« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy

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Alexander Nagel
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Âge du personnage : 26 ans, né un 2 février
Métier / Études : Tortionnaire, Dresseur a ses heures, Débute une carrière d'acteur, Se tient actif mais ne sait pas quoi faire de sa vie.
Pseudonyme(s) : ›› Dio Silvery, Officier Subalterne du Régime (principalement tortionnaire et combattant, ponctuellement homme de main).

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MessageSujet: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Ven 13 Déc - 17:55











When knowing is enough.

Ce mois qui venait de s'écouler avait été un des plus longs de mon existence. Presque aussi longs que ceux que je passais enfermé à l'internat, loin de ma jumelle, à l'époque. J'avais compté les jours, j'avais tenté de penser à autre chose, mais sans cesse je regrettais et je ressassais. Pour en arriver à une seule conclusion : je lui avais fait du mal. Et pour la première fois de ma vie, je me sentais pas bien d'avoir fait souffrir autrui. Pourquoi Sky? Pourquoi je voulais que lui, que lui en particulier m'aime? Pourquoi avais-je si mal en repensant à ce que je lui avais dit, de ne plus jamais réapparaître devant moi. J'en étais venu à la conclusion que, peut-être, je devrais lui revenir... Non.   Je crois que je méritais qu'il me méprise, car j'avais tout foutu en l'air. Je ne cherchais à reporter la faute sur personne tandis que la culpabilité était entièrement mienne. Mais vraiment... Etait-on vraiment doués pour autre chose que ça? Nous étions semblables. On avait essayé, et voilà le travail. Est-ce qu'il m'avait aimé, juste un peu de son côté. Ça m'étonnerait. Il n'y avait jamais eu de telles choses entre nous, mais si je n'avais pas fait le con, on aurait pu continuer. On aurait jamais été fusionnels, non, on aurait jamais été comme des amoureux, on aurait toujours été comme ça mais peut-être un peu plus doués pour autre chose, comme disait Sky. Sérieux, ça voulait dire quoi? Bref, voilà, durant tout ce mois, la question qui avait tourné dans ma tête, et jamais une réponse ne s'était pointée.

Alors quoi. La jungle dense d'Anula aurait-elle quelque chose à me répondre? Non, bien sûr. Je t'emmerde foutue jungle toi et tes arbres tout verts et si... verts. Ah, tu vas mal le prendre? Eh bien sois moins susceptible et- Comment ça on parle pas comme ça à une femme, tu es donc une nana? Oh, bitte shön, j'en ai rien a foutre de ton hystérie estrogénique. Et toi Christopher, qu'est-ce que tu penses? Je sais pas, c'est Sky qui t'as capturé au départ, peut-être que tu pourrais m'éclairer un peu. Quoi, j'ai qu'à lui demander moi-même?! Mais tu rêves! Tu t'en fous en fait! Tu me laisse me taper tout le boulot! Pourquoi ce serait à MOI d'aller lui demander, hein? C'est moi qui m'étais bougé le cul pour l'inviter à l'onsen puis dans le désert, et laisse-moi te dire que tu serais pas là sans ça! Ah! Qu'est-ce que tu dis de ça! Tu t'en fous. Bien. Je suis entouré d'emmerdeurs! NON! JE NE HURLE PAS! JE NE SUIS PAS DE MAUVAISE FOI! JE- Quoi qu'est-ce que tu dis, Chris? Il est là? Qui? Sky? Ou?

Oh Mein Arceus. Un arbre, vite un arbre. Oh, un arbre. Il ne peut pas me voir. Chris est revenu dans sa ball tout seul. Lâcheur. Eh, au fait, pourquoi je me suis planqué? Je me tourne discrètement pour observer Sky qui se tient là, a quelques vingt, trente pas, tout au plus. Au beau milieu de la forêt d'Anula, surplombant de deux-trois mètres le lac debout sur un rocher brillant d'humidité. Maintenant que j'y pense ce serait bien son genre de venir méditer ou s’entraîner dans ce genre de lieux. Un trip de ninja. Il manquait plus que la cascade pour se foutre en fundoshi en dessus. Attends... Sky avait un fundoshi? Pfff... Il ne m'avait pas vu à l'évidence et moi je restais tel une collégienne admirative derrière mon arbre à l'espionner. Je n'étais ni une collégienne et pas vraiment admiratif, quoique... Il était encore plus beau que comme j'avais remis son visage de mémoire. Raaah mais... Je bloquais, incapable de bouger. Ce n'était plus pareil qu'avant, si je me ramenais en mode «Coucou c'est quiiii?» ben j'allais me prendre une baigne et... Et quoi? Peut-être qu'il serait content que ce soit moi qui sois revenu vers lui. Rapelles-toi que les accolades d'amouuuuur ça a jamais été notre style. Mais non. Pour le moment j'étais coincé là et je préférais mille fois y rester plutôt que me rabaisser à m'approcher de lui, qu'il me voit, que le temps s'arrête et après... Je sais pas ce qu'il fera. Je ne sais pas. Et je ne voulais pas savoir, j'étais trop con. J'avais peur. Voilà. J'avais peur. D'une telle façon que petit à petit, je me diminuais pour me retrouver sur le sol, dos à mon arbre, ramenant mes genoux contre moi et plongeant mon visage dans mes mains. J'avais peur du regard qu'il me lancerait, du refus que j'allais essuyer, de le voir courir vers moi, de le voir me frapper pour se venger, de le sentir contre moi pour m'embrasser, de me mettre à chialer, de lui dire «je t'aime». Je devais me barrer car je ne voulais pas qu'il me trouve ici. J'aurais l'air de quoi? Alexander, pauvre con. N'y vas pas. N'y vas pas. Dégages. Jamais je n'ai bougé. J'aurais peut-être dû, non?


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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Ven 13 Déc - 21:26

When Knowing is enough


Un mois. Un long mois. Depuis que tout avait basculé. Depuis ce fameux soir. Tout avait été si vite ... Notre dispute, si brusque, et nos retrouvailles involontaires. Ses mots. Ses mots qui me hantaient, me blessaient dès que j'y pensais, à tel point que la douleur était devenue une compagne fidèle. Et puis, quand je songeais à ce blond-là, un autre revenait derrière. Un autre, de plus loin, d'un passé plus clair, moins sombre. Emilio. Emilio et Max. Je leur souhaitais bien du bonheur, même si, au fond, j'étais jaloux. Je crevais de jalousie - du moins une partie de moi. J'aspirais à une telle chose, fragile, douce : le bonheur. Une parcelle de bonheur, ce n'était pas tant demandé pourtant. Je ne voulais pas de quelque chose de romantique. Je voulais juste quelqu'un avec qui être moi. Quelqu'un à serrer dans mes bras. Mais quand je pensais cela, je savais que ce quelqu'un n'était pas n'importe qui.

J'étais tombé amoureux d'Alexander.

Quand je me faisais cette réflexion, je me sentais bête. Je le savais, depuis longtemps. Depuis plus d'un mois, en tout cas. Cela aurait-il changé quoi que ce soit si je lui avais dis ces mots ? Je ne sais pas. Je n'avais de toute façon pas à me poser la question. Je soupirais, et rouvris les yeux pour me redresser. Mon corps entier était endolori d'être resté si longtemps immobile, sur le rocher où je m'étais installé. La méditation et le yoga n'avaient jamais été des disciplines que je prisais, mais depuis peu, le simple fait de pouvoir m'asseoir et de ne ressentir nulle gêne au niveau de la poitrine m'était une joie. Je sautais donc sur mes excursions à Amanil, dans la jungle ; j'aimais l'odeur d'humus, l'humidité ambiante. J'aimais la dureté sauvage, qui me poussait à vivre, et à survivre. Deux choses tellement différentes ...

Je m'étirais, roulais des épaules. Puis, je regardais un instant plus bas. L'eau. L'eau profonde. Bien plus qu'une piscine ou un bassin. Par réflexe, je me sentis pencher en arrière et me laissais tomber sur le dos, la roche dure heurtant ma peau sans que j'y fasse attention. J'étais loin de me sentir zen, mais je ne pouvais que me le reprocher. J'inspirais encore, puis, me mis à faire des mouvements du corps : comme un moine taoïste, je formais de grands gestes, des bras, des jambes, et malgré moi, malgré mon envie de me raccrocher à ma douleur et à ma peine comme un enfant, je me sentis me calmer. Mon coeur cessa de tambouriner, et j'atteignis ce petit espace de calme où je désirais me réfugier. Où j'aimais me cacher, quand la nuit je n'arrivais pas à dormir.

Je gardais ainsi cette même série de gestes pendant quelques minutes et me redressais enfin, m'immobilisant. Je ne pensais plus à quelque chose de spécial, mais je me sentais en paix avec moi-même, au moins pour un petit instant. Soudain, mes sens en alerte comme ceux d'un animal, je me tournais vers la forêt derrière moi. Est-ce que j'avais entendu quelque chose, ou ... ? Une silhouette. Merde je me faisais des films ? Je fis volte-face, en m'écriant d'une voix rauque :


    « Il y a quelqu'un ? »


J'avais l'impression d'être parano. Mais non ! Je vis quelque chose bouger, et voulu m'avancer mais mon pied ne rencontra que le vide. Ma peau se hérissa de frissons, mais mes mains ne battirent que dans le vide. Je tombais. Je tombais en arrière, et seule la roche abrupte me faisais face, je ne pouvais me retenir à rien. Je tombais, je chutais, et comme au ralenti, je vis le rocher s'éloigner, petit à petit. Puis, l'eau emplit mes poumons, ma bouche, ouverte sur un cri inarticulé. Je battis désespérément des mains, mais mon poids me faisait couler. Je tentais de retenir ma respiration, mais l'air sortait par mes narines.

Une panique sans mesure s'empara de moi. J'avais déjà vécu ça. J'avais déjà vécu une telle situation : de l'eau, partout, et mon esprit si confus que je ne savais plus où était le haut ou le bas. Et j'avais beau être fort, j'avais beau être grand, ici, l'eau était la seule maîtresse. Je cherchais à aspirer de l'air, mais je sentis mes poumons me brûler, et mes pensées paniquées se ralentir. J'avais déjà failli mourir une fois, ainsi ; Boulon m'avait repêché.

Etais-je sensé finir ainsi, noyé ? N'avais-je fait que retarder l'inévitable ? Je ne savais pas nager. Je ne savais ps quoi faire. Les dernières bulles s'échappèrent de ma gorge brûlante, et ma vision se flouta. Je perdais pied, ma conscience s'éloignait au grand galop. J'allais mourir. Je n'en avais pas envie. Pas avant d'avoir revu Alex. Mais je ne pouvais rien faire ; déjà, une certaine torpeur m'envahissait. Je me laissais happer par l'eau profonde, accueillant son froid avec indulgence.



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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Ven 13 Déc - 22:57











When knowing is enough.

