« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Into the boxing ring | Round II

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Weston Elric
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MessageSujet: Into the boxing ring | Round II   Mer 18 Mar - 14:25


• Into the Boxing Ring •Round II

3/9/15
Rencontre #6


Il y eut d’abord les cris. Les cris, le mal être. Le manque. Le manque comme jamais je n’aurais voulu le revivre. La fatigue. L’incapacité de fermer l’œil. La déprime. La putain de déprime. D’abord, il y a eu les crises d’anxiété. Les tremblements. La douleur. D’abord, il y a eu le manque, oui. Le manque et tout ce qui vient avec. D’abord, j’ai regretté. J’ai maudit cet enfoiré d’être venu à mon secours. Je lui en ai voulu de ne pas avoir ignoré mon appel à l’aide. De ne pas m’avoir laissé en finir. De ne pas m’avoir permis de mettre fin à tout ceci. D’abord j’ai hurlé de devoir passer à travers tout ceci à nouveau. À travers cette épreuve combien trop dur. De m’avoir abandonné dans cet endroit qui m’était inconnu. D’avoir refermé la porte derrière moi, malgré sa promesse de se tenir à mes côtés. D’abord j’ai voulu tout abandonné. J’ai voulu mourir. Une nouvelle fois. J’ai voulu qu’on me laisse dans ma misère. J’ai voulu rentrer chez moi pour terminer le travail. D’abord j’ai refusé qu’on m’aide. J’ai refusé de m’ouvrir. De faire confiance. D’abord j’ai résisté.

Et puis les symptômes ont diminués, petit à petit. Et puis le malaise s’est adouci. Les crises nocturnes ont cessées. Les tremblements se sont arrêtés. Les hallucinations ont cessées. Le malaise s’est endormi. Les nuits se sont allongées. Et le mal être… Le mal être, lui, est resté. Il est resté. Tout comme le manque. Tout comme l’anxiété. Tout comme la solitude. La solitude, et le sentiment d’abandon. D’abord ils sont restés, avec l’incapacité de faire confiance. Mais alors que les semaines avançaient, et avec elles le traitement, ma garde s’est affaissée. Pesé par ce vide intérieur, alourdi par cette tension grandissante, j’ai fini par lâcher prise. J’ai fini par accepter de m’ouvrir, ne serait-ce qu’un minimum. Je me suis ouvert à cet homme. Ce Swanson. Un peu plus à chaque rencontre. Sans jamais oser me dévoiler complètement. Prenant toujours un soin minutieux pour éviter de répondre à ses questions trop indiscrètes. Et malgré tout… Malgré cette grande réticence de ma part, ce contact… Cette presqu’amitié entre ces quatre murs m’a fait un bien fou. Avoir quelqu’un de mon bord, ici, en terre hostile.

Mais malgré les progrès, malgré les rencontres avec le doc, malgré les symptômes diminués, j’hésite toujours. Malgré tout, je ne sais pas. Je ne sais pas si je peux vraiment dire que je lui en suis reconnaissant. Je ne sais pas si je peux affirmer être heureux d’être en vie aujourd’hui. D’être là, dans cette institution, à combattre le manque jour après jour. D’affronter les intervenants. De vivre si loin de ceux que j’aime. D’être privé de son sourire matin et soir. Je ne sais pas si je pourrai, un jour. Qui sait, peut-être qu’un jour je viendrai sonner à sa porte. Peut-être qu’un jour je lui dirai merci. Peut-être qu’un jour je pourrai lui affirmer être reconnaissant de ce geste de sa part qui m’aura sauvé la vie. Mais pour l’instant, je ne peux toujours pas affirmer qu’il y avait réellement une vie à sauver. Et pour le moment, je ne peux que me contenter de faire ce qu’on me dit. Parler quand on me le demande. Manger quand on me l’ordonne. Dormir quand on éteint les lumières. Et endurer. Endurer jusqu’à ce qu’on me remette dehors. Et alors, la décision sera à nouveau mienne. Vivre ou mourir. Continuer sobrement, ou retomber. Retourner dignement vers ceux que j’ai quittés, ou les abandonner à tout jamais. Lorsque le moment viendra, le choix sera mien à faire. Mais pour l’instant, je ne peux que me contenter de répondre aux exigences, et faire tout ce qui est en mon possible pour m’en sortir. Mettre toutes les chances de mon bord pour faire le bon choix, quand le temps viendra. Pour l’instant, je ne peux que suivre le traitement, aussi passivement qu’il m’en soit possible de le faire.

-…Weston? Tu es très pensif, aujourd’hui… Veux-tu partager tes pensées avec moi?

Tout ce qu’il me reste à faire, c’est suivre ses instructions. Accepter ses remarques. Et me confier, le plus possible. Faire confiance à ce vieil homme grisonnant qui ne me connait pourtant pas et que je ne connais pas à mon tour. Et pourtant, travailler avec lui, c’est tout ce que je peux faire, en ce moment.
(c)Golden
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