« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Parentalité [PV Mercy]

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Gavin A. Sutcliff
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Métier / Études : Journaliste / Rédacteur en chef du journal des Résistants
Pseudonyme(s) : → Godot: au sein de la Résistance, et dans le journal des Résistants.
→ Dean Vessalius: Nom de journaliste dans le journal de l'Île, il l'utilise très souvent comme fausse identité.

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MessageSujet: Parentalité [PV Mercy]   Jeu 21 Avr - 15:49




Parentalité

Feat. Mercedes L. Blanchett





« Elizabeth, tu n'as pas le droit de la garder indéfiniment comme ça. »
« J'ai parfaitement le droit, je suis sa mère, et j'ai sa garde. »
« Et je suis son père. »
« J'ai prévu des choses avec elle. Je dois y aller. Au revoir Gavin. »

Une fois de plus, elle lui raccrochait au nez. Une fois de plus, elle l'empêchait de voir sa fille.
Gavin se demandait comment il avait pu être fou amoureux d'elle. Son ex-femme avait changé, avec le temps. Il se remémorait souvent leurs premières années. Lui n'aurait jamais imaginé que ça puisse se terminer comme cela, et surtout, qu'ils puissent avoir la relation qu'ils avaient aujourd'hui. Il savait que l'arrivée du Régime y était pour quelque chose. Cela avait cassé son couple, car la femme avait des idées diamétralement opposées aux siennes. Et malgré l'amour que tous deux portaient à Bianca, malgré leur volonté d'offrir la meilleure vie possible à la fillette, ils s'étaient séparés. Et voilà où ça en était aujourd'hui. Ils se détestaient, ne se parlait presque plus. Et Elizabeth tentait d'avoir tous les pouvoirs sur sa fille.

C'est donc passablement énervé que Gavin se rendit en direction du Journal de la Résistance. Peut-être que ça pourrait lui remonter le moral. Peut-être. Encore faudrait-il qu'il n'y ait pas trop de mauvaises nouvelles qui s'ajoutent. Parce que ça le mettrait de mauvaise humeur. Et Godot de mauvaise humeur, c'était encore pire que d'habitude, notamment pour ses employés. Il devenait sarcastique, cassant et encore plus froid qu'à l'accoutumée (oui, c'est possible.)

Alors, quand en arrivant au journal il se dirigea directement vers son bureau, sans accorder un seul regard et sans dire bonjour à son équipe, personne ne broncha. Personne ne savait ce qu'il avait, mais ils savaient tous que quand il avait ce comportement, c'était mauvais signe. Il se prépara une grande tasse de café, seule chose susceptible de le faire sortir de sa mauvaise humeur.

Le rédacteur en chef laissa ses Pokemon sortir de leurs balls. Seul Miles le Pifeuil décida qu'il resterait dans sa petite maison bicolore, parce non mais oh c'était trop calme pour lui, il n'allait quand même pas s'embêter à sortir s'il n'y avait pas de combat. Miles était extrêmement orienté baston, trop même, et le laisser sortir signifiait forcément bagarre avec les autres Pokemon de l'équipe de Gavin. C'était donc mieux comme ça.

Luffy est le premier à se libérer. Depuis que l'homme au masque l'a recueilli avec lui, le Pokemon aveugle a beaucoup grandit. Il a appris à s'orienter avec son odorat et ses autres sens, et il sait aussi bien se repérer dans l'espace que ses compagnons voyants. Et bien qu'il ne soit pas du genre à courir et qu'il soit prudent, au moins n'est-il plus le petit orphelin effrayé qu'il était à la sortie de son œuf. Une belle victoire pour lui-même et pour son dresseur, en somme.

Après plus d'une heure passée dans son bureau à lire les mails qu'on lui avait envoyé, Gavin s'étira sur son siège. Il avait bu deux tasses de café, et pourtant il n'allait pas mieux. Le fait de ne pas voir sa fille l'affectait plus que n'importe quoi d'autre.