Pas ça. J'ai failli répondre «Non y'a personne!» ce qui aurait m'aurait fait passer pour un énorme demeuré. Scheize, il savait que j'étais là, il allait bouger, me trouver et là... Oh non. Nan, nan, nan, je suis pas prêt. Si il vient je risque de... De péter les plombs et de faire un truc que je risquais de regretter amèrement ensuite. Je coupais ma respiration déjà haletante et fermais les yeux comme si cela pouvait réduire la force de mes battements de cœur. Je ne pouvais rien faire à part attendre comme je n'avais pas le cran de me montrer. Combien s'était passé depuis qu'il avait parlé? Trois heures? Trois secondes. J'étais en apnée, mais le moindre bruit me semblait comme un troupeau de Castorno qui... Pourquoi des Castorno, merde à la fin. Je guettais ses pas, pétrifié au pied de mon arbre. Je ne pouvais pas me lever, je ne pouvais pas me retourner, je ne pouvais pas ouvrir les yeux, je ne pouvais même pas ouvrir la bouche ni respirer. Ne viens pas. Si tu viens, j'ai peur de... j'ai peur de te tuer. Tout le monde mais pas toi, Sky. Je veux  bien zigouiller tout le monde et j'y prendrais grand plaisir mais si toi je te tuais. Une vision de moi-même avec le sang de Sky sur les main me donna la nausée et alors...

Plouf.

J'ai cru que j'allais cracher mon cœur par terre tellement je fus à la fois soulagé et terrifié par ce bruit. Pourquoi terrifié? A cause du silence qui s'en suivit. Doucement, je repris le contrôle de mes sens et le levais pour apercevoir le rocher de Sky vide. Ah. Donc il avait laissé tomber. Mauvais jeu de mots, il s’était laissé tomber ou il avait glissé? Ça me faisait une belle jambe pour m'enfuir mais j'avais un tel mauvais pressentiment que je restais et je m'aventurais même sur le rocher pour regarder vers le bas, vers l'onde transparente et calme en bas.

Scheize.

Oh le con, il était tombe tout seul et... Oh, le con. OH LE CON! Pourquoi... Pourquoi tu nages pas Sky?! Je t'ai vu à l'oasis, tu nageais et... petit rigolo, tu crois pouvoir me la faire à moi, hein? Hé, Hé, h- Nan, me dis pas que. Avec la bouche ouverte tel un Magicarpe qui a vu le derrière nu d'un plongeur, je m'immobilise à nouveau alors qu'il ne me faut quelques fractions de secondes pour comprendre ce qui se passait. Sky était en train de se noyer. Mais merde, depuis quand il avait oublié d’apprendre à nager ce couillon?! Que de la gueule! Bon attends Alexander, sers-toi un peu de ta tête et d'un truc que tu aurais pu apprendre à l'école pour une fois! Alors, un type se noie, il faut faire quoi? Cours de piscine, cours de piscine... Les bonnets de bain c'était trop la honte... MAIS NON. PUTAIN ALEX. La plongée, les mannequins, sauvetage. SAUVETAGE. Je cherchais le mot. La procédure. QUELLE EST LA PUTAIN DE PROCEDURE. OH ET PUIS MERDE SKY SE NOIE BOUGE TON PETIT CUL D'ALLEMAND IMBERBE!

Sky me voilaaaaaaa! Je balançais ma veste et mes chaussures je ne sais ou là ou j'en aurais pas l'usage et comme un vrai mec, je sautais la tête la première vers les bulles qu'avaient formé les derniers souffles de Sky à la surface. Et je plouf à mon tour. Sky t'es ou? Mes lunettes... Ah! Mes lunettes. Au diable les lunettes! J'ouvre les yeux alors que l'eau m'agresse les pupilles et j'aperçois  la forme vague d'une chevelure couleur d'onyx coulant vers le fond en entraînant son propriétaire. Je tends le bras en profitant de l'élan de mon plongeon diminué par mon entrée dans l'eau et mes vêtements. Attrapes-le. Attrape-le. Je n'avais besoin de rien. Ma main se referme sur ce qui semble être un bras. Alors je tire sur cette prise. Jamais. Je ne lâcherais jamais, et je ne vais pas crever ici même si l'air me manque et que je suis au bord de la syncope. Je ne peux pas crever comme ça! Si j'avais pu j'aurais beuglé mais je me déconseillais fortement d'ouvrir la bouche, déjà que l'eau rentrait dans mon nez sans se gêner et je trouvais cette intrusion complètement déplacée et embarassante. Le poids de Sky m’entraînait vers le fond et ma main cherchait le bord désespérément et je trouvais une racine qui le servit de levier pour enfin retrouver la surface. L'air ne m'avais jamais semblé si délicieux à respirer. Toujours en me servant du bord, je m'agrippais et passais mes bras autour de Sky pour qu'il puisse aussi sortir la tête de l'eau et reprendre sa respiration. Mon cœur s’arrêtât quand je constatais qu'il ne respirait plus et que ses yeux demeuraient fermés. Si c’est un blague elle est vraiment pourrie! Ouvre les yeux, c'est pas marrant. Allez. ALLEZ. Je t'en supplie. Je panique et je tremble autant de froid que de terreur. Gélé jusqu'au sang, je gagne le bord et exténué, j'allonge Sky sur les galets qui bordent le lac.

Je n'attends pas et perd tout contrôle, Je hurle son prénom, plusieurs fois, je me mets à pousser avec deux mains sur son poumon, maladroitement. Trois fois. Je colle ma bouche contre la sienne et lui offre l'air qui me manque. Qui nous manque à tous les deux. Je vais crever si ça continue et lui... Mes mouvements se font de plus en plus lents, j'ai un mal fou à les réaliser, j'ai peine à trouver la moindre bouffée d'air et déjà, ma vue s'embue. Je ne sais pas si c'est que l'eau ruisselle sur mon visage ou si ce sont mes propres larmes. Ma main passe ses mes yeux pour les essuyer d'un revers. Je sens le torse du bel adonis se soulever sur mes pressions et par réflexe je penche son visage sur le côté pour qu'il évacue le liquide étranger qui a envahi son corps. Il respire. Il est en vie. Nous sommes en vie. Nous sommes tous les deux. Mon corps me lâche et je me plaque contre son torse pour et reprends mon souffle, percevant ses battement de cœur affolés, le son de sa vie qui a bravé la mort. J’étends son souffle, et je peux enfin le contempler, inconscient mais bien vivant. J'inspire profondément même si mes forces m'ont quitté. Je n'arrive pas à me lever et appelle Christopher à la rescousse. Il n'a jamais voulu me prendre sur son dos mais ne serait-ce que pour aller jusqu'à la voiture, il accepte de nous transporter. Nous sommes trempés jusqu'aux eaux et glacés quand je mets Sky sur la banquette arrière et que je me pose au volant. Et je ne sais pas grâce à quelle force je parviens à nous mener à bon port. La puissance de l'amour. EUUUUH. Laissez-moi vomir.

Arrivé devant l'immeuble, j'ai un moment d'arrêt. Pourquoi je ne l'emmène pas à l'hosto, pourquoi je m'apprête à l'autoriser à entrer chez moi, l'autoriser à me découvrir réellement. J'ai peur. Mais en même temps, je me sens si bien. Je suis angoissé, et en même temps, cela fait un bon mois que je ne me suis pas senti si serein. Dans l'ascensceur, un soixantenaire accompagné de sa greluche de vingt ans à tout casser nous lorgne d'un sale œil, j'achète son silence d'un regard mauvais, car lui aussi est bien pathétique dans son genre. Mes genoux se rompent sous moi quand je referme la porte de l'appartement derrière moi. Sophie et Irma s'empressent à mes côtés dès mon arrivée et je lutte pour ne pas m’effondrer et m'endormir.

Sky est maintenant couché dans mon lit, il dort, l'air presque tranquille. Il en a de la chance. Je passe à la salle de bain après lui, me débarrassant enfin de la pellicule glacée qui a trop tardé sur mon corps et l'eau chaude me redonna un coup de fouet, de quoi tenir quelques heures de plus à attendre. Attendre que Sky se réveille enfin. En le voyant assoupi, mon estomac se noue à nouveau. Quel genre de regard allait-il me lancer quand il m'apercevrait? Haine, Pitié, Sérénité, Mépris, Joie, Dégoût, Vide? Je me laissais tomber sur une chaise à côté du lit, et fixais Sky, mon Sky, qui dormait. Je voulais tant dormir à ses côtés, mais cette douleur d'angoisse et appréhension  ne me laisserait pas attraper par Morphée. J'attendrais. J'avais tant de temps et des choses à rattraper avec lui. Je ne savais pas quoi lui dire mais... J'avais déjà fait assez. Bien assez, même, non? Ne pas sombrer, ne pas sombrer...


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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Dim 29 Déc - 16:42

When Knowing is enough


Je flottais. Cette sensation de légèreté avait presque quelque chose de dérangeant. Quelque part, au fond de moi, une partie se mit à trembler de peur. J'avais déjà vécu ça, oui. J'avais déjà flotté ainsi, sans pouvoir trouver où était le haut ou le bas ; incapable de nager, de bouger, de respirer. L'eau s'engouffrant dans ma bouche, dans mes narines. J'aurais voulu tousser, mais mes poumons me brûlaient. Mes cheveux formaient un rideau sombre autour de moi, mais déjà mes yeux ne voyaient plus rien d'autre que des points noirs, alors que je m'asphyxiais doucement.

Un ange. Aux cheveux blonds. Emilio ? Je ne sens plus rien. Je perds pied, je perds conscience. Je ne sens même pas quand on me sort de l'eau. Emilio. Non. Ce ne peut pas être lui. Je commence à délirer, dans mon rêve qui ressemble plutôt à un coma. Le noir m'encercle, comme une meute de loups, et je m'enfonce. Quelque part, au dehors, mon corps se met à cracher l'eau. Mon nez inspire en sifflant, et la douleur me réveillerait presque. Presque. Je tremble, j'ai froid, la bouche pâteuse, je grelotte, j'aspire l'air avec avidité. Je vis. Mais je ne le sais pas encore.

Lorsque j'ouvre les yeux, tout est blanc. Ha, non, c'est juste que je vois plus rien. Je papillonne des paupières ; mes yeux me brûlent, ma gorge me brûle, mes poumons, mon nez. Je tousse, je me redresse, et je change d'avis quand j'ai mal partout, et je me laisse glisser dans la tiédeur de draps. Doucement, la pièce qui se révèle à moi me frappe par le fait que je ne la connais pas. Je frotte mes yeux, perdu, la respiration sifflante. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je me sens un peu abruti ; ai-je encore frôlé la mort pour n'en voir que le dos ? Soit j'ai une chance de cocu - ALEX ! - soit quelqu'un ou quelque chose veille sur moi. Je ferme les yeux, et la simple douleur de mes respirations me fait me sentir en vie. Puis, quand je les rouvre, mes prunelles d'onyx se posent sur Alex.

