« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Event n°7 - Amanil

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Cobaltium
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MessageSujet: Event n°7 - Amanil    Mar 29 Aoû - 23:12

Event final - « Radioactive/Eyes Wide Open »


On raconte que tout à commencé aux environs de 6h du matin, le 28 Aout 2017.

On raconte qu’une grande explosion à réveillé la ville. En ouvrant leurs volets, les Amanillois aperçurent une lumière verte, semblable à celle que le Régime prétendait contrôler il y a quelque mois, jaillissant du Pôle de Développement Technologique, irradiant le ciel. La bâtisse habitant le centre de recherche sur l’Emergya commença dès lors à s’écraser sur elle-même, laissant encore s’échapper ses occupants.

I'm waking up to ash and dust
I wipe my brow and I sweat my rust
I'm breathing in the chemicals


On raconte qu’en une heure à peine, la ville entière s’ébranla et le chaos gagna les rues. Des combattants, des insurgés, des fous, des sauveurs, des raisonneurs, des justiciers inondèrent les rues. Certains partirent au plus vite, pour gagner les villes voisines, craignant la couleur verdâtre du ciel tel un courroux divin. Certains restèrent, pour se battre, pour venir en aide aux rescapés du PDT, organisant des mouvements d’exil prématurés.

Chez les combattants, on ne sait pas qui porta le premier coup, mais ils étaient nombreux. Habitants, Résistants, Régimeux repentis, ils lancèrent l’assaut aux environs de 11h, en profitant du désordre crée par l’explosion dans les troupes du Régime.

On raconte qu’après un jour de massacre, la foule d’insurgés gagna  le lendemain la Grande Maison. Ce qui se passa entre ces murs ancestraux entrera dans l’histoire pour certains. D’autres le tairont avec honte. Certains accepteront ce jour sanglant avec amertume. D’autre souriront et riront jaune, pour s’épargner leur part de responsabilité.

On raconte que depuis cette matinée, les Généraux du Régime demeurent introuvables. Avec ou sans eux, on espère la fin des conflits et du chaos. Le 29 Août, vers 5h du matin, on parlait de la mort du Général Militaire du Régime.

I raise my flag and dye my clothes
It's a revolution, I suppose
We're painted red to fit right in

Petit à petit, la ville continue de se vider. Mais les combats ne sont pas finis. Les semeurs de trouble et les justiciers de la dernière pluie se battent encore dans les rues, tandis que d’autres mouvements de foule venus d’autres villes repêchent par vol ou téléport les évades de la Capitale. Vanawi, Baguin, Nuva Eja et leurs campagnes sont leurs principales destinations.

Qui êtes vous, et que faites-vous encore ici ?

All systems go, the sun hasn't died
Deep in my bones, straight from inside

I'm waking up, I feel it in my bones
Enough to make my system blow
Welcome to the new age, to the new age


Résumé de la situation, et infos sur l'Event:
 
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Julianne Eriksen
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Âge du personnage : 30 ans, née un 18 aout
Métier / Études : Ingénieure, Développeuse de Nouvelles Technologies ; Dirige le Pôle de Developpement Technologique d'Amanil
Pseudonyme(s) : ■ Mazinkaizer, Générale Scientifique, identité utilisée pour ses apparition en public
■ Noriko, Nom d'Officier et d'Ingénieure, nom de couverture plus couramment utilisé au sein du Régime
■ Getter2, pseudo utilisé sur les différents réseaux internet (jeux en ligne, forums, et chats principalement)



Niveau : 65
Team active : .

Gat - Statik - Docile

Buster - Engrais - Gentil

Ryuko - Intimidation - Maligne

Aqua - Griffe Dure - Relax

Daisaku - Poing de Fer - Brave

Kittan - Medic Nature - Préssé



MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Mer 6 Sep - 16:37


>> Radioactive / Eyes Wide Open

Le 28-08-2017, à 5:54 ; < Sans Titre 001 Mazinkaizer >

« Le futur est entre vos mains, ne le gâchez pas de vos folles ambitions. »
Si quelqu’un lit un jour ces notes, qu’il emporte et transmette cette prière que nous n’avons jamais su écouter à temps. Ce rapport sera peut-être le dernier de Mazinkaizer. Nous avons perdu le contrôle. Ils ont voulu le contrôle, ils s’y sont brûlé les doigts. Je n’ai rien pu faire. J’ai échoué.

[…]

Les MIRAI, les armes, je regrette de les avoir conçus aux fins de tels abus comme ceux préconisés par le Régime. Ce n’était pas ce que je voulais. Ni ce que Gears voulait. Ni aucun Enolian. Cette honte, je vais l’emporter avec moi. Et si je survis, je la porterais pour le restant de mes jours. Le contrôle de l’Emergya est un échec, ainsi que tout les projets scientifiques du Régime.

[…]

Pardonnez-moi.
Pardon, Makoto.



Les yeux humidifiés par la peur et la panique qui envahissait le PDT, Julianne tapa encore quelques syllabes sur le clavier de son ordinateur, avant d’appuyer sur « Entrée ». Le dernier rapport de Mazinkaizer fut envoyé sur une base de données, que l’ingénieure espérait être trouvée un jour. Elle y avait inscrit, depuis une demi-heure, tous les événements qui avaient causé la perte de contrôle de l’Emergya, et y avait mêlé, dans sa confusion et son désespoir, des détails de sa propre vie, durant les derniers mois. Depuis qu’elle avait passé près d’une semaine dans le sous-sol d’une base de la Résistance,  la Générale avait été contrainte de vivre avec Makoto dans un logement de fonction adjacent à son lieu de travail. En soi, l’étroitesse de cet appartement n’était que le cadet des soucis de Julianne, qui fut de toute manière forcée de s’en accommoder. Ce qui fut intenable, en revanche, c’était la surveillance permanente (et justifiée, suite à son kidnapping) dont elle fut l’objet. Chacune de ses rares communications avec des personnes extérieures était contrôlée. Et même si les deux Eriksen avaient au oins pu voir Aloïs quelques fois, cela s’était fait sous l’oeil des gens chargés de l’observation permanente de la Générale. Ce mode de vie était vite devenu anxiogène et pénible, et Julianne ne travaillait de toute manière plus libre. Durant son absence, le Régime avait forcé les recherches sur l’Emergya à s’accélérer, en grillant des étapes. Quand elle revint dans le laboratoire, l’ingénieure ne put pas reprendre le rythme qu’elle avait initialement instauré, dans l’espoir de freiner la progression des recherche, sans savoir pour autant si cela éviterait les catastrophes.

Et, finalement, tout cela avait été inutile. Le container de l’Emergya ne pouvait plus tolérer la montée en puissance de l’énergie verte, et cela faisait une heure que la Général s’attendait à tout voir exploser à n’importe quel moment. Elle et ses subordonnés défaisaient et refaisaient leurs calculs depuis l’apparition des premières étoiles dans le ciel. L’aube allait bientôt pointer son nez, et certains ingénieurs avaient déjà quitté le PDT en catastrophe, sur ordre de Mazinkaizer. Si elle avait tenté de convaincre tout le monde de partir pour sauver leur peau, certains de ses subordonnés étaient restés, se raccrochant, comme elle, à l’espoir de pouvoir encore calmer les choses.

« Générale ! Il faut isoler l’Emergya et évacuer ! »
« Vous pouvez rentrer vous mettre à l’abri, mais je... »
« C’est de la folie, on ne peut pas la contenir… ! C’est… C’est comme si elle avait une volonté propre ! »


Cela ne rentrait pas dans l’esprit cartésien des scientifiques ici présents et pourtant, il s’agissait de l’explication la plus plausible. Julianne marqua un moment d’arrêt, baissant un instant les armes, s’avouant son échec en tant qu’ingénieure. Elle a échoué, et entraîné ses subordonnés avec elle. Elle se tourna vers les visages épuisés et terrifiés de ses collègues. Si la Général n’ordonnait pas l’évacuation, alors les autres de bougeraient pas. Il avaient des familles, eux aussi, elle ne pouvait pas se permettre de les sacrifier égoïstement.

Mako-chan.. Alois...

« Mesure de confinement d’urgence. On évacue. »

Déclara-t-elle d’une voix forte, et les ingénieurs s’ébranlèrent dans le laboratoire principal, vers la sortie, sans quitter les masques à gaz et les lunettes qu’ils portaient comme à chacune de leurs expériences. Mazinkaizer tapota les boutons du container, qui allait être déplacé dans une cuve du sous-sol solide, là, où une potentielle explosion ne pourrait -théoriquement- pas faire de dommages graves. Julianne n’eut que le temps de quitter l’étage pièce isolé par de fortes portes, et d’être éblouie par les premiers lueurs de l’aube, avant qu’une explosion verte ne fasse trembler tout le Pôle de Developpement Technologique, et que l’onde de choc se propage, en synchronisation parfaite avec les secousses de Zazambes, sur la surface d’Amanil.



29 août 2017, heure inconnue.

