« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Event no°7 - Baguin

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Zekrom
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MessageSujet: Event no°7 - Baguin   Mar 29 Aoû - 23:21

Event final - « Radioactive/Eyes Wide Open »

Baguin s'éveille festive. Elle a longtemps vécu la lutte, les combats, le déchirement dans le but de la libération. Insurgée contre le gouvernement, contre la dictature, elle s'est longtemps faite rebelle. Ce matin, tout a changé. La veille et pendant la nuit, la capitale fut conquise par leurs compatriotes Résistants. On délaisse les chiffres au sujet des pertes humaines et matérielles, car dans le cœur des Baguinois l'espoir renaît. La population envahit les rues, on se congratule et on pleure un peu tandis que le mot résonne chez elle : liberté. Le mot attendu, qui fait couler les larmes de l'espoir sur les joues. Est-ce possible que ce jour soit venu enfin?

La fière ville du Nord n'a pas subi autant de dommages que bien d'autres cités enoliannes. Ici, on aura ressenti quelques secousses mais pas assez pour causer de la destruction. Si la mer s'agite un peu à ses ports, la menace d'une inondation semble écartée pour le moment. Cloitrée derrière ses monts, Baguin survit, comme elle l'a toujours fait.

Oh oui, Baguin est en joie, mais le Régime n'y a pas dit son dernier mot. Malgré la vulnérabilité du gouvernement en train de s'écrouler, certains de ses soldats se battent encore au nom de leur cause, d'autres auront déserté les rangs afin d'assurer leur survie. Les combats reprennent dans la ville nordique. Un combat parfaitement inégal. La population, bien plus nombreuse, l'emportera bientôt.

Well the signs were clear, they had no idea.
You just get used to living in fear,
Or give up when you can't even picture your future.

We walk the plank with our eyes wide open.

Quelques indications:
 

____________________________________________


Merci Cobaba <3
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Aria B. Cordélia
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Âge du personnage : 24 ans
Pseudonyme(s) : 1. Brooke (Championne)
2. Fishy (résistance)

Niveau : 50
Team active : ♥️
<>
Léviator ♂ - Océan - Intimidation - Rigide - CT Tonnerre - @Léviatorite

Némélios ♂ - Malik - Tension - Mauvais - CT Surchauffe et CT Vibroscur - @Ceinture Force

Zéblitz ♂ - Hendrix - Motorisé - Prudent - CT Surchauffe - @Charbon

Capidextre ♀ - Alice - Ramassage - Joviale - MT Sabotage - @Pierre Dure

Nymphali ♀ - Marie - Joli sourire - Pressée

Dardargnan ♂ - Lewis - Essaim - Sérieux


Team spécifique :