C'était lui. Lui qui m'a sauvé. Je me souviens vaguement de cheveux blonds, sous l'eau, alors que j'avalais le liquide sale ... Je ne dis rien. Je me sens faible, inutile. Je lui jette un regard incrédule ; pourquoi m'a t-il sauvé ? Il aurait pu me laisser crever. Ca aurait arrangé bien des choses. Mais, rien que le fait de le voir, ça me fait cogner le coeur, douloureusement. Alors, je prends l'une de ses mains, dans l'une des miennes, sans force, et la porte à mon visage, je ferme les paupières, et je frotte ma joue contre sa peau.


    « J'ai déjà frôlé la mort, autrefois. Il y a eu une inondation, un barrage qui a pété. J'étais dans la rue, et j'ai vu l'eau se ramener, aussi rapide qu'un tir de balle. Je pouvais pas me cacher, ni l'éviter. C'était horrible. Je sentais l'eau qui me rentrais dans le nez, le haut et le bas ne signifiaient plus rien dans l'eau sournoise ... Ce jour-là, je suis presque mort. Un résistant m'a repêché, et m'a sauvé la vie. Après qu'il m'eut expliqué ce qui se passait sur cette île, j'ai décidé de laisser ma vie d'avant. J'ai abandonné l'homme que j'aimais, pour le bien de cette île. J'étais déjà mort aux yeux de tous, de toute façon, alors autant commencer une nouvelle vie. Mais ... Cette fois, c'était différente. Tu m'as sauvé. Je suis encore presque mort, mais pas tout à fait. Mais, Alex, toi, je ne te délaisserais pas. »


Peut-être qu'avoir failli mourir noyé me faisait voir les choses avec limpidité, ou au contraire, que je délirais à moitié. Mais cela ne signifiait pas que je ne pensais pas ce que je disais. Je posais mes yeux sur lui, sans lâcher sa main.


    « Je n'ai pas perdu Emilio, j'ai choisi de le perdre. Je tenais à lui, à la vie que je menais, mais je ne me sentais pas le courage de retourner près de lui. Et j'avais envie de faire quelque chose de ma vie, de faire le bien autour de moi, de remercier mon sauveur. Mais toi, je ne veux pas te perdre. Résistance, régime ... Tout cela, ce ne sont que des mots. Et moi, je tiens à toi. Quand je coulais, au fond de cette putain de mare ... Je n'avais pas peur de mourir. D'une certaine façon, je le suis déjà, mort. Mais je regrettais une chose : de n'avoir pas pu te dire à quel point je t'aimais, avant de crever noyé comme un con. »


Mes paroles résonnaient comme des excuses à mes oreilles, mais j'essayais d'être le plus franc possible. Je lâchais enfin sa main, et un pâle sourire orna mes lèvres, aussi pâle que mon teint, que ma peau.


    « C'est la pure vérité. Je t'aime. C'est totalement con, je ne sais même pas pourquoi, mais quand je suis séparé de toi, je me sens comme amoindri. Oh, je ne dis pas que t'es l'amour de ma vie, ou un truc du genre mais ... Depuis l'attaque du bloc ... Tes paroles me hantaient. Ca me faisait mal à chaque fois que j'y pensais, comme un couteau qu'on me planterait. Alex, je t'aime, et je tiens à toi. Libre à toi de me rejeter, encore, mais cela ne changera pas quelque chose : tu m'as sauvé. Je te dois la vie. C'est à la fois une chose merveilleuse, mais une responsabilité. Tu en as conscience ? Tu aurais pu me laisser mourir, en simplifiant les choses. Mais tu as sauté, pour me ramener. à la vie. »


Je ne faisais que le remercier. Je soupirais, épuisé d'avoir parlé autant, et je toussais encore, la gorge à vif. Je frottais mes mains, gêné, perdu. Je ne connaissais pas cet endroit ; étais-je chez lui ? M'avait-il emmené dans sa maison ? Mais n'était-ce pas trop intime ? Au moins, j'étais soulagé d'une chose : Alex savait à présent ce que j'étais, pourquoi je faisais certaines choses et pas d'autres. Il savait que je l'aimais. Et peu importait - enfin si ça importait mais voila ... - la suite.
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Dim 29 Déc - 21:38











When knowing is enough.

Je ne sais plus ou j'en suis, je suis crevé, je dois être en train de délirer ou de rêver car je vois soudain Sky bouger et tenter de se redresser pour retomber sur le lit. C'est mieux qui'l ne bouge pas, en effet. Moi, je le lève de mon siège et manque de m'étaler comme un con sur le sol en m'emmêlant les jambes dans mon empressement, je m'agenouille à côté du lit, et fixe le visage de Sky, je veux être sûr que la prochaine chose qu'il verra, c'est moi. Et il ouvre de nouveau les yeux. Vague de je ne sais quoi qui vient me frapper, ou plutôt me caresser, emporter mon cœur je ne sais ou, un lieu que je ne connais pas. Je voulais le prendre dans mes bras, le toucher, l'embrasser, tant de choses, et a ma plus grande surprise, je vois qu'il est le premier à bouger et vient serrer ma main pour l'amener à son visage blème. Je pensais aussi qu'on resterait comme ça, à se regarder pendant toute la nuit, mais voilà qu'il commence à parler, à tout me raconter. Je ne comprend pas. Je ne sais pas si je suis choqué ou tout simplement empathique, pour la première fois de mon existence. Cela me fait mal qu'il ait eu mal, voilà tout. J'ai eu peur, et maintenant, je sens sa terreur vis-à-vis de ses expériences aquatiques. Et là...

Première claque.

Je ne te délaisserais pas.

Je tremble, mon cœur se met à battre encore plus fort. Pourquoi j'attends qu'il me dise encore plus, comme si ce n'était pas exactement les mots que je veux entendre. Il délirait, il était comme moi, a moitié crevé, aussi blanc qu'un cadavre, mais de nous deux, c'est le seul qui parvenait à aligner plus de trois mots. Je ne sais pas comment il fait... Parce que de mon côté...

« S- Sky... Je... »

Je peux à peine murmurer. Je dégage ma main de son visage et la serre encore plus fort dans la mienne, comme pour me garder un contact matériel, pour me prouver que tout ça est bien réel, pour lutter contre le sommeil. Je n'ose pas le regarder et je me sens devenir de plus en plus rouge. Je tremble encore. Il me parle de son amour, Emilio... Tant de chose qui lui tiennent à cœur dans  ce prénom. Je le sens. Il l'aime encore. Ce n'est pas pas moi qu'il aime, c'est lui. Je suis débile, il ne peut pas me délaisser, évidemment, car désormais, il me doit la vie. Je mords mes lèvres et je sens mes yeux devenir humides. Merde, merde, merde!

Deuxième claque

Je tiens à toi.

Ultime claque.

Je t'aime.

Si je n'étais pas si amoindri, je pense que j'aurais pu briser la main de Sky dans la mienne. Je tentais de contrôler mes tremblements tandis que je ne pouvais toujours pas lui jeter un regard. PUTAIN DE MERDE. Intérieurement, j'explosais entre joie et ma rage habituelle. Putain, putain, putain. Sky m'aime. Non, il délire. Mais il m'aime, il l'a dit... deux... trois fois. Putain! Je devrais faire quoi, là, crier Youpi, sauter dans tous les sens, lui sauter au cou et lui rouler quatorze gades de suite? Arceus, merde, je te dérange pas souvent mais dis-moi comment faut faire, là! Et... Et Sky attend! Il veut que je lui réponde. Je sais pas putain. Je suis rouge, heureusement qu'on est plongé dans la pénombre, parce que je ne donne pas cher de ma dignité, sinon. Quelle dignité? Aha.

« Euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh... »


Alex, pauvre con. Je sais plus parler, mon cerveau s'est rétrécit au point de ressembler à celui d'un mollusque échoué sur la plage de Zazambes. Moi aussi je t'aime Sky, je t'aime tellement! Mais je suis pas cap de te le dire, je suis pas cap de me livrer comme ça, de te dire qu'est-ce qui me rend si mal... Merde! Et pourquoi j'ai envie de tout péter, d'un coup, c'est censé me faire plaisir! C'est ça qu'il font dans les romans, putain! Eh ben non, moi j'avais juste envie de balancer la chaise dans laquelle j'étais assis il y a deux secondes par la fenêtre. Mais j'aurais vraiment eu l'air d'un attardé. En attendant, la main de Sky allait manquer d'afflux sanguin. Mais j'étais tellement tendu. Mon corps me faisait mal, Je fixais encore et toujours un sale point invisible bien plus intéressant que tout le reste, tout en ayant bu les paroles de Sky comme une eau salvatrice. J'inspirais soudainement l'air qui me manquait, déglutissais et respirais profondément. J'étais encore capable de dire un truc qui allait tout envoyer chier. Mais une chose est sûr, même si je le pensais si fort, je n'étais pas capable de lui dire « je t'aime ».

« Je voulais pas... Je veux pas. Je veux pas te voir crever, moi! Putain tu... tu.. TU... TU M'AS FAIT PEUR ESPECE DE... POURQUOI T'ES TOMBE DANS CETTE MARE DE MES- »


Mais quel con... Je m'arrêtais en pleine phrase, je me sentais déjà mieux, mon poing s'était levé. Je ne voulais pas le frapper. Impuissant, je laisse retomber mon poing sur son torse. Je me redresse pour m'asseoir sur le bord du lit. Et, enfin, je le regarde droit dans les yeux. Je ne sais pas par ou commencer, ma main revient à son visage. C'est si bon de pouvoir le toucher de nouveau. Tellement bon. J'enfouis mon visage dans son cou, enlace ses épaules et respire son odeur, sa peau nue.

« Désolé. Je suis désolé. Pardonne-moi Sky... J'arriverais pas à être aussi sincère que toi. Crois-moi, j'aimerais pourvoir mais... Pas encore. Mais saches que je suis heureux que tu sois là, vivant. »

Ce genre de mots sortaient bien difficilement de moi, je me heurtais à un mur. Mais peut-être que demain, tout serait différent. Je n'en pouvais plus. Je glissais à ses côtés, sur le lit et le contemplais, ma main parcourant sa joue et son cou. Je l'enlaçais encore, restais tout contre lui. Maintenant que tout cela était passé, je voulais juste rester ainsi et dormir à ses côtés.

« Sky... J'en peux plus moi, faut qu'on dorme. Je ferais pas le con quand on reparlera de tout ça... Enfin, je sais pas, je me connais trop bien. Mais... Je déteste te demander ça, mais reste. Sois un peu patient. Je connais pas tout ça, moi, je suis... Alors... Demain? Peut-être je pourrais, là. »


J'en savais rien, en fait. J'attendais juste qu'il s'endorme pour être sûr qu'il ne partirait pas. Je voulais que demain vienne, vite. Et en même temps, je redoutais ce jour, tant de choses à avouer... Et rien que de lui montrer mon chez moi... Bon sang, j'allais pas pouvoir dormir avec tout ça.




