« C'est toi ou moi, l'un de nous est de trop! »

''Dégage'', de Bryan Adams.
 

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 Love me Again [PV Mercy]

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Weston Elric
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MessageSujet: Love me Again [PV Mercy]   Mer 25 Mar - 17:11


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Je reste planté là, à observer le taxi s’éloigner à travers la fenêtre de la demeure. À présent, il est trop tard pour reculer. Je ne peux plus faire marche arrière. Je n’ai plus le choix. Et pourtant, je suis absolument incapable de faire ne serait-ce qu’un pas vers l’arrière de la maison. Vers l’endroit indiqué par le propriétaire des lieux. Juste à y penser, je sens mon cœur battre dans ma poitrine. Et pendant un instant, je songe à partir en courant. À prendre le téléphone le plus proche et rappeler ce taxi pour qu’il me ramène jusqu’à Anula, ou Amanil, ou Zazambes, ou n’importe où, mais pas ici. N’importe où sauf ici. Sauf que c’est ici que je suis. Et je ne peux plus faire marche arrière.

Prenant une grande inspiration, je me redresse du canapé où je m’étais posé l’espace d’un instant, le temps de respirer un peu. Respectueux, le maître des lieux m’a laissé tranquille, sentant certainement la pression en moi simplement à me trouver ici. Il n’a pas insisté sur les questions, et honnêtement, c’est tant mieux. Ainsi seul dans le salon, je profite du silence pour récupérer ma force avant de finalement me diriger vers la porte arrière. Plus je m’avance vers celle-ci, et plus je sens mon cœur battre dans ma poitrine. Je pose une main tremblante sur la poigné avant d’ouvrir avec délicatesse la porte menant à la cours arrière. Sans un bruit, elle s’ouvre pour m’offrir une vue sur un grand terrain gazonné d’où émane une odeur d’herbe fraîchement coupée.  Pourtant, je n’y porte presqu’aucune attention. Ni à l’odeur, ni à la beauté du terrain, ni aux différents Pokémon qui le peuple… Non, ma seule attention est portée à cette silhouette qui se tient en son centre. Comme s’il s’agissait d’une peinture, la rose se tient là, simplement assise à cette table que je devine avoir été posé là pour les souper dehors entre amis ou en famille. Peut-être travaille-t-elle, peut-être lis-t-elle les nouvelles, je ne pourrais pas dire. Mais elle est là. Avec ses cheveux roses. Avec ses petits mouvements délicats si typiques d’elle-même. Elle est bel et bien là, devant mes yeux, a à peine quelques mètres de moi. Seuls quelques pas nous séparent. Il serait tellement facile de m’approcher discrètement, de la surprendre en la prenant par la taille, de lui glisser quelques tendres baisés dans le cou. Comme si de rien était. Comme si rien ne s’était jamais passé. Comme si je n’avais pas disparu, sans rien dire, sans prévenir. Oh oui, ce serait tellement facile. Tellement plus facile. Mais je ne peux pas, pas vrai? À vrai dire, je ne sais même pas si je pourrai, un jour. Si elle me laissera la retoucher, l’aimer à nouveau. Je ne sais pas si elle saura comprendre mes dernières décisions. Mais ça, il n’y a qu’une seule manière de le savoir.

Prenant une grande inspiration, je franchis le seuil de la porte pour m’avancer sur l’herbe, d’un pas déterminé. Une fois arrivé devant la table, où est assise dos à moi la rose, je dois me prendre quelques secondes avant d’être capable de bouger à nouveau. Je me suis fait si discret qu’elle n’a rien remarqué, sauf que cette discrétion ne pourra pas durer éternellement. Prenant une nouvelle respiration silencieuse, je me lance. N’en pouvant plus de cette pression, je pose aux côtés de la chaise de la jeune femme le sac à dos que je n’ai pourtant pas lâché depuis ce matin. Je le laisse cette fois glisser à ses pieds avant de prendre place sur la chaise d’à côté. Et maintenant? Maintenant elle m’a remarqué. A-t-elle eu peur? A-t-elle été surprise? Ou s’y attendait-elle? Je ne pourrais pas dire. En ce moment, tant de choses volent dans ma tête que je serais incapable de reconnaitre l’émotion la plus basique sur un visage. Une chose à la fois. Commençons par la base. Commençons par le plus important. Les jambes croisées sous ma chaise, les mains jouant nerveusement l’une contre l’autre, je pose mon regard dans le sien, et je me lance avant qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit.

-Je sais ce que tu vas dire. Je sais. Je sais que je suis parti, que j’ai rien dit et que j’ai disparu. Je sais que je t’ai fait du tort… Encore une fois. Mais Mercy… Avant que tu dise quoi que ce soit, je veux que tu m’écoute. Je veux que tu m’écoute, et ensuite, si tu as toujours envie de me dire que tu me déteste, si tu as toujours envie de me chasser de ta vie pour de bon, alors je comprendrai et je ne dirai rien. Mais d’abord il faut que tu m’écoute.

Une boule de nervosité s’est formée dans ma gorge. Mais malgré tout, je suis plutôt satisfait de moi-même. Je suis parvenu à briser la glace. À parler alors que je craignais de ne pas y parvenir. Le plus dur est passé, et le reste peut suivre.

-Mercy j’ai pas l’intention de me justifier. Je me trouverai pas d’excuses. Et je crois pas que j’aie à le faire. Mais je veux juste que tu sache que c’était quelque chose que je devais faire. Pour moi. Je n’avais plus le choix. Et je crois que si c’était à refaire, je n’y changerais rien, à part peut-être le faire plus tôt.

Mon cœur bat la chamade. J’ai épuisé toutes mes ressources, et à présent, je n’ai plus rien. J’ai tout utilisé pour au final livrer un gros charabia qu’elle ne comprend certainement même pas. Après tout, la jeune femme n’a pas la moindre idée de où j’ai passé ces dernières semaines, pas vrai? Elle n’a aucune idée de ce que je viens de traverser, de ce que je sache. Alors comment peut-être comprendre ce monologue que je viens de lui lancer? Elle ne peut pas. Et pourtant, je n’irai pas plus loin dans les explications. Comme je l’ai dit, je ne me justifierai pas. Ce qui s’est passé durant ces cinq semaines, ça ne regarde au final que moi. Et si elle veut le comprendre ou pas, le choix lui appartient.

-Maintenant, tu as le choix de ne pas vouloir comprendre. Ça je ne peux pas te forcer. Peu importe ce que tu décides de faire, Mercy… Peu importe ton choix, je comprendrai. Et je me plierai à ce que tu décides. Mais si jamais tu choisis de me donner une nouvelle chance… Alors tu me monterais que tout ça valait la peine.

Les yeux humides, j’adresse un maigre sourire à la rose. Et si elle décidait de ne pas me la donner, ma dernière chance? Est-ce que tout ceci aura tout de même valu la peine…?

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mer 25 Mar - 19:00


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Il est des moments où le bonheur vous échappe. Vous croyez enfin l’avoir saisi entre vos doigts avides, vous y tenant fermement dans la crainte qu’on vous l’arrache. Et pourtant il vous glisse entre les doigts sans aucun remords, ne laissant derrière lui qu’amertume et désillusion. Pendant quelques moi j’y ai cru, j’y ai cru tellement qu’il ne reste plus rien d’autre qu’une froide résignation. J’imagine que j’ai été cruellement naïve. Dans mon insouciance habituelle, je n’ai pas vu l’hiver pointer le bout de son nez, s’approprier chaque fibre de mon corps jusqu’à me glacer complètement. J’ai cru que j’étais plus forte, que j’étais plus sage. Mais on ne change vraiment jamais, et ça, je crois que j’en prends conscience désormais. On ne s’endurcit pas. On se raidit, on se laisse briser plus facilement à chaque événement. Cette fois, ils sont venus tous ensembles, cacophoniques, s’appropriant mon existence. À quel moment ai-je perdu le contrôle sur ma vie? Lorsqu’on a tiré sur Adélia? Lorsque je l’ai vue, pâle comme un linge, dans son lit d’hôpital? Lorsque qu’elle m’a repoussée et qu’elle a refusé mon aide, qu’elle s’est enfermée dans un mur froid en refusant de m’adresser la parole? Lorsque ma mère a repris le chemin du Canada en me laissant encore plus triste et seule? Ou lorsque Weston est parti, m’abandonnant lui aussi à une solitude compacte qui m’aspire encore un peu plus chaque jour?

Nécessairement, ces événements devaient venir de concert. Ils agissent toujours ainsi, comme manquant de courage lorsqu’il faut venir chambouler le courant d’une existence seul. J’ai beau tenté de me dire que mon calvaire est achevé à présent, j’ai peu ne plus me sentir dans autant de peine comme quelqu’un qu’on aurait abandonné aux eaux grises d’une mer agitée, je sais que je n’ai pas encore atteint la surface. Que si je respire, j’avale cette eau salée qui me pique les poumons. Je ne me suis jamais sentie aussi triste depuis mon arrivée à Enola. Certes, janvier passé fut difficile pour moi, mais j’étais alors effrayée. En colère aussi. Cette fois, l’impuissance m’étreint, la solitude aussi. Je me suis retirée de la plupart de mes projets en cours au journal, en pensant que de prendre un peu de repos m’aiderait. J’ai oublié que l’inaction ne sert jamais à ma cause. Je l’ai laissée gagner du terrain. Ces derniers temps, je visite très souvent Damien et Solène à la Pension. Je tâche de m’occuper, de voir des visages connus. J’aide le jeune homme avec ses occupations quotidiennes en l’échange d’un peu de compagnie. Damien s’est montré très compréhensif.

Puis… Weston me manque. Je lui en veux de ne pas m’avoir mis au courant de ce qui se passe avec lui. D’être parti comme un voleur, de ne pas avoir su tendre la main vers moi. Au lieu de me faire confiance, il s’est tourné vers son ami Maxwell, ce que je comprends parfaitement dans un sens. Ces deux-là sont très proches et savent compter l’un sur l’autre. Or, j’aurais quand même aimé en avoir un mot, de sa part je veux dire. Le Maître Coordinateur n’a pas hésité une seule seconde à me confier la raison de son départ, et alors je me suis sentie immensément soulagée. Aujourd’hui je me sens encore blessée par son manque de confiance en moi, et à la fois heureuse de l’avoir vu entreprendre cette démarche finalement. Je me demande simplement… S’il a encore envie de cet avenir auquel nous aspirions quelques mois plus tôt. Celui dont nous rêvions et dont je me languis à présent. J’ai l’impression d’avoir tout à recommencer. Je me demande si j’ai bien fait de lui rester fidèle pendant son absence, s’il reviendra même à moi. Je me demande si je ne suis pas sotte de l’attendre. J’ai toujours su me débrouiller seule et ce sera toujours ainsi. S’il doit me quitter, je m’en remettrai. Mais quelque part en moi, je continue d’espérer, probablement naïvement, que la désintoxication nous permettra de poursuivre ce que nous avons commencé.