Momartik ♀ - Blanche - Rideau Neige - Assurée

Amagara Shiney ♀ - Zalha - Peau Gelée - Modeste

Lokhlass ♂ - Neptune - Jovial - Coque'armure



MessageSujet: Re: Event no°7 - Baguin   Mer 30 Aoû - 16:32


Radioactive/Eyes Wide Open

Event final - Baguin



Cachée dans ma chambre, je pleurs à chaudes larmes. Mes membres tremblent un à un et je transpire beaucoup trop. Mon T-Shirt qui me sert e pyjama me colle à la peau et mes jambes nues peinent à rester debout. Ma main sur ma bouche, je tente de calmer ma respiration et, surtout, de la rendre la plus silencieuse possible. Je ne sais pas ce qu’il se passe. Voilà des mois que je ne comprends plus rien. Ethan est dans le bâtiment de l’arène, quelqu’un est venu sonner à la porte. Pourtant, les dresseurs savent que pendant l’été, la ligue est fermée. Puis j’ai senti un coup de feu. C’est une occasion rêvée pour moi d’être seule. Mon homme n’est pas encore revenue. Peut-être est-il mort ? Je le crois sincèrement. J’ai entendu des hommes courir dans l’arène. Me voilà face à moi-même. Comme je l’avais décidé il y a un long moment. Je vais faire ce qui me reste à faire. Je sais que ça peut paraitre égoïste mais j’ai fais ce choix il y a plusieurs mois maintenant. Je sais ce que j’ai à faire. Ma vie n’a plus de sens depuis longtemps. Ma mère est morte et trois personnes complètement inconnues sont venues changer le cours de mon existence. Un quatrième est venu me rejoindre pour me rendre heureuse. Mais les évènements de novembre sont venus tout chambouler. Le Régime est venu montrer sa puissance puis la guerre a éclaté. Des centaines de personnes sont mortes : soldats du régime, résistants et même civils. Moi, j’ai eu trop peur. J’ai été lâche. J’ai décidé de ne pas rejoindre les troupes résistantes. C’est aussi ce que me conseillait Ethan. Puis j’ai reçu une lettre de menace écrite avec des lettres découpées d’un magazine qui me disait que je devais combattre. Mais je n’ai pas pu. Depuis, je ne suis pas du tout sortie de chez moi. J’avais peur – et je l’ai encore – puis je me suis laissée envahir par mes pensées. Le médecin qui gère les élites (champions et conseillers) m’a dit que j’étais en dépression. Il m’avait même demandé de laisser mon arène à un remplaçant le temps que je me sente mieux. J’ai refusé mais c’était de pire en pire. J’ai perdu tous mes combats. Maintenant que je ne sais plus du tout où j’en suis, il est temps pour moi d’en finir. Me voici à ma dernière minute de vie. J’aurai aimé être plus heureuse ou même être à côté de mon fiancé. Mais tant pis. Je sais que c’est le moment, ma mère m’appelle. Je dois partir.

« Elle doit bien être quelque part ! »

Mon pouls s’accélère et mon corps tremble de plus belle. Je me dirige alors vers l’armoire où je prends mon couteau que j’avais caché là au-cas où. Faisant face à la porte, je tend mon bras gauche tout en serrant dans ma main droite le couteau. Mais j’hésite. Je bouge beaucoup trop sur place. La peur et la tristesse m’empêche, en plus de penser correctement, d’agir comme je le souhaite. J’entends les bruits de pas de plus en plus fort, jusqu’à ce que la porte s’ouvre.

« Mademoiselle Brooke ? »

Je ne connais pas ces gens. Ils n’ont pas l’air d’être des soldats du régime. L’incompréhension me guide et je fronce mes sourcils. Je ne comprends encore plus rien. Le régime n’est pas venu se venger ? Pourquoi ces hommes avaient-ils le sourire au bords des lèvres quand ils sont entrés ? Ils remarquent le couteau mais je baisse rapidement mes bras. Je n’arrive plus à parler. Mon corps est complètement paralysé. L’ile est en pleine révolte mais je ne pensais pas que le régime serait en mauvaise posture. Du moins, je pensais tout le contraire.

« Nous sommes libres ! Les résistants ont Amanil. »

Mes bras tombent le long de mon corps faisant résonner la lame du couteau s’affaissant sur le sol. Mon dieu. Ils ont réussi. Et je les ais abandonnés. A quel prix ont-ils réellement pu récupérer Anula ? La capitale de la ville était complètement envahie de Régimeux. Pourquoi je ne suis pas avec eux ? Ils vont sûrement me le demander puis me tuer pour trahison. J’entends alors d’autres personnes venir, Ethan est avec eux. Ils arrivent tous dans ma chambre. C’est la première fois qu’il y a autant d’hommes à l’intérieur. Mon homme vient me prendre dans ses bras. Il rigole. Comme tous les autres, il est heureux. Mais pourquoi je ne le suis toujours pas ? Quelque chose cloche, rien n’est encore terminé. Je le sens.

«Le régime a envoyé une troupe de soldats dans la ville, mais elle est en train de se faire laminer. Si tu voyais les habitants se révolter. Tu n’en croirais pas tes yeux.»