Tout est vert. J’ouvre les yeux et les referme immédiatement, assaillie par la poussière qui virevolte autour de moi. Allongée à terre, je sens ma gorge qui brûle, tout comme mes yeux, malgré les protections que je portais sur le visage. Le masque à gaz m’a probablement sauvé d’une mort certaine, et pourtant, j’ai l’impression que des bouts de verre transpercent ma trachée. Etouffant et toussant, les larmes coulant de mes yeux plus protégés depuis que mes lunettes se sont brisée lors de ma chute il y a… Combien de temps ai-je était inconsciente ?! Yeux fermés, je ressens quand même des vertiges et tente de me mettre sur mes jambes. Une lumière verte persistante, semblable à celle de l’Emergya, semble imprimée sur mes paupières, émet des flashs aveuglants à intervalles irréguliers, me faisant perdre l’équilibre de plus belle. J’émets un gémissement de douleur, alors que mon œil droit s’ouvre finalement. Je ne vois d’abord que la poussière autour de moi. Le bâtiment semble avoir tenu, mais les vitres se sont brisées, le sol et le plafond se sont fissurés, et je crois percevoir une lueur au bout du couloir… l’issue de secours. Mais en travers de mon chemin, une colonne verte me barre la route, d’ailleurs, la verdure a envahi la poussière, et vient lécher mes jambes. Je perds de nouveau l’équilibre en allant chercher la balle de mon Neitram dans ma blouse. Les systèmes anti-activation de Pokéball ont dû être désactivés en même temps que tous les circuits du PDT, car Enkidudu fait son apparition. Je n’ai pas besoin de lui donner de consigne qu’il nous téléporte déjà vers l’extérieur, hors du nuage de poussière.

Une fois à l’air libre, j’arrache mon masque à gaz de mon visage, et des quintes de toux m’entraînent à terre, accompagnés d’inspirations rauques. C’est douloureux, mais je respire. Autour de moi, je perçois des pas rapides, des cris. Après quelques minutes passées à cracher mes poumons, je rouvre les yeux, et perçois le chaos. Le ciel est devenu vert, et des bruits de combats ont envahi la capitale, abîmée par ce qui semble avoir été un tremblement de terre. D’instinct, je cherche le PDT du regard. Derrière moi, il menace de s’effondrer, et personne ne veut s’en approcher. Mais mes collègues sont sûrement encore à l’intérieur… ! Je me relève, et m’en vais attraper un attroupement de personnes, avec l'intention de quérir leur aide.


« A-Attendez… ! » Je tousse de nouveau. Un goût métallique a envahi ma gorge depuis plusieurs minutes désormais. « Le... Le PDT… ! Il y a des… Il va s-s’éffondrer ! Il y a encore des g-gens à l’intérieur ! J-J’ai pu m’échapper et… et... »

L’attroupement se retourne vers moi, l’air mauvais et terrifié.

« Z’avez d’la chance d’être tombé sur nous… Ils massacrent les Régimeux à tous les coin de rue. Personne va sauver vos potes du PDT, m’dame. A votre place j’irais me planquer ou je partirais d’Amanil avant de me faire zigouiller. »

Le groupuscule s’empressa de partir, me laissant derrière eux. Je reste un instant interdite, sans savoir que faire. Mon regard se retourne vers le PDT qui commencera bientôt à tomber en ruine. Je ne prends plus garde aux personnes qui courent dans tous les sens, et crient d’aller s’abriter ou de partir. Finalement, je m’empresse de saisir mon portable, qui par miracle semble encore fonctionner, et compose le numéro d’Aloïs. Je crois l’entendre décrocher, mais le portable grésille, et rend la communication presque impossible.

« A-Allo ?! Alo… Aloïs ?! C’est la cata à Amanil, est… est-ce que Makoto  est avec toi ?! Je… J’arrive… quand j’ai… J’te rappelle… Mais j’vais bien ! Que… Aloïs.. ? Merde ! »

Avant que je ne puisse lui en dire plus, le téléphone coupe l’appel de lui-même et s’éteind. Et tu parles que je vais bien. Je tousse du sang, j’ai la nausée, et je perds l’équilibre à chaque fois que je fais un pas. Et j’ai ces flash verts qui reviennent à la charge toutes les deux minutes. Mais ça, il a pas besoin de le savoir. Faites que Makoto soit avec lui, ou en sécurité. Normalement, Aloïs aura obtenu l’autorisation de prendre avec lui la petite à la tombée de la nuit, si ce n’était pas la baby-sitter, que j’avais chargé d’appeller mon ami au cas où il se passait quelque chose de grave. De tout mon cœur, je crois en eux, mais je ne peux me faire à l’idée d’abandonner le PDT et mes collègues peut-être encore en vie. Mais je suis libre, aujourd’hui, et il ne serait pas difficile de m’enfuir retrouver Aloïs et Makoto sur-le-champ. Mais… Ceux du PDT… Ils ont décidé de rester avec moi jusqu’au bout. Je ne peux pas… Je n’ai pas le droit de les abandonner sous prétexte que j’ai été plus chanceuse qu'eux !

En cherchant dans mes poche les Pokéball de quelques-uns de mes alliés, dont on m’a limité la compagnie, pour des mesures de sécurité… Je n’ai que Enkidudu le Neitram, Gat l’Electrode et Tochiro le Magneton avec moi. Je ne sais s’ils pourront m’aider, et je ne veux pas non plus les utiliser dans une situation qui pourrait les mettre à mal… Cette énergie verte, l’Emergya, je commence à me demander si ce n’est pas ça plus que la poussière ou le choc, qui me déclenche ces flash verts et tous les autres symptômes presque hallucinatoires. En voyant que je ne tiens à peine debout, mes alliés me retiennent et veulent m’empêcher de commettre la folie de me rendre de nouveau au PDT, qui pourrait très bien être ma tombe, si je continue ainsi.


« Désolée, mais j’peux pas les… les laisser. »

Je continue de tousser, et prend une grande inspiration avant de plaquer le masque à gaz désormais usé et quasi inefficace sur mes cavités respiratoires. Je retire également ma blouse, qui risquerait de trahir mon allégeance Régimeuse au passage. Pas d’autre gens de mon « camp » en vue dans le coin, je vais devoir me débrouiller seule.

« Enkidudu... j-je vais te demander de me téléporter à l’intérieur… »


Le Neitram n’obtempère pas. Je me redresse sur mes jambes chancelantes, avec le désir de me donner un air plus autoritaire (spoiler : ça ne marche pas).

« Fais-le… !! Dépêches-toi !! »

Le Neitram continue de refuser autant que j’insiste auprès de lui. A force de jouer cette comédie avec mes alliés, je vais finir par attirer l’attention d’autres personnes… Amicales ou non.


>> Event Final


Zboui zboui:
 

____________________________________________

★ Mecha-Juju #cccc33 ★

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PNJ Lié: Makoto ♥️

RPs : Aloïs, Izzy.
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Alexander Nagel
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››Harald - Mauvais - Fermeté
›Seisme


››Lorelei - Solo - Intimidation
›Lance-Flamme



MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Jeu 7 Sep - 14:52

Radioactive / Eyes Wide Open.

« Alex ! .. Alex !! »

Un petit blond tambourine sur la double porte de ma chambre et rentre en trombe pour se cacher sous les draps, tout tremblotant de peur. Il me serre dans ses bras en bredouillant des question et des hypothèses sur ce qui vient de se passer, les secousses que l’ont vient de ressentir, les explosions qu’on a  entendues jusqu’ici. J’ai le sommeil léger moi aussi, et j’ai été tiré du lit. J’ai entendu mes alliés Pokémon s’agiter au dehors, et j’ai vu une étrange aube verte filtrer à travers les raies des volets. Mon regard rivé vers la fenêtre d’où filtre une lumière inhabituelle, je suis encore somnolent,  mais serein. Comme au sorti d’un agréable rêve prémonitoire. Ludwig tremble contre moi, caché sous les couvertures, alors que je commence à émettre dans mon esprit l’hypothèse que le jour promis est peut-être finalement venu. Un rictus fugace, impatient, apparaît brièvement sur mes lèvres.

« A-A-Alex… ! Q-Qu’est-ce qui se p-passe d-dehors.. ? »

Finalement je me tourne vers Ludwig, l’air plus neutre, toujours serein, et lui caresse la tête.

« Je vais ouvrir la fenêtre. Restes au lit. Personne ne viendra te chercher, sous la couverture. »

Lui conseillais-je en lâchant un bâillement grandiose. La petite loutre blonde me prit au mot, et se cacha sous les draps en grelottant, laissant émerger seulement ses yeux et son nez, entre la couverture bleue nuit a fleurs de lys et l’oreiller à motifs Pingoléon (ensemble vendu à seulement 50 Opals, une affaire vous dis-je). J’ouvre finalement la fenêtre et les volets et… Oh, c’est pas un rêve étrange, le ciel au dessus d’Amanil a vraiment bien verdi. C’est à cause de leur came bizarre, là, leur Emergya, peut-être ? Est-ce que ça aurait aussi rapport avec le tremblement de terre ? Bah, j’en sais rien, mais ça doit être joyeux, ce qui se passe là-bas. j’ai envie d’y être, d’ailleurs, ça doit être « the place to be » comme disent les jeunes de 2005. Pendant que je m’égare dans la contemplation de ce paysage devenu chaotique, le blondin est sorti des couverture et tire sur la manche de mon pyjama Scalproie shiney bleu.

