« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Ven 11 Aoû - 20:06



&&&



Dahlia & Iris
feat Natsumestréveillé
"In my world, the color red doesn't exist"



Oui, je sais, cette question sur les maladies transmissibles de cette manière devrait être bien plus importante que toutes celles que je me suis posé. Pourtant, je n'ai pas trouvé plus que ça d'articles sur le sujet, alors j'ai préféré me concentrer sur autre chose. Croyez bien que je n'y connais rien, là-dedans, alors j'ai fait avec ce que j'avais, mais ça n'est pas allé plus loin que la façon dont ces infections passent d'un humain à un autre. Cela aurait dû être ma première préoccupation, pourtant, et je pensais que le Shimomura tilterait également. Mais non. Alors que je lui fais part de ma panique la plus sincère, l'éleveur, après avoir compris mon interrogation, se met aussitôt à éclater de rire, à tel point que je crois pendant un instant qu'il faudra aller chercher son inhalateur. Je ne comprends pas ce qu'il y a de si drôle, ma foi... Ai-je dit quelque chose de si amusant, pour qu'il se torde comme ça ? J'ai peut-être dit une bêtise... Si ça se trouve, il sait un truc que j'ignore. Il étudie la biologie, après tout, alors il est certainement plus calé que moi là-dessus, mais est-ce que ça valait vraiment la peine qu'il explose ainsi ? Je me vexerais presque, là. J'ai vraiment eu peur, en plus, et je parle de ça très sérieusement, le sida c'est pas à prendre à la légère. Mais je n'ai réussi qu'à déclencher l'hilarité de mon copain, tant et si bien qu'il en tombe même à la renverse et chute du lit. En le voyant pas si perturbé que ça de son côté, je me détends moi-même progressivement et tente de me rappeler de ce que j'ai appris dans ces fichus bouquins. Mais ils ne parlaient pas tellement en détails des maladies en elles-mêmes.
Face à sa vanne, je manque de tirer puérilement la langue. Maaaais j'aime pas quand on se moque de moi. J'ai l'impression de passer pour un gros débile, après, encore plus en présence de l'asiatique. J'ai vraiment dit une bourde aussi énorme pour que ça provoque un tel effet chez lui ? Je suis curieux de savoir pourquoi il en rit autant. Mais enfin, lorsqu'il remonte sur le matelas, Natsu m'explique mon erreur, et je baisse un peu les yeux, honteux d'avoir dit en effet une belle bêtise. Cela me rassure quand même grandement, ceci dit. Ni moi, ni lui n'aurons à nous inquiéter de ça, alors. Au moins une chose sur laquelle nous sommes tranquilles ; même si j'aurais bien envie de le bouder pour avoir ri de moi (et non, c'est pas vrai, je ne me suis pas ridiculisé tout seul comme un imbécile).

Je pense cependant à autre chose lorsqu'il m'avoue avoir laissé lui-même une marque, et je me mets alors à tâter mon cou, par réflexe, en rougissant un peu, maintenant que je me rappelle de la sensation et des frissons que j'avais ressenti au moment où ses lèvres ont aspiré ma peau. Vrai qu'il ne m'a pas arrêté une seule fois hier soir, alors qu'il savait qu'au moindre souci je pouvais me stopper. Je n'ai pas non plus demander à ce que nous nous arrêtions non plus, d'ailleurs, ce qui veut probablement dire que j'ai peut-être pas tant gaffé que ça. J'espérais ne pas lui avoir fait mal, mais si cela avait été grave, il me l'aurait dit. Et j'aurais certainement culpabilisé, aussi, mais ça on s'en fout. En revanche, je ne tilte pas tout de suite ce qu'il dit à la fin, mais quand je repasse sa phrase dans ma tête et que je me rends compte de ce qu'il a voulu dire, je deviens de nouveau cramoisi. En disant ça, est-ce qu'il veut me faire comprendre que ça ne le dérangerait pas de recommencer ?.. Cela paraissait une évidence, en fait, qu'on n'allait pas en finir là, mais je ne pensais pas du tout au fait qu'on risquait de refaire ce qui est arrivé. Et que l'idée ne me déplairait pas du tout, en sachant que je n'ai pas l'air d'être le seul, puisqu'il me le propose, et cela ne devrait pas me faire autant plaisir, qu'il veuille avoir une 'prochaine fois'. Enfin si, puisque ce n'est pas une mauvaise chose, mais ça va flatter un peu trop mon ego, à force. J'aurais déjà dû le savoir, en fait, vu qu'il paraissait apprécier ce qui s'est passé hier soir. Je faisais attention à entendre si jamais il voulait que je m'éloigne, mais les sons à mes oreilles ne m'incitaient pas à m'écarter, et aussi stupide que je sois, j'avais compris que mon petit-ami voulait continuer.

Si j'étais déjà assez rouge avant, je crois que cette fois-ci, je ne pourrais pas le devenir davantage. Ce n'est pas que je n'étais pas fier de faire des recherches. En soit, je ne regrette pas de m'être renseigné ; tout ce que j'ai appris m'a été utile, mine de rien, et cela nous a permis de ne pas avoir de problèmes, et surtout d'éviter d'aller à l'hôpital au cas où j'aurais été trop brusque. Dans tous les cas, j'ai fait en sorte d'être à peu près calme afin que Natsume ne ressente aucune douleur, ou le moins possible. C'était un peu gênant, les premières fois où je suis allé demander aux bibliothécaires dans quels rayons étaient les livres qui m'intéressaient, mais je m'y suis fait petit à petit, sachant que c'était important et que je ne devais pas être embarrassé, à force, d'aller jusqu'aux informations si je voulais que tout se passe bien. Je n'avais plus peur que le Shimomura me prenne pour un pervers, déjà, puisqu'il m'avait rassuré maintes fois à ce sujet, et je me fichais bien du regard que les autres pouvaient avoir sur moi. Je le faisais pour moi, pour Natsu, pour nous deux, alors le reste n'était pas important ; je supportais de plus en plus régulièrement les médias et autres projecteurs braqués sur ma personne, après tout, alors quelques réactionnaires dérangés, franchement...
Je ne sais pas si je comptais lui avouer que j'avais été jusque là, toutefois. Je ne voyais pas l'intérêt de lui dire, même si ça ne m'aurait pas embêté. Mais si j'essayais de trouver des chapitres sur les maladies sexuellement transmissibles, il y avait bien plus de titres sur le reste comme la façon de se positionner, par exemple, ou, en l'occurrence, ce sur quoi les yeux de l'éleveur se sont posés. La vue du produit lubrifiant me tire à moi-même de la chaleur sur mes joues qui n'a toujours pas disparu. Pourtant je ne peux nier que ce gel nous a bien servi et que je ne vais pas me plaindre de l'avoir acheter, même si ça restait assez awkward, quand je l'ai acheté, même si je savais que c'était nécessaire, et que je ne devrais pas avoir honte d'en prendre. Je ne suis juste... pas habitué. Mais j'ai pu, ainsi, éviter de blesser mon copain.

Tout à coup, sa peur me traverse, et mes rougeurs s'apaisent tandis que je me tourne vers lui, surpris. Je n'imaginais pas que mon petit-ami puisse être inquiet à mon propos. Enfin... En même temps ce n'est pas illogique, qu'il me demande ça. Après tout, je lui aurais tout aussi bien poser la question un moment ou un autre, me connaissant. Il est normal que je veuille être sûr que tout se soit bien passé, puisque nous sommes tous les deux inexpérimentés, mais je ne voulais pas que le savoir que j'ai accumulé soit, au final, inutile. Je me serais senti mal de lui avoir donné un mauvais souvenir de cette première fois alors que j'ai fait le maximum pour qu'il se sente le plus à l'aise possible. Je pensais que mes réactions hier soir l'auraient rassérénés, à vrai dire, puisque moi non plus je n'ai pas été tellement discret. Sa crainte m'empêche de penser à ma gêne, et j'esquisse un sourire léger mais serein, avant de poser doucement ma main sur sa joue pour la caresser affectueusement. C'est vrai que j'ai très bien dormi, cette nuit, pour une fois. Je commençais à refaire des nuits plus ou moins complètes depuis que le Shimomura s'occupait de ma guérison. C'était bien la première fois où j'étais impatient de recevoir une piqûre, d'ailleurs, mais puisqu'elle me permettait de me soulager de la douleur du poison et que j'avais pleinement confiance en Natsume (et que cela m'arrangeait que l'éleveur soit aux petits soins avec moi).

« Non, Natsume, rassure-toi, je ne regrette absolument pas ce qui s'est passé. Je suis content que nous ayons pu partager ce moment ensemble. Et... Ehm... Ce n'était pas... Du tout déplaisant, pour t'avouer. »

Il me faut un peu de courage pour lui faire cet aveu, même si j'imagine qu'au fond, il s'en doutait déjà, et qu'il cherchait juste confirmation de ma part. Mais j'ai particulièrement bien dormi, et je crois que nos activités de la veille y sont aussi pour quelque chose. Pour dire vrai, moi qui suis d'habitude si énergique, ça ne me dérangerait pas de rester collé contre le torse du japonais. La chaleur et l'odeur de mon petit-ami me donnent envie de faire la patate à ses côtés, même si je dois encore me dire que nous n'avons aucun vêtement sur nous, ce dont je ne suis pas accoutumé. Sentir son corps contre le mien n'est pas une sensation désagréable non plus. Puisqu'il m'avait fait remarquer le gel intime que j'avais acheté, néanmoins, je tente d'ignorer le rose à mon visage avant de prendre la bouteille, une expression timide au visage.

« Je... Je me suis renseigné, en fait. Il y a quelques jours, je... Je suis allé chercher des livres à la bibliothèque pour y trouver des informations sur le sujet. Comme cela te concernait aussi, je voulais être sûr de ne pas faire d'erreurs ou de te faire mal si jamais... Ehm... Enfin, voilà, quoi. C'est pour ça que... Que j'étais au courant de certains trucs et que j'ai fait quelques achats. »

Bon, je ne suis pas devenu un expert non plus, mais valait mieux que je connaisse les bases. J'ai remarqué d'ailleurs que j'en savais plus que mon petit-ami à ce sujet, alors je me suis dit que c'était pas si mal, si au moins un de nous deux avait quelques connaissances. C'était maladroit ; très maladroit. Mais nous avons pu profiter ensemble, et c'est l'essentiel. C'est ça, l'intérêt principal, après tout : pouvoir partager ça avec lui et pas seulement s'occuper de moi. Je n'aurais pas été satisfait s'il n'avait pas ressenti du plaisir à être aussi proche. J'aurais cru avoir fait une bourde quelque part, et cela m'aurait ennuyé de savoir que je n'arrivais pas à retenir ce que j'avais appris. Comme il l'a dit, nous aurons aussi l'occasion de faire plus attention à l'avenir, et me rappeler ses mots me tire un léger sourire et une nouvelle teinte pour mes pommettes.

« M-Mais... Ça ne me dérangerait pas de r-recommencer, tu sais. »

Cela a un peu de mal à sortir, mais je crois qu'il fallait aussi que je le soulage là-dessus. Pas que je l'ai senti particulièrement inquiet, mais je voulais faire savoir que j'étais tout aussi consentant pour une prochaine fois. Je n'ai pas du tout un mauvais souvenir de ce qui s'est passé malgré notre ignorance sur le sujet, alors ce serait une occasion de nous améliorer afin d'être moins maladroits. Je n'ai jamais été aussi proche de lui qu'hier soir, et c'est une sensation que j'aimerais éprouver de nouveau. J'espère que lui aussi, mais il n'avait pas semblé être contre, en m'évoquant la possibilité d'une récidive.
Je suis bien, calé contre sa poitrine, mais depuis tout à l'heure, mes yeux zieutent la porte de la salle de bains entrouverte. Je n'ai fait que prendre des douches, mais le seul bain que je m'étais permis, un jour pendant que Natsume était concentré sur ses recherches à propos de mes échantillons de sang, était si agréable, et la baignoire si grande, que je m'étais mis à m'imaginer en compagnie du lapin à l'intérieur. Je me disais que ce serait bien de pouvoir en prendre un ensemble, mais il fallait d'abord que nous passions au-dessus de notre pudeur. Ou du moins, il fallait que nous soyons prêt à nous voir mutuellement nus avant de nous lancer dans une telle initiative. Mais cela me faisait un peu fantasmer. Je suppose, désormais, que nous pouvons nous permettre ce genre de chose, à présent, non ?

« Au fait... Est-ce que ça te dit de prendre un bain ? Enfin, j'veux dire... Tu sais, tous les deux, ensemble. Je... J'en rêvais un peu. »

Je baisse les yeux, esquissant un sourire timide, et les fossettes rosées sur les bords. C'est une proposition que je n'aurais pas pu lui faire il y a quelques temps, même si je le voulais. Cela ne m'aurait pas dérangé qu'il me voit dans la forme la plus naturelle du monde, mais je n'osais pas. Je ne voulais pas le presser, ni le forcer. Mais c'est bien, finalement, que nous ayons attendu ce jour-là pour que je puisse lui suggérer. Je ne suis pas tant fan des bains en général, maintenant. Il y a quelques années, cela m'amusait encore de jouer dedans avec mes figurines ou bien mes Pokémons les plus petits en taille. Je préfère désormais prendre des douches, car cela va plus vite et que je n'aime plus autant prendre mon temps. Toutefois, cela ne n'empêchait pas de désirer avoir mon petit-ami dans un bain ou une douche avec moi. Car cela reste, malgré tout, un plaisir pour moi de partager avec lui même les choses les plus anodines.
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Sam 12 Aoû - 1:41



Dalhia & Iris

Feat Samal'eau

Bordel. Pourquoi est-ce que je suis aussi awkward, moi, aujourd'hui ? Je ne vais pas prétendre être parfaitement assuré et calme en permanence, car c'est un mensonge auxquels seuls ceux trompés par mon expression indifférente croient. Mais tout de même, je me suis connu plus... Eh bien, plus 'mesuré', disons. Là, j'ai pourtant l'impression que hormis brûler du visage en permanence, je ne fais pas grand chose d'autre, et qu'à force, je dois vraiment avoir l'air ridicule. Je me masse la nuque, embarrassé, en essayant de retrouver un air plus tranquille. Faut vraiment que j'apprenne à maîtriser mon expression, mais tout ça est un peu nouveau pour moi. Et encore, c'est un euphémisme. Je m'énerverai presque moi-même, à ce stade, si je n'avais pas la sensation que ce serait m'enfoncer dans mon idiotie.
Je quitte mes pensées ruminantes de grumpy cat de service lorsque j'aperçois son sourire, qui, bien qu'il m'est toujours plaisant de le voir, me fait ravaler ma salive sur le moment. Je suis toujours aussi faible devant ses airs tendres sincères, il faut croire. Inconsciemment, je penche un peu ma tête vers sa main, comme si je n'avais toujours pas assez de son affection. Je ferme les yeux en l'écoutant parler, et ce qu'il me dit me rassure. Je me doutais bien, de ce que son langage corporel et son manque de discrétion (j'peux parler, je sais) m'indiquaient, qu'il n'était pas entièrement dégoûté, mais je crois que j'avais besoin de m'assurer qu'il ne regrettait rien non plus de son côté. C'est stupide, mais ses paroles me calment. Un peu de rouge remonte toutefois sur mes joues quand je l'entends préciser que rien de tout cela n'était déplaisant, au contraire. Ehe. Ça ne devrait pas gonfler mon ego, car c'est très beauf en soit comme pensée, mais personne n'a besoin de le savoir, n'est-ce pas ? Pas comme si quiconque pouvait savoir ce que je pense, de toute manière... Quoi, comment ça, le quatrième mur est bien en place ?

« … A-ah. Je vois. Hm. Tant mieux. »

Je suis l'éloquence même, n'est-ce pas ? Des fois, j'ai l'impression que celui qui est capable de tenir des débats entiers ou des exposés d'une heure est une personne entièrement différente que celui que je suis avec Samaël. En atteste d'ailleurs les caresses que je lui prodigue dans les cheveux, maintenant qu'il est collé contre mon torse comme une larve. Un sourire mièvre se dessine sur mon visage. En réalité, il me transforme moi aussi en larve, et j'ai même de la peine à me dire que c'est dommage. Je suis un peu trop à l'aise ici, et je n'ai même pas la pensée de penser à ma nudité qui m'aurait gêné auparavant. C'est autre chose qui m'embarrasse, toutefois, puisque je cligne des yeux lorsqu'il prend dans sa main la bouteille que je lui ai indiqué du regard tout à l'heure. Arh. J'ai détourné le regard pendant une seconde. Il faut vraiment que j'arrête de faire ma sainte-nitouche et d'être gêné par des trucs qui n'ont en soit rien de honteux. Il serait temps que les conneries qu'on m'a mis en tête disparaissent du coin de mon cerveau où elles se cachaient, tiens. Cela m'empêcherait de passer pour un con à l'avenir, tiens, ou de risquer de mettre en danger mon copain par mon ignorance.
En parlant de mon petit-ami, voilà qu'il m'explique les raisons de l'existence de cette chose ici, et je n'arrive pas à sortir autre chose qu'un 'oh' balbutiant. Voilà que je suis encore plus rouge maintenant, en ne sachant pas si je dois être flatté, un peu gêné, rassuré ou me sentir stupide de ne pas y avoir pensé de mon côté. Vrai que, si lui n'était pas au dessus de son embarras, nous aurions pu faire des bêtises, hier soir. C'était la décision la plus mature, pour le coup. Je me sens un peu stupide d'avoir préféré me boucher les oreilles ou d'avoir écouté la petite voix dans ma tête qui me disait que penser à ça était 'sale', alors même que j'avais rassuré l'Enodril en lui disant que ce n'était pas le cas. Quel idiot j'ai été... Je me donnerais bien des coups à mon moi du passé, pour le coup. Je ne m'attendais pas vraiment à la suite, néanmoins.

« … O-oh. »

Je m'immobilise et aie l'impression que de la fumée va finir par s'échapper de mes oreilles, à ce stade. Ce n'est pas un concours, mais je dois battre des records depuis ce matin. Ce n'était pas une confession à laquelle je m'attendais, mais qui me rassure un peu malgré tout. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, et n'ose pas m'avouer directement que je partage son avis. Mais c'est un fait, et je me gifle mentalement d'être dans le déni alors que bah... C'est contre-productif, ça ne sert à rien, et ça ne fera que donner des doutes à mon copain, que j'ai tenté de rassurer comme je l'ai pu hier. Il est temps que j'arrête de faire l'idiot sur ce sujet, je crois. Un peu de maturité ne me ferait pas de mal.
Je me relève un peu en grattouillant sa nuque, l'air plus calme et détendu. Lorsqu'il reprend la parole, je m'attends à beaucoup de choses, mais pas à ça, et sa proposition fait rater un battement à mon cœur. Pas de gêne, de surprise ou quoi que ce soit, mais... Disons de joie ? Je ne saurais expliquer. Pas comme si il ne m'était pas déjà arrivé de rêver de cette hypothèse, mais je n'avais osé la formuler, ne connaissant pas le taux de pudeur de mon copain (et aussi que, vu la tension entre nous ces derniers mois, je ne vous fais pas de dessin). Je ne sais pas si on peut dire que je fantasmais là-dessus, mais en tous cas, je ne suis pas du tout mécontent de la façon dont les choses tournent, et un grand sourire lumineux se met à étirer ma bouche. Vu à quel point le contact de sa peau contre la mienne m'est agréable et vu mon amour des bains, je crois que je ne vais pas regretter ; c'est un peu comme mélanger les deux choses que je préfère... Je serais content avec un peu de glace à la vanille en plus, mais je ne vais pas abuser non plus. Ravi, je relève son menton avec mes doigts et vient happer ses lèvres avec les miennes, d'humeur plus affectueuse. C'est un baiser très court, fugace, car je suis assez impatient, et qu'il ne m'en voudra pas d'avoir écourté un tout petit celui-là, non ? Mon sourire ne disparaît pas, au contraire de mes rougeurs qui sont toutes parties faire un tour ailleurs. Faut croire que sur ce point, je n'ai pas la moindre retenue. Je me détache rapidement, et ébouriffe gentiment ses cheveux.