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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Mar 31 Déc - 12:31

When Knowing is enough


Je me sentais bien mieux d'avoir déballé tout ça. Et qu'Alex me broie à moitié la main ne m'importait pas. Je sentais sa présence, sa peau chaude sur la mienne, et le filet de douleur qui remontait le long de mes nerfs n'était que stimulus désintéressants. J'aurais pu rire devant son manque de réaction, parce que, honnêtement, c'était drôle de le voir aussi confus, mais je n'en avais pas la force. Mon petit sourire disparaît, et je hausse les épaules, l'air gêné. Je regarde son poing levé : est-ce qu'il va me frapper ? Mais non, il vient me toucher.


    « J'ai jamais su nager. C'est con, hein ? J'vais apprendre. Parce que crever noyé, c'est vachement idiot. Et puis, tu sais, je n'attends absolument pas que tu répondes à ce que je viens de te dire. Je ne veux pas que tu te sentes obligé. Je ne désires même pas une réponse. Je ... Je veux juste que tu acceptes ce que je t'ai dis. C'est tout. Que tu saches que je t'aime, ça me suffit. »


Et ça me suffisait qu'il soit heureux. Que je sois vivant. Moi aussi, j'étais content d'être vivant, ça je pouvais l'affirmer ! Je le laissais se glisser contre moi, et le serrais doucement, sans beaucoup de forces.


    « On verra. Je suis juste content d'être avec toi ; si je peux te serrer contre moi, je demande rien d'autre. »


Je sentais la fatigue alourdir mes paupières. Je le serrais contre moi un peu plus fort, comme si j'avais peur qu'en me réveillant, il ne soit plus là. Je sentis mes yeux qui se fermaient, et j'eus un sursaut de peur. Allais-je me réveiller ? N'était-ce pas une hallucination à cause du manque d'oxigène ? Non. Non, je sentais Alex près de moi. Mes bras autour de lui, je calquais ma respiration sur la sienne et me laissait happer par le sommeil.

Je n'eus pas besoin de beaucoup de temps pour m'endormir. Nous étions sûrement tous les deux crevés ; mon corps avait besoin de repos, de sommeil. Tous mes muscles finirent par se détendre, et cette nuit-là, Alex près de moi, je n'eus aucun rêve ni cauchemar. Ce fut agréable. Ce fut reposant.

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Mer 1 Jan - 17:31











When knowing is enough.

J'avais dû avoir l'air d'un con... Comme ça, en mode complètement bloqué devant lui. Je tombais à nouveau des nues en l'écoutant parler. Co- Comment ça, il ne voulait pas de réponse? Alors là, je ne pigeais plus rien. Quand on dit a quelqu'un qu'on l'aime, c'est forcément en voulant quelque chose en retour, c'est forcément intéressé, non? Non?! Même pas un peu?! Merde, je suis largué, là. Il n'attendait vraiment rien -enfin, rien, je crois que cela lui ferait plaisir de lui dire que je l'aimais quand même-, de moi? Je le regardais sans comprendre, lui répondant quand même pour la forme un « euh... ok » de simplet, alors que je redevenais rouge. Sérieux, j'étais quoi, là, une pucelle? Pour savoir qu'il m'aimait, je le savais, cette fois. Ça me faisait tout bizarre. Je lui aurais bien demandé quel genre de trucs il ressentait pour comparer avec mes sentiments mais pour mettre des mots pour ce genre de choses, bonsoir. Je me torturais certainement pour rien. Je me sentais comme un idiot, voilà tout. Mais j'ai jamais aimé moi, et je sais que ce je ressens pour Sky n'a rien a voir avec ce que je ressens pour ma jumelle, alors, est-ce vraiment de l'amour. Non. Si. Oui, c'est même sûr. Alors Sky savait que je l'aimais sans que je lui dise? Peut-être bien. Mais tout de même... Il s'en foutait que je l'aime ou non? Déjà, je ne le repoussais pas, cela devait lui suffire. Ah, et puis merde, je mélangeais tout, fallait que je dorme. Sky avait entouré mon corps de ses bras pour m'attirer plus contre lui, je me glissais aussi sous la couette et regardais ses paupières se fermer, pour commencer à sombrer à mon tour. Je me sentais trop bien pour que tout cela soit vrai, et pourtant, je ne rêvais pas. D'ailleurs, cette nuit, je dormis mieux que je n'avais jamais dormi depuis un bon mois, sans cauchemars, juste des trucs niais ou j'étais avec Sky, devant un film, enlacés sur la canapé, ma tête posée sur ses genoux... Personne n'en saurait jamais rien, de ce rêve, je l'emporterais dans ma tombe parce que c'est vraiment trop la honte, même si j'étais content quand même mais... Oh mein Arceus, j'espère que je ne parlerais pas dans mon sommeil.

J'ouvrais les yeux sur le plafond, constatant que je m'étais dégagé des bras de Sky pour prendre une position plus confortable... Je n'ai pas le sommeil agité mais j'avais dormi comme un bébé, me retrouvant presque en travers du lit, un pied dehors, et le filet de bave au coin des lèvres. Oh, je devais être tellement sexy, avec ma superbe coupe de cheveux matinale. Faut que je fixe ça avant que l'autre me voie. J'essuyais mon filet de bave du dos de la main et si je n'avais pas autant la tête dans le sac, j'aurais sauté au plafond en voyant l'heure qu'affichait le réveil. C'était déjà l'après-midi, on avait fait le tour de l'horloge au lit, ma parole. Moi qui ait toujours été un lève tôt. Bon ben à ce rythme-là, plus la peine de se presser, hein. Je m'enfouissais dans mon oreiller avec une expression bienheureuse après être allé a la salle de bain aller aux toilettes et boire un coup, me recoiffer de quelques coups de main et mettre mon pyjama car j'avais dormi habillé. Oui, c'est con de faire ça sur les midi passés mais va crever la logique.

J'observais Sky qui écrasait encore et passais mes mains derrière ma tête. Je devais l'attendre ou...? Bon, j'attendais alors. Mais pas trop. Je me retournais sur le ventre pour lire le bouquin posé sur la table de chevet -comme un papy- et tirais plus de couverture à moi, découvrant ainsi Sky qui lui avait forcément dormi nu, comme ses habits étaient dans le lave-linge. Je m'émoustillais rien qu'à cette vue et... Ouhla, ouhla! J'avais la forme le matin, moi, couché la bête, couchééééééée! Je m'empressais de remettre la couverture sur lui, histoire de cacher toute cette nudité que je ne saurais voir, mais ne pouvais empêcher mes yeux de vagabonder aux bons endroits, si vous voyez ce que je veux dire. Couché! Je m'enfonçais la tête dans l'oreiller, carrément con de me voir si excité à la simple vue du corps de Sky, c'était pas la première fois, tout de même, et repenser à ce qu'il m'avais dit hier n'arrangeait rien. Du calme, du calme, pense à autre chose de moins bandant. Par exemple... Mme Hertz, ma prof de français du lycée, une espèce de cougar trop maquillée et gonflée de silicone mal vieillie et d'UVs mal dosées par dessus ses bourrelets tous brillants. Yeeeeerk. Hum, c'est mieux.

« Wooooh! Préviens quand tu te réveilles! »

Je m'étais retourné vers Sky pour voir ses yeux ouverts et en plus il regardait dans ma direction. Il avait vu tout mon cinéma ou...? Oh putain, la honte. Bien sûr, je n'avais qu'une pauvre répartie débile a lui lancer. En tout cas, la surprise m'avait calmé. Je crois. J'avais bigrement pas l'habitude de dormir avec quelqu'un, moi.

« Euh... Bien dormi? T'es réveillé depuis longtemps? »


Superbe façon indirecte de demander si il m'avait vu faire l'imbécile avec ma petite excitation passagère matinale. Je lui lançais un sourire forcé, toujours à plat ventre sur mon oreiller, je devais avoir l'air d'un vrai débile. Et les événements d'hier soir me revenaient. Aaaaargh! Sois naturel, à la fin! Et je ne dois... surtout... pas... baisser... les yeux... vers... Son visage, son visage, regarde son visage! Sourire absolument pas naturel. Trouve un truc à dire!

« Nan mais t'as vu l'heure?! »

Je roulais les yeux devant ma propre stupidité. Alexander, tu es con. En fait, j'étais juste inquiet. J'espère qu'il se sentait mieux qu'hier.


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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 20 Jan - 12:31

When Knowing is enough


Je m'étais endormi si vite que je n'avais pas fait attention à ce que me répondait Alex, ou à son comportement. Mon corps tout entier ne réclamait qu'une chose, voguer vers le pays du sommeil, et je le suivis sans me débattre. Ce moment de sommeil sans rêve me fut plus agréable que les longues nuits à cauchemarder, ou bien ces nuits à rêver de choses et d'autres. Reposant, je crois que c'est l'adjectif que je lui aurais donné.

Je me réveillais doucement, avec l'impression d'émerger d'un lac de coton. Je me retournais sur le ventre, et jetais un coup d'oeil à Alex. Pourquoi il était tout rouge ? Et pourquoi il avait piqué toute la couverture, noméoh ? J'émis un petit rire grave quand il fut surpris de me voir réveillé, et je me redressais pour m'adosser au dos du lit, en m'étirant voluptueusement. Bien entendu, je devinais que ma nudité l'avait mis dans tous ses états, et je m'amusais à ne pas la cacher du tout.


    « Pas depuis longtemps, non. Tout juste, à vrai dire. J'ai dormi comme un loir ! Et toi ? » fis-je d'un ton taquin, en lui jetant un petit coup d'oeil amusé.


Mais je ne m'attardais pas là-dessus. Il était déjà assez embarrassé. Quand il roula des yeux, essayant de me divertir et de faire diversion, j'éclatais de rire et me levais. J'étais nu, et j'allais me servir dans son armoire, sans plus de cérémonie. Je mis un pantalon, nul besoin de me vêtir d'un haut. Je me tournais vers Alex en boutonnant le pantalon, avec un vague sourire amusé. Oui, regarde-moi m'habiller, avec l'envie contraire.


    « Je proposerais bien un petit déj. Alors comme ça, tu m'a ramené chez toi ? Sympa, la déco ! »


Je souriais comme un idiot ; à mon tour, maintenant. Le fait qu'il m'ait ramené chez lui pouvait ne rien signifier ... Comme signifier beaucoup également. J'entrais chez lui, dans son intimité - pas physique, hein, bande de pervers ! - Moi qui l'avait si souvent accueilli chez moi, ça me faisait bizarre de me retrouver chez lui. J'observais autour de moi quand mon ventre se mit à grogner comme un dracaufeu en colère. Oula, j'avais vraiment les crocs, en fait !
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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 20 Jan - 14:31











When knowing is enough.

