« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Le test de la mort (OS nawak mais pas trop quand même)

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Alexander Nagel
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MessageSujet: Le test de la mort (OS nawak mais pas trop quand même)   Dim 28 Sep - 23:04




Le test de la mort.
Ça claque comme titre.



« Tu vas rester dix jours dans cette forêt. Si tu sors de la forêt, tu as perdu, si tu fais appel à un de tes Pokémon pendant ces 10 jours, tu as perdu. Ah, et si tu meurs, tu as perdu. Ce n’est pas compliqué. Tu as tout compris? A dans 10 jours, alors. »

Jour 1

Ahaha. Auuuucun problème! Vraiment, attends, c’est juste une forêt. D’accord, il caille. Il caille carrément. L’autre andouille m’a même dit qu’à cette altitude, il risquait de tomber de la neige. Haha. Et en plus, il paraît que c’est plein de Pokémon et de bêtes sauvages. Bah, non, rien de dangereux : quelques Ursaring, des corbeaux, des Polagriffes, des Seracrawl il parait même qu’il peut y avoir des loups! Naaaan, vraiment, rien de dangereux! En plus, de quoi je peux bien flipper? J’ai une suuuuuper doudoune, des super bottes fourrées, une super casserole, de la super ficelle, un super briquet, mes super couteau, mes super cutters, j’ai ramassé du bois, je peux faire du feu, il suffit juste que je me trouve un endroit ou je pourrais me poser peinard pendant deux semaines et… Oui, voila, auuuucun problème. Ahaha. Eh, et j’ai même trouvé une grotte à l’abri du vent! Génial! J’ai la dalle. Il me faut des trucs à bouffer. Et… Waaaah un ruisseau! Super, y’a plus qu’à attendre qu’un poisson passe et… BORDEL C’EST LE VINGTIEME QUE JE RATE! Depuis combien de temps je suis devant ce torrent, le ciel commence à s’assombrir. Ce bâtard m’a pris ma montre et mon portable, j’ai même pas moyen de savoir l’heure, et je suis censé lire le ciel et l’évolution du jour comment  si le ciel se couvre de nuages tous noirs? Mais aucuuun problème! J’adoooore la neige! En plus, le froid  a tendance à endormir mes blessures au pied et à l’épaule, bien qu’elles se soient calmées depuis quelques jours. Et là, je croise mon premier Polagriffe. Sur l’autre rive du ruisseau, il me fixe et je me fige. C’est comme les T-Rex, hein. Ouais, si tu bouges, ils t’attaquent, t’as juste pas à bouger. Ahahah. Non, il a senti mon odeur, c’est comme ça que ça se passe. Après au moins dix minutes à être resté immobile à me geler sur place,  le gros nounours blanc est parti. Ahah! Il a bien vu qu’il ne fait pas le poids! Et moi… Bah, j’ai toujours rien à manger. J’ai bien fait de bouffer trois kébab avant de partir, j’crois. Il ne faut pas me sous estimer! Je peux vivre sous mes réserves! Ahahah! Ah… Ca y est, la neige tombe, le brouillard envahit la forêt. Je mets longtemps, trop longtemps à retrouver la grotte. Au moins, je suis à l’abri de la tempête qui se prépare. Toujours sans rien à manger. Tout baigne. Il me faut un petit temps d’adaptation, c’est tout! J’allume du feu pour me réchauffer. J’ai du dormir dix minutes à tout casser, cette première nuit.