« Volontiers. Je t'avoue que là, je crois qu'on a besoin de se laver. »

Et je l'aurais bien fait hier, si je n'avais pas trouvé plus intéressant le fait de m'endormir avec mon petit-ami dans mes bras, sûrement en grande partie car je préférais attendre un peu avant de discuter de ce qui était arrivé. Mais là, je sens qu'il est temps d'aller faire un tour dans l'eau ; d'autant plus que Winter m'a laissé quelques paquets de sels et de bain moussant, alors je ne vais pas me priver. Encore moins si Samaël est avec moi. Je me relève donc lentement, encore un peu pâteux, et fait signe au dresseur de me suivre alors que je me dirige vers la salle de bains, sans même m'embêter à récupérer des vêtements. Franchement, à ce stade... Ce serait juste superflu. Alors que je m'apprête à sortir, je remarque toutefois quelque chose sur le porte-manteau, et cligne des yeux. Un rictus mi-amusé, mi-satisfait apparaît sur mon visage et je me tourne en direction de mon petit-ami, le doigt pointé vers l'objet qui a attiré mon attention.

« Ça, par contre, c'était très sympa de ta part. »

Je fais ici mention de ma cape qui, contrairement au reste de nos vêtements, ne traîne pas sur le sol car nous l'y avons laissé. Je me souviens plutôt bien du fait qu'il l'ait enlevé, mais j'avoue qu'à ce moment, je ne me préoccupais pas trop de ce qu'il en avait fait, pour une fois. Je suis toutefois bien content qu'elle ne soit pas en train de prendre la poussière par terre. Je lui fais donc part de mon remerciement indirect, bien que mon ton laisse entendre à un trait d'humour concernant ce qui, d'autre part, a été négligemment 'déposé' (disons plutôt jeté) sur le sol de la chambre. M'enfin. Tout ça est très bien, mais j'ai besoin de mon bain, moi !
Je l'avais déjà pensé chez Faust, mais pas autant qu'ici ; cette salle de bains est bien trop grande. Sérieusement. Je sais bien que certains ont tendance à compenser, mais à chaque fois que je rentre ici, je me demande pourquoi tout est inutilement grand (hormis la baignoire, ça c'est bien, désolé mère nature). Encore que, chez mon cousin, on pouvait débattre qu'il ne vivait pas seul, mais ici... Je comprends assez bien le malaise de Samaël au sujet du fait de vivre ici, à vrai dire, car cela me rappelle un peu trop l’appartement dans lequel je vivais avec mon père et ma sœur, en plus grand et plus... 'Prout prout', comme on dit ici. Mais je ne m'en préoccupe pas trop, plus intéressé par le fait de me plonger dans l'eau avec l'aîné.

Comme je ne supporte pas de prendre un bain sans m'être lavé auparavant, je fais signe à l'énolian de me suivre sous la douche, pour que nous nous passions un coup de savon. J'ai mis l'eau à couler en attendant, avec quelques sels et un peu de bain moussant que j'avais mis de côté dans un sachet. Un peu trop impatient pour mon bien, je me dépêche donc de m'occuper de mon lavage, en poussant une exhalation satisfaite lorsque l'eau chaude touche et passe sur tout mon corps. Bon sang, que ça fait du bien... Je me savonne sans trop faire attention au reste, jusqu'au moment où mes yeux finissent par me rappeler la présence de Samaël à côté de moi. Pendant une seconde, mon regard m'a trahi et je l'ai maté, car euh... Prout. Voilà. J'veux dire... Oh et puis mince, d'où j'ai à m'expliquer ?! C'est pas ma faute si l'eau, tout ça, enfin... J'vous emmerde !
Ne voulant pas être trop distrait, je finis par saisir le shampooing et m'en mettre un peu sur la main, avant de le passer avec douceur dans les cheveux de l'autre. Un sourire plus mièvre se dessine sur mon visage quand je me rappelle avec amusement quels souvenirs ironiques maintenant cela fait remonter à ma mémoire, et aussi parce que ce n'est pas désagréable, en soit, de les lui nettoyer. Je ne suis même plus gêné d'être entièrement nu à ses côtés, dorénavant.

« D'un seul coup, notre gêne d'avant m'a vraiment l'air stupide, je t'avoue. »

Je fais ici référence à l'épisode quelque peu embarrassant où, après l'un de nos câlins un peu trop enthousiaste, le pauvre avait sauté dans une rivière glacée, et où j'avais cru bon de lui laver les cheveux pour que le contact lui rappelle que je n'avais aucune peur ou rancune envers sa personne. Depuis, j'avoue que l'idée de recommencer à m'occuper de sa chevelure, pour je ne sais quelle raison, m'avait plu. Peut-être que ça m'amuse, ou que le geste me rappelle un peu ce que faisait ma mère quand j'étais petit et qu'elle voulait me remonter le moral. Et puis c'est assez drôle ; une de ses mèches continue de refuser à être dressée, s'entortillant sur elle-même sans qu'aucun de mes efforts n'en vienne à bout. Je lui adresse un sourire complice en terminant ma besogne, même si mes mains totalement innocentes vont de temps à autre traîner comme par hasard sur le haut de son torse et ses épaules. Moi, je n'abuse jamais, vous le saurez !
Cela fait, je quitte la douche, et constate avec satisfaction que le bain est à température et taille idéale. Vu la taille de cette baignoire, nous n'aurons aucun mal à passer à deux ; on pourrait même mettre quatre-cinq personnes là-dedans. J'ai l'air un peu gaga, mais disons qu'un bain plein de mousse avec mon petit-ami, bah... C'est un peu mon 'kiff' ultime, que voulez-vous, je suis un homme avec des besoins simples. Je rentre donc dans l'eau sans plus attendre, en poussant un soupir de plaisir au contact de l'eau chaude enveloppant mon corps entier. En même temps, cela fait presque trois semaines, pour certaines raisons que je n'ai pas encore communiqué, que je ne peux immerger mon corps sous l'eau, alors j'étais restreint à des douches. Je pense toutefois que je peux me le permettre, là.
Je retire ce que j'ai pensé. Ça, c'est vraiment génial.
Je laisse ensuite Samaël s'installer sans rien dire, les yeux fermés, me contentant de profiter sans le moindre embarras. Je peux mourir de bonheur, je crois, là. Je m'étire convenablement, ronronnant presque de contentement.  

« C'est... Plutôt pas mal. »

Tu m'étonnes, oui. C'est même carrément divin. Entre le corps chaud de l'Enodril contre moi, l'eau, les sels et la mousse... Que demande le peuple ? C'est toutefois en m'étirant que je sens quelque chose tirer ma peau, et je cligne des yeux. Je mets quelques secondes à peine à réaliser ce que c'est. Le savon qui a été utilisé pour me laver a visiblement un peu abîmé le sparadrap sur mon épaule droite, mais ce n'est pas si grave que ça. Il faut que je retire l'adhésif. Je n'y avais pas pensé, mais avec les événements de cette dernière semaine, disons que ça m'était sorti entièrement de la tête. La vision de cette chose me fait redevenir un peu gêné, et j'esquisse un sourire maladroit en direction de Samaël. Bon, quand il faut se lancer... Ma voix, malgré tout, laisse transparaître ma timidité.

« Ah, euh... Hm... J'aurais dû te le montrer avant du coup, mais... Tu veux bien m'enlever ça ? »

Il va peut-être comprendre, vu cette scène ressemble étrangement à une que nous avons vécue il y a un mois tout juste. Mais si il ne saisit pas, il fera vite le lien découvrant le tatouage qui se trouve là où était auparavant une étoile sur ma peau, représentant une petite patte d'ours, brune, et entourée d'un fin contour doré. J'ai voulu faire un peu original, alors j'espère au moins que cela lui plaira, même si c'est bien trop niais pour ne pas provoquer du diabète.

____________________________________________

=> DC de Faust M. Donovan, Clive G. Donovan, Mikael J. Evans & Winter L Kenway
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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Lun 14 Aoû - 1:58



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Dahlia & Iris
feat Natsumestréveillé
"In my world, the color red doesn't exist"



Je me souviens de cette fois où nous avons fait du camping, il y a quelques mois. Le lendemain, je m'étais malheureusement montré un peu trop passionné, et j'avais fini par m'enfuir de la tente, par peur de dégoûter Natsu, tellement j'avais honte de moi. C'était l'une des premières fois où mon désir commençait à se faire ressentir à tel point que le Shimomura lui-même pouvait s'en rendre compte. Compréhensif et attentionné, le lapin avait su me rassurer, me dire les mots qu'il faut ; mais surtout, il avait pris l'initiative, même, de me rasséréner en me lavant doucement les cheveux. Sans savoir pourquoi, ce geste m'avait calmé, et j'en ai gardé un souvenir marquant de la sérénité qui se dégageait de mon copain alors que je n'osais plus le regarder dans les yeux à ce moment-là. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'il fasse ça sur le coup, mais c'est bien avec ce genre de comportement que je peux dire sans hésiter que sortir avec le japonais a été la meilleure décision de toute ma vie. Pour cette raison, aussi, sans doute, mêlée tout simplement à de l'envie, je voulais lui proposer ce bain avec moi. Je sais, en prime, combien il les affectionne particulièrement, alors il me semblait tout naturel de lui demander, si seulement bien sûr cela ne le dérangeait pas que je m'incruste dans un de ses plaisirs personnels, mais je me doutais un peu qu'il ne serait pas tellement contre, surtout maintenant que nous avons passé le stade de la pudeur qui nous gênait tant auparavant. Je préférais toutefois lui poser la question, même si la réponse aurait pu sembler évidente. Et en apercevant le grand sourire qui orne son visage, je sais que je ne me suis pas trompé, et son enthousiasme me tire un léger rire, satisfait d'avoir choisi une idée qui lui plaît à ce point. D'ailleurs, il exprime son contentement par un baiser rapide sur mes lèvres, et je lui rends son sourire, devenu impatient tout à coup de me plonger dans l'eau chaude avec lui. Je crois me rappeler, en plus, qu'il a pu acquérir des sels pour faire de la mousse.
Je n'avais pas trop fait attention, d'ailleurs, mais vrai que nous laver ne nous ferait pas de mal. Pas qu'on soit particulièrement 'sale' mais vu ce qu'on a fait hier soir, cela ne peut que nous faire du bien, ne serait-ce qu'à cause de la transpiration occasionnée. Après avoir accepté, donc, mon petit-ami se lève avant que j'en fasse autant et que je me mette à le suivre, soudainement aussi pressé que lui.

Pourtant, avant de pénétrer dans la salle de bains, je m'arrête une seconde lorsque Natsume me désigne quelque chose du doigt : sa cape sombre que j'ai accroché la veille pour ensuite le déshabiller. Tiens, c'est vrai que, comme je savais que c'était très précieux pour lui, je ne voulais pas risquer de l'abîmer, et j'ai donc pensé à le suspendre avant que nous passions au reste. En constatant l'état des vêtements que nous avons retirés, je ne regrette pas d'y avoir pensé. J'ai bien fait, apparemment, comme le Shimomura me le fait comprendre, et sourit plus timidement. Je n'avais pas oublié une chose aussi important, après tout, même si ma tête était un peu ailleurs au moment-là. Je ne sais toujours pas pourquoi il tient tant à ce manteau, d'ailleurs. Je n'ai pas encore pensé à lui demander, et je suis curieux de savoir son origine. Je sais seulement qu'il l'a depuis le retour de sa disparition, alors j'ai soupçonné qu'on a dû le lui offrir. Quelqu'un qu'il aime beaucoup, sans doute. Ou le souvenir d'un être cher, qui sait...
En attendant, je n'hésite pas avant de me mettre sous la douche après l'y avoir suivi, sachant qu'il ne prend jamais de bain sans s'être complètement lavé au préalable, et j'imagine que c'est logique, en soit. Vu ses origines, aussi, la question de l'hygiène doit être assez stricte, et je sais que les japonais n'ont pas le droit d'accéder aux sources chaudes s'ils ne se sont pas décrassés. Mais de toute façon, ça nous fera du bien, de nous laver. J'en profite même pour me rincer (lol) un peu l'œil tant que j'y suis, jetant quelques regards en direction de mon petit-ami quand celui-ci ne se tourne pas vers moi, sans avoir conscience où ses yeux bruns se posent de temps à autre. J'aurais presque envie de toucher sa peau savonneuse, mais je me retiens, et me concentre plutôt sur mes cheveux que je suis sur le point de laver. Toutefois, mon copain me devance et passe ses doigts dans ma chevelure pour y mettre du shampoing ; un geste qui me ferait ronronner si je le pouvais, car il me fait des massages assez agréables et que je ne me lasse pas de son toucher.

« Héhé... C'est pas faux. »

Nous n'avons pas de regrets à avoir concernant notre gêne, ceci dit, aussi stupide était-elle. Certaines personnes arrivent mieux à se dévoiler entièrement que d'autres, et nous avons préféré prendre notre temps. Il n'aurait pas été très logique que nous nous lancions directement après qu'il ait découvert que j'avais du désir pour lui. Je n'étais, pour ma part, pas encore prêt ni mature pour affronter la question. Il me fallait patienter le temps que je comprenne un peu mieux ces réactions nouvelles qui se déclenchaient en moi. Je devais m'y familiariser progressivement pour apprendre à me calmer dès qu'elles apparaissaient soudainement. Cela m'a permis d'être plus serein avec les différents comportements de mon corps, et j'ai voulu en apprendre davantage. Je n'avais plus honte de moi à partir du moment où Natsume m'a rassuré dessus, m'avouant qu'il ressentait les mêmes sensations. Je me suis senti moins seul, moins 'sale', moins bête.
Je lui rends son sourire, plus amusé cependant de constater ses mains glissantes qui vont parfois faire un tour sur mon torse et un peu plus haut. Hé, ce ne sont pas mes cheveux, ça. C'est con, mais à nous voir, on se croirait presque dans une pub Ushuaïa ou une promo pour Orangina. Mais désormais, je n'aurais plus besoin de me retenir pour lui demander de se doucher avec moi. Nous n'aurons plus à toujours faire des vannes là-dessus, qui, au fond, trahissaient d'ailleurs sans doute ce que nous voulions vraiment sans se l'avouer mutuellement. Ce fut le cas pour moi, je ne peux pas le cacher éternellement. Même ici, récemment, à de nombreuses reprises, j'aurais souhaité l'arrêter dans ses recherches intensives pour lui proposer de se détendre à mes côtés. Je n'osais pas encore, cependant, lui demander d'abandonner toute pudeur alors que nous n'avions encore rien fait. Cela aurait peut-être été étrange. Ou peut-être pas, mais dans notre situation, je crois qu'il fallait que nous franchissions le stade de notre première fois avant de pouvoir tenter plus de choses. À présent qu'il m'a vu entièrement nu, et réciproquement, nous cacher l'un à l'autre et être encore gêné aurait été légèrement absurde.

Moi-même j'en profite un peu pour passer du savon sur ses épaules avec un sourire malicieux. Je suis cependant perturbé par la présence d'un pansement sur son épaule droite. Je l'avais presque oublié, celui-là. À quelques occasions, quand il a commencé à dormir de nouveau avec moi, je l'avais déjà remarqué. J'étais curieux, et un peu inquiet qu'il ait été blessé durant l'enfer que nous avons vécu. Mais puisqu'il n'avait pas l'air en mauvaise forme, je n'ai posé aucune question. Je me contente donc de me rincer avant de sortir de la douche pour le suivre dans le bain. Le monticule de mousse à la surface est plutôt impressionnant ; je n'en avais jamais vu autant. Je sais toutefois comme le japonais aime ça, alors ça ne m'étonne pas. Je me disais bien que les nombreuses bouteilles de bain moussant qu'il y avait chez Faust ne pouvaient pas appartenir qu'au Donovan seul, et qu'il ne devait pas être celui qui l'utilisait le plus. Et les jouets aussi, d'ailleurs. C'était assez débile que j'en vienne à les jalouser, maintenant que j'y pense. Il n'y avait rien à envier d'un Bulbizarre en plastique, mais lui, au moins, pouvait accéder au fantasme que je gardais un peu honteusement pour moi. Mais désormais, c'est une autre histoire, et je n'hésite pas pour m'installer confortablement près de lui dans ce bain chaud et parfumé qui me tire la même satisfaction que mon petit-ami. Diantre... J'y avais jamais fait attention, mais vrai que c'est agréable. Je comprends mieux pourquoi le lapin en raffole autant. Soyons honnête, cependant : si je me mets à apprécier, c'est surtout parce que mon copain est présent.

« Plutôt, oui. »

Je ris doucement, acquiesçant les dires du cadet. Mais nous savons tous deux que nous ne faisons qu'user d'euphémismes et que le 'plutôt pas mal' n'est certainement pas assez pour décrire le bonheur que nous ressentons. Je n'attends en outre pas plus pour coller mon corps à celui de l'autre et pose ma tête contre son épaule en l'entourant de mes bras, avant de pousser un soupir d'aise traduisant mon bien-être actuel. Là, je ne pense pas que je pourrais être plus détendu. Et encore, je le suis très souvent, mais jamais comme ça. Je ne fais même plus attention à ma gêne, car à force, le rouge de mes joues a disparu. On dirait bien que je m'accoutume progressivement à la situation, ce qui n'est pas une mauvaise chose.
Je manque cependant de geindre lorsque mon petit-ami bouge, mais je m'écarte ensuite en comprenant qu'il veut juste s'étirer. Quelque chose semble néanmoins l'intriguer, et il porte alors son regard vers le sparadrap qu'il a sur son épaule droite. Là encore, je me retiens d'en demander l'origine. Ce n'est pas si important, après tout. Si ça se trouve, il s'est juste fait une coupure ; auquel cas, je sais que la peau finira par se refermer. Il semble néanmoins tout à coup gêné par quelque chose. Il a peut-être honte que je vois ce qu'il y a en-dessous, puisque le pansement a commencé à s'ouvrir et qu'à ce stade, il ne peut que le retirer pour en mettre un neuf. Surpris, je ne comprends pas très bien pourquoi est-ce qu'il tient à ce que je l'enlève moi-même, mais m'exécute à sa requête. Lentement, pour ne pas lui faire trop mal, je retire le pansage que l'humidité facilite grandement, et fronce les sourcils au fur et à mesure, avant de m'immobiliser une fois que la compresse est mise sur le côté. Lorsque la marque de sa peau est finalement à découvert, je cligne des yeux, interloqué et muet, ne sachant pas trop quoi dire. Sur sa peau est désormais incrusté le dessin d'une patte d'ours brune aux contours d'or. Étonné et curieux, je lève un regard vers mon copain, pensant qu'il va me donner une explication. Puis, enfin, j'émets un hoquet.