« Shade, va voir si Azmitia est arrivée, j'aurais besoin de lui parler. »

Le journaliste décida qu'il devait penser au travail avant tout. Et puis, il appréciait plutôt sa collègue qui avait rejoint le journal il y a plus d'un an de cela. Aussi, il prendrait des nouvelles de ses dernières recherches et avancée. Et enfin, il avait besoin, même s'il ne se l'avouait pas, de quelqu'un avec qui discuter.

Le fantôme traversa donc le mur à la recherche de la journaliste. La Spectrum la connaissait bien désormais et savait quel effet bénéfique la jeune fille avait sur son dresseur. Et elle serait sûrement tout de même allée la chercher même si Godot ne le lui avait pas demandé. Parce que mine de rien, la type Spectre n'aimait pas le voir de mauvaise humeur, et ce malgré son inclinaison envers les sentiments négatifs des humains.  

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Parentalité [PV Mercy]   Dim 24 Avr - 22:57


♦ PARENTALITÉ ♦feat. Godot
Comparée à l’ambiance de la maison, l’étouffant local du journal me paraît tel un oasis dans un désert. À pianoter contre mon ordinateur, mon esprit s’éclaircit enfin, se défait lentement de ma nouvelle réalité familiale. Une à une, les tensions s’apaisent alors que ma concentration s’élime lentement, parcourant la liste de mots déjà écrits dans une suite bien précise. Un certain réconfort émane de ma propre écriture. Comme une vieille amie, elle ne m’abandonne jamais aux instants les plus flous de mon existence, comme ceux où je dois composer avec mon nouveau statut de belle-mère auprès d’un enfant dont j’ignorais encore l’existence il y a quelques mois. À mon arrivée, les mots filent, naturels, sur l’écran de mon ordinateur. Ils forment des phrases qui s’accumulent contre la feuille blanche sans vraiment faire de sens, simples exercices mentaux me permettant d’affiner mon focus. Lorsqu’en enfin je me sens prête à affronter mon article, je sors les informations connues dans un dossier bien ficelé, quelques photographies ainsi que mon précieux carnet de notes afin d’écrire une nouvelle histoire cinglante qui, je l’espère, fera le plus grand mal à mes ennemis. J’affute mes armes les unes après les autres, le noir venant couvrir la blancheur immaculée et vierge de mon écran. J’en perds toute notion du temps, plongée dans un monde où plus rien ne saurait m’atteindre, y compris moi-même. Mon regard imperturbable s’est rivé contre mon travail, oubliant mes collègues qui s’affairent à leurs propres occupations tout autour de moi. Aucun n’a la folie de venir me déranger, sachant très bien dans quel genre d’humeur les distractions peuvent me placer.

Le silence me tire néanmoins de mon monde isolé. Il retombe sur la pièce bourdonnante comme un coup de massue. Je relève la tête tout juste à temps pour percevoir le passage pressé du patron. Aussitôt, je fronce les sourcils en suivant sa progression vers son bureau. Je reconnaîtrais cette démarche entre mille, celle de la frustration chez mon ami et boss. D’un haussement d’épaule, je regarde la porte se refermer un peu promptement peut-être. Semble-t-il que Godot se soit levé du mauvais pied, loin de moi l’idée de le déranger lorsqu’il souhaite un peu de solitude dans le confort de son bureau. Au final peut-être que le travail aura raison de son humeur, tout comme elle l’a fait pour moi. Je me sens déjà bien soulagée après près de deux heures d’écriture intense. Avec un peu moins de concentration que tout à l’heure, je retombe dans ma besogne. Régulièrement, mes pensées reviennent vers mon patron, me demandant malgré tout ce qui peut le déranger aujourd’hui. Je tiens à lui mine de rien. J’ai l’habitude de le voir grognon, mais il semblerait qu’aujourd’hui soit particulier tout de même.

Au moment où j’abandonne l’idée de lui rendre visite, convaincue que l’homme d’expérience saura gérer ses histoires seul, une forme émerge de mon pupitre. Je reconnais aussitôt la Spectrum de Gavin, que je salue d’un sourire. Celle-ci m’invite d’un geste et je devine que mon patron a besoin de moi. J’enregistre mon travail avant de quitter ma table, ne prenant que mon l'Oeuf qu'on m'a offert au boulot il y a quelques temps déjà, un bel Oeuf orangé strié de marron. J'entre dans le bureau de l’homme aveugle sans frapper. Après tout, s’il a fait envoyer son spectre pour me chercher, alors c’est qu’il devait m’attendre.

