« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 William I. Ferguson || Knowledge is Power

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William I. Ferguson
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Date d'inscription : 16/11/2016

Âge du personnage : 52 ans
Métier / Études : Général Politique du Régime
Pseudonyme(s) : La Voix du Régime par le peuple Enolien
Hyperion : Régime
Zacharie Pears : Pseudonyme d'auteur (pour des écrits de propagande principalement)


Niveau : 40
Team active : .
Hannibal : Démolosse ♂ (Torche - Brave)
Caïn : Drascore ♂ (Armurbaston - Mauvais)


MessageSujet: William I. Ferguson || Knowledge is Power   Ven 18 Nov - 10:33

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William I. Ferguson


   
INFORMATIONS
   NOM: Ferguson
   PRÉNOM: William Isaac
   SURNOM: Le Borgne ou Le Pirate (à cause de son cache-oeil), ainsi que Mr Smile (ironiquement, du fait qu'il est réputé pour ne jamais sourire). Mais personne n'ose évoquer ces surnoms face à lui.
   PSEUDONYME(S): La Voix du Régime par le peuple Enolien
Hyperion : Pseudonyme au sein du Régime
Zacharie Pears : Pseudonyme d'auteur (pour des écrits de propagande principalement)
   ÂGE: 52 ans, mais on dit souvent qu'il fait plus vieux que son âge.
   DATE DE NAISSANCE: 8 octobre 1969
   SEXE: Homme
   GROUPE: Régime
   RÔLE: Général Politique
   MÉTIER/ÉTUDES: Général Politique du Régime
   ORIGINE: Père américain, mère énolianne.


   
PHYSIQUE
   COULEUR DE PEAU: Blanche, pâle même.
   CARACTÉRISTIQUES DES CHEVEUX: Courts et noirs, William les coiffent vers l'arrière de sa tête.
   CARACTÉRISTIQUES DES YEUX:Noirs, plutôt petits.
   DESCRIPTION DE LA SILHOUETTE: William est un homme à l'allure imposante, d'une taille avoisinant les deux mètres et aux muscles développés.
   PARTICULARITÉ: Une moustache à laquelle il tient énormément, ainsi qu'un cache-œil sur son œil gauche.


   
CARACTÈRE
   PERSONNALITÉ: Ambitieux - Antipathique - Appliqué - Autoritaire - Bourru - Brave - Brusque - Brutal - Calculateur - Clair - Colérique - Consciencieux - Courageux - Cruel - Cultivé - Cynique - Dévoué - Distant - Éloquent - Exigeant - Fier - Fort - Franc - Froid - Impassible - Impitoyable - Insensible - Intolérant - Intransigeant - Leader - Machiavélique - Macho - Maniaque - Manipulateur - Mauvais - Méthodique - Méticuleux - Misanthrope - Misogyne -  Observateur - Organisé - Ordonné - Patient - Perfectionniste - Persévérant - Précis - Rancunier - Sérieux - Sexiste - Taciturne - Travailleur - Vindicatif (comme les panneaux ?) - Violent

William est un homme plutôt difficile à cerner, on ne sait pas grand chose de lui et il ne parle pas beaucoup de lui. Il aime s’informer sur beaucoup de choses et est du genre à vouloir tout savoir, tout le temps. Il apprécie le travail bien fait, et accepte difficilement les erreurs, qu’elles viennent de lui ou d’autrui. Pour le coup, il saura reconnaître la valeur de quelqu’un qui fait bien son travail. Il aime que l’on suive ses ordres et aime se sentir respecté. William peut s’énerver facilement quand quelque chose lui déplaît et il ne vaut mieux pas être dans les parages dans ces moment-là.
Il croit en ses valeurs et en ses objectifs. Dévoué à sa propre cause, c’est ce qui lui a permit de monter rapidement en grade au sein du Régime et d’acquérir la confiance des personnalités les plus importantes de ce système. Il ne se soucie pas vraiment de blesser, faire mal, et apprécie plutôt de le faire, en fait.  Il considère que se laisser guider par des sentiments futiles tels que l’amour, l’amitié, sont des idiots, et n’a aucun respect pour ces personnes-là car elles sont facilement manipulable. Parlant de ça, lui n’hésite pas à manipuler les autres pour arriver à ses fins.
Il semble n’avoir aucune morale, ou alors la sienne, et on pourrait le dire dénué de tout sentiment. Il n’a pas peur d’être cruel et sans scrupules (même si lui-même ne considère pas ses actions comme de la cruauté) si c’est nécessaire et en phase avec ce en quoi il croit.
Il connaît beaucoup de choses sur beaucoup de sujets et c’est aussi cela qui fait sa force, en plus de sa force physique. Il aime s’informer constamment ce qui fait qu’il est difficile de lui cacher des choses, d’autant plus qu’il sait facilement détecter les menteurs (lui-même étant très bon dans l’exercice du mensonge bien qu’il utilise rarement cette capacité, car il préfère la franchise).

   GOÛTS & DÉGOÛTS: William aime le travail bien fait, et les gens qui font sérieusement leur boulot. Il aime aussi être respecté et que l’on suive ses ordres. Il a horreur des tire-au-flanc et autres flemmards. Il aime que tout se déroule selon son plan.
William déteste les femmes, d’une façon générale, et très peu d’entre elles parviennent à retenir son attention. Il les considère comme plus faibles, et ne sera susceptible de respecter une femme que si elle prouve sa force et ses capacités, et autant dire que ce respect est dix fois plus difficile à obtenir que pour un homme.
Il déteste les faibles et n’a aucune empathie à l’égard de ceux qui souffrent. Il n’aime pas les sentiments de « faiblesse », à savoir la tristesse par exemple, qu’il considère comme affaiblissant l’esprit humain.
Bien sûr, il a horreur des Résistants, il est prêt à tout pour écraser et faire disparaître leur mouvement qui vient selon lui défier son autorité et celle du Régime, et à sons sens la Résistance n’a pas lieu d’exister.
Il ne supporte pas l’échec, que ça vienne de lui ou d’autres, encore une fois. Il n’aime pas paraître faible ou vulnérable.
Sinon, il aime se battre, que ce soit lui-même ou avec l’aide de ses Pokemon. Il aime aussi torturer, faire du mal, ça lui provoque un certain plaisir de sentir qu’il à l’avantage sur autrui, qu’il domine.
William aime le luxe, et ce, depuis tout petit. Il aime principalement la nourriture de qualité et les décorations luxueuses, principalement du style 17ème-18ème siècle. Il a pas mal d’argent mais n’aime pas le dépenser pour des choses futiles ou idiotes.
Même s’il ne le montre pas, il aime beaucoup son fils aîné et est très fier de lui. C’est même sûrement la seule et unique personne en laquelle il tient, et qu’il serait capable de protéger à tout prix.