Alors je m’occupe. Je me suis lancée dans la lecture d’un fascinant roman qui m’inspire pour celui que je suis en train de préparer. Trop longtemps j’ai repoussé ce projet dans un coin de ma tête. Mais cette fois, je veux vraiment écrire mon bouquin. De la fiction. J’en ai l’inspiration depuis quelque temps et j’ai même écrit quatre chapitres très solides depuis l’accident d’Adélia. Je me repose au soleil d’une douce journée de printemps, complètement absorbée par ma lecture, si bien que je sursaute en voyant une silhouette à mes côtés. Je m’apprête à réprimander Damien quand mon regard d’égare vers le visage du nouveau venu. Mon sang ne fait qu’un tour et je reste figée contre ma chaise, incapable de bouger alors qu’il prend place devant moi et se met à parler. Mais je ne l’écoute qu’à moitié. Parce qu’il est là. Je peux sentir sa présence. Reconnaître chacun de ses traits. Je peux sentir mon corps, mon être, se tendre vers lui. Non. Je suis toujours aussi amoureuse de lui, je ne suis pas du tout remise. Un seul regard et j’ai seize ans à nouveau. Alors enfin je m’attarde à son discours. Sa voix, masculine, fatiguée, inquiète. Oh mais il est là. Quelle importance dans les mots? Mais ces mots disent quelque chose. Ils disent qu’ils me veulent encore.

La claque me vient toute seule. Je ne réalise qu’elle a eu lieu que lorsque mon bras retombe près de moi et qu’un rouge s’est formé contre sa joue. La colère a éteint mon cœur, résultat de semaines à attendre, à me ronger les sangs, à craindre, à me débattre toute seule avec toute cette tristesse que j’ai pu ressentir. Mais elle cède rapidement place à l’espoir. Un espoir qui se déverse en moi, qui fait vibrer tous mes membres et alors je me lance sur lui, renversant la chaise au passage. Nous tombons tous deux à la renverse et je me retrouve au-dessus de lui, de ce visage que je vais embrasser, encore et encore à la recherche de ses lèvres que je trouve après quelques tâtonnements. Je l’embrasse avec ferveur, retrouvant ce contact charnel qui m’a tant manqué. Je veux me l’approprier, je veux me convaincre qu’il ne partira plus.

«Oh ne pars plus espèce de gros bêta… Je sais… je sais tout ça… Fermes là et prends moi dans tes bras…»

Je ne veux plus parler. Je veux juste qu’il soit là, en dépit de notre position peu confortable contre l’herbe, à moitié pris dans notre chaise. Je le retiens par les épaules, venant chercher ses lèvres à nouveau. Le baiser du désespoir et de l’espoir tout à la fois.
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Weston Elric
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mer 25 Mar - 19:52


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Il n’y a pas une seconde où j’ai cessé de penser à elle. Où elle ne m’a pas manqué. Où je n’ai pas rêvé du moment où nous nous retrouverions. Où je n’ai pas maudit ces moments éloigné d’elle. De sa chaleur. De sa ferveur. Ces moments loin de ses lèvres. De ses mains douces. Et de la perdre… L’entendre me rejeter de vive voix… Ce serait ma fin. Le coup de grâce. La punition ultime pour mes erreurs passées. Et à présent que j’ai enfin compris qu’il s’agit d’erreurs passées, la perdre pour de telles raisons me serait insupportable. J’ai beau jouer les durs, j’ai beau  dire que je comprendrais, que j’obéirais, en réalité, il n’en serait rien. En réalité, jamais je ne le pourrais. Parce que si je me suis battu pour moi, si j’ai accepté de m’aider, ce n’était certainement pas que pour ma réflexion dans le miroir. Si je me suis tant battu, si j’ai appris à tenter de m’aimer, ce n’était au fond pas que pour moi. Pas que pour moi, non. Et si elle devait véritablement me rejeter, en cet après-midi ensoleillé, alors je ne pourrais que me battre. Me battre pour elle. La convaincre que je suis parti pour le plus grand bien. Que je l’ai quitté pour lui revenir meilleur. Que j’ai manqué une nouvelle fois à ma promesse pour ne plus jamais avoir à le faire. Je l’ai fait pour moi, mais je l’ai aussi fait… pour nous.

Let go of the pen I hold
Let go of everything I’ve known
Let go of a broken past
I’m done with looking back
Let go of the pen I hold

Je ne sais pas combien de temps se sont écoulés depuis que j’ai cessé de parler. Quelques fractions de secondes, peut-être? Pas suffisamment pour que je puisse réfléchir à la suite. Pas assez pour que je puisse m’armer pour la suite. Pour que je puisse faire face à sa réaction. Que j’anticipe ce qui ne pouvait pas l’être. Mon sourire naïf encore accroché aux lèvres, je n’aurais jamais pu prévoir la gifle qui vient s’écraser avec violence sur mon visage, m’arrachant un sursaut. Le souffle coupé par la surprise, je ne parviens pas à protester contre la réponse de la rose. Une réponse que craignais. Une réponse que je n’ai pu m’empêcher d’imaginer depuis mon arrivée au centre de désintoxication. Que j’ai tenté de chasser avec toute ma force. J’ai tenté de chasser ces images, de m’imaginer qu’il en serait autrement. Et j’en suis presque parvenu. Presque. Mais alors qu’enfin j’y arrivais, elle est revenue à la charge, avec cette gifle. Avec cette réponse qui ne pourrait être plus claire.

Avec tout ce qui est arrivé. Avec tout ce que notre relation a dû subir ces derniers mois… Je ne peux pas lui en vouloir. Je ne peux pas dire qu’il s’agit véritablement d’une surprise. Entre l’accident, l’overdose, et maintenant ça… Je l’ai abandonnée à tant de reprises, ce qu’elle me fait n’est au final que justice. Et pourtant, je ne peux pas l’accepter. Je ne peux pas simplement me rendre, comme je l’ai pourtant assuré à la jeune femme quelques instants plus tôt. Je n’ai pas fait tout ce putain de chemin pour me buter à un rejet. Non. Si elle me refuse, alors je me battrai. Je lui montrerai. Et je n’abandonnerai pas tant qu’elle ne l’aura pas compris.

Rewrite the story
Letting you in
Take what has ended
And let it begin

Prenant une grande inspiration, je pose un regard sérieux sur la rose, cette fois prêt à m’imposer à elle. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, la jeune femme s’élance sur moi. Une nouvelle fois pris par surprise, je n’ai pas le temps de réagir que nous nous retrouvons tous deux à terre. Alors que mon imagination fertile l’imagine déjà me sauter au cou pour laisser libre court à sa violence interne, elle n’en fait rien. Au lieu de m’attaquer, elle vient chercher mes lèvres, que je lui offre sans vraiment comprendre. Au fond, peu importe la logique, pas vrai? Tremblant, je glisse mes mains contre son corps, allant chercher sous ses vêtements sa peau, comme pour m’assurer qu’elle se trouve bien là, sur moi. Qu’elle n’est pas imaginaire.

-J’ai rien compris, mais ok. Ok pour tout ce que tu dis.


Un sourire aux lèvres, j’obéis à la rose. Je n’ai absolument rien compris, c’est vrai. Mais l’amour n’est pas logique. La vie ne l’est pas. On fait des trucs débiles, des tas même. Et pourtant, on parvient toujours à trouver quelque chose. Quelque chose à quoi s’accrocher. Quelque chose à serrer fort le soir, avant de s’abandonner. Moi je l’ai trouvé, mon quelque chose. Je l’ai trouvé et je ne le perdrai plus jamais. Plus jamais. Plus jamais. Je n’ai rien compris de ce qui s’est passé, mais j’ai compris que je ne pourrai plus jamais faire autrement que d’être à ses côté. Entourant la jeune femme de mes bras, je viens poser sur ses lèvres un baiser enflammé, que je fais durer encore quelques secondes avant de libérer ses lèvres et de venir chuchoter quelques mots à son oreille, le cœur battant, les mains moities.

-Mercy… Veux-tu m’épouser?

Let go of the pen I hold
Let go of everything I’ve known
At last I let my own plot go
At last I let my own plot go
At last I let my own plot twist into your hands
The storyline saved just in time


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Jeu 26 Mar - 23:35


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Notre dernière rencontre doit remonter à des années. À hier. Il m’a manqué comme si nous nous étions quittés pour de longs hivers, comme si nous nous étions languis l’un de l’autre dans d’éternels soupirs figés. Et pourtant, en moi, mes sentiments pour lui sont échangés. Peut-être qu’au fond nous avons toujours été ensemble, indissociables. Si ce n’était de façon physique et charnelle, nos pensées se dirigeaient l’un vers l’autre. Je n’en ai plus aucun doute à présent. Il m’embrasse avec une fougue égale à la mienne, désespérée et avide, presque mélancolique comme un vieux poème désabusé. Je cherche à réduire l’écart encore plus entre nous, l’imitant en glissant moi aussi mes mains sous son chandail pour caresser de mes doigts qui l’agrippent cette peau que je connais par cœur. Je laisse m’échappe un soupir, long, soulagé et amoureux, un soupir comme on en a peu dans notre vie. J’ai cru que je le tiendrais longtemps responsable du silence dans lequel il m’a laissé, que je ne parviendrais plus à le voir de la même façon si jamais il avait décidé de ne pas me laisser derrière lui pour mener une vie différente. Oh, je lui en voudrai encore un peu, certainement, quelque part. Sauf que présentement, je ne pourrais décrire le bonheur que j’ai de le retrouver après ce mois à broyer du noir. Je me sens revivre à son contact, goûtant avec délice à sa présence qui m’a tant manquée.

Il ne comprend pas grand-chose à ma réaction, à cette embardée soudaine de ma part qui m’a précipitée contre lui à chercher ses embrassades. Il ne pourrait faire autrement. Moi-même, je ne comprends pas vraiment ce qui se passe. Je ne cherche pas à déchiffrer quel sens puisse avoir ce moment. Je ne fais que le vivre, pleinement, sans me poser la moindre question. J’obéis à mes sens, au flot continu de mes émotions qui me poussent toutes en sa direction, répondant à ses baisers enfiévrés qui m’avaient tant manqué. La Terre peut bien s’arrêter de tourner, rien n’est plus brusquement réel que cet instant qui nous caractérise, dans un sens. Dans tout le drame, toute la douleur que nous avons pu infliger à l’autre, il y a toujours cette réalité qui s’impose, cette vérité indéniable : nous nous aimons. J’ai craint qu’il n’en serait plus ainsi pour lui mais je me trompais, gravement. Le baiser qu’il m’offre en retour me liquéfie dans ses bras. Je veux être à lui, encore et longtemps. Pour toujours? Probablement. Je me presse contre lui alors qu’il libère notre étreinte, venant glisser ses lèvres près de mon oreille, ce qui me fait frissonner. Ses lèvres formulent mon nom, puis une simple question, quatre mots qui le font frissonner.