«Hé oh boss! Comment va la vie?»

Je regrette de ne pas avoir de café à lui offrir, peut-être aurais-je quelque peu ensoleillé sa journée. Je m’assieds devant lui en soupirant de fatigue, posant mon Oeuf sur le fauteuil près de moi. Mon cou, mes épaules et mes bras m’élancent, résultat naturel d’une position accroupie contre la table pendant de nombreuses heures. Je me masse en faisant une grimace mi-douloureuse, mi-amusée.

«Eh bien, God’, on dirait que je deviens vieille. Comment tu fais pour tenir encore le coup à ton âge?»

Je lui souris avec malice. Mon patron n’a qu’une dizaine d’années de plus que moi, mais j’aime bien le taquiner sur ces quelques années qui nous séparent, avec toute mon affection bien sûr.
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Gavin A. Sutcliff
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MessageSujet: Re: Parentalité [PV Mercy]   Lun 7 Nov - 22:51




Parentalité

Feat. Mercedes L. Blanchett





Gavin se cala dans son siège, regardant dans le vide, en face de lui. Il aurait bien envie de prendre son téléphone, d'insister encore auprès de son ex-femme, mais il savait très bien que c'était inutile. Que ça ne changerait rien, que ça ne ferait qu'empirer les choses mêmes. Quant à porter l'affaire au tribunal... et bien, Gavin préférait rester discret, toujours. C'était un réflexe depuis qu'il était arrivé dans la Résistance. Se faire tout petit, invisible. Alors ce n'était pas facile, parce qu'on le remarquait souvent, avec son masque et ses cheveux blanc, mais étonnamment c'est ce qui faisait qu'on le suspectait le moins. Comme si on se disait que, avec une allure si peu ordinaire, il ne pouvait rien avoir à cacher. Oh, c'était un avantage pour lui, au contraire. Ça lui permettait de continuer à se faire passer pour un simple petit journaliste de l'île.

La Spectrum réapparut finalement à travers la porte, quelques secondes avant qu'Azmitia n'entre, en pleine forme de son côté apparemment. C'était clair, son état d'esprit du jour était totalement à l'opposé de celui de son patron.

« Bonjour. » répondit-il tout simplement à sa bouffée de bonne humeur.

Il ne parlait jamais beaucoup certes, mais avec la jeune journaliste il avait souvent l'habitude de tout de même dire quelques mots supplémentaires. Ils s'entendaient bien et se connaissaient depuis longtemps, alors en principe, l'homme aux cheveux blanc était plus bavard avec elle. Mais pas là, pas aujourd'hui. Il ne se sentait pas d'humeur et il n'allait sûrement pas se forcer pour faire bonne impression.

Le rédacteur en chef fit ensuite signe à la jeune fille de s'asseoir, simple réflexe, parce que ce n'était plus nécessaire maintenant qu'elle attende l'autorisation de son patron pour se poser sur un fauteuil. Ce genre de formalité ne valait qu'au début. Il ne jeta qu'un coup d’œil rapide à l’œuf que la jeune fille avait posé à ses côtés. Il ne se posa pas la question de ce qu'il contenait ni dans combien de temps il allait éclore, il avait tellement autre chose en tête qu'il s'en fichait éperdument pour le moment.

« Disons que je n'ai pas vraiment le choix. Pourtant, vous me semblez bien en forme, miss Azmitia »

Il la vouvoyait. Ça non plus, ce n'était plus habituel. Alors bien évidemment, il vouvoyait la plupart des gens, mais avec son interlocutrice ils étaient passés au tutoiement depuis le temps, et quand Godot était aussi sérieux, c'était que quelque chose clochait. Il repris une gorgée de café et la posa calmement sur la table. Il avait pour habitude de discuter de sujets divers avec la journaliste avant de parler boulot, mais la, vraiment, il n'en avait aucune envie, et se disait même que se concentrer sur son travail lui ferait oublier son énervement.