   ASPIRATIONS & PEURS: William a toujours eu une certaine ambition, et aujourd’hui, maintenant qu’il s’est retrouvé Général Politique, il n’aspire qu’à continuer de faire de son mieux pour assurer la gouvernance du Régime. Il veut aussi faire disparaître la Résistance pour avoir toute l’île d’Enola à sa botte.
Tout homme a peur de la mort et William n’est pas une exception à cela. Toutefois, il a aussi peur de perdre son fils, peur de perdre son influence et son pouvoir, car il sait pertinemment que les résistants sont loin d’être faibles.

   ALLÉGEANCES: Régime


   
BIOGRAPHIE
Ainsi donc, me voilà contraint de raconter mon histoire. Sachez-le, ce n’est pas ce que je préfère, loin de là. En général, les gens évitent de me poser cette question, mais vous, vous être bien trop curieux hein ? Et puis, vous n’avez pas peur de moi, et vous savez que je vais tout déballer. C’est normal, assis derrière votre écran, vous n’avez rien à craindre d’un personnage virtuel. Bien, maintenant que nous avons brisé le quatrième mur, je suppose que nous allons pouvoir commencer. Et depuis le début, si vous le voulez bien. Pour comprendre tout, je vais même commencer par mes parents, je remontrais peut-être un peu plus loin pour vous fournir quelques détails futiles mais qui pourtant pourront aider à la compréhension. Alors prenez place, très chers, et écoutez le récit de ma vie.

Prologue : Ancêtres

Mon père, George Manfred Ferguson, était le descendant d’une longue et riche lignée d’entrepreneurs et hommes d’affaires américains travaillant dans l’architecture et l’immobilier. Son père (mon grand-père donc) mourut très jeune, tombé au combat durant la guerre, et mon paternel du stopper ses études à ses 18 ans et reprendre l’entreprise, du mieux qu’il le pouvait. Cependant, les États-Unis sont un lieu plutôt hostile et la concurrence est rude, si bien que mon père décida de s’expatrier en Europe où il espérait avoir plus de chance de faire des bénéfices, d’autant plus qu’il ne souhaitait écouler l’argent de son héritage à essayer d’obtenir une place de choix à Wall Street.
Il s’installa donc à Paris, ville sur laquelle il fondait un grand espoir. Nous étions en 1954, et son entreprise réussit à s’implanter mieux qu’il ne l’aurait imaginé. Le côté architecture à l’américaine semblait séduire l’hexagone et il ne put qu’en profiter. Si bien que trois ans plus tard il finit par rouvrir une filiale à New York, et il faisait constamment des voyages entre les deux pays en regardant ses chiffres d’affaire monter au fil des jours.
Ma mère, Ambroise Malfart, naquît elle sur l’île d’Enola. D'une famille plutôt modeste d'éleveurs Pokemon, qui ne vivait pas de masses d'argent, mais quelque chose de suffisant pour nourrir, loger et habiller la petite famille qu'ils étaient et partir en vacances de temps en temps. Elle était fille unique, et passa une enfance plutôt classique, avec un adolescence mouvementée quelque peu de par le côté rebelle qu'elle s'était donnée. Elle finit par suivre des études de sciences politiques, plutôt poussée par ses parents qu'animée d'une véritable envie de se lancer dans ce monde-là.
Elle fit ses études à Paris et c'est là-bas qu'elle rencontra celui qui deviendrait mon père. Selon Mère, ce fut un véritable coup de foudre, si bien qu'elle resta dans ses études dans le seul but de rester avec l'américain. Elle était bien plus jeune que lui, ils avaient huit ans d'écart en réalité, mais ça ne les a jamais empêchés de s'aimer.  contacts

L'entreprise de Père marchait à merveille, et il finit par déléguer la présidence à son frère, qui l'avait suivit depuis toujours dans l'entreprise. Motivé par les demandes répétées de ma mère, le couple finit par revenir s'installer sur l'île d'Enola, qui était toujours restée dans le cœur de ma génitrice, qui de plus venait de perdre son père et dont la mère avait besoin de soutien.
L'argent de mon père leur permirent de se prendre un grand hôtel particulier à Zazambes. Nous étions en 1963, pour vous situer, et l'ambiance était du genre paisible dans cette région. Mère, de par les différents contacts que Père avait sur l'île, finit par trouver un poste de direction dans l'un des Grands Hôtels de Zazambes. Une vie luxueuse commençait donc pour le couple, ainsi que pour la descendance qu'ils s'apprêtaient à avoir. Car oui, ils avaient prévus d'avoir des enfants. Ils se marièrent tout d'abord, le 3 mais 1967, car les préceptes religieux de Père l'empêchait d'accepter de faire des enfants hors-mariage. Cela convint parfaitement à Mère qui avait toujours rêvé d'un mariage de princesse, ils louèrent d'ailleurs un château, en France, pour l'occasion, et ils furent unis pas les liens du mariage, se promirent de s'aimer, et d'une façon générale toute ces choses imbéciles que l'on se promet lorsque l'on se marie.
Mais passons. Ils consumèrent donc leur mariage comme il se doit, et cela eu résultat puisque l'on annonça très bientôt à Ambroise qu'elle était enceinte. Joie au sein du couple qui se prépara pour avoir leur premier enfant. Malheureusement, Mère fit une fausse couche au bout de quelques mois. Une légère dépression s'empara donc d'elle, et ils ne tentèrent rien pendant quelques temps. Mais finalement, restant sur leur volonté première, celle de fonder une famille, il retentèrent l'expérience dont je ne vous conterais pas les détails, et après plusieurs tentatives, Ambroise tomba enceinte d'un second enfant. Nous étions en 1969. Cet enfant, c'était moi.