Jour 2

Et voila, de la neige partout. Pas une grosse couche, encore, mais bordel, on se les gèle. Bah, y’a pas mort d’homme. J’ai foutrement envie d’un petit déj et d’un bain. Mais j’ai ni petit dej ni baignoire ni eau chaude. Et bordel, il me reste encore 8 jours à tuer. Faut bien sortir à un moment ou à un autre, même si je suis crevé et que je dois déjà avoir des cernes et vraiment ne ressembler à rien. Mes cheveux me tombent da ns la gueule et je compte plus combien de fois je les ais remis en place et grogné sur le fait qu’ils sont déjà gras. Eh, on s’occupe comme on peut. J’essaie de me remplir le bide avec de l’eau plus ou moins chaude depuis hier soir, elle a un gout terreux un peu bizarre mais pas si désagréable, au moins, dedans, y’a des bactéries, ça fait de la viande. Ou pas. Ahaha. Bon, j’ai ai ras-le-bol, ça y est! Pas un piaf dans les parages à bouffer et… Oh, bordel… UN LAPIN! J’aurais pu le rater, en blanc sur blanc… VIANDE.  Du calme, si je l’effraie je suis dans la merde. VIANDE. Calme, calme, ne bouge pas. Un lapin c’est con. Il ne te verra pas arriver, ou il crèvera d’une crise cardiaque. VIANDE. Eh bordel, la neige a beau atténuer les bruits, il m’a entendu et je dois me figer. VIANDE. Attends. Eh merde! Un Grahyena est planqué de l’autre côté et… Oh, attends, je pourrais faire d’une pierre deux coup et bouffer le lapin ET le Grahyena! VIANDE. Tentative échouée. Merde. Je rentre encore bredouille. Je rentre à la grotte, ras-le-bol. En plus je risque moins de bouffer toute mon énergie en restant immobile. Eh bordel… J’ai toujours rien bouffé depuis avant-hier. Et pas dormi non plus. C’est long. C’est vraiment long. Et j’ai pas fait deux jours, encore. J’aimerais bien tuer le temps sur candy crush ,au moins! Je me laisse tomber sur le côté et mes yeux se ferment tout seuls, j’ai vraiment besoin de cette sieste.

Jour 3

Quand je me réveille, c’est la nuit noire. Le feu s’est éteint et j’ai jamais autant été dans le noir de ma vie, je crois. Peu à peu, j’arrive à distinguer l’ombre des arbres dans l’obscurité, au dehors. Le froid est plus fort encore que pendant le jour. J’entends un craquement non loin de la grotte, des pas dans la neige. Eh meeeeerde. C’est chiant mais dans ce cas-là, ça vaut toujours mieux de sortir que de rester dans la grotte, c’est un truc à se faire coincer et bouffer. Attends… Sérieux, les bêtes de la forêt me boufferaient? Ahahah. Eh, mais moi aussi, j’peux les manger! Nan mais! En me collant a la paroi rocheuse, je sors, sans oublier le briquet sur place, je brandis également un couteau devant moi, dans le noir, sait-on jamais. Si je suis quasiment privé de ma vue dans la pénombre, mes autres sens sont démultipliés, et j’ai l’impression d’entendre la forêt entière grouiller autour de moi. J’ai toujours eu une bonne ouïe, mais j’aimerais mieux ne rien entendre, si c’est pour a voir l’impression d’être entouré par une meute de bête affamées… Et si ça se trouve, c’est vrai. J’allume le briquet et fait un geste circulaire pour explorer les environs. Rien. Bordel, je sais ce que ressentent les héros du Projet Blair Which d’un coup… Quoique, je préfère mille fois être poursuivi par des vieilles sorcières que je peux zigouiller en de-deux, que par trois ours qui risqueraient de… Attends. Ahaha. J’ai peur, là? Nan. Nan, nan, nan, nan, Alex. T’as jamais eu peur du noir alors… Tu te calmes, ok? Y’a personne. Vraiment personne. Merde… Bon… Je retourne me coucher.