« Alors, vos recherches avancent ? Un nouvel article pour faire plier le Régime ? »

Il ne disait ça avec aucun sarcasme ou aucune animosité, au contraire même, il le demandait très sérieusement. Azmitia était celle qu'il considérait comme la meilleure de ses journaliste et comptait beaucoup sur elle. D'ailleurs, peut-être que si elle avait écrit quelque chose, ça pourrait lui remonter le moral. Les bons articles lui remontait toujours le moral, ça ne faisait aucun doute.

« Oh, et nous devons aussi parler du projet Dot, mais nous verrons cela juste après. »

Le projet Dot. C'était comme ça qu'ils avaient nommés leur grand projet qui consistait à « hacker » les bulletins télévisés, et les écrans en général, des habitants de l'île afin de leur faire passer un message de la Résistance. Le projet avait été nommé en référence au Porygon de la jeune femme, qui serait d'une grande aide.
Godot se redressa dans son siège et reprit une gorgée de café, fixant son regard, enfin son masque, sur son interlocutrice, attendant sa réponse.

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Parentalité [PV Mercy]   Mar 8 Nov - 15:52


♦ PARENTALITÉ ♦feat. Godot
Bien des choses nous séparent, lui et moi. Quelque part, je nous perçois souvent tels deux opposés d’une même entité, les deux pôles de ce qui n’est au départ qu’une idée ou un idéal. Godot a toujours pris notre travail très au sérieux, tout comme lui-même qui est plutôt taciturne et toujours aussi assidu. Pour ma part, j’use de ma créativité pour élaborer mes mots et scander mes vérités. Je parviens à le sortir de sa zone de confort et il canalise mon indomptable énergie. Nous nous complétons et je l’apprécie sincèrement, au-delà de nos rapports professionnels. Il fait partie de ce rare cercle de personnes qui connaît la vérité au sujet de mon identité et je lui fais parfaitement confiance avec cette information. Si tout nous différencie, je parviens aisément à le déchiffrer avec l’habitude, et soupire en le voyant engager une conversation vers le travail alors que de toute évidence, autre chose le tracasse, probablement bien plus important. Je me doute qu’il s’agit de sa fille, même si je n’oserais jamais le questionner directement à ce sujet en sachant la corde bien sensible. Je reprends donc contenance contre ma chaise et adopte l’attitude qu’il voudrait me voir emprunter, Azmitia la journaliste aguerrie qui aura quelque chose à lui proposer pour le distraire de ses maux, quels soient-ils. En caressant nonchalamment la coquille de mon Œuf, je réponds à son questionnement.

«Oui, un gros dossier sur lequel j’ai enfin terminé mes recherches. Faisant le lien entre plusieurs gros noms de la business à Anula et quelques projets illégaux du Régime. Enfin, illégaux dans le sens que «pour le reste d’entre nous» comme le Régime semble bien décidé à adopter ses propres lois. Je crois pouvoir terminer d’ici quelques jours, l’article est en court d’écriture mais nécessitera du feedback de la part de mes collaborateurs.»

Mes «collaborateurs» ici mentionnés sont en fait mes informateurs, mes petits oiseaux qui m’informent régulièrement des mouvements et décisions du Régime, au meilleur de leur connaissance. Leur travail est très dangereux et même moi ne connais pas leur véritable identité, ce qui fait parfaitement mon affaire. Je ne voudrais pas leur causer du tort si jamais on devait m’attraper et exiger que je cède mes sources. Je reporte mon attention vers Godot en souriant à la mention du projet Dot. Mon patron est loin d’en douter l’avancement et je serai très fière de lui exposer nos progrès. Le nom, Dot, a été choisi pour plusieurs raisons. Tout d’abord il s’agit d’un clin d’œil à ma Porygon qui nous facilitera la tâche dans cette entreprise, mais aussi pour la référence au mot «point» en anglais qui peut autant faire partie du code électronique qu’illustrer ce que nous tentons de faire. Mettre un point final à la propagande du Régime en permettant une diffusion de la vérité, aussi douloureuse soit-elle. Avant d’entreprendre le sujet, je regarde mon patron cette fois sans le sourire, complètement sérieuse alors que je le dévisage.