« Natsu... C'est... moi ?.. »

Ours. Nounours. Il s'agit de moi. L'étoile bleue qui se trouvait sur son épaule droite auparavant a été remplacée par... moi. Une trace me représentant, il n'y a aucun doute là-dessus. Je suis le seul lien qui rattache Natsume et les ours, après tout. Il n'aurait pas d'autres raisons de vouloir se faire un tatouage de la sorte. Sur l'épaule droite, en plus, contrastant avec mon tatouage à moi, représentant son nom en japonais, qui se trouve sur mon épaule gauche. J'aurais dû établir le lien plus tôt, mais je m'attendais à tout sauf à ça. Maintenant que je vois cette petite patte, je me rappelle, tout à coup, ce qu'il m'a dit il y a à peu près un mois de cela : qu'il me rendrait la pareille. J'ignorais cependant que ce serait aussi tôt, et surtout, qu'il était sérieux. Rien ne l'obligeait à en faire autant, après tout. Si je l'ai fait, c'est parce que c'est moi. Je suis naturellement niais et je ne le cache pas, alors bien sûr que j'étais capable d'une 'folie' de ce genre. Mais je ne pensais pas qu'il tiendrait sa promesse. Je pensais à une blague de sa part, qu'il m'avait sorti un coup, mais je ne le forçais pas. Pourtant, il l'a fait. Il est allé chez un tatoueur et voilà ce qu'il a demandé : une patte d'ours. Un symbole pour me désigner, pour me marquer sur sa peau. Un tatouage, en outre, n'est pas ce que tu décides à la légère. Il a dû longuement y penser, mais cela veut dire qu'il le voulait vraiment. Qu'il voulait vraiment qu'il y ait une trace de moi sur lui.
Mes rougeurs reviennent en force sur mon visage, mais ce ne sont pas les seules. Je ne pleure pas, mais cela n'empêche pas mes yeux de s'humidifier un peu, ému.

« C'est adorable. »

Je passe mes doigts sur le dessin en souriant comme un imbécile heureux. Je ne sais pas quoi dire hormis que cela me touche qu'il ait pensé ainsi à moi, même s'il m'avait déjà prévenu. C'est une très belle surprise qu'il me fait là, et j'en viens à sauter brusquement sur mon petit-ami pour l'enlacer et entourer mes bras autour de son cou dans un élan d'affection causé par ma joie. Je ne crois pas pouvoir être davantage radieux, à tel point que j'ai l'impression que notre mission remonte à des mois. La douleur que j'ai ressenti alors n'est plus qu'un mauvais souvenir. Je n'y pensais même plus, avec tout ce qui est arrivé. Faut dire que nos occupations de la veille m'ont fait oublier tout ce qui me préoccupait avant ; pas grand chose déjà en soit, si je réussissais à avoir de l'envie pour mon copain. Il faut dire que les effets du poison avaient complètement disparus et que j'étais d'humeur à le taquiner un peu pour qu'il se détende. Et sur ce point-là, je suis plutôt fier de moi : depuis que je l'ai invité à faire une bataille d'oreillers, il ne s'est pas remis au travail. C'était légèrement difficile de s'y concentrer, vous me direz, puisque son attention devait clairement être tournée ailleurs hier.
Collé contre mon petit-ami, entremêlant mes jambes avec les siennes pour être le plus près possible, je remarque toutefois derrière lui un petit placard que je ne désirais pas plus que ça d'ouvrir jusqu'à maintenant. Mais je suis tout à coup intrigué par savoir ce qu'il contient et tends alors ma main pour ouvrir la porte, avant qu'une montagne de figurines Pokémons ne viennent glisser dans le bain et sur le rebord. Enfin une montagne... J'exagère, bien sûr, mais cela fait un sacré paquet. C'est la première fois que j'y fais attention, puisque contrairement aux sels de bain qui sont mis en évidence, on ne pourrait pas deviner tout seul qu'il y a quelques jouets disséminés ici et là. Sans doute d'anciens Maîtres qui les ont abandonné ici ? Peu importe, après tout, puisque désormais, ils sont à nous !

« Héhé... On fait une bataille ? »

Je me détache maigrement du cadet pour fouiller dans le monticule de créatures en plastique et en ressors un Carapuce qui a un peu perdu de ses couleurs, à cause du temps.

« Carapuce, attaque Ecume ! »

Je pose le jouet à la surface de l'eau avant de m'emparer d'une bouteille de bain moussant dont je déverse encore un peu le contenu dans la baignoire afin de créer plus de mousse. Une fois que cette dernière se forme, je la pousse vers mon petit-ami et je cache son torse ainsi que le bas de son corps avec en ricanant comme un idiot.

« Waaah ! De la censure d'anime !.. Et maintenant, Surf ! »

Après la mousse, je fais des vaguelettes en claquant l'eau avec mes mains pour faire un effet raz-de-marée. Oups, je crois que j'en ai renversé un peu, mais bon, c'est pas trop grave. Je peux bien m'autoriser quelques folies, surtout après ce qu'on a vécu, et depuis que mon compte en banque me permet quelques dépenses supplémentaires. Après avoir travaillé si durement pour me sauver la vie, le lapin mérite de se reposer, lui aussi, alors il peut bien prendre un peu de temps dans un bon bain chaud. Surtout que c'est la première fois que nous le prenons ensemble. Et ça ne va certainement pas être la dernière, d'ailleurs.
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Mar 15 Aoû - 15:40



Dalhia & Iris

Feat Samal'eau

C'est stupide. Enfin, je suis persuadé que n'importe qui d'autre trouverait ça stupide. Je veux dire... On dirait une gamine de quinze ans, là. Et n'allez pas me dire que je suis un hypocrite de croire que ce n'était pas pareil  quand c'était mon copain qui me présentait le sien, car je le nierais véhément. Je ne peux pas m'empêcher, malgré tout, de me sentir un peu embarrassé, pas pour les mêmes raisons que ce matin, toutefois. Je suis plutôt content d'être dos à lui sur le coup, et la chaleur de l'eau peut faire croire que mon visage n'est rouge qu'à cause de la température. J'ai l'air fin, là, sérieusement. Et en outre, il n'a pas l'air de comprendre tout de suite, ce qui me donne envie d'éclater ma tête contre le rebord de la baignoire. Si il faut que je lui explique, je crois que je préférerais encore me briser le crâne tout seul plutôt que d'avoir à le faire. Je plongerais presque ma tête sous l'eau, là. Mais je n'en ai pas besoin au final, car je vois ses yeux d'humidifier et ses joues rougir, signe qu'il vient de saisir exactement ce que signifie ce petit symbole sur mon épaule droite. Son compliment, toutefois, je ne m'y attendais pas ; mes yeux s'ouvrent un peu et je sens mon cœur rater un battement, tandis que je baisse le regard, embarrassé.
Je devrais le connaître assez, à force, pour ne pas être surpris lorsqu'il me saute dessus. Mais il faut croire que je suis un peu con, et je sursaute quand il m'enlace en me serrant dans ses bras. Visiblement, il a l'air heureux, et le remarquer me tire un sourire satisfait assez discret. Je ne l'ai pas fait uniquement pour lui, mais je me serais senti très idiot si il avait désapprouvé. Ce que je vois me rassure, et ébouriffe doucement ses cheveux avec affection, comme je le fais à chaque fois qu'il se colle à moi ainsi. Je n'ai pas encore trop l'habitude de sentir ses jambes emmêlées contre les miennes, mais c'est une sensation à laquelle je pourrais me faire. Je suppose que, comme le fait d'être nu face à lui, c'est quelque chose qui ne me surprendra même plus au bout d'un moment. Sa niaiserie m'attendrit, et je pousse mon front contre le sien en me retenant de le taquiner pour celle-ci.

Néanmoins, notre calme ne dure pas longtemps. L'aîné finit par remarquer un placard auquel je n'avais pas porté mon attention, et je levais un regard mi-désintéressé, mi-curieux face à ce qui pouvait bien s'y trouver. Un sifflement admiratif m'échappa toutefois quand je constate qu'il s'agit ni plus ni moins d'une montagne de figurines pokémon. Franchement, je me demande comment ils ont pu finir ici. Peut-être qu'un des anciens maîtres les a laissé traîner par ici... ? Imaginer l'idole de mon copain en train de faire joujou avec un jouet Azumarill, Charmillon ou Armaldo me tire un gloussement, toutefois. Mais bon, pas comme si c'était entièrement surprenant, vu que question Maître aux tendances puériles, j'en connais un. Sa proposition ne me surprend même pas, mais elle me tire un gloussement moqueur. Ce n'est pas comme si cela me dérangeait, par contre, et j’acquiesce énergiquement. Je ne vais pas nier et lui faire croire que je ne l'avais jamais fait, puisqu'il avait déjà dû remarquer mes figurines de pokémon plante lorsque je me trouvais chez Faust. Et je n'ai pas vraiment d'intérêt à cacher ça à mon copain ; si je me mets à être gêné pour ça, sérieusement...
Je ne m'étonne pas de le voir sortir un Carapuce, lui qui est si fan de cette créature qu'il en a même sur ses caleçons. Devant 'l'assaut' auquel je suis confronté, je mime une expression théâtrale de douleur en me prenant la poitrine d'une main. Je lève les yeux au ciel lorsqu'il couvre mon corps d'une 'censure', et ricane devant les vaguelettes qui m'assaillent. Mais ce saligaud ne m'a même pas laissé l'occasion de se défendre, alors je saisis au hasard une des figurines qui se trouve sur le côté, si bien que mon sourire s'élargit bêtement quand je constate qu'il s'agit d'un fier Armaldo. Bien qu'il lui manque un œil, cela ne change rien à son côté badass, et une expression stupide prend place sur mon visage, si bien qu'on pourrait croire que j'ai volé mon sourire idiot à Faust lui-même.

« Pouvoir Antique ! »

D'une main, je saisis une poignée de sels pour les jeter sur la figurine de Samaël, en faisant bien attention à ne pas être trop brutal, très fier d'utiliser ces petits cailloux roses (très chers, mais bon) de manière si grotesque. J'ai l'air d'un môme, mais sérieux, qu'est-ce que je m'en fous, vous n'avez pas idée. Puis, pour me débarrasser de la 'censure' qui cache mon indécente nudité (lol), j'attrape des morceaux de mousse que je fais pleuvoir sur l'Enodril et son jouet.

« Et maintenant, Poudre Dodo ! »

Bon, je triche un peu. Armaldo n'apprend pas du tout cette attaque, mais on va faire comme si. Je n'ai jamais dit que j'étais du genre à suivre les règles, hein, il ne faudrait pas me prendre pour un gentil garçon irréprochable, parce que je suis un dur, moi. … Ahaha, la bonne blague, ouais. Mais bon, j'aime un peu trop faire le débile pour mon bien, quand personne ne me voit, et c'est étrangement réconfortant. Même si on me surprenait, je crois que je ne serais pas gêné, et qu'au mieux j'enverrai une bouteille de gel douche dans la tête du malheureux qui aurait fait l'erreur de nous embêter alors que nous méritons bien un peu de repos, après tout ça. Désirant aller jusqu'au bout de ma connerie, je lui saute dessus, un grand sourire fier sur mes lèvres.

« Câlinerie ! »

Et je n'ai même pas fait comme si je parlais encore en terme de jeu, puisque mon fier Armaldo est parti faire un somme dans l'immensité aqueuse de cette baignoire. Mais bon, cette niaiserie m'a échappé et je n'ai pas trop de regret, puisque maintenant que je me suis jeté sur lui, je le considère avec un rictus arrogant et prétentieux. Je pose ma tête sur mon coude, en le fixant avec une expression narquoise, joueuse sur les bords. Les doigts de mon autre main viennent jouer un peu, en remontant sur son nez que je poke de manière agaçante, ravi de faire mon chieur de service. Même ma voix a quelque chose de goguenarde.

« Tu te fais vieux, ça fait deux fois que je t'attrape. T'es fatigué, papy ? Tu veux ta tisane pour te remettre sur pieds ? »

Je le charrie, et il le sait bien. C'est habituel entre nous après tout, presque autant que mes taquineries habituelles. Comme maintenant, quand je feinte de l'embrasser en passant mon souffle au dessus de ses lèvres pour au final me contenter de son front, avec un air orgueilleux. Rien d'anormal à ça, et j'ai la sensation d'avoir retrouvé mes habitudes, aussi ennuyantes soient-elles pour l'individu qui se trouve sous moi. C'est réconfortant, en quelque sorte. Malgré ce qui s'est passé, en bon comme en mauvais, rien n'a changé, et c'est justement ce qui me fait abandonner mon expression de petit con pour un air plus calme et mesuré. J'ai l'impression que tout va bien, et que notre accident de la semaine dernière n'est jamais arrivé, que je ne l'ai pas entendu crier de douleur, et que je n'ai pas vu ses traits déformés sous la torture. Cette pensée me rend plus calme et pensif, et je pousse un soupir de satisfaction. L'eau chaude qui m'entoure et le contact de mon copain ont le même effet ; me détendre, et Arceus seul sait que j'en ai besoin. Un peu négligemment, je sors mon fidèle Armaldo de l'eau et poke légèrement son front avec.

« Coud'Boule. »

Ne me posez pas de question, j'en avais juste envie. Toutefois, durant cette seconde où je me suis mis à penser à tout ce qui est arrivé, mes yeux n'ont pas pu s'empêcher de l'examiner, comme pour s'assurer qu'aucune trace du poison n'était resté dans son corps. Je ne réagis même plus en voyant sa brûlure sur son flanc, ou encore les restes de la cicatrice de l'endroit où il s'est fait tirer dessus. Si j'esquisse un air satisfait et un peu arrogant devant les deux suçons que je lui ai laissé, cela ne m'empêche toutefois pas de poser ma main derrière sa nuque dans une caresse affectueuse. Il va bien. J'ai besoin de me le dire autant de fois que possible, pour que l'information s'imprime dans mon cerveau et que les peurs qui m'ont assailli disparaissent progressivement. Pendant une seconde, ma main dérive et vient se placer par dessus sa poitrine, pour que je puisse sentir y battre son cœur. C'est stupide, et j'ai sûrement l'air d'un idiot, mais il n'y a que lui qui le voit, alors...

« Tu es sûr que toute la douleur a disparu ? Si jamais tu ressens quoi que ce soit de bizarre, il faut me le dire. »

Mon interrogation est sortie toute seule. J'ai besoin de l'entendre encore, je crois, et ce n'est pas totalement anormal. Mais je m'en veux un peu malgré tout de lui infliger ça, alors qu'il voulait sans doute se changer les idées. Je ne me fais pas d'idée noire, mais c'est quelque chose qui me travaillait depuis ce matin. Hier soir aussi, j'avais un peu peur que nos activités ne soient peut-être un peu trop dangereuses pour lui au vu du fait qu'il sortait tout juste de sa guérison. Mais je ne fais que me maltraiter intérieurement, et je le sais. Il ne m'a pas l'air d'aller si mal, là. Je lui offre d'ailleurs un sourire désolé.

« Pardon. Je devrais cesser de m'inquiéter comme ça. Je préfère juste éviter une rechute. »

Je n'ai pas envie que ce soit le dernier jeu puéril à lequel nous nous adonnons, ou que ce soit la dernière fois que nous partageons un bain. J'aurais dû me douter que faire partie de la résistance et aller en mission avec lui supposait qu'il arriverait peut-être ce genre de chose, mais j'aurais aimé que ce ne soit pas le cas. C'est fini, et le sentir contre moi, souriant, de bonne humeur, est sûrement le meilleur remède.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Mer 16 Aoû - 17:23



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Bon, attention, ce n'est pas parce que je n'ai plus eu l'habitude de prendre des bains pendant des heures que cela ne m'est jamais arrivé ! Quand j'étais gamin, je me souviens bien de ces figurines que je demandais à mes parents de m'acheter à chaque fois qu'on passait dans un magasin. T'avais le choix entre les distributeurs de boules avec des Pokémon en plastique à l'intérieur qui t'arnaquaient comme pas possible, les journaux sur la Compétition qui renfermaient des figurines plus rares en rapport avec les Elites de l'époque, ou même les boîtes individuelles qui étaient pas chères en soit mais qui, bien sûr, coûtaient une blinde à l'accumulation. Alors ainsi, il m'était arrivé également de prendre tous les jouets qu'on m'avait offert et de les balancer dans la baignoire en mettant plein de mousse pour m'amuser. Quand il avait du temps libre, il arrivait que mon père joue avec moi, quelques fois. Mais bien sûr, il me laissait toujours gagner. Déjà à ce moment-là, je m'amusais à imiter les dresseurs qui affrontaient les champions d'arène et prenais six Pokémon dans le bain pour me constituer une sorte d'équipe fictive. Au final, j'avais bien trop de figurines pour mon bien, mais je m'amusais comme un fou. Je soupirais d'impatience de temps à autre, en ayant hâte de pouvoir réellement tâter le terrain moi-même et affronter la Ligue. Mais je n'avais ni les Pokémon, ni l'âge de le faire. Alors quand j'ai pu aller sur les routes pour de vrai, je crois que c'est à partir de là que j'ai peu à peu délaissé ces jeux de bain pour me concentrer sur la réalité. Bon, par contre, quand j'y suis allé récemment pour voir la qualité des nouveaux produits, je vous raconte pas le malaise quand j'ai reconnu Méphisto dans les rayons des jouets. Ils perdent pas leur temps, les mecs. Je me suis demandé si j'en aurais aussi à mon effigie, un jour ; mais en fait cette perspective, si elle me faisait rêver y'a quelques années, j'ignore, aujourd'hui, si je serais plus excité ou embarrassé de me voir dans un pose digne d'un héros de shonen que tous les enfants (et adultes) pourront se procurer. Enfin, j'imagine que si on se baigne avec des Pokémon, on peut se baigner avec des célébrités... Nan ?..

Tout ça pour ne pas dire grand chose au final, mais je suis juste satisfait de pouvoir me détendre avec mon petit-ami en oubliant cette histoire de poison qui a bien pourri notre état physique et émotionnel à tous les deux. Sans mauvaise référence, il m'en faut vraiment peu pour être heureux. Enfin, puisque je n'avais pas d'objectifs si compliqués en soit et que j'ai fini par aller au-delà de tout ce que je pouvais imaginer, je peux me considérer comme chanceux et... accompli ? Pas que je n'aie plus rien à apprendre, loin de là, mais j'ai pas tellement le droit (ni l'envie, ça tombe bien) de me plaindre, puisque je crois être définitivement guéri. Est-ce donc le soulagement de cette fin de convalescence, ma niaiserie élargie à son paroxysme en cette journée ou simplement le fait que je me sente bien, je ne saurais mettre une raison à cette envie soudaine de vouloir jouer avec lui en utilisant ces figurines trouvées par hasard, quoique la nostalgie joue aussi, mais je me sens particulièrement à l'aise et souriant. Au diable nos responsabilités pour cette fois, nous avons après tout besoin de quelques jours de repos et si nous nous sommes déjà absentés depuis plus d'une semaine et demie, nous ne sommes pas à ça près. Cela fait presque bizarre, ces journées de bonheur ordinaires, alors qu'on pourrait presque s'attendre à ce que de nouvelles péripéties nous tombent dessus d'un instant à l'autre. Ma foi, ceci dit, je ne rejette pas du tout ces vacances assez méritées, et ce n'est pas comme si ma méfiance était particulièrement réveillée, après tout, alors il n'y a pas à craindre vraiment que des ennuis arrivent maintenant. C'est peut-être juste cette sérénité à laquelle je ne suis pas habitué, mais je pourrais sûrement aisément m'y accoutumer, surtout si ces jours sont pareils à celui-là.