Allo, Huston, j'ai un problème! Y'a le mec que j'aime dans mon lit -sauf qu'il sait pas que je l'aime bien sur-, il est a poil et complètement trop canon pour être réel, je fais quoi? L'embrasser? M-Mais... je... Non, je ne suis pas coincé mais... Dès le réveil ça fait un peu trop niais quoi! Et puis, il va s'immaginer des choses et- OH! Il m'énerve! Vas-y balade toi à poil juste pour me narguer, je suis ravi que tu ais bien dormi -ma parole il est en forme-, mais habille toi avec... mes habits? Ouhla, eh, ehhhh! Bziouuum. Déconnection. Huston? Hustooooon! Reviens, je ne sais plus quoi faire là! Merde, voilà que Sky boutonnait mon pantalon sur ses fesses, sans rien en dessous bien sur, ah bravo, vraiment, magnifique. Oui, magnifique, justement. Je devais être rouge, mais je ne m'excitais pas comme une puce, le regarder me suffisait... Tiens, je crois qu'il me disait un truc. Il se marrait encore. Merde, arrête de sourire, c'est trop... Il était trop mignon. Il avait parlé de manger? M-Mais... Je... M-manger quoi? M-Moi? MAIS NON OBSEDE! Voilà que je m'imagine des choses. Et en plus je me raidis car je stresse. Je sais pas si j'ai envie de me lever parce qu'il va falloir que je lui fasse visiter, il va voir comment c'est chez moi. D'ailleurs, j'étais assez flatté qu'il me complimente sur la déco parce que justement y'a pas des masses de déco ici. A part quelques affiches de film ça et là disséminées dans la maison, j'ai voulu faire sobre. C'était la première fois que je recevais ce genre de compliments, et ça me rendait encore plus bizarre. Mais il fallait bouger, donc, lentement, je me levais pour marcher lentement vers la porte.

« Oui, tu as raison je vais te manger. »


Le gargouillement de son ventre me fit réaliser mon lapsus.

« Euh! NON! Je veux dire, ON va aller manger, oui, déjeuner, tu vois?! »


Ca me ressemblait pas d'être aussi intimidé par sa seule présence. Je l'avais déjà vu s'habiller et se déshabiller, et manger aussi, c'est quoi le problème, à la fin?! C'est qu'il était chez moi et... il prenait de la place. Pas que matériellement, en moi, il prenait de la place, dans mon cœur vous voyez. Bref c'est dégueu. Allez, Alexander, respire, ça va bien se passer. En plus je suis sur qu'il allait se foutre de mon pyjama noir avec des Scalpions dessus. Mais moi j'aime mon pyjama... J'évitais de m'attarder trop longtemps sur ses fesses bien moulées par mon pantalon sur lui.

« Bon, euh, on va sortir de la chambre et je tenais à te dire que... »


Ah non, pas les violons, pas les violoooooons. Je me mis à parler de plus en plus doucement, en fuyant son regard de nouveau.

« Tu.. Tu es le premier a venir ici., chez moi et... Çasignifiebeaucouppourmoi. »

Et arrête le bégaiement, par pitié. J'inspirais profondément et ouvrais la porte et la lumière de midi filtrant par la baie vitrée du 24ème étage donnant sur Amanil m'éblouit. La chambre et la salle de bain étaient en fait situées à l'étage de mon duplex, il fallait donc descendre de la mezzanine pour arriver dans la salle de vie rassemblant cuisine, salon et salle a manger illuminée par la lumière du jour. Un bar séparait la cuisine du salon et j'indiquais une chaise pour qu'il s'assoie. Je fouillais les placards et me faisais l'étrange impression de vivre en couple, fallait que je sorte tout en double c'était trop inhabituel pour moi. Mais j'étais un peu plus à l'aise car au moins, je ne me sentais plus aussi envahi qu'il y a quelques minutes. Je demandais à Sky ce qu'il buvait en lui proposant du thé, du café, du jus ou encore de l'eau et pour ma part, je démarrais la machine à café pour aller voir ce qu'il y avait dans le frigidaire. J'avais aussi une fringale de fou bien que je ne sois pas un gros mangeur et malgré le fait que je venais me réveiller, j'avais bien envie d'un vrai repas. Entre deux banalités du genre « tu te sens mieux? » ou « Oh, il fait beau. » et en voyant Sophie sortir de la pièce d'à côté -la bibliothèque qui sert aussi de salle de télé-, je demandais à Sky si il aimait le poisson et sortais deux pavés pour les mettre dans un poële, et pour le reste, une bonne sauce à l'estragon et une salade seraient très bien. Pfff. Je roulais des yeux en me faisant penser à une femme au foyer. Les boissons étaient prêtes et je contournais le bar et venais m'asseoir à côté de Sky, lui tendant la sienne. Sophie s’affala sur la canapé d'angle du salon et fixait Sky d'un œil méfiant, oubliant un instant son repas au prix de la prudence.

« Eh, tu as déjà visité Amanil? Je pensais te servir de guide, enfin, si tu as envie qu'on sorte cet aprem. »

Sachant que rester à l'intérieur en sa compagnie ne me gênait pas du tout. J'avais de bonne idées d'activités d'intérieur, disons, hin, hin, hin. J'avais repris confiance -j'étais chez moi, merde- et je devais bien avouer qu'il avait eu raison, on pouvait être bons à autre chose qu'a baiser comme des lapins à longueur de journée. Je ne dis pas, j'adore ça, hein. Mais j'avais envie aussi d'autre choses, et de lui faire plaisir, de lui permettre de me connaître un peu plus, et d'en savoir aussi plus sur lui. Bon, bien sur, ça, il avait intérêt à le comprendre lui-même. En attendant, je m'étais mis a fixer son torse nu et son visage, sans vraie envie lubrique, juste pour le voir et savourer l'instant. Alexander l'amoureux transi, bonjour!


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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 20 Jan - 21:05

    Je manque de rigoler. Apparemment, me lever à poil devant lui a fait son petit effet, tout comme mon habillage et le fait que je sois plutôt serré dans son futal. Mais ça me moule d'une façon presque indécente, Arceus ! Mais ça n'a pas l'air de lui déplaire, au contraire. Pour un peu, je le narguerais presque. Mais l'appel du ventre est le plus fort. Cependant ses paroles me font hausser les sourcils : pardon ? ME manger ? Un sourire narquois effleure mon visage. Qu'est-ce qu'il avait ? Il était mal réveillé ?

    ▬ « Je suis pas contre, mais tout à l'heure peut-être. Pour le moment, c'est mon ventre qui a le plus faim de vous deux. Enfin je crois. »

    Oeillade amusée. La suite se fait sans trop de heurts. Le fait que je sois le premier à venir chez lui me touche. Alors, comme ça, c'est la première fois qu'il montre son chez lui ? Je me sens un peu flatté. Comme si on m'offrait ... J'allais dire virginité mais c'est un peu crade. Disons que c'est un cadeau bienvenu. Je suis le premier à visiter sa maison. Et malgré le peu de décoration, ça me rappelle un peu chez moi. Bon, je connais pas grand chose alentours, mais ça me dérange pas. On descend, pendant que je pense encore à ce qu'il vient de dire. Me laisser entrer chez lui signifie beaucoup. Est-ce que c'est un premier pas vers l'aveu de sentiments ? Si il disait ces mots, comment je réagirais ? Après tout, hier soir, je m'étais confessé à lui ... Mais je l'imaginais très mal prononcer de telles mièvreries. Pas son genre. Plutôt du style à me le montrer plutôt que me le dire. Non pas que ça me dérangeait, quand il me montrait combien il m'aimait.

    Je m'assis sur une chaise, demandais un café et l'observais à la dérobée. Il semblait se calmer petit à petit ; je ne comprenais pas pourquoi ma présence l'intimidait ainsi. On s'était déjà vu à poil, ça pouvait pas être ça. Ou alors, à cause de mes paroles d'hier, tout avait un jour nouveau ? Peut-être. Tant de pensées, si peu de réponses. Autant ne pas se trifouiller la tête avec ça. Notre discussion fût assez plate, car on émergeait juste, et on avait un peu la tête dans le cul. Quand Alex s'assit à mes côtés, je pris la tasse et bût une gorgée. La caféine fit son effet, et je me sentis plus réveillé, plus apte à faire autre chose que larver. J'ignorais Sophie, la grandbull, qui m'avait laissé d'affreux souvenirs. Je ne l'aimais pas trop, et elle me le rendait bien. Saleté de cabot.

    ▬ « Visiter Amanil ? Pourquoi pas, je suis déjà passé, mais j'ai pas franchement visité. Y'a quoi à voir, monsieur le guide ? » demandais-je en me levant, et comme chez moi, je servis le poisson qui finissait de cuire. Assiettes et couverts, puis je sortis la salade et nappais le poisson de sauce, et je m'installais à côté du blond pour manger avec voracité. Bizarrement, je me sentais chez moi, et j'espérais qu'il ne prendrait pas cela pour une intrusion. C'était comme si on vivait ensemble. L'idée n'était pas déplaisante, juste nouvelle.

    Je mangeais, appréciant le goût du poisson, la saveur piquante de la salade et de la sauce. Je me resservis même ; comme quoi, il était bon cuisinier, ce petit blondinet. Comme je savais qu'il aimait qu'on le caresse dans le sens du poil - sans arrières-pensées, non mais oh ! - je lui en fis le compliment.

    ▬ « Tu cuisines bien. Perso, ce que je fais est assez basique. Faudra que tu m'apprennes. » Puis, comme je me penchais vers lui, mes cheveux ondulant sur mes épaules, ma queue de cheval désordonnée, je murmurais contre son cou, taquin : « Par contre, je veux que tu sois nu sous ton tablier. »

    J'émis un petit rire bas, et après avoir déposé un rapide baiser, presque une frôlement de lèvres, sur son cou, je me reculais et m'étirais, comme si de rien n'était. Or, à présent que je m'étais confié sur la vraie nature de mes sentiments, j'avais peur qu'il n'ait peur, lui aussi. Pourtant, après notre relation pour le moins sulfureuse, nos baisers étaient devenus plus réguliers, bien qu'ils aient eu lieu plutôt pendant nos ébats. Penser à ça sembla réveiller une certaine ardeur chez moi, que je contrôlais vaille que vaille. Ce n'était pas - encore - le moment. Je voulais réellement visiter Amanil avec lui. Connaître les coins qu'il fréquentait, ce qu'il aimait faire. Même si, à côté de moi, il était une invite à mes caresses et mes baisers, je me retins, me contentant de lui lancer un coup d'oeil amusé. Sa simple présence m'était précieuse. Je l'aimais, sans savoir pourquoi, et je songeais que c'était cela, aimer. Aimer quelqu'un sans savoir, parce que c'est lui, tout simplement.
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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Mar 21 Jan - 20:23











When knowing is enough.