«Dans tous les cas, oui, le sujet de Dot peut attendre. Si tu m’as fait venir ici, boss, c’est pour te distraire d’un truc qui te tracasse, mais je doute que ça fonctionnera à long terme. Je veux bien faire semblant de n’avoir rien remarqué et que nous poursuivions cette conversation comme si de rien n’était…»

Je soupire puis lui sourit avec ma tendresse habituelle.

«Ou on pourrait sortir un peu prendre un café et discuter de tout ça à tête reposée. Personnellement je n’en peux plus d’être ici, il fait chaud et je travaille depuis plusieurs heures. Qu’en dis-tu?»

Je n’irai jamais forcer l’homme aux confidences. Ce qui le tracasse lui appartient, mais s’il veut véritablement s’aérer l’esprit, ce n’est pas en faisant semblant d’être en mesure de travailler qu’il y parviendra.
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MessageSujet: Re: Parentalité [PV Mercy]   Sam 12 Nov - 12:46




Parentalité

Feat. Mercedes L. Blanchett





Gavin trouvait toujours le moyen de se changer les idées en travaillant. C'était un peu sa manière de s'échapper de sa vie personnelle, ce qui expliquait pourquoi les jours où il travaillait le plus, c'était les jours où sa fille n'était pas avec lui. Et puisque Bianca ne passait qu'un week-end sur deux chez son père (ou encore moins, comme c'était le cas ce jour-là) autant dire qu'il travaillait beaucoup. D'un autre côté, ça lui plaisait, et il ne quitterait son poste pour rien au monde. Lui, ça ne l'embêtait pas de passer ses journées enfermé dans un bureau. En vérité, il ne sortait de chez lui que quand sa fille était là, sinon, il ne mettait pas vraiment le nez dehors si ce n'est pour se rendre au travail. D'un côté ça permettait de ne pas trop se faire remarquer. Les seuls résistants qui connaissaient son visage étaient ceux travaillant aux Journal de la Résistance, et ils étaient triés sur le volet.
Azmitia était donc l'une des membres de la Résistance à connaître sa véritable identité, et à en connaître pas mal sur lui d'ailleurs.  
Mais c'était loin de l'embêter. Il faisait confiance à la journaliste, cette confiance était mutuelle d'ailleurs, et il savait qu'il n'était pas en danger avec ses informations en sa possession. Ça faisait un petit bout de temps qu'ils travaillaient ensemble désormais. Pour autant, Godot restait toujours un homme qui ne s'ouvrait pas facilement aux autres, mais avec ceux dont il était proche.s

C'est pour ça donc qu'il passa directement au sujet du boulot, essayant d'éviter celui de sa fille. Son interlocutrice lui exposa donc ce qu'elle avait fait, et, comme d'habitude, le masqué fut satisfait de savoir que son amie n'avait pas chômé. Pas qu'il doute qu'elle lâche le travail un jour, au contraire, mais il aimait bien savoir tout ce qu'il se faisait dans sa rédaction.

« Très bien. »

On n'en avait pas l'impression comme ça mais lui remontait le moral, à la fois de discuter avec Azmitia mais aussi de savoir que son dossier avançait. L'article nécessiterait bien évidemment une validation de la part des informateurs de la Résistance, mais il ne tarderais sans doute pas à être publié.

Mais la journaliste revint ensuite sur l'état actuel de Godot. Après tout, elle n'avait pas tort, l'homme avait besoin de discuter avec quelqu'un, mais s'il n'osait l'avouer à personne et encore moins à lui-même. Il avala la fin de sa tasse de café, en profitant pour y réfléchir pas la même occasion.

« Bon, d'accord. »

Il se resservit une tasse de café (une ce n'était pas assez) et se leva de son bureau. Autant dire qu'il sortait rarement comme ça, et il n'accepterait pas avec n'importe qui. Mais au final, même s'il ne s'en rendait pas encore compte, ça lui ferait du bien de ne pas rester enfermé toute la journée.