Ils sont encore présents. Mais est-ce vraiment gagné ? Ils ont leur arme verte qu’ils ont présentés fin d’année dernière, non ? Pourquoi ne l’utilisent donc pas ? Je suis paumée. Complètement paumée. Je n’ai pas suivi les informations depuis longtemps et les journaux ne sont pas venus jusqu’à moi. Peut-être que l’ile a arrêté de vivre normalement. Et si cette ultime guerre avait commencée depuis longtemps ? Je serai encore plus en faute. Les larmes continuent de couler sur mes joues puis j’explose. Je ne peut plus retenir la douleur mentale qui m’empêche de continuer. Il faut que je sois seule pour m’ôter la vie. Tout le monde doit partir même lui. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Comme si ma prière avait été entendue, les civils qui étaient venus sont tous partis pour rejoindre leurs frères et leurs sœurs combattre ce qui restent du régime. Mais Ethan reste là. Il ne devrait pas. Il doit partir. Je le dois aussi, d’une autre façon.

-Pourquoi as-tu sortie ton couteau ?

Il m’enlève de ses bras puis me dévisage sérieusement. J’aimerai tellement lui faire croire que c’était parce que j’avais peur. Mais il le sait, ce serait un mensonge qu’il arriverait à déchiffrer. Un de plus. Il jette le couteau sur le mur, la lame vient se planter à l’intérieur et bloque ainsi ce qui allait me servir de bourreau. Ethan m’enlace encore une fois et serre très fort. Il ne me laissera pas partir. Mais c’est ainsi. J’arrive à reculer puis à courir jusqu’à la cuisine. Mon homme crie puis tente de me rattraper. Il ne pourra pas m’aider. J’ouvre un tiroir puis sort une nouvelle lame. Je ne réfléchis pas. Comme si le diable en personne était venu s’installer dans mon corps pour le contrôler. La peau s’ouvre ainsi qu’une veine, et le sang coule. Et continue de couler. Mais Ethan criant encore plus fort et pleurant à son tour commence par me porter puis à se diriger vers l'extérieur.

-Non...arrête...  

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Solène E. Weber-Ikeda
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Âge du personnage : 26 ans, 24/01.
Métier / Études : Dresseuse
Pseudonyme(s) : .
Sunny - Ancienne Maître Dresseur d'Enola, son vrai nom est inconnu du public.
Soledad - Résistante.
Solange - Compétitrice, habitante de Baguin.

Niveau : 100.
Team active : .
Ryan, ♂
Regard Vif, prudent - Bec Pointu.
> Vol.
Cathy, ♀
Technicien, joviale.
> Force, Poing Glace.
Taryn, ♀
Lévitation, docile - Baie Panga.
> Vol, Surf.
Arès, ♂
Intimidation, brave - Baie Pocpoc.
> /
Délia, ♀
Chanceux, naïve - Lentiscope.
> Vol.
Polyx, ∅
Calque, bizarre - Lunettes Choix.
> Cage-Éclair, Psyko, Laser Glace.

Team spécifique : .
Louna, ♀
Joli Sourire, maligne - Lockpinite.
> Vampipoing, Poing Glace.
Rony, ♂
Isograisse, relax - Baie Chérim.
> Casse-Brique, Poing de Feu.
Many, ♂
Intimidation, malin - Ceinture Pro.
> Force, Tête de Fer.
Toby, ♂
Intimidation, gentil - Poudre Claire.
> Séisme, Éclair Fou.
Galia, ♀
Calque, modeste - Gardevoirite.
> Ball'Ombre.
Triss, ♀
Brise Moule, prudente - Veste de Combat.
> Direct Toxik, Hydroqueue.
Tsuki, ♀
Sérénité, timide - Lunettes Sages.
> Choc Psy, Lance-Flammes.


MessageSujet: Re: Event no°7 - Baguin   Ven 3 Nov - 4:09

Je rêvais d'un autre monde.
Baguin, 28 au 29 août 2017.