C'était trop calme. Mais supportable, et j'avais pas encore le filtre rose bonbon qui embuait ma vue... Tout allait bien, tout allait trop bien. Et comme d'habitude je me prenais la tête pour rien, il fallait que je lâche un peu et que je laisse les choses venir comme elles étaient. Or, en ce moment, tout arrivait de la manière la plus douce qu'il puisse être, et pour citer ce cher poète dont j'ai oublié le nom preuve qu'il ne doit pas être si cher que ça : tout n'est que luxe, calme, et volupté. Haha. Cette oppression tout sauf désagréable qui m'envahit quand il est là et me ramollit complètement, je ne m'y fait pas. Enfin. Je vais apprendre, je peux le faire, hein? Je crois. Un bon point pour moi quand il sembla emballé par la visite de la Capitale. Bon, je dois persévérer en ce sens, alors! Un sourire en coin un peu forcé car je n'étais pas bien doué pour les sourires naturels, je lui exposais plus ou moins ce qu'on pourrait faire, pensant après coup que j'allais passer pour un gros intello friqué.

« Eh ben, c'est une ville nouvelle, y'a pas vraiment de musée d'histoire ou des vieux cailloux du genre, des musées y'en a, hein, mais je pense pas que ça t’intéresse des masses. Sinon, euh, y'a le centre ville autour de la grand place, là y'a de tous, des restos, des magasins, des cinés, des salles d'arcade, et pleins d'autres conneries à touristes. »
Je sais pas si ma promo lui faisait des masses envie. « Enfin, on pourra aller faire un tour, c'est plutôt sympa ce coin... Enfin, euh, j'y vais surtout pour le ciné et les bars. »

Si je choppais le type ou le je-sais-pas-quoi qui a volé mon assurance, je le plaquerais contre un mur pour l'égorger. J'étais un peu plus a l'aise mais je ne me plaisais pas à hésiter de la sorte. Je ne me forçais pas à me dévoiler un peu à Sky, mais ça me faisait bizarre, je n'étais pas si causant que ça, de manière générale, je le réalisais, à cette occasion. Sky avait pris le parti d'aller chercher le déjeuner pour le servir et nous nous mîmes a consommer de façon un peu mécanique pour moi, un peu moins pour Sky qui semblait prêter attention à la bouffe qui j'avais préparé. Et il en reprit. Faut croire qu'il aimait, tiens, et en le voyant se baffrer ainsi, mon sourire s’étirait de plus belle. Son compliment me flatta, et le naturel revint au galop car je me redressais d'un air supérieur pour sortir un truc du style « oh, on me le dit tellement souvent » mais la suite arriva et je me bloquais un instant, un frisson délicieux me parcourant lorsque ses lèvres m’effleurèrent, pour exploser de rire la seconde suivante. Ah, ah, pourquoi il remet ça sur le tapis? Je ris franchement, sur le coup. Il m'a remis à l'aise avec cette répartie, est-ce vraiment une bonne chose? Oh, et puis zut, c'est aussi moi, et cet Alex là, au moins, il le connaît un peu plus. Je me calme avant de continuer, avalant le reste de mon café en m'étouffant à moitié.

« Nan mais, tu rêves, là. Si tu veux être mon élève, c'est toi qui sera à poil, mon gars! Je te prends pas dans ma masterclass, sinon! » Je me rapprochais de lui à mon tour, imitant son geste, ma main vint caresser sa cuisse pendant que je lui soufflais dans le creux de l'oreille : « L'élève doit faire tout ce que demande le maître, non? Mais... Je pourrais peut-être magnanime et te laisser carte blanche pour certaines leçon particulières? »

J'inspirais son odeur et la mains s'attarda dans ses cheveux pour jouer avec une de ses mèches, puis comme il l'avait fait, je me redressais pour finir mon assiette comme si il ne s'était rien passé. Si on restait à l'intérieur pour baiser comme des lapins, je doute qu'on soit en forme pour ressortir ensuite. Quoique, il y avait aussi des choses a faire ici, a part rester au lit. Enfin. Je me levais pour débarrasser les assiettes sous le regard toujours haineux de Sophie à l'égard de l'invité surprise. Tantôt je les ignorais, tantôt elle m'agaçait. Elle ne devait toujours pas digérer sa défaite contre le singe de Sky, l'autre fois. Quand j'eus fini de mettre les choses à laver dans l'évier je revenais a Sky en lui indiquant que ses habits lavés devaient avoir presque séché dans la salle de bain, ce qui lui permettrait d'avoir l'air un peu moins gay dans mon pantalon un peu trop serré pour lui, cela dit au passage. J'avais un peu des fourmis dans les jambes d'avoir trop dormi et la vue de la baie vitrée sur la ville me donnait envie de grand air.

« Bon, on s'habille et on se bouge, alors? »


Et je montais dans la chambre pour changer de tenue, un jean et une chemise feraient très bien l'affaire, il ne ferait pas froid par un temps pareil. De manière exceptionnelle je laissais Sky se servir dans mon placard si ses vêtements n'étaient pas secs, histoire de compléter. Puis je vérifiais si sa tenue était adéquate et si mes vêtements ne le boudinaient pas. Si il prenait des trucs larges, ça devrait aller. Je m'apercevais qu'on étaient limite coordonnés dans nos looks et ça faisait carrément couple gay débile. Ridicule. Et comme j'étais un peu con, ben ça me faisait marrer.

« Putain, on a l'air trop cons! Le- Le pire c'est que c'est pas si moche sur toi! Pff nan mais... »

Eh tiens, ses cheveux, il était pas coiffé. Mais j'étais maniaque ou quoi? Il m'homosexualisais bien trop. Enfin, c'était pas un crime de vouloir que le mec que j'aime soit encore plus beau? Si? Puis ça m'amusait. Puis j'allais pas lui imposer ça à chaque fois. Je m'étais donné un coup de peigne et comme j'avais encore ce dernier en main, c'était juste une bonne excuse pour s'occuper de ses cheveux. Je le faisais s'asseoir sur le lit et lui détachais les cheveux pour les démêler rapidement, profitant de la sensation de ses mèches noires glissant entre mes doigts. Super, Alex en mode coiffeur gay. Puis quand j'eus fini, je lui rendais son élastique.

« J'crois qu'on est prêts. »


Dis-je en l'observant de plus belle, je le trouvais juste canon, et le fait qu'il portait mes habits n'y changeait rien, il avait pas besoin d'eux. Ouais, parfois, je le fixais et je me faisais tout connement cette réflexion. Sky est canon et en plus, il est a moi. L'envie de le coucher sur le lit pour lui monter dessus et l'embrasser à pleine bouche me revint soudainement mais à ce rythme, on allait jamais sortir de cette maison, déjà que je trouve qu'on s'était un peu trop éternisés.



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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Jeu 23 Jan - 18:59

Je l'écoute me parler de la ville tout en mangeant. Je remarque qu'il mange moins que moi, ou alors c'est moi qui bouffe comme quatre ? Bah, c'est bon, j'y peux rien ! Je finis mon assiette, et soupire de soulagement. Ca fait du bien ! Je rigole un peu ; Alex traîne dans les bras, je me doute bien, je l'imagine assez mal visiter des musées. Bon, perso, j'y fous pas les pieds non plus, donc je l'ouvre pas ou ça pourrait se retourner contre moi. J'ai dû l'exciter avec ma demande, parce qu'il joue le même jeu que moi, et je peux pas m'empêcher de frissonner. Quel con, quand même. Voilà que j'avais envie de rester et de ... Non. Je voulais vraiment passer un moment avec lui, sans placer le cul en première position de notre couple. Couple. Ca fait bizarre aussi d'employer ce mot là, est-ce que je peux, au moins ?

Bon, une fois le repas fini, on va s'habiller. Son pantalon me moulait un peu trop pour être décent, mais ça avait pas l'air de lui déplaire. Par contre, entièrement vêtu avec ses fringues, je me sentais dans sa peau et ça faisait bizarre.

▬ « On dirait toi. Sur moi. Haha. »

Sa soudaine proposition de me coiffer me prit au dépourvu, mais je ne refusais pas. Aucune idée si il était au courant, mais mes cheveux étaient une zone sensible chez moi. Pendant qu'il passait le peigne dans mes mèches sombres, je ronronnais presque. Ca me détendit, au point que j'en oubliais tout ce qui m'entourait, où j'étais, avec qui, pourquoi. C'était comme un massage, en quinze fois mieux. Je refis ma queue de cheval haute, sentant mes mèches soyeux balancer dans mon dos au rythme de mes mouvements. Bien ! Je hochais la tête, puis remarquais son regard. Je haussais les sourcils, puis souris, et on descendit pour prendre la voiture. J'avais aucune idée de comment j'étais arrivé là, mais j'avais pas spécialement envie de poser la question. Pas encore.

On arriva donc là où Alex avait dit, sur un grand boulevard avec des rues partant un peu partout, y'avait des enseignes colorées partout, de la musique, des gens. Je me sentais un peu perdu, et mis mes mains dans mes poches, avec un air d'ours bougon.

▬ « OH ! UNE EXPO SUR LES ARMES ! On y va, dis dis diiiiis » suppliais-je avec des yeux étoilés, brillants.

Et comme il pouvait pas me dire non, hé bah il dit oui. Je payais les entrées, et on entra donc pour suivre un groupe. Sabres, épées, armes à feu, fouets, toutes sortes d'armes étaient répertoriées, et un guide nous offrait des explications historiques à la fois sympas et rigolotes. J'écoutais de toutes mes oreilles, et j'espérais que Alex ne se faisait pas trop chier à côté. A un moment, une gamine me montra du doigt, et je lui fis un signe de la main avant de rejoindre mon groupe et Alex. Au bout d'une vingtaine de minutes, je me lassais des gens autour de moi, et avec un petit sourire presque machiavélique, je me penchais vers Alex pour lui susurrer :

▬ « Tu m'as sauvé la vie et je te remercie avec ce petit tour ennuyant. Je devrais trouver un autre moyen, c'est ça ? » fis-je d'une voix toute basse, taquine, et avant de me redresser, je passais un rapide coup de langue dans son cou.

Puis, comme si de rien n'était, je retournais voir les armes. Une vitrine laissait voir des sabres à lame recourbée, de toute beauté. C'était sympa à voir, mais la présence d'Alex me donnait d'autres idées. Je me retenais difficilement, mais il y avait des gens autour, je pouvais pas lui rouler une galoche comme ça devant tout le monde, fallait pas déconner non plus.

On passa à un moment au troisième étage, et il y avait des toilettes. Je passais ma langue sur mes lèvres, puis, ralentissant, j'attirais Alex vers moi pendant que personne ne regardait, et ouvrant rapidement les portes des toilettes des hommes, je le poussais contre le mur, l'y plaquant sans trop de violence.