« Alex… Qu’est-ce qui se passe.. ? Ça fait peur dehors… On fait quoi.. ? »

Rahlala, que dire à un gamin totalement paniqué et pas du tout en phase avec mon propre ressenti ? Car bon, j’ai appris qu’il ne valait mieux pas partager mes états d’âmes sinistres avec Ludwig. C’est pas super bien pour sa croissance, à ce qu’il paraît. Bref, j’ai très envie d’aller voir ce qui se passe là-bas et je crois qu’on m’a déjà bippé pour m’inciter à me rendre sur le champ de bataille. Mais, si c’est la fin d’Enola, qu’est-ce que le Régime pense bien pouvoir sauver ? J’aurais le temps d’y penser plus tard, car pour le moment, j’ai un gamin dont il me faut m’occuper. Ce qui n’arrange en rien ma fébrilité et ne me donne que plus hâte d’aller dehors, en ville pour… Oh, je vais pas vous faire un dessin… Moi + Chaos + Bagarres + Massacres = Bonheur. Voilà. Et quand ça fait des mois qu’on m’impose des cachets afin de rendre mes oscillations d’humeur moins virulentes et extrêmes, au point que même mon boulot de tortionnaire est devenu ennuyeux, eh bien… Bah, je ne sais pas comment mieux expliquer qu’il devient urgent que je foute en l’air ces médocs, pour aller vivre de nouveau sur le champ de bataille. Comment ça, « c’est pas la réalité, et si t’avais pris un peu plus de torgnoles dans la face étant petit, on en serais pas là, abruti » ?! Eh. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. J’ai mes loisirs, t’as les tiens, ça s’arrête là, chéri. Bref, à force de tergiverser et de m’enjailler en imaginant les scènes que je pourrais jouer une fois sur le théâtre du massacre, j’en oublie Ludwig et son besoin de sécurité. Raaaaah. Allez, Alexander, gardes le meilleur pour la fin…

« Ah, oui. »


Fis-je, d’un ton détaché que je ne parviens pas trop à contrôler. D’habitude, je joue mon rôle de grand frère concerné auprès de Ludwig. Mais on dirait que mon esprit est trop monopolisé par l’impatience. Je sens que mon cœur s’est emballé de la même manière que lorsque j’ai le trac avant de monter sur les planches. La sensation délicieuse que j’ai quand je sens que je m’apprête à me dépasser, à faire quelque chose d’exceptionnel. Quelque chose… Qui me ressemble, peut-être ? Cela fait si longtemps que je n’ai pu que faire taire ce « moi » qui ne demande qu’à exploser, tout ça pour Ludwig. Ah, comment Riku n’a-t-elle pas pu être, ne serais-ce qu’un peu, reconnaissante, de voir chez moi une telle maîtrise ?! Ne savent-ils donc pas ce que c’est, que de se bafouer pour paraître un grand frère idéal ?! Héhéhé. J’en entends qui ont très envie de me rabrouer et de me foutre trois baffes actuellement et je le mérite sûrement. Je suis un horrible être humain, on me l'a assez souvent dit pour que je l'admette. Tout ça, toute cette retenue… C’est bientôt fini. Si j’ai accepté de faire preuve de contrôle, c’est exactement pour ce qui se passe aujourd’hui. Je comprends que mes efforts en ont valu la chandelle, que… Ah, oui, je prends certainement le problème dans le mauvais sens, et m’apprête à anéantir le moindre progrès que j’aurais pu faire jusqu’à aujourd’hui. Mais quoi ! Ce genre de chose ne se produit qu’une fois par siècle, alors je peux bien foutre un traitement et les efforts de plusieurs personnes en l’air pour mon propre plaisir, non ?! Ahlala. Mon speech devient de plus en plus absurde. C’est que je retrouve mes états d’antan… Mes vrais états. Mon état sauvage.

« Oui, donc, va chercher tes affaires, je t’emmène chez Soltan. »


Ludwig ne s’est pas fait prier, et a courru dans sa chambre préparer un sac. Je me soustrait finalement à la contemplation du ciel vert apocalyptique, et m’en vais me laver et m’habiller avec délectation, dans une sorte de rituel que je n’avais pas exécuté depuis bien longtemps. Une tenue ordinaire pour le moment, je passerais mes habits de combats en revenant de chez le fermier. Après une petite demi-heure, Ludwig est descendu avec une sac plus gros que lui, d’ou dépassent quelques doudous.

« Je suis prêt ! »
« Tu veux pas prendre un petit déjeuner, avant ? »


Lui demandais-je, en haussant un sourcil. Le blondin prend un air angoissé, et secoue la tête.

« J-J’ai pas faim… Je veux pas rester ici ! »
« Ah. Très bien. »


J’hausse les épaules et rend machinalement sa main pour descendre dans le hall, puis le jardin. Nous sommes immédiatement surpris par des bourrasques de vent, et l’humeur electrique de mes Pokémon agités.

« Tu as tous tes Pokémon ? »


Ludwig hoche la tête. Je peux donc appeler Lizbeth, ma Bruiverne, qui sait déjà où nous emporter. Mon petit frère peut même désormais monter sur son Corboss afin de faire le chemin vers les montagnes du nord. Il ne nous faut qu’une demi-heure pour arriver  là-bas, grâce aux attaques vol de nos alliés, et nous nous posons dans la prairie bordant la ferme. Ludwig courre vers la maison du fermier, et y entre en catastrophe. J’arrive une petite minute plus tard, tout à fait détendu. Le blondin s’est réfugié dans les bras de son père de substitution, et Soltan me regarde entrer d’un air placide.

« Pas de problème, chez vous ? »
« Non, non, juste une vue de choix sur le spectacles son et lumière vert qui se déroule à Amanil ! »


Le fermier, devant Ludwig et ses propres gamins, n’a pas l’air d’humeur à rire. Il faut dire que le cynisme n’a jamais trop été dans ses cordes. Il fronce les sourcils en me voyant me rendre à la machine à café.

« Ludwig était tellement pressé de partir que j’ai pas eu le temps de prendre mon petit déjeuner ! »


Soltan continue de me regarder parcourir, agité, la cuisine. Oh, il a étudié la question et sait à quoi s’attendre, quand il me voit ainsi. Il demande aux gamins s’ils veulent manger, et les fait s’installer à la grande table du living room, en leur offrant des céréales, du lait, du pain, et de la confiture. Ludwig s’affaire tout de suite à  aider les jumeaux d’un an, Iris et Mikoto, à se nourrir un peu. Le fermier patibulaire se rapproche de moi, pour marmonner, afin que les gamins ne nous entendent pas.

« Tu comptes faire quoi, là ? T’as pris tes cachets ? »

Mes lèvres forment un rictus amer, avant que j’avale ma tasse de café d’un trait. Cela devrait répondre à sa question.

« Tu vas me faire le plaisir de les prendre, et de rester ici avec nous jusqu’à ce que ça se calme. »
« Pas possible, j’les ai oublié à la maison ! Va falloir que j’y retourne ! »
« ...Je sais ce que tu as derrière la tête, Alex, et je te l’interdis. »
« Sinon quoi ? »


Soufflais-je d’une voix insidieuse en tirant un couteau derrière le comptoir, là ou les gamins ne peuvent le voir, afin de le pointer sur le fermier, qui ne bronche pas d’un poil. L’intimidation ne marche pas sur lui, mais bon, on a toujours le droit de rêver. A force vous me connaissez, j’aime juste beaucoup parler avec un couteau à la main. Oui, ça aide à compenser, tout à fait.

« Tu ne voudrais pas faire une scène de violence devant les enfants, hm ? Alors tu n’as pas intérêt à me retenir. Je ne laisserais personne me retenir. »


Sans aucune peur, Soltan fait un pas vers moi. Meh, qu’il est gros, imposant, et pénible, comme obstacle…

« Tu vas laisser Ludwig seul. Quoiqu’il arrive, ce gamin va encore se retrouver sans... »
« Eh, pourquoi tu crois que je l’ai si souvent mis dans tes pattes, depuis des mois… ? Il t’adore, tu sais ? T’es comme un père, pour lui. »


Mon visage revêt un masque candide, débordant de sincérité et de fausse reconnaissance, sourcils haussés et implorants, sourire niais parfait, tête légèrement penchée sur le côté : tout y est. Bon, sauf que le couteau gâche un peu le paysage m’enfin… Soltan n’y croyait pas, de toute manière...

« Arrêtes. Tu sais que ça va mal finir. »
« Je le sais depuis des années. »


Il n’y a que deux issues pour moi, maintenant que le Régime se désagrège. La mort, ou l’emprisonnement. A quoi bon attendre sagement jusqu’à ma sentence ? Je veux en profiter à fond. Profiter de mon terrain de jeu favori, me sentir vivant de nouveau. Je range le couteau, mais Soltan n’a pas l’air de vouloir me laisser partir. Mon sourire disparaît, et je sens que l’agacement vient gâcher mon humeur jusque là radieuse.