Je rêvais d'un autre monde,
Où la Terre serait ronde,
Où la lune serait blonde,
& la vie serait féconde.

Ici, les secousses ne furent presque que mirages. Nous les avions à peine senties passer, & bien vite seule l'agitation de l'océan aux rives de la Pension de mon époux en témoignait encore. Sans le message affolé porté par un des pokémons de ma jeune soeur, nous n'aurions pas su tout de suite ce qu'il se passait, ce qui avait causé cette secousse somme toute guère inhabituelle pour des gens vivant presque au pied du Limar. Elle, tenant son Centre Pokémon au coeur de la ville, avait été presque première informée des évènements lorsque les premiers réfugiés avaient commencé à affluer quêtant soins d'urgence & sécurité, hurlant liberté avec joie ou pleurant le désespoir d'un désastre absolu, de l'autre côté de notre protectrice chaîne de montagnes. Brièvement, elle m'avait expliqué dans son bref courrier faute de ne pouvoir utiliser son téléphone en sécurité, la quasi destruction d'Amanil, l'inondation d'Anula, l'effondrement partiel de Zazambes. & mon cœur s'était comme arrêté, l'espace d'un instant. Au dehors, il me semblait entendre le lointain vrombissement d'une grande clameur, des prémices d'une agitation telle que nous n'en avions plus connue depuis longtemps. La rumeur des faits devaient se répandre comme une traînée de poudre, & les gens prendre les armes contre les quelques pauvres Régimeux esseulés arpentant comme à l'accoutumée nos rues avec une prudence immense. Un profond soupir m'échappa, alors que je relevais brièvement le regard vers le miroir du salon, observant mon regard gris sous ses épaisses lunettes, mes cheveux bleu-sombre. Au moins, j'allais bientôt pouvoir renoncer à tout ça, redevenir moi.

Je dormais à poings fermés,
Je ne voyais plus en pieds,
Je rêvais réalité..
Ma réalité.

Voilà près d'un an, à présent, que ces artifices étaient devenus mon apanage quotidien, jusque dans l'intimité de ma demeure en simple cas où. Depuis le moment où j'avais dû renoncer.. A tous mes rêves d'enfant en une fois seulement. Oui, mon départ de la Ligue avait été volontaire. Pas de plein gré certes, mais volontaire tout de même. Quand la poursuite de mes rêves, de mon idéal, avait heurté la sécurité de ma famille il avait bien fallu prendre les décisions s'imposant. Sunny Manor avait été découvert, & avec lui, le secret de la double identité de Sunny, cette chère guerrière Soledad.. Il avait fallu fuir. Disparaître. Mettre, une fois de plus, mon talent pour les déguisements au service des miens. & laisser livrée à elle-même cette Résistance que j'avais pourtant créée plus de neuf ans plus tôt, & qui avait fini par me débusquer dans le seul but de menacer de me dénoncer, de tenter de me détruire en emportant dans ma chute tous ceux qu'ils connaissaient de ma famille, celle de Sunny ; ma fille aînée, ma grand-mère. En cherchant un peu plus loin, sans doute auraient-ils fini par découvrir les autres ; ils en avaient déjà trop fait en s'en prenant à Mamie. Privée d'autre porte de sortie, il m'avait fallu tuer les deux "camarades" venus en ma demeure s'attaquer aux miens, accepter de devenir renégate officielle & incendier le manoir avec leurs dépouilles en son sein. Puis fuir vers une autre de mes identités pour la forger plus solide qu'elle n'était déjà. Ah ça oui, ils avaient vaincu sans moi, ces fous qui ne voulaient plus se laisser modérer, mais à quel prix? Ainsi mutilée & défigurée, de trop nombreux civils perdus dans leur folie, Enola ne serait plus jamais la même. Brisée à jamais.