Chapitre premier : Apprendre à vivre

J'ai donc vu le jour le 8 octobre 1969 à l’hôpital de Zazambes. Un bébé en pleine forme, rien de particulier à signaler, mis à part le fait que j'étais plutôt grand. Mes parents décidèrent de me nommer William Isaac, William étant le nom du grand-père de mon père, et Isaac celui de ma mère.
On me confia rapidement aux soins d'une nourrice. Mère trouvait pour s'arranger en travaillant moins, mais avait quand même très peu de temps, et je profitait toujours au maximum des quelques heures que je passait en sa compagnie. Mon père, de son côté, réservait tout ses lundis afin de m'éduquer à « devenir un homme ». Il n'était pas le plus doux des pères, au contraire même, et les baffes qu'il m'envoyait résonnaient dans ma tête à chaque fois que je faisait une bêtise. Mais ce n'était que le début, et je n'étais pas au bout de mes peines.
Père commença à boire de plus en plus à la mort de son frère. J'avais alors seulement quatre ans, et le soir où il appris la nouvelle, il ne vit rien d'autre comme idée de boire jusqu'à en vomir au bar le plus proche. Je n'ai de souvenirs de cette soirée que les coups dont je fut victime une fois qu'il rentra, agacé par je ne sais plus quel caprice que j'avais poussé ce soir-là. Ma mère était au travail à ce moment, et elle me trouva en pleurs dans les bras de ma nourrice en arrivant. Celle-ci avait bien essayé de me protéger d'ailleurs, se faisant repousser violemment par mon paternel.
Père devint beaucoup plus distant avec moi, si bien que je ne garde pratiquement aucun souvenir du temps où nous jouions ensemble, à apprendre un à construire une maquette ou à faire faire le meilleur circuit du petit train électrique. Je me souviens seulement que mon père était heureux alors, qu'il riait et souriant en me faisant sauter dans ses bras. Après la mort de son frère, suivit très rapidement la mort de ses parents, rien qui n'arrangea son état en somme. Il ne voulut plus jamais me prendre dans ses bras, m'embrasser ou me câliner, et je me sentis encore plus éloigné de mes parents.  
La nourrice qui m'avait protégé, que je connaissais depuis tout petit et à qui je tenait beaucoup, finit par démissionner face à la violence de son employeur. Je me sentit abandonné, car elle état la personne à laquelle je tenait le plus dans cette maison, encore plus que ma mère je crois bien. Elle fut remplacée par Madama Hochot, une femme bien plus droite et autoritaire, dont la froideur déplaisait à ma jeune âme d'enfant et que je ne cessais de défier, et me cachant quand elle me cherchait ou en dissimulant ses bijoux qu'elle affectionnait temps. Elle me détestait, et je la détestait en retour, mais mon père l'appréciait beaucoup, et ses méthodes d'éducation étaient en phase avec les siennes. A savoir l'autorisation de m'enfermer à double tour dans le grenier pendant plusieurs heures par exemple.
Je ne sortais pas beaucoup, et ne voyais pas beaucoup d'autres enfants puisque étant éduqué à la maison. Les seuls que je voyait étaient les enfants des parents que Père et Mère invitaient lors de grands repas qu'ils organisaient. Mais le reste du temps, je m’adonnai plutôt à des activités solitaires.
Mère du se rendre compte que ma solitude commençait à me peser, car à l'âge de 7 ans elle m'offrit un cadeau, presque inespéré jusqu'alors. Une petite Malosse, que je prénommais Minerva, prénom entendu durant l'une des nombreuses séances de lectures auxquelles j'avais droit.
Minerva et moi passions tout notre temps ensemble. Je crois que je ne ressentit plus jamais l'ennui dès lors. Je n'étais séparé de ma Malosse que quand j'étais puni, mais nous trouvions toujours un moyen de nous retrouver.
Dès que j'appris à lire, je me mis à emprunter de nombreux ouvrages dans la grande bibliothèque de Père. Je dévorait page par page cet amas de culture, que je partageait avec Minerva à qui je lisais tous les livres que je trouvait. Je pouvait passer des journées entières dans la bibliothèque, c'était même devenu ma nouvelle cachette. Madame Hochot cachait la clé mais je la retrouvait toujours, et j'allais m'enfermer moi-même pendant des heures. Sauf que cette fois, ce n'était pas une punition mais un immense plaisir. Je me mis très tôt  à lire des ouvrages d'Histoire, de mythologie, cela étant lié à l'éducation fournit par mes précepteurs.
Je me servait aussi de cet endroit afin d'échapper aux colères de mon père, et la lecture était devenu mon nouvel échappatoire, un moyen d'oublier cet homme qui m'effrayait un peu plus chaque jour, jusqu'à éviter de le croiser dans les couloirs. Minerva était avec moi aussi, et me rassurait grandement les soirs où je m'endormais, en pleurs, les joues encore rouges sous l'effet des coups de mon père. « Petit merdeux ! » étaient les mots qui me faisaient le plus trembler à cette époque.
L'état de Père ne s'arrangea à aucun moment. Entre les soucis rencontrés par son organisation et son alcoolisme qu'il refusait de soigner, même Mère n'arrivait plus à l'adoucir. J'avais 10 ans la première fois que je vit Père frapper Mère. Ça n'était jamais arrivé avant. Ou alors peut-être que c'était arrivé, mais je n'y avais encore jamais assisté. Mère s'effondra en pleurs, ne tentant même pas de se défendre, et ne me défendant même pas moi quand Père se défoula sur moi, elle se contenta seulement de le supplier de me laisser tranquille, ce qui n’eut aucun effet. Cela brisa quelque chose en moi, ce jour là. Ma Mère, pour qui j'avais tant d'amour, d'admiration, n'avait pas levé le petit doigt pour empêcher son mari de frapper son propre fils. Elle m'apparut dès lors comme une femme faible, incapable de se défendre, et je me considérais comme celui qui devait grandir en devenant plus fort, meilleur.
Je commençait cela en entraînant Minerva tous les jours. Elle était très déterminée et avait une grande envie de me protéger. Elle était plutôt bonne, d'ailleurs, et ne relâchait jamais rien, progressant de jour en jour. Je me sentais plus en confiance, plus puissant. Pas prêt à affronter mon père, non, loin de là. Mais à ne plus avoir peur de lui comme ce fut le cas à une époque. Ainsi, j'affrontais mon enfance avec plus de facilités. Les coups de mon père se répétaient, mais je les considérais comme faisant partie de ma vie, désormais. Un mal nécessaire, en somme.