Veux-tu m’épouser. Aussitôt mon cœur s’emballe à se décrocher de ma poitrine. A-t-il vraiment formulé ces mots? Je n’ose pas imaginer. Il s’agit d’une blague. C’est probablement le cas. Ce qui explique pourquoi je me suis mise à rire nerveusement en cachant à moitié mon visage dans son cou, dissimulant les teintes empourprées qu’on pris mes joues. Il doit être vraiment heureux de me voir, et dans son enthousiasme s’est confondu dans ses pensées. Je me redresse finalement, incapable de soutenir sa présence qui me comblait pourtant un instant plus tôt. Je me détache de lui en évitant soigneusement d’éviter son regard en tâchant d’avoir l’air naturel, lui tendant la main en laissant mon regard vers l’horizon baigné de soleil. Je dois me reprendre, me ressaisir, lui offrir une réponse. Une réponse à quoi? Peut-il vraiment être sérieux en ce moment et me demander ma main?

«Je sais que tu es enthousiaste de me voir, mais un peu de tenue quand même!»

Je rigole doucement, en passant sa main dans la mienne, caressant sa peau d’un air distrait. Car je suis absorbée par mes pensées. Je n’ai jamais eu envie de me marier, surtout après avoir assisté au divorce déchirant de mes pensées. Il m’est resté avec moi le vieux souvenir de ma mère, amère, me disant un verre à la main de ne jamais me marier, que les femmes sont mieux libres. Si ces paroles sont été prononcées sous l’effet conjugué de l’alcool et de la peine, il n’en reste pas qu’elles se sont ancrées en moi. Le mariage n’a jamais fait partie de mes projets, ni de ma culture en tant que tel. De mon pays perdu dans ses neiges éternelles, il n’est plus très commun de se marier. Je n’avais pas prévu m’engager dans une relation sérieuse, alors de me filer la bague au doigt? Non, rien de ceci ne fait de sens et pourtant, je lis dans le regard azur de mon amoureux toute la tendresse qu’il dessine pour nous. Je secoue la tête pour m’ébrouer. Non, il n’est pas sérieux. Alors pourquoi ma voix tremble-t-elle lorsque je m’adresse à lui?

«De… toute façon tu n’as pas de bague, hahaha!»

J’observe l’horizon avec grande attention à présent, mal à l’aise et confuse.
(c)Golden

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Weston Elric
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Ven 27 Mar - 16:13


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Est-ce que je viens réellement de dire ces mots? Ils m’ont échappés, dans la joie de la retrouver, dans l’enthousiasme de me retrouver contre elle à nouveau. Et pourtant, je ne les retirerais en aucune circonstance. Ces mots ont beaux ne pas avoir été réfléchis depuis des semaines comme ils auraient certainement dû l’être, mais ils n’en sont pas moins sincères. Ils n’en sont pas moins réels. J’aime Mercy. Plus que tout. Plus que je n’ai jamais aimé qui que ce soit. Je ne sais pas si je peux affirmer avec certitude être l’amour de sa vie, mais je jeux sans hésitation dire qu’elle est le mien. Je l’aime, alors que me faut-il de plus? Elle a été là pour moi. Toujours depuis que nous nous connaissons. Elle m’a vu dans mes moments les plus sombres comme ceux les plus beaux. Elle m’a accompagnée dans mes réussites comme mes échecs. Et jamais elle ne m’a jugé. Jamais elle ne m’a rejeté. À travers mes crises les plus pénibles elle a continué à m’aimer. Alors, je le demande à nouveau, que me faut-il de plus?

Pris au dépourvue, la rose ne trouve rien d’autre à faire que se mettre à rire nerveusement dans mon cou, ce qui attire sur mes lèvres un petit sourire. Si je m’attendais à cette réaction? Absolument pas. Mais comme je n’avais prévu aucune réaction déjà à la base, je ne crois pas en être plus surpris que si elle m’avait giflé de nouveau, ou si, au contraire, elle s’était empressée de me dire qu’elle attendant ces mots depuis des années. Enfin, il ne s’agit pas encore d’un refus, et c’est déjà bon signe. Quoi que ce ne soit pas non plus un oui… Nerveuse, elle se détache de moi, trouvant mille excuses pour expliquer mes mots. Mais au fond, elle sait bien qu’il n’y a pas d’explications. Pas d’excuses. Pas de blague. Elle le sait, sans vouloir se l’avouer. Et je ne peux pas lui en vouloir, en fin de compte. Qui voudrait d’un imbécile pareil? Qui voudrait passer le reste de ces jours avec Weston, le fou à lier? Le drogué. L’alcoolique. L’impulsif. Le putain de bordeline, tiens! Certainement personne. Mais peut-être voudra-t-elle de Weston l’homme? Weston, celui qui rendra soin d’elle pendant tous les jours de sa vie. Celui qui l’aimera inconditionnellement, beau temps, mauvais temps. À travers le meilleur et le pire. Peut-être voudra-t-elle de celui qu’elle a su voir en moi, celui qu’elle a su me faire apprendre à aimer. Celui pour lequel je me suis battu ces dernières semaines.

-C’est la bague qui pose problème? Tiens, la voilà, ta bague!

Me redressant de manière à coller mon torse contre le sien, j’attrape une marguerite solitaire poussant juste à côté de nous, et avant qu’elle ne se rende compte de quoi que ce soit, j’attache la tige à son doigt, de manière à en créer une petite bague improvisée. Reposant mon regard sur elle, je glisse mes mains contre son cou, la forçant à me regarder dans les yeux.

-Mercy j’ai pas toujours pris les bonnes décisions, même que je doute déjà en avoir pris, mais je sais qu’aujourd’hui, j’ai jamais fait quelque chose d’aussi réfléchit.

Aussi peut réfléchit que soit cette demande en mariage, soit.

-Écoute, je t’aime, et c’est tout ce qu’il y a à savoir. Je sais que c’est ce que je veux. Je sais que je veux passer ma vie avec toi. On a qu’une vie à vivre, Mercy. Je l’ai peut-être pas réalisé de la bonne manière, mais je l’ai réalisé. Et maintenant, bah, il est trop tard! Maintenant, tu peux plus te débarrasser de moi. Désolé, beauté, mais t’es coincé!

Un sourire aux lèvres, je lui glisse un nouveau baiser, la retenant toujours au cas où l’envie de partir en courant lui prenait. J’imagine qu’il ne s’agit pas là de la demande en mariage la plus romantique qui soit. Peut-être aurait-elle souhaité me voir arriver sur un cheval blanc, suivi d’une fanfare digne d’un festival, avec une ficelle rattachée à la lune pour que je puisse lui offrir. Ce n’est pas une demande en mariage digne de Cendrillon, ou même de ce foutu Notebook que j’ai toujours refusé de regarder, mais c’en est toujours une. Toujours aussi valable. Et j’attends toujours une réponse. Que ce soit maintenant, ou demain, ou dans trois semaines, peu importe. Mais je veux une réponse.


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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Ven 27 Mar - 21:56


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
D’où sort cette envie soudaine? Pourquoi souhaite-t-il sceller notre destin, maintenant alors que nous nous retrouvons à peine? Qu’est-ce qui a précipité sa décision? Car il est évident qu’il ne l’a pas dûment réfléchi. Il s’agit de Weston Elric, le tombeur, celui qui collectionnait les femmes avant de me connaître. Je ne suis qu’un épisode dans son existence légère, ou du moins est-ce que j’ai toujours cru de façon à peu près inconsciente. J’ai toujours cru que notre histoire aurait une fin, je m’y étais préparée même à sa sortie du centre. Je m’attendais à n’être qu’une histoire à classer dans la panoplie de ses expériences, un vieux souvenir auquel il pourrait se raccrocher avec bonheur. Je m’y étais résignée, probablement car je pensais qu’il en serait ainsi pour moi aussi, même si cela ne réduit en rien la puissance de mon affection pour lui. Ainsi j’ai connu l’amour, avec un début et une fin. J’ai toujours détesté cette idée qui impose sur une relation un sceau presque indélébile, dont on ne peut se défaire qu’à grand prix. Est-ce vraiment ce que Weston me propose, en cet instant? De vivre toute sa vie avec moi? Non, il blague. J’en suis convaincue. Il le faut. Un homme préparé et sérieux serait venu avec une bague et aurait fait cette demande comme il le faut, avec quelques effets spéciaux du genre film américain pour terminer de m’impressionner et nous aurions vécu heureux pour toujours.

J’ai beau me répéter tout ceci, je sais qu’il ne fait pas semblant. Je le lis dans ce regard tendre dont il m’entoure. Il repousse mon excuse vaine avec un calme qui m’étonne. Comment peut-il être aussi calme? Réalise-t-il ce qu’il est en train de dire? De me demander? Ce qui se passera si je dis oui? Je ne dirai pas oui. Je ne peux pas répondre déjà. Je me sens prisonnière, comme acculée dans un coin de mur. Nous étions si simples. Lui et moi, libres mais unis, à mener nos vies en parallèle ou presque. Nous allions toujours dans la même direction et c’est tout ce qui comptait à nos yeux. Je n’ai jamais cherché à réfléchir à ce que nous étions, ce que nous deviendrions. Il n’existait qu’une perspective à mes yeux : nous avions un avenir tous les deux. Du moins je ne pouvais m’imaginer sans lui pour le moment et c’est toujours le cas aujourd’hui. Je le réalise plus que jamais qu’il est unique, différent, qu’avec lui je me sens bien au-delà des mots, mais si je veux l’épouser? Sincèrement je n’en sais rien. Je suis encore si jeune, j’ignore encore qui je suis entièrement alors comment pourrais-je répondre à une telle demande et savoir ce que je souhaite pour mon avenir entier? Le voilà qui file à ma main gauche une bague improvisée et j’ai un vertige en imaginant à mon doigt une véritable bague sertie de diamants. Ses mains sur mon coup, venant cherchant mon visage et m’obligeant à le regarder. Mes prunelles ne peuvent de détacher cependant de la marguerite juchée contre mon doigt.

«Weston tu…»

Je le laisse parler. Il mérite bien que je l’écoute. Mais plus il parle, plus je sens la panique s’emparer de moi. Il me retient de moi, il doit savoir que je n’ai qu’une envie : m’enfuir en courant. Je me suis mise à trembler dans ses bras, plus confuse que jamais. Puis il se penche pour m’embrasser. À la rupture de nos lèvres, je ne peux plus retenir le flot paniqué de mes paroles.