Je rêvais d'une autre Terre,
Qui resterait un mystère,
Une Terre moins terre à terre,
Oui je voulais tout foutre en l'air.

Lasse, j'attrapais une ceinture de pokéballs &, suivie de près par le Papilord qui venait de me livrer son courrier, me rendait dans le jardin où mes filles & mes alliés levèrent un regard inquiet & subitement très sérieux en voyant mon visage fermé. Tous attentifs, même les plus jeunes d'entre eux. L'aînée de mes enfants debout aussitôt, réunissant ses compagnons autour d'elle, dont la détermination m'arracha un frêle sourire désabusé. Ma chère Crystal, si jeune mais si mature, depuis toute petite sans pour autant avoir jamais abandonné son innocence.

- Le Régime est tombé. Amanil est détruite, & elle n'est pas la seule à souffrir. Le Centre Pokémon de Lily croule sous les réfugiés. Ginna, Maïna, je vous confie les enfants & la Pension, portez le message à mon époux. Il vous dira quoi faire.
- Je reste pas en arrière maman, je viens aider! Même si je peux pas faire grand chose, j'peux au moins soutenir les blessés, j'ai déjà fait tu le sais!

Un petit rire nerveux m'échappa sur ses paroles, alors qu'elle croisait les bras & plantait son regard décidé dans le mien du haut de ses huit ans, ses cheveux bleu-sombre voletant au gré du vent. Je m'en doutais, évidemment. Hochant simplement la tête, consciente qu'il valait mieux l'avoir près de moi plutôt que la laisser en arrière au risque qu'elle cherche à nous rejoindre par ses propres moyens ; & puis, sans doute serais-je plus rassurée à la savoir près de nous, à assister sa tante & ses cousins, tandis que sa petite sœur serait aux côtés d'au moins leur grand frère & plusieurs des compagnons de la famille. Silencieuses, la Girafarig & la Mangriff obtempérèrent en récupérant la petite Céleste & le mot de ma cadette que je leur tendais.

- Galia.. Emporte avec toi Many, Arès, Exany & Medhy sous ta forme. Partez à Zazambes, trouvez papa, maman & Tristan, voyez comment vous pouvez les aider & aider les blessés. Ryan, emmènes Délia, Taryn, Tsuki & Dorys, ainsi que des alliés volants de Crystal si elle veut bien vous en confier. Rejoignez Sylvia dans la Jungle d'Anula, voyez comment elle s'en sort & aidez-la à évacuer tous ceux que vous pourrez. N'hésitez pas à aller vers la ville, mais soyez prudents. J'emmène Louna, Riad, Cathy, Edith, Léana & Toby au Centre Pokémon pour m'aider, les autres.. Défendez le domaine si besoin, accueillez les réfugiés s'il y en a. Mais restez attentifs & précautionneux, je compte sur vous.
- Sara & Nizar, avec Ryan. Margo, je compte sur toi pour aider ton papa, hein? Pis tous les autres, avec moi!

Un frêle sourire encore, je regardais le petit groupe s'organiser rapidement. Prenant très à cœur sa tâche de protectrice, la Morphéo s'élança vers le portail de la Pension, prête à faire s'abattre des torrents de grêle sur quiconque nous menacerait, suivie de près par Cody le jeune Excellangue. Ma douce Léana s'avança vers moi, ses yeux déterminés semblant jurer de ne pas me décevoir -comme si cela était possible!- alors que son corps s'illuminait subitement, pour grandir & se transformer. Je n'aurais pu espérer meilleure marque de soutien, & une légère caresse sur son épaule est mon remerciement, tandis que la Dracaufeu & l’Héledelle de ma fille s’envolaient à la suite de mes propres alliés, tous aussi décidés, & que Medhy & Galia s'affairaient à Téléporter leurs équipiers vers le sud. & tout en m'élançant à mon tour vers ma destination, dressée sur le dos de mon Tauros avec mon enfant & entourée de nos compagnons aussi décidés que nous, j'adressais rapidement une brève prière à Arceus. Pourvu que tout se passe bien, que tout le monde s'en sorte au moins vivants, à défaut d'indemnes.