Chapitre deuxième : Apprendre à lutter

Quand j’atteignis l'âge d'aller au collège, mes parents m'envoyèrent dans un pensionnat en France, privé. Un des meilleurs selon eux, mais aussi l'un des plus chers. Enfin, ce n'était pas cher pour ma famille, notre fortune étant grande. C'était une grande première pour moi, le fait de me retrouver avec d'autres élèves. Je restait au début dans mon coin, avec Minerva. Cependant, les Pokemon n'étaient pas autorisés dans la cour et dans les salles de classes, et encore moins les combats, alors, nous devions nous cacher afin de jouer ensemble. Cela marcha, disons... les trois premières semaines, jusqu'à ce qu'un surveillant m'attrape. En quelques minutes je me retrouvait convoqué dans le bureau du directeur, un vieil homme trapu dont les vêtement et le bureau sentaient bon le 19ème siècle.

« Monsieur Ferguson » me dit-il avec sa voix sèche « Vous n'avez pas respecté les règles qui régissent notre école. Pour cela, je vais devoir vous sanctionner. Votre Pokemon restera dans votre chambre pendant la journée, et ce jusqu'à nouvel ordre. »

Je ne pu qu'obéir sans offrir de résistance, malgré toute la douleur que cela me procurait. Douleur partagée par Minerva, d'ailleurs, qui s'ennuyait bien tout la journée sans moi. Pour passer le temps, lors de mes moments libres, je lisait, encore et encore. Et cela ne tarda pas à attirer l'attention de quelques élèves, des petites frappes. Il y en avait même chez les gosses de riches, il fallait croire.

Je n'avais à cette époque pas encore appris à me défendre sans l'aide de ma Malosse, je subissais donc les premières brimades sans rien dire, comme quand mon père me frappait au final. Ils cachaient mes affaires, me plongeait la tête dans la cuvette des toilettes, changeaient le cadenas de mon casier ou cassait celui-ci pour voler mes cahiers, afin que les professeurs me punissent de ne plus avoir mes affaires... Et malgré tout cela, je ne dit rien à mes parents. Parce que je ne parlais jamais à Père, et sûrement pas de mes problèmes. Et pas à Mère, qui était bien trop faible pour me défendre. Les week-end où je rentrais chez moi, je m'en servait pour oublier ma semaine, et passer du temps avec mon Pokemon, redoutant les jours suivants...

C'est durant l'un de ces week-end, sur Enola, que je rencontrais un jeune homme un peu plus vieux que moi, du nom de Sydney Adams. C'est dans la grande bibliothèque de Vanawi que nous avions découvert une passion en commun pour la lecture et l'Histoire, et nous nous retrouvâmes à discuter de nos vies respectives, et je finis par aborder mes problèmes au collège. Sydney me répondit de ne surtout pas me laisser faire. Il ne fallait pas que je me comporte comme un faible. Si je ne pouvais utiliser Minerva, alors il me fallait utiliser mes poings. Montrer que j'étais le plus fort. Il me dis que je les surpassaient déjà en intelligence, il ne manquait que la force physique, et je serais au-dessus d'eux. Je me mis à apprendre à me battre. J'étais plus grand que la moyenne, je n'en avais jamais fait  un avantage jusqu'alors. Mais ça l'était. Je faisais une tête de plus que mes agresseurs, largement, et il était temps que je me dresse fier et fort devant eux.

Ça les surpris, la première fois que mon poing rencontra leur nez. Ils ne réagirent pas tout de suite d'ailleurs, avant de fondre en masse sur moi. Mais pendant quelques semaines, j'avais appris. A me défendre, même fasse à plusieurs. Ils finirent par abandonner, après tout ces élèves ne savaient que s'en prendre aux plus faibles, mais en combat, ils ne savaient rien. Ce qui les rendaient plus faibles encore.

J'y pris goût, au combat. Me battre, frapper. Je me sentais vivant. Puissant. Soyons clairs, je ne battait qu'avec ceux qui le méritaient. Ou avec ceux qui me cherchaient. J'aimais montrer que j'étais le plus fort, que j'étais meilleur qu'eux. Parce que je l'étais. Plus intelligent, plus cultivé, plus fort physiquement. Je retrouvais Sydney régulièrement à la grande bibliothèque et nous discutions de différent sujet, notamment de politique. Il en connaissait beaucoup sur le sujet, et moi aussi, en partie grâce à son aide. Sydney paraissait un jeune homme étrange pour beaucoup, mais en réalité nous avions remarqué que nos idées, nos façons de penser, ses ressemblaient. Il était de 4 ans mon aîné, et je prenait exemple sur beaucoup de choses le concernant. Étant en avance sur mon âge, je sautais une classe, et ma dernière année de collège se passa le mieux du monde. J'étais respecté et même craint au sein de mon école, et je ne me laissais plus jamais embêté par quiconque.

Chapitre troisième : Apprendre à rejeter

Le lycée fut, une fois de plus, une école privée, réputée. Je ne me souciais que très peu de l'endroit ou j'étais envoyé, du moment que je pouvais continuer à lire, étudier, apprendre. Il était vrais que ce lycée dispensait une éducation de qualité, destinée aux plus fortunés. J'utilisais mes retours sur Enola pour étudier de mon côté, la politique principalement, et en discuter avec Sydney. Il avait décidé de suivre un cursus de sciences politiques à l'Université, et je me promis de suivre ses pas, un jour.

Mon adolescence aurait pu se dérouler normalement, comme n'importe quel adolescent, bourgeois et riche certes, mais normalement. Sauf que ce ne fut pas le cas. Père était toujours aussi violent avec Mère, c'était même devenu pire depuis que j'étais parti, depuis qu'il n'y avait plus qu'elle à frapper. Et l’événement qui marqua un tournant dans ma vie arriva un soir de juillet, un soir que je n'oublierais pas.

Je me trouvais dans ma chambre, en compagnie de Minerva. Nous lisions ensemble le livre d'un homme politique que m'avais prêté Sydney, et je m'étais perdu avec passion entre les lignes de l'ouvrage quand j'entendis des cris. Je reconnu rapidement ceux de mes parents. Ça aurait pu n'être qu'une dispute supplémentaire, dont je ne me souciait normalement pas. J'avais plusieurs fois voulu apprendre à ma mère à se défendre mais sa faiblesse de femme était telle qu'il était impossible de faire quoi que ce soit. Normalement, dans ces moments-là, je fermais la porte de ma chambre et écoutait quelques 45 tours de musique classique, le son à fond, pour ne plus entendre la dispute. Mais ce sir-là, j'entendis un son, bien plus grand, bien plus fort, que je n'avais jamais entendu avant.