A l’aube, mes yeux s’ouvrent sur plusieurs ombres sinistres qui croassent devant l’entrée de la grotte. Bande connard de rapaces. Foutus corbeaux, j’men vais leur balancer une bonne dose de cailloux à la face! Tiens, on dirait que quand ils s’envolent, y’en à un plus gros et lourd que les autres… VIENS LA QUE JE T’ATTRAPE ESPECE D’AIGUILLETTE DE CANARD ROTIE A LA BECHAMEL! Si seulement je pouvais avoir de la béchamel… Je me rue sur le corbak armé de ma casserole, il se débat comme un diable, c’est que c’est gros ces machins, puis je parviens finalement à l’attraper par les pattes à à le décapiter sans aucun remord. VIANDE. Donc, je cours vite chercher de l’eau au ruisseau et quand je reviens… Ou est mon corbak, qui est ce… Le Grahyena d’hier. ESPECE DE…. ! G-G-G-G-GGGGGAAAAAH! Je lâche immédiatement on eau et me met à poursuivre le canidé en lui hurlant après de me rendre mon repas. Mais il est plus rapide que moi et me sème bientôt au delà d’un chemin rocailleux. Merde! Mon ventre se met à gargouiller comme pour me rappeler son existence et j’ai soudain la tête qui me tourne au point que je dois m’asseoir pour calmer l’hypoglycémie. Je veux pas crever d’anémie dans cette putain de forêt et… Je suis ou, maintenant? J’ai pas marqué mes traces, bien sur, je vais faire comment pour retrouver mon chemin…  Mais j’ai de la chance, comme le torrent coule non loin de là, je n’ai qu’a le descendre et je serais presque à la maison. Dire que je me faisais un plaisir de dévorer ce corbeau. Je vais vraiment devoir attraper un poisson, cette fois. E t après une bonne centaine de tentatives et des dizaines d’étourdissements qui ont manqué de me faire tomber dans les pommes, j’ai enfin un foutu truc aquatique pour le dejeuner! Attends, j’y pense, y’a pas certaines poiscailles qui sont… empoisonnées? Fick. J’ai faim. Alors je l’ai bouffé ce poisson, c’était hyper amer et infect et j’ai encore faim mais je vais pas crever aujourd’hui. Génial. Il me reste combien de temps? Sept. Yeepee Kay.

**********


« ‘Tain, j’y crois pas, il est vraiment parti dans la nature ce con?! Mais il sait même pas comment les hommes de croc-magnon faisaient du feu! »

« Il sait se servir d’un couteau, déjà. »
« Sérieux, tu le surveilles quand même? T’es inquiet, si c’est pas mignon! »
« Si il clamse je t’aurais sur le dos toute la vie, et je veux pas. »
« Tu peux le laisser crever, moi, j’irais le chercher si ça tourne mal! Bon, du coup, ça, c’est la vidéo que prend Camya? Sérieux, ou est-ce que tu as choppé tout ce matos de stalker pour… »
« Top secret. Il y a aussi Monstro qui rôde dans les parages. »
« Si Alex les vois, t’es grillé, hein! »
« Tu me prends pour qui? Ils sont entrainés. Et ils savent se nourrir seuls, eux. »
« … Pas faux. »
« Ah, ça devient intéressant. »
« Mais c’est… C’est un fucking Ursaring, ça! Alex va se faire tuer! »
« Il va avoir une surprise en rentrant à la grotte, c’est sur. »
« Il est ou, là?! »
« Logiquement, ou au torrent en train de tenter d’attraper des poissons, et si il a commencé à réfléchir, il a pu commencer à tenter d’installer des pièges. »
« Ou alors il est tombé d’anémie au milieu de la forêt! OH MY GOD! ALEXOUIIIIIIIIILLEUUUUH »
« Arrêtes de flipper. C’est rien, 10 jours. »
« Ça fait combien de jours, qu’il y est, déjà? »
« C’est le 5ème. Pour le moment, il tient avec du poisson dans l’estomac, pas toujours comestible, d’ailleurs, hier, il s’est déjà tapé une gastro et… »
« JE VEUX PAS DE DÉTAILS! En 5 jours il est presque mort! »
« C’est toi qui t’inquiètes. Ah, on dirait qu’il va rentrer faire la sieste. »
« NON ALEX NE RENTRES PAS A LA GROTTE Y’A UN URSARING DEDANS! »
« C’est pas un émission de téléréalité, Riku. »
« ALEX BORDEL N’Y VAS PAS! »
« Il a vu. »
« J’y vais. Il va crever. »
« Non. »
« IL VA CREVER QUE J’TE DIS. »
« Il n’a pas le droit de sortir avant 10 jours de la forêt, sinon, il échoue. Et je crois que si tu y vas, il t’enverra balader. »
« … Fuck, c’est vrai, en plus… Quel con! »