Et comme attendu, Natsume se prête à ma proposition de jeu en prenant de son côté une figurine d'Armaldo avant de nous 'attaquer' de sels de bain colorés. Je ne riposte pas vraiment mais tente d'esquiver un peu pour ne pas en avoir trop dans les cheveux, et fais mine de me protéger avec mes bras, lorsqu'il me renvoie la mousse que j'ai balancé de son côté, tout en gloussant. Je ne m'attendais pourtant pas à ce qu'il me saute dessus en prétextant une offensive de type fée, et je rosis un peu. Je ne suis pas surpris de sa mièvrerie. Après tout, avec moi, c'est comme ça qu'il est généralement, même s'il le cache avec les autres. Mais la tête de certains serait belle s'il voyait le lapin à l'heure actuelle, ou lorsqu'il est seul avec moi, car il ne s'agit pas du tout de la même personne. Mais quelque part, je m'amuse justement du fait qu'il est davantage lui-même dans l'intimité et s'il joue au stoïque en public, je sais très bien comment il est en privé ; il ne pourra jamais me duper. Cette fois-ci, ce n'est même plus une question d'Armaldo, puisqu'il l'a lâché dans l'eau (et que de toute façon le Pokémon n'apprend pas cette attaque en vrai) pour se jeter sur moi et me câliner, comme il l'a si bien dit. Un élan d'affection qui est de courte durée puisqu'il ne tarde pas à appuyer frénétiquement sur le bout de mon nez, me traitant de papy au passage. À sa remarque, je ne réagis même plus. Ce n'est pas la première fois qu'il fait une blague en rapport avec l'âge, d'ailleurs, en jouant sur le fait que je suis plus vieux que lui, mais cette vanne doit bien le faire rire s'il l'utilise encore. En revanche, ses faux baisers m'énervent toujours autant, quand bien même j'arrive à les voir venir. Mais c'est l'une des choses qui me frustrent le plus par excellence, et il le sait parfaitement. Je grogne un peu pour la forme mais m'adoucis en me contentant du bisou qu'il me donne ensuite sur le front. Ce dernier ne tarde d'ailleurs pas à se faire assaillir par la tête du petit Armaldo que mon copain vient de reprendre. Je lève un sourcil pour esquisser un faux air blasé devant sa puérilité (hé, je n'ai pas dit que j'étais mieux) et viens rapprocher l'arrière de mon crâne en direction de sa paume sur ma nuque, quémandant des gratouilles. Celles-ci n'arrivent pas, toutefois, puisque la main de l'autre vient glisser contre mon torse. Je sens dans son regard observateur une inquiétude que ses mots viennent exprimer. Un peu surpris, je secoue la tête, l'air tout à coup sérieux.

« Non, non, tout va bien, je t'assure. Je ne ressens plus aucune douleur depuis trois-quatre jours, maintenant. Je me sens beaucoup mieux, grâce à toi. Je suis de nouveau en pleine forme ! »

Je lui fais un sourire qui se veut rassurant. Je comprends qu'il se fasse du souci. Je serais pire, moi, à sa place, alors bon. Mais depuis le début du traitement, j'ai senti mes douleurs que mes douleurs avaient considérablement diminué. Seules quelques traces du poison m'empêchaient jusqu'à récemment de faire des gestes trop brusques et me forçaient au repos, mais dès avant-hier, je m'étais senti revivre, prêt à déplacer des montagnes. Je devais même avoir trop d'énergie, d'ailleurs, vu comment j'étais intenable lorsque je me suis rendu compte que je n'étais plus obligé de rester coincé au lit, même si la présence de mon copain m'aidait à faire passer le temps.
Lentement, je me rapproche de lui et viens poser ma tête contre son épaule. Sentir son corps dénudé contre le mien me fait encore un peu drôle, mais quelque chose me dit que je m'y habituerais sans aucun problème. Distraitement, j'aperçois une figurine de Tortank dont je m'empare, avant de remarquer une marque sur la carapace du Pokémon en plastique. Un 'P' est inscrit dessus. Je me demandais ce que cela pouvait signifier, mais en me rappelant où on est actuellement, je ne mets pas longtemps avant de me rappeler qu'il ne s'agissait pas seulement de l'habitat de mon mentor, mais qu'un autre, mon idole, avait séjourné en ces lieux également. Je ris intérieurement de l'imaginer jouer avec ce genre de chose, mais le connaissant, cela devait tout à fait être son genre, en y réfléchissant bien. Je me mets alors à placer les différentes figurines sur le rebord de la baignoire, quand tout à coup, un objet dans le paysage attire mon attention. Ou plutôt, attire 'de nouveau' mon attention, puisque cela fait depuis son apparition que je me pose quelques questions. Je n'avais cependant pas eu le loisir jusqu'ici d'interroger vraiment le concerné, puisque lui et moi avions eu d'autres occupations entre-temps.

« Dis, au fait... »

Mon regard doré se pose sur le manteau noir que possède mon petit-ami depuis son retour, et dont il ne se sépare jamais.

« Tu l'as depuis un certain temps, maintenant, mais... Cette cape noire, que tu as toujours sur toi, d'où vient-elle ? »

Pour une raison que j'ai toujours ignoré, il a l'air de beaucoup y tenir ; et si je me suis imaginé beaucoup de choses, je n'osais pas faire de conclusions simplement avec des suppositions. Ce n'est que par curiosité, que je me demandais d'où pouvait bien venir cette cape. L'importance qu'il lui donne me trouble depuis le premier jour et je suis vraiment intrigué de savoir de qui il la tient pour avoir envie de la porter tous les jours, et surtout, d'accepter très difficilement de l'enlever.
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Ven 18 Aoû - 0:56



Dalhia & Iris

Feat Samaprovoquedel'angst

Je ne sais pas pourquoi j'y pense maintenant. Peut-être était-ce la vue de ses cicatrices qui m'a rappelé que ce n'est pas la première fois, malheureusement, que sa vie ne tenait qu'à un fil. Une idée qui me déplaît, mais que je n'ignore plus depuis longtemps. Cette fois-ci, ce n'est pas passé loin, et j'ai toujours la crainte que mon soulagement ne se révèle être de courte durée. Mais non. Il est vivant, et j'ai besoin de me le répéter encore et encore, aussi excessif que l'on puisse juger que ce soit. J'entends son cœur battre sous ma main, et j'esquisse un sourire mi-triste mi-rassuré devant ses mots. Si il ne ressent plus la moindre douleur, c'est le principal. Évidemment, si j'avais remarqué la moindre trace de peine de sa part, je serais déjà en train de le dorloter comme je l'ai fait pendant une semaine, et je ne l'aurai jamais mis en danger avec ce que nous avons fait hier. Mais j'avais besoin d'entendre sa confirmation, pour ne craindre un revers. Son sourire fait bourdonner dans ma poitrine une sensation chaleureuse, loin d'être désagréable, et qui me fait soupirer de soulagement.

« Tant mieux. »

Je sursaute lorsqu'il se rapproche et pose sa tête sur mon épaule, encore légèrement surpris. Je vais prendre l'habitude, car ce n'est pas désagréable, mais tout cela est assez nouveau. Je le laisse jouer avec la figurine Tortank qu'il a trouvé, assez peu intéressé par cet objet ma foi plutôt anodin. Je ronronnerais presque, les mains enroulées autour de son cou. Mes doigts jouent négligemment dans son cou, et, les pensées ailleurs, je ferme tranquillement les yeux. Je pourrais presque dormir. C'est une hypothèse très attrayante, et la mousse qui entoure mon corps ne me convint pas d'autre chose.
Toutefois, il m'interpelle pour me poser une question, et j'ouvre un œil, perplexe. Je n'ai pas vraiment idée de ce qu'il pourrait me demander, mais j'ouvre mes oreilles. Je ne m'attendais pas à ça, toutefois, et m'immobilise un peu quand il m'interroge sur l'origine de ma cape.

« Ah. »

Réponse ma foi bien pathétique. J'ai perdu un peu de mon côté chaleureux, ou du moins je suis plus maladroit, et mon regard se détourne. C'est assez ridicule de ne pas regarder dans les yeux alors que je suis nu et collé à son corps, mais c'est un réflexe. J'ai assez honte de certains détails quant à cela, même si parler de ce qui m'est arrivé à ce moment ne me gêne pas outre mesure. Mon comportement m’embarrasse, et je lui ai déjà confié la raison de ma peur, mais cela ne m'empêche de continuer de manquer de cran. Je n'ai jamais été connu pour ça, n'est-ce pas ? J'ai beau faire comme si, je ne peux pas me mentir à moi-même à ce point.   Pourtant, le fait que je continue de porter ce manteau prouve une chose : je n'ai pas coupé les ponts, largement pas. Je ravale ma salive, et pose ma tête contre lui.

« Quand j'étais dehors, je... Eh bien, j'avais tendance à prendre froid, et avec mon asthme... Une des personnes qui se trouvait avec moi me l'a ramené. Je ne sais pas trop où il l'a trouvé, mais grâce à ça, je n'avais plus froid du tout. »

Un petit sourire timide s'étire sur mon visage, difficilement, certes. Il est vrai que, même si je faisais comprendre ma reconnaissance à Yann par des petits gestes, en prenant le temps de cuire un peu mieux sa nourriture ou en lui laissant des minutes de sommeil supplémentaires durant nos tours de garde, je ne lui ai jamais dit directement. Je suis un imbécile, et j'en ai conscience. J'aimerais bien le lui dire vocalement, mais j'ai laissé passer ma chance il y a une semaine. Enfin, du moins, je sais que ce n'est pas entièrement vrai. Il y aurait bien une méthode, mais... Non, c'est une mauvaise idée. J'inspire et esquisse une expression malaisée.

« Après, je crois que je n'arrivais plus à m'en séparer par sentimentalisme. C'est resté, depuis. »

C'est un petit mot. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que je me suis raccroché à ce vêtement comme à mon identité, si on veut. Maintenant, je plains quiconque tenterait de me l'enlever sans mon autorisation, puisque je pourrais mordre sans le moindre regret. Je ne me pose pas de question à ce sujet, n'ayant jamais été trop du genre à m'interroger sur ce que je veux ou pas, du moins quand j'estime que c'est sans importance.  Néanmoins, il faut croire que mon copain s'interrogeait à ce sujet, et je peux le comprendre. Et en outre, après ce que je viens de lui dire, je ne peux pas décemment lui cacher autre chose, car n'est pas honteux. Je voulais juste éviter d'aborder ce sujet, ne serait-ce qu'à cause de ma gêne d'être parti comme un lâche il y a dix mois. Hésitant, je reprends la parole avec une expression timorée.

« Je l'ai croisé, quand tu t'es fait... Enfin... »

Je n'arrive pas à le dire. Mes bras se crispent, et je dois me forcer pour continuer à parler sans souci. J'ai du mal à mentionner ce qui s'est passé, car les images sont encore enfoncées au fin fond de ma cervelle. La plaie est trop récente pour que j'arrive à la regarder en face aussi aisément, et peu importe qu'on dise que cela fait de moi un pleutre. La douleur de mon copain, je préfère ne jamais m'y habituer. Mais je lui dois bien la vérité sur ce point-là, alors je passe outre mes pensées stupides et continue mon histoire.

« Mes serpents étaient partis chercher de l'aide, et ils l'ont trouvé. Après tout, c'est là qu'il m'avait récupéré, quand je me vidais de mon sang. »

C'était il y a longtemps, mais je n'ai pas oublié la douleur aiguë qui me traversait alors. Impossible. Mais je lui dois ma vie, et c'est difficile de ne pas y penser. Là aussi, il m'a aidé. Il a même permis à mon copain d'être sauvé, ce qui vaut bien plus à mes yeux. J'aurais bien honte de le voir, maintenant, vu comme je me suis montré ingrat. Inconsciemment, ma crainte transparaît dans mes propos.

« Je lui ai promis de passer, mais j'ai un peu peur, à vrai dire. »

Bordel. Pourquoi est-ce que je suis infoutu de ne pas plomber l'ambiance, hein... ? Mais je me suis tendu, et je dois avoir l'air stupide, dorénavant. J'espérais éviter ce sujet, mais je me dis qu'au moins, maintenant, il a les réponses qu'il souhaitait.

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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Lun 21 Aoû - 3:22



&&&



Dahlia & Iris
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Ce n'est pas tellement de la jalous-... Bon, d'accord, il y a peut-être un peu de jalousie quelque part, juste un tout petit peu, mais là-dessus on va pas commencer à me blâmer. J'veux dire... Votre copain garde tous les jours un truc dont vous ignorez tout, ça prête pas à confusion, ce genre de chose ? Il est normal que je me pose quand même quelques questions, à commencer par savoir d'où ça vient et, en même temps, pourquoi il y tient tant que ça. Pas que cela me dérange vraiment, au fond, je crois que je regrette en fait juste de ne pas lui avoir donné une cape aussi cool avant, parce que si ça se trouve, il l'aurait porté comme ça, c'est-à-dire sans jamais (ou presque) la quitter, et j'en viendrais presque à envier celui ou celle qui a eu l'idée, si tant est qu'on lui ait offert. Je suis pratiquement sûr qu'il ne l'a pas piqué à un cadavre (c'est pas le style de la maison) mais il avait en même temps peu (voire pas du tout) d'argent pour s'acheter un vêtement pareil. C'est pour ça que je mise sur l'hypothèse qu'on aurait pu lui en faire cadeau, car c'est ce qu'il m'a semblé le plus logique, et je comprendrais qu'il ait voulu garder le souvenir d'un de ses amis, peut-être en remerciements pour l'avoir aidé à survivre sans nous, pendant que nous fouillions l'île de fond en comble pour le retrouver.

Je le sens se tendre un peu, toutefois, et cette réaction ne me surprend pas. L'autre jour, je sentais déjà que ce sujet était sensible, pour une raison inconnue. Il m'avait évoqué une première fois ce groupe qui l'a recueilli lors de son amnésie, mais comme il semblait avoir du mal à en parler, je n'ai pas posé plus de questions, et j'ai laissé de côté ce chapitre de sa vie, en sachant qu'elle allait devoir s'éclaircir un jour ou l'autre. Mon but n'est pas de l'embarrasser, cependant. Pour cette fois encore, s'il ne se sent pas d'aborder ça, alors je ne l'obligerais pas. Vu comment il était détendu, je pensais que le bain allait lui donner plus de cran pour que je puisse l'interroger, mais il est possible que je doive faire attendre ma curiosité un peu plus longtemps. Mais je me demande ce qu'il a pu se passer pour qu'il soit gêné ainsi. Je ne l'imaginais pas, mais peut-être qu'ils se sont disputés et qu'il a dû les quitter dans de mauvais termes ?
J'accueille sa tête contre moi, mes bras l'entourant doucement et caressant son flanc avec douceur. Je ne m'attendais pas à ce que ça soit facile pour lui. Je suis d'ailleurs tout à coup hésitant, presque sur le point de renoncer. Quel con je fais, de plomber l'ambiance avec mes questions alors que nous avons enfin un peu de paix. Sur le coup, je m'en veux un peu, et m'apprête à lui demander autre chose, n'importe quoi, mais il prend enfin la parole pour m'expliquer l'origine de ce fameux manteau. Intrigué, je suis tout ouïe, mais perd peu à peu mon sourire en l'écoutant. Je ne baisse pas les yeux, mais il y a de cette idée. C'est assez stupide, mais il faut croire que j'arrive encore à m'en vouloir de ne pas avoir pu l'empêcher de s'en aller, même s'il en a été la première victime et qu'il comptait, ce jour-là, revenir auprès de nous. Le sort en avait décidé autrement, mais vous savez comment je suis, avec ma capacité à me rendre coupable. Tant de fois je l'ai imaginé comme il me le décrit : transi de froid. Affamé, bien sûr, aussi. J'avais si peur qu'il n'arrive pas à trouver de toit, mais je ne pouvais pas me faire d'illusions : il y avait de grandes chances pour qu'il ait dormi à la belle étoile au moins quelques jours, si ce n'est toute la durée de sa disparition. Je scrutais son inhalateur sur sa table de nuit en me rongeant les sangs, priant pour qu'il n'en ait pas besoin, mais là encore, mon optimisme ne pouvait pas l'emporter contre la réalité, et je savais qu'il était vain d'espérer qu'il puisse survivre sans sa Ventoline, car peut-être que c'était même ce qui aurait potentiellement pu causer sa perte si une crise grave survenait, néanmoins vous pensez bien que je n'osais même pas songer à ce type de scénario.

Je peux voir mon petit-ami frigorifié, mais soudain apparaît une silhouette qui lui fait don de ce manteau, et alors, il arrive à se réchauffer. Les personnes qui étaient avec lui s'en sont vraiment bien occupés, alors même qu'ils n'étaient pas obligés. Un sentiment d'apaisement me parcoure ; il y a donc encore en ce monde des gens qui possèdent une telle bonté. Et dire que sans leur aide, je n'aurais peut-être jamais pu retrouver le Shimomura vivant. Un sourire léger vient de se dessiner sur mes lèvres, mais je ne suis pas le seul. Je remarque chez mon copain une expression semblable mais plus discrète, plus réservée, en pensant probablement à ses compagnons d'infortune qui lui ont permis de survivre dans ce pays hostile. Je comprends alors pourquoi il y attache autant d'importance. Ce doit être un peu comme une manière d'être toujours lié à eux, je suppose, en plus de lui tenir chaud en cas de besoin. Il est possible que j'exagérais alors quand je lui piquais sa cape pour jouer, hé... Je savais que ce n'était pas n'importe quel manteau, mais je saisis mieux l'affection qu'il porte à ce vêtement pas si ordinaire que ça. Il ne m'a jamais rien dit quand je lui 'empruntais' sous son nez afin de m'amuser, mais je me doute qu'il ne donne pas autant de liberté à tout le monde et que j'ai le droit à un ou deux traitements de faveur.
La suite de ses propos est plus difficile à sortir, toutefois. Il a autre chose à me dire, mais en parler doit être compliqué. S'il se crispe, je lui glisse un bisou sur le front, afin de le décontracter comme je peux, mais les souvenirs qu'il fait remonter ne sont guère plaisants, et je devine ce à quoi il fait allusion, même s'il ne finit pas sa première phrase. Mais ce qui est arrivé entre mon évanouissement et notre évasion, après tout, reste encore pour moi un mystère non résolu. Muet et attentif, je le laisse donc me raconter ce qui s'est passé. J'avais cependant moi-même oublié que le japonais avait été littéralement à ma place il y a quelques mois, en train de subir des atrocités auxquelles je ne préfère pas penser. Je voyais encore des traces de sang -sans doute son sang à lui- lorsque j'étais attaché à cette chaise. Je ne préfère pas imaginer ce qui est arrivé, mais je sais, au fond, ce qu'elle lui a fait. Ce qu'elle a osé lui faire. Si j'avais pu, je me serais battu moi-même contre elle pour venger le cadet, mais je n'ai pu que constater mon impuissance. La seule chose que je ne regrette pas est ma réussite pour avoir pu me faire piquer à sa place, prenant le poison dans mes veines au lieu des siennes.