Un coup de feu.

Il retentit si brusquement, si subitement, que je ne bougeais plus pendant quelques secondes. Le calme était revenu. Un calme anormal, comme si le temps s'était arrêté. Puis des bruits de pas affolés se firent entendre, ceux de notre personnel de maison. Je décidait de descendre alors, et en arrivant dans la cuisine je vis mon père, au sol, sa tête baignant dans une mare de sang. En face, ma mère, en état de choc, tenant un Beretta dans les mains.

Je compris très vite ce qu'il s’était passé. Je ne ressentit aucune tristesse, aucune colère, j'étais seulement étonné de voir que Mère avait été capable de tuer. Elle l'avait fait sur le coup, bien entendu, déchirée, torturée par toutes ces années à supporter son mari violent.

Ma mère fut embarquée par la police. Dans le même temps, j'avais 15 ans, et je fut placé sous la tutelle d'un cousin de ma mère. Cette dernière avait perdu ma garde, et peu importe sa condamnation ou la durée de son séjour en prison, elle n'était plus apte à s'occuper de ma personne. A mes 16 ans ont m'émancipa, le cousin de ma génitrice restait mon tuteur mais j'avais désormais plus de liberté. J'avais hérité de toute la fortune de mes parents, je ne manquait pas de grand-chose. Père et Mère ne me manquait pas. Sydney m'avait appris à rejeter des sentiments tel que le manque pour être mieux. Et c'était le cas. Je terminait mes années de lycée quelques mois plus tard, ayant sauté une année de plus. Même mes professeurs semblaient avoir moins de culture que moi.

Comme je me l'étais promis, j’entamais alors un cursus de sciences politiques à l'Université, où j’impressionnais élèves et professeurs de mes grandes connaissance. La politique était devenu une passion pour moi. Et qui sait, peut-être une future carrière.

Chapitre quatrième : Apprendre à fonder

Mes études continuaient, et j'étudiais en majorité seul, dans mon coin. Je n'avais pas changé ce côté là. Je ne m'intéressais pas aux autres élèves, ils me laissaient tous indifférents. Je me sentais bien au-dessus d'eux, malgré le fait que j'étais plus jeune qu'eux. Certains suivaient ce cursus pas dépit, mais j'étais de ceux que cela intéressait véritablement. J'étais véritablement majeur désormais, la tutelle de mon grand-cousin n'existait plus et j'étais désormais le seul et unique possesseur et héritier de la fortune familiale. C'est en effet à moi que Père avait toujours léguer sa fortune, j'étais son fils après tout. Ma mère, n'avait rien, elle. D'ailleurs, elle sortit de prison, sept ans après son enfermement. Elle voulu me revoir, reprendre contact avec moi, et sonna un matin à la porte de la demeure qui fut la sienne autrefois. La porte ne s'ouvrir jamais pour elle, j'avais demandé à ce qu'on ne la laisse pas entrer, quel que soit le nombre de tentatives qu'elle faisait. Je ne me sentait plus proche d'elle depuis longtemps déjà. Elle ne m'avait de sa vie jamais protégé, et je n'avait pas besoin d'elle maintenant que j'étais un adulte.

Un beau jour, Minerva, que j'entraînais encore quand j'avais du temps, évolua, et je devint le fier propriétaire d'une Demolosse forte et courageuse. Je me sentais presque invincible, et je me pavanait partout où j'allais en compagnie de ma chienne, au final ma seule amie de toujours.

J'avais à tort cru que cela resterait toujours comme ça. Je ne savais pas bien ce que je ferait après mes études mais j'avais décidé sérieusement de faire une carrière politique. Peut-être sur cette île d'ailleurs. J'avais des idées bien précises sur de nombreux sujets et cela me plaisait cette idée de les défendre et de les porter tel un étendard.

Pourtant un événement auquel je ne m'étais pas entendu surgit dans ma vie. Il commença pendant la visite d'un musée, durant laquelle je croisais le regard d'une jeune guide, qui pour une raison obscure me fascina. Ses cheveux blonds encadraient un doux visage aux yeux bleus, et le soir venu, je ne pu m'empêcher de me remémorer ce visage. Je tentais de repousser toute forme de sentiment, et pourtant je ne pouvais m'empêcher de revenir aussi souvent que possible au musée en question. Ce fut elle qui fit le premier pas en m'offrant un verre un soir. Je fis ce soir-là ce que je considérerais plus tard comme une erreur, à savoir accepter. J'étais jeune, peut-être encore un peu trop idiot. Quand je me rendis compte que j'étais tombé amoureux, il était trop tard et je ne pu aller à l'encontre de mes sentiments. Elle vint s'installer chez moi, cet endroit ou je pensais vivre seul en compagnie de Minerva jusqu'à la fin de mes jours. Je ne me rendait pas compte de ce qui m'arrivait, de ce que je faisait, et c'est ainsi qu'un jour, en cette année de 1989, Merilda, car c'était son nom, débarqua dans ma chambre, le sourire aux lèvres, pour m'annoncer une nouvelle qui changerait notre vie à tous les deux : elle était enceinte.

Je repoussais d'abord violemment ce projet. Je demandais à plusieurs reprises à ma compagne d'avorter. Je n'étais pas prêt à être père, je ne l'avais jamais été. Mais j'avais fini par céder, une fois de plus, à son regard aussi bleu que l'océan. Bientôt, nous construisîmes deux chambre, car c'était des jumeaux que Merilda attendait. Une fille, et un garçon, comme une balance parfaite, un équilibre merveilleux. Et c'est dans l'angoisse et l'espoir de bien faire, que j'attendis le jour ou je serait père.

Chapitre cinquième : Apprendre à élever

C'est en décembre qu'il naquirent. Nous avions nommé la fille Luna et le garçon Arthur. Je commençais à oublier une partie de qui j'étais alors, tout ce travail pour repousser ces sentiments. Sydney était parti s'engager dans l'armée, alors je ne le revoyais plus, et me concentrait sur ma famille. Je ne buvait pas, l'alcool me rappelant les heures sombres de mon père. Il m'arrivait parfois d'hurler sur les enfants, mais les fessées que je leur donnait n'étaient rien comparé à ce qu'avait pu me faire subir Père. Je refusait d'être comme lui, d'agir comme il avait fait. Après tout, j'étais un homme meilleur que mon paternel, et je tentais de le prouver en rendant l'éducation de mes enfants la meilleur possible. Ils avaient tout ce qu'ils souhaitaient. Plusieurs mois après leur naissance, je repris le travail, dans l'administration d'un des Grands Hôtels que j'avais réussi à récupérer de ma mère, m'assurant ainsi que mes jumeaux ne manqueraient jamais de rien, et grandirait même probablement sans jamais avoir à travailler. C'était un avenir que je leur souhaitait, car je voulais le meilleur pour eux, pour leur futur. J'avais mis de côté ma carrière politique pour me consacrer à ma famille, oubliant pour un moment mes projets, mes envies, pour me concentrer sur ceux de mes enfants, car à mes yeux dès lors, il n'y avait plus qu'eux qui comptaient.