Je marchais les yeux fermés,
Je ne voyais plus mes pieds.
Je rêvais réalité,
Ma réalité m'a alitée.

- Arceus merci, tu as pu venir vite Solange!
- Je n'allais pas te laisser faire face seule, Lily. As-tu des nouvelles de Sylvia?
- Pas encore. Paléo est allé la rejoindre dès l'arrivée des premiers réfugiés d'Anula, silence radio depuis.
- Mes volants sont partis les rejoindre, & certains de ma fille également. Ils seront bientôt là, j'en suis sûre.

L'air grave, la Médecin-Chercheur hocha lentement la tête. De toute manière, nous ne pouvions que croire, espérer, avoir confiance en tous ceux partis à son secours. Il y avait trop à faire ici pour y penser maintenant, & les réfugiés ne cessaient d'affluer. Par Téléport, par la voie des airs, directement dans le Jardin du Centre ou depuis les rues. Un profond soupir m'échappa, alors que mes alliés s'éparpillaient déjà pour aller prêter main-forte à ceux de ma sœur occupés à porter aussi vite & efficacement que possible les premiers soins aux cas les plus critiques. Puis je relevais vers ma cadette un regard plus sûr, pleinement déterminé. Être à l'arrière à porter les soins n'avaient jamais été mon activité principale durant toute l'histoire du conflit, mais je savais suivre des indications ou des protocoles. & cela faisait longtemps après tout qu'il n'était plus question pour moi d'aller sur le front ; sans compter que ce n'était plus utile désormais.

- Dis-moi comment t'aider.

Oui je rêvais de notre monde,
Et la Terre est bien ronde,
Et la lune est si blonde,
Ce soir dansent les ombres du monde.

La journée avait été incroyablement longue, entre sang & larmes, euphorie & désespoir, détresse & deuils. Ce ne fut qu'en soirée qu'enfin, la Ranger dont le silence nous avait tous inquiétés en silence toute la journée durant fit son apparition. S'effondrant en pleurs, les nerfs craquant enfin après toute une journée passée à tenter de sauver les êtres vivants de la Jungle d'Anula & alentours, humains comme pokémons résidents de cette nature sauvage, sans pouvoir tous les évacuer en lieu sûr. Rapidement je fus à ses côtés, tandis que mes neveux & ma fille lui prenaient la petite Eliza des bras pour l'emmener en un lieu moins sombre & lui faire penser à autre chose par des jeux entre cousins.

- Affreux.. C'était affreux.. Oh Solange, un tel désastre! & puis.. Tous ces.. Tous ces morts..
- Chht.. Respire, ça va aller Sylv', chht..
- Non, non, non..

& les sanglots redoublèrent, sous le regard sombre de son mari agenouillé auprès d'elle, ne l'ayant pas lâchée depuis leur départ d'Anula sûrement même s'il m'avait laissée la serrer contre moi tout de même. Conscient qu'elle devait être entourée, en ayant bien besoin aussi. D'un geste je l'attirais dans l'étreinte lui aussi, tout en resserrant ma prise autour de ma petite sœur. & finalement, il craqua lui aussi, sanglotant doucement en s'accrochant à sa femme & mon bras comme à autant de bouées de sauvetage, tandis que Lily nous rejoignait avec un visage marqué de fatigue autant que de souffrance.