«Weston tu n’y penses pas! Nous venons à peine de nous retrouver après un mois et demi loin l’un de l’autre et tu arrives en me demandant de… de… C’est… C’est impensable… C’est… trop tôt! Nous ne vivons même pas encore ensemble véritablement… Et… Je n’ai que vingt-quatre ans moi… Je… Je t’aime… Je t’aime tellement Weston… Mais… C’est… Réalises-tu ce que tu me demande? Ce… ce n’est pas comme une balade dans un parc, Weston… c’est un contrat pour la vie! Bordel de merde…»

Je me débats un peu dans ses bras, m’y sentant à l’étroit, un peu étouffée. Je cherche une issue, la pression est trop grande. Je revois le mariage de Damien et de Solène et je m’imagine à la place de ma meilleure amie, auprès de Weston, dans une grande robe immaculée. Est-ce là ma destinée?
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Dim 29 Mar - 17:30


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Dire qu’il y a encirons un an, jour pour jour, sur une petite île paradisiaque, je me ventais presque de n’avoir jamais réfléchi au mariage. Je criais haut et fort à cette même jeune femme à la chevelure rose que je n’avais même aucune certitude de vivre jusqu’à ce moment de ma vie. Et aujourd’hui, me voilà allonger dans l’herbe, la même rose sur le torse, à lui demander sa main. À vouloir sceller nos existences par de simples mots. De simples mots, oui, mais ô combien lourds de sens. Des mots que je n’aurais jamais cru prononcer un jour dans ma vie, mais que pourtant je ne retirerai plus jamais à présent. Oui, c’est sorti tout seul. Non, ce n’était pas réfléchi. Peut-être que ça aurait pu l’être un peu plus. Peut-être aurais-je pu me préparer un peu mieux. Lui offrir un véritable diamant montré sur un anneau d’or. Peut-être aurais-je dû y songer, à cette fanfare et à ce cheval blanc, qui sait. Mais il n’en a pas été ainsi. Cet après-midi, j’ai offert à l’amour de ma vie une déclaration à mon image. Impulsive, mais sincère. Sincère comme jamais.

Et malgré tout, malgré mes mots qui se veulent rassurants, elle panique. Elle se débat, par ses mots et ses gestes. Trop tôt, qu’elle dit. Trop tôt? Je crois pourtant que nous n’avons jamais vraiment été patient l’un pour l’autre. Mes souvenirs me portent à croire que nous n’avons jamais évoqué cette excuse pour freiner notre relation, alors pourquoi le faire, maintenant, alors que je suis si certain de ma décision? La rose ne s’est-elle pas jetée dans mes bras et dans mon lit avant même que je ne connaisse son nom? N’avons-nous pas justement sauté l’étape d’apprendre à se connaitre avant de passer à la chair? D’ailleurs, n’avons-nous pas aussi passé Noël ensemble, avant de nous connaitre? Une fête qui se passe habituellement en famille? Les étapes, nous les avons toujours sautées, alors pourquoi ne pas continuer la tradition? Pourquoi s’obstine-t-elle à se chercher des excuses, alors qu’elle sait tout autant que moi que cette tactique ne fonctionnera pas. Je comprends totalement sa crainte, ses hésitations, pour les porter moi-aussi, mais…

-Écoutes, je sais que t’as peur… Moi aussi j’aurais peur à ta place! Je veux dire, c’est normal! D’ailleurs, le contraire m’aurait fait peur plus qu’autre chose… Je sais que c’est pas rien, crois-moi, je sais. Mais vois pas ça comme un contrat, ou comme un truc chiant… Mercy, je te jure, quand je dis que j’ai jamais été aussi certain de ma vie, je le pense. Et je sais que j’ai pas toujours été facile à vivre, mais c’est du passé ça. Je suis différent maintenant. J’ai reçu de l’aide et… Enfin, j’imagine que je pourrai t’expliquer à un moment différent, mais voilà… Alors, tu pourrais peut-être au moins y réfléchir, non? Et après, le reste ça s’arrange, hein! Vivre ensemble, c’est loin d’être impossible, on le fait presque déjà! Ou enfin, on le faisait presque déjà… Et puis, c’est pas comme si j’étais pressé de retourner dans mon trou, tu vois…

Je cherche à rassurer la rose en resserrant mon emprise autour de son corps, la collant contre moi, couchant sa tête contre mon épaule. Les yeux clos, je la berce tranquillement, cherchant à apaiser sa panique, si une telle chose est possible.

-Tu sais t’es pas obligé de me dire ta réponse tout de suite, hein. T’es même pas obligé de me dire oui, non plus hein, même si bon c’est sûr que ce serait mieux… Mais… tu pourrais y réfléchir, okay?

Je sais bien que c’est une énorme question que je lui pose. J’en suis totalement conscient. Et c’est pour cette raison que je ne demande pas une réponse immédiatement, là, tout de suite. Je n’aurais moi-même jamais été capable de répondre à sa place. Mais malgré tout, je tiens à cette réponse. Aujourd’hui, j’ai commencé une nouvelle vie. Aujourd’hui, j’ai pris mon destin entre mes mains. Et cette question me semble la plus censée pour débuter cette nouvelle existence. C’est simple, cette nouvelle vie, je veux la débuter avec elle.

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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Lun 30 Mar - 17:31


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Il est plutôt rare que j’arrive à me sentir coincée avec Weston. Il y a quelque chose dans notre relation de parfaitement naturel, si bien que chaque étape de notre vie commune ne m’apparaît pas un comme obstacle, au contraire. Avec cet homme, tout m’apparaît simple et complexe tout à la fois et c’est bien ce qui me plaît chez lui, cette dualité constante dans laquelle nous dansons, tous les deux. Je ne saurais l’expliquer d’avantage. Je sais que nous ne pouvons être qualifiés comme d’un couple exemplaire et pourtant, nous fonctionnons à notre manière. De le retrouver me satisfait au plus profond de moi-même, éloigne les ténèbres qui se sont emparés de mois pendant ce lugubre mois de mars que je souhaite voir s’éteindre. Peut-être sa venue en est-elle le début? Et cette question alors? Plus je pense à cette proposition, plus mon malaise persiste et s’accentue. Les bras réconfortants de mon amoureux m’emprisonnent, me forcent à regarder en face une réalité que je ne puis accepter pour le moment. Nous marier? Nous qui débutons encore dans cette vie, qui ont fait des tonnes d’erreurs et qui n’ont pas fini d’en poser? J’ai presque envie de pleurer à sentir que Weston ne défera pas son emprise autour de moi, qu’il ne me laissera pas filer alors que j’en aurais véritablement besoin. Une sorte de rage me prend aux tripes et je tente une nouvelle fois de me dégager en sentant ma patience s’égrainer.

Nous filions le parfait amour. Même si notre histoire est complexe et nos expériences, souvent déchirantes, notre affection l’un pour l’autre s’est raffermie et a persisté. Aujourd’hui, j’ai le sentiment de me trouver à la croisée des chemins. Forcée à prendre une décision à laquelle je ne sais trouver de solution. Sa voix m’entoure avec une douceur qui me surprend. Ses mots, justes, comme autant de formules destinées à solutionner les équations habituelles de mon cas complexe. Tel un expert, il me parle et l’impression étrange qu’il est devenu habile, qu’il me comprend mieux que quiconque à présent et qu’il retourne cette connaissance approfondie contre moi me frustre d’avantage. La frustration insiste au creux de mon estomac lorsque je réalise que ses paroles m’apaisent effectivement. Mes doigts ont cessé de trembler et l’impression poignante d’emprisonnement s’est défaite alors qu’il pose ma tête contre son épaule. Il a opposé à mon esprit agité un aspect parfaitement rationnel, soit que nous pourrons bien sûr habiter ensemble pour peu qu’on s’en donne la peine, que rien n’est pressé. Il vient aussi chercher ma sensibilité de par son discours amoureux et sincère, en plus de provoquer en quelque sorte ma culpabilité par cette dernière phrase qui souligne qu’il n’est pas pressé de retourner chez lui. Sauf que non. Il me demande trop. Il nous demande trop. Je ne suis pas prête à m’engager dans cette étape. Sitôt je me croyais calmée que la panique revient, bien qu’un peu moins présente.

«Weston, c’est trop… tu me demandes trop… Tu sais à quel point l’engagement est difficile pour moi, j’ai failli m’effondrer le jour où nous avons décidé d’être ensemble et de se jurer fidélité. Je crois en nous, en notre couple, en ce que nous sommes. J’étais tellement convaincue que tu ne voudrais plus de moi après ton absence et… Maintenant j’ai la preuve que non, que tu m’aimes véritablement et sincèrement Weston, je crois que cet éloignement m’a fait réaliser à quel point je t’aime mais…»

Je fuis son regard. Si jamais je dois lui dire non, en sera-t-il blessé? Devrai-je ensuite composer avec un froid qui perdurera peut-être? Pourquoi n’ai-je pas la force de refuser entièrement, maintenant? Il me demande de réfléchir et je soupire.

«Je veux bien réfléchir. Tu le mérites après tout. Mais il est possible que je te fasse attendre longtemps, très longtemps. Je me demande si tu en auras la patience.»

Je me détache de lui pour retourner m’asseoir où j’étais tout à l’heure, en remettant à l’endroit la chaise renversée au passage. Je l’observe avec un mince sourire.

«Toutes les filles du monde auraient dit oui en pleurant à tes pieds et tu dois tomber sur celle qui panique et qui se serait sauvée en courant si tu ne l’avais pas retenue.»

J’ai le mérite d’être sincère, en espérant que mes paroles ne le blesseront pas.
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Lun 30 Mar - 18:21


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


J’ai beau tenter de rester calme, en possession de tous mes moyens, au fin fond de moi, il n’en est rien. Si je me le permettais, je tremblerais comme jamais. Certainement que j’hurlerais, que je frapperais, que je mordrais. Certainement que je n’aurais pas cet air serein au visage. L’idée qu’elle puisse me dire oui autant que me dire non me terrifie. Dans les deux cas, mon existence prendra un tout nouveau tournant. Peu importe la réponse de la rose, nous devrons tourner la page. Changer. Et alors qu’une réponse mènera vers le meilleur, l’autre aboutira au pire. Sauf que lequel est lequel, ça, je ne saurais dire. Même pour moi qui n’ai jamais été aussi certain de ma vie, je ne sais pas. Je ne sais pas si un mariage pourra réparer nos fissures, nos bobos. Je ne sais pas si ça durera, aussi fort soit mon amour pour la rose. Mais je sais que j’en ai envie. Je sais que j’ai envie d’elle. Toujours dans ma vie. Toujours à mes côtés. Je sais que sans elle, je ne suis rien. Sans elle je suis faible. Sans elle, je ne suis qu’une enveloppe vide. Et que jamais dans ce monde je ne trouverai qui que ce soit pour la remplacer. Alors oui, cette proposition de mariage pourrait bien terminer en catastrophe, mais ça, il n’y a que le temps qui pourra nous le dire. Parfois il faut essayer, parfois il faut se lancer. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai? Après tout, pourquoi même vivre si nous ne regardons que la mort au final?