« Je ne veux pas paraître impoli, Soltan, mais tu commences à me courir sur le haricot. Donc je vais le dire dans ta langue de bouseux : dégages. »

Je crois qu’il vient de se retenir de m’en foutre une devant les gamins qui ont fini par nous regarder, l’air inquiet. Je soupire. Objectivement, il ne devrait pas, m'enfin, c'est pas trop son genre, il a trop de contrôle. Et puis, il a encore cet avantage de m’être physiquement largement supérieur. Et si je le descend d’un coup de couteau bien placé, eh bien, le gardiennage de Ludwig risque d’être compromis. Ça ferait du drama inutilement, et dieu sait que je n’aime pas ça (quoi, vous avez dit « mauvaise foi » ?). On reste un peu trop longtemps à se fixer dans le blanc des yeux, en attendant que l’un fasse le premier geste pour s’échapper ou retenir l’autre. Ah, cette tension me met bien, je vous l’avoue… Même si je ne sais pas trop comment je vais…

« P’pa.. ? Tu peux mettre du pain à griller steupléééé ? »


La voix de Marilyn arrache Soltan à sa transe, et il dévie le regard vers sa fille, ce qui me laisse largement assez de temps pour sauter par dessus le comptoir de la cuisine, et filer vers la porte. Ludwig se lève alors que j’ouvre le battant et siffle Christopher, qui ne tarde pas à descendre d’entre les nuages noirs.

« Alex ! Tu vas où ?! Restes avec nous !! »


J’envoie un sourire radieux à Ludwig, qui lui est complètement paniqué. Si j’avais la moindre empathie et que j’étais dans le bon rôle actuellement, son regard perdu me retarderait au moins de quelques minutes. Mais non. Pas cette fois. Je lui adresse quand même un salut de la main.

« A plus, ma loutre ! T’en fais pas, je reviens bientôt ! J’ai juste quelque affaires à régler ! »

Je suis déjà dehors, et grimpe sur Chris, qui s’élève à quelques mètres du sol. Soltan est sorti comme une furie, et me fixe d’un regard meurtrier. Il se met à gueuler, pour être certain que je l’entende bien.

« Si tu reviens ici, Alex, comptes pas repartir ! Remets le pied dans cette ferme et je te défonce la gueule ! »
« Merci Papounet ! Occupes-toi bien de Ludwig, hein ! »
« ALEX !! »


Et hop, je m’envole en chantonnant. Eh bien, ce fut laborieux. Tout ça pour entendre une répartie pourrie même pas digne d’un nanar et… Ahaha. Ceux qui pensent que je mérite cette raclée ont certainement bien raison. Je n’ai jamais prétendu mériter la moindre compassion, moi qui ne fait preuve que d’égoïsme, de provocation et de manipulation avec les gens qui pourtant veulent m’aimer, m’aider, ou me respecter et que je leur rende la pareille. Franchement, me connaissant, ce serait tout à fait dégouttant de me victimiser pour des actes si déshumanisants, comme d’autres l’ont déjà fait avant moi, au lieu d’agir ou d’assumer leurs saloperies. Ou de s'excuser, s'ils sont plus sympathiques et intelligents que moi. Quoique, je n’assume vraiment rien d’autre que la violence latente qui boue en moi. C’est tout à fait dégradant et pathétique : Helmut avait certainement raison sur ce point. Mais au moins, c’est bien moi. Sur le champ de bataille, je ne dépend de rien ni personne, je mets ma vie dans les mains du hasard, je me bats tel un animal pour ma survie. Il n’y a qu’ainsi que je me sens bien. Et ces derniers mois me l’ont bien fait comprendre. Maintenant que j’ai passé une tenue de combat noire, neutre, que j’ai ressemblé mes alliés, et que je m’approche du champ de bataille, je suis plus certain que jamais que je m’en vais accomplir mon destin tel que je l’ai toujours rêvé.

Le premier acte de cette tragédie dont je serais la vedette s’ouvrira sur Amanil. Cette ville tient particulièrement à mon cœur, et c’est visiblement la plus chaotique, normal que ma faiblesse me conduise d’abord vers elle ! Tout le monde se bagarre partout, c’est un massacre total, on dirait même que la Grande Maison a été prise d’assaut. Ohlalala, c’est qu’on est dans la panade, nous, les Régimeux (NB : ai-je déjà dit que je m’en tamponnais l’oreille avec une sandalette ?)… En volant au dessus de la ville sur le dos de mon fidèle Scorvol, je finis par me poser dans une partie plus désertée de la ville, et fais sortir d’autres de mes alliés. Justin le Scalproie, Kaiser le Kabutops, Harald le Steelix, Cassandra la Ohmassacre et Caligula le Braisillon apparaissent à mes côtés et se préparent déjà au combat. Caligula, inspiré par la vue des combats, exécute même un vol gracieux et théâtral dans les nues, ou il se met à briller avant de redescendre, changé en un magnifique Flambusard. Je crois que tout le monde est prêt, désormais. Ma première victime est un Régimeux qui vient m’a reconnu et vient me faire la leçon sur mon absence, malgré le fait qu’on m’ait bippé. Allons bon. Comme si ma présence aurait fait la moindre différence. Quoique, vu la manière dont il tombe à terre après s’être reçu une lame dans la trachée, ma non existence aurait certainement pu changer la sienne. Je n’ai pas soufflé mot. Après tout, les animaux ne parlent pas, et je suis revenu là à ma nature la plus sauvage afin de m’adonner à mon jeu favori : le massacre, et je laisse aussi mes alliés faire de même, chacun dans leur coin. Les victimes suivantes… Hm, mieux vaut pas commencer à faire des comptes.
Event Final
Résuméééé :
En gros, 2000 mots pour dire que Alex abandonne Ludwig chez Soltan pour lui préférer le champ de bataille, et rappeler à quel point c’est un gros sac à merde :wth: /PAN/

Sinon, il arrive à Amanil en début d'après-midi le 28, et il va y rester jusqu'au 29 pour faire de la bagarre, car, bien  entendu, c'est la meilleure chose à faire actuellement :derp: Ah, et il est très concentré dans son rôle caricatural de vilain garçon, alors il n'est pas très très volubile. Voilaaaaa.

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Aloïs F. Legrand
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MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Mer 20 Sep - 1:21



Event n°7

Amanil

Please don't take my senpai away


C'est tout doucement que je referme la porte de la chambre derrière moi, avant de pousser un profond soupir de soulagement. Makoto s'est enfin endormie. Hé, pas étonnant, le coup de la voiture, ça marche toujours. Mais si je suis au moins satisfait de si peu, je ne peux cacher mon anxiété. Julianne m'a demandé de passer pour que je la récupère, au cas où il se passerait quelque chose de grave. En voyant cette lumière verte hier matin, je n'ai guère été rassuré et me suis donc dirigé à l'appartement de la Eriksen, où j'ai pu enfin libérer la baby-sitter. Cette dernière était harassée par la fatigue mais surtout en panique totale, alors même si elle avait hésité au début, elle a fini par me confier la petite avant de fuir la ville. J'ai fait de même, non par peur mais pour mettre Makoto en sécurité. Mais le bébé voulait sa mère, c'était évident. Seulement, je ne pouvais pas la conduire auprès d'elle maintenant. Je suis déjà moi-même angoissé à l'idée qu'il ait pu lui arriver quelque chose, mais je ne peux pas laisser transparaître car je sais que Mako ne serait pas à l'aise en sentant mon trouble. J'ignore si elle a pu me comprendre, mais je lui disais, mais je lui disais le plus calmement possible que nous reverrions sa mère bientôt. Et si je ne suis pas du genre très optimiste, je n'ai pas le choix de boire à mes propres paroles. Depuis hier, toutefois, aucun signe de vie de mon amie. Et cette lumière verte qui n'en finit pas. Je n'en distingue que quelques minces rayons depuis Baguin, mais j'ai écouté la radio le temps qu'ils en parlent. Les journalistes sur place se questionnaient encore à propos de la survie de la Générale Scientifique. Mais j'ai tout de suite coupé à ce moment-là. Je ne suis pas aussi brave que ça pour entendre ce qu'ils auraient à dire, même s'ils apportaient des nouvelles capitales.
Encore une fois, je scrute mon téléphone pour voir si je n'aurais pas raté un de ses messages. Toujours rien. Mes mains en tremblent légèrement, d'ailleurs. C'est mauvais signe. Je refuse les pires scénarios qui se profilent dans ma tête et fixe par la fenêtre cette étrange lueur émeraude. Là-bas, quelque part, Mazinkaizer... Non, Julianne est peut-être en danger. En théorie elle n'est pas seule, je sais qu'elle a une équipe entière, mais je ne préfère pas imaginer l'étendue des dégâts. Sur la chaîne des infos, ils parlaient déjà d'un chaos infernal. Et je peux très bien les voir, tous ces gens qui se bousculent pour fuir le désastre et survivre comme ils peuvent. Je pourrais presque entendre leurs cris, alors que la capitale est si loin. Si loin, mais elle me paraît ce matin si près... Ou alors est-ce mon propre manque de sommeil qui vient me rattraper. Je n'ai pas dormi -ou très peu- et cela fait plusieurs heures que je me demande comment elle va, après m'être assuré que mes jumeaux étaient bien en sécurité avec leur mère, loin d'Anula. La nervosité m'a empêché d'atteindre le sommeil, et en un sens, je le pressentais déjà. Je n'ai même pas eu la naïveté de croire que je pourrais m'échapper au pays des songes alors que l'île est au plus mal et que je ne dois pas fuir ce qui va venir. Je dois protéger le bambin que je garde chez moi, même si j'envie son absence de conscience quant à ce qui est en train de se produire. Le front contre la vitre de la fenêtre, je ferme mes paupières qui sont devenues lourdes. Mais tout à coup, mon portable sonne. Parfaitement réveillé, je me rue sur l'écran et pousse un hoquet en y voyant le nom de celle que j'attendais avec désespoir. Je décroche alors sans plus attendre et m'empare de l'appareil comme si ma vie en dépendait.