Malheureusement, la vie, une fois de plus, avait décidé qu'elle ne serait pas docile avec moi. Elle m'avait arraché ma famille pas à pas, et n'avait pas prévu de s'arrêter là. Elle me rappela violemment qui j'étais, et à quel point elle ne me laisserait pas tranquille, le 9 avril 1996. Les jumeaux rentraient de l'école, raccompagnés en voiture par notre chauffeur personnel. Une routine habituel, dont rien ne laisser présager qu'elle se terminerait en désastre. On ne m'a jamais raconté les détails, et j'ai de toute façon refusé de les savoir. Mais il y eu un accident. Plutôt grave. La voiture entra en collision avec un camion de livraison et fit plusieurs tonneau avant de finir sa course en plein milieu de la route, dans un fracassement. Les secours intervinrent aussi vite qu'ils purent. Arthur et le chauffeur s'en sortirent. Luna, non.

Elle se trouvait du côté où le choc avait eu lieu. Durant plusieurs mois, elle était restée à l’hôpital, dans le coma, et j'avais passé mes journées et mes soirées à prier pour qu'elle nous reviennent. Ces prières ne furent jamais entendues, et j'eu la confirmation qu'il n'y avait personne dans les cieux, au même moment ou j’apprenais que nous ne reverrions plus jamais ma fille.

C'est à cette époque que tout rechangea chez moi. La réalité qui me revenait en pleine figure me rappelait tout ce que j'avais oublié pendant tout ce temps. Les sentiments, l'attention, tout cela était destructeur. Ravageur. Je l'avais compris trop tard. L'alcool devint mon échappatoire, et les coups aussi. Les coups sur ma femme. Je ne le voyait pas, mais je reprenait les erreurs de mon père... ou était-ce seulement des erreurs ? Elle aussi, comme Mère, était faible, incapable de se défendre. Elle me quitta, du jour au lendemain. Pire encore : elle me laissa mon fils. Un matin, elle avait disparu, avec seulement un mot d'adieu. Elle promettait de ne plus jamais revenir. Que ce soit pour moi... ou pour Arthur.

Chapitre sixième : Apprendre à oublier

J'avais 30 ans, un fils à élever, seul. Mon attitude changea vis-à-vis de lui aussi. J'avais perdu tout ce temps à vouloir faire un «bon » père, j'avais abandonné la politique pour eux, et en retour de cela j'avais perdu ma femme et ma fille. J'y vit à travers cela un message, qui me disait que je n'aurais jamais du abandonner ma voie. Après tout, on n'avait que ce que l'on méritait. J'acceptais de m'occuper d'Arthur, d'accord, j'en ferais un homme, je lui apprendrais la vie. Je voulais perpétuer le nom de ma famille de toute façon, et il fallait que ma fortune familiale finisse un jour dans les bras d'un homme fort, et ce sera Arthur.

Je me mis à rejeter mes sentiments, comme je l'avais fait avant. Je refusais la tristesse. Je refusais la compassion. Je punissais mon fils à chaque fois qu'il mentionnait sa sœur ou sa mère. Je lui disait de les oublier, qu'il serait bien plus fort en regardant vers l'avenir et non le passé. Je lui refusait de céder à ses sentiments, ou à se comporter comme un faible comme lorsqu'il pleurait. Il devait apprendre, désormais, ce qu'était la vie, et comment aller contre elle. J''essayait de m'éloigner aussi de l'amour que j'avais pour lui. Si la vie m'avait enlevée ma fille, alors elle pouvait faire la même chose avec mon fils, et je refusait d'être détruit une fois de plus.

Je décidais de relancer ma carrière politique, trouvant en premier lieu un travail dans le service culturel de l'île. Ce n'était pas la meilleure des choses, mais c'était un début, et j'avais toute les chances de progresser. A 30 ans, je n'étais pas trop vieux, je pouvais toujours monter. J'avais confiance en mes capacités, en mes connaissances, et je savais qu'on saurait me reconnaître ces qualités. J'avais de grands projets d'avenir, une ambition sans faille qui m'animait. Je ne me concentrais plus que sur moi et ma carrière, car il n'y avait plus que cela qui comptait désormais, ça et rien d'autre.

Chapitre septième : Apprendre à s'engager

Je retrouvais Sydney, quelque temps après la mort de sa propre femme. A croire que nous étions destinés à nous retrouver une fois de plus. Nous avions la même vision des choses, les mêmes idées politiques, et je voyais enfin en lui quelqu'un que je respectait et admirait. C'est lui qui me fit découvrir ce groupuscule qui planifiait de renverser le gouvernement en place et de prendre le pouvoir. Des ambitions, des idées que j'étudiais avec attention, avant de découvrir qu'elles étaient en accord avec les miennes. Je m'y engageait sans hésiter, travaillant du mieux que je pouvait pour mettre nos plans à l’œuvre.

Sydney grimpait les échelons et je l'accompagnait dans cette ascension. Je voyait en lui l'image d'un leader, quelqu'un capable d'honorer notre cause. Je n'étais pas le seul, d'ailleurs, à penser comme cela, car bientôt Sydney fut nommé Général Politique. Notre mouvement se construisait petit à petit, et, je le sentait, il devenait de plus et plus puissant chaque jour. Nos rêves de pouvoir grandissaient aussi, et nous pouvions bientôt espérer avec beaucoup de réalisme prendre le pouvoir un jour.