Une nouvelle fois, la jeune femme proteste. Encore et toujours les mêmes arguments qui ressortent. Trop. Trop tôt, trop demandé, trop difficile. Encore et toujours des excuses pour éviter de donner sa réponse. Mais encore une fois, je ne me fâche pas. Je me contente d’accepter ses paroles, un creux dans l’estomac. Elle n’est donc pas prête à faire ce saut avec moi. À partager sa demeure avec moi. À m’inclure dans sa vie pour de bon. Et même si je ne peux pas lui en vouloir, je ne peux pas m’empêcher de ressentir une forte sensation désagréable en moi. Je n’ai jamais été très fort sur les rejets, après tout, et bien qu’elle n’ait pas employé ces mots exacts, ça y ressemble fortement. Elle refuse de s’engager. Malgré toutes ces belles paroles que j’ai pu lui offrir quelques instants plus tôt, je ne parviens pas à m’y faire. J’ai pourtant fait tant d’efforts pour elle. J’ai pourtant décidé de refaire ma vie. De me débarrasser de ce qui pouvait nous freiner. J’ai fait le ménage. J’ai dit adieux à tout ce que j’étais pour ne laisser place qu’à ce qu’elle aimait. Mais n’est-ce donc pas encore suffisant?

Je fuis à mon tour son regard, ne pouvant plus le supporter sans perdre mes moyens. Même si je n’avais aucunement imaginé ce moment, je peux dire que ce n’est pas exactement comme ça que ça devait se passer. Elle ne devait pas paniquer autant. Elle ne devait pas m’abandonner, me laisser à moi-même. Et en ce moment où j’aurais besoin d’elle pour me protéger d’elle, elle m’abandonne, me laisse partir à la dérive alors qu’elle se redresse. Alors qu’elle m’abandonne dans cette herbe qui me semble soudainement plus froid que jamais. Elle a beau dire qu’elle y réfléchira, le reste de ses mots me portent à croire qu’il ne s’agit là que d’une formule préconstruite pour éviter l’explosion. Il serait tellement tentant de simplement partir. De reprendre mon sac et disparaitre à jamais. De fuir avant qu’elle ne puisse le faire. Mais ça, ça aurait été l’ancien Weston. Lui n’aurait pas hésité à hurler une panoplie d’insultes avant de fuir, comme il l’a déjà fait par le passer. L’ancien Weston, lui, se serait empêché de proposer cet engagement. Il aurait tout fait pour éviter le rejet, allant même jusqu’à s’empêcher d’être heureux. L’ancien Weston, lui, s’était même battu corps et âme pour ne pas tomber amoureux. Mais il n’est plus. Il a disparût avec bon nombre de problèmes. Et je suis déterminé à ne pas le laisser refaire surface, aujourd’hui. Alors au lieu de lui laisser libre court, au lieu de le laisser gagner du terrain, je m’accroche. À ces dernières parles que vient de prononcer la rose. Comme une provocation. Peu importe ce qu’elle voulait accomplir en laissant échapper ces derniers mots, c’est ainsi que je les prends.

-Eh bien alors je devrai convaincre cette fille de suivre le troupeau, pas vrai? Je devrai la convaincre de dire oui.

Sur ces mots, je me redresse à mon tour, quelques peu calmé par mes dernières paroles. Je ne sais pas s’ils étaient véritablement destinés à répondre à la rose, ou plutôt à ma propre panique intérieure, mais au moins, ils ont eu le mérite de me calmer. De nouveau en contrôle, je m’approche de la jeune femme pour venir la coller une nouvelle fois contre moi et lui glisser un nouveau baiser contre le cou.

-J’en ai peut-être pas l’air mais je peux parfois être patient. Enfin… ça dépend pour quoi…

Sur ces derniers mots, je lui glisse un clin d’œil, un large sourire aux lèvres. Disons simplement que je n’ai jamais été le maître de la subtilité…

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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mar 31 Mar - 1:24


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Je crois qu’il l’a toujours su. Je ne suis pas la femme typique, même si à l’approche, je peux le sembler. Cette jeune femme assurée, au sourire ravageur. Qui pourrait y croire? Que sous d’innombrables couches d’une image forgée au fil des années, une fillette effrayée se cache-là, prête à prendre les armes. Un mécanisme de défense. Voilà ce que j’ai l’impression d’être, encore et encore. Dès qu’une épine se pose au-travers de mon chemin, je réagis toujours ainsi. En fuyant et lorsque je ne le puis pas en affrontant. Je n’ai pas envie de fuir Weston. Si sa demande m’indispose, me gêne même et m’offre le sentiment amer que plus rien ne sera pareil désormais, mes sentiments pour lui demeurent absolument inchangés. Qu’en est-il de lui? Mes paroles peuvent paraître blessantes. À sa place, ne me sentirais-je pas insurgée de mon attitude? Par mes mots? Probablement. Mais je n’y peux rien. Je préfère me montrer honnête plutôt que de nous voiler la face à tous les deux. Parce que je ne suis pas cette jeune femme éclatant en sanglot en marmonnant un «oui» entre deux sanglots. Je ne suis pas cette femme qui a imaginé toute sa vie le moment où on lui prouverait contre tout doute qu’on l’aime. Qui a déjà écrit dans son esprit l’histoire de ce moment magique où elle revêtirait cette robe immaculée, où elle serait princesse. Oui, nous le savons. Pourtant il est allé contre tout ce que nous sommes et m’a demandé ma main. Le mot résonne encore sous mon esprit. L’épouser. Épouser Weston Elric. Mercedes Blanchett. Mercedes Turnac. Victoria Hills. Azmitia. Mercedes Elric. Combien de noms devrais-je encore porter?

«Je ne suivrai pas le troupeau, Weston, je ne suis pas ainsi. Si j’accepte un jour de t’épouser, ce sera car je te suivrai toi.»

Je serre sa main, me laissant attirée à lui alors qu’il me file un baiser dans le cou. Ses paroles me paraissent alors aussi insignifiantes qu’un «il fait beau aujourd’hui». Quelque part résonne en moi l’envie charnelle de me trouver près de lui très vite, là où un manquement dans son absence a laissé un grand vide. Mais pas tout de suite. Mon esprit troublé ne parvient pas à assimiler autre chose que cette ombre qu’il a projeté sur moi sans le savoir, sans le vouloir. Je soupire en secouant la tête. Comment peut-il sembler si détaché, si joyeux? Je l’observe, mes prunelles luisant de cette tristesse qui ne m’a jamais vraiment quitté ce mois-ci.

«Tu devras l’être. Il y a encore des choses que je dois savoir, Weston. Je dois savoir pourquoi maintenant.»

Je le force à s’asseoir et à me regarder. Ne serait-ce qu’un instant, qu’il place toute sa joie de me retrouver pour s’attarder à ce que nous étions avant, avant son départ. Je le scrute comme si je voyais un nouvel homme, cherchant à percer ses mystères. Je viens prendre ses mains.

«Je suis désolée si je t’ai blessé, Weston. Je t’aime tellement. J’espère que tu n’as pas de mal à y croire même si je refuse de t’offrir une réponse. J’ai besoin de savoir ce qui s’est passé là-bas et pourquoi cette envie soudaine de… de m’épouser. Qu’est-ce que tu as vécu là-bas pour changer autant? L’homme que j’ai connu craignait tout autant que moi de s’engager. Alors… qu’est-ce qui s’est passé?»

Je ne regrette rien de l’avant si Weston se sent mieux après son passage au centre de désintoxication. Alors pourquoi le malaise persiste? Pourquoi ai-je l’impression que Weston a réglé ses démons, du moins en partie, qu’il est sur le chemin de la guérison?

Alors que moi, je stagne.
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mar 31 Mar - 3:34


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Comment appelle-t-on cette loi qui dit que quand quelque chose de merdique arrive, c’est automatiquement suivi d’une avalanche de merde? Enfin, peut-être que si j’étais resté plus longtemps à l’école je le saurais, mais peu importe. Mais voilà, je crois que cette règle s’applique à merveille à ma vie. J’ai beau m’accrocher, j’ai beau me débattre, j’ai beau tout tenter pour m’en sortir, l’avalanche de merde finit toujours par me rattraper. Bordel, je viens de vivre l’enfer. Je viens de sortir d’un très long processus, mais ça ne semble jamais satisfaisant. J’ai vécu l’enfer, oui, et à présent que j’en suis sorti, à présent que j’ai remis les pieds sur terre, et que je tente d’y rester, j’ai l’impression que l’univers est contre moi. C’est quoi, celle-là? La loi de Murphy? Tout ce qui doit arriver arrivera? Peut-être que ce qui doit m’arriver c’est ça, justement. Vivre dans la merde. Avec l’incapacité de m’en sortir. D’être heureux. Peu importe comment on le regarde, au final, c’est ça n’est-ce pas? J’ai beau tenter de sortir de ce merdier avec un peu d’humour, un peu d’enthousiasme, la rose revient à la charge à l’aide de ses paroles pessimistes.

-Bordel, Mercy… T’es obligée d’être aussi sévère…? Je sais que t’es pas dans le troupeau, mais… Putain je devrais même pas avoir à m’expliquer, quoi.

Peu importe mes décisions, elle ne sera jamais satisfaite, pas vrai? Je viens de lui dire que je me battrai pour elle, que je lui prouverai que je peux être du « husband material », comme le dirait si bien ce cher britannique qui me sert de beau-frère. Je viens de tenter de lui faire comprendre que je l’aime plus que tout, et malgré tout, elle revient encore et toujours pour tenter de me faire comprendre que tout ceci était impossible. Mais alors, pourquoi ne pas me l’avoir signifier dès le début. Pourquoi ne pas m’avoir chassé quelques instants plus tôt, alors que je ne m’étais pas encore fait mille scénarios…?

J’ai envie de m’en aller, encore une fois. Mais elle me force à m’asseoir. Cette fois, c’est elle qui me retient. Mais pourquoi? Pour me questionner. Pour me forcer à dire ces choses que je lui ai évitées pour une raison. Certaines choses ne sont-elles pas mieux de ne pas être dévoilées? N’y a-t-il pas une loi comme ça? Il doit certainement y en avoir une, non? Pourtant, elle semble l’ignorer, car elle insiste. Elle veut savoir pourquoi. Pourquoi…? Suis-je même sensé le savoir, moi? Pourquoi maintenant plutôt que hier? Pourquoi maintenant plutôt que demain? Cette fois, c’est moi qui n’ose plus croiser son regard. Cette fois, c’est moi qui glisse mon visage entre mes mains avant de pousser un soupir.