Je viens de me rendre compte aussi qu'il n'a parlé que de la même personne depuis tout à l'heure ; celle qui lui a offert la cape est celle sans qui nous n'aurions pas pu nous enfuir, donc. Le hasard avait finalement joué en notre faveur. Je comprends mieux pourquoi il n'avait pas parlé de ça plus tôt. Je ne lui ai pas posé de questions non plus dessus pour éviter d'y penser, car même moi je préférais laisser cette histoire derrière tant que nous le pouvions encore, mais cela ne m'empêchait pas de me demander par quel exploit Natsume avait réussi à s'enfuir de cet enfer. J'avais d'abord misé sur l'aide des serpents, à vrai dire, et si je pensais qu'ils avaient agi seuls, c'est aussi grâce à leur aide si quelqu'un est venu à notre secours. Un quelqu'un que j'aimerais de plus en plus apprendre à connaître. Au moins, je ne peux pas détester une personne qui s'occupe si bien de mon copain ; il ne doit pas être bien méchant, en prime, si le lapin l'apprécie également. Je crois pourtant comprendre la raison de sa peur. J'ignore ce qui s'est passé entre eux, mais ça commence à faire un bout de temps qu'il ne les a pas revu. Ils lui manquent probablement, maintenant que j'y pense. Mais même après le retour de ses souvenirs, il ne les a pas oublié. Il a continué à pensé à eux, s'inquiétant peut-être même de leur état. Durant un mois, il a partagé son quotidien avec eux ; et puisqu'il était amnésique, il s'agissait de ses seuls liens sociables. J'imagine qu'il leur doit beaucoup, et moi aussi, en conséquence. Se sent-il coupable parce qu'il ne les a pas revu depuis son retour ? Nous l'avons pas mal accaparé, il faut dire. Lui parler de ses compagnons, en outre, était difficile. Je ne voulais pas enfoncer un couteau dans une plaie sans le savoir. Mais je pense... Que nous devons aller les chercher. Si en plus il sait où ils sont... Je ne voudrais pas le forcer ; j'ai simplement senti qu'il voulait quand même les retrouver mais qu'il n'osait pas.

« Alors comme ça, c'est en partie grâce à lui si nous sommes encore en vie ?.. »

D'un air pensif, j'ai repris la parole comme si de rien n'était. J'essaye d'aborder ça de manière à ce que la peur qui l'habite soit moins justifiée. Il doit avoir ses raisons, pour appréhender de telles retrouvailles. Mais si c'est moi qui demande, est-ce qu'il acceptera ?.. C'était sans doute ça, la voix que j'ai brièvement entendu pendant que j'étais évanoui. Nous étions piégés, à l'intérieur de cette pièce. Puisque j'étais en quelque sorte un otage servant à maîtriser les agissements de mon copain, notre seule chance étaient les serpents que ce dernier avait laissé à l'extérieur. Juste avant de perdre connaissance, je priais Arceus que Fran, Hatori ou Byakuran trouvent quelque chose afin de nous sauver, même si je savais que c'était sans doute demander l'impossible. Ils ont fait de leur mieux et ont réussi à obtenir le soutien de cet homme (puisqu'il a parlé de 'il') qui semble être quelqu'un à qui le Shimomura prête sa confiance. Il est légitime que je veuille personnellement le rencontrer, s'il veut bien me voir.

« Tu sais... Je crois qu'il est temps que je les rencontre, tes amis du dehors. Ceux qui t'ont permis de survivre et sans qui nous ne serions pas là aujourd'hui. J'aimerais les remercier moi-même pour leur précieuse aide. »

Je sais, par ailleurs, qu'il ne s'agissait pas d'un seul individu mais d'un groupe, et qu'ils ont dû, chacun à leurs façons, épauler mon petit-ami quand il était perdu, dans tous les sens du terme. Il se peut qu'ils constituent une bande fermée, et dans ce cas, je ne pourrais peut-être pas leur adresser la parole. Mais je veux quand même accompagner le japonais pour qu'il puisse les rejoindre après tant de mois séparé d'eux. Et pourtant, qui sait, y'a-t-il des chances que je puisse les remercier ?
Je bouge un peu, faisant remuer l'eau du bain qui était plutôt tranquille depuis quelques minutes, et me tourne vers l'éleveur, en esquissant un sourire tendre et une expression sereine. Mes mains viennent prendre les siennes avec douceur, tandis que je dépose un baiser sur son front avant de le regarder avec des yeux bienveillants.

« Si tu as peur, Natsu, alors allons-y ensemble. »
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Mer 27 Sep - 21:45



Dalhia & Iris

Feat Samaprovoquédel'angst

Je me fatigue moi-même de mes propres difficultés. Parfois, je me demande comment il fait pour ne pas perdre patience, vu à quel point je peux être pénible quand il s'agit d'être honnête. Car quelque chose d'aussi simple que le fait d'avouer ma peur me fait honte, et me donne envie de me cacher, cela en dépit du fait que j'ai plus confiance en l'individu collé contre moi qu'en quiconque. C'est ridicule, d'avoir des craintes pareilles. Mais en étant honnête, je sais que j'ai déjà d'énormes difficultés à avoir des peurs sur quoi que ce soit, alors je devrais peut-être tempérer cette pensée : impossible, toutefois. Les caresses que m'offrent l'Enodril pour me détendre et me faire ne serait-ce qu'un peu oublier ma tension n'ont que de maigres effets, et je me suis enfermé dans un silence crispé.
Je le laisse parvenir à sa conclusion, sans prendre la peine de confirmer. C'est suffisamment évident comme ça, et j'ai du mal à l'appuyer sans me sentir honteux. Je n'arrive même à jouer avec la mousse comme je le faisais auparavant. Puis, surpris, je me tends devant sa demande inattendue. Mes yeux s'écarquillent un peu, et je suis presque sûr de lui avoir jeté un coup d’œil nerveux, soudainement sur le qui vive. L'angoisse s'abat sur moi et je sens ma poitrine, ma gorge et mes muscles se nouer si rapidement que j'en tangue presque. La panique m'attrape si subitement que je ne sais comment réagir, et peine à trouver mes mots. Aucun ne sort, d'ailleurs, et même les mains de mon copain sur les miennes ainsi que son baiser sur mon front ne me permettent pas d'oublier l'inquiétude qui m'habite. D'ordinaire, il n'est pas rare que je me perde dans son regard jusqu'à en oublier une partie de mes tracas les plus sommaires ; rien de pareil, toutefois, sur le moment.  

Tendu, je garde le silence au début, presque prostré. Ma tête se rentre un peu dans mon cou et j'expire nerveusement, complètement dénué d'assurance. Il a mis le doigt sur quelque chose de tellement sensible que je peine à trouver à la fois mes mots et mon courage, si ce dernier a un jour existé. Il sait que j'ai peur, et il a raison de me proposer d'outrepasser cette crainte. Je ne suis pas non plus dans le déni.

« J-je ne sais pas, je... »

Ma phrase meurt dans un silence coupable, car je n'ai pas d'argument à lui opposer qui ne soit pas ridicule et sans fondement plus solide que mon propre regret. J'ai bien vu, la semaine dernière, que Yann ne m'en voulait pas. Et, les connaissant, j'ai également un doute sur l'avis des autres, hormis peut-être Laure, qui me ravira sûrement d'un charmant coup sur le crâne, la connaissant. J'ai besoin d'un temps, toutefois, et je ne saurai pas bouger maintenant. Impossible, car si l'idée suscite beaucoup d'angoisse en moi, celle de devoir bouger maintenant me tétanise. En grimaçant, j'opte donc pour une solution, certes lâche, que je préfère malgré tout.

« D'accord. Mais pas tout de suite. Je veux... Enfin, j'aimerais pouvoir passer un peu de temps avec toi ici, avant. »

J'évite un peu son regard à cause de la gêne que mon comportement de pleutre m'inspire, mais lie nos doigts pour lui assurer que je n'ai rien contre lui, et que sa proposition faisait sens. Ce n'est pas entièrement faux, d'ailleurs. Pour notre premier bain ensemble, j'avoue avoir égoïstement envie de profiter un peu du moment, d'autant que ce ne seront pas éternellement les vacances, et que je sens que les partiels seront un retour à la réalité assez rude. C'est puéril et digne d'un enfant capricieux, mais j'ai du mal à m'en retenir.
C'est d'ailleurs pour cette raison que, avec douceur, je profite de sa présence à côté de moi pour poser une main derrière sa tête et venir appuyer sa tête sur mon torse, tandis que mes mains passent autour de sa taille pour que je puisse le tenir contre moi. Je ne vais pas mentir, il n'y a pas grand chose de plus réconfortant que l'utiliser comme peluche. Je fais glisser mes doigts jusque dans ses cheveux, avec lesquels je joue négligemment, le regard fixé dans le vide. Ceux de mon autre main passent sur le bord de la baignoire, à la recherche d'une échappatoire quant à mes pensées. Lorsqu'ils trouvent un bouton métallique, en outre, mon attention est captée et j'ouvre de grands yeux curieux, me demandant ce que peut bien être cette chose.

« Qu'est-ce que c'est que ça... ? »

Et, car je suis du genre imprudent à toujours vouloir tout tester et appuyer sur ce que je trouve, j'enfonce l'interrupteur. Aussitôt, un léger bruit sourd se fait entendre et je sursaute en sentant des bulles d'air se former sous... Enfin, vous voyez bien. Sous mon derrière, je veux dire, et oui vous pouvez rire de mon 'giarg' surpris devant la sensation, ainsi que de mon quasi-bond digne d'un chat mouillé. Je ne m'y attendais pas, il faut dire, mais... Je ne vais pas me plaindre. Avec un sourire désolé envers Samaël que j'ai dû surprendre, je me replace en considérant la salle de bains en silence. Non, parce que comprenez que, entre la salle de bains qui fait la taille d'un petit appartement et les autres pièces bien trop vastes et fastueuses, un seul commentaire me vient à l'esprit.

« Ça devient ridicule. »

Mon ton blasé borde sur le rire, et je glousse moqueusement. Même si je ne vais pas me plaindre de pouvoir laisser les courants masser mes muscles, cette accumulation de luxe, je trouve ça assez grotesque. On dirait presque l'ancien appartement de mon père, tiens. En moins grand, certes, parce que Kazuo a toujours eu plus d'ambition et d'ego que de vrais moyens, en soit.
Mais peu importe. Je suis là pour me reposer, pour le moment, et pas pour réfléchir à autre chose. Je lui ai promis d'accéder à sa demande, après tout, alors je peux soigner ma culpabilité en me disant que ce n'est qu'une question de temps. Maintenant que l'Enodril est de nouveau en bonne santé, il n'y a pas de raison pour que nous ne nous détendions pas. Je ne compte pas vraiment le laisser retourner s'entraîner alors qu'il sort tout juste de convalescence, bien que j'admette que ce soit une bonne excuse pour le garder auprès de moi, et je doute qu'il m'en tienne rigueur. Vous me direz, on l'a compris depuis un moment, vu la trace violacée sur sa nuque, mais quel rapp-
Je réalise alors quelque chose, et tique. En posant une main sur mes propres clavicules puis sur mon cou, j'écarquille un peu les yeux devant une réalisation que je ne fais que maintenant.

« Attends, je vais devoir aller les voir avec ça sur le… ? »

Et merde. Embarrassé, je finis par me dire que oui, je ferais mieux de penser à tout autre chose que cette visite. L'eau, c'est bien, ça, l'eau. Et les bulles aussi. Néanmoins, le personne qui s'y trouve avec moi actuellement est plus intéressante que les bulles, qui disparaissent peu à peu, mais qui ne tarderont pas à apparaître plus souvent à partir de maintenant, je pense. On en a beaucoup à rattraper, je crois, de moments de repos.


« Ne marche surtout pas vers la droite, et si tu vois quelqu'un qui a l'air de m'en vouloir, ne va pas jouer au héros et cache-toi. »

Mon ton est simple, et il y a de l’humour noir dans ma voix, mais je reste sérieux. Si je me suis habitué à mes lieux de vie durant mon mois dehors, je ne vais pas mentir et faire croire que les ruines de Baguin sont un endroit particulièrement charmant où l'on fait des barbecues en communauté souriante et agréable. J'exagère peut-être un peu dans ma prévention puisque Samaël est lui-même résistant, mais comprenez que j'ai mes raisons. Je relève un peu mon foulard mis maladroitement à cause de la nervosité que je ressentais lors de notre départ, et inspecte les environs du regard. Si ma mémoire ne me trompe pas, ce qui est toujours un peu le cas avec cette période, nous ne sommes normalement pas loin du tout. Les bâtisses se ressemblent, me direz-vous, mais j'ai mes moyens pour me repérer entre les ruines de pierre, de sable et de poussière. Les combats s'étant beaucoup déplacé depuis février, je ne crains pas énormément que nous nous retrouvions dans une mauvaise situation. Même les snippers ne s'approchent plus d'ici depuis longtemps.
Comme promis, j'ai accepté sa demande et le guide maintenant à travers la partie périphérique des quartiers en ruine. D'un signe de main, je lui demande me suivre lorsque nous passons par une façade éventrée dans une petite impasses, puis que nous zigzaguons entre les rues étroites et tortueuses. Certains coins sont davantage détruits qu'avant, alors il faut faire des détours, mais je ne recule pas. Le chemin en lui-même prend bien une bonne demie-heure ; je ne dois le fait de ne pas nous avoir perdu qu'au nombre de fois où j'ai emprunté cette route, quand je revenais de ma chasse aux provisions journalière. En tendant la main à l'aîné pour l'aider à passer outre un petit muret ma foi difficile à escalader sans assistance, j'esquisse un sourire un peu jaune.

« Et si tu vois des bestioles adorables, n'y touche pas, elles ont faim. »

C'est un humour un peu boiteux, ma foi, mais c'est tout ce que j'ai pour éviter de penser à mon angoisse. Le glauque et le morbide, c'est ce dont je fais usage quand je n'arrive pas à garder pied, et c'est un signe assez clair que je ne suis calme que de façade. En outre, quand j’aperçois un graffiti un peu sommaire réalisée par une personne de ma connaissance, j'esquisse un rictus. Enfin.
J'ai l'impression qu'ils ont fait des travaux. Rien que la façade est moins abîmée qu'avant. J'ai beaucoup aidé à bloquer les trous avec des planches, certes, mais j'ai l'impression qu'ils ont trouvé un moyen de se débarrasser définitivement de cette énorme ouverture sur la droite, ce que je ne peux qu'admirer. Et la porte, évidemment, qui m'a l'air neuve. Alors bien sûr, cela reste une maison abandonnée, et c'est visible à toutes les réparations de fortune qui y ont été faites, mais il y a eu des améliorations nettes. Devant l'entrée, toutefois, j'hésite à toquer. Il y a sûrement eu des changements, et j'en viens à craindre ce que ma venue pourrait provoquer. Ma main est levée devant la porte, mais je n'arrive pas à taper.

C'est lorsqu'un projectile m'arrive en plein crâne que je tangue et recule par réflexe, en poussant un couinement sous le coup de la douleur. Je jette un coup d’œil sur le côté pour identifier ce qui m'a heurté, et cligne des yeux en constatant qu'il s'agit d'un... d'un morceau de pain. Visiblement plus dur que toutes les pierres du monde. Je n'ai pas le temps de trouver la personne qui me l'a envoyé des yeux, puisqu'elle prend subitement la parole avec une voix impérieuse et colérique.

« Ris, espèce de sale idiot ! »

Elle vient de sortir de la petite rue à côté, et elle devait s'atteler à quelque chose, je crois. Se rapprochant à pas rapides, la jeune femme s'avance, et mon premier réflexe est de constater qu'elle a une carrure plus athlétique qu'avant. Oui, je devrais être soulagé de la voir, ou même m'inquiéter de ma survie, mais elle a l'air en meilleur santé, et je m'en réjouis silencieusement. Quand elle frappe mon crâne, toutefois, je pousse un couinement plaintif, en lui jetant un regard mélangeant excuse et regret, mais qui ne calme pas sa fureur. Même mon essai de sourire ne suffit pas, et après avoir offert un salut poli à Samaël, elle me donne la même considération qu'avant. Même en faisant cinq centimètres à peine de plus que moi, elle me toise avec le même air que Nagisa lorsqu'elle me prenait en train de faire une bêtise. Je suis d'ailleurs étonné qu'elle arrive à garder sa fausse apparence et sa voix plus grave malgré sa colère. J'essaie de l'amadouer avec un ton plus doux et neutre, presque timide.

« C-content de voir que tu vas bien, Max.
- Tu ferais bien de l'être ! Crétin !
- Woh, doucement, va pas le tuer pour de bon ! »


Visiblement, elle ne compte pas sa laisser attendrir aisément, alors qu'elle est pourtant un horrible bisounours en temps normal. C'est Yann qui vole à mon secours, du moins je le crois en reconnaissant sa voix, mais mon doute est confirmé lorsqu'il ouvre la porte devant nous. Surpris de le voir débarquer de manière aussi précipitée, je le fixe d'un air incrédule et cligne des yeux bêtement. Je n'ai même pas le réflexe de m'éloigner lorsque la blonde saisit brusquement mes bras, et m'examine minutieusement, de haut en bas. Je la laisse faire, quelque peu perdu devant la brusquerie dont elle fait preuve, en me disant qu'elle se calmera peut-être par ce moyen. Les questions, quant à elles, pleuvent.

« Et ton dos ? Ta mémoire ?
- Ça va mieux, enfin, je...
- Hé, laisse-le un peu respirer. Tu vois bien qu'il va faire un infarctus. Et l'pauvre gars à côté doit pas trop comprendre non plus. Yo, d'ailleurs. Rentrez voir. »


Amical comme à son ordinaire, le brun nous fait signe de nous rapprocher, et fait lâcher prise à Maxime, qui s'est en effet un peu calmé depuis tout à l'heure. Mal à l'aise, je manque presque de me cacher derrière l'Enodril, et... Je le fais, d'ailleurs, ce qui suscite un pouffement de rire moqueur de la part de Yann. Grmbl. Qu'il aille se faire mettre.
Une fois rentré dans la pièce principale, je m'arrête un instant. J'ai du mal à me dire que j'ai passé autant de temps ici, il y a dix mois, et combien de nuits blanches j'ai fait à monter la garde dans cette pièce. Même si de nouveaux objets ont fait leur apparition et qu'elle est moins vétuste qu'avant, mes souvenirs ne sont pas si différents. Perdu dans ma contemplation, je ne remarque que trop tard que la silhouette de Laure se dessine devant mes yeux, avec celle de Jean, derrière. Vu son expression neutre, je ferme les yeux en attendant un coup. Si Max a été rude, elle, elle va me démonter la tronche. Et Jean va sûrement rire, parce que c'est un trou du cul, des fois, et-...
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'enlace, non, pas du tout. Pas avec cette gentillesse et cette douceur dans ses gestes, ainsi que cette lueur dans ses yeux. J'ai l'impression que des tonnes de crainte viennent de se dissiper en elle, et ses épaules s'affaissent alors qu'elle me tient. Perplexe, je reste un peu paralysé, confus face à cette peine que je sens elle, alors qu'elle se montrait si... Perpétuellement en contrôle, avant. Derrière nous, le barbu nous fixe d'un air attendri, et il m'adresse un petit signe de la main ainsi qu'un sourire complice, comme si de rien n'était. J'ai bugué, tout simplement. Je ne remarque même pas que Maxime a soupiré, l'air vaincue, tandis que Yann regarde silencieusement, un sourire au coin des lèvres. Il faut que Laure prenne la parole pour que je reprenne un peu mes esprits ; j'ai l'air d'un idiot complet, là.

« Arceus soit loué, tu vas bien.
- Je te l'avais dit qu'il était solide, le môme ! Et puis, r'garde, ça a pas l'air d'être le seul, si Yann disait vrai. Z'ont des bonnes tronches. »


La voix tonitruante et joyeuse de Jean brise le silence religieux dans lequel la pièce était tombée, alors qu'il tapote mon épaule ainsi que l'une de celle de Samaël avec sa douceur légendaire (sarcasme, sarcasme). Aïe. Ça suffit, là, j'suis pas venu pour souffrir, okay ?!
Levant les yeux au ciel, la brune jette un regard blasé à l'homme à côté de lui qui enlève ses mains en s'excusant platement, un sourire gêné aux lèvres. Elle s'écarte et reprend alors presque instantanément son expression habituelle, entre le calme absolu et l'air hautain, un peu trop semblable à la mienne maintenant que j'y pense. Yann, qui s'attelait auparavant à mettre en place les espèces de blocs de coussins qui nous servent d'oreiller (parce que les vieux canapés abîmés c'est pas confortables sérieux) par terre, finit par revenir vers nous en jetant un coup d’œil à Samaël. Il a l'air étonné de le voir en bonne santé.