▬ « Je sais pas pour toi, mais moi, toutes ces armes, ça me donne des idées ... » grognais-je en passant mon index sur son torse, comme si c'était une lame. Je lui offris un sourire amusé, un peu sauvage, farouche. « Devoir attendre jusqu'à ce soir, quelle torture ... »

Je souris encore une fois, puis m'écartais de lui. J'adorais le taquiner, et je ne comptais absolument pas me laisser aller ici. Mais j'avais pris un petit risque, amusant ; je sentais le frisson du danger, au cas où on nous verrait. Comme cette fois-là, dans les toilettes du bar ... Je lui lançais un regard de feu, et éclatais de rire.

▬ « Tu vas réussir à te tenir ? » continuais-je d'une voix basse, le feu au corps, en me posant la même question à moi-même. J'avais envie de faire des choses avec lui, des choses normales. Mais quand je me retrouvais à côté de lui, je n'y pouvais rien, c'était comme si ça m'appelait.
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Alexander Nagel
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Ven 24 Jan - 16:05











When knowing is enough.

Il ne se fit pas prier pour sortir après que je l'ai recoiffé comme un Ken et nous étions déjà dans la bagnole pour atteindre le centre ville. Le grand boulevard était animé comme tous les jours en milieu d'après midi. Je constatai que Sky n'avait pas trop l'air d'être à son aise dans la foule, et aussi que les gens nous observaient, ben oui, avec nos fringues coordonnées, évidemment, et nos  attitudes semblables, un peu bougons avec les mains plantées dans nos poches. Certaines nanas qui nous croisaient se marraient et mataient mon ami dont le visage familier à Enola devait peut-être leur revenir. Je trouve tout de même qu'il n'était pas si connu à côté d'autres champions qui faisant plus leur promotion. Et ces derniers temps, tous les regards étaient encore rivés sur le Maître Coordinateur et son idylle, son coming-out et toutes ces fanfreluches. Il y avait décidément trop de champions gays, c'en est bizarre. Je crois que Sky n'aimais pas du tout la foule, au final, mais son visage crispé se détendit quand nous arrivâmes devant le musée. Moi qui croyait que ça allait être le dernier endroit ou on mettait les pieds, je vis les yeux d'un beau brun se mettre à pétiller et il me tira carrément à l'intérieur, je n'eus même pas le choix de protester que nous avions déjà rejoint un groupe et l'autre écoutait déjà les explications du guide avec des étoiles dans les yeux.

Je n'ai jamais été fana des visites guidées et préférais regarder les différents vitrines à mon propre rythme, et ma foi, ce n'était pas si nul que ça. Les armes étaient belles et je donnais même un coup de coude à Sky en lui laçant des regards lubriques quand on passa devant un vitrine remplie de fouets. Une gamine tiraillait ses parents pour savoir a quoi servaient ces trucs. Je m'éloignais de nouveau du groupe pour éviter d'être irrité par les cris de la gosse. Je m'arrêtais devant des sabres japonais, qui me renvoyèrent immédiatement à mon compagnon de balade et voulu lui faire signe d'approcher mais il était déjà là... A me lorgner d'un regard brûlant. Il ne pouvait plus tenir, déjà? Mon sourire s’élargit encore plus quand son souffle fut un court instant sur mon cou et qu'une langue humide vint taquiner mon échine, m'arrachant un grognement, sous le coup de la surprise.

« Tu veux me faire des trucs avec ton gros sabre, c'est ça...? »

Sourire de requin affamé à nouveau et je le regardais s'éloigner avec son air sournois pour retourner vers le groupe qui montait à l'étage supérieur. Bon, ce n'est pas pour dire mais maintenant qu'il m'avait fait son petit manège, l'expo commençait à me faire un peu chier. Heureusement, nous croisâmes de toilettes sur notre chemin et Sky m'attrapa pour m'y entraîner. Victorieux, je pensais qu'il avait craqué avant moi et lorsqu'il me plaqua contre le mur, son doigt flatta mon torse et ses mots taquinaient mon envie. Mais il s'avéra qu'il ne faisait que jouer, il n'allait pas me faire plus cette fois-là, il n'avait pas encore craqué... Mais euh! Je riais doucement en constatant qu'il m'avait eu, et comptais bien me venger immédiatement. Toujours collé sur mon mur avec un sourire provocateur, sans lui répondre mot, mon bras s'étendit et choppa son col pour le ramener contre moi. Ma jambe s'invita entre les siennes et taquina son intimité en l'effleurant à travers le tissu du pantalon. Qui n'allait pas tenir au juste, hein? Je sais bien que j'étais d'habitude le plus pressé de nous deux, mais peut-être me sous estimais-t-il, hein. Si il me proposait de jouer, là, je pouvais vraiment me donner du mal.

« Et toi? T'as quand même l'air mal parti, là, j'me trompe? Voir autant de sabres, ça me faisait un peu penser à toi si tu vois ce que je veux dire... A la fin, c'est plus des sabres que je voyais. »

Je tirais encore sur son col pour amener ses lèvres plus vers moi et passais ma langue sur sa bouche, imitant le geste taquin qu'il avait eu sur mon cou il y a quelques minutes.

« Juste un aperçu pour ce soir... Je me demande qui va craquer en premier... »

Je le lâchais enfin pour et l'éloignais pour remettre sa chemise en place d'un geste volontairement sensuel. J'aurais carrément eu envie de l'embrasser réellement mais ce serait m'abandonner a moitié et prendre le risque de craquer. Oui parce que j'avais beau dire, je n'en menais pas bien large avec ce qu'il venait de me faire. Mais jamais je ne me dégonflerais d'un tel pari, même pas en rêve. Pour une fois, je voulais qu'il soit celui qui craque le premier. Oh, non, je n'étais pas contre le fait qu'il me saute carrément dessus par surprise. Pas du tout même. Enfin, pour changer de sujet, je lui confessais que je commençais à être lassé de l'expo et que j'irais bien ailleurs, j'en avais marre de piétiner et on avait déjà vu les trois bon quarts. Nous nous décidâmes a sortir du musée et nous étions de nouveau dans la grande rue piétonne. Malgré moi je souriais, même pas lubriquement, plutôt comme un bien heureux, pendant que nous parlions encore un peu des armes qu'on avait vu. Alors que nous marchions côte à côte et nous passions dans la foule qui ne faisait même plus attention à nous, je passais une main dans son dos, frôlant au passage ses fesses joliment moulées -mais plus joliment que tout à l'heure avec l'autre- par le pantalon.

« Oh, ça te dit, une glace? »


Fis-je innocemment, alors que mes arrières pensées étaient tout autres, il devait s'en douter. Nous nous étions passés de dessert au repas alors pourquoi ne pas goûter un truc? Puis cela faisait une bonne demi-heure que nous marchions, en plus. Nous nous arrêtâmes dans un café qui servait des gelati et la serveuse, une brune plutôt jolie vint prendre nos commandes en nous appelant messieurs. Elle avait l'air un peu cruche et je lui sortais un sourire séducteur en lui faisant ma commande.

« Je prendrais une glace menthe-chocolat avec des biscuits. Oh, et... Vous êtes vraiment très séduisante mademoiselle. Non, non, je ne vais pas vous ennuyer avec ça plus longtemps, mais je vous trouve vraiment jolie. »


Elle rosit légèrement et rit un peu bêtement en se cachant derrière son carnet. Comme quoi les phrases toute faites ça marche encore. Quand Sky eut également pris sa commande, elle se pencha sur moi et glissa un papier dans la poche de ma chemise en me chuchotant qu'il s'agissait de son numéro. Ah, ben... Pas si conne que ça finalement, la coquine. J'attrapais sa main a la volée et y déposais un baiser puis le regardais partir sans quitter mon sourire. Puis je soupirais et me mettais à l'aise sur la banquette, installant mes mains derrière ma tête en observant Sky d'un air satisfait.

« Eh, t'as vu ça? »



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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 10 Fév - 16:06

  • Finalement, cette sortie au musée était vraiment une bonne idée. On s'amusait à regarder les armes, et je dois avouer que certaines étaient tout bonnement magnifiques. Mon intérêt fût d'ailleurs porté sur des sabres datant d'une époque lointaine ; les gardes en métal devaient être lourdes. J'eus presque envie d'en piquer un pour voir, mais bon, je ne passais pas à l'acte - allez savoir pourquoi. Et puis, avec tout ce monde, ce côté " public " et ces armes, je me sentais tout excité. Ouai, ouai, je voulais faire des choses avec mon grand sabre, et franchement, c'était pas du mal. Je lui répondis d'un regard brûlant et d'un sourire carnassier, faisant écho au sien. On était malade - c'est ça que j'aimais aussi.

    Je crois que ce mec me rend fou. Où est passé le Sky calme, qui contrôlait ses émotions, toujours tranquille ? Il était passé aux oubliettes, pour laisser place à un fauve avide. Avide de lui. Le blond en face de moi était ma drogue, ma dépendance. Pas juste pour le cul - oh, bien sûr, c'était plus que bon, mais il y avait plus que ça. Sa simple présence me donnait envie de vivre, plus fort. Quand il m'amena contre lui, pour continuer notre petit jeu, je retins un rire. Rire qui s'étouffa quand je sentis sa jambe frôler mon intimité, taquine, invitante. J'eus un petit grognement, tout contre son oreille, histoire de lui en faire profiter. Mon coeur battait comme un fou : quelqu'un pouvait entrer, nous voir, mais ce petit risque était un piment qui me donnait encore plus envie de lui. Je pense qu'il eut envie de renverser les rôles, et il y arrivait avec brio. Je n'étais plus sûr de moi, plus sûr du tout de pouvoir tenir. J'émis un rire étouffé de nouveau ; il voyait quoi, hein ? Oh, je savais parfaitement. Quel obsédé. J'étais pas mieux. Je ne pus pas répondre à sa phrase, mais je répondis à son baiser, mes lèvres contre les siennes, ma langue venant chercher la sienne. Elle, taquine, ne fit que m'effleurer, pour mieux jouer avec moi. J'eus un grognement sourd, et mon regard ardent croisa les yeux joueurs d'Alex. J'étais à deux doigts de craquer.

    Et ce fut fini. Il s'était éloigné. Tant mieux. J'inspirais, ignorant son contact quand il remit ma chemise. Si j'y faisais attention, j'allais craquer. J'avais voulu jour, et franchement, il avait inversé les rôles ; j'aimais bien ça, comme cette fois chez moi, où il m'avait attaché ... J'eus un petit sourire en y repensant. On sortit de là, et on ne mit pas longtemps à s'en aller. Je crois qu'après ce qui s'était passé, on avait autre chose à faire qu'à tourner en rond dans un musée. C'était cool, mais voilà. N'empêche, on discutait un peu de tout ça ; l'air de rien, comme deux innocents, et franchement, le voir sourire ça me rendait heureux. Son brusque contact avec mes fesses me fit frisonner, mais il me questionna aussitôt, attirant mon attention ailleurs.