A la rêver immobile
Elle m'a trouvé bien futile,
Mais quand bouger l'a faite tourner
Ma réalité m'a pardonné
M’a pardonné
Ma réalité m’a pardonné

Au petit matin, je sentais l'épuisement me gagner peu à peu. Nous étions le 29 d'août, & les réfugiés avaient afflué presque sans discontinuer toute la nuit, requérant toute notre attention & nous empêchant de nous appesantir trop longtemps. Sylvia avait fini par se redresser assez rapidement après avoir pleuré de longues minutes dans notre étreinte, ne pouvant supporter de rester inactive à sangloter alors que d'autres étaient en état critique & nécessitaient encore de l'aide. S'affairant rapidement au Centre, comme elle l'avait déjà fait plusieurs fois, elle parvint même à tirer un faible sourire à son époux qui s'était élancé à sa suite ; sans doute n'aurait-il pas supporté longtemps d'être trop longtemps loin d'elle. & le tango infernal des réfugiés avait continué toute la nuit, s'accentuant peu à peu avec les premiers rayons de l'aurore alors que des combats commençaient à éclater dans la ville-même, la population contre les derniers membres du Régime présents par ici. Une traque avait débuté, & il fallait rester éveillés & alertes encore un moment. Un soupir m'échappa en passant devant la porte du bureau de ma cadette, songeant à l'appartement dont l'accès était dissimulé ici & où ma fille avait trouvé le sommeil en fin de nuit avec ses cousins. Je ne pouvais me permettre ce luxe, pas encore. Pas tant que le flot de blessés ne tarirait pas. Ereintée en cette aurore sanglante, il me semblait presque faire face à la fin du monde.

Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les ombres du monde
Hé! Hé!

Il était presque dix heures quand retentit, dans le hall, un hurlement de souffrance presque inhumain, mais dont je ne reconnus que trop bien la voix qui le poussait. Raide tout d'un coup, je me tournais mécaniquement vers le centre de la pièce, avant de laisser tomber la bassine d'eau que j'étais en train de porter à ma sœur dans une pièce adjacente. & avant même de le réaliser, le même cri d'horreur s'échappait de ma gorge alors que mes jambes s'animaient toutes seules pour aller me jeter à genoux près du corps inerte & brisé dont je ne connaissais que trop bien le visage. Les larmes brouillèrent rapidement ma vue alors que je pressais sa main déjà glacée contre ma joue, faute de pouvoir le serrer contre moi puisqu'une autre forme aux cheveux de feu se tenait effondrée contre son torse, muette malgré les sanglots violents secouant ses épaules alors qu'elle s'accrochait compulsivement à l'homme ayant partagé si longtemps sa vie. A quelques pas de nous, effondrée à genoux au sol, la source du cri de désespoir précédent continuait de gémir entre ses propres pleurs déchirants, ne pouvant supporter l'image tant redoutée d'un père arraché. De l'autre côté, près de l'entrée du Centre, un cri de rage pure retentit brièvement avant de se perdre dans le lointain, alors qu'un vif mouvement de cape noire indiquait le départ précipité de son auteure. Voilà pourquoi mes alliés partis à Zazambes, pourtant par Téléport, avaient mis tant de temps à revenir ne serait-ce que donner signe de vie. Ils ne pouvaient partir sans lui, ils ne pouvaient le laisser sous les décombres de sa demeure probablement en piteux état à présent, ni abandonner son épouse brisée.

- Oh papa..

Mon murmure se brisa en même temps que ma voix, incapable de poursuivre alors que mes pleurs redoublaient. Voilà, nous n'étions plus seulement à assister aux drames des autres ; nous connaissions désormais le nôtre également. Outre un allié proche de notre benjamine, nous pleurions maintenant comme tant d'autres un ami, un époux, un père, un homme exceptionnel qui depuis toujours semble-t-il nous avait tant marqué chacun d'une manière particulière. J'espérais qu'au moins, où qu'il soit, il ne souffrait plus désormais. Comme Mamie & ses pokémons au sein de ma propre demeure. Comme le Lianaja de ma petite sœur alors qu’elle jouait encore Hook en son Arène. Comme ma chère, très chère Angie. & toutes les victimes que la folie des hommes, au travers d'un nouvel outil nommé Régime, avait fait ces neuf dernières années.

Dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent..
Dansent les ombres du monde.



fiche by Nighty Jaegan, alias Rayquaza.

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