« Eh beh. Quand j't'ai vu, t'étais quasiment mourant, mais enchanté. Faut croire que Risou a fait du bon taff, cette fois. Posez-vous, Jean va être un ange et vous faire de la tisane.
- Ah. D'accord. Ah d'accord. Oui, c'est ça. »


Le sarcasme du plus âgé fit rire Maxime et glousser Laure, qui s'étaient déjà installées tranquillement. J'aurais dû faire de même tout de suite, mais un détail attira mon attention et je clignais des yeux, surpris.

« … Vous avez de l'eau chaude ? Ou de l'eau tout court ? »

Comprenez ma surprise. Quand j'étais ici, pour boire, il fallait souvent aller chercher des bassines entières plus loin, en prenant le risque de passer par des endroits louches, et tout cela rien que pour boire. Ne parlons même pas des bouteilles d'eau qui, lorsqu'elles étaient trouvées encore fermées, étaient des vrais trésors que l'on ne gaspillait jamais. Gâcher une casserole d'eau, par exemple, même pour cuire du riz, était impensable ; on la réutilisait plusieurs fois, même si la nourriture avait un goût discutable après. Et pour ce qui est de l'eau chaude, eh bien... J'aurais bien aimé en avoir, disons. J'ai vu assez de personnes à poil pour une vie entière durant cette période, disons, et même si les douches publiques ne m'ont pas traumatisé, sachant qu'en plus j'y ai perdu toute once de pudeur, j'ai le droit d'être au moins un peu ébahi. Voyant ma surprise, Maxime esquissa un rictus amusé et goguenard.

« Tu sais quand on l'a eu ?  
- Éclaire-moi de ta brillante lumière, je t'en prie
- Trois jours après que tu sois parti. Laure a réparé tout le circuit à elle seule, c'était magique. »


Mon grognement de frustration les fit glousser tous les trois. D'accord, c'est puéril, et superficiel maintenant, mais j'ai l'impression que le destin se fout de moi en permanence, des fois. Ce n'est qu'une preuve parmi tant d'autres. En passant une main sur ma nuque, je finis par m'asseoir, en faisant signe à l'Enodril de faire de même. Je ne lui ai pas adressé un mot de puis tout à l'heure, à la fois à cause de la vitesse à laquelle les choses se déroulent et également car, eh bien... J'ai du mal à parler, vu ma nervosité. Heureusement pour moi, Yann reprit la parole, tandis que Jean venait nous servir. Je le remercie avec un sourire, le regard toujours porté sur la grande perche maigre. Il se tourne vers mon copain, avenant et jovial, comme à son habitude.

« Enfin, on aura le temps de discuter de tout ça, mais là, on est un peu en train d'exclure ton ami. Donc, euh, moi c'est Yann, le Père Noël là c'est Jean, celle qui a l'air de vouloir faire des tresses avec tes intestins c'est Laure, et le morpion frustré-
- Yann.
- Maxime, oui. Et toi, t'as un nom ? Non, parce que bon, Riris est pas du genre à se faire des potes, alors on est curieux, je t'avoue. »


Tous les regards venaient maintenant se poser sur Samaël. Aucune pression. Je me sentis soudainement soulagé de ne plus être sous l'attention de tous pendant un moment, même si c'était égoïste. Je n'étais pas étonné, toutefois, de voir qu'ils avaient l'air interrogés.

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=> DC de Faust M. Donovan, Clive G. Donovan, Mikael J. Evans & Winter L Kenway
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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Jeu 5 Oct - 1:26



&&&



Dahlia & Iris
feat Natsumepawassuwé
"In my world, the color red doesn't exist"



C'est un peu étrange de revenir aux ruines de Baguin après ce que nous y avons vécu, mais si je ne peux retenir quelques frissons désagréables en me remémorant notre mission qui a viré au cauchemar, j'acquiesce aux dires de mon petit-ami et le suis à la trace parmi les maisons abandonnées et détruites. L'ambiance y est toujours aussi triste et morne, mais aucune surprise à cela en considérant tout ce qui s'y est passé. Les façades urbaines sont marquées par diverses fissures et autres effondrements à cause des nombreuses batailles. En plus des duels Régime contre Résistance, je sais que c'est ici que se déroulent parfois des règlements de compte, notamment entre bands. Bien que le amis de Natsume vivent dans un endroit pareil, je ne pense toutefois pas qu'ils soient de mauvaises personnes. Je fais confiance aux propos du Shimomura à leur sujet. Je souris, amusé parfois par son humour même si elle cache sans doute une réalité plus sombre, et tente d'imaginer ce qu'a dû être sa vie parmi les décombres que nous traversons. Difficile, ça... Je l'imagine bien, mais j'ignore à quel point. Je ne peux pas vraiment le figurer tout à fait puisque je n'ai rien vécu de semblable, néanmoins je reste rassuré de savoir qu'il n'était pas seul pendant tout ce temps, car sa cicatrice et l'état dans lequel je l'ai récupéré ont été assez pour que je sache que son périple en solitaire a été rude, très rude. Malgré qu'il ne soit pas allé récemment à l'endroit que nous cherchons à atteindre, il semble reconnaître le chemin sans aucun problème. Y a-t-il si souvent pensé ?.. Pas simple d'oublier cette période de sa vie, en même temps. Perdu et sans repère, il a trouvé des attaches, s'est créé des liens, a appris des choses et d'autres... Et aujourd'hui, ça doit encore le hanter malgré tout. Je n'ai pas peur des gravas et de ce qu'ils représentent ou des quelques petits animaux à l'air agressifs qui crachent à notre venue, mais je commence progressivement à devenir nerveux à l'idée de rencontrer ce fameux groupe qui a secouru le japonais. J'ignore comment ils sont, comment ils réagiront à ma présence, aussi. Après tout, si jamais ils sont plutôt réservés, je ne sais pas si je serais le bienvenu. Je ne suis qu'un étranger parmi eux, après tout. Je n'ai jamais vécu dans la misère non plus. J'espère que je ne paraîtrais pas hautain devant eux ; je ne vais pas mentir et dire que je pourrais comprendre ce qu'ils ont traversé, mais je me montrerai quand même poli et ferai de mon mieux pour ne pas faire honte à Natsume.

Je m'y attendais, mais la maison, si elle ressemble aux autres, s'est vue refaire un peu la façade par rapport à ses voisines. Elle est bien, également contrairement aux autres, habitée par des présences humaines. La bicoque n'est pas toute neuve mais elle a survécu aux ravages du temps et des conflits. Elle a été, en outre, bien entretenue par ses occupants, et quoi de plus normal que de faire attention au toit où nous logeons. Ma nervosité s'accentue un peu lorsque je vois finalement le lapin lever sa main pour annoncer notre visite et vérifier que nous ne nous trouvons pas dans une habitation vide. Pour une raison quelconque, elle aurait pu se trouver déserte. Mon attention est toutefois vivement troublée lorsque le cadet reçoit quelque chose sur la tête. Surpris, je foudroie du regard la direction d'où provenait la mitraille, me rapprochant de mon copain en me mettant sur mes gardes. La voix qui s'élève par la suite me fait cligner des yeux, mais je reste suspect quand un individu sort de l'ombre et s'approche de nous, comme s'il connaissait l'asiatique.
'Ris'... Pour 'Athéris' ?..
Le jeune inconnu n'a pas l'air de constituer une menace, mais à moins que je ne me trompe, puisque nous sommes juste devant la maison, il doit s'agir d'un des amis qu'il a rencontré durant son absence. En grommelant intérieurement, je me dis que lui lancer un bout de pain rassi n'était peut-être pas nécessaire mais je me retiens. Après tout, ils l'ont sauvé alors que nous ne savions même pas où il se trouvait. Mais le jeune homme se montre affectueux (je crois) envers mon petit-ami, alors j'imagine que je peux être rassuré. Je ne sais pourtant pas quoi dire pour le moment et me contente de garder le silence en attendant qu'ils aient fini leurs retrouvailles et de lui rendre son salut par un signe de tête maladroit. Je retiens seulement que le nouveau venu s'appelle donc... « Max ». Pas dur à retenir, au moins, vous me direz. Une autre fois se fait entendre alors, mais j'ai l'impression, cette fois-ci, qu'elle me rappelle un truc. Impossible de me souvenir de quoi, cependant. La porte s'ouvre enfin pour laisser apparaître un homme plus âgé aux cheveux noirs en bataille et à la barbe mal rasée.

« B-B-Bonjour... »

Il doit avoir entre trente et quarante ans à vue de nez, contrairement à son comparse qui fait bien plus notre âge. Enfin, je me trompe peut-être, et ce n'est guère important de toute façon. Mais l'aîné m'intimide déjà un peu plus et je m'immobilise sur place. Je ne réagis même pas à l'examination du blond sur le plus jeune, mais relève le regard en le sentant concerné par la cicatrice et la perte de mémoire de Natsume. Mon attention se reporte une nouvelle fois sur Yann à qui j'adresse un mouvement de tête bref et nerveux. Je bouge par automatisme lorsqu'il nous invite à rentrer mais ne peux m'empêcher d'être mal à l'aise. Le lapin m'aide toutefois à me calmer un peu en se cachant derrière moi. Le fait qu'il soit encore plus stressé que je ne le suis me donne un peu de courage, même si je crains toujours de faire une bêtise.

J'en profite alors pour regarder un peu la maison en question. Bien sûr c'est loin d'être le grand luxe, mais je ne vais pas dire que je ne m'y attendais pas. Malgré tout je vois bien par-ci par-là des aménagements de fortune au milieu de ces pièces très modestes. J'imagine qu'il y a des gens qui vivent dans des conditions bien pire, mais je n'envie personne devant vivre ici pour une durée indéterminée. L'eau et l'électricité marchent-elles même ? Je ne vais évidemment pas poser la question mais je ne serais guère étonné. Et ils ne sont pas que deux à vivre ici, de ce que je vois. Deux autres adultes, une brune et grand dadais, se tiennent dans ce qui semble être le salon de la demeure. Mais je n'ai pas le loisir de détailler davantage du regard que la jeune femme vient à son tour vers nous d'un pas pressé. Si ce sont bien les amis de Natsume, j'hésite entre rester près de lui ou m'écarter pour les laisser le revoir, mais en constatant le bonheur et le soulagement que je sens chez eux, mes crainte fondent comme neige au soleil et je laisse qui veut enlacer mon petit-ami. Je ne crois pas avoir besoin de le défendre contre qui que ce soit, ici. Ils m'ont tous l'air amicaux, qui plus est. Du moins, en présence du hérisson, mais c'est suffisant. Au tour du baraqué à présent de mieux se montrer. Le timbre de sa voix est à l'image de sa carrure imposante, mais il est en réalité très chaleureux. J'associe le nom de 'Yann' au type qui nous a ouvert, mais je me dis que c'est peut-être temporaire, car si ça se trouve, ils sont plus nombreux que ça. Celui aux airs d'ours a l'air assez gentil en fait, mais je ne peux pas nier qu'il possède une force qui ne me surprend pas le moins du monde à en juger par son apparence physique, et je souris gauchement en réprimant une grimace de douleur après avoir frotté vigoureusement mon épaule. Bon, ils sont un peu brutaux, mais ils n'ont pas l'air méchants. Celui que j'appelle 'Yann' nous installe pendant ce temps des coussins, et pour la seconde fois, s'adresse à moi comme s'il me connaissait déjà. Je mets quelques secondes à comprendre ce qu'il veut dire avant de me rappeler que notre évasion ne s'était pas faite sans l'aide d'un tiers et que c'était donc pour ça que j'avais déjà cru entendre sa voix quelque part.
Mais... C'est Monsieur Manteau !
Enfin non, il ne s'appelle probablement pas comme ça, mais je viens de me rappeler ce que Natsume m'avait dit à propos de lui, et en outre que c'était lui qui avait offert la cape dont il ne se sépare jamais et à laquelle il tient beaucoup. C'est donc sans doute quelqu'un de bien plus important que ce que je ne pensais aux yeux du Shimomura. J'étais un peu jaloux de l'attention que le japonais accordait au manteau qu'on lui avait donné, mais je ne ressens maintenant plus rien de tel en considérant le brun aux airs nonchalants. Je suis à présent curieux et surtout reconnaissant envers lui. Et timide aussi. Chose qui n'arrive pas si souvent que ça, mais là j'avoue que je ne paie pas de mine, à me trouver invité si gentiment alors qu'aucun d'eux ne me connaît et que je suis celui qui leur doit la survie de mon copain. Fébrile, je ne sais pas trop où trouver ma place parmi ces gens, mais les noms des protagonistes se dévoilent peu à peu. La femme mûre est la seule qui n'a pas encore été nommé ou présenté, mais je sais maintenant que le plus costaud s'appelle 'Jean'. Je me répète les noms dans ma tête pour ne pas les oublier de peur de faire une gourde ou même de me mélanger, mais si leur effectif n'augmente pas, je devrais pouvoir m'en sortir.

La question et l'étonnement de Natsume ne peuvent toutefois pas m'empêcher de me crisper d'un seul coup. Je le fixe avec stupeur et peine. Ce n'était pas qu'ils manquaient d'eau chaude... Mais ils n'avaient pas d'eau du tout ! Combien de temps a-t-il été absent, déjà ? Deux, trois mois ?.. Trois mois sans eau courante. Pas comme si je ne l'avais pas imaginé, c'était déjà bien qu'il ait un toit, mais cela devait être bien plus difficile que ce à quoi je pensais. En plus de sa blessure dans le dos qui devait le faire horriblement souffrir et de sa perte de mémoire qui ne l'aidait clairement pas.
Laure... C'est la fille du groupe ?..
Lentement, et en silence, je m'exécute et m'assois sur les oreilles qu'on nous a installé lorsque nous sommes invités à le faire, et remercie le dénommé 'Jean' lorsqu'il nous apporte les tasses de boissons chaudes. Cela me permet au moins de porter mes yeux dorés vers la tisane, me demandant, après ce que je viens de découvrir, si j'ai vraiment le droit d'en boire. N'importe quelle ressource devient précieuse, ici. Mais derrière la gentillesse et la politesse du geste, je devine que s'ils ont pu me faire au moins une tisane, c'est qu'ils ont désormais accès à l'eau comme venait de le dire Max. Tout de même, je restais embarrassé devant leur accueil si amical. Au moins, je n'avais rien à craindre du temps que Natsume avait passé en leur compagnie. Je pensais d'ailleurs réellement pouvoir rester plonger à contempler ma tasse en attendant que le Shimomura raconte tout ce qui lui est arrivé depuis son départ pour qu'ils puissent ensuite parler de leur temps passé ensemble, mais on me réserve un traitement bien plus intéressé que ce que j'aurais pu imaginer. En effet, après que Yann me présente officiellement les membres de l'équipe, c'est à mon tour de se faire interroger. Il dit qu'ils sont curieux. Malheureusement pour moi, je remarque que c'est effectivement le cas, et quoi de plus normal. Ils voient un parfait étranger débarquer en compagnie d'un de leurs compagnons qu'ils retrouvent tout aussi subitement. Il n'est pas illogique que j'attire au moins un peu de perplexité, car ils doivent se douter que je ne suis pas n'importe un random dude pour l'éleveur s'il m'a amené ici. De plus, comme ils le disent, il n'est pas du genre à faire ami-ami avec tout le monde et sachant comment il était une fois amnésique, ce devait être encore plus compliqué pour lui d'accorder sa confiance à autrui.

L'attention centrale est donc portée sur moi, mais alors que je sens leurs regards brûlants sur ma personne, j'ai soudainement envie d'être celui qui se cache derrière son petit-ami. Il est amusant de constater pourtant qu'un public de centaines de personnes ne me pose plus de problème mais que je perds mes moyens devant seulement... Quatre personne. J'ai pu dernière être au centre de quelques médias récemment, mais je me sens actuellement si petit... Et surtout si bête, avec ma vie de privilégié pendant que d'autres doivent galérer comme pas possible ne serait-ce que pour trouver un abri solide ou même dénicher un peu à manger pour tenir une journée. Ou de l'eau courante. Dormir, se nourrir, boire et se laver, des choses si simples auxquelles j'ai été habitué. Des choses qui m'ont toujours été accessibles et que ma récente promotion me permettra de conserver avec assurance.

« Je... Je-Je... »

Toujours aussi maladroit, je bafouille, peine à trouver mes mots, me perds moi-même dans mes phrases, pour au final ne pas réussir à les terminer promptement. Je triture la tasse, me brûlant presque à son contact que je cherche volontairement pour me détendre et penser à autre chose pendant que je choisis une réponse à fournir. Je n'ose même pas me tourner vers Natsu pour me donner du courage. Je sens mes oreilles chauffer autant que ma tisane pendant que je rougis légèrement et je fais de mon mieux pour lever les yeux sur mes interlocuteurs.

« Samlozhzi... Euhm... S-Sa... Sam-maël. Mais euhm... T-Tout le monde m'appelle S-Sam. »

Je dois avoir l'air bien ridicule. Il est beau, le Maître de la Ligue. Dans quelques temps je sortirais probablement des discours plus travaillés devant la caméra, mais niveau éloquence, là, c'est zéro. J'ai jamais été un très parleur, vous me direz. Je ne sais pas motiver des troupes, je ne sais pas parler avec classe ou me montrer charismatique. Mais aujourd'hui, c'est encore pire. Je suis tellement nerveux que mes doigts et mes jambes se mettent à trembler légèrement. Je dois pourtant continuer sur ma lancée, car après tout, j'ai des choses à leur dire. Ne suis-je pas celui qui a demandé à les rencontrer ?

« Au-Au fait je... euhmmm.... Je... Je... ! »

Tuez-moi. Nan mais vraiment. Je ne crois pas avoir l'air de quelqu'un qui a affronté des stadiums entiers. Au final, je ne sais même pas ce qui m'intimide le plus. Les conditions dans lesquelles ils vivent ? Leur gentillesse envers moi alors que je viens d'un milieu très différent ? Le fait de savoir enfin qui a pu retrouver celui que nous cherchions tant avec désespoir pendant des semaines et des semaines ?.. Pour toutes ces raisons, je me dois de leur faire honneur en tant qu'invité et de répondre à leur interrogation. Ils doivent probablement se poser des questions à mon sujet, et ils sont en droit de savoir pourquoi j'ai été invité chez eux. J'hésite à me lever, mais ne le fais, considérant que les coussins sur lesquels nous nous trouvons ont été placés là à notre intention et qu'il est sans doute incorrect de s'en détacher maintenant alors qu'ils ont bien voulu que je pénètre dans leur modeste maison. Je prends une légère inspiration en essayant de retrouver ma contenance, mais cela reste chose peu aisée.

« C'est m-moi qui ai de-demandé à vous r-rencontré. Je-Je... Je voulais v-vous exprimer ma re-reconnaissance p-pour avoir séché-euh ai-aidé Nat-...héris. »

Je viens de me rappeler qu'ils n'ont cessé de l'appeler par son surnom, ce qui signifie qu'ils ne connaissent pas son véritable nom. Je dois garder ça en tête pour ne pas risquer de faire une erreur plus tard. Peut-être a-t-il des raisons de cacher sa véritable identité pour le moment. Je commence à triturer mes doigts, m'encourageant mentalement à finir. Mes pupilles s'attardent une nouvelle fois sur quelques détails de la maison, et je deviens davantage gêné en continuant.