    ▬ « Carrément. »

    Il faisait assez chaud, et avec la foule qui s'amassait dehors, ça ne serait pas de refus. Je commandais après Alex, et lui jetais un regard agacé quand il se mit à faire du gringue à la jeune femme. Elle avait l'air d'une greluche. Je me repris, mentalement : je n'avais pas à la juger. Néanmoins, je détournais mon regard sombre pour ne pas la voir minauder. Je ne sais à quoi jouait Alex, mais j'aimais pas ça. La jalousie me tarauda les entrailles, et je réalisais que c'était sûrement ce qu'il voulait. Je soupirais quand je la vis glisser un papier dans la chemise d'Alex. Et sous mes yeux en plus ! J'étais sensé faire quoi moi ? Lui tenir la main et crier " chasse gardée " dès que quelqu'un s'approchait ? Mon visage était clairement lisible : la jalousie me faisait grincer des dents.

    ▬ « Oué, oué » grondais-je en enfonçant une cuillère de glace dans ma bouche.

    Je mâchonnais comme si la glace elle-même m'avait insulté, un peu tendu. Je mangeais encore un peu de glace puis, prenant le papier entre mes doigts, je l'observais, d'un oeil vitreux, puis le déchirais en petits morceaux. Peu m'importait qu'on me vit ; je pointais un doigt vers Alex, les joues roses.

    ▬ « T'es content de toi ? J'aime pas ça, quand on te drague sous mon nez. Mais ... J'avais oublié que t'aimais les filles, aussi. »

    J'eus un petit soupir, puis écarquillais les yeux. Est-ce qu'il allait comprendre ? Je repris un visage impassible, mais trop tard. J'eus peur qu'il comprenne que je n'avais jamais eu la moindre relation avec une femme. Je n'en avais jamais eu envie, ayant toujours été plus attiré par les hommes. Il allait se moquer de moi. Je rougis de plus belle, comme un adolescent, et détournais le regard.

    ▬ « Je... Non c'est pas ce que tu crois ! » fis-je d'une voix troublée.

    Bravo, je m'enfonçais encore plus ! Comment lui dire que, homme ou femme, je n'en avais rien à foutre ? Moi je le voulais lui. Je n'osais toucher son genou, bien que l'envie m'en pris. Je détournais de nouveau le regard, les lèvres fermées sur ma cuillère. Je secouais la tête en faisant voleter mes cheveux sombres, dont la frange masqua mon regard troublé. Merde, j'avais pas besoin en plus d'être jaloux ! Merde !
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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 10 Fév - 17:26











When knowing is enough.

Oh. Ah. J'avais oublié qu'il était comme ça... Sale gros jaloux. Et le pire c'est que c'était même pas mon but, de le rendre jaloux, un peu comme le soir ou on avait failli finir dans les toilettes, je m'était baladé avec un tas de cruches, mais c'était pas mon but premier de lui foutre la rage, bon, j'avoue, un peu, j'avais envie de me faire désirer ce soir-là. Mais là n'était pas la question. Sky était jaloux et il avait maté la fille avec un air mauvais tandis qu'elle partait. Je fronçais les sourcils quand il me gratifiais d'un « ouais » caractéristique de l'humeur dans laquelle ça l'avait mis... Oh, me dites pas que j'avais plombé l'ambiance, hein? Je le fixais en attendant de voir quel autre truc il allait bien pouvoir me reprocher, il me matait encore, mais avec une certaine haine dans le regard. Y'a pas idée d’être si jaloux, sérieux. Ce qu'il fit alors, prendre le papier avec les coordonnées de la fille, je sais même plus son prénom, bof, c'est pas important, enfin bref, je risquais plus de la savoir car le papier il l'avait déchiré. Ah ben c'est malin! J'en ai lâché ma cuillère en chemin, tiens, et je l'observe bouche-bée par dessus mes lunettes alors qu'il continue son numéro. Et puis... Comment ça ELLE me draguait?!

« Eh oh, tu te calmes, déjà c'est MOI qui draguait Machine, ok?! C'est toujours MOI qui drague, et puis en- »


Hein quoi? Mais c’est moi ou je me prenais au jeu, là, je commençais à rentrer dans son caprice d'amoureux a la con, on dirait vraiment un couple en train de se chicaner là. Et puis, pourquoi lui aussi il s'est interrompu et qu'il est limite rouge? J'ai rien dit, j'ai rien fait! Oui, bon d'accord, peut-être le fait de m’imaginer avec une femme le fait rougir mais...  Bon, je sais aussi qu'il préfère les mecs, et... Je dois croire quoi, au juste? Là, j'avoue que j'ai pas suivi. Punaise, je m'imagine des trucs, ça se trouve il est pas totalement gay, il a déjà couché avec cette fille et si ça se trouve, c'est une putain de maitresse sado-maso dominatrice et il a été traumatisé a vie et du coup il est gay! Waaaaaaaas?! Attends, attends, c'est quoi ces conneries, pourquoi je m’imagine tout ça, et pourquoi ça me rend tout bizarre et agacé, voire paniqué qu'il ait pu... Avec cette grognasse?

« Attends, attends, attends! Mollo, là, euh, euh... Je dois comprendre quoi? T'as... t'as... T'AS COUCHE AVEC ELLE?! Mais t'as dit que t'aimais pas les...? »


Mais... n'importe quoi! Ça fait aucun sens ce que je suis en train de lui demander, là! Vraiment aucun sens! Putain la honte, je m'étais même levé en criant, alertant tout le café au passage, je les foudroyais tous du regard en leur lançant un « Quoi? Occupez vous de vos fesses! » tonitruant. Puis, je me rasseyais, croisais les bras sur mon torse et regardais mon vis-à-vis, les sourcils toujours froncés. Alex, pauvre crétin, t'es content, t'as encore tout gâché! C'était ridicule. Oh, et lui avec sa cuillère dans la bouche... Pfffffff! J'explose carrément de rire, et je m'effondre sur la table parce que je me tape un gros fou rire et je commence à avoir mal aux cotes. Sérieux, je pleure, j'arrive plus à m’arrêter et je suis à court de souffle. Je vais crever!

« Pu... Putain! On est trop cons! »


Nan mais c’est vrai, là, c'était à se pisser dessus. Je me redressais en me calmant et j'essuyais mes yeux mouillés et nettoyais mes lunettes au passage, soufflais un bon coup et me remettais à manger ma glace tranquillement. Je riais encore un peu en y repensant. C'était bizarre, je me sentais tellement bien. C'était si bon d’être là avec Sky, juste a bouffer une glace et à se chicaner pour ensuite se taper des barres. Un nouveau sourire taquin naquit sur mes lèvres.

« Enfin... Au moins, j'ai compris que t'étais pas chaud pour le plan à trois. Et puis... On s'amuse tellement mieux tous les deux, hein? »


Ah oui, ça c'est sur, on avait pas besoin d'une greluche en plus, merci bien.



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MessageSujet: Re: When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy   Lun 10 Fév - 17:52


  • Ouai, ouai, c'est toujours lui qui drague, bla, bla, bla. Je grommelle à voix basse. J'avais espéré qu'il accepte que ce soit sa faute à elle, l'autre grognasse, mais non : Môssieur a un trop gros égo et il veut absolument que ce soit LUI qui contrôle tout. Rah ! Gros naze ! Je le laisse ruminer, mais quand il se lève, et s'écrie une tonne d'absurdités, j'écarquille les yeux, gêné.

    ▬ « Mais ça va pas ? T'es malade ? Tu sais que je suis pas du genre ... Rah mais t'es con, tu sais ? Tu sais ! Raaah ! »

    Je rougis, alors que les gens autour de nous nous observent. Alex les envoie paître, mais moi, je me sens mal. Quel con, toujours aussi discret ! Je boude, un peu, avec l'effet d'être une vraie fille, cuillère en bouche, air ridicule en prime. Puis, on éclate de rire. Ca détend l'atmosphère, et j'ignore les gens qui autour nous regardent de nouveau comme si on était fou. Je repousse mes cheveux, le regard malicieux. J'approuve : on est de gros nuls, quand même. Bon, j'avoue, c'était ma faute, mais il avait pas, à la draguer, l'autre, là.

    ▬ « Pourquoi vouloir être trois ? Satisfaisons-nous d'abord » je prononce tout bas, pour que seul lui puisse l'entendre. J'ai un sourire taquin, sur les lèvres.

    Je retourne manger ma glace, plutôt content qu'il ai pas tout compris, pour les filles. Ca m'aurait embêté si il avait fait le lien. Si il avait compris que j'avais jamais couché avec une fille, je crois qu'il se serait empressé de me le retourner en pleine tronche, voire de me récupérer un numéro pour que j'essaye ça. Je commençais à bien le connaître, celui-là.

    ▬ « Alors comme ça, c'est ton genre de fille, celle-là ? Je te croyais un peu plus ... Disons raffiné » fis-je en haussant les sourcils, d'un air de dire - normal, tu m'as choisi moi, et j'suis un mec de race, moi.

    Je souris, et grimace en bougeant le nez quand le froid de la glace me monte à la tête. Je me sens bien, c'est presque bizarre ; les vêtements d'Alex me vont bien, et ça aussi c'est bizarre. On doit faire tellement gay ... Aux alentours, les tables se sont vidées, peut-être parce qu'on fait trop de bruit ?

    ▬ « Tu veux faire quoi après ? Est-ce que tu peux encore attendre, ou bien ... »

    Je ne finis pas ma phrase, mais d'un geste qui pourrait paraître innocent et involontaire, j'effleure son genou, et lui lance un petit regard, coquin et innocent à la fois. Je fais tellement bien l'ingénu ! Je lèche mes lèvres des derniers soupçons de glace et hausse les épaules. Franchement je serais pas contre rentrer et le serrer contre moi. Mais peut-être qu'il veut continuer à jouer et à me tester. Ma jalousie est encore là, sous-jacente ; j'ai envie de lui dire qu'il n'est qu'à moi, et que je veux être le seul à jamais plus le toucher, mais je devine qu'il n'accepterait pas ce genre de propos.

    ▬ « N'empêche, j'suis curieux de savoir combien de nanas et de mecs tu t'es tapé - et tu te tapes encore. Moi, j'ai tenu bien longtemps sans rien faire. J'suis sûr que tu serais pas capable de tenir - juste avec moi. Sans les autres. »

    Oui, c'est aussi un autre moyen : le mettre au défi. Je soupire intérieurement - je crois que le Sky raisonnable est mort et a laissé place à un être plus facilement inflammable. Reste a savoir si c'est mieux - ou pire ...
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When knowing is enough. {pv. Skyyyyyy

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