Pour être honnête, je n'ai jamais aimé cette Eliza Turnac. Franchement, une femme à la tête d'un gouvernement ? Certes, je dois reconnaître qu'elle avait du cran, et que pour son sexe elle n'était pas si faible que ça, mais c'était surtout ses idées, sa façon de gouverner, et par-dessus tout cette espèce d'immense admiration que la grande majorité de la population d'Enola lui vouait qui m'agaçait au plus haut point. Je n'aimais pas ses sourires, ses lois niaises et surréalistes, qui à mon sens détruiraient bientôt toute notre fierté. C'était évident, à force de donner trop de pouvoir au peuple, on se destinait à détruire toute logique et administration existantes ? Non, pour gouverner, il fallait des dirigeants puissants, connaissant leur métier, sachant comment faire les choses. Il fallait des professionnels, des gens cultivés et intelligents, on ne devait pas laisser n'importe qui faire n'importe quoi ? Élitiste ? Oui, je croyais et je continue de croire qu'il faut l'être, si on veut que tout tourne comme il faut.

Très rapidement nous nous firent à élaborer un plan. J'étais déterminé à suivre ma cause, à me battre pour elle, maintenant que j'avais enfin trouvé ma voie. Je savais qu'elle était la bonne, je savais dans quoi je m'engageais, ou j'allais. Je connaissais aussi les risques, nous allions jouer gros et nous ne pouvions nous permettre d'échouer. Mais nous aurions en notre faveur l'effet de surprise. Personne, personne à par nous sur cette île ne s'attendait à ce qu'il allait se passer, et cela jouait en notre faveur.

En 2007, j’engageai mon fils qui avait alors 18 ans. Il avait de toute façon été bercé par mes idées, puis par celles de ma cause, et je ne lui avais pas vraiment laissé le choix de penser par lui-même ou de diverger de mes idées. Il était d'ailleurs très fier d'être soldat, un des plus jeunes à l'époque, entraîné pour se battre, car nous savions que nous aurions à nous battre, et qu'il nous fallait de toute façon former une armée.

La date de l'attaque fut fixée de long mois avant celle-ci. Nous avions tout préparé minutieusement, chaque détail, avec acharnement jour et nuit, car nous refusions l'échec. Nous ne pouvions pas perdre, les règles étaient simples. Le plan d'attaque avait été étudié et ré-étudié. Nous étions enfin prêt, sûrs de nous. Nous n'allions pas perdre car nous étions bien trop préparés pour ça. Nous n'avions pas encore le pouvoir mais étions déjà plus fort qu'eux, et nous n'allions pas tarder à le prouver.

Le 10 juillet 2008, à notre plus grande fierté, restera pour toujours l'un des jours qui a le plus marqué Enola. Comme prévu, l'effet de surprise joua en notre faveur alors que nos soldats vêtus de blanc attaquaient la Grande Maison, résidence de la Présidente Turnac et de sa famille. Nous n'avions aucun remord à savoir qu'il y avait des enfants là-dedans, si leur mère était mauvaise pour ce pays, alors eux aussi. Des sacrifices furent fait. Des sacrifices nécessaires, obligatoire. Je n'ai jamais cru au pacifisme, il n'a jamais permit de prendre le pouvoir. La force était la seule solution, l'a toujours été, et la sera toujours.

Et ainsi se termina la présidence d'Eliza Turnac.

Chapitre huitième : Apprendre à régner

Nous étions maintenant au pouvoir. Nous avions gagné, et nous pouvions désormais annoncer au peuple d'Enola que le Régime les gouvernaient désormais. Et qu'ils n'avaient pas le choix. Pauvre peuple aveuglé par leur ancienne présidente, pauvre peuple qui a cru que s'insurger nous ferait partir. Nous n'étions pas faibles, oh non, loin de là. Ils crurent qu'ils pourraient nous déloger, à coup de manifestations, de cris indignés. Nous leur avons prouvé que c'était inutile de résister. Qu'il fallait oublier la présidente Turnac. Et que tout ceux qui s'opposeraient à nous subiraient de lourdes conséquences.

Certes, les gens du Nord nous donnèrent du fil à retordre. Plus résistant, plus braves sans doute que le reste d'Enola, avec ces envies de liberté. Ils commencèrent par des manifestations pacifistes... la plus inutile des manières de protester, en somme. Nous leur montrèrent alors que seule la force était la bienvenue désormais, notre force, celle du Régime. Nous nous attaquions à eux alors, par des armes, en faisant quelques uns prisonniers. Je me souviendrai toujours de nos premiers prisonniers, agréable souvenir comme on se souvient de nos premières amours. Je crois qu'ils comprirent ce jour-là que nous n'étions pas là pour jouer les fantassins, que notre coup d'état avait un véritable but et que nous n'étions pas prêts de nous arrêter là.

De son côté, Sydney, que l'on nommait désormais Scars, fit de moi son bras-droit, son plus proche conseiller en ce qui concernait les affaires politiques. Il savait qu'il pouvait me faire confiance, et c'était réciproque. Le Régime était devenu ma seule et unique cause, ma vie entière y était consacrée et je n'avais plus que ce combat désormais, rien d'autre ne m'importait.

La Résistance commença très vite à faire parler d'elle. Il fallait s'attendre à ce qu'il y ait quelques non-soumis, mais au départ nous n'avions pas imaginer l'ampleur que prenait leur mouvement, sinon nous aurions pris soin de l'écraser rapidement. Il ne s'agissait que quelques insurgés au départ, de Baguin principalement. Plus nos interventions se faisaient fréquentes, plus ils revenaient à la charge, acharnés parmi les morts, blessés et prisonniers que nous gagnions à notre compteur. Aucune des trois grandes batailles de Baguin ne sembla les décourager, malgré que la victoire fut notre, et que le Nord fini par se délaisser entièrement à notre coupe. Du moins, c'est ce que nous avions cru au départ, avant que la Réistance ne revienne une fois de plus à la charge, encore plus fort cette fois. Je m'étais rendu sur le terrain, à ce moment, et c'est là-bas que je perdit mon œil gauche, souvenir que je garde amèrement caché par un cache-oeil qui est devenu le moyen le plus facile de me reconnaître. Cependant, cela fut loin de m'abattre, et ne renforça au contraire que ma rage envers ces résistants que j'avais tous les jours encore plus envie d'éliminer, un par un s'il le fallait.

Nous décidions alors de leur envoyer un signal fort, pour leur montrer que ces quelques années de combat ne nous avait pas affaibli. Nous décidions de détruire un de leur symbole les plus fort, cette personne à laquelle ils tenaient tant et glorifiaient tant : Eliza Turnac. Sa pendaison fut décidée en place publique, car il fallait que tous voit, tous comprennent que l'époque de l'ex-présidente était révolu, qu'il n'y avait nous et plus que nous. Une émeute se produisit après son discours, qui se voulait si fort et si brave, mais qui avait été pendu en même temps que celle qui l'avait prononcé. Nous avions que les révoltes seraient plus violentes, plus persistantes. Mais nous savions dans quoi nous nous engagions. Nous étions prêts. Et puissants.