-Mais pourquoi c’est toujours aussi compliqué avec toi! Merde Mercy, pourquoi ça te suffit pas, que je te dise que je t’aime? Pourquoi il faudrait plus? Pourquoi tu veux savoir ce qui est arrivé, là-dedans…? Pourquoi tu veux tellement me replonger dans ce que je viens de quitter…?

J’hoche la tête avec insistance, comme pour chasser cette situation de ma tête. Mais elle ne partira pas. Pas tant que je ne lui aurai pas répondu. Pas tant que je n’aurai pas satisfait sa curiosité assoiffée. Parce que même si cela signifie m’imposer un profond malaise, elle n’arrêtera pas tant qu’elle ne saura pas. Alors je n’ai qu’à trouver cette réponse, pas vrai? Je n’ai qu’à m’imposer la douleur pour sa soif de tout connaitre, pas vrai? Alors, bordel de merde, pourquoi, West? Pourquoi maintenant? Qu’est-ce que tu as vécu de si terrible qui pourrait te forcer à demander sa main maintenant, vieux? Tu le sais, toi, pas vrai? Pas vrai, mon salaud? Pas vrai que tu le sais? Je relève un regard sévère sur la jeune femme avant de passer une main contre mon visage, essuyant toute trace de bonne humeur qui pouvait y résider un instant plus tôt.

-Je croyais que t’avais dit que tu savais, non…? Il t’a pas tout dit, alors…


Pourquoi m’impose-t-elle tout ça? Pourquoi insiste-t-elle pour le faire resurgir? Pourquoi veut-elle le revoir? L’ancien moi. Celui que j’ai réussi à enfermer dans un coin de ma tête avec l’espoir de ne jamais le voir resurgir. Celui qui a enduré toute la douleur depuis toutes ces années. Celui qui avait enfin accepté de prendre sa retraite, et d’amener avec lui toute sa souffrance, tout son lourd bagage. Eh bien, puisqu’elle insiste, donnons à la demoiselle ce qu’elle désir.

-Mercy ce soir-là j’ai voulu me donner la mort. J’ai avalé des pilules. Dans ma salle de bain, j’ai essayé de crever comme un lâche. Je connaissais très bien les conséquences, et je l’ai fait quand-même. Mais j’y suis pas arrivé. Et tu vois, je me suis demandé pourquoi. Pourquoi j’étais trop lâche pour y arriver. Je me suis posé la question, tous les jours. Tous les jours, je me le suis demandé, tu vois?

Je marque une pause, sentant les larmes à veille d’envahir mon visage. Je dois prendre quelques secondes pour me ressaisir, pour éclaircir ma gorge nouée.

-Et là-bas, j’ai trouvé ma réponse. Tu sais ce que j’ai trouvé? Le sais-tu, Mercy? Non, je crois pas, hein? Sinon t’aurais pas demandé. Si j’ai appelé à l’aide, ce soir-là, c’est parce que je t’ai vu, toi. Je t’ai vu me parlant d’un avenir. D’une vie commune, de gosses, de vieillir côte à côte. J’ai vu cet avenir que tu m’a tant vendu.

Cette fois, mon regard s’est planté dans le sien. Cette fois, c’est moi qui ai glissé ma main sur la sienne, comme par réflexe, pour la serrer avec fermeté, presque sans tendresse. Elle a voulu la vérité, elle l’a eu. Crue, servie à froid. La vérité qu’elle clamait vouloir entendre. Eh bien maintenant, comment réagira-t-elle…? Elle que je tente de protéger des ténèbres de mon monde, que fera-t-elle à présent qu’elle a exigé d’y plonger tête première…?

-Alors voilà ce qui s’est passé là-bas, Mercy. Voilà pourquoi j’ai eu l’idée débile de te demander en mariage, maintenant. Satisfaite?

Il n’y a sur mon visage aucune tendresse, aucun sourire. Comment pourrait-il y en avoir…? Après que malgré mes tentatives de passer à autre chose, que malgré mes pieds et mes mains pour lui éviter cette douleur, elle m’ait forcé à y retourner. À faire marche arrière, après tous ces progrès accomplis…? À peine suis-je sorti, à peine ais-je obtenu mon congé que déjà j’y repense. Que déjà l’envie de retourner en arrière me reprend. N’étais-je pas censé éviter les situations stressantes pendant quelques temps? Comment étais-je censé deviner que les choses pourraient ainsi tourner au vinaigre?

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Mercedes L. Blanchett
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mer 1 Avr - 2:17


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Je ne peux pas m’en empêcher. Il s’agit d’un réflexe profondément ancré en moi. Depuis si longtemps. Huit ans. Depuis Jonas. Une promesse scellée sous l’effet de la colère, la honte, du désespoir qui m’étreignait alors et qui me condamne aujourd’hui à repousser constamment ceux que je puis aimer, sans même m’en rendre compte. Comment ai-je passé par-dessus la joie que je ressens malgré tout à cette demande? Comment ai-je me montrer aussi froide? Je réalise le tout à présent, maintenant que ses mots ont plu contre moi comme un grêle de flèches mortelles, s’enfonçant une à une dans la chair tendre de mes remords sans rencontrer la moindre résistance. Je l’y laisse. Prendre les armes, se retourner contre moi après le bombardement que j’ai pu lancer contre ses remparts dans le but de me protéger d’un mal inexistant. Sa patience s’est effondrée comme les hauts sommets de ses tours de garde et à présent son armée s’avance, tel une vague meurtrie, pour défendre l’honneur de leur patrie. Les mots ont ce pouvoir que peu arrivent à saisir. Je peux presque les voir se déchaîner contre moi dans un mouvement, un énième mécanisme de défense que nous nous imposons l’un à l’autre. Ses soldats, bien entraînés, déciment les rangs des miens qui ne savent plus que faire une fois que tombent les canons. L’infanterie est décimée, ne laissant plus, dans l’herbe grasse des collines désignées comme notre champ de bataille, qu’un long sillon pourpre. Il ne me reste plus qu’une seule option, de ramener mes hommes, de se replier en formation défensive en espérant que l’ennemi de s’élancera pas à notre poursuite, qu’on nous accordera miséricorde. Or, après les attaques répétées contre leur citadelle bien-aimée, quel général digne de ce nom nous laisserait à notre retraite sans tenter la vengeance pour tout le mal occasionné?

Cette image me permet, un bref instant, de tenir le coup. Comme si ce que je vis, en ce moment n’était pas véritablement mon histoire. De prétendre que les mots de l’homme à mes côtés, celui à qui j’ai juré fidélité ne viennent pas me lacérer la poitrine. Jeter par terre toutes mes convictions. Je tremble si fort à présent que je peine à rester assise. J’ai d’abord tenté de me recroqueviller, de me planter dans une défensive repliée en toute hâte. Ces explications que je lui demande, il me les doit, du moins était-ce que je pensais encore il y a quelques instants. Me doit-il vraiment quoi que ce soit? Oui, je l’ai attendu. Tous les jours. J’ai pensé si souvent le quitter. Si souvent. De me dire que nous n’en valions pas la peine, me dire qu’ils sont nombreux à me vouloir, d’autres avec qui ce serait plus facile. Mais ici, il ne s’agit pas de moi. Il s’agit de lui. Je le comprends, beaucoup trop tard. Je le comprends lorsqu’il me dit qu’il a voulu mourir. Mourir. Se déchirer de notre existence, emportant la mienne aussi. Weston a voulu mourir sans regarder derrière lui, pour se débarrasser de ces souffrances que j’ai toujours vues en lui et qu’il n’a jamais osé m’ouvrir. Et pendant un bref instant, je lui en veux tellement, tellement de l’avoir envisagé. Dans un soubresaut d’égoïsme, je me raccroche à lui en refusant ce départ qui aurait pu se produire, refusant le mal qu’il m’aurait infligé, refusant la fin. La fin de quoi?

Car au final, il s’agissait bien de nous. Car s’il s’agit de lui, de sa rédemption, de son courage, de sa démarche, il s’agit aussi de moi. De ce que j’ai pu lui inspirer. Moi? Inspirer quelqu’un? Au point de le raccrocher à une existence qui signifie pourtant pour lui de suffoquer? Un vertige me prend. Weston est sérieux. Il est très sérieux. Il a vu sa vie défiler devant ses yeux et a choisi de se raccrocher à la vie, à moi, à nous, à cet avenir que nous dessine depuis des mois et des mois, dont je lui parle au petit matin sur l’oreiller entre deux baisers et dont je rêve moi aussi. Un portrait qui aujourd’hui m’effraie. Probablement qu’à quelque part au courant de notre vie commune, j’ai cessé de croire en lui, de croire qu’il pourrait se relever. J’ai cru que je n’aurais jamais l’excuse de devoir devenir quelqu’un moi aussi et de mettre mes démons de côté. À présent je me retrouve devant lui qui s’est retrouvé à la croisée des chemins, qui a confronté son existence et qui a fait un choix définitif. Vers l’avant.

Je réalise à présent que, bien au-delà de ma réponse, au de-là de la décision, mon refus de considérer même ses paroles ébranle ses convictions. Remet en doute cette décision qu’il a prise en me considérant dans la balance. Comment puis-je aussi ingrate que de lui promettre un avenir que je souhaite aussi ardemment que lui, simplement pour me défiler à la première occasion venue? Si je suis satisfaite? Oh non. Je n’ai jamais été aussi honteuse et frustrée contre moi-même de toute mon existence. Ces mots viennent de m’ébranler en entier, remettre en question cette façade épaisse sous laquelle je me tiens cloîtrée depuis des années. Défaire, pierre par pierre, les murs des palissades de ma propre forteresse.

«Weston…»

Ma voix se brise tant l’étau contre ma gorge se compresse, me coupant progressivement le souffle.

«Je suis désolée.»

Je me redresse, incapable de retenir mes larmes plus longtemps que je chasse rapidement de mes joues.

«Je suis vraiment, sincèrement et entièrement désolée. Je n’ai pas le droit. Je n’ai pas le droit de te tirer vers le bas.»

Car c’est bien ce que je fais, en ce moment. Égrainer cet enthousiasme nouveau de la vie qui s’offre à lui.

«Je t’ai toujours promis un avenir, Weston et je réalise à présent que je m’y défile. Pendant longtemps, je n’ai pas eu à l’affronter. Mais voilà que tu as bravé le pire… Sais-tu à quel point je puis être fière de toi? Et honorée de la demande que tu viens de me faire? Je sais que je ne laisse rien paraître parce que ces mots m’ont ébranlée jusqu’au plus profond de moi-même. Cela n’excuse en rien mon comportement… mais j’ai peur Weston… De tout. Ça m’épuise. Je t’ai fait du mal, encore.»

Je reviens m’assoir près de lui, retenant courageusement les larmes.