« Julianne ?!.. Julianne tu vas bien ?! Où es-tu ?! Je... Mako-... ? Oui, elle est avec moi, je l'ai récupéré et... Julianne bon sang mais qu'est-ce qui s'est passé ?! Où es-tu ?.. Qu'est-ce que tu-... Julianne ?.. Julianne ! »

Je n'entends plus sa voix. L'appel finit par couper, et voici que je parle à l'écran d'accueil. Elle m'a dit qu'elle allait bien, c'est déjà ça. Mais de toute évidence, elle n'est tout sauf en sûreté, là où elle est. Je n'en suis pas certain, mais d'après les bruits -outre les grésillements- que j'ai pu entendre, elle devait encore se trouver à Amanil. Mon cœur bat à cent à l'heure, et je sais que si je ne bouge pas, je tremblerais comme une feuille à cause du stress. Mes mains viennent se plaquer contre ma tête et je tente quelques exercices de respiration, attendant que je reprenne contenance. Je dois réfléchir. Non, plus le temps. Je sais ce que j'ai à faire. Je dois la retrouver là où elle est et la ramener auprès de sa fille. Oui, je sais, j'ai promis de veiller sur elle quand Julianne ne le pouvait pas. Mais qui sait, j'ai l'espoir d'arriver au moment opportun pour la tirer d'affaire avant que je ne regrette de n'avoir rien tenté. Je veux essayer le tout pour le tout, et il n'y a aucune raison que cette idiote d'otaku ne s'en sorte pas, puisqu'elle n'a pas intérêt à claquer maintenant au risque que je lui passe un savon.
D'un pas pressé, je réveille Karin dans sa chambre au rez-de-chaussée pour lui demander de veiller sur Makoto pendant mon absence. Je la sens inquiète, mais je n'ai pas le temps de répondre à ses questions et sors de l'Amphithéâtre en sprintant jusqu'à ma voiture. C'est moi qui devrais garder un œil sur Mako, mais impossible que je rentre sans sa mère. Mon assistante sait se défendre, elle saura protéger la gamine au moindre soucis, même si je ne suis pas la cible favorite du Régime ou même de la Résistance. Mon chez moi n'est cependant pas à l'abri de toutes balles perdues et on ne sait jamais si on tente de vandaliser ma maison dans un mouvement de foule tumultueux.
Alors Amanil certes ce n'est pas la porte à côté, mais je n'ai au moins aucun embouteillage sur ma route, puisque les gens sont plus occupés à fuir la ville qu'à y entrer. J'emprunte quelques chemins dangereux, mais je ne peux me priver aujourd'hui des raccourcis les plus utiles si cela peut me permettre d'atteindre la métropole verte plus rapidement. Tant pis pour les flashs et les panneaux, je n'ai guère le temps d'y faire attention. Seuls les ravins ne sont pas sûrs mais j'ai heureusement arpenté ces voies escarpées assez de fois pour que l'empressement ne me fasse pas commettre d'erreur fatale. Et en arrivant enfin, c'est un enfer bien pire que ce que j'imaginais qui se déroule devant mes yeux. Les hurlements, les batailles, la cohue... Ceux qui aident, ceux qui constituent des obstacles, ceux qui se sauvent... Mes yeux tentent vainement de reconnaître des visages familiers, mais ils sont si nombreux... Et je n'ai qu'un seul objectif après tout, qu'une seule personne à aller chercher, si bien sûr je n'en croise pas d'autres à qui je pourrais venir en aide. Je ne peux pas leur tendre la main comme je le voudrais tant que je ne saurais pas ce qu'il est advenu de la Eriksen, mais je n'hésiterais pas bien sûr à aider ceux qui en auront besoin si je passe devant. Dans un coin un peu éloigné des buildings, j'arrête ma voiture et me mets déjà à courir comme un dératé vers cette lumière verte menaçante alors que quelques personnes veulent m'y interdire l'accès.

« Julianne !.. JULIANNE ! »

Devant les volutes de fumée, je dois me protéger avec le peu que j'ai sur moi, mais je continue malgré tout de courir maladroitement et de m'époumoner en l'appelant, car c'est ma seule chance de la revoir, si seulement l'occasion se présente. Entre mes toussotements et mes pupilles qui piquent, je regrette de ne pas avoir apporté un peu de matériel pour me préserver de tout ça. Mais maintenant que je suis là, je ne ferais pas demi-tour. J'ai ma meilleure amie à récupérer.

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Zelda Noang
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MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Mer 4 Oct - 17:43





     
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Event 7



Des cris, de la lumière verte. Des odeurs de fumée, et même, de sang. J'ai l'impression d'être dans un film catastrophe, tellement tout ce qu'il se passe autour de moi semble irréel. Et pourtant, je suis bien dans la réalité. J'ai peine à savoir ce qu'il se passe exactement, tout est allé beaucoup trop vite, tout a dégénéré, et la peur habite désormais mon corps. Il faut que je sois courageuse, c'est une voix au fond de moi qui le crie. L'instinct de survie, on appelle ça, je crois. Qui me crie de courir, de fuir. J'ai peur, mais je dois vivre, il semblerait que je retourne à ma condition animale primaire... ah, on dirait que je deviens philosophe en situation critique. Pas sûre que ça m'aide plus que ça, cela dit.

Tout ça à commencé en fin d'année dernière. Est-ce qu'on peut dire que la présentation de l'Emergya par le Régime à été l’événement déclencheur ? Probablement. Je n'y ai pas assisté en direct mais ce qu'il s'y est passé à fait le tour des informations. J'étais en train de jouer quand ma mère m'a appelée. La Résistance, durant cet événement qui avait été annoncé comme majeur, s'était soulevée contre les dirigeants qui se trouvaient là-bas. Les résistants n'avaient de cesse de répéter que cette nouvelle forme d'énergie était dangereuse, malgré tous les trucs incroyables qu'elle pouvait faire. J'ai toujours eu tendance à croire la Résistance, ce Régime ne m'a jamais inspiré confiance et je me suis souvent dit que je vivais quand même dans ce qui s'apparentait à une dictature. Bref, visiblement, à ce moment là, la Résistance avait réussi à capturer une générale dont je n'ai pas retenu le nom, tandis que l'autre – Hypérion, le général Politique, lui j'ai retenu comment il se surnomme – s'est barré en emportant avec lui tout ce qu'il pouvait concernant l'Emergya.
Les mois qui ont suivis étaient accompagnés d'une ambiance très spéciale. C'était tendu, ça se sentait, le Régime redoublaient d'efforts pour rassurer la population et démontrer leur pouvoir, mais on sentait bien que la Résistance n'allait pas lâcher l'affaire si facilement. Ça ressemblait à une ambiance de guerre, mais sans les combats. Ma mère m'avait interdit de sortir à une certaine heure et je devais être très prudente. Beaucoup étaient inquiets, je savait pas bien ce qui allait se passer mais y'avais de l'électricité dans l'air comme on dit. Maman était totalement freak out et arrêtait pas de m'appeler, ça ma soûlait mais faut avouer qu'elle avait pas tort finalement.
On avait passé le mois de juillet en Angleterre, et pour être franche on aurait dû y rester. On avait un mauvais pressentiment, mais bon le taff reprenait et l'argent ça tombe pas du ciel, alors on est revenu, rien ne s'était arrangé et le climat était encore plus pourri, je parle pas du temps mais de l'ambiance.
Et puis, le 28 août. Ce putain de 28 août. Je sais pas ce qui m'a pris, c'était hier. J'étais bien vénèr contre le Régime, je crois, ces derniers mois, je me suis plus intéressée à la politique et aux actions des Résistants. Je me procurais leur journal, je discutais sur des chats anonymes... j'avais rien dit de tout ça a ma mère, alors j'imagine même pas sa surprise et son choc quand elle a découvert que je m'étais faufilée hors de chez moi. Un rassemblement avait été annoncé, un grand rassemblement de protestation, et j'avais décidé d'y aller, sans réfléchir à ce que ça impliquait.
Et puis de là, ça avait pété. J'adore les sports de combat, mais j'ai jamais tenu d'armes de ma vie. Les combats ont éclatés. Les coups de feus m'assourdissaient les oreilles, je voulait partir, mais c'était tellement le chaos que ça semblait impossible. Je savais que je pouvais pas rentrer chez moi, mais j'ai réussi à me cacher. Sur le chemin, j'avais réussi à désarmer un membre du Régime, un débutant sûrement, usant de mes cours de Krav Maga. Je n'aurais jamais voulu les utiliser comme ça, mais l'instinct de survie étant le plus fort, c'est à peine si j'avais contrôlé mes mouvements.
Ça a duré des heures. Des heures où je ne pouvais pas contacter ma mère parce que l'imbécile que je suis avait laissé son portable à la maison. Elle devait être morte d'inquiétude et je m'en voulais, tout en priant Arceus qu'elle ne soit pas partie à ma recherches. Des heures je disais donc, à attendre. Puis on a entendu des cris de victoire, on est sortis. Des corps étaient étalés au sol, pourtant, des résistants exprimaient leur joie... une victoire pour eux, apparemment.

