoi tu aides pas la Résistance? Tu pourrais vraiment.. »
« Prononce pas ce mot ici.. J’ai pas envie d’finir ma vie dans une cellule crasseuse à chopper l’tétanos. Toi t’veux finir ainsi, c’est ça? Regardes dans quel état t’es déjà! Tu crois pas qu’t’en as déjà assez fait? »
« Si t’avais pas été là ce soir et que tu m’avais pas caché des trucs, on en serait pas là, Melly. »
« Quoi?! Va t'faire foutre! »


Interdite, le regard de la jeune femme se teinta immédiatement de culpabilité en entendant claquer avec agressivité les mots de son frère. Mell tourna les talons rageusement pour s’en retourner vers la porte d’entrée. Sa sœur peina à la suivre et resta dans le salon alors que son cadet est déjà en train d’ouvrir le battant pour sortir dans la nuit. Mell n’a jamais parlé à sa sœur de ce qui s’est passé durant le temps où elle était tombée inconsciente, cette nuit-là. Et à chaque fois que ce genre de débat revient entre eux, le jeune homme se ferme de manière systématique. La chose inquiète fortement sa sœur, et il lui arrive de soupçonner le pire. Leanne a eu le temps de réfléchir à ces heures qu’elle a manquées avant de se retrouver immobilisée dans cette chaise roulante, mais jamais elle n’a pu obtenir de réponses satisfaisantes. Mell lui cache forcément des choses que lui-même n’a pas digéré.

« Melly, attends.. »


Le chercheur lui lança un  regard noir avant de claquer la porte derrière lui, Rubis encore sur ses talons. Seule de nouveau, la jeune femme retourna à l’ordinateur pour se dépêcher d’effacer toute trace de l’article. Certainement que Mell ne reviendrait pas avant une ou deux heures, pourvu qu’il ne passe pas de bêtises comme aller boire ou se trainer dans une histoire à dormir debout. Comme d’habitude, ce sera rentré dans l’ordre dans deux ou trois jours. Reste qu’à chaque fois, ça fait mal.

Le binoclard descend la rue d’un pas furieux, inspirant profondément tandis que sa jambe à la rotule en mauvais état traine derrière et lui donne une démarche de petzouille confirmé. Il n’a jamais eu la force de dire à Leanne que pour la défendre, il lui avait fallu appuyer sur la détente. Comment le pourrait-il, lui qui désire oublier cette expérience dont il se maudira toute sa vie? Conformément à ses habitudes, le brun court sur pattes se réfugia devant la tombe de son grand-père pour s’y recueillir et remettre de l’ordre. Cela a toujours le chic de le calmer, et même si il ne dit rien, il peut poser en pensée ses questions à son ancêtre bien aimé dont la présence lui manque. Se dire qu’il est dix pieds sous terre heurte toujours le jeune homme qui ne se sent encore qu’un enfant dans tout ce chaos qui règne sur l’île. Oh, ça, partir, il y a réfléchi un grand nombre de fois. Mais lui et Leanne n’en n’ont pas les moyens. Et puis, où iraient-ils vivre? Tout ce qu’ils possèdent se trouve sur cette île, aussi maudite soit-elle ces derniers temps, Mell a pu aussi en voir les plus belles facettes (quoiqu’il lui en reste encore beaucoup à découvrir, n’ayant pas pu tant voyager). Mains dans les poches, Mell retira ses lunettes pour les nettoyer, dans un geste rituel, tout en inspirant profondément, s’efforçant de détendre son corps alourdi par sa journée et la tension de la situation avec sa grande sœur.

Une onde rosée réconfortante passa au dessus de la tête du binoclard en train de se torturer à repousser les sens que son cerveau veut donner aux mots qu’il a pu apercevoir de cet article. Après réflexion, il préfère ne rien savoir. Et admettra que Leanne n’a fait que jeter un œil, car, oui, elle a bien le droit d’avoir ses idées politiques. Rubis se mit à miauler sans son air provocateur habituel et Mell se tourna à son tour vers l’auteure de l’onde féerique, dont la vue su le calmer partiellement. Il vit derrière la pierre tombale une Mélofée au sourire réconfortant, brillante d’une aura rosée, et dansant avec grâce, comme chargée par l’énergie de la lune visible cette nuit-là. Même l’hautaine Rubis semble charmée et admirative de cette apparition curieuse et s’approche d’elle avec des yeux brillants. Probablement pense-t-elle qu’être pote avec la Pokémon canon du coin lui vaudra l’admiration de son entourage, ou quelque délire de Miaouss superficielle.. Faut dire qu’à ce niveau, Diiode, cette maudite Smogo ne peut lui servir que de faire-valoir. Ah, ça rappelle un peu les collégiennes pestes qui mettaient des bombes-capotes dans le casier des Mell avec des charmants petits mots gentils. Dans tous les cas, la prestation de la Mélofée parvint à calmer progressivement Mell qui lui répondit avec sincérité d’un sourire reconnaissant. Puis, son côté chercheur reprit sans attendre le dessus sur le reste quand il réalisa que la fée avait certainement le talent pour apprendre la fameuse attaque Métronome. Pas vraiment gêné quand on en vient à la science, le jeune homme exprima sans détour le fait que si Mélofée voulait continuer de l’aider et faire la route à ses côtés (en plus, Rubis sera ravie d’avoir une amie), il  aurait probablement grandement besoin d’elle pour avancer dans ses recherches. Le petite fée semble pleine de bonne volonté de bien faire, et hocha la tête sans détours, répondant à l’attitude décidée du jeune homme. Aussi,  il faut dire que Rubis et la Mélofée jouaient déjà ensembles comme deux amies, et que cette dernière s’amusait de l’attitude un peu puérile de la Miaouss déjà en train de lui compter ses aventures avec son pigeon de dresseur et cette mocheté de Smogo… Plus généreuse, Berylle, la Mélofée écoutait les récits de Rubis en souriant avec empathie à son nouveau dresseur en train de hausser les épaules d’un air blasé. Bon, on dira que pour qu’il cesse de faire la tronche, il faudra simplement que Leanne ne grogne pas sur la présence d’un nouveau Pokémon à l’appartement..

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