« Tu devrais arrêter de fixer l’écran , Riku. Il ne va pas mourir, je t’ai dit. »
« Et la nuit, alors? Si on le retrouve crevé lendemain?! »
« C’est un risque à prendre. »
« … Tu déconnes, là? »
« Oui. C’était une blague. »
« T’es glauque, putain! C’est pas drôle, fuck! »
« … »
« Fais pas la gueule, en plus, t’as quel âge?! »
« Tu veux du thé? »
« Mouais… »



**********



Jour 7
Bon, ok, cette fois, j’ai compris. C’est sérieux. Si je bouffe pas, je crève. Si je reste dans cette grotte, je vais finir par crever si ce con d’Ursaring revient faire la sieste dans sa résidence d’été. Au final,  si je reste là, je vais vraiment crever. Voila trois jours qu’il passe tous les jours à l’improviste, et il reste de plus en plus longtemps. J’ai eu de la chance qu’il ne vienne pas pendant que je suis là, en fait. Il sait qu’un étranger s’est ramené. Je dois tellement puer qu’il ne m’a pas encore remarqué quand je le surveillais à une trentaine de mètres. Je suis dans la merde, même si ces poissons dégueulasses me font plus moins tenir le coup, mes pièges ne donnent rien, à part un foutu rongeur inconnu au bataillon dégoutant, et je ne peux pas passer la journée à explorer la forêt sans crever la dalle. Surtout que plus ça va, pire c’est. Mais bordel, je suis Alexander FUCKING Nagel (je me mets à parler comme ma cousine, moi…) ! Et j’ai pas peur d’un Ursaring, merde! Je suis un fou furieux, alors je vais me le faire, cet ours de malheur, comme dans les westerns! Venir ici tous les jours, c’est juste me donner l’occasion de l’attendre pour lui faire la peau. Il parait que la viande d’ours c’est bon, en plus. VIANDE. La seule question c’est… je vais dormir ou si ça lui vient de venir la nuit?


**********



« Bordel, cet Ursaring va jamais le lâcher… »
« Possible, oui. »
« C’est un putain d’Ursaring, tu crois vraiment qu’un humain avec quelques pauvre couteaux peut lui faire plus de mal qu’une fourmi armée d’un cure-dents! »
« Pas si il se sert de sa tête. »
« Si j’étais pas aussi stressée je rirais ptet mais là, c’est pas drôle... »
« C’est le but. »
« … Ça me fait pas rire. »
« Non, qu’il utilise sa tête, c’est ça, le but. »
« Ah, j’comprends mieux pourquoi tu l’as envoyé 10 jours et… BORDEL MAIS TU REVES IL Y ARRIVERA JAMAIS! C'est comme parier que tu vas gagner au loto! »
« La confiance règne, chez les Nagel. »
« Depuis quand tu sais faire du sarcasme, toi? »
« Bon, je vais traire les vaches, dis-moi si il se passe quelque chose. »