Et puis l'explosion. Elle vient de se produire. Une lumière verte, c'est ce que j'ai pu voir en premier. C'est dans les cris de celleux qui m'entouraient que je comprends de quoi il s'agit. La Résistance avait raison. L'Emergya est d'une puissance incontrôlable. Je veux hurler pour appeler ma mère, mais personne ne viendra à mon secours... Tout le monde court. Il me faut faire de même. J'ai peur, j'ai peur de mourir. Je n'ai jamais eu peur de mourir avant. Des larmes coulent sur mes joues. Kairi a voulu sortir de sa Pokeball pour me soutenir, mais je lui ordonne d'y rentrer. Je dois courir, je dois fuir, il faut qu'elle sois en sécurité.

Je détale. Je vais droit devant moi. J'y vois à peine, je ne suis même pas sûre d'où je vais comme ça. Je tousse plusieurs fois avec la fumée, j'essaie de me baisser pour courir. J'ai mal de partout, mais impossible de m'arrêter. Les mouvements affolés autour de moi ne veulent plus cessé, et pour la première fois je me demande si je vais vraiment m'en sortir.

Non, non Zelda. Si tu as ce genre de pensées, tu vas mourir.

C'est comme dans les films, comme dans un jeu vidéo. Ironique pour quelqu'un qui a un nom de personnage de jeu. Sauf que je n'ai pas de bouton reset. Pas de checkpoint. Si je meurs ici, c'est pour toujours. Et je ne peux pas. Je ne veux pas. Mon instinct de survie est bien trop fort, et l'adrénaline qui s'écoule dans mes veines me fait oublier ma douleur. J'y penserais plus tard. Je dois vivre.

Des centaines de mètres plus loin, je me rend compte d'où je suis. Je n'allais pas dans la bonne direction. Le PDT, ou du moins ce qu'il en reste, apparaît dans la fumée. Je tousse de plus belle, mes poumons semblent assiégés, et je me fait bousculer. Je tombe au sol dans un gémissement. Je m'aide avec mes bras pour me relever. Il faut que je fuis. Je m'apprête à faire volte-face pour suivre les autres fuyards, quand j'entends une voix. Avec ma prosopagnosie, je crois que mon cerveau s'est habitué à détecter les voix qui me sont familière. Celle-ci est féminine et je ne comprend pas tout de suite de qui il s'agit, mais pas automatisme, je me dirige vers elle. Je peux peut-être trouver de l'aide. Ou du moins, dans ma panique, l'idée de trouver quelqu'un que je connaît pourrait être rassurant. Je ne m'attends pas à reconnaître son visage bien entendu, mais quand sa forme apparaît, des souvenirs remontent.
Puis j'aperçois le Neitram, et mon cerveau fait tout de suite la connexion. J'y crois à peine, mais j'espère que mes sens ne me trompent pas.

« Ge... Getter ! »

Ça peut paraître stupide... de l'appeler par son pseudo. Pourtant, c'est toujours comme ça qu'on s'est nommées, toutes les deux, même pendant les fois où l'on s'est rencontrées IRL. C'est quoi son vrai prénom d'ailleurs déjà ? Julie... Juliette ? Ou Julienne ? Quelque chose du genre. J'ai pas le temps d'y réfléchir de toute façon. Je cours et manque de trébucher, je ne réfléchis qu'à me diriger vers elle. Elle m'apparaît plus clairement.

« Enkidudu, c'est bien toi ? »

Je m'adresse au Neitram, si c'est lui, alors c'est bien sa dresseuse. Comme si mon instinct me disait que c'est bien elle, je n'ai presque plus aucun doute. Elle a l'air mal en point... oh... faites qu'elle ne soit pas blessée ! Il faut que je fuis, et elle aussi !

« Get, Geeeeet ! »

Je hurle. Je suis si effrayée que je m'accroche à la seule chose que je connaisse, du moins, que je reconnaisse. Mes mains attrape son bras, et je m'effondre presque contre elle. J'ai l'impression d'être un petit animal effrayé, je ne peux stopper mes larmes.

« Vite... vite.. il faut.. fuiiir »







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Julianne Eriksen
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■ Noriko, Nom d'Officier et d'Ingénieure, nom de couverture plus couramment utilisé au sein du Régime
■ Getter2, pseudo utilisé sur les différents réseaux internet (jeux en ligne, forums, et chats principalement)



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Buster - Engrais - Gentil

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Aqua - Griffe Dure - Relax

Daisaku - Poing de Fer - Brave

Kittan - Medic Nature - Préssé



MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Jeu 26 Oct - 12:47


>> Radioactive / Eyes Wide Open

En lisant la terreur dans l'expression de ses alliés et en se retournant malgré elle vers les rues chaotiques de la capitale, Julianne se surprit à hésiter. Tout le monde fuit, chacun pour soi, en petits groupes d'inconnus, par familles, les anciens ennemis pourraient même devenir les alliés d'une fuite plus sûre. Et pour de trop nombreuses raisons, l'ingénieure devrait faire de même. Au fond d'elle-même, Julianne sait très bien qu'elle préfère mille fois partir et laisser ceux qui sont encore dans les restes du PDT à leur destin. Sa conscience pourtant la tiraille et les doutes se font plus insistants au fil des secondes. Sûrement sont-ils déjà morts. Cela ne servirait à rien...  Ces pensées lui donnent la sensation de se rassurer ou de se donner des excuses. Elle n'étais pas en état de réfléchir dans tous les cas et personne même ses Pokémon ne voulaient coopérer. Enkidudu pouvait téléporter sa maîtresse et ne savais que faire, le spectacle prenant place sur la scène qu'était devenue Amanil le terrifiait également.

Une voix ramena Julianne et ses alliés à la réalité. Au début, Julianne ne réalisa pas que c'était elle que l'on interpellait, ne faisait pas le rapprochement avec le pseudonyme hélé par une jeune femme. Enkidudu, en revanche, se retourna en entendant son surnom et vit accourcir une fille aux cheveux rouges qui agrippa alors à la manche de l'ingénieure. Julianne sursauta et hoqueta de surprise, revint brusquement à la réalité. Ses autres alliés, Gat l'Electrode et Tochiro le Magneton, échangèrent des regards confus. Ils ne connaissaient cette inconnue ni d'Eve ni d'Adam, mais loin d'eux l'idée de la chasser alors qu'elle tentait comme eux de convaincre leur dresseuse de partir. Julianne finit par se détourner du PDT et porta une main vers son masque à gaz qu'elle retira au prix de quelques efforts physiques qui ne devraient pas avoir lieu d'être en temps normal. Une fois que les verres teintés et poussiéreux du masques n'entravaient plus sa vue, elle pu détailler son interlocutrice et la reconnaître.

« ...Nope... ? Mais... Qu'est-ce que tu fais l-- »

Un grand fracas l'empêcha de terminer sa phrase. A l'unisson, l'ingénieure et ses Pokémon se tournèrent vers le PDT dont le toit s'éffrondrait sur l'étage d'en dessous. Un nuage de poussière et de gravas s'éleva et cette-fois-ci, Enkidudu ne prit pas le temps de tergiverser un instant avant d'englober Julianne, Zelda et ses alliés Pokémon dans son Teleport. Il aurait été mieux d'emmener tout le monde hors de la ville, mais dans sa confusion et avec la quantité de personne à sauver, le Neitram n'était parvenu qu'à les emmener quelques kilomètres plus loin, dans ce qui semblait être un endroit plus calme de la Capitale. Des gens courraient en tout sens, mais au moins, pas d'explosions à l'horizon, pas de groupes de soldats ou de résistants prêts à tout détruire sur leur chemin... Au loin, Julianne n'apercevait plus le PDT là où il aurait du être.

« ..Non... Non... »

Elle toussa alors que les larmes lui venaient et que la gorge lui brûlait de plus belle. A son tour, elle s'agrippa avec force aux épaules de son amie.

« Nope...Ceux du PDT... Ils sont... Je les ais... »

Les sanglots brisèrent sa voix et l'empêchèrent de terminer sa phrase.

Tout est ma faute... N'est-ce pas.. ?