«Je ne puis te dire oui maintenant Weston. Tu as fait du ménage dans ton existence, tu es un homme nouveau et tu es prêt à avancer. Mais ce n’est pas mon cas… Moi aussi je dois chasser mes démons. Moi aussi je dois faire face à mes problèmes. Weston je ne peux pas te donner ma réponse parce que j’ai besoin de temps pour être à ta hauteur.»

Mes yeux s’embuent, débordent de larmes récalcitrantes alors que je m’empare prudemment de sa main.

«Mais… si tu acceptes je… j’aimerais bien… Je veux… Je veux que tu viennes habiter avec moi.»
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Mer 1 Avr - 4:16


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Quand a-t-elle cessé d’y croire? Quand m’a-t-elle laissée tomber? Peut-être qu’au fond, je pose les mauvaises questions. Peut-être qu’au fond, je ne devrais pas me demandé si elle a cessé d’y croire, mais bien si elle y a déjà cru. Si ce que j’ai pris pour de l’amour à même déjà existé. Bien que nos mots l’aient à maintes reprises laissés croire, je n’en suis plus certain. M’a-t-elle déjà réellement aimé autant qu’elle osait le dire? Dans ce cas, pourquoi. Pourquoi enfoncer le clou dans la plaie. Pourquoi m’imposer la douleur alors que je suis enfin parvenue à la chasser. Pourquoi m’obliger à y retourner. À me retourner et continuer à creuser cette tombe laissée en plan depuis bientôt cinq semaines. Pourquoi souhaite-t-elle tant me tendre la corde?

À présent que j’ai vidé mon sac, que j’ai libéré ce monologue qui n’aurait jamais dû être désenchainé, je n’ai plus l’énergie. Plus l’énergie de la regarder en face. De maintenir mon emprise sur sa main toujours aussi chaude, contrastant si bien avec la mienne devenue froide comme la nuit. Je n’ai plus l’énergie pour tenter de deviner la suite. Elle va partir? Sans-doute ne pourra-t-elle pas encaisser le choc. Sans doute disparaîtra-t-elle de ma vie pour de bon, cette fois. Et au fond, peut-être que ce sera mieux ainsi. Peut-être n’ai-je jamais été fait pour l’amour, pour le petit train de vie ordinaire des petits couples ordinaires. Au fond, l’amour ne m’a-t-il jamais apporté que du malheur? Que des problèmes? N’est-ce d’ailleurs pas lui qui m’a mené dans ce puits sans fond, à la base? Peut-être que ce n’est tout simplement pas mon truc. Peut-être ne suis-je au final destiné qu’aux coups d’un soir, qu’aux rendez-vous sans lendemain. Sans attaches. Peut-être, qu’au fond, tout ce combat, tous ces efforts… N’étaient pas faits pour moi.

Elle va partir. Elle ne supportera pas mon histoire. Elle ne supportera pas ce regard froid que je lui ai lancé, quelques instants plus tôt. Elle ne pourra jamais accepter les compromis de vivre avec un homme dérangé. Un qui doit se médicamenter pour faire semblant d’être normal. Un qui ne parviendra jamais à répondre à ses besoins. Inutile de le cacher plus longtemps, elle va partir. Alors laissons-lui ce plaisir. Laissons-là nous détruire alors que nous sommes vulnérables. Abaissons notre garde pour qu’elle puisse nous rentrer dedans avec toute sa force. Le regard baissé, les yeux humidifiés par toute cette émotion, j’attends le coup de grâce. J’attends qu’elle termine d’aiguiser son couteau pour enfin me trancher la gorge. Pour briser ce « nous » que je m’étais construit au fil des semaines. Pour m’arracher cette raison de vivre que j’avais enfin dénicher. Et au final, certainement osera-t-elle venir pleurer sur ma tombe. Quand il sera trop tard. Quand elle n’aura plus rien à craindre. Quand elle sera… hors de danger.

Je l’attends. Encore et encore. Et pourtant, le coup de grâce ne vient pas. Il se fait attendre. Et lorsqu’enfin elle ouvre la bouche, ce n’est pas lui qui en sort. Des excuses. Elle me glisse des excuses d’une voix brisée. Et pendant un instant, je n’y comprends rien. Elle aurait dû partir. Elle aurait dû me briser. Une fois de plus, j’aurais dû me retrouver seul, abandonné, laisser à moi-même. L’homme est un loup pour l’homme, non? Alors pourquoi ne me dévore-t-elle pas? Pourquoi ne m’a-t-elle pas sautée à la gorge, alors qu’elle en avait encore l’occasion? Elle a toutes les chances de son bord, et pourtant, elle n’en profite pas. Non, elle se contente de me glisser des mots de pitiés. Des excuses, mais cette fois, ce ne sont pas les mêmes que plus tôt. Il ne s’agit pas d’excuses pour se défiler, non, il s’agit d’excuses au sens du terme. Désolée. Honteuse. Brisée de ses propres mots. Et alors que je pourrais à mon tour sauter sur l’occasion pour me venger, pour chercher à lui faire regretter tout ce qu’elle vient de dire, alors que je pourrais lui répéter chacun de ses mots, je n’en fais rien. Il aurait été si facile de, à mon tour, lui enfoncer le couteau dans la plaie. Lui glisser quelques petites phrases simplement destinées à faire grandir en elle la culpabilité. Ce serait tellement facile, et pourtant, je me contente de rester là, en silence, à écouter chacune de ses excuses, aussi difficile cela puisse être. Si difficile de la voir se changer en victime. Prendre ma place. Réclamer les projecteurs. Que cherche-t-elle à accomplir? Veut-elle me faire souffrir encore plus qu’elle n’a déjà réussi à le faire? Car même si la rose ne parvient qu’à m’enfoncer, qu’à me faire du mal. Même si elle est un poison pour moi, en ce moment, je ne parviens pas à endurer qu’elle puisse souffrir. Qu’elle puisse se sentir blessée. Peut-être ne m’aime-t-elle pas. Peut-être, qui sait. Mais moi je l’aime. Moi je l’ai toujours aimé. Alors, peut-être que cette pluie de pardon n’est pas réelle. Peut-être que notre histoire n’est pas faite pour vivre. Mais malgré tout, je ne peux m’empêcher de me forcer à y croire. À acheter cet avenir qu’elle me vend pourtant si mal. À laisser tomber toute cette haine qui m’a envahie quelques instants plus tôt. Je ne suis peut-être pas fait pour l’amour. Pour le couple. Pour l’avenir. Mais malgré tout, je m’y accroche. Après tout, quel autre choix ais-je, au fond? Quel autre choix…?

Venue se glisser à mes côtés, elle continue de me parler. Je ne l’écoute qu’à moitié, mais je parviens tout de même à en attraper le sens. Et alors qu’elle termine de parler, alors qu’elle laisse place au silence, je ne peux m’empêcher de penser que bordel, mais quelle bande de tarés nous faisons. Quels imbéciles, quels fous que nous sommes. Peut-être dévirons-nous tous les deux être médicamentés, voire même enfermés. Je crois qu’un jour j’ai cru lire dans une revue à potin que certains couples s’inspiraient de notre amour, eh bien honnêtement, je ne le souhaite à personne. Nous n’avons rien d’enviable. Nous ne sommes que deux idiots dont les ficelles se sont emmêlés, et à présent, nous sommes coincés l’un avec l’autre.

-Mercy… Je me suis ouvert à toi. Je t’ai inclus dans mon monde, aussi peu invitant qu’il soit. Peut-être que, je sais pas moi… Peut-être… qu’il serait temps que tu en fasses de même.

Le regard toujours baissé, j’ai glissé ma tête contre la sienne, sans même le réaliser. Sans même complètement le vouloir. Je ne sais pas jusqu’à quel point cette fille me fait plus de bien que de tort, mais je l’aime. Et même si j’ai douté de sa réciprocité quelques instants plus tôt, je me suis forcé à laisser s’envoler ces pensées. Parce qu’aussi bête que ce soit, je ne veux pas les laisser gagner du terrain. Parce qu’aussi destructrice soit cette relation, elle me fait du bien. Elle me fait avancer. Elle me fait vivre. Et peut-être en est-il de même pour elle. Peut-être sommes-nous dans le même bateau, après tout. Peut-être que tout ceci, tout ce monologue qu’elle m’a offert à son tour, peut-être que tout ceci était bel et bien honnête. Ou alors peut-être pas, mais ça, je refuse de le croire, à présent, collé contre elle. Je veux y croire. Sinon, à quoi bon se reconstruire…?

-On est débile, Mercy… Putain qu’on est débile. Mais on est débile ensemble, au moins…

Les yeux clos, je laisse un maigre sourire venir éclaircir mon visage rougis par la colère et la douleur vécue quelques instants plus tôt telles des tempêtes. C’est fou comme ce corps peut abriter tant d’émotions aussi contradictoires en de si courtes périodes de temps. Ne l’ai-je pas dit? Je suis débile. Non, nous sommes débiles. Nous sommes débiles, et nous continueront de l’être. Ensemble. Et peut-être qu’à deux, peut-être qu’on combinant notre débilité respective, nous parviendrons à quelque chose. Ensemble.

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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Jeu 2 Avr - 0:45


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
Know I’ve done wrong,
Left your heart torn
Is that what devils do?
Took you so low,
Where only fools go
I shook the angel in you

Now I’m rising from the ground
Rising up to you
Filled with all the strength I found
There's nothing I can’t do!

Il n’est pas le seul à distribuer les coups. Ceux qui croient à tort que je suis l’innocente, la victime, dans cette relation… Ceux-là se trompent de façon catégorique. Oh qu’ils peuvent s’enfoncer dans leur sottise. Ils n’ont pas vu, au coin frémissant de mes lèvres, les démons qui se terrent au fond de mon être, qui menacent si souvent de me renverser. Ces démons qu’une peine, qu’un désespoir sans nom m’ont insufflé, tel un sacrifice. La douleur encore lancinante de ce moment qui m’a précipité dans un inconnu froid duquel je ne semble pas voir la fin palpe les parois rouillées de ma cage thoracique. Je parviens à peine à respirer, pleinement consciente des mots que j’ai prononcés tout à l’heure et que je regrette amèrement comme tellement d’autres éléments qui aujourd’hui m’éteignent progressivement. Weston n’a rien d’un ange. Il m’a fait du mal, beaucoup de mal. En me repoussant lorsque je lui ai dit la vérité la première fois. Lorsqu’il a eu son accident. Toutes les fois où il a promis des changements qui ne sont jamais venus. Pendant tout ce temps, j’ai passé pour une pauvre petite chose en défense. Pauvre de moi, n’est-ce pas? Éprise dans une relation qui me précipite contre un mur. Comment peuvent-ils même y croire dans leurs désillusions? Peut-être même le Champion en est-il venu à y penser. Peut-être l’a-t-il intégré tel un vieux secret douloureux.