**********



Jour 9
Il me fait tourner en bourrique, ce con. J’ai pas encore pu le croiser. J’ai vraiment faim et mes forces vont finir par partir, même si j’ai réussi à chopper un saumon, l’autre jour, qui m’a fait deux repas eh ben… Il me faut un truc plus consistant ou je vais m’effondrer par terre. Je sais, je ne pense qu’avec mon ventre, mais c’est justement car j’ai trop pensé avec ma tête depuis deux jours que maintenant mon ventre prend le relais, voila! Mon couteau n’a pas quitté ma main depuis. Et maintenant que j’y pense… Il aurait quand même pu me laisser un flingue ou une carabine, au moins! Enfin, je commence à avoir ma petite idée sur pourquoi il ne m’en a pas laissé, justement. Tss… Pas moyen que ce soit facile, hein. Il va voir ce dont je suis capable. Je vais faire ses 10 jours et tuer trois ours. Voila, c’est dit. Ça y est, j’entends qu’il approche, ses pas viennent vers l’entrée, alors je me tiens prêt, planqué derrière un relief de la paroi qui me permet une d’avoir une vision  correcte de la scène et susceptible de me protéger en cas de soucis. Les minutes passent et je dois essuyer la sueur qui coule le long de mes tempes. Je serre les dents quand une ombre massive se profile et que des grognements sourds me parviennent. Qu’est-ce qu’il fout... Il m’a flairé et a la trouille ou quoi? J’imagine que je dois puer et que je dois pas être hyper apetissant en ce moment mais quand même… Il ne vient pas faire sa sieste habituelle? Ou alors il flaire le piège? L’enfoiré. Il sait que je suis là. Je l’entends même se lécher les babines dans un claquement de langue totalement pas alléchant. Zen, Alex, si tu fonces maintenant, t’es mort.

Puis, Finalement, le voila qui parait. Il observe la pénombre de la grotte de ses petits yeux luisants, et renifle. Désolé, hein, je t’ai envahi chez toi. Pas de place pour nous deux, ici. Il se met à grogner et donc, c’est l’occase pour le virer une bonne fois pour toute du monde de vivants. Et se faire une bonne barbaque d’ours, aussi. Cette fois, je le sens bien chaud, et effectivement il va suer un peu car j’ai dans ma main libre mon briquet qui vient allumer un bout de tissu (après ça, je crois que je vais dire adieu à ma belle chemise) que je lance pour enflammer un gros tas de rameaux et d’épines de sapin. Ne faites pas les imbéciles avec vos sapins de Noel les enfants, quand ils sèchent, ils deviennent atrocement inflammables. Oui, j’ai découvert ça tout seul comme un grand. Le fait est que les hommes ont trouvé le feu et pas les animaux, et donc, ces derniers ont tendance à en avoir peur. Ou un truc du genre. C’est ma porte de sortie, je saute à travers les flammes et roule dans la neige plus loin, brandissant cette fois mon couteau, profitant du fait que mon adversaire soit aux prises avec les flammes  pour une ou deux secondes encore, et je vise sa tête. C’est un de mes couteaux les plus lourds, et pointu, avec ça, il le sentira passer… Pas le temps pour une hésitation. Au pire, je cours. Vite, très vite. Allez! Je lâche enfin le couteau en direction de mon adversaire, la lame file en direction de sa tête, je le vois se retourner vers moi à ce moment, le couteau n’atteint pas son crâne mais sa gorge, ce qui n’est pas trop mal non plus. Mais… Merde, ce truc est encore en vie! Cours Alex, cours! C’était le plan B! Alors je sprinte comme un malade mes forces décuplées par l’adrénaline entre les arbres avec l’autre furie qui me colle au train, rugissant et gémissant avec une bonne dose de sang coulant de sa gorge. La question c’est, est-ce que la mort viendra à lui ou à moi en premier? Bien entendu, l’autre est plus rapide et parvient à me chopper par la capuche et à me foutre par terre, je me retrouve a valser contre un de ces foutus épicéas quelques mètres derrière. Merde, ça y est, c’est la fin? Cet ours va me tuer… Mort… Nan. J’ai frôlé la mort, déjà, j’ai survécu à bien plus dur qu’un pauvre Ursaring bléssé. Le monstre s’avance en titubant, ralenti par sa blessure, et moi, j’essaie de reprendre mes esprits avec ma respiration coupée par la chute, un voile rouge passe sur mes yeux et ma tête me fait mal. Pas le moment. Je vais chercher un nouveau couteau planqué dans ma poche et le déplie pour le lancer. Je n’ai qu’une fraction de seconde pour viser, et cette fois, la lame s’enfonce dans l’œil de l’Ursaring. Plus furieux encore, il me fonce dessus et donne un coup de griffe qui crée une brèche béante dans le tronc de l’arbre contre lequel je me trouvais encore il y a un instant. Mais j’ai roulé sur le côté pour esquiver tant bien que mal, couvert de sang que le colosse continue de verser sur les restes de neiges grisonnants. Sa tête douloureuse après s’être pris un autre arbre, il reste un temps face contre terre. C’est ma chance! Mon dernier couteau en main, je saute sur son dos pour le planter une nouvelle fois ou niveau de la gorge, répétant le geste avec l’autre couteau que je tire vers moi pour agrandir la plaie. MAIS TU VAS CREVER OUAIS?! Il se redresse et me rejette par terre. Merde, comment il peut tenir encore debout?! Mon épaule me lance d’un coup et le voila qui se jeté sur moi. Au ralentit, comme dans les films. Pas comme ça. Ca ne peut pas se finir comme ça. Je veux pas crever. Mon sang ne prend pas le temps de tourner dans mes veines et je me lance contre mon adversaire, les deux lames que j’ai reprises dans les mains, en avant. Ses griffes déchirent une partie de ma veste rembourrée quand à moi… C’est quand je sens un liquide brulant me couler sur les doigts que je comprends que c’est fini. L’ours s’effondre contre un tronc et je peux enfin souffler. Je suis couvert de sang, mais disons que ça masquera mon odeur. Je tombe sur le cul, quand même, en voyant l’énorme masse qui gémit à terre. Je le plante une dernière fois pour m’assurer qu’il est bien mort, et observe la quantité de barbaque qui trône sur le sol froid plein d’épines de la forêt. Mon ventre se manifeste bruyamment et je décide de lui donner réellement satisfaction, même si j’ai aucune idée de comment on cuisine de l’ours… Bah… Au pire, il en restera pour demain, quand l’autre viendra me chercher. Je vais le tuer, cet enfoiré, cette fois.