Elle resta interdite un moment et le choc lui fit oublier de demander à son amie si elle allait bien, chercher à savoir pourquoi était-elle seule. Sa gorge brûlait de plus en plus intensément, et les flash ne semblaient pas s'arranger. Rien ne lui permettait de penser droit, à vrai dire, ni de prendre la moindre décision censée. Enkidudu, inquiet pour sa dresseuse, hésitait lui aussi et regardait Zelda d'un regard perdu et interrogateur (si tant est que son visage robotique pouvait transmettre ces émotions). Ses sens psychiques lui permirent cependant d'entendre parmi les cris une voix familière. Quelqu'un, non loin d'ici, appelait le prénom de sa dresseuse. Le Neitram balaya les environs du regard puis émit enfin un bruit électronique caractéristique. Il rassura Zelda d'un geste calme, lui promettant télépathiquement de revenir dans quelques minutes, et lui demanda de veiller sur sa dresseuses un petit moment. Il fila alors en lévitant en direction qu'il avait perçue franchit des barrières de sécurité et trouva enfin le propriétaire de l'intonation familière. Le Neitram emit un nouveau bruit en se précipitant vers Aloïs. Il se saisit du poignet du blond et se téléporta avec lui auprès de Zelda et de Julianne. Celle-ci se redressa un peu en voyant son meilleur ami refaire surface.

« Alo... Je... Pardon... A cause de.. Je ne suis pas... Et Mako-chan.. »

A cause de moi, vous prenez des risques. Des gens sont morts. Je ne suis pas une bonne personne.


Mais personne ne voulait entendre tout cela actuellement. Julianne finit par se taire et Enkidudu se remit à faire des bruits, de manière à alarmer les deux amis de ma brunette. Il leur fallait se mettre à l'abri avant tout. Mais y'a-t-il un endroit où ils seraient vraiment en sécurité avec leurs proches.. ?

>> Event Final


Zboui zboui:
 

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Jake A. Morgans
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MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Dim 5 Nov - 5:02



Radioactive / Eyes Wide Open


Event no 7 - Amanil


Malgré l’heure du jour, aucune lumière ne parvient aux yeux du jeune homme. Entouré d’une pénombre presque doucereuse, le jeune soldat ferme de nouveau les yeux, ce qui, au final, n’a aucun changement sur son champ de vision. Il pourrait même presque croire ne les avoir jamais ouverts ou fermés.  Il répète ainsi l’exercice à quelques reprises, pour toujours constater le même phénomène. Ainsi, le châtain finit par simplement refermer ses paupières, se concentrant cette fois sur les deux seuls sons audibles. L’un, sillant, l’autre, sifflant. D’un bord, une respiration sifflante et douloureuse, alors que de l’autre, un bourdonnement dans les oreilles, venant camoufler les autres sons qui pourraient possiblement lui parvenir du reste du monde.

Mais ce reste du monde, présentement, lui semble si lointain. D’ici, ce monde externe pourrait tout aussi bien ne plus exister. Qui sait ce qui se trouve là-bas ? Une guerre ? Une paix ? Ou peut-être même plus rien ? Tout ce que Jake se souvient, c’est une explosion. Violente, destructrice. Et puis, l’effondrement du building où il se trouvait. Et puis, cette pénombre. Cette pénombre, ce bourdonnement, et cette douleur. Que ça. Depuis combien de temps, le garçon n’aurait su dire. Peut-être des heures, ou même des jours. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’allait pas pouvoir sortir de là. Il avait bien essayé, pourtant. Il avait tenté de se débattre, sous cette importante masse de béton qui s’était effondré sur lui alors que le bâtiment avait cédé. Et à présent, ne réside plus qu’un sentiment d’acceptance de son destin. Un étrange sentiment de paix l’entour, venant presque soulager une partie de la douleur pourtant violente. Contrairement aux combats qu’il a pu vivre, et contrairement à cette fois où il s’était retrouvé laissé pour mort par son équipe après s’être fait tiré dessus, cette fois, la peur n’y est pas. Ni la colère. Ni même le désir de s’en sortir. Comme si, après toutes ces années, la sagesse était enfin parvenue à le rattraper.

Le châtain sait qu’il lui reste peu de temps. Il n’a qu’à hisser sa seule main libre contre son franc, humide et chaud, pour comprendre qu’il a déjà perdu beaucoup de sang. Et si son corps ne se vide pas de son sang en premier, il sait qu’il finira par manquer d’air, dans cet espace clos. D’ailleurs, sa respiration se fait de plus en plus difficile. C’est donc ainsi, la mort. C’est donc douloureux. Et lent. Si lent. Combien de temps, encore ? Peut-être encore quelques heures, ou quelques minutes.

On dit souvent qu’une fois aux portes de la mort, on peut voir défiler sa vie. Et pourtant, ce n’est pas ce que Jake voit. Il ne revoit pas sa naissance. Il ne revoit pas ses premiers pas. Ni même son premier jour d’école, ou son dernier. En fait, tout ce qu’il revoit, ce sont ces journées qui ont changées sa vie à tous jamais. Ses rencontres avec ses alliés.

Il revoit ce jour si spécial où il avait capturé Roméo. Il se souvient de l’excitation, la première fois où le petit rat était sortit de sa balle bicolore. De la première fois qu’il lui avait grignoté le nez. De leur premier combat, qui avait pourtant été un véritable désastre. De leurs nuits à rigoler sous les couvertures et à faire semblant de dormir alors que sa mère venait ouvrir la porte à la volée pour leur dire de se taire. De leurs courses folles à travers les champs.

Et plus, ensuite était arrivé Cinder. Offert à son entré au Régime, la petite Ponyta avait bien facilité l’intégration du jeune homme. Telle une grande sœur, elle avait su le guider à travers les hauts et les bas. C’était elle qui, lorsque le jeune homme s’était retrouvé piégé, la tête retenue de force dans les toilettes par des collègues, l’avait sortit du pétrin à l’aide d’un bon jet de flammes provocateur. C’était elle qui, lorsqu’il s’était endormi dans sa case après s’y être fait enfermé, l’avait ramené sur son dos jusque chez eux. C’était elle qui, lorsqu’il se perdait dans la grande ville d’Amanil, l’aidait à retrouver son chemin. Et surtout, c’était elle qui, suite à de vilaines chicanes avec sa mère, venait le réconforter dans son placard, jusqu’à ce que celui-ci s’endorme, et qu’elle vienne le réchauffer de ses flammes.

Suite à cela, il y avait eu Pongo, le Ponchiot. Encore jeune, le chiot n’avait pas manqué de faire sourire le jeune châtain. Il s’était toujours montré affectueux, en plus d’être un parfait confident. Que ce soit en tant que compagnon pour lancer la balle, ou l’allié pour l’accompagner aux toilettes la nuit, dans la pénombre. Bien sûr, il y avait aussi ce jour où Jake s’était retrouvé nez à nez avec une grosse araignée, et alors le petit chien s’était fait un vilain plaisir de la gober toute ronde. Puis, il y avait aussi toutes ces fois où, lors du souper, le chiot s’était occupé d’avaler les légumes du jeune homme, pour que celui-ci n’ait pas à le faire.

Et il y avait aussi Capucine. La petite Cabriolaine n’avait pas vécu longtemps avec Jake, et pourtant, l’amour entre les deux avait été instantané. Bien que la femelle s’était toujours montrée plus réservée que les autres camarades du châtain, elle n’avait pas pour autant manqué d’affection pour le jeune dresseur. Il se souvient comment ils avaient pu passer des après-midi entiers à regarder toujours le même film, sans jamais se tanner. Et il y avait eu cette nuit si spéciale à camper derrière le bloc appartement, lorsqu’il avait oublié sa clé et que sa mère n’avait pas voulu lui ouvrir. Et que dire de cette fois où la petite femelle s’était réveillée avec des tresses et de la teinture rose dans son pelage lorsque le soldat avait voulu lui refaire une beauté.

Enfin, il y avait eu Khan. Cette véritable mère pour Jake. Une présence rassurante qui l’avait souvient sortit du pétrin. Elle qui l’avait porté sur son dos dans le désert, lors d’une mission d’une importance prioritaire. Elle qui s’était braqué plus d’une fois contre la porte de sa chambre pour empêcher une mère saoule de venir briser le cœur de son fils une fois de trop. Elle qui l’avait bordé la nuit, alors que personne d’autre n’allait le faire. Elle qui lui avait fait une place si spéciale dans son cœur.

Avec ce qui lui reste de force, Jake porte sa main contre sa ceinture, où devaient se trouver ses cinq alliés. Ses amis. Sa famille. Pourtant, des trois qui y sont toujours attachés, seule une n’a pas été fracassée dans l’effondrement. De ses doigts encore humides par le sang, il caresse délicatement les résidus des balles ayant autrefois accueillies ses amis. Libérant une longue plainte, le jeune homme porte alors sa main vers la seule balle encore intacte, cherchant désespérément à actionner le bouton en son centre. Après quelques efforts, il y parvient enfin, libérant dans un éclair rouge un petit être venant rapidement lui marcher sur le corps pour venir lui renifler le visage, le caressant ainsi de ses petites moustaches. Jake reconnait aussitôt son ami de longue date. Ironiquement, son premier ami allait donc devenir le dernier qu’il verrait de sa vie. Dans une longue respiration pénible, le jeune homme glissa sa main contre le petit être qui, paniqué de voir son dresseur dans un si piteux état, se mit à gratouiller dans tous les sens, à la recherche d’une issue. Mais, tout ceci était bien futile. Posant sa main sur le Rattata, Jake tente ainsi de réconforter le petit rat. Aussitôt, celui-ci comprend. Les paroles ne sont pas nécessaires. C’est donc ça, la fin. Le souffle rapide du Pokémon se calme petit à petit, et ses mouvements brusques s’apaisent doucement. Les deux amis s’observent, malgré la pénombre qui ne les laisse pas s’apercevoir. Et comme s’ils s’étaient parlé, comme s’ils s’étaient entendus sur le plan, le petit rat vient se loger contre le cou du soldat, en petite boule, alors que le garçon, lui, vient couvrir le petit corps de sa main. Les deux ferment les yeux, sans y voir une différence. De nouveaux, les seuls bruits audibles ne sont que celui sillant, et celui sifflant, et cette fois, accompagné d’un troisième, régulier battement de cœur du Rattata.