L'attaque du bloc R ne fit que monter notre colère. La Résistance avait définitivement déclaré la guerre. Oh, je dois avouer que je les avaient sous-estimés, et il me fallut cet événement pour me faire comprendre qu'il étaient sérieux. Mortellement sérieux. Je perdis d'ailleurs ma chère Demolosse, Minerva, durant l'un des affrontements. Elle mourut en protégeant mon fils. Elle ne me laissa pour seul souvenir d'elle un petit, son fils, Hannibal, dont je promis de m'occuper tout comme je m'étais occupé d'elle.

Il y avait cette journaliste, Azmitia. C'est moi qui découvris les articles qu'elle avait publié, et j'en parlais à Scars ainsi qu'aux autre Généraux. Nous tombions très vite d'accord sur le fait qu'elle était une menace et qu'il fallait la retrouver, et la tuer. Nous envoyions un message puissant le 1er janvier 2014 en mettant violemment fin aux célébrations du tournoi amical. Le message sembla passer, à notre plus grand bonheur, car nous savions qu'une fois de plus notre pouvoir et notre force avait été démontré.

Azmitia restait introuvable mais nous ne perdions pas espoir. Nous avions exécutés quelques prisonniers mais relâchés la plupart, incapable de trouver cette fichu journaliste. Nous continuions cependant nos activités, et malgré les affrontements qui nous firent perdre des soldats, nous savions que nous restions en force, et que la Résistance était encore loin de nous avoir délogé.

Chapitre dernier : Fin des apprentissages

Je crois que je ne m'étais pas attendu à la mort de Sydney. Bien sûr, nul n'est immortel, et ce jour-là me le prouva une fois de plus. C'était le 11 juillet 2014, le jour de l'éruption du Volcan. Ce seul jour où Régime, Résistance et habitants de l'île s'unirent pour combattre la menace que représentait Sulfura. Malheureusement, ce dernier attaqua, et alors que nous tentions de fuir, Scars fut touché par l'une de ses attaques. Je tentait mon possible pour le sauver mais c'était peine perdue.

C'est alors qu'on me désigna pour prendre sa place. Je dois avouer que c'était un peu soudain, mais je décidais de reprendre avec dignité le flambeau de mon ancien chef et ami. Je savais ce qu'il y avait de mieux pour le Régime, que je ferais les bons choix, comme lui les auraient fait.

Je pris mon nouveau poste très au sérieux. Il n'y avait que ça à faire, de toute manière : continuer, à l'aide des autres généraux, à démontrer notre pouvoir, et à le garder. Oh, il y eu quelques événements.. agaçant dirons-nous, comme la découverte de la trahison de Gears. Mais il fut très vite exécuté, remplacé par une nouvelle générale en qui il semblait que nous pouvions avoir plus confiance.

La Résistance est toujours là, se battant corps et âme pour remplacer leur pseudo-liberté perdue, à porter en étendard de pathétiques revendications qu'ils pense qu'ils gagnerons un jour. Mais nous sommes là aussi, au pouvoir, face à eux. Et une chose est sûre, nous ne lâcherons rien.

Puisse le Régime toujours mener la danse.

Chronologie résumée:
 



   
HORS-JEU
   PUF: Panda  ( ˘•㉨•˘ )
   ÂGE: 20 ans (c'est normal qu'en l'écrivant je me sente soudainement vieille ? ;w;)
   DISPONIBILITÉ: Difficile à déterminer mais j'essaie de passer tous les jours.
   COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM?: (a)
   QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ET DU CONTEXTE? (a)
   PERSONNAGE SUR L'AVATAR: King Bradley [Full Metal Alchemist]
   CODE: Mangé par Cobaba.
   AUTRE: Bon courage pour la lecture (a)

   


Dernière édition par William I. Ferguson le Jeu 24 Nov - 9:27, édité 10 fois
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William I. Ferguson
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Âge du personnage : 52 ans
Métier / Études : Général Politique du Régime
Pseudonyme(s) : La Voix du Régime par le peuple Enolien
Hyperion : Régime
Zacharie Pears : Pseudonyme d'auteur (pour des écrits de propagande principalement)


Niveau : 40
Team active : .
Hannibal : Démolosse ♂ (Torche - Brave)
Caïn : Drascore ♂ (Armurbaston - Mauvais)


MessageSujet: Re: William I. Ferguson || Knowledge is Power   Ven 18 Nov - 10:47

FICHE DRESSEUR


   
INFORMATIONS
   RAPPEL GROUPE: Régime
   RAPPEL RÔLE: Général (Général Politique)



   
TEAM
   [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] - Malosse ♂ - Hannibal - Torche - Brave
   COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Hannibal est le fils de Minerva, la Démolosse que William possédait avant la mort de celle-ci.
   [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] - Rapion ♂ - Caïn - Armurbaston - Mauvais
   COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Wiliam a trouvé deux bébés Rapion au bord d'une route, mais l'un d'entre eux a tué son frère lors d'un combat, d'où le fait que William l'ait surnommé "Caïn"

 

   
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Cobaltium
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Date d'inscription : 24/06/2013


MessageSujet: Re: William I. Ferguson || Knowledge is Power   Mer 23 Nov - 16:28

Oyooooo! Re-Bievenue chez nous, Willy /o/

Bon, bah, je t'ai déjà fait moult éloges sur ce cher Général Politique qu'on attendait impatiemment depuis des lustres! Ta fiche est laaargement à la hauteur du "défi", et j'ai vraiment hâte de voir ce que donnera ce nouveau personnage au sein du Régime *w*

Je n'ai pas grand chose à ajouter, tout le Staff est très enjoué de la venue d'un nouveau général, bref, c'est impeccable.

Pour la suite tu connais la maison : je t'invite à aller poster ton Pokédex, et facultativement ta fiche de lien, tandis que je m'occupe de t'ajouter aux listes et de créer ton sac! :la:

Encore bienvenue, et je te souhaite des beaux RPs sur Nonola!
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MessageSujet: Re: William I. Ferguson || Knowledge is Power   

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William I. Ferguson || Knowledge is Power

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