« C’est bien. On va pouvoir faire du ragout, avec ça. »
« … Arhem. »
« Quoi? »
« T’as rien à me dire?! »
« …Non. Tu as survécu. Tu as fait ce que je t’ai demandé, pour une fois, c’est tout. »
« Soltan, j’crois qu’il veut que tu le félicites, en fait. Ou que tu t'excuses platement à genoux en lui baisant les pieds. »
« Ah. »
« Laisses tomber. N’empêche que moi…. BORDEL ALEX JE VAIS TE TUER ESPECE DE CON T’AS FAILLI CREVER! »
« Baaaaaah, espèce de pot de colle, je pue et j’suis crade, me touche pas! Et j’suis vivant alors… Ch-Chiales pas, enfin! Arrêteuh! »
« Bon, Alex, tu as réussi le test, j’accepte de t’entrainer. »
« Bordel tu me refais  faire un truc pareil je te nique la gueule en huit parties égales et je te plonge dans l’acide fornique! »
« Formique. »
« T’as réussi, Alex?! Maieuh… T’as réussi quoi?! »
« Bah le test, il vient de le dire. »
« Z’avez pas fini de me faire des cachoteries, vous deux! »
« Tu as tes concours à t'occuper, toi, laisses les hommes entre eux. AH! Au fait! »
« Quoi? »
« J’ai vraiment découvert un truc primordial pendant ces dix jours, j’crois qu’il faut que vous le sachiez… C’est… C’est un vrai changement dans ma vie alors… Riku, je… Je dois te dire… »
« … Alex? »
« J’ai… J’AI ENFIN DES POILS AU MENTON! JE SUIS DEVENU UN HOMME! »
« … T’es vraiment trop con... »



Montagne du Nord, dans une forêt glauque sombre et froide pleine de sales bêtes.


____________________________________________

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PNJs : Irina et Ludwig

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