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Parentalité [PV Mercy]   Mar 15 Nov - 23:10


♦ PARENTALITÉ ♦feat. Godot
Je réalise être une rare personne capable de s’approcher ainsi de Gavin, alias Godot. De posséder sa confiance là où il a de profondes réserves sur tant de ses proches. Probablement est-ce dû à mon absence totale de malice envers lui. Aux longues heures passées à travailler côte à côte dans un objectif commun. À ma personnalité sympathique et facile d’approche. Mais quelque part, je crois que la réponse se trouve ailleurs. Je crois que nous nous entendons si bien car nous avons décidé de nous soucier l’un de l’autre. De non seulement se respecter mutuellement dans nos différences, mais aussi de s’accorder du temps pour simplement être nous-mêmes, au de-là de notre mandat. Je n’agirais pas ainsi avec n’importe lequel de mes collègues rebelles, au contraire. Mais Godot mérite mon estime depuis le premier jour, a su écouter mes réticences lorsque je suis entrée dans son bureau pour la première fois. Et surtout les accepter. Nous ne nous sommes jamais jugés, au contraire. Si mon attitude peut paraître indiscrète, je me doute bien que mon patron a besoin d’un coup de pouce pour se sortir de ses idées aujourd’hui, et que le café et le boulot ne suffiront pas. Sans m’alarmer, je devine aisément qu’une situation l’entrave aujourd’hui et l’empêche d’être celui qu’il tente d’incarner : Superman, intouchable. Mais parfois il faut accepter notre kryptonite et se dire qu’on combattra peut-être mieux demain pour le bien-être du monde.

Et je me doute que la faiblesse de Gavin ne soit sa fille. Je connais ses déboires avec son ex-femme, tout comme son affection débordante pour sa petite princesse. Je n’ose en émettre l’hypothèse, me contentant de sourire avant de me redresser. Je suis si ankylosée que je dois prendre quelques instants pour m’étirer, avant de récupérer mon Œuf sur le bureau de l’homme au masque. Je passe par ma table de travail pour y récupérer quelques effets personnels et sauvegarder mon boulot comme il se doit, avant d’inviter l’homme à sortir. Je passe dans une pièce d’un vieux building en ruine pour me changer avant de rejoindre Godot dans la rue. Je serai plus à l’aise dans le monde sous mes véritables traits, que je ne dissimule plus aux yeux de mon boss depuis belle lurette. Je nous dirige au cœur de Baguin, une ville que j’affectionne particulièrement après y avoir vécu pendant un peu plus d’un an. Boutiques et cafés défilent, toujours un peu tristes, toujours un peu morne. La ville du nord a quelque peu perdu de son éclat depuis, brisée par les conflits. Mais sous cette grisaille, il est facile de retrouver le caractère si significatif de l’endroit et de ses habitants. Je le dirige vers un petit café qui offre une vue imprenable sur le port. Nous nous asseyons sur la terrasse en profitant du beau temps. La mer est magnifique et je me perds dans sa contemplation longuement.

«C’est une belle journée pour avoir les bleus. Mais ouais. Je suis tellement fatiguée, même si j’ai tant de choses à faire et que dehors, le temps est si doux, je rentrerais bien dormir pendant des jours.»

Je soupire. L’adaptation avec un enfant n’est pas si aisée, malheureusement. Je dois encore composer avec mon nouveau rôle, que je revêts tout de même à contre-cœur. Je reporte mon attention vers Gavin. Nous ne sommes pas sortis pour discuter de moi, mais bien de lui. Ainsi je force un sourire et commande une assiette auprès de la serveuse qui me regarde avec des yeux bien ronds. L’effet que je fais encore après avoir gagné la Compétition. Ça et le mannequinat, les publicités, les entrevues et les potins. Alors qu’elle repart, je m’adresse enfin à mon patron pour lui poser la question qui me taraude.

«Alors?»

Simple. Mais entre lui et moi, ça n’a pas besoin d’être compliqué.
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