« S'il y a qu-quelque chose que je peux faire p-pour vous aider... De-demandez-moi n'importe quoi. C'est le m-moins que je puisse faire pour vous remercier. »

Je ne tiens pas en place tant je suis agité. Je ne leur ai pas dit, mais j'ai de l'argent. Beaucoup d'argent. S'ils le désirent, je peux tout à fait le mettre à profit pour les soutenir. Mais... En vérité, je doute d'une réponse positive. Je vais peut-être paraître hautain, si je leur fais comprendre que j'ai des moyens financiers non négligeables. Je veux seulement les aider.
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Jeu 5 Oct - 22:28



Dalhia & Iris

Feat Samaprovoquédel'angst

Pour peu, Natsume se sentirait presque coupable ; il savait bien que l'arrivée d'un nouveau-venu susciterait pas mal de questions, vu la curiosité insatiable de ses compagnons d'infortune. Il avait retenu un gloussement, d'ailleurs, en voyant tous les regards se poser sur l'aîné, qui semblait à deux doigts d'aller se cacher derrière lui. Le Shimomura ne lui en aurait pas voulu, et il l'aurait laissé faire, mais il se doutait que hormis provoquer de la confusion, cette action n'aiderait en rien. Il se permit un petit tapotement sur son dos, l'incitant à prendre son courage à deux mains, ou au pire à serrer les dents jusqu'à ce que cela soit fini.
Ses balbutiements, toutefois, ainsi que les rougeurs qui prenaient maintenant place sur ses joues, l’inquiétèrent quelque peu et l'éleveur se mit à considérer le fait qu'il aurait peut-être dû l'aider plus que ça. Incertain de savoir si son intervention l'aiderait ou ne ferait que l'enfoncer davantage. Laure haussa les sourcils, ses lèvres se tordant un sourire amusé, tandis que Max et Jean s'essayaient à des sourires amicaux pour tenter de le défendre. Seul Yann gardait un air calme et relax, comme à son ordinaire, faisant joujou avec sa tasse sans prononcer un seul mot.

Au moins, le nom était sorti. Massacré, et charcuté par des hésitations dues à la gêne, mais c'était déjà un sacré pas. Le cadet, malgré tout, ne pouvait pas s'empêcher d'être attendri, même dans une image un poil ridicule : le voir essayer à ce point, par simple envie de s'intéresser à ce qu'il avait pu vivre, faisait bourdonner un sentiment chaleureux dans sa poitrine. Une lueur niaise dû se faire voir devant ses yeux, car, et il ne le vit pas, Laure haussa les sourcils en gloussant légèrement après l'avoir regardé.
Un peu de surprise se vit sur leurs visages devant la déclaration suivante du dresseur, ne s'étant pas attendus à ce que l'on puisse vouloir les rencontrer. Jean sourit bêtement, toutefois, comme il avait l'habitude dans le faire car il était bien incapable de se retenir de vouloir faire ami-ami avec n'importe qui. Mais face à sa dernière proposition, toutefois, après s'être mutuellement regardé, ce fut Yann qui prit la parole, faisant office de porte-parole de la pensée de ses camarades. Natsume n'aurait presque pas eu besoin de l'entendre pour connaître leurs avis, à vrai dire ; il savait déjà quelle réponse son petit-ami obtiendrait, si bien que cela lui avait tiré un rictus amusé sur son visage en l'entendant parler. Mais il laissa le demi-barbu parler. Celui-ci fit un signe de la main pour indiquer que c'était inutile, l'air jovial et détendu.

« T'es gentil, mais c'est pas la peine. On s'en sort bien, tu sais. Et puis, tu nous as ramené ce gros badaud peureux dire bonjour, alors c'est déjà pas mal. »

Natsume regarda ailleurs, surtout car les ricanements de Maxime et de Laure étaient à peine dissimulés. Il se doutait bien qu'il ne pourrait pas se ramener ici sans avoir droit à quelques remarques, certes, mais il devait avouer qu'il aurait aimé pouvoir les ignorer sans se sentir autant coupable. Il sentait bien, toutefois, que la rancune n'était vraiment pas si grande que cela. Même Max, qui l'avait mitraillé tout à l'heure, avait cessé ses regards mauvais, retournant petit à petit vers ses expressions de bisounours habituelles. Cette jovialité qu'il avait connu pendant ses jours passés, malgré les mauvais moments et les difficultés, lui tirait un petit sourire et une expression plus détendue qui prouvait bien que la situation n'était pas si critique que ça.
Jean fut le premier à prendre pitié du malaise du nounours de son côté, ce qui n'était pas étonnant, puisqu'il continuait à sourire comme un demeuré. Cette fois-ci, il se retint de lui taper l'épaule, peut-être plus conscient de la force qu'il mettait dans ses actions. Il passa un carré de sucre à l'Enodril, faisant hausser un sourcil à Natsume ; non, vraiment, il ne se souvenait pas qu'ils en avaient, avant. Il s'abstint de faire un commentaire toutefois, et bû sa tisane sagement.

« Détends-toi, on va pas te manger. Enfin, peut-être. 
- Hé, je tiens à le garder, si possible. »


Son commentaire était plein d'ironie, mais il était évident qu'il ne mentait pas non plus. Personne ne le remarqua, car c'était en soit un commentaire qui n'avait rien de particulièrement tendancieux, sauf si on avait l'esprit mal placé. Tandis qu'il glougloutait tranquillement sa boisson comme le petit pépé hippie qu'il était, Maxime reprit l'un de ses sourires doux et chaleureux. L'irritabilité et, quelque part l'angoisse il le savait, avaient disparu de ses traits. Le visage tourné vers Samaël, elle prit un ton aussi amical que possible, bien qu'une lueur taquine pétillait dans ses yeux.

« C'est à nous, de te remercier. Vraiment, on sait à quel point cette andouille a pu être pénible, alors si en plus il a retrouvé la mémoire, je crois qu'on peut t'être redevable.
- Et il a enfin l'air de manger quelque chose, ce qui est un miracle. 
- C'est ma journée, ou... ? »


Levant les yeux au ciel face aux ricanements, il ne pu s'empêcher lui-même de sourire face aux provocations à peine cachées de ses compagnons, qui, quelque part, lui avaient manqué. Il n'était peut-être pas le sol à penser ça, d'ailleurs, car les demis-sourires de Yann et de Laure en disaient long sur leurs pensées respectives. Mais les paroles de Maxime, elles, furent accueillies positivement par tout le groupe qui avait hoché de la tête, sûrement plus que d'accord avec ses propos. Un peu touché malgré tout de leur inquiétude, Natsume ne s'était pas permit de trop protester ; tout au plus était-il amusé en se rappelant d'à quel point l'Enodril était intimidé, alors qu'il ne demandait qu'à venir il y a quelques jours. Mais, et il en était persuadé, cette maladresse finirait par s'estomper quand il se rendrait compte qu'il ne serait pas cuit en brochette.
Ou que l'attention passerait temporairement vers le soigneur, aussi. C'était une possibilité qu'il n'avait pas calculé, et qui le prit de court quand la brune posa un regard paresseux sur lui, le considérant de ses yeux d'ambre malicieux, le coin des lèvres tourné en un rictus.

« Ah, d'ailleurs, c'est quoi, ton vrai nom ? »

Déjà tout à l'heure, la pirouette linguistique de Samaël lui avait rappelé qu'ils ne connaissaient toujours pas son véritable nom, et si il y avait pensé, il n'avait pas osé aborder le sujet. Quelque part, peut-être avait-il peur que le leur donner signifierait une rupture brutale avec son soi passé, mais il se rendit vite compte que ce n'était que des affabulations de son esprit nerveux. Rendu à nouveau gêné par les regards sur lui (bon sang que c'était intimidant), il fut pris de rougeurs légères et il bafouilla une réponse ma foi peu convaincante en toute somme.

« Euhm. N-Natsume. »

Pourquoi est-ce qu'il était aussi gêné par quelque chose d'aussi simple que de dire son nom, maintenant, hein ? Ce n'était pas comme si il en avait honte ; ni ridicule, ni trop excentrique, l'éleveur ne s'en était jamais des masses préoccupé. Mais ce détail simpliste paraissait si important qu'il faisait naître une hésitation dans sa voix. Comme il le pensait, pourtant, cette information fut enregistré avec des regards curieux, mais sans plus. Seule Laure se permit un haussement d'épaules, les autres se contentant de sourires simples ou de moues intéressées.

« Hm. Ça va. Y'a pire.
- Ouais, il a évité le Jean-Marcel.
- Roh mais va te faire, Yannick, hein ! »


Gloussant dans sa barbe inexistante, le Shimomura préférait cela au fait d'être l'attraction du coin, vraiment. Il leva les yeux au ciel, mais fut surpris de voir que le barbu avait lancé un sourire joyeux à Samaël.

« Mais si tu veux remercier quelqu'un, va voir ces deux-là. Max l'a recousu et Jean l'a trouvé en train de pisser le sang, donc y z'ont fait un peu plus d'effort que nous, j'crois.
- Ah, parce que nous on ne servait à rien ?
- Roh, mais non, te vexe pas ! »


Tout avait l'air de partir en plaisanterie à chaque fois, si bien que Natsume avait du mal à suivre. Mais en soit, ce n'était pas quelque chose qui le dérangeait. La question qui suivit, toutefois, le prit au dépourvu, surtout puisqu'elle était adressée à Samaël à la base.

« Donc, t'es qui, exactement ? Un cousin ? Son frangin ? Fin, non, vous vous ressemblez pas du tout, rien qu'au niveau du... »

Un signe de la main sur le visage plus tard, et Natsume fronçait les sourcils, ne comprenant pas trop ce qu'il voulait dire par la tête, à agiter la main devant son visage. Les autres, toutefois, haussèrent les sourcils d'un air mêlant amusement et demi-indignation.

« Wow, sur le niveau du racisme, c'était pas mal élevé, là. »

Yann se mit à gesticuler, gêné, avant de reprendre la parole d'une voix entrecoupée par ses sursauts d'intonation. Natsume, quant à lui, était occupé à ricaner.

« Nan mais vous m'avez compris, roh ! Ce que je veux dire, c'est que si c'était juste un pote, il viendrait pas s'embêter à venir nous voir ici, j'veux dire. »

Le Shimomura se tendit. Pas qu'il avait honte, ou quoi que ce soit de ce genre, hein. Mais c'était toujours délicat d'annoncer ça, car, eh bien... La société est ce qu'elle est, malheureusement, et qu'il avait quelques raisons de se sentir maladroit sur le façon de le dire. Même si l'Enodril avait été une fille, d'ailleurs, il savait qu'il aurait ressenti le même embarras ; sa maladresse à ce sujet était  indissociable de lui-même. Doucement, et alors que des regards intrigués les fixaient car ses joues devenaient de plus en plus roses, Natsume fit passer sa main derrière la taille du plus âgé pour le rapprocher et emmêler leurs doigts par la même occasion.
Comprenant le message, Yann cligna des yeux, l'air absolument pas perturbé. Seul Jean paraissait surpris, tandis que Maxime esquissait un gloussement amusé, à l'instar de Laure. La surprise passée, ce fut le barbu qui reprit la parole en premier, esquissant une moue boudeuse.

« … Ah, ouais. Bon, j'avais tort, y'avait vraiment rien entre Max et toi.
- Je suis plus étonné par sa tolérance d'une personne autre que ses serpents et son Evoli, m'enfin... Il va bien, d'ailleurs ?
- Pour la centième fois, oui, Yann, tu es lourd. Et oui.
- Et fatiguant. »


Yann tira la langue puérilement, sous les levers d'yeux au ciel des plus jeunes, tandis que Natsume décrochait négligemment la ball de son Phyllali afin d'en faire sortir le pokémon. Celui-ci, alors qu'il avait à peine le nez dehors, suscita l'étonnement de la part de tous, puisque lorsqu'il était parti, Yû était encore un tout petit Evoli malingre et très jeune. Lorsqu'il reconnut finalement l'endroit où il était, qui était d'ailleurs son lieu de naissance, il ouvrit de grands yeux émerveillés et se précipita vers les occupants de la maisonnée, pétillant de bonheur, leur donnant des caresses généreuses, la queue giflant l'air avec une rapidité étonnante. Natsume gloussa joyeusement, ayant oublié sa gêne alors qu'il voyait le Phyllali câliner ses vieux amis, qui le lui rendaient bien. Bien que Max manqua de trébucher lorsque le pokémon plante se coucha sur elle, elle se laissa faire en ébouriffant les mèches de poil sur son visage. Le sujet d'avant semblait avoir été complètement oublié, et c'était tant mieux.
Alors que Natsume était perdu dans sa contemplation silencieuse, la voix de Jean le sortit de son petit monde, l'air un peu maladroit.
 
« Hm. Vous restez dîner ? On a réussi à récupérer de la viande, et y'en a en trop, alors... »

C'était un mensonge, et il le savait. Mais il n'aurait pas l'indécence de le faire remarquer, et, après avoir demandé silencieusement l'avis à son copain d'un coup d’œil, il hocha la tête avec un sourire aimable.
Lorsque Jean s'éloigna et que la conversation reprenait de plus belle, le Shimomura poussa un soupir, débarrassé de sa peur et de son anxiété de tout à l'heure. Tranquillement, il laissa sa tête se poser sur l'épaule du dresseur, calme, posé. Son expression était neutre et détendue, et un début de rictus tendre arquait le bout de ses lèvres. En chuchotant presque, il lui parla à voix basse pour que cela reste entre eux.

« Tu avais raison, en fait. Merci. »

Doucement, il serra sa main dans la sienne sans rien ajouter d'autre sur le moment. C'était suffisant pour lui, du moins il le croyait.


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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Ven 13 Oct - 0:04



&&&



Dahlia & Iris
feat Natsume
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J'aurais dû m'y attendre. Je suppose que déjà en temps normal il doit être difficile d'accepter de l'aide ainsi, car j'imagine que ça peut sembler rabaissant. Mais il n'y avait vraiment aucune arrière-pensée derrière mes propos, et mes interlocuteurs l'ont compris. Je le sais en raison du calme qui se dégage de la voix de Yann. C'était sans doute à prévoir, mais je ne pouvais décemment pas les laisser sans au moins leur proposer mon aide ; on ne pourra pas dire que je n'aurais pas essayer. Les voir s'en sortir par leurs propres moyens dans une bicoque aux airs solides mais tout de même modestes... Ils ont beaucoup de courage et d'humilité. Je voulais quand même qu'ils sachent que je serais là si jamais ils avaient besoin de quoi que ce soit. Ce n'est pas comme si j'avais beaucoup trop d'argent, n'est-ce pas ?.. Que puis-je faire, hormis en garder de côté pour moi au cas où, avec autant de sous ? Je ne suis pas très dépensier comme certains autres de mes collègues. Même à deux ou trois, en comptant ma mère et Natsume, je n'irais pas jusqu'à acheter un manoir gigantesque ou un penthouse luxueux alors que nous sommes un nombre bien restreint ! On dira bien que, dans ce monde où les billets font tout sauf le bonheur, avoir trop d'argent que pas assez peut toujours être plus utile, mais il faut garder en tête que ça ne sera jamais autre chose que du papier. Je n'en ai jamais demandé tant, j'ai juste eu de la chance, mais ce n'est pas une raison pour tout garder pour moi. Mais après tout, il y aura peut-être d'autres choses que je pourrais faire pour les soutenir que de me servir de mes 'maigres' économies. Je ne suis pas exceptionnellement fort ou intelligent, toutefois il y a sûrement un moyen pour que je me rende utile malgré tout. Et apparemment, ramener le Shimomura auprès d'eux était déjà un exploit ; en un sens, je suis content si cela leur suffit car je me sens un peu moins comme un étranger, puisque je leur ai rendu ce service. Il était après tout bien normal que j'accompagne mon copain, je n'allais quand même pas l'enfermer dans une cage pour l'empêcher de sortir de peur qu'il ne disparaisse de nouveau. Possessif d'accord, mais bon, je ne suis pas extrême non plus, sa vie ne m'appartient pas littéralement.

La bonne humeur qui règne entre les différents protagonistes m'aident à me détendre progressivement. On se sent étrangement bien en leur compagnie, de telle sorte que je ne tremble plus et que mes rougeurs s'estompent plus rapidement que je ne l'aurais pensé. Je glousse même à la blague de Jean, et retrouve un sourire sincère, attendri par l'ambiance décontractée qui flotte dans la pièce. Je commence même à boire quelques gorgées de ma boisson chaude, prenant une posture plus confortable. J'ai dû avoir l'air bien crispé et ridicule, quand j'y pense. Si seulement j'avais la capacité de Faust à se relaxer aussi rapidement, lui qui sait si bien alléger l'atmosphère et faire ami-ami avec tout le monde. Les remerciements de Maxime toutefois remettent un peu de rose sur mes joues. Plus du tout énervé contre le jeune homme (même s'il aurait pu éviter de lancer ce truc grmbl), si je suis venu ici ce n'est pourtant pas pour que je sois celui à qui l'on doit quelque chose, mais je suis flatté malgré tout de la considération qu'ils me portent alors que je ne suis encore qu'un inconnu à leurs yeux. Ils ne connaissent rien de moi mais sont pourtant tous si aimables, et je suis touché de leur gentillesse, même si je ne sais pas si j'en mérite tant. C'est vrai que j'ai plus ou moins indirectement aidé à la recherche de ses souvenirs, mais je ne sais pas ce qui serait advenu de mon petit-ami si ces gens n'avaient pas décidé de l'intégrer à leurs groupes. Je sais comme il peut être difficile de faire confiance à des étrangers en ces temps hostiles, surtout dans un lieu comme celui-ci. Ce n'est pas exactement connu pour être un endroit hospitalier et accueillant, disons. Je ne relève pas l'allusion comme quoi il mangeait peu lorsqu'il était amnésique puisque je le savais déjà. Du moins, je m'en doutais fortement, vu son état d'il y a quelques mois, et il me semble évident à présent que trouver de la nourriture en ces terrains sombres ne doit pas être chose aisée. Voilà pourquoi je suis tout de même soulagé si cette bande d'amis arrivent à trouver de quoi manger puisqu'ils ont refusé poliment mon aide en déclarant se débrouiller par eux-mêmes, et je les crois sur parole. Ils n'ont pas l'air d'être aussi démunis que leur situation peut laisser paraître. Ils arrivent même encore à rire avec Natsume alors que ce dernier pensait -à tort- qu'on lui en voudrait d'être parti. Plus de peur qu'autre chose, au final, et moi-même j'aurais surtout été inquiet comme ils ont dû l'être en se rendant compte que l'asiatique avait disparu.