La vérité. J’aime la vérité. Ici elle est toute simple. Les déboires de Weston m’ont fourni une excuse pour éviter ce moment précis. Ce moment précis où j’aurais à prendre des décisions, à combattre cette armée lugubre qui se terre là depuis des années. Depuis mon viol, plus rien n’a jamais été semblable. J’y ai perdu une part de moi ou du moins j’ai refusé de la laissé vivre, la poussant dans une horde de ténèbres afin que plus jamais on n’en découvre la fragilité et qu’on l’exploite à sa guise. Encore maintenant, je suis terrorisée à l’idée d’épouser Weston, de lui appartenir, de n’avoir aucune porte de sortie pour si peu que je le souhaite. J’ai la peur encore plus grande qu’il voit ce gouffre en moi, qu’il en souffre encore et encore alors que je me défilerai sans cesse à la vie que je souhaite pourtant pour nous deux. Je veux retrouver ma sécurité, je veux retrouver mes beaux projets, mon sourire d’adolescente, je veux cesser de voir ce monde en teints de gris. Je ne souhaite que de me débarrasser de cette sensation encore présente, qui m’empêche de respirer convenablement, celle de la honte et du chagrin, de la trahison et de l’abandon tout à la fois. Celle de n’être plus rien qu’une enveloppe vide.

«Il est temps. Il est temps que j’arrête de craindre le monde entier. Je veux m’ouvrir à toi. Je t’aime, depuis le premier jour Weston que tu détruis toutes les convictions, que tu jettes par terre les frontières de glace que j’ai construites pour me protéger du monde que je vois telle une menace. Depuis le premier jour que tu me changes, pour le mieux. Je ne me suis jamais ouvert à quelqu’un comme avec toi. Je n’ai jamais dit à personne pour… pour Jonas…»

Je fixe le sol, incapable d’affronter son regard que j’évoque le souvenir trop prenant encore de mon cousin me prenant de force.

«Nous ne sommes pas débiles, Weston. Nous avons souffert, simplement. Mais maintenant, nous devons avancer, ensemble. C’est ce que je veux faire avec toi. Je veux avancer, je veux m’ouvrir. Je suis prête à te laisser une place dans ma vie. Tu m’as dit être patient, le seras-tu pour moi? Je… je te jure qu’à la fin je serai la femme que tu mérites.»

Je baisse les yeux, tentée, à nouveau, de pleurer. Sauf que je ne le fais pas. Au contraire, je serre les poings et redresse le menton pour le fixer avec une conviction comme seule Mercedes Blanchett peut adresser.

I need to know now, know now
Can you love me again?
I need to know now, know now
Can you love me again?

It’s unforgivable,
I stole and burnt your soul
Is that what demons do?
They rule the worst of me
Destroy everything,
They bring down angels like you

Now I’m rising from the ground
Rising up to you
Filled with all the strength I've found
There's nothing I can’t do!
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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Jeu 2 Avr - 16:16


• Love me Again •feat. Mercedes L. Blanchett


Pourquoi continuions-nous de lutter ainsi l’un contre l’autre? Pourquoi continuer à hausser nos défenses à leur maximum au moindre contact que nous partageons? Ces défenses devraient nous protéger, alors qu’au fond, elle nous fond plus de tort que de bien. Elles nous blessent plus qu’elles nous protègent. Alors pourquoi continuer de les laisser gagner, pourquoi continuer de leur laisser libre court? La rose a beau me corriger, me dire que nous ne sommes pas débiles mais bien blessés de la vie, moi je n’y crois pas. Être blessé c’est une chose. Avoir souffert, c’en est une, oui, qui a certainement contribuée à faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Mais continuer de laisser le droit de véto à cette souffrance? Continuer de la laisser mener notre existence? Non, ça, c’est de la pure débilité. Ce n’est rien d’autre qu’un refus d’avancer, un refus de la laisser derrière nous. Peut-être craignons-nous de perdre une partie qui s’est fait intégrante de nous au fil des ans. Peut-être craignons-nous de nous perdre dans le processus, de trop changer, de ne plus être nous. Mais peu importe nos raisons, elles ne sont pas valables, et un jour ou l’autre, il nous faudra avancer. Moi autant qu’elle.

Aujourd’hui, nous avons certainement fait le plus grand pas de notre vie, tous les deux. Mercy, elle s’est ouverte à moi. Elle a dit non à ce mur qui ne cessait de grandir devant ses yeux avant qu’il ne soit trop tard. Elle a refusée de s’y cacher une nouvelle fois. De le laisser prendre les rênes, même s’il s’agissait de la chose la plus facile à faire. Tout comme moi. J’ai passé cinq semaines en thérapie, en désintoxication. Et des progrès, j’en ai fait. J’ai scruté mon intérieur à la recherche de réponses, de solutions. J’ai fait un ménage, et bien qu’il soit encore loin d’être terminé, il m’a fait du bien. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui je suis parvenu à me prouver que tout ceci n’était pas que du vent. Je suis parvenu à me maitriser dans ma colère, dans mes émotions. Ne suis-je pas resté, malgré mon terrible désir de partir? Ne l’ai-je pas épargnée, malgré ma soif de vengeance après ce qu’elle a tenté de me faire? Et n’ai-je pas décidé de lui pardonner, d'accepter dans son cheminement, de lui tendre la main alors que c’est son tour de vouloir prendre le contrôle de son existence.

-Mercy… Tu es beaucoup plus que ce que Jonas t’as fait, et tu le sais. Et moi, eh bien je vais rester à tes côtés jusqu’à ce que tu le réalise.


Mon bras est venu entourer ses épaules, comme pour appuyer mes mots. Elle m’a attendu. Mercy m’a attendu, me soutenant à distance dans ce long et périeux processus qu’a été ma cure. Elle a toujours été à mes côtés alors que j’en avais besoin. Lorsque je lui ai avoué n’être qu’un junkie, elle aurait très bien pu fuir. Or, elle est restée. Et elle est restée après mon overdose. Puis après mon accident. Puis après ma rechute. Et maintenant, après ma longue absence, elle est encore là. Alors je ne peux que prendre exemple sur elle. L’aider à panser ses plaies, à apaiser ses bobos. Prendre soin d’elle, comme elle a pris soin de moi.

-Que ça te prenne deux jours ou deux ans, je vais être patient, ok?

Comme tu as été patiente avec moi. Je t’attendrai comme tu m’as attendu. Et ce, peu importe si mes actions en disent autrement. Même si je venais à me fâcher, même si je venais à en avoir assez. Peu importe ce que diront mes gestes, mes paroles, mon attitude, je resterai patient. Et ce, jusqu’à ce qu’elle se décide. Jusqu’à ce qu’elle me souffle un innocent petit « oui » à l’oreille, un beau matin, alors que je serai encore à moitié endormi. Peu importe les épreuves qui passeront, peu importe le temps qui avancera, j’attendrai.


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MessageSujet: Re: Love me Again [PV Mercy]   Sam 4 Avr - 16:30


♦ LOVE ME AGAIN ♦feat. Weston Elric
J’appréhende sa réaction. Comme à chaque moment où j’entre-ouvre, ne serait-ce que de quelques misérables millimètres, les pans de mon cœur. Terrorisée à l’idée qu’il ne se serve de cet instant de vulnérabilité pour me porter un coup dont je ne me remettrais jamais. Respectera-t-il cet étendard blanc que laisse flotter au vent au-dessus de ma tête avec humilité? Admettre ses torts a un goût particulièrement amer, comme si j’avais franchi un pas interdit. Je n’ai guère l’habitude de m’excuser, surtout pas pour mes erreurs amoureuses. J’ai tendance à penser que se suffira de moi, et que si ce n’est pas le cas, qu’on peut bien me laisser tranquille avec mes déboires. Or, nous en sommes arrivés, Weston et moi, au point de non-retour. Sa demande a marqué cet épisode, cette nouvelle ère de notre vie commune. Dès maintenant, notre histoire en est une sérieuse. Et j’ai peut-être causé notre perte avant que nous débutions véritablement cette étape. Je n’ai jamais souhaité tout ceci. Je regrette sa demande, mais en même temps je sais qu’elle était nécessaire pour moi. Oui, ce n’est pas facile de l’admettre, mais je ne peux pas repousser plus longtemps ce moment. Celui où je prendrai les rennes de ma vie pour changer, pour éviter de passer à côté de fabuleuses possibilités dont je me prive depuis si longtemps. Il est temps, et pourtant, peut-être que je viens de gâcher ma seule chance d’y parvenir.

Alors je reste attentive, à guetter sa réaction. Une étincelle illumine mon regard. J’aimerais tellement le convaincre. Peut-être que si lui il croit en moi j’en ferai de même et j’arriverai à trouver la force nécessaire d’affronter mes démons. Combien j’aimerais. Combien je suis terrorisée à l’idée de devoir y faire face. Pourtant le cheminement de Weston me donne espoir. Il est parti possiblement d’encore plus loin et a eu le courage d’affronter sa problématique. Je ne connais pas encore le verdict mais je sais qu’il est heureux. Il ne m’aurait pas proposé de l’épouser sur un coup de tête si ce n’était pas le cas. Je soupire, attendant qu’il prenne la parole, ce qu’il fait. Je suis plus que ce que Jonas m’a fait? Bien sûr que je suis au courant. Je suis une personne vive et dynamique, pleine de rêves et d’espoir. Mais ce qu’il m’a fait restera à jamais gravé en moi. Je lève les yeux vers lui lorsqu’il poursuit sa phrase. Au moment où je croyais qu’il m’abandonnerait, il fait exactement le contraire. Il restera à mes côtés jusqu’à ce que je le réalise? Un grand sourire fend mon visage et je quitte ma place pour me réfugier contre ses genoux et poser ma tête contre son épaule.

«Je t’aime Weston Elric.»

J’espère que pour le moment, cela lui suffit. Je me presse contre lui, ressentant à nouveau le manque qu’il a laissé derrière lui alors qu’il était parti régler ses démons. À présent, je ne veux plus que nous soyons séparés. Je reste un long moment ainsi, abandonnée contre son corps à lui souffler mentalement tous les mercis du monde entier, d’être ce qu’il est, de ne pas lâcher prise à mon sujet. J’envisage notre avenir sans vraiment arriver à en dessiner les contours, mais un sentiment euphorique me prend en sachant que découvertes et aventures se trouvent encore sur notre chemin.

«Tiens, j’ai une idée. Ce soir, je t’invite. On pourrait aller à ce petit restaurent d’Anula, Au Clair de Lune? Puis on pourrait revenir… chez nous. Et s’installer devant un film. Puis au courant de la semaine prochaine, on pourrait déménager ton appartement.»

Je souris en caressant ses cheveux. Je ne veux plus le quitter, point final.
(c)Golden

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