Des minutes. Des heures peut-être. Deux amis, à travers la vie et la mort, passant les derniers moments de leur vie ensemble. Collés, se remémorant chacun leur vie commune. Souriant chacun dans l’obscurité. Jusqu’à ce que l’un s’éteigne, vidé de son sang, alors que l’autre, s’endormant, alors que l’oxygène vient éventuellement à lui manquer.




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Samaël Enodril
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MessageSujet: Re: Event n°7 - Amanil    Dim 5 Nov - 20:02



&&&



Event n°7
Amanil
"Welcome to the new age"


« Couacouacouacouac !
- Hmmm... Dodo... Arrête de faire du bruit, on essaye de dormir... »

Malgré mes marmonnements, le Couaneton ne s'arrête pas. Blotti contre mon petit-ami, je n'aurais pas refusé quelques heures de sommeil en plus si seulement mon Pokémon n'avait pas décidé de m'enquiquiner. De manière générale, Donald porte bien son nom : il est toujours surexcité et a le sang chaud. Mais bon, en général, il me laisse tranquille la nuit. Enfin... Si seulement nous sommes encore à cette période de la journée. En me frottant les paupières et en me redressant lentement, je constate que nous sommes déjà le matin. Une grande lumière filtre déjà à travers mes volets. Mais alors pourquoi suis-je encore autant fatigué ?.. En regardant sur mon réveil, j'écarquille les yeux.
Mais... Il n'est que 6 heures du mat' ! D'où vient toute cette lumière ?..
Encore un peu endormi tout à l'heure, ce n'est que maintenant que je me rends compte que les quelques rayons qui peuvent pénétrer dans ma chambre sont d'une couleur verte bien étrange. Oui, c'est vrai, dans quelques régions du monde on peut apercevoir une aurore (ou un coucher de soleil, je ne sais plus) de couleur émeraude. Mais jamais je n'ai aperçu ce genre de phénomène sur Enola, et Arceus sait que je me réveillais tôt lorsque je dormais à la belle étoile lors de ma première Compétition. Pleinement éveillé à présent, je fais attention à ne pas trop déranger Natsume -même s'il ne va sans doute pas tarder à le faire- et me dirige vers ma fenêtre où je finis par ouvrir les volets. Puis, je lâche un hoquet de stupéfaction.

« Natsu... Natsu, viens voir. »

J'avais bien cru entendre une explosion, mais je croyais l'avoir rêvé. Au loin, j'aperçois, comme d'habitude, la capitale de l'île, mais avec quelque chose en plus : un grand faisceau de lumière verte en son centre qui fait briller les nuages de sa couleur phosphorescente et entouré de volutes de fumée. Mes pupilles n'arrivent plus à se détacher de cette colonne verdâtre.

« Le Pôle du Développement Technologique... Il s'effondre... »

Pour avoir visité Amanil de nombreuses fois depuis ma naissance, je reconnaîs le bâtiment du Régime que dirige la Générale Scientifique. Pour toutes les expériences qui devaient s'y produire et que je n'osais pas imaginer, cette bâtisse, comme toutes celles du Régime, d'ailleurs, me faisaient froid dans le dos. Le PDT s'écroule alors que la lumière grandit. Je soupçonne les scientifiques de là-bas de ne pas avoir su contrôler l'Emergya comme ils le promettaient, mais je ne veux pas faire d'accusations trop hâtives. Peut-être qu'il s'agit simplement d'un test qui a (très) mal tourné. Dans tous les cas, je crois percevoir des cris résonner comme des échos. C'est terrible. La ville semble être en proie au chaos. Face à la vue d'Amanil qui s'agite rapidement, je reste immobile, mais subjugué, comme perdu dans ma contemplation. Mais enfin, je cligne des yeux et reprends conscience avant de me précipiter en direction de mon armoire pour y sortir des vêtements.

« J'ignore ce qui se passe là-bas, mais je dois aller voir. Des gens ont sûrement besoin d'aide. »

Je ne sais pas d'où je tiens ça, mais rien de bon ne risque d'arriver, et pas question que je me rendorme ou que je reste spectateur alors que la capitale et ses habitants sont potentiellement en danger. Je m'habille donc avec hâte et rejoins le salon où ma mère se trouve près de la fenêtre, elle aussi réveillée par l'agitation et la lumière vive. Donald sort de ma chambre en trombe pour aller se réfugier dans ses bras en tremblotant. Elle l'y accueille avec douceur, mais elle n'est pas rassurée. Du tout. Et c'est encore pire lorsqu'elle lève son regard vers moi et qu'elle comprend, sans avoir besoin de lui dire, où j'ai l'intention de me rendre.

« Vas-y. Mais reviens-moi. »

J'acquiesce pour lui promettre, avant qu'elle ne se lève et s'approche de moi pour m'offrir un câlin. Il est bref, mais je peux sentir sa peur de me perdre. Mourir n'est cependant pas dans mes projets. Je donne même une caresse sur la tête de Donald et sors enfin de la maison. Puis, je fais sortir Smaug de sa Poké Ball et saute sur son dos. Au dernier moment, toutefois, Natsume me retient. Il veut partir avec moi. J'hésite quelques secondes, pesant le pour et le contre. Non, après tout, je ne crois pas avoir le choix. Il risque de me passer un savon, si jamais j'y vais sans lui, et je préfère l'avoir avec moi plutôt qu'il y aille tout seul et que je m'inquiète de son état. Ce n'est pas un enfant, après tout, ses compétences de soigneur pourraient êtres utiles. Alors je fais une place pour qu'il puisse monter à son tour sur le Dracaufeu et mon ami s'envole, en même temps que mes dernières traces de sommeil.
L'arrivée à la capitale est difficile. Pas physiquement, puisque nous survolons les lieux sans encombre, mais dans les rues, c'est la débandade. Les gens se bousculent, se marchent dessus, fuient, hurlent, la terreur les gagnent tous. La lumière verte les effraie. Faire accepter Emergya à la population semble avoir été un échec. Je ne suis guère surpris ; une telle puissance est extrêmement difficile à contrôler, voire même impossible avec notre technologie actuelle. Le Régime a eu les yeux plus gros que le ventre, mais j'ai mieux à faire que de les critiquer, sur le moment. Je vois des corps allongés par terre et fais signe à Smaug de perdre un peu d'altitude. Mais c'est bien ce que je craignais : déjà des morts alors que cette colonne émeraude vient à peine d'apparaître. Est-elle dangereuse ? Sûrement. Je ne me risquerais pas à l'approcher, surtout que le PDT se meurt plus rapidement que je ne l'aurais cru. Je compte quand même sauver le plus de monde possible. Mais déjà, si nous pouvions éviter que les habitants s'écrasent les uns sur les autres dans leur fuite, cela éviterait des incidents supplémentaires. D'un tapotement de la main, je demande à Dracaufeu s'il peut se poser quelques instants, dans un coin un peu reculé des mouvements de foule. Puis, après qu'il se soit arrêté au sol, je fais appel un Shun, ainsi qu'au trio d'ours de mon équipe et, enfin, à Tori, Unova et Toboe. Mais c'est par le premier que je commence.

« La ville est en panique, j'aurais besoin de toi pour créer des galeries afin de permettre aux rescapés de s'enfuir. Guide-les hors de la ville ! »

Le Sablaireau n'a pas besoin de l'entendre une deuxième fois avant de s'exécuter. Je le regarde disparaître sous terre en un rien de temps après y avoir formé un trou. Plus à l'aise dans les tunnels qu'à l'extérieur, je sais que la belette à piques saura leur donner un moyen de s'éloigner de la capitale ou, au pire, de confectionner des abris si besoin. Je me tourne ensuite vers le reste de mes Pokémons.

« Je ne connais pas encore l'ampleur des dégâts, mais chacun de vous pourrait être utile aux Amanillois qui restent dans chaque coin. Unova et Cher, à l'est ; Toboe et Geki, à l'ouest ; et Tori et Kuma, vous irez au sud. »

Une fois que les équipes se séparent pour suivre mes directives, je me remets sur le Pokémon Vol et Feu. Mon regard se tourne ensuite de nouveau vers la lueur de l'Emergya. C'est étrange, et je le remarque que maintenant, mais... je n'ai pas vraiment peur, pour l'instant. Malgré les heures de sommeil en moins, je me sens déterminé, prêt à soutenir ceux qui pourraient avoir besoin de moi aujourd'hui.
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Event n°7 - Amanil

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