Je me permets un regard doux et compatissant en faveur de mon petit-ami lorsque celui-ci peine à dire son prénom sans bafouiller. On a vraiment pas l'air malin, comme duo, à avoir du mal à même se présenter convenablement. Il faut croire que le cadet est aussi intimidé que moi quand il se sent observé. Ce n'est pas comme s'il avait un nom ridicule, en plus. Les japonais ont le chic pour en plus y trouver des significations, et vu le rapport que l'éleveur entretient avec les plantes, le sien lui convient plutôt bien. Ce n'est plus tellement un « bourgeon », maintenant, mais... Il est si joli. Ce n'est pas pour rien qu'il est gravé dans mon bras gauche à vie.
Je défends Laure face à Yann pour ce qui est de la reconnaissance, toutefois. Bien sûr que j'ai des remerciements particuliers à faire, mais ils ont chacun œuvré pour servir de guide au lapin lorsqu'il en avait le plus besoin. Je regrette encore de ne pas avoir été là au moment où j'aurais pu cruellement l'aider, mais cela lui a permis de se faire de nouveaux amis, et des bons, en plus. Je sens que ce sont des personnes en qui je peux avoir confiance, moi aussi. Je tourne toutefois ma tête vers le blond et le grand costaud en question pour leur offrir un sourire sincère empli de gratitude. Je sursaute néanmoins au moment de la question fatidique, avant de rougir légèrement et de baisser les yeux, gêné, même si le geste de la main du mal rasé me provoquerait un rire stupide en temps normal. Et il a raison, d'ailleurs. Enfin je pense. Peut-être que si j'étais un simple ami, je n'aurais pas chercher à venir jusqu'ici pour les voir et les remercier en personne. Ils ont sans doute compris que je n'étais pas n'importe qui, aussi bien parce que je ne me serais pas déplacé en personne, sinon, que parce que Natsume n'aurait pas amené un random péquenaud dans ce coin.
Je n'ose pas leur répondre, alors que je n'ai aucune honte à avoir, loin de là, mais tout à coup, je ne sais pas pourquoi les mots ont du mal à sortir. Pourquoi je ressens cet embarras. Pourquoi je pourrais clamer sur tous les toits que j'aime le Shimomura d'ordinaire alors que j'ai aujourd'hui du mal. C'est sans doute leur présence qui me perturbe un peu trop, je crois. Heureusement, c'est mon scientifique qui fait le pas en plaçant sa main sur ma taille et en prenant ma main de telle sorte à ce qu'il n'y ait pas d'ambiguïté possible. Je rougis davantage mais dévoile un sourire timide et sincère, me rapprochant même de l'autre pour y chercher sa chaleur en attendant que les autres comprennent le message. Une part de mon for intérieur ne peut toutefois s'empêcher de ressentir une pointe de possessivité.
B-Bien sûr qu'il n'y avait rien entre eux ! Même quand il ne se souvenait plus de moi bah... euh... voilà, quoi ! Puis il a ma patte sur lui, de toute façon !
Oui, je reste puérilement capricieux et puéril, mais malgré tout toujours aussi fier du tatouage de mon petit-ami qui me tire une terrible envie de câlin à chaque fois que je le vois. D'ailleurs, les propos de Laure ne font que gonfler mon ego. Pas comme si Natsume ne tolérait vraiment aucun être humain, je ne vais pas exagérer, mais je suis flatté de savoir qu'il semble m'accorder une tolérance toute particulière. Quoi de plus normal, puisque nous sortons ensemble, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre. De me dire que je suis spécial à ses yeux, même si ça paraît égocentrique. Mais preuve que même amnésique, Natsume reste Natsume.

En parlant d'Evoli, le japonais laisse le sien -ou plutôt le Phyllali- sortir pour que les autres puissent admirer sa nouvelle forme. Il est vrai qu'ils l'ont tous connu quand Natsu l'a récupéré, alors pas étonnant que le Pokémon Plante soit bien plus affectueux avec eux qu'avec... bah moi. Difficile d'oublier le jour de son évolution, puisqu'il avait s'agit d'une journée plutôt chargée. J'avais ressenti au final plus de peine qu'autre chose envers le jeune mâle, mais le principal est que nous l'ayons retrouvé sain et sauf. Et ils ont l'air d'apprécier réciproquement l'évolition puisqu'ils rendent tour à tour ses câlins avec la même tendresse. J'aurais probablement trouvé la scène touchante sans arrière-pensée si je ne ressentais pas un pincement au cœur à chaque fois que je me rappelais qu'il s'était senti abandonné à cause de moi. Et ce n'est pas le premier de ses Pokémons à se montrer jaloux. Qu'il ne dise jamais qu'il n'a pas de succès, hé...
C'est la proposition de Jean qui me fait penser à autre chose. Je lève mon regard vers lui avant de concerter mon copain. Ce dernier semble d'accord pour que nous restions, alors je fais un bref hochement de tête pour signifier à nos hôtes que nous acceptons volontiers leur offre. Font-ils ça par politesse et gentillesse ou ont-ils vraiment trop de viande ?.. Ce serait peu aimable à moi de refuser et en plus je leur fais confiance, mais je ne peux m'empêcher désormais d'être constamment inquiet pour leur bien-être même si je me rends compte qu'ils ne font pas de folie avec leurs maigres ressources. Je n'aurais qu'à les inviter un jour, moi aussi.
Puisque l'attention n'est plus focalisée sur nous, j'en profite pour m'étirer un peu avant de sentir la tête du plus jeune se poser calmement sur mon épaule. J'esquisse un sourire attendrie puis me frotte doucement contre lui. Ma main vient se balader dans son dos pour y faire des caresses et des gratouilles. Mon expression transie se renforce en savourant ses paroles et son contact. Je laisse échapper un ronron amusé avant de me coller davantage contre lui, si c'est encore possible, en attendant que le dîner soit servi.

« J'ai très souvent raison, je ne vois pas pourquoi ça t'étonne. »



En rentrant, je m'étale sur le lit pour pousser un profond soupir de contentement. Rassasié et heureux de cette rencontre même si j'ai pu me montrer maladroit, je ne serais pas contre une bonne sieste auprès de mon petit-ami. Je repasse dans ma tête les noms des quelques amis de Natsume que j'ai pu voir ce soir, de peur de les oublier si jamais nous venions à les recroiser de sitôt. Maintenant que le nippon a pu constater de lui-même qu'il était toujours le bienvenu au sein de leur groupe et qu'ils ne lui en voulaient pas, il est possible qu'il veuille revenir les voir, et réciproquement.

« J'avais tort de me faire du souci. Tu as été entre de très bonnes mains. »

Les meilleures qui soient pour des étrangers, peut-être. Hormis Faust qui, je le sais, est trop accueillant et généreux pour son propre bien. Mais définitivement, le japonais n'était pas mal tombé, si ce n'est l'histoire affreuse qu'il a eu avec notre tortionnaire, au moment où elle lui a lacéré le dos. Ils étaient tous différents, mais aucun ne semblait hostile au premier abord, et j'avais envie de leur faire confiance, qui plus est. Je ne me sentais pas en danger, en leur présence, et Natsume, au terme de trois mois, avait décidé de lui-même de rester avec eux, c'est qu'ils ne doivent vraiment pas mordre, ou du moins, pas beaucoup. L'éleveur ne serait jamais revenu auprès d'eux, si vraiment il avait gardé de leur compagnie un mauvais souvenir.

« Je suis content de les avoir rencontré. Ils ont l'air... gentils. »

Je ne regrette pas d'avoir insisté auprès de l'autre pour venir avec lui faire leur rencontre, à condition que je ne perturbais pas leurs retrouvailles. Je ne disais pas qu'ils étaient obligés d'aider le Shimomura pendant son amnésie, mais je crois qu'ils se sont occupés convenablement de lui, quand même. Il est un peu étrange, maintenant que nous avons repris nos habitudes, de me dire qu'il leur faisait bien plus confiance qu'à moi à une période où il n'avait pas encore retrouvé la mémoire. J'aurais tellement voulu être là pour qu'il ne soit pas seul, le retrouver et le guider le plus vite possible... Mais ce fut irréalisable. Au moins, à ce moment-là, après ce qui était arrivé avec la blonde, il n'était pas dans les griffes de quelqu'un qui voulait lui faire du mal. J'ignore si leurs débuts ont été difficiles, car vraiment aucune animosité ne se dégageait de l'ambiance de la maison. Elle avait beau être pittoresque, elle était chaleureuse et conviviale. Je m'y sentais comme en famille, c'était un peu bizarre. Ils n'avaient aucun lien entre eux mais étaient unis malgré tout, peut-être davantage que de simples amis. C'est sûr, dans tous les cas, que nous nous reverrons...
En divaguant, je roule sur le lit et percute un objet que je rattrape juste à temps pour éviter qu'il ne se fracasse au sol. Pas qu'une guitare soit si fragile mais-...
... Une guitare?
Je n'en avais jamais possédé une, et aujourd'hui encore ce n'est pas l'instrument qui m'attire le plus. J'admire toutefois ceux qui savent en jouer, car cela me paraît bien difficile, malgré qu'on me répète le contraire. Je me demandais alors ce que ce truc faisait là jusqu'à ce que je me rappelle à qui elle appartenait.

« Natsu... »

Oui, c'était celle de Natsume. Mais je ne me souviens même plus si j'ai eu le plaisir un jour de pouvoir l'écouter en jouer de mes propres oreilles. Mon regard doré se perd sur la guitare en question, puis ma tête se tourne alors vers le concerné que je scrute, une lueur de malice dans les yeux, avant de lui tendre doucement l'instrument en bois et d'afficher ma plus belle expression suppliante.

« ... Tu veux bien me jouer un peu de guitare ? »
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Natsume Shimomura
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MessageSujet: Re: Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence   Dim 15 Oct - 0:50



Dalhia & Iris

Feat Samestcapricieux

Je ne sais pas exactement pourquoi je suis si calme, maintenant. Comme d'ordinaire, j'évite de trop mêler sa voix à celles des autres, davantage car c'est ce qui me met plus à l'aise plutôt que par dédain. La tête posée sur l'épaule de mon copain, je mentirais si je disais que ma position n'aidait pas à me calmer et à apaiser le reste de mes craintes qui s'émiettent au moins partiellement. Les caresses qu'il me prodigue dans le dos, quant à elles, me font m'appuyer un peu plus vers l'Enodril, en lui offrant un regard tendre et absolument dégoulinant de niaiserie. Je ne faisais même pas attention au fait d'être vu, perdu dans mes pensées. J'esquisse un sourire joueur et amusé devant les paroles de Samaël, et me permet d'utiliser un ton plus taquin face à sa fausse arrogance.

« Ouais, c'est ça. Et je suis en réalité Méphisto. »


Le chemin vers le retour est quelque peu maladroit pour moi. Repartir après avoir revu mes compagnons du dehors est... Étrange. Je ne parle par conséquent pas beaucoup, plongé dans mes pensées alors que nous revenons dans la maison du plus vieux. Nous ne sommes revenus ici que depuis hier, et je me réhabitue peu à peu à reprendre des habitudes de vie normale. Mais je crois, malgré tout, que je suis de bonne humeur ; la preuve, je me surprends de temps à autre à esquisser des expressions satisfaites. En reposant ma veste sur le porte-manteau de la chambre de mon copain, je le regarde s'étaler sur le lit en haussant les sourcils, l'air moqueur. Allons bon. Déjà fatigué ? Il faut dire que Jean a été généreux sur les portions, comme d'habitude, et que j'aurais eu l'estomac un peu lourd si je n'avais pas passé une partie de mon assiette à Yann qui, goinfre comme il est, ne s'est pas gêné pour terminer.
Je m'étire tranquillement, avant de glousser devant un peu devant son aveu. He. Vrai que je ne suis pas si mal tombé, alors que j'aurais plus avoir bien plus d'ennuis en restant dehors. Même dans mon état endommagé, j'ai eu de la chance : je n'aurais pas fait long feu si on m'avait voulu du mal.

« Ouais. Quand ils sont de bonne humeur, hein. »

Je blague, évidemment. Même si nous avons eu quelques moments plus tendus que d'autres, j'en garde un bon souvenir général. Il faudra encore que je me change pour aller lire avant de dormir, mais cela peut attendre pour le moment. Un son me tire toutefois de mon envie de ranger mes affaires, et je jette un regard mi-désintéressé, pas inquiet plus que ça, en réalité. Comprenez qu'avec un copain aussi maladroit, je sois habitué à ce qu'il fasse tomber des trucs, et je dis ça en toute conscience que je ne suis pas mieux du tout. Je n'arrive pas à voir, toutefois, ce qu'il a heurté. Son ton, néanmoins ne me dit rien de bon ; il est bien trop mielleux pour ça.
C'est lorsque je me retourne que j'entends sa demande, et découvre sa supplique. J'ai gelé en voyant l'instrument, mais une grimace de constipé s'est étiré sur mon visage quand j'ai compris ce qu'il désirait. Pour être honnête, j'ai toujours évité d'en jouer ou de la mentionner devant lui pour éviter ce genre de demande, en réalité. J'hésite à sortir de la pièce en longeant le mur, à vrai dire, mais ce n'est pas comme si ce serait très discret, et il est évident que j'aurais le droit à des questions de la part du plus vieux si j'agis ainsi. Je l'examine donc en silence, l'air dubitatif, ne comprenant pas vraiment quel intérêt il trouverait à ça, mais là encore, il y a beaucoup de choses chez lui que je ne saisis pas.

Finalement, après de longues secondes d'hésitation, je finis par pousser un soupir et je cède, m'approchant doucement du lit. En montant dessus, je jette un regard blasé à Samaël, ne pouvant pas m'empêcher de le chahuter un peu au passage. Ma voix est sarcastique, et je hausse un peu les sourcils.

« Tu ne veux pas que je te chante la sérénade, non plus, Juliette ? »

De toute façon, en plus de jouer comme un pied, je chante très mal. Et je ne dis pas ça pour être faussement modeste ou quoi que ce soit ; c'est un fait, que je ne suis pas et ne serait jamais musicien. Je n'ai appris à jouer de la guitare, après tout, que parce qu'il fallait me trouver un club après les cours quand j'étais au Japon, et que c'était tout ce qui risquait. J'ai donc appris assez mécaniquement, et si je me débrouille assez pour ne pas saccager tout ce que je joue, il reste que je n'ai même pas un centième du talent de Clive. Et puis, la guitare, c'est assez simple, ce n'est pas le violon ou le piano. Du moins, c'est ce que Nagisa m'a dit en m'offrant la mienne, je n'en sais pas grand chose. Je ne me plains pas de mon manque d'adresse néanmoins : chacun son truc, et je ne suis pas né suffisamment génial pour pouvoir à la fois gérer mes recherches, la fac, mes pokémon, et apprendre à jouer de quinze instruments à la fois, toutes mes excuses. Tout ça pour dire que j'ai un peu honte, en vrai, car je ne vais pas offrir à mon copain un spectacle particulièrement prodigieux, comme il l'espère peut-être.

« Juste cette fois, hein. Et ne t'attends pas à grand chose. Andouille. »

Malgré ce que j'ai dit, je n'ai pas refusé, toutefois. J'y peux rien, j'ai du mal à résister à sa tête suppliante, ce qui n'est définitivement pas bon pour ma santé mentale. J'attrape négligemment un médiator qui traînait dans le coin et ne prend pas la peine de vérifier si les cordes sont accordées, car je m'en suis chargé il y a quelques jours de cela. Je ne sais pas trop quoi lui jouer, à vrai dire. Mes doigts tapotent sur le bois verni alors que j'hésite, mais une idée me vient finalement en tête. Meh. Je ne suis pas sûr de maîtriser ce morceau, mais de toute façon, à ce stade... Et puis peut-être qu'il n'entendra aucune erreur.
C'est assez calme, tranquille, paisible, presque mélancolique, surmonté de quelques notes aiguës et joyeuses ici et là, plus discrètes. Le morceau n'est pas compliqué, mais je le trouve joli à entendre, bien que mes goûts en esthétique soient discutables et que je ne m'appelle Mozart. Je peux toutefois dire sans trop me vanter que ce n'est pas un massacre complet : en même temps, je n'ai pas tenté de lui offrir quelque chose de trop expérimental ou que je ne maîtrise pas du tout. Malgré moi, je me montre plus attentif et consciencieux, alors que j'ai tendance à ne pas m'attarder sur mes erreurs de tempo et de note d'ordinaire. Malgré ce que je dis, je crois que je fais plus attention par... Affection ? Oui, c'est ça, par affection envers mon copain. Les notes sont plus douces, et j'ai moins tendance à agresser les cordes comme je peux le faire d'habitude (ce qui rendait mes professeurs fous de rage). J'y mets plus d'effort, ce qui m'a toujours manqué dans cette discipline à vrai dire, car je n'y ai aucun talent particulier, car, contrairement à ce que je tente de faire croire par mes paroles, je ne me fiche pas complètement du fait qu'il pourrait entendre un massacre. Je n'ai pas envie de passer pour un crétin devant lui, quoi.

C'est pour cette raison que lorsque le morceau approche d'un passage compliqué et que je pressens comme raté par avance, j'improvise rapidement quelques notes pour le terminer dans la plus grande discrétion, sans que ce soit trop brutal ou suspect. Finalement, un dernier passage de médiator, et c'est terminé. En reposant tranquillement l'instrument sur le lit, je gratifie mon copain d'une moue mi-moqueuse, mi-amusée.

« Content ? »

Je le nargue un peu, mais je sais, aussi pathétique que je sois, que c'est aussi pour cacher mon embarras. J'ai les joues rouges comme des tomates, et le cacher est impossible à ce stade. Je ne maîtrise pas la musique aussi bien que mes cours, vraiment, et je n'ai jamais été assez humble pour ne pas être gêné lorsque je ne réussis pas quelque chose parfaitement devant les autres. Surtout devant lui, en fait, aussi idiot que ce soit. Je me dis qu'il devait peut-être s'agir d'un de ses fantasmes, et que ça n'a rien de mal, mais maintenant que j'ai terminé, une pensée me traverse. Avec hésitation, ma voix se fait moins narquoise, et je plisse un peu les yeux, l'étudiant avec attention.

« … Tu y tenais, à ce que je... ? »

Je l'examine sans un mot, intrigué. Peut-être voulait-il satisfaire sa curiosité, attirer mon attention, ou tout simplement se divertir, je n'en sais rien. Mais, pour je ne sais quelle raison, je ne suis pas sûr d'apprécier le fait de jouer tout seul dans mon coin, maintenant. L'expression de mon visage devient neutre durant un instant. Une idée me passe en tête, et calmement, je fais signe à l'Enodril de se rapprocher.

« Viens. »

Je passe derrière lui, tranquillement, et m'assois pour me mettre en tailleurs, le torse collé à son dos. Posant ma tête derrière sa nuque pour voir ce que je fais, je glisse l'instrument devant lui, et j'accompagne ses doigts vers les cordes. Les miens guident les siens, tandis que je joue quelques notes. Pour je ne sais quelle raison, j'avais envie de partager cette activité avec lui, me disant que, si il tenait à m'entendre jouer, alors peut-être qu'il apprécierait de participer. Et non, ce n'est pas juste une tactique pour me rapprocher, mais... Quoique. Merde, hein, je fais ce que je veux. Si jamais cela le dérange, je reculerais et j'irai lire un peu, hein, mais je tiens d'abord à voir sa tête. Enfin, vu notre position, je vais devoir tourner un peu la tête, mais vous avez compris.

« Je crois que c'est mieux, comme ça. »

Ma voix est plus chaleureuse, et beaucoup moins d'embarras transparait. L'air de rien, je dépose quelques bisous sur sa nuque, ne serait-ce que pour rentrer dans ses bonnes grâces et évitait qu'il ne me boude de l'avoir taquiné tout à l'heure. Mais un détail continue de perturber, et je finis par reposer la question que j'ai posé tout à l'heure, et dont je n'avais pas pris le temps d'attendre la réponse.

« Ça t'intriguait vraiment ? »

Car, mine de rien, je suis curieux du pourquoi.

____________________________________________

=> DC de Faust M. Donovan, Clive G. Donovan, Mikael J. Evans & Winter L Kenway
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Dahlia & Iris [PV Nat(urellement)] /